L'ensemble de nos veilles, depuis août 2008, présentées par ordre chronologique.
La finance islamique en bande dessinée |
03/07/2011
La société easi 570, créée par l’ancien président de l’association Aidimm, Anass Patel, a décidé de mener un travail de vulgarisation au moyen d’une bande dessinée compréhensible de tous.
La série, intitulée « Les question de M. Easi* », se déclinera en dix planches, qui porteront chacune sur une question précise. Réalisée par Noredine Allam (édition BDouin), cette série sera publiée une fois par semaine sur le site d’Al Kanz.
Pour commencer, le premier épisode porte sur l’idée reçue selon laquelle le principe de la murabaha correspond à un crédit usuraire déguisé.
Le lien est le suivant :
http://al-kanz.org/wp-content/uploads/2011/07/570-idee-recue-1.jpg
La troisième émission souveraine de Malaisie envoie un message clair aux Etats membres de la BID |
03/07/2011
Le 1er juillet a été un grand jour pour le marché des sukuk. La conclusion de l’opération de la double tranche de 2 Mds $ du sukuk Wakala a relancé ce marché des obligations islamiques qui était encore à la peine dans la phase récente de récession économique.
Ce troisième sukuk souverain de Malaisie lance un message clair aux autres membres de la Banque islamique de développement (BID), puisque ce pays est réellement en train de créer une masse critique dans le marché des capitaux islamiques. Et, contrairement aux Etats du Moyen-Orient, la Malaisie injecte de l’argent dans sa propre économie.
Pour sa troisième émission internationale, la Malaisie a fait un grand roadshow dans les principaux centres financiers que sont Kuala Lumpur, Hong Kong, Singapour, Abu Dhabi, Dubai, Riyadh, Londres et New York. Celle-ci est cotée à la bourse de Hong-Kong, et à celles de Labuan et de Kuala Lumpur pour ce qui est de la Malaisie.
Une nouvelle fois, la place de Paris est totalement absente d'une grande émission internationale de sukuk! Dommage!
Les investisseurs de la tranche d’1,2Mds$ de 5 ans ont passé 175 ordres d’achat de plus de 5mds$. Le Moyen-Orient surpasse les autres souscripteurs, représentant 43%, suivis de 26% d’investisseurs de Malaisie, 18% d’Asie, 9% d’Europe et 4% provenant des Etats-Unis. La répartition en termes de type d’investisseur est la suivante: 56% sont des banques,24% pour les fonds souverains et les entreprises publiques ou para-étatiques, 17% pour les fonds d’investissement, 2% de compagnies d’assurance et 1% pour des banques privées.
A l’inverse, si la demande pour l’investissement de long terme de la tranche de 800M$ de 10 ans a résulté en 154 ordres totalisant 4Mds$, les investisseurs du Moyen-Orient ont largement favorisé l’exposition de moyen terme puisque seulement 7% d’entre eux ont sollicité la souscription. Les investisseurs d’Asie comptent pour 29%, l’Europe pour 21% et les Etats-Unis pour 15%. Les fonds d’investissement sont les plus nombreux avec 45%, suivis des banques avec 26%, puis les fonds souverains et entreprises liées au gouvernement avec 19% et enfin les compagnies d’assurance avec 8% et 2% de banques privées.
L’Egypte préfère la BID au FMI |
03/07/2011
Les prêts Charia-compatibles répondent mieux aux besoins de notre pays, ont précisé plusieurs analystes, après le rejet par l'Egypte de la proposition du FMI.
Le Ministre des finances Samir Radwan a indiqué que l’Egypte n’avait pas besoin “pour l’instant” de la facilité financière de 3Mds $ proposée par le FMI pour diminuer son déficit.
A l’inverse, la Banque islamique de développement (BID) a récemment signé un accord pour fournir un prêt de trois ans pour financer des projets de développement, et pour octroyer l’assurance nécessaire à l’import-export.
En raison de sa longue tradition d’imposition des restrictions économiques, le FMI est souvent perçu négativement dans les pays du Moyen-Orient.
Arcapita convoite le marché chinois |
03/07/2011
Arcapita, banque islamique d’investissement localisée à Bahreïn, cherche à refinancer une partie de sa murabaha d’1,1 Mds$ venant à échéance en avril 2012 par la vente d’1 Md$ d’actifs ces 12 prochains mois.
Une de ses cibles est la Chine avec une nouvelle acquisition à Shanghaï même si le montant n’a pas été communiqué.
Son directeur, Atif Abdulmalik, a souligné que la banque continuerait à “soutenir ce que nous faisons aux Etats-Unis et en Europe, mais nous commencerons à accélérer en Asie”.
Arcapita prévoit un résultat de 50 M$ nets au terme de son exercice fiscal, fin juin.
Tunisie : deux nouvelles agences Zitouna Banque |
30/06/2011
En ligne avec le plan de développement et de consolidation de son réseau, la banque Zitouna a ouvert à fin juin 2011 deux nouvelles agences, portant ainsi le nombre de ses succursales à 26.
Emission record de sukuk en Malaisie |
30/06/2011
La Malaisie est parvenue à vendre 2 tranches de sukuk totalisant 2Mds$ d’obligations islamiques wakala. Elle a atteint au cours de cette vente un taux élevé de souscription, en pleine période de doute sur le marché du crédit.
Les deux tranches, respectivement d’1,2Mds$ à maturité de 5 ans et de 800M$ à maturité de 10 ans, ont été près de 5 fois sursouscrites.
Pour les analystes, la tranche de 10 ans a un revenu qui constituera une nouvelle référence pour les émissions de long terme, souveraines ou d’entreprises.
La tranche de 5 ans distribue un coupon à un taux de 2.991%, tandis que celle de 10 ans est à hauteur de 4.646%.
Avec le bel appétit qu’a connu l’émission auprès des investisseurs, le sukuk a été vendu à 15 points de moins que la précédente émission de mai dernier. Pour un montant d’1,25Mds$ le mois dernier du sukuk Ijara, le taux était de 3.928%.
La Thaïlande veut attirer la liquidité du Golfe |
29/06/2011
Un pays qui pourrait tirer son épingle du jeu en finançant des projets d’infrastructure, notamment en matière de transport, est la Thaïlande, a annoncé le président de l’institution publique Islamic Bank of Thailand Dheerasak Suwannayos.
Selon lui, « beaucoup d’argent a été tiré de la montée des prix du pétrole et celui-ci a besoin d’être réinvesti. Peu de sukuk ont été récemment émis : il y a donc une opportunité pour attirer cette liquidité, » a-t-il dit.
Des entreprises qui cherchent à diversifier leurs sources de revenus telles qu’une des plus importantes du pays comme PTT dans le domaine de l’énergie pourraient être intéressées.
La Thaïlande a prévu depuis quelque temps déjà d’émettre un sukuk souverain de 161M$, mais le marché devrait rapidement décoller d’après Suwannayos avec la récente législation fiscale de mai dernier.
Le meilleur fournisseur islamique de financement est chypriote |
28/06/2011
La société de courtage de devises Tadawul FX, agréée par la Cyprus Securities and Exchange Commission (la Commission de surveillance financière de Chypre), annonce fièrement qu'elle a remporté le titre de Meilleur fournisseur islamique de financement lors du World Finance Foreign Exchange Awards 2011.
Thomas Papantoniou, Directeur des opérations et Partenaire de Tadawul FX a déclaré : " Nous avons toujours été un leader dans le marché des changes islamique grâce à nos comptes compétitifs sans intérêt (swap-free) et sans commission, frais ou écart de négociation dissimulés. Nos clients islamiques bénéficient d'un écart fixe aussi faible que les autres mais négocient selon leurs croyances. "
Nos clients islamiques ne risquent aucune charge d'intérêt au jour le jour et ont la possibilité de distribuer leurs bénéfices grâce à des initiatives telles que l'" hibah ". Tadawul FX offre ces services, facilitant ainsi le commerce islamique.
Stavros Yiannakou, PDG et Partenaire de Tadawul FX, a déclaré : " Chez Tadawul, nos priorités restent l'innovation et un solide service clientèle. Cette récompense le reconnaît et nous sommes ravis de l'ajouter au nombre de nos distinctions. "
Le courtier a également annoncé le lancement de son site Internet en Arabe, offrant un service plus localisé répondant aux besoins de ses clients basés au Moyen-Orient, en plus de son assistance en arabe. Tadawul FX a réussi à s'établir sur ce marché habituellement difficile à pénétrer et s'est démarqué en tant que courtier qui comprend les défis du commerce islamique.
Thomas Papantoniou pense que cet aspect est important. " Le Moyen-Orient est une région essentielle pour nous, non seulement il y a un grand intérêt pour le marché des changes, mais nous avons aussi la réputation d'être le principal courtier islamique, et nous disposons d'une clientèle fidèle. Cette région abrite de nombreux courtiers sérieux qui recherchent un bon soutien et des conditions compétitives, et qui restent fidèles lorsqu'ils sont satisfaits des services fournis. Cela nous a aidé à nous développer considérablement dans cette région. "
Après avoir gagné 3 prix en quelques mois, dont deux Prix d'excellence dans les catégories Courtier en devises islamique et Courtier en devises du Moyen-Orient lors des IBTimes Trading Awards 2011, Tadawul FX est idéalement placée pour continuer à étendre sa clientèle dans cette région et au-delà.
L’Organisation de la Conférence Islamique se renomme elle-même |
28/06/2011
L’Organisation de la Conférence Islamique dont le siège est à Jeddah a décidé aujourd’hui de changer son nom. Elle devient désormais l’Organisation de la Coopération Islamique (‘Organisation of Islamic Cooperation’).
La plus grande institution financière du monde musulman a indiqué dans un communiqué que le changement de nom avait été approuvé par ses 57 membres à Astana au Kazakhstan.
“Bahreïn continuera à être un des plus grands centres financiers de la région” |
28/06/2011
Le directeur de Capinnova Investment Bank Jamal Hijres estime que Bahreïn continuera à être un des principaux centres financiers de la région en raison de l' efficacité de son système de régulation .
Pour lui, « Bahreïn reste une destination privilégiée pour les investisseurs étrangers du fait de son environnement réglementaire, de sa transparence et son adhésion aux standards internationaux. Nous sommes parvenus à surmonter avec succès les précédents épisodes d’instabilité dus à la récession économique. »
Et cette bonne gestion dans des temps particulièrement difficiles est un acquis des plus importants pour l’industrie bancaire de Bahreïn, ajoute M.Hijres.
Le Tatarstan regarde de près l’industrie financière islamique |
27/06/2011
Linar Yakupov, directeur général de la Tatarstan Investment Development Agency, a annoncé que le Gouvernement de la République du Tatarstan, qui fait partie de la fédération de Russie, lui avait confié une mission pour attirer les capitaux islamiques.
Yakupov est, suivant ses propres termes, « peut-être le premier russe avec une expertise certifiée sur la question », ayant été diplômé en finance islamique de l’Université internationale islamique de Malaisie.
2 nouveaux présidents de banques à Dubaï |
27/06/2011
Le souverain de Dubaï, Cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, Vice-Président et Premier ministre des Emirats, a nommé Cheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum et Cheikh Ahmed bin Mohammed bin Rashid Al Maktoum, respectivement présidents d’Emirates NBD et de Noor Islamic Bank.
Cheikh Ahmed bin Mohammed bin Rashid Al Maktoum, le nouveau president de Noor Islamic Bank, remplace Cheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum qui prend la tête d’Emirates NBD, la plus grande banque du pays en termes d’actifs.
Les ventes de sukuk “malhonnêtes” |
26/06/2011
Le sharia scholar Hussain Hamed Hassan relance avec virulence le débat sur les obligations islamiques. Le président du sharia board de l’institution historique de l’industrie, la Dubai Islamic Bank, a affirmé sans nuance que la pratique de la vente des sukuk par l’industrie était « malhonnête. »
Selon lui, les actifs vendus à travers la vente des obligations islamiques restent dans le bilan des entreprises même après que l’émetteur a reçu les fonds tirés de la vente. Aussi conclut-il : « Si je vends des actifs et je mets l’argent dans ma poche, pourquoi les actifs sont-ils toujours dans mon bilan ? »
Vicary prend la tête de l’INCEIF |
26/06/2011
David Vicary (Daud Abdullah) est sur le point de quitter le département de finance islamique qu’il a monté et dirigé pour prendre les reines de l’INCEIF, l’organisme publique malaisien de promotion de cette industrie à travers le monde.
M. Vicary est un acteur important de ce secteur, après avoir été aussi le directeur général de Hong Leong Islamic Bank basée à Kuala Lumpur.
Priorités de l’ICD: financement des PME, sécurité alimentaire et logement |
26/06/2011
Le bras privé de la Banque islamique de développement (BID), the Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD), oriente ses objectifs vers le financement des PME, la sécurité alimentaire et le logement, a indiqué son directeur Khaled Al-Aboodi.
« Certains de nos pays membres ont le potentiel de fournir la sécurité alimentaire de telle sorte que ceux qui n’ont pas un tel potentiel puissent néanmoins en bénéficier, » a-t-il dit.
Selon Dr.Aboodi, les pays qui ont ce potentiel sont le Kazakhstan, le Soudan et l’Indonésie.
Le financement de l’ICD se fait aussi à travers des projets qui n’ont pas de réelle teneur de développement comme la Ewaan Global Residential Company qui concerne la création de quartiers modernes à Jeddah et à Riyadh.
ADIB, meilleure banque islamique pour la deuxième année consécutive |
26/06/2011
Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB), banque islamique très profitable, a été élue « meilleure banque islamique pour la deuxième année consécutive » par la revue the Banker. Elle a aussi reçu le titre de « banque à plus forte croissance des Emirats».
Les votants pour cette remise des prix ont été les milliers d’abonnés de the Banker.
Cotation d’un fonds au sein de la Bourse de Lahore |
23/06/2011
La Bourse de Lahore au Pakistan a approuvé l’application de l’enregistrement formel et de la cotation de l’Islamic Income Fund de the Units of Muslim Commercial Bank (MCB).
Ce fonds d’investissement à capital variable géré par la MCB Asset Management Company.
Le portefeuille cumulé des prêts de la BID atteint les 70 Mds$ |
23/06/2011
Le Président du groupe de la Banque islamique de développement Ahmad Mohammed Ali a indiqué que l’institution avait cumulé un portefeuille de prêts de plus de 70 Mds$ en décembre 2010.
Il a aussi déclaré : « en 2010 les financements du groupe ont atteint 7Mds$ couvrant 363 opérations. »
La participation de la banque a été faite selon la répartition suivante : 40% de ses fonds ont couvert des prêts sans intérêt ainsi que des programmes de financements abordables ; 58,8% d’entre eux ont visé des activités entrepreneuriales ; et enfin 1,2% a concerné des bourses aux communautés musulmanes dans les pays non membres pour soutenir des programmes en matière de santé et d’éducation.
Accord entre Dar Al Sharia et German Islamic Institute of Islamic Banking and Finance |
22/06/2011
Dar al Sharia, firme de conseil en Shariah, a signé un accord avec l’Islamic Institute of Islamic Banking and Finance d’Allemagne (IFIBAF).
Cet accord est le fruit d’une mission en Europe consacrée à la finance islamique et conduite par Dubai Exports, une agence du département du développement économique de Dubai.
IFIBAF est une entreprise de conseil sur la finance islamique basée en Allemagne qui a pour vocation de promouvoir ce marché en Europe.
Instrument de repo islamique lancé par la Banque centrale des Emirats |
22/06/2011
La Banque centrale des Emirats Arabes Unis lance un instrument de repo pour les certificats de dépôts islamiques pour fournir un nouveau moyen de liquidité pour les banques.
Le manque d’instruments de gestion de liquidité est l'un des plus grands défis pour cette industrie.
Dans un communiqué, le régulateur indique que « l’instrument sharia-compliant basé sur les certificats de dépôt islamiques comme collatéral est lancé pour fournir une source de liquidité aux banques. »
Le contrat sous-jacent à ce nouvel instrument est la murabaha.
Suite au lancement du certificat de dépôt islamique seulement en novembre dernier, ce sont plus de 3,3Mds$ de tels outils qui ont été mis sur le marché jusqu’à maintenant.
Nigeria : Première licence – provisoire - accordée à une banque islamique |
21/06/2011
La Banque centrale du Nigeria annonce avoir donné son accord de principe à Jaiz Bank International pour opérer sur son territoire en tant que banque islamique.
Jaiz devient ainsi la première banque islamique dans ce pays, après les nombreux débats soulevés par Lamido Sanusi, son Gouverneur, qui a beaucoup œuvré à la promotion de cette industrie et suscité tout autant la controverse pour cette même raison.
Il s’agit toutefois d’une période probatoire puisque six mois ont été donnés à l’équipe de la banque pour faire ses preuves avant la délivrance de la licence finale.
Angleterre : Récompense royale pour l’excellence en finance islamique |
20/06/2011
Il était inédit que la Couronne britannique reconnût les services rendus par l’industrie de la finance islamique. Or, le directeur de Gatehouse Bank, Richard Thomas, a reçu l’Ordre de l’Empire britannique à l'occasion de l’anniversaire de la Reine Elizabeth, II de la part du Gouvernement
Il s’agit de la première gratification royale pour l’excellence civique d’un acteur ayant contribué au développement de la finance islamique.
« La finance islamique déconnectée de l’économie » |
20/06/2011
Raja Nazrin Shah, l’ambassadeur financier du Malaysian International Islamic Financial Centre (MIFC) a déclaré au cours d’une conférence que la finance islamique est de plus en plus déconnectée de l’économie réelle.
M. Shah a identifié trois domaines nécessitant des améliorations qui ramèneraient l’industrie au plus près de ses idéaux premiers de justice et d’équité : un accroissement du niveau d’inclusion financière dans les pays musulmans ; un plus grand lien entre les dépôts et les investissements en vue de la création d’emplois dans le secteur des PME en particulier ; et enfin une intensification de la R&D concernant les structures financières qui ont le plus d’impact positif sur l’amélioration des conditions socio-économiques.
Il a déploré le manque de recours aux principes fondateurs tels que la Zakat, la Sadaqah et le Qard Hassan, pour amener les fonds nécessaires au financement de long terme des PME.
20 juin 2011 : date du lancement en France du premier compte compatible avec la charia |
20/06/2011
Chaabi Bank, filiale de la Banque populaire du Maroc, a annoncé le lancement du premier compte courant en France compatible avec les principes de la charia et prévoit de proposer dès la fin de l'année un prêt immobilier répondant aux mêmes principes.
Concrètement, la banque s'engage à ne pas verser d'intérêt sur les dépôts, ce qui est le cas dans la plupart des banques françaises.
Elle séparera également ces dépôts du reste des fonds de la banque pour ne les utiliser que dans des produits et financements compatibles avec les principes de la finance islamique.
L'établissement se soumettra, par ailleurs, à des contrôles et audits réalisés par "un comité de savants musulmans indépendants" pour garantir la conformité du compte courant aux préceptes islamiques.
Chaabi Bank s'est fixé pour objectif de convertir 10% de ses 300.000 clients résidents français, pour beaucoup d'origine marocaine, à ce nouveau compte, mais vise également les clients d'autres établissements.
Des ouvertures de compte ont été réalisées dès l'ouverture par des particuliers qui n'étaient pas clients de Chaabi Bank jusqu'ici, a indiqué Amine Alami, directeur du développement de l'établissement.Les marques d'intérêt et les premières ouvertures concernent essentiellement des clients aux revenus plus élevés que la moyenne, a-t-il précisé, utilisant le terme de "CSP+".
Les tarifs pratiqués se situent dans la moyenne du marché, avec une cotisation annuelle de 78 euros avec l'ensemble des services de base liés à un compte courant ainsi qu'une carte Visa internationale.
"On a tout fait pour être le plus compétitif possible", explique M. Alami.
Chaabi Bank compte 17 agences en France, dont 7 en région parisienne, et prévoit d'en ouvrir prochainement 3 nouvelles.
Outre le compte courant, Chaabi entend lancer en fin d'année une offre de crédit immobilier à court terme (4 ou 5 ans) fidèle aux principes de la charia, avant de proposer, au second semestre 2012, un prêt de maturité plus longue.
Compte conventionnel ou compte conforme au droit musulman ? |
17/06/2011
Mouhammad Patel, jurisconsulte, répond à une question d’un internaute sur son site http://www.finance-muslim.com
Question : J’ai le choix entre l’ouverture d’un compte courant non rémunéré dans une banque conventionnelle et un compte courant dans une autre banque qui a été contrôlé et déclaré conforme aux règles du droit musulman. Puis-je quand même opter pour la première solution, étant donné que le compte concerné ne produit pas de ribâ ?
Réponse : Nous avons indiqué dans une précédente réponse que bon nombre de savants contemporains sont d’avis que, en principe, le fait de placer ou garder son argent dans un établissement bancaire conventionnel est condamné étant donné que, même si le dépôt n’est pas rémunéré et qu’il ne produit donc directement pas de ribâ (intérêt), il n’en reste pas moins que les sommes qui y sont placées peuvent être employées (du moins partiellement) dans des opérations illicites réalisées par ledit établissement (placement au jour le jour sur le marché monétaire ou investissement dans d’autres actifs financiers non conformes au droit musulman par exemple).
A ce premier constat, on peut rajouter que les conventions de compte courant proposées dans les banques conventionnelles contiennent systématiquement des clauses problématiques : à titre d’exemple, les pénalités appliquées en cas d’incident de paiement peuvent dans certains cas être assimilées à du ribâ.
Par ailleurs, le mode de tarification (proportionnelle) de certaines prestations, telle qu’elle est appliquée habituellement pour les comptes courants conventionnels, peut aussi poser problème.
En considérant ces différents éléments, il s’avère que, à partir du moment où il existe un produit bancaire alternatif qui permet au musulman de protéger et gérer efficacement son argent sans pour autant être affecté par les problèmes évoqués (contribution indirecte à des opérations illicites et participation à un contrat comprenant des dispositions illicites), il est important de faire le choix d’un tel compte et d’éviter d’ouvrir/de conserver les comptes courants conventionnels non rémunérés.
Par ailleurs, il est essentiel d’exprimer à son conseiller bancaire habituel sa volonté de pouvoir bénéficier de produits qui sont conformes à ses exigences religieuses et éthiques : une telle démarche répliquée à grande échelle contribuera probablement à une prise de conscience, de la part des acteurs bancaires de la place, de la nécessité d’agir pour proposer eux aussi des produits de ce genre et pour lesquels il existe une demande réelle…
Nouvelle émission en Malaisie |
17/06/2011
Lion Industries Corporation Bhd a obtenu l’accord de la Securities Commission de Malaisie pour son sukuk de 300M de ringgit au sein de son Islamic Securities Programme qui sera émis par Antara Steel Mills Sdn Bhd.
Dans un communiqué à la Bourse de Malaisie, l’entreprise a indiqué que ce programme devait être prêt pour la fin du mois.
Programme d’intéressement à l’or pour BRI Syariah en Indonésie |
16/06/2011
BRI Syariah, filiale de l’entité publique Bank Rakyat Indonesia, a lancé un nouveau produit qui permet à ses clients d’acheter de l’or en plusieurs versements, afin d’attirer une plus grande partie de la population à la finance islamique.
La banque prévoit de fournir 46,4M$ de financements sur l’or pour des clients, a dit Ventje Rahardjo, son directeur.
Cette offre est à destination de la population jeune de la classe moyenne en raison de l’investissement de long terme sur lequel elle se base.
« Imaginez qu’en 1998 l’or était aux alentours de 78.000RP par gramme, et maintenant il est à plus de 400.000Rp par gramme, » a dit M.Ventje. Et d’ajouter : « combien ont regretté de ne pas en avoir acheté à cette période ?»
Pour exister, conclut M.Ventje, la finance islamique ne doit pas prétendre s’écarter de ce qui se fait mondialement. Le seul moyen pour qu’elle élargisse sa diffusion, est qu’« elle se voit elle-même comme partie de la finance générale, et non pas comme une alternative. »
Investment Dar sur le point de repayer 298 M$ à ses créanciers |
16/06/2011
Investment Dar, compagnie d’investissement du Koweït qui détient la moitié d’Aston Martin, payera 298,7M$ aux particuliers et aux petites institutions non financières la première année de son plan de restructuration de dette.
L’entreprise a reçu l’accord du tribunal pour mettre en œuvre sa restructuration étalée sur une période de 8 ans et demi. Elle devra, à la fin de celle-ci, avoir remboursé plus de 3,5Mds$ aux créanciers sous le régime de la Loi de stabilité financière.
Dar devra opérer désormais de manière restreinte dans ses transactions commerciales puisque la Cour a gelé les dividendes aux actionnaires sur de nouveaux investissements ainsi que toute nouvelle possibilité d’endettement.
Ceylan dans la finance islamique |
15/06/2011
La Sri Lanka Commercial Bank de Ceylan a indiqué commencer à proposer des services sharia-compliant avec un sharia board composé de trois membres.
« En tant qu’une des plus grandes banques privées du pays, il est de notre devoir d’assurer que les services fournis par ce département sont parfaitement en conformité avec la Shariah,» a dit sa directrice Amitha Gooneratne.
Les produits de dépôt proposés par la banque seront sur la base de Mudaraba. Les produits de la partie de l’actif du bilan seront du leasing et du financement d’import sous toute leurs formes islamiques (Murabaha,’ ‘Musharaka,’ ‘Diminishing Musharaka,’ et ‘Ijara).
Tunisie : le Parti Ennahdha et la finance islamique |
15/06/2011
Samedi 11 juin, le parti Ennahdha, ex-mouvement Ennahdha des années 80, a organisé un colloque sur l’économe du pays: «l’économie tunisienne, défis et perspectives».
Le colloque ne manquait pas d’enjeux dans la mesure où Ennahdha, alors mouvement non reconnu, s’était distingué, durant les années 80, par des discours traumatisants pour les Tunisiens laïcs. Ces discours prêchaient moult interdictions et privations: fermeture des bars et des hôtels, arrachage des vignobles, interdiction du port des maillots…
Tout le monde attendait avec grande curiosité soit tout remake des années 80, soit toute nouveauté, soit toute évolution des dirigeants d’Ennahdha sur ce dossier.
A la surprise générale, les communications faites au cours de ce forum, tout autant que le débat qui s’en est suivi, ont plaidé pour la préservation des acquis économiques et pour leur renforcement.
Mention spéciale pour la communication de Mohamed Nouri, universitaire basé à Paris et président du Conseil français de la finance islamique (COFFIS). Il propose une diversification du partenariat public-privé en lui ajoutant le volet social (mis en veilleuse jusque-là), la diversification des partenaires commerciaux de la Tunisie en accordant plus d’intérêt aux marchés émergents (Chine, Inde, Brésil…) et la diversification des sources de financement recommandant le recours aux Sukuks».
HSBC : De meilleures prévisions pour les émissions |
14/06/2011
HSBC a reçu plus de mandats pour les sukuk en 2011 que dans la période pré-crise où les niveaux étaient estimés élevés.
Le marché de la dette a connu une résurgence ces mois-ci avec les coûts d’emprunts qui ont diminué et les niveaux de liquidité des sukuk qui ont atteint leurs plus hauts depuis 4 à 5 ans, a affirmé Mohammed Dawood, directeur pour le financement mondial à HSBC.
M. Dawood a refusé de commenter le chiffre exact de transactions, mais a évoqué une nouvelle émission d’ici la mi-juillet.
Sharjah Islamic Bank qui a lancé une émission de 400M$ en mai, et HSBC, qui en a proposé une de 500M$, ont marqué le marché d’une note positive avec une grande sur-souscription pour les deux.
Al Baraka paie les conséquences de la révolution en Egypte |
14/06/2011
Au pays des Pharaons, les conséquences économiques de trois semaines de révolution se font déjà ressentir. Al Baraka Bank, l’un des principaux établissements islamiques du pays, a ainsi vu son profit du premier trimestre 2011 dégringoler de 43% par rapport à la même période de 2010. Dans le même temps, la National Bank for Development a affiché une perte nette de 20millions d’euros, soit un déficit deux fois plus important que celui enregistré au premier trimestre de l’année dernière.
Le secteur du Takaful toujours à 25% de croissance |
14/06/2011
L’industrie assurantielle islamique représente désormais 11Mds$ avec un taux de croissance estimé entre 20 et 25%.
Certaines entreprises ont une part importante du marché comme le cas de Takaful International qui a atteint 557M$, soit 52% du marché de Bahreïn sharia-compliant et 11% du marché de l’assurance dans son ensemble dans ce pays.
Cette firme s’est même associée avec le Bahrain Institute of Banking and Finance (BIBF), sorte de syndicat regroupant toutes les banques du Royaume. Elle prépare désormais des personnes des postes seniors à la qualification du diplôme appelé the Advanced Chartered Insurance Institute délivré par the Chartered Insurance Institute.
Les sharia scholars étrangers font leur place dans le marché des capitaux islamiques de Malaisie |
13/06/2011
La dernière liste des conseillers en matière de conformité à l’Islam de la Securities Commission of Malaysia (SC) confirme que 12 d’entre eux sont issus de l’étranger.
La liste récemment publiée indique que la Malaisie compte 45 conseillers islamiques et 10 entreprises de conseil Shariah sont enregistrées au sein de la commission. Ils sont ainsi autorisés à fournir de tels services aux acteurs du marché local des capitaux islamiques, qui comprend les fonds d’investissement, la gestion d’actifs, les unit trusts, les sukuk, les titres privés de dette et d’autres instruments à revenu fixe.
Il semble qu’un ou deux enregistrements en tant que conseiller de la SC ont posé problème. Les plus influents conseillers étrangers sont : Dr Muhammed Elgari d’Arabie Saoudite; Sheikh Nizam Yaquby de Bahrain; Dr. Abdul Sattar Abdul Karim Mohamed Abu Ghuddah de Syrie; Dr. Muhammad Humayon Abbas Dar du Royaume-Uni et Dr. Abdulazeem Abozaid des Emirats.
Cette ouverture correspond à la politique de libéralisation du Gouvernement, ce qui ne signifie pas pour autant une harmonisation des interprétations de la Shariah malgré le nombre d’internationaux de divers pays du monde. L’inverse où l’on verrait des sharia scholars de Malaisie aller conseiller dans le Golfe n’est pas vrai. La rare exception est Daud Bakar qui est aussi le président du board de la Bank Negara. Certains conseillers malaisiens peuvent servir au Kazakhstan, au Royaume-Uni, en Afrique du Sud ou dans d’autres pays, mais pas dans le Golfe.
Une des anomalies sérieuses de cet enregistrement au sein de la SC est que certains d’entre eux siègent dans plusieurs conseils de conformité de plusieurs sociétés de conseil de ce secteur.
C’est ainsi que Dr Abdul Sattar Abu Ghuddah et Daud Bakar, par exemple, sont enregistrés dans l’activité de conseil de 4 firmes en matière d’avis sur la conformité islamique de la liste de la SC.
Dr Hussein Hamed Sayed Hassan siège dans le conseil de trois entreprises, tandis que Dr Elgari, Dr. Ali Muhyealdin Al-Quradaghi du Qatar et Abdulaziz Fawzan Saleh Al-Fawzan sont simultanément dans deux compagnies. Seuls Sheikh Nizam Yaquby et Dr. Abdulazeem Abozaid sont dans un seul sharia board au sein d’un unique entreprise de conseil Shariah.
Real Economy Partners (REP) développera le leasing Ijara wa Iqtina en France |
13/06/2011
REAL ECONOMY PARTNERS (REP) cabinet français de conseil en investissement en finance éthique et alternative, jouissant d’une expertise particulièrement dense en matière de structuration de produits financiers Charia compatibles, annonce qu’il proposera des solutions de leasing alternatif (Ijâra wa Iqtinâ) en France.
Agréé par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) et entièrement dédié à la finance islamique, REP a signé à cet effet un partenariat exclusif avec Ijara Management Compagny (IMC). Créée fin 2010 et basée à Bahrain IMC est une filiale de la branche privée (ICD) de la Banque Islamique de développement, et dont la mission est de développer le leasing alternatif au niveau mondial.
Cette avancée importante est l’aboutissement d’efforts continus pour créer une industrie de financement éthique compatible avec le droit musulman au niveau de la France.
Le Sharia Board français CIFIE sera le partenaire de REP dans le déploiement de cette offre pour financer les PME françaises et servir l’économie réelle.
Pour mémoire, REP est à l’origine du premier fond islamique mondial dédié aux énergies renouvelables « Al Hayat » d’une taille de plus de 250 Millions $ en partenariat avec l’entreprise française AKUO Energy et ICD la branche privée de la Banque Islamique de Développement (BID).
Deux ETC chez Source viennent d'être certifiés halal |
13/06/2011
Le britannique Source (8,7 milliards de dollars d'encours) a annoncé avoir obtenu d'Amanie le certificat de conformité de ses ETC Source Physical Gold P- ETC (SGLD LN) et Source Physical Silver P- ETC (SSLV LN) à la loi islamique (charia).
Ce certificat a été délivré par un conseil d'oulémas constitué par Amanie Islamic Finance Consultancy and Education LLC. L' ETC sur l'or physique (1,2 milliard de dollars) est chargé à 0,29 % et celui sur l'argent physique à 0,39 %.
Débat pour introduire du Riba au sein du système au Soudan |
12/06/2011
Alors que la plupart des pays est-africains tentent d’introduire la finance islamique grâce à des modifications de la régulation, au Soudan la situation est inversée. Le système bancaire est entièrement islamique et cherche désormais à permettre le riba en son sein.
Le débat a récemment été lancé par un groupe au parlement pour autoriser le pays à procéder à des emprunts à intérêt. L’argument répond à la préoccupation financière face à un indéniable déficit budgétaire.
Toutefois, le débat n’a pas pu avoir lieu à l’Assemblée puisque son président, Ahmed Ibrahim al-Tahir, a dit que le Gouvernement était en train de proposer un processus de consultation avec les corps concernés incluant les imams, les sharia scholars et les économistes islamiques, pour étudier la réintroduction du riba dans le système.
La première série d’emprunts conventionnels pourrait être le fruit du Kuwaiti Fund for Arab Economic Development et du Arab Fund for Socio-Economic Development que le Gouvernement vise pour financer un projet d’irrigation le long du Nil, la construction d’un nouvel aéroport à Khartoum et refaire la route reliant Halfa à Khartoum.
Le Soudan a été interdit d’emprunter par la Banque mondiale en 1993 suite à son non-remboursement de 30Mds$. Jusqu’à présent le Gouvernement a été tributaire de ses ressources minérales et de son programme actif national de sukuk. Mais cette source vient aussi de se tarir. Le pays a tenté de vendre des sukuk souverains internationaux, mais les investisseurs n’ont pas répondu présents avec la guerre du Darfour et la partition du sud-Soudan.
Le United Sharia Board, un embryon de sharia board unifié pour le Golfe |
12/06/2011
Alors que le Golfe discute depuis quelques temps de la création d’un sharia board unique sur le modèle de ce qui se passe en Malaisie où il est intégré au sein de la banque centrale, le United Sharia Board œuvre déjà à cette idée.
L’industrie de la finance islamique s’oriente vers la centralisation d’un sharia board avec le regroupement des jurisconsultes de la région en une seule entité commune aux Emirats Arabes Unis, a affirmé un des plus influents d’entre eux.
Le United Sharia Board dont les premiers pas ont été effectués il y a deux ans, a désormais deux membres d’Arabie Saoudite, un du Koweït et un du Qatar, a indiqué le sharia scholar Hussein Hamid Hassan.
« Nous avons presque un sharia board unifié pour le Golfe », a-t-il dit. « Je pense que dans 5 à 10 ans, nous aurons un sharia board pour tout le monde. »
Oman pourrait accueillir 6Mds d’actifs islamiques ces prochaines années |
09/06/2011
Selon une estimation de l’Islamic Financial Services Group (IFSG) d’Ernst & Young, Oman pourrait, grâce à son tout nouvel engagement dans le monde de la finance islamique, engranger 6 Mds$ d’actifs islamiques ces prochaines années.
A l’heure actuelle, le total des actifs bancaires à Oman est estimé à 42 Mds$. Les institutions financières islamiques sont sur le point de démarrer leurs opérations dans le pays suite à l’acceptation du sultan lui-même, après des années de réticence à l’encontre de cette industrie. Il est envisagé qu’elles puissent attirer une partie des actifs du système.
Pour Ashar Nazim, responsable de la finance islamique chez E&Y Mena, « l’opportunité de la finance islamique peut être importante puisque nous nous attendons à ce que l’industrie reflète la performance dans les autres marchés du Golfe. Comme indication de l’évolution possible à Oman, nous faire une analogie avec le marché voisin des Emirats dans lequel une part significative a été mobilisée dans un temps très court. »
L’International Bank of Azerbaijan prévoit d’ouvrir une fenêtre islamique |
09/06/2011
L’International Bank of Azerbaijan (IBA) a lancé un appel d’offre à quatre sociétés de conseil (le consortium Ekvita & Islamic Finance Advisory Assurance Services, Ernst & Young avec Baker McKenzie, PriceWaterHouse et le consortium de Salans, Pinsent Masons et KPMG), pour créer une structure spécialisée dans les services et produits financiers islamiques .
Le projet devrait être mis en application le 1er juillet 2011.
Le marché international de sukuk atteint 134 Mds$ |
09/06/2011
Le marché international de sukuk a récemment atteint 134 Mds$ d’émissions avec toujours à sa tête la Malaisie. Celle-ci détient 65% des parts, suivie des pays du Moyen-Orient qui représentent 26%.
Ce marché est essentiellement marqué par des émissions de court terme ( à hauteur de 55%), tandis que celles de long terme, soit plus de 10 ans de maturité, ne représentent que 20%.
Le Kirghizstan opte pour la finance islamique |
08/06/2011
Le Kirghizstan est en train d’œuvrer à l’introduction de nombreux instruments financiers islamiques a annoncé le Premier ministre délégué Omurbek Babanov.
« Nous sommes en train de promouvoir les principes du financement islamique grâce à un protocole d’entente entre le Kirghizstan et la Banque islamique de développement (BID), » a-t-il dit lors du World Islamic Economic Forum (WIEF) qui s’est tenu à Astana au Kazakhstan.
Le protocole d’accord envisage aussi, selon lui, la transformation de la capitale du pays, Bichkek, en un centre de services financiers islamiques pour l’ensemble de la région de l’Asie centrale.
Par ailleurs, il a indiqué que les autorités étaient en train de considérer l’introduction des sukuk et du Takaful.
L’Autorité palestinienne souhaite émettre 50M$ de sukuk |
06/06/2011
L’Autorité monétaire palestinienne espère émettre son premier sukuk « souverain » d’un montant de 50M$ d’ici la fin juin, a indiqué son Gouverneur Jihad al Wazir.
« Nous sommes en train d’émettre un sukuk de 50 millions de dollars, donc c’est relativement petit, mais cela permet de tester le marché, et ce sera un instrument utile. La maturité attendue est probablement de 5 ans, » a dit Wazir.
« Les véhicules d’investissement sont limités, donc il peut agir en tant qu’instrument pour accroître la flexibilité du marché interbancaire, » a-t-il ajouté, alors que la Palestine n’a pas de devise propre et utilise le shekel israélien pour la plupart de ses transactions quotidiennes.
Ce sukuk sera libellé en dollars et sera basé sur le principe de l’Ijara.
Gulf Finance House : bénéfice de 11,9 millions de dollars au T1 2011 |
06/06/2011
Gulf Finance House (GFH) a annoncé ses résultats financiers pour le trimestre clos le 31 Mars 2011, déclarant un bénéfice net de 11,9 millions de dollars contre 7,5 millions de dollars de perte à la même période de l'année dernière.
Le plan global pour la période s’achevant au 31 Mars 2011 a inclus une réduction importante des coûts de fonctionnement grâce à laquelle les dépenses totales de la banque ont été abaissées de près de 50%, passant de 25,9 millions à 14,5 millions de dollars, principalement grâce à des mesures strictes de réduction de coût couplées à des restructurations de dette agressives et à l’annulation de la prime aux employés.
GFH était engagée dans un plan de restructuration complète depuis 2010. La banque a réalisé l'an dernier plusieurs lancements réussis de nombreux investissements, notamment Bahrain Financial Harbour, QInvest et Saudi Real Estate Company réalisant près de 300 millions de dollars en numéraire et en actifs. En outre, la banque a lancé une Mourabaha convertible visant à mobiliser jusqu'à 500 millions de dollars de capitaux frais. Les intérêts de la Mourabaha peuvent être convertis par les investisseurs au choix en actions de GFH. Cette augmentation de capital est en bonne voie, avec plus de 120 millions de dollars déjà reçus des investisseurs et des actionnaires, démontrant clairement leur confiance dans l'avenir de la banque. La banque anticipe le soutien continu des actionnaires et des investisseurs pour l’année en cours pour appuyer davantage sa croissance et renforcer sa position sur le marché.
Esam Yousif Janahi, président exécutif de GFH, commentant les mesures prises par GFH, a déclaré: «nous admettons que nous avons eu deux années difficiles en raison de la crise financière mondiale, mais nous avons eu près de dix bonnes années avant cela, période durant laquelle nous avons bâti notre réputation et conforté un palmarès impressionnant dans la création d'institutions financières islamiques et de projets d'infrastructure qui visent à combler l'écart de croissance dans les économies en développement, projets dans lesquels nous avons été pionniers.
Il a poursuivi: «GFH a obtenu d'excellents résultats par le passé et s’est concentrée sur le retour à la rentabilité par une vision long terme et le soutien de nos actionnaires et investisseurs, ainsi que le dévouement de notre équipe de gestion. A l'avenir, notre nouveau modèle d'affaires sera conçu pour nous permettre de tirer le meilleur parti des possibilités offertes et de la situation actuelle du marché ; nous allons utiliser notre expertise et notre excellente feuille de route pour créer davantage d'institutions financières en assurant un flux de revenu régulier et continu provenant des frais de gestion et des investissements de propriété.
En outre, dans le cadre de ce nouveau modèle d'affaires nous allons examiner de nouveaux projets répondant aux besoins économiques dans certaines économies, tout en étant pleinement engagés pour la réalisation de nos projets existants et pour la concrétisation de sorties rentables pour les clients. Nous apprécions grandement nos actionnaires et la confiance des investisseurs et leur soutien dans les moments difficiles, qui sont à présent derrière nous et nous prévoyons de récompenser cette confiance plus encore dans les prochains trimestres, avec l’annonce prochaine de bonnes nouvelles ».
Emirats Arabes Unis : 17% des actifs pour la finance islamique |
06/06/2011
Les actifs des institutions financières islamiques des Emirats Arabes Unis ont atteint 73,1Mds$ à fin 2010, démontrant ainsi le poids considérable que représente cette finance dans la région. Ceux-ci équivalent désormais à 17% de l’ensemble des actifs du système bancaire.
Huit banques islamiques opérent sur ce territoire, sans inclure les 260 guichets des établissements conventionnels ayant des « fenêtres islamiques ». Ces chiffres ont été communiqués par le Gouverneur de la Banque centrale des Emirats, Sultan Bin Nasser Al Suwaidi lors d’une conférence tenue au sein de l’institution.
Le Gouverneur en a profité pour félicité le Sultan d’Oman pour avoir accordé sa première licence à une banque islamique, après avoir refusé à son pays pendant des années la possibilité de se lancer dans cette nouvelle industrie.
Dubai Islamic Bank est la première banque islamique au monde à avoir été créée. Elle n’a été rejointe aux Emirats qu’en 1998 avec le démarrage des activités de sa première concurrente locale en la présence d’Abu Dhabi Islamic Bank. Depuis 2000, ce sont six nouvelles banques islamiques qui ont vu le jour, dont certaines par conversion d’une banque conventionnelle.
« Les dépôts dans les banques islamiques étaient de 53,8Mds$ à la fin de l’année 2010, qui représentent 18,7% du total des dépôts du système bancaire, » a indiqué Al Suwaidi.
Il a salué le lancement du certificat de dépôt islamique en novembre dernier qui a permis leur vente à hauteur de 3,27Mds$ par la Banque centrale, qu’il considère comme une réelle avancée.
Finance islamique : 570 et la démarche easi distingués |
06/06/2011
Groupe 570, animé par Anass Patel, président de l'Aidimm et co-auteur de « finance islamique à la française », édité par Secure Finance, vient d'obtenir le label « R&D collaboratif » du pôle de compétitivité mondiale Finance Innovation. Une reconnaissance de poids qui assoit encore la crédibilité dont jouit cette entreprise née au début de cette année, et devrait lui faciliter la pleine réalisation de son objectif, permettre à la clientèle sensible à la démarche easi ( éthique à sensibilité islamique) d’accéder à la propriété à travers des financements participatifs (570 Immo Accession).
Bataille des sukuk entre Londres et Luxembourg |
06/06/2011
Dans un communiqué du 1er juin, le London Stock Exchange a accueilli « l’enregistrement de deux nouveaux sukuk ,amenant le nombre total de sukuk enregistrés à la Bourse de Londres à 33 , pour un montant total à 19,4Mds$. » Cette annonce souligne l’avance prise par la place de Londres dans la bataille qui l’oppose à sa rivale luxembourgeoise.
En coulisse, la Bourse de Luxembourg avait pourtant œuvré pour obtenir le mandat de 750M$ du sukuk de la Banque Islamique de Développement (BID) , l'un des deux enregistrés à Londres la semaine dernière. Notamment trois réunions à Jeddah avaient eu lieu entre les autorités du Grand Duché et l’institution internationale.
Cette bataille était d’autant plus intéressante qu’une première tranche du programme de sukuk de la BID, appelé l’IDB Islamic Trust Certificates Program, qui était ici en jeu, avait été émise sur la place du Luxembourg en 2005. Mais une mésentente entre la BID et le régulateur luxembourgeois a mis à mal l’émission des tranches suivantes de ce programme d'un montant total de 3,5Mds$.
Actuellement, 16 sukuk sont enregistrés à la bourse du Luxembourg pour un montant de 5,5Mds$.
“Dublin pôle d’excellence des finances islamiques” |
05/06/2011
Le Premier Ministre d’Irlande, Enda Kenny, qui a accédé au pouvoir suite à la vague de colère consécutive à la faillite des banques, exigeant un remboursement public de 70Mds$, a indiqué devant l’Irish Funds Industry Association (IFIA) qu’il ferait tout son possible pour « permettre » à Dublin de devenir « un pôle d’excellence pour les finances islamiques. »
Suite aux derniers ajustements réglementaires, la fiscalité est désormais en conformité avec la Chariah, a-t-il souligné, et le Gouvernement a signé des accords de double taxation avec l’Arabie Saoudite, Bahreïn, Koweït et les Emirats Arabes Unis.
La Bank Negara émet de nouvelles licences Takaful |
05/06/2011
La Banque centrale de Malaisie a émis de nouvelles licences de Takaful. Suivant la volonté gouvernementale de libéraliser le secteur du Takaful, des acteurs internationaux de premier plan dans le secteur de l'asurance ont pu ainsi acquérir des participation plus importantes dans des entreprises locales.
Les nouvelles licences ont été ainsi octroyées aux entreprises suivantes : American International Assurance (70%) et Alliance Bank Malaysia (30%); AMMB Holdings (70%) et Friends Provident (30%) ; ING (60%), Public Bank (20%) et Public Islamic Bank (20%); et The Great Eastern Life Assurance Company (70%) et Koperasi Angkatan Tentera Malaysia (30%).
Al Baraka Bank Tunis : un nouveau directeur général |
05/06/2011
Al Baraka Bank Tunis, filiale d’Al Baraka Banking Group (ABG) a annoncé la nomination de M. Fraj Zaag comme directeur général de la banque dont il était directeur-adjoint depuis 2009, fort d'une expérience de 27 ans en tant que banquier.
L’Université du Luxembourg coopère avec le Centre International pour l’Education en Finance Islamique |
29/05/2011
L’Université du Luxembourg et le Centre International pour l’Education en Finance Islamique (INCEIF) ont signé un accord de collaboration visant à accroître la connaissance et l’expertise en finance islamique et «takaful».
La cérémonie de signature s’est déroulée à l’Université du Luxembourg, en présence du Dr Zeti Akhtar Aziz, gouverneur de la Bank Negara Malaysia, de M. Dato Agil Natt, président et CEO d’INCEIF, de M. Yves Mersch, gouverneur de la Banque centrale du Luxembourg et du Prof. Dr Rolf Tarrach, recteur de l’Université du Luxembourg.
Les deux institutions vont, entre autres, collaborer dans le domaine de recherche des finances islamiques et takaful, offrir des possibilités d’échanges académiques de leurs étudiants de troisième cycle et organiser des conférences internationales dans ces domaines de recherche.
La Malaisie manque de prévisionnistes financiers islamiques |
28/05/2011
La Malaisie manque toujours de prévisionnistes financiers islamiques malgré son hégémonie mondiale en matière de marchés des capitaux islamiques et de Takaful, a indiqué le Ministre délégué des Finances Datuk Donald Lim Siang Chai.
« C’est un marché largement en sous-emploi à l’heure actuelle qui représente pourtant une opportunité pour la Malaisie et requiert un savoir spécialisé incluant à la fois des compétences chariatiques et des facultés de prévisionnistes », affirme-t-il.
Face à ce qu’elles considèrent comme une urgence, les autorités du pays ont lancé le ‘Malaysian Financial Planning Council (MFPC)’ .
« Le potentiel de croissance du secteur est localisé tout autant dans les services financiers islamiques que dans les dérivés pour la gestion du risque par des entités locales ou régionales », a indiqué le Ministre.
JP Morgan Asset Management lance un fonds d'investissement catholique |
26/05/2011
JP Morgan Asset Management a annoncé le lancement d'un fonds d'investissement catholique, le JPM Global Catholic Ethical Balanced fund, qui sera composé d'actions ou d'obligations émises par des Etats européens, et satisfaisant un certain nombre de critères éthiques. Ces critères recoupent les notions d'ESG (environnement, social et gouvernance) mais également des principes plus spécifiquement catholiques.
Gareth Whitcomb sera le gérant de ce fonds, qui a été enregistré au Luxembourg comme Sicav il y a quelques semaines.
Finance islamique: la Russie à petits pas |
26/05/2011
Dans l'espoir d'attirer les capitaux arabes, la Russie va faire un premier pas dans le monde de la finance islamique en émettant en juin des sukuk, à l'initiative du Tatarstan, république à majorité musulmane du centre du pays. "La Russie montrera ainsi qu'elle peut être intéressante pour les pays musulmans. Actuellement, les banques islamiques ne peuvent pas travailler en Russie, la législation ne prenant pas en compte les interdits coraniques", se félicite Linar Yakoupov, l'un des promoteurs du projet.
L'islam interdisant le prêt avec intérêt, le sukuk est garanti par un actif précis (terrain, bâtiment, exploitation pétrolière...) au lieu d'être basé sur une émission de dette, comme c'est le cas pour une obligation traditionnelle. L'investisseur touche une part des profits générés par cet actif et non un intérêt fixe. Les premiers sukuk, qui doivent être mis sur le marché le 20 juin à Kazan, la capitale du Tatarstan, seront adossés à la construction, dans cette ville, d'un centre d'affaires, pour un montant de 200 millions de dollars. "Les sukuk sont garantis par le gouvernement du Tatarstan, l'opérateur sera basé au Luxembourg et nous savons que le marché international est prêt à acheter", a assuré M. Yakoupov.
La Banque Islamique de Développement, basée à Djeddah en Arabie Saoudite, des banques du Moyen-Orient, de Malaisie et des banques russes ont déjà manifesté leur intérêt pour ce projet pilote, selon lui. Le ministère russe des Finances a indiqué "soutenir l'émission d'obligations islamiques au Tatarstan, une première en Russie" , tout en rappelant que "les capitaux arabes sont déjà présents en Russie".
Analyste au cabinet de conseil Deloitte, Elnour Gourbanov estime de son côté que l'initiative du Tatarstan "peut contribuer à attirer des capitaux arabes en Russie, mais seulement à long terme", dans la mesure où une modification de la législation pour encadrer la finance islamique prendra du temps.
Le Tatarstan, qui entretient des relations privilégiées avec les pays musulmans du Moyen-Orient et d'Asie du sud-est, plaide depuis des années pour que la Russie adopte un cadre légal permettant l'activité des banques islamiques, comme l'ont déjà fait la Grande-Bretagne, la France ou le Luxembourg. La création en Russie de banques islamiques "est possible et même nécessaire", a affirmé le président du Tatarstan Roustam Minnikhanov lors d'un forum d'investisseurs début mai à Dubaï.
Mais à Moscou, les autorités fédérales font preuve de grande réserve. "Il n'existe aucune loi sur la finance islamique et aucun projet de loi en préparation. Il n'y a rien à attendre dans les deux ou trois prochaines années, vu le peu d'empressement des instances fédérales à étudier la question", selon le vice-président de l'Association régionale des banques de Russie Oleg Ivanov.
M. Ivanov a indiqué que son Association avait essayé, en vain, d'inclure la finance islamique dans le Projet de développement du secteur bancaire jusqu'en 2015 adopté il y a deux mois par le gouvernement: "Le gouvernement et la banque centrale ne nous ont pas soutenu".
Pourtant, souligne M. Ivanov, l'apparition de la finance islamique "serait un bienfait indéniable pour le développement du secteur financier en Russie", alors que les avoirs des banques islamiques sont estimés à mille milliards de dollars.
570 easi : la finance islamique à portée de tous |
24/05/2011
Article paru dans Saphir News
« Faites un choix en accord avec votre éthique ». Tel est le credo que s’est fixé 570 easi (éthique à sensibilité islamique), une société créée en janvier afin de rendre la finance islamique accessible à tous les ménages et de permettre la démocratisation de ce système, encore inexistant en France.
L’oiseau fait son nid doucement mais surement. Jusque là, un seul prêt immobilier compatible avec les principes islamiques a été réalisé en mai dernier avec une grande banque française (la BRED, ndlr) en partenariat avec AIDIMM (Association d'innovation pour le développement économique et immobilier).
Cependant, le bénéficiaire du prêt, comptant parmi les plus gros clients de la banque, n’avait rien du client lambda. L’expérience reste maigre mais Anass Patel, ancien directeur d’AIDIMM, ne compte pas en rester là et veut rendre ce type d’opération courante tout comme les opérations d’épargne et de financements des petites et moyennes entreprises (PME) grâce à 570 easi, qu'il dirige depuis sa création en janvier.
Selon une étude IFOP parue en 2008, il y aurait en France entre 590 000 et un million de clients potentiels intéressés par des produits de financement charia-compatible. Les marchés du financement immobilier et de l’épargne halal seraient quant à eux estimés à plus de 7 milliards d’euros chacun.
Fort de ces chiffres, AIDIMM et le groupe 570 incitent fortement les banques françaises à pénétrer le marché. Mais qui doit faire le premier pas ? Frileux à l’idée de commercialiser elles-mêmes des produits islamiques par peur des réactions des clients « conventionnels », les responsables des institutions bancaires peinent à être convaincus de se lancer.
Pour leur éviter tout tracas et leur permettre d’investir le marché au fil de l’eau, le groupe 570 se présente comme une solution. « Il faut que des entrepreneurs privés prennent les devants car ce n’est pas les banques qui vont se lancer. Elles ne veulent pas prendre un risque pour leur image. Pour nous, cela n’est pas un problème car nous sommes musulmans et nous sommes à la tête d’une entreprise privée. On en peut pas nous attaquer sur le terrain de la laïcité », indique à Saphirnews M. Patel.
La commercialisation des produits se fera donc en passant par le groupe 570, destiné à accompagner les banques et gérer le fronting avec les clients à leur place et ainsi leur éviter de gérer les problèmes qui découleraient de décisions tendant à banaliser les produits sharia-compliant. « Les banques n’auront pas besoin d’afficher ces produits. Comme des courtiers, 570 easi sera son intermédiaire et son interlocuteur. Nous monterons les dossiers de financements avec les clients qu’on proposera ensuite aux banques », ajoute M. Patel. Une solution temporaire toute trouvée en attendant que les banques daignent considérer les musulmans comme des clients à part entière.
Toutefois, quelques clarifications fiscales sont nécessaires pour lancer ce projet. Dès lors qu’une banque accordera un crédit immobilier ou un produit d’épargne respectant les principes de l’islam, « elle sera copropriétaire du bien ou des services que souhaitent acquérir les clients jusqu’à temps que le crédit soit entièrement payé (copropriété dégressive, ndlr). Les parts se revendent petit à petit. Seulement, à l’heure actuelle, appliquer un système pareil implique que les banques doivent payer des taxes sur ces biens », ce qui a de quoi les refroidir indique M. Patel.
La suppression des taxes est ainsi amplement souhaitée. Mais un tel système demande aussi de la part des banques d’être plus responsables car elles sont engagées dans le financement. « Elles ont besoin de changer leur façon d’aborder le crédit », ajoute-il.
Le directeur du groupe 570 se plaît à comparer le devenir de la finance islamique à celui du halal. « Il y a dix ans, le halal était aux mains de petits entrepreneurs musulmans. Aujourd’hui, tous les acteurs de la filière agro-alimentaire sont intégrés, y compris la grande distribution. La banalisation de ces produits est en cours, ce qui prouve qu’un marché auparavant étroit peut se développer et que tous peuvent l’intégrer. On est dans le même cas de figure pour la finance islamique. On est dans les prémices mais il y a un réel potentiel », conclut M. Patel. La réussite est à portée de ceux qui saisissent les opportunités.
La finance islamique existe en Tunisie, mais sans textes d'application |
12/05/2011
La dernière crise financière qu’a connue l’économie mondiale a incontestablement confirmé la pénétration des services financiers islamiques qui s’accentue de plus en plus tant dans les pays arabes que dans ceux occidentaux, compte tenu de l’efficience des principes sur lesquels se base la finance islamique. Même sur le segment de la population tunisienne, jusqu’ici relativement exclue en raison de la politique adoptée par le gouvernement du président déchu, reste faible, les services financiers islamiques performent.
Afin de mieux connaître cette industrie, ses acquis ainsi que ses perspectives, l’Association tunisienne de la finance islamique (ATFI) a récemment organisé à Tunis son premier symposium international sur la finance islamique, et ce en présence d’éminents analystes et experts du secteur bancaire et financier islamique,entre autres, Ezzeddine Khouja, Abdessattar Khouildi et Mahfoudh Barouni.
Il s’agissait de fournir des références pratiques à l’ensemble des participants et des professionnels du secteur en analysant notamment la manière dont le potentiel futur du secteur bancaire et financier islamique peut être exploité. A cet égard, M. Khouja, secrétaire général du Conseil des banques et des établissements financiers islamiques, n’est pas le seul à croire au développement de la finance islamique. «Je suis plus qu’optimiste en l’avenir de la finance islamique sachant que plus de 450 banques et établissements islamiques de par le monde enregistrent une croissance annuelle moyenne de 28%». Il ajoutera que «les banques traditionnelles ont échoué dans leur mission de réduire la pauvreté et de résister aux crises».
M. Barouni, président du Conseil d’administration de la Banque Zitouna, souligne, pour sa part, qu’il n’existe pas en Tunisie de législation interdisant le développement de l’industrie financière fondée sur la base islamique. Par ailleurs, le responsable a indiqué que «les législations en Tunisie souffrent de l’absence de textes d’application et de textes relatifs à la gestion du processus de développement des différentes institutions financières en Tunisie».
Les participants ont souligné que la finance islamique a beaucoup changé depuis ses débuts dans les années 1960, ce modèle couvre maintenant le secteur bancaire, les marchés des capitaux et les assurances. De plus, même si les centres traditionnels de la finance islamique restent au Moyen-Orient, les intervenants ont noté également que Londres est devenu la plaque tournante en Occident outre divers pays qui s’activent aussi afin de développer leurs marchés financiers islamiques.
«Les banques islamiques ont donné une leçon aux banques traditionnelles» |
11/05/2011
L’Isfin, «club mondial d’avocats spécialisés dans le droit de la finance islamique», verra officiellement le jour ce jeudi dans le cadre du 8e Islamic Financial Services Board, organisé au Luxembourg. Laurent Marlière, CEO du réseau et managing director du cabinet de conseil Scipion, nous explique sa raison d’être.
Monsieur Marlière, à quoi sert le réseau Isfin (Islamic Finance Lawyers)?
«La finance islamique, c’est un tiers de capital financier, un tiers de religion et un tiers de droit. Or, aujourd’hui, alors que la finance islamique est de plus en plus présente, il existe très peu d’experts juridiques spécialisés. Les fournisseurs habituels sont quelques grands cabinets globaux anglo-saxons. Nous pensons que pour accompagner la mondialisation de cette finance islamique, il est important d’avoir dans chaque juridiction un pool d’experts spécialisés. Il faut aussi souligner que pendant la crise de 2008, les banques islamiques, qui ne détenaient pas d’avoirs toxiques, ont donné une leçon aux banques traditionnelles.
Quels types de clients pouvez-vous prétendre conseiller?
«Nous sommes partis d’un constat macroéconomique. La capacité d’investissement principale est située dans les fonds souverains d’Asie situés à Malaisie, à Singapour... Or, ces investisseurs sont confrontés à un problème d’insécurité de leurs placements en raison de l’instabilité politique et des troubles au Proche-Orient et dans les pays méditerranéens. Ces investisseurs veulent se positionner sur des zones plus stables et sécurisées comme l’Europe, l’Amérique ou certains marchés émergents, toute en gardant la philosophie de placement de la finance islamique.
Outre les fonds souverains, nous pouvons également offrir des services juridiques aux grandes entreprises. Nous savons que les états majors des grandes multinationales sont en train d’établir des business plans pour se positionner après les révolutions du printemps arabe et investir dans ces pays. L’Egypte dans un an ne sera pas l’Egypte d’aujourd’hui. On peut en dire autant de la Libye, de la Tunisie, du Maroc et de l’Algérie.
Combien de membres compte-vous à ce jour?
Nous comptons une quinzaine de membres à ce jour, parmi les plus prestigieux en Europe. Nous ne prenons qu’un cabinet par pays et nous lui octroyons une exclusivité. Ils sont principalement situés en Europe. Nous avons commencé par le plus difficile, car il est plus aisé de trouver des spécialistes de la finance islamique en Europe qu’en Asie ou au Moyen-Orient. Le projet est né il y a seulement quatre mois, mais nous sentons que nous répondons à une réelle demande du marché. Nous sommes actuellement en tractations avec une série de cabinets et espérons avoir soixante membres à la fin de l’année. Après Luxembourg, notre deuxième réunion aura lieu à Dubaï début novembre, à l’occasion du sommet de l’IBA (International Bar Association), plus grande réunion mondiale d’avocats.
Tunisie - Mahfoud Barouni, de la Banque Zitouna : "il faut aller vers des méga-banques" |
02/05/2011
M.Mahfoud Barouni, président du Conseil d’administration de la banque Zitouna, rencontré par Maghreb Emergent récemment à Tunis, s’en est tenu à une stricte réserve sur la situation de la banque islamique. Il a par contre souhaité une accélération de la mise en place d’une législation pour la finance islamique. Il estime également que le paysage bancaire tunisien est trop morcelé et qu’il faut mener des fusions pour créer des méga-banques.
La finance islamique reste associée à la naissance de la Banque Zitouna qui est aujourd’hui détenue à 86% par l’Etat qui « hérite » des parts de Sakher El Materi. Le sort de cette banque mise sous tutelle de la Banque Centrale tunisienne n’est pas encore tranché, mais une cession à des investisseurs parait une des options les plus évoquées. Le président du Conseil d’administration de la Banque Zitouna Mahfoud Barouni, a refusé de parler de la situation de la banque et de son avenir au motif que seul le représentant légal désigné par la Banque centrale tunisienne était habilité légalement à le faire. Il a souligné néanmoins que la Banque Zitouna a obtenu d’excellents résultats et que ses activités ont reçu un accueil très favorable au sein du public qui y trouve des produits qui correspondent à ses besoins. Dotée d’un bon encadrement dont certains parmi des expatriés spécialisés dans ce mode de financement, Banque Zitouna a pu créer 28 agences en huit et comptait en créer quatre autres avant la fin de l’année. Mahfoud Barouni indique que les dépôts ont été très importants et que le succès de la Banque était un atout qui devrait inciter les investisseurs à acheter les parts de l’Etat dans le cas où ils seraient mis en vente.
Sur la finance islamique et la finance en général, Mahfoud Barouni a été plus prolixe. Il a souhaité que le gouvernement de transition accélère la mise en place d’une législation qui permette à la finance islamique de travailler dans les mêmes conditions que la finance classique. Il a rappelé que le gouvernement tunisien, avant la révolution, avait déjà examiné un projet de loi sur la finance islamique et qu’il l’a adopté. Pour lui, que le gouvernement légifère par ordonnance ou qu’il attende l’élection d’un parlement, ce texte de loi est de nature à ouvrir le champ à une participation plus grande de la finance islamique au développement de l’économie. Barouni considère que l’obstacle principal à la compétitivité des banques islamiques réside dans la double taxation qu’elles subissent lors de l’achat et vente d’actifs. Il suffit, a-t-il expliqué, de petits amendements pour que les banques islamiques soit déchargées des taxes d’enregistrement. Les produits offerts par les banques islamiques (Mourabaha, Moucharaka, Istisn’a…) ont besoin d’être mieux connues.
Sur un plan plus général, Barouni considère par ailleurs qu’il existe un morcellement excessif des institutions financières en Tunisie et les institutions internationales ont commencé à appeler à des fusions pour créer de grandes banques. Il existe actuellement 28 banques en Tunisie dont 8 en offshore. Le président du conseil d’administration de la Banque Zitouni ne considère pas que les quelques fusions réalisées soient des exemples réussis. Il estime qu’il faut aller vers des fusions permettant la création de méga-banques. On peut arriver, a-t-il estimé, à deux grandes banques islamiques et à huit ou neuf banques classiques. Il souligne que la difficulté pour le gouvernement porte sur la manière d’assainir les portefeuilles des banques et de réduire le niveau des dettes de 15% à 7% avec un taux de couverture de près de 90/ au lieu des 70% actuels.
Acquisition des locaux de Rolls-Royce par Gatehouse |
02/05/2011
Gatehouse Bank a acquis l’usine principale de Rolls-Royce en Ecosse pour 87,9M$. Le revenu annuel de cette location est de 8%, représentant ainsi 8M$ pendant ces trois dernières années, et a bénéficie d’une augmentation des loyers d’1,5% par an pour ce bail venant à terme dans 17 ans.
Fahed Boodai, le président du conseil de direction de Gatehouse, s’est félicité de cette acquisition au compte de ses clients estimant qu’il s’agit « d’une opportunité d’investissement en or qui est un actif rare et extrêmement estimable à avoir dans le marché. »
Le portefeuille d’actifs immobiliers de Gatehouse a dépassé les 333,5M$ en seulement 18 mois.
Le RIS du Sénégal a lancé la Mutuelle d’Epargne et de Crédit du Sénégal |
02/05/2011
Le Rassemblement Islamique du Sénégal (Ris) qui est « un mouvement global cherchant à promouvoir les valeurs de fraternité, de solidarité » a fêté ce lundi 25 avril, son deuxième anniversaire.
A l'occasion de cet évènement, les initiateurs ont anoncé la mise en place de la Mutuelle d’Epargne et Crédit Islamique du Sénégal (Mecis) qui, à travers ses agences, monte des projets et les met en œuvre.
02/05/2011
Le Moscou Times rapporte que les deux des plus grandes banques russes cherchent à devenir les premières institutions du pays à offrir des produits financiers islamiques.
VTB, la deuxième banque de Russie, a pour objectif cette année de vendre environ 200 millions de sukuk.
Gazprombank, le bras financier du géant gazier Gazprom, est en pourparlers avec au moins 10 entreprises basées à Moscou sur le meilleur moyen d’atteindre ces objectifs, en travaillant avec des investisseurs venus du Golfe Persique.
« Les ventes de sukuk en dehors de l’Asie et du Golfe (Bahreïn et l’Arabie saoudite) vont aider à développer l’industrie », explique Rafael Dalmau, directeur de gestion de portefeuille conforme à la charia pour BNP Paribas à Singapour. « Avoir de nouvelles émissions en provenance des pays en dehors ces deux zones est extrêmement bénéfique pour la poursuite du développement du marché des sukuk », a souligné M.Dalmau, ajoutant qu'. « il y a actuellement un déséquilibre dans l’équation offre-demande. »
KFH pénètre les territoires reculés de Malaisie |
02/05/2011
Kuwait Finance House (KFH) de Malaisie a ouvert une nouvelle branche dans l’Etat Kelantan dans le Nord-Est du pays. L’évènement a vu la participation du Sultan du Kelantan Mohamed V et de l’ambassadeur du Koweït en Malaisie Monzer Al-Eissa.
L’ouverture de cette branche est un pas supplémentaire montrant la pénétration de Kuwait Finance House dans des territoires reculés de Malaisie et l’imbrication de certaines banques du Golfe en Asie.
Dubai Exports en France pour promouvoir la finance islamique |
02/05/2011
La mission économique Dubai Exports en partenariat avec Invest in France a conduit une délégation commerciale sur les services financiers islamiques dans notre pays.
Pour Saed Al Awadi, directeur de Dubai Exports, cette mission ainsi que les autres qui sont actuellement menées par l’agence à travers le monde « doivent montrer les capacités de Dubaï en tant que leader et pionnier en finance islamique. Dubaï qui y a dédié des pôles de compétitivité financiers et des marchés a montré qu’elle pouvait être innovante dans le développement de nouveaux produits sharia-compliant pour rencontrer les besoins des investisseurs de plus en plus exigeants et nombreux. »
Sohail Zubairi, directeur de Dar Al Shari’ah, a dit quant à lui que « les produits financiers islamiques ne sont pas seulement limités aux musulmans et qu’ils rencontrent les besoins de ceux qui recherchent des investissements éthiques ». Le segment des « investissements éthiques » en France est estimé à 70 Mds$ sous gestion.
Le Luxembourg veut faire connaître et valoir son expertise des fonds islamiques |
28/04/2011
La place financière luxembourgeoise n’est pas la seule à se positionner sur le créneau des fonds islamiques. Des centres comme Singapour, Kuala Lumpur, Dubaï, voire l’île de Malte, ont également développé des compétences accrues dans le domaine et constituent des concurrents de taille. «Mais en Asie aussi, des centres comme Hong Kong considèrent très sérieusement la finance islamique et le développement de fonds charia», indique Thomas Seale, CEO de European Fund Administration.
A ces centres-là, Germain Birgen, managing director de HSBC Securities Services Luxembourg et global head de HSBC Amanah Securities Services, ajoute l’Irlande, l’Afrique du Sud ou même l’Australie. C’est dire si le Luxembourg va devoir jouer des coudes pour attirer les investisseurs sur ce segment. «L’avantage que présente le Luxembourg est qu’il a développé les compétences nécessaires en matière de finance islamique tout en se basant sur ses acquis en finance conventionnelle. Ainsi, l’expertise existante va pouvoir servir le segment des fonds et de la finance islamiques, qui constitue un créneau de diversification intéressant permettant de compléter l’offre de la Place.»
Reste que, malgré le potentiel identifié sur ce segment, le montant des actifs sous gestion, au niveau international, peine à décoller. «Parce que, de mon point de vue, il n’y a pas assez de produits sur le marché pour répondre aux besoins des gestionnaires de fonds qui désirent diversifier leurs portefeuilles d’investissement, commente Germain Birgen. A moyen terme, avec le développement de nouveaux produits d’investissement, efficients et rentables, nous aurons plus d’arguments pour convaincre les gestionnaires à considérer des juridictions comme la nôtre pour y domicilier leurs fonds islamiques.»
Si les fonds souverains, dans les pays producteurs de pétrole par exemple, se sont tournés vers des produits conventionnels, c’est peut-être qu’ils n’ont simplement pas trouvé de produits conformes à la charia leur permettant d’investir de manière optimale. Ou bien qu’ils n’ont pas la possibilité d’investir de telles masses d’argent, même partiellement, dans des produits dits «islamiques». Avec une masse suffisante d’instruments conformes à la charia et des produits plus performants, les choses pourraient évoluer.
Le segment des fonds islamiques n’a pas encore dévoilé toutes ses potentialités. D’autant plus que les investisseurs susceptibles d’investir demain dans des fonds charia ne sont pas exclusivement des musulmans vivant dans des pays musulmans. On trouve aussi des musulmans qui vivent ailleurs, en Europe par exemple, et qui voudraient investir dans ces mêmes produits. «Enfin, il y les investisseurs non-musulmans qui pourraient être intéressés par ces produits pour des nombreuses raisons, des critères éthiques notamment ou encore pour des raisons de limitation des risques», ajoute Germain Birgen.
Encore faut-il que tout ce petit monde ait conscience de l’existence des produits, ce qui exige, encore et toujours, des efforts de promotion et de pédagogie. «Encore aujourd’hui, on a tendance à lier fonds islamiques et la religion islamique, alors que la finance charia est basée sur des principes de transparence et de mutualisation des risques», explique Thomas Seale (EFA).
Dans la réalité, il serait sans doute plus juste et opportun de comparer un fonds charia, qui doit donc répondre à un certain nombres d’exigences morales, à un fonds éthique. Ensuite, au niveau des pays arabes, il va falloir développer une pédagogie financière, aider ceux qui demain feront avancer ces pays et leur économie en donnant des conseils quant aux possibilités et méthodologies d’investissement. Le Luxembourg, par des efforts de promotion, devra se faire connaître et faire valoir son expertise dans le domaine des fonds islamiques, un savoir-faire qui s’appuie notamment sur des compétences poussées en matière de domiciliation, d’administration et de distribution des produits à l’échelle internationale.
Si la finance islamique demeure un créneau intéressant – faute de quoi l’offre au Luxembourg et le nombre de prestataires spécialisés en la matière ne seraient pas aussi importants –, elle n’en reste pas moins qu’un moyen de diversification parmi d’autres. «Il s’agit en effet d’une niche intéressante, avec une volonté pour les acteurs de la développer dans les années à venir. Il y a un potentiel sur ce créneau qui n’est pas négligeable, assure Thomas Seale. Certains tablent sur une évolution de 15 à 20% par an. Mais restons réalistes, la finance islamique et les fonds charia, par rapport aux produits conventionnels, resteront une niche comme peuvent l’être les fonds éthiques ou responsables.»
L’impact des révolutions arabes sur les fonds islamiques luxembourgeois |
28/04/2011
Dans quelle mesure les révolutions qui secouent actuellement le monde arabe pourraient-elles avoir un impact sur le segment des fonds islamiques au sein de la place financière luxembourgeoise? Depuis quelques années, l’industrie des fonds s’est attachée à déployer un niveau d’expertise poussé dans la création, gestion, domiciliation et administration des fonds charia.
Certes, la Place ne pouvait imaginer les événements qui secouent les pays du Moyen-Orient et du Maghreb. Mais, à l’heure où Luxembourg accueille, ce 10 mai, le huitième sommet de l’Islamic Financial Services Board, le premier à être organisé en Europe, d’aucuns se posent la question de l’incidence de ces événements politiques sur le développement du secteur des fonds islamiques au Luxembourg. «Je pense que ce serait faux de dire qu’il n’y aura aucun impact, commente Germain Birgen, managing director de HSBC Securities Services Luxembourg et global head de HSBC Amanah Securities Services. Mais il ne faut pas non plus s’attendre à un important changement de la donne. D’une part, la finance islamique ne concerne pas que le Moyen-Orient et les pays musulmans en question, d’autre part, les possibilités d’investissement dans ces pays ne sont pas encore très importantes.»
Ceux qui espéraient voir atterrir les pétrodollars dans des fonds islamiques gérés au Grand-Duché vont sans doute être déçus. Si les réserves financières des pays producteurs de pétrole, gonflées par l’envolée du cours du baril, sont importantes, cet argent est déjà et avant tout investi dans des produits conventionnels, à l’échelle internationale. «L’instabilité régionale, au niveau de ces pays, va peut-être mettre en relief la stabilité du Luxembourg, commente Thomas Seale, CEO de European Fund Administration. Mais les capitaux issus des fonds souverains sont déjà investis sur les marchés internationaux, et pas forcément dans des produits financiers qui répondent aux exigences de la charia.»
Le Luxembourg, dans une certaine mesure, pourrait effectivement profiter de cette instabilité politique. Luc Frieden, dans sa récente mission de promotion à Abou Dabi, Riyad et à Beyrouth, n’a pas fait autre chose que de vanter la stabilité politique et juridique de la place luxembourgeoise, espérant y attirer de nouveaux actifs. Mais l’impact devrait plutôt se faire ressentir au niveau des produits conventionnels domiciliés au Luxembourg.
C’est plus indirectement, et dans une perspective à long terme, que le segment des fonds islamiques, au Grand-Duché comme ailleurs, pourrait en profiter. «Les révolutions auxquelles nous avons assisté ont été nourries par un besoin démocratique et l’exigence de la part du peuple d’une meilleure répartition des richesses, ajoute Thomas Seale. Effectivement, il y a de l’argent dans ces pays. Il est actuellement mal réparti. Mais si ces régions arrivent à sortir plus fortes de ces périodes de turbulences, il est probable que la population dans son ensemble, progressivement, parvienne à épargner et dispose peu à peu d’argent à investir.» Les fonds islamiques pourraient alors se présenter comme des outils intéressants pour ces populations en quête d’éthique.
Investir "éthique" n'empêche ni la diversité ni la performance |
27/04/2011
Aujourd'hui la rentabilité ne suffit plus. Nombre d'épargnants sont également soucieux de savoir dans quoi ils investissent. Pour leur répondre, Aude Sarda et Nadia Dhaoidi, qui oeuvrent également à la promotion d'une épargne responsable sur le site jepargne-utile.com, viennent de publier un livre sur le sujet, « Epargner éthique », véritable glossaire des placements responsables, solidaires, religieux et verts (ou éthiques).Extraits de leur entretien publié ans La Tribune
Les placements éthiques ont la réputation de rapporter moins. Est-ce une idée reçue ?
L'idée est largement répandue qu'il faut choisir entre rendement et partage. Et qu'en tout état de cause, il va falloir sacrifier une partie de ses bénéfices. C'est faux. Les placements éthiques ou solidaires peuvent rapporter tout autant. Par exemple, certains placements de type micro-crédit rapportent jusqu'à 4,5 %. Avec des signatures de qualité. Par exemple, le Crédit Agricole et le Crédit Coopératif accompagnent les souscripteurs des plateformes en ligne telles que Friendsclear ou Babyloan.
Comment identifier une entreprise ou un fonds éthique ?
Dans un fonds éthique, il faut regarder les 10 ou 20 premières valeurs du portefeuille qui sont données nominativement. Nous invitons le souscripteur à se référer au site de Novethic, qui décortique jusqu'aux motivations du gérant. Ou au portail en ligne Finansol, autre source fiable et transparente sur les produits d'épargne solidaire.
Outre ces fonds socialement responsables, existe-t-il d'autres catégories de produits éthiques ?
Il en existe encore trop peu à notre goût. Mais il est toujours possible de réduire ses impôts tout en oeuvrant pour l'environnement. Lorsque l'on construit sa maison par exemple, en bénéficiant des crédits d'impôts liés au développement durable. Mais aussi en investissant dans des logements en loi Scellier répondant aux normes BBC (bâtiment basse consommation), voire même en réduisant son ISF par l'acquisition de bois et de forêts.
Pourquoi aborder aussi le thème des placements religieux ?
Parce que pour répondre aux critères de la religion, ces placements sont encore plus exigeants que les autres ! Une des pionnières de ces produits s'appelle Nicole Reille, Elle a été fondatrice de l'Association Ethique et Investissement en 1983 et a été sa présidente jusqu'en 2002. Elle avait commencé par placer de l'argent pour payer les retraites des membres de sa congrégation, avant de proposer ses placements à un public plus large. La réflexion a abouti à la création d'un fonds créé en partenariat avec Meeschaert Asset Management en 1984.
L'épargnant peut soutenir le CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) avec le fonds Ethique et Partage.
La finance islamique a également le vent en poupe. Nous avons d'ailleurs fait intervenir dans notre guide Anouar Hassoune, expert dans le domaine et vice-président de l'agence de notation Moody's.
Petits fonds deviendront grands au Luxembourg |
26/04/2011
Depuis plusieurs années, la finance islamique, et plus particulièrement les fonds charia, font l’objet de nombreuses attentions de la part de la place financière luxembourgeoise. Les prestataires de services du secteur financier, des avocats aux entreprises de conseil en passant par les banques et les administrations centrales de fonds, ont investi et développé des compétences poussées dans la gestion d’actifs investis conformément à la charia.
«Jusqu’à présent, toutefois, la somme des investissements dans les fonds islamiques domiciliés reste faible, comme l’envergure des différents fonds islamiques luxembourgeois existants sur la Place, explique Sufian Bataineh, fondateur de Dananeer, société de conseil indépendante spécialisée dans la finance islamique. Selon lui, le plus important de ces fonds, parmi la quarantaine qui est établie au Grand-Duché, ne compte que 79 millions de dollars d’actifs. La plus grande partie des fonds islamiques au Luxembourg ont moins de 20 millions d’actifs sous gestion.
«Mais les choses pourraient évoluer, note-t-il. Depuis quelques semaines, on sent un mouvement, avec un intérêt grandissant de certains investisseurs pour la place luxembourgeoise, sûre et qui dispose désormais d’une expertise poussée en matière de finance islamique. Il y a beaucoup de liquidités, notamment en Arabie Saoudite ou au Qatar, suite à l’envolée des prix du pétrole. Beaucoup d’investisseurs cherchent de nouveaux produits pour diversifier leurs placements.»
Sufian Bataineh affirme, par exemple, travailler avec deux clients sur des projets de création de fonds charia, l’un comprenant 100 millions d’actifs sous gestion, l’autre 20 millions. «Comme la plupart des fonds charia existant actuellement sur la Place, les fonds en question devraient être constitués sous la forme de fonds equity. En effet, ces dernières années, les fonds equity de type charia ont généralement surperformé par rapport aux autres types de fonds charia, de sorte que l’intérêt pour ce type de fonds est croissant», explique-t-il.
L’année 2011 pourrait ainsi voir les encours placés dans des fonds islamiques luxembourgeois (aujourd’hui estimé à un peu plus de 565 millions de dollars) croître, tout comme le nombre de véhicules d’investissement associés. Dans cette tendance positive, le patron de Dananeer voit plutôt le résultat du développement de l’expertise locale au niveau des fonds islamiques et de la promotion de la Place en la matière que les conséquences de révolutions quelconques. «Aujourd’hui, nous avons toutes les compétences utiles sur place. Je pense qu’il importe désormais de le faire savoir afin d’attirer des investisseurs», assure Sufian Bataineh.
International Islamic Finance Forum – West Africa 2011 à Dakar, avec la participation du Gouverneur de la Banque centrale du Nigeria |
26/04/2011
L’Institute for International Research (IIR), basé à Dubaï, a annoncé la participation de M. Sanusi Lamido Aminu Sanusi, Gouverneur de la Banque centrale du Nigeria à l’International Islamic Finance Forum – West Africa qui aura lieu à Dakar du 20 au 22 juin 2011, indique un communiqué de presse.
« Les Sukuks et le financement de projets d’infrastructures » seront débattus à l’occasion de ce forum organisé sous le haut patronage du Ministère de l’Economie et des Finances du Sénégal et en partenariat avec l’Institut Africain de Finance Islamique AIIF-Advisory and Training.
« La participation du Gouverneur Sanusi est attendue avec beaucoup d’enthousiasme. Les spécialistes de l’industrie espèrent avoir les plus récents détails sur la stratégie adoptée par la Banque Centrale du Nigéria concernant le développement des services bancaires sans intérêt », explique le communiqué.
Il ajoute : « le Gouverneur figurera parmi d’autres décisionnaires clés de l’industrie financière islamique internationale : Raed H. Charafeddine, Premier vice-gouverneur, Banque du Liban et Michel Cardona, Secrétaire général adjoint, Autorité de Contrôle Prudentiel, Banque de France ». Le forum mettra en premier plan l’industrie de la finance islamique dans la région et les perspectives de ces leaders formeront la base des discussions, de présentations et de débats. Ainsi, des spécialistes de l’industrie financière islamique provenant des centres majeurs de finance islamique comme les pays du Golfe, la Malaisie, le Royaume-Uni, la France et l’Afrique de l’Ouest y prendront part.
Ce sera aussi une occasion pour les banquiers internationaux et régionaux de participer à des discussions et d’obtenir plus d’informations sur les opportunités commerciales qui accompagnent la hausse de la demande de services bancaires islamiques à travers la région.
« Sheikh Essam Ishaq et Dr. Mohammed Burhan Arbouna du Bahreïn ainsi que Dr. Mohammed Akram Laldin de la Malaisie figurent aussi parmi les intervenants clés du forum. De plus, Citibank, BNP Paribas Najmah et First Community Bank du Kenya présenteront une vue uniquement africaine sur l’industrie bancaire islamique », note le document.
« L’évènement rassemblera un groupe exclusif d’experts en finance islamique, de leaders régionaux et de joueurs clés de l’industrie. Les intervenants participeront à des discussions sur les éléments fondamentaux du développement des services bancaires islamiques à travers l’Afrique de l’Ouest. Le forum a généré beaucoup d’intérêt jusqu’à présent et nous sommes fiers d’organiser cet évènement important pour cette nouvelle industrie en pleine croissance » annonce Vanessa Heywood, Directrice de l’International Islamic Finance Forum.
Cette rencontre sera selon M. Mouhamadou Lamine Mbacké, PDG de AIIF –Advisory and Training, la suite logique de celle de l’année dernière et donnera l’opportunité aux décideurs du secteur public et privé de plus de 15 pays de l’Afrique de l’Ouest y compris le Nigeria de débattre de principaux instruments financiers qu’offre la finance islamique.
Lancé à Dubaï en 2002, l’International Islamic Finance Forum est un évènement annuel clé de l’industrie financière islamique internationale.
Une formation en finance islamique exclusivement pour les imams américains |
25/04/2011
The American Islamic Finance Project ("AIF") a été lancé à l’initiative de Guidance Residential ("Guidance"), fournisseur de prêts immobiliers sharia-compliant, en collaboration avec the Islamic Society of North America ("ISNA"), et Ethica Institute of Islamic Finance ("Ethica"). Du 2 au 5 mai prochains à Berkeley en Californie, ceux sont près de 100 imams de tous les Etats-Unis qui bénéficeront d’une formation fournie par ces trois institutions sur l’enjeu de la finance islamique.
La cérémonie d’ouverture verra Shaykh Nizam Yacoubi présenter les enjeux d’une telle formation pour les imams américains.
Le lien de l’évènement qui se veut un jalon en la matière aux Etats-Unis est disponible ici : www.AmericanIslamicFinance.com.
Mme. Zeti reconduite pour un nouveau mandat |
21/04/2011
Tan Sri Dr Zeti Akhtar Aziz a été nommée à nouveau Gouverneur de la Banque centrale de Malaisie pour un mandat de 5 ans à compter du premier mai prochain.
Dr.Zeti, âgée de 64 ans, est Gouverneur de la Bank Negara depuis mai 2000.
Premier sukuk en Jordanie |
21/04/2011
Al Rahji Cement-Jordan a lancé le premier sukuk jordanien d’un montant avoisinant les 120M$ (85MDJ). Ce sukuk, sur base d’Al Ijarah, a une maturité de 7 ans et a été géré par Capital Investments, la branche investissement de Capital Bank.
De nombreuses banques ont souscrit à cette obligation islamique parmi lesquelles Capital Bank, Cairo Amman Bank, Islamic International Arab Bank, Union Bank, Jordan Kuwait Bank, Bank of Jordan, et Arab Islamic Bank.
Le premier produit d'épargne charia compatible débarque en France |
21/04/2011
La finance islamique peine toujours à décoller en France. Contrairement à la Grande-Bretagne, aucune grande banque française ne commercialise de produits grand public qui respectent les règles de l'islam. Sans doute craignent-elles d'être accusées de "communautarisme" alors que la majorité durcit sa position sur la laïcité. France Sukuk Courtage, une petite société installée à Paris, n'a pas ces réserves, qui après avoir longtemps négocié avec des filiales de grands établissements bancaires, a décidé de se lancer sans leur soutien.
À l'occasion de la 28e Rencontre des musulmans de France au Bourget, du 22 avril au 25 avril, elle va faire la promotion du premier produit d'épargne immobilière conforme à la charia en France métropolitaine ( les premiers produits de ce type ont été lancés à La Réunion, il y a quelques années, par une filiale de la Générale, ndlr) : l'OPCI (Organisme de placement financier en Immobilier) France Sukuk Immobilier 2020. Le principe : mettre de l'argent dans l'immobilier pour en retirer des bénéfices liés à la location ou à la revente de biens. Un système qui respecte scrupuleusement la nécessité d'investir sur des actifs réels ainsi que le bannissement du taux d'intérêt et de l'endettement, principes de base de la finance islamique. La souscription se fait par tranche de 10 000 euros, sans aucun plafond de versement. Les risques sont limités puisque l'argent récolté sera placé sur de l'haussmannien parisien et de la petite couronne.
Le coeur de cible est constitué, à l'évidence, des quelque deux millions de musulmans pratiquants en France qui n'ont aucun moyen d'investir dans l'immobilier; mais il est élargi aux partisans, toujours plus nombreux, semble-t-il, d'une « finance éthique » à l'écart des produits spéculatifs et proche de « l'économie réelle ». Comme il se doit, la conformité du produit à la loi islamique sera assurée par un charia board français composé de membres de l'Acerfi (Audit, Conformité et Recherche en finance islamique), qui avait déjà validé la première opération, le premier prêt ( par la BRED, ndlr) à l'habitat charia compatible destiné à un sportif de haut niveau pour l'achat d'une maison en région parisienne l'année dernière. Quant à l'agrément du fonds lui-même par l'Autorité des marchés financiers, il est attendu "prochainement".
Le Gouvernement des Bermudes apporte son soutien à la finance islamique |
21/04/2011
Le ministre du Développement des Affaires Patrice K Minors a indiqué que le Cabinet soutenait le rapport commissionné par le Ministère des Finances sur les opportunités pour les Bermudes en matière de marchés financiers et de fonds d’investissement islamiques, ainsi que pour le secteur de Takaful/ReTakaful.
En 2010, Price Waterhouse Cooper (PwC) a été mandaté par le Gouvernement pour un rapport dans lequel la firme a montré que le cadre présent du secteur financier offrait les mêmes avantages pour les institutions et produits de la finance islamique que pour le secteur conventionnel. Par conséquent, aucune barrière réelle n’existe, législative ou en termes de régulation, pour lancer des produits financiers islamiques sur ou depuis le territoire des Bermudes.
Session de formation à la Banque du Liban autour de la finance islamique |
19/04/2011
L'institut de formation de la Banque du Liban (BDL) a organisé une session de formation autour de la finance islamique. À cette occasion le premier vice-gouverneur de la BDL, Raëd Charafeddine, a souligné l'engagement de la BDL pour le développement de la finance islamique, notamment depuis le vote de la loi 575 en 2004.
À cet égard, il a expliqué que la BDL a mis en place des programmes de formation à l'intention de ses employés pour les familiariser avec les rouages de la finance islamique.
National Employment Savings Trust d’Angleterre mandate HSBC Global Asset Management pour son fonds sharia-compliant |
18/04/2011
National Employment Savings Trust, le fonds de pension national pour les travailleurs qui n’ont pas de couverture, créé à l'initiative du Gouvernement, a mandaté Global Asset Management pour son fonds sharia-compliant.
Le fonds sera un fonds action d’un risque moyen avec un track record ayant déjà fait ses preuves et investissant uniquement dans HSBC Life Amanah Pension fund, annonce-t-on à HSBC.
D’autres produits pourront ensuite être proposés ultérieurement selon Paul Todd, responsable de la politique d’investissement. « Par exemple, nous sommes en pourparlers avec les fournisseurs et actionnaires sur un possible élargissement de la gamme de produits qui pourrait inclure des classes d’actifs à bas risque telles que les sukuk. »
Le Moyen-Orient, cible clé pour les entreprises de Malaisie |
18/04/2011
Sur les 14,8Mds$ de projets d’infrastructure et de construction mis en œuvre par les entreprises de Malaisie, 74% étaient localisées au Moyen-Orient, a annoncé Dato Mustapa Mohammad, le ministre du Commerce et de l’industrie, montrant ainsi toute l’étendue des liens économiques tissés entre les deux principales régions de la finance islamique.
Luxembourg, capitale de la finance islamique du 10 au 13 mai |
18/04/2011
Du 10 au 13 mai 2011, le Luxembourg accueille le 8e sommet annuel de l’Islamic Financial Services Board (IFSB). Une occasion unique pour les acteurs de la Place de mettre en évidence leurs compétences et leur savoir-faire en la matière.
Dix-sept orateurs internationaux ont d’ores et déjà confirmé leur participation à ce sommet 2011 de l’IFSBqui se tiendra au nouveau Centre de conférences Kirchberg ainsi qu'à la Chambre de Commerce.
Organisé par l’IFSB, à l’initiative de la Banque centrale du Luxembourg (BCL) et soutenu par Luxembourg for Finance (LFF), ce rendez-vous réunira les plus grands experts mondiaux de la finance islamique qui viendront débattre autour d’un thème général: «Renforcer la stabilité financière: défis et opportunités pour la finance islamique».
«La BCL est la seule banque centrale européenne membre de l’IFSB à ce jour, confie Roland Weyland, secrétaire général adjoint de la banque et coordinateur de l’événement. Nous sommes également l’un des membres fondateurs de l’International Islamic Liquidity Management Corporation (IILM) institué en 2010. Cette action s’inscrit parfaitement dans le cadre de nos missions, notamment en matière de stabilité financière. Quant à Luxembourg For Finance, tout le monde connaît sa volonté de promouvoir la Place en tant que centre européen de la finance islamique et de nombreux acteurs locaux en quête de diversification s’intéressent déjà à ce domaine complexe.»
La cérémonie d’ouverture sera rehaussée par la présence et les discours du Dr Sri Mulyani Indrawati, directeur général de la Banque mondiale, de Faris A. Sharaf, président de l’IFSB et gouverneur de la Banque centrale de Jordanie, de Jaseem Ahmed, nouveau secrétaire-général de l’IFSB, et d’Yves Mersch, gouverneur de la BCL.
Le sommet proprement dit sera précédé par trois autres événements organisés à la Chambre de Commerce. Le 10 mai, un atelier sur la finance islamique permettra à tout un chacun de se familiariser avec cette matière. Il y sera notamment question des normes IFSB pour les institutions offrant des services financiers islamiques et pour les marchés financiers islamiques.
Le 11 mai, un coup de projecteur sera donné sur deux pays membres de l’IFSB, à savoir le Luxembourg et la Malaisie.
Enfin, une session spéciale sera consacrée à la gestion des liquidités dans le monde de l’industrie de la finance islamique.
Si la participation au sommet entraîne le paiement d’un droit d’entrée de 1.500€, ces trois pré-événements sont gratuits et accessibles à tous sur inscription.
Le programme complet du sommet et les modalités d’inscription sont accessibles sur le site www.ifsbluxembourg2011.com.
Aucune complication avec Bâle III pour les banques islamiques |
18/04/2011
« Le secteur de la banque islamique est bien préparé aux conséquences pratiques de Bâle III », affirme Mike Kennedy, responsable du risque au sein de l’institution britannique sharia-compliant, Bank of London and the Middle East.
Pour lui, « Bâle III ne changera pas dans les faits les défis auxquels doivent faire face les banques islamiques, mais il dominera l’agenda de beaucoup d’institutions conventionnelles, en particulier pour les plus spéculatives, les banques qui jouent sur l’effet de levier » ce qui ne concerne donc en aucun cas les banques islamiques.
Le Secrétaire général de l’AAOFI devient ministre de l’Economie en Syrie |
18/04/2011
Mohamad Nedal Alchaar, le Secrétaire général de l’Accounting and Auditing Organisation for Islamic Financial Institutions (AAOIFI) a été nommé ministre de l’Economie et du Commerce en Syrie. Il devra ainsi quitter ses fonctions de direction de l’institution érigeant les normes islamiques de l’industrie d’ici trois mois, le temps de désigner un nouveau responsable.
Dans un contexte de protestations anti-gouvernement dans les pays arabes, le Président Bashar al-Assad a nommé un nouveau cabinet et promis de nouvelles lois.
Un MoU entre les îles Caïman et Dubaï |
17/04/2011
The Dubai Financial Services Authority (DFSA ) et the Cayman Islands Monetary Authority (CIMA) ont signé un protocole d’entente. Les îles Caïman ont toute capacité à mener des opérations sharia-compliant sur leur territoire
Le sukuk East Cameron a d'ailleurs utilisé les îles Caïman comme domicile pour son SPV off shore.
Le Kirghizstan ouvre sa première firme de courtage islamique |
11/04/2011
Le Kirghizstan a ouvert sa première firme de courtage islamique pour réunir les investisseurs et entrepreneurs, a annoncé le Département religieux des musulmans du Kirghizstan.
Cette compagnie a débuté son activité il y a un mois et a déjà forgé des liens avec le Kazakhstan, la Russie, la Chine, l’Arabie et les Emirats. Elle vise principalement les entreprises de petite taille.
Le pays, qui compte 75% de musulmans, a voté une loi en 2010 pour permettre aux banques de proposer des produits en accord avec les principes de la Chariah.
Une joint venture de Gatehouse pour la création de Gatehouse Napier Limited, premier courtier en assurance sharia-compliant |
11/04/2011
La banque d’investissement sharia-compliant britannique Gatehouse Bank a annoncé une joint venture avec Paul Napier Ltd, courtier en assurance de Lloyd localisé à Londres, qui sous le nom de Gatehouse Napier Limited, crée ainsi le premier courtier en assurance sharia-compliant au monde, selon le communiqué.
Gatehouse a acquisi pour plus de 200 M£ de biens immobiliers dans un marché estimé par le cabinet d’avocats Trowers and Hamlins à 3 Mds£ d’investissements provenant du Golfe depuis la fin de la crise financière. Toutefois, la banque ne bénéficie pas de moyens de protection de risque commercial pour les actifs de ses clients.
Le mandat de Gatehouse Napier est de se concentrer sur la gestion et la provision de la protection de risque pour les institutions financières.
L’Egypte reporte la législation sur les sukuk |
11/04/2011
L’Egypte a dû repousser à mai prochain (au lieu du premier trimestre) l’introduction de la législation visant à réguler les sukuk, en raison des protestations qui ont amené à la chute de l’ancien Président Hosni Mubarak, a déclaré le président de l’autorité régulatrice égyptienne des marchés financiers, Ashraf El Sharkawy.
Pour le directeur de Faisal Islamic Bank of Egypt Abdel, Hamid Abou Mousa, « l’Egypte est un des plus grands marches dans la région, mais le problème jusqu’à présent a été le manque de régulation », a-t-il indiqué, parlant de la volonté de sa banque d’émettre lorsque la législation le permettra, soulignant qu'il ne fait « aucun doute » que les sukuk égyptiens trouveront des investisseurs du Golfe dès qu'ils seront émis.
« La Tunisie deviendra le Singapour de la Méditerranée » |
09/04/2011
L'Institut Arabe des Chefs d'Entreprise a abrité, le vendredi 8 avril 2011, une rencontre-débat autour du Programme économique et social du gouvernement de transition.
Interrogé sur le système bancaire, le ministre des finances Jalloul Ayed a souligné qu’une réforme « très profonde » doit être mise en place afin de sauver le secteur. « On peut devenir un vrai centre de finance islamique et la Tunisie deviendra le Singapour de la Méditerranée ! » a-t-il déclaré d’un ton enthousiaste.
Deux licences accordées à Maurice |
09/04/2011
Le Vice-Gouverneur de Bank of Mauritius Iqbal Belath a informé, au cours d'une conférence organisée par AlHuda Centre of Islamic Banking and Economics Pakistan, que la Banque centrale a octroyé deux licences de banques islamiques.
Pour lui, le pays avance vite dans cette voie puisqu’il est désormais membre de l’Islamic Financial Services Board (IFSB) et de l’Islamic Management Liquidity Board.
Belle percée des banques islamiques au Kenya |
08/04/2011
La pénétration des services financiers islamiques s'accentue au Kenya, où ils « performent » notamment sur le segment de la population, jusqu'ici exclu du système en raison de ses croyances religieuses.
Ainsi, les banques islamiques contrôlent désormais 0,9% du total des comptes, vient de révéler la Banque centrale du Kenya.
Cette dernière se base sur les statistiques de la Gulf African Bank et de First Community Bank qui sont exclusivement conformes à la Charia.
Faisant un peu de prospective sur ces avancées, le professeur Njuguna Ndung'u, gouverneur de la Banque centrale du Kenya, a estimé que : « L'adoption de la finance islamique devrait croître de façon exponentielle en Afrique subsaharienne. Et que le Kenya fait partie des pays africains qui prennent l'initiative pour des services bancaires conformes à la Charia. »
La Malaisie lance le premier indice boursier sur l’industrie Halal |
07/04/2011
Cette semaine, la Malaisie va accueillir deux événements majeurs dans l’industrie du Halal. La 6ème édition du World Halal Forum 2011 qui se tient le 4 et 5 avril à Kuala Lumpur suivie de la 8ème édition du MIHAS(Malaysia International Halal Showcase) du 6 au 9 avril 2011, salon qui regroupe tous les acteurs mondiaux de l’industrie du Halal.
Positionné sur le segment historique des produits carnés (viandes, plats cuisinés…), le Halal se retrouve désormais dans tous les secteurs allant de l’alimentaire aux boissons, aux produits pharmaceutiques, aux articles de toilette, aux produits à base de plantes, aux services bancaires et aux assurances. Pour accompagner l’industrie halal en pleine essor dans le monde, le secteur dispose désormais d’un indice boursier.
La Jordanie émerge en tant que hub dans la région |
07/04/2011
Le marché jordanien montre un grand dynamisme avec l’arrivée du géant saoudien Al Rajhi Bank à la fin du mois de mars.
Jordan Islamic Bank (JIB), la plus ancienne banque islamique du pays qui a été ouverte en 1978, doit désormais affronter la compétition des nouveaux entrants que sont Jordan Dubai Islamic Bank (JDIB) et Al Rajhi Bank, en plus d’Islamic International Arab Bank, qui a été la deuxième à pénétrer le marché en 1998.
Il faut dire que la Banque centrale, déclarent les autorités, a « aidé le secteur à croître et à développer le marché ». En 2009, elle a accordé une licence à trois nouvelles banques : Jordan Islamic Bank (JIB), National Bank of Abu Dhabi et Al Rajhi.
JIB est actuellement l’acteur dominant du marché avec un profit avant impôt de 57,4M$ en 2010. Le total des dépôts des clients atteint les 3,3Mds$ aujourd’hui. Cette institution s’est vue attribuer en février 2010 une note de AA à nouveau par l’Islamic International Rating Agency.
Jordan Dubai Islamic Bank (JDIB) a, quant à elle, accru son capital de 70,4M$ en janvier 2010 à 105,5M$ en octobre de la même année. En avril 2010, JDIB a généré un revenu total d’1,7M$.
Al Rahji, fondée en Arabie Saoudite en 1957, est la banque la plus rentable au monde avec un total d’actifs de 45,87Mds$. Elle a enregistré un profit net de près de 2Mds$ en 2011. Ses projets jordaniens tout récents constituent le second pays étranger dans lequel elle opère après la Malaisie. Son implantation en Jordanie marque un tournant en situant ce territoire comme un nouveau hub de la région.
L’Indonésie s’apprête à émettre 115M$ de sukuk |
07/04/2011
Le ministère des Finances d’Indonésie a annoncé avoir planifié la vente de sukuk pour le 12 avril prochain avec l’ambition de lever 115M$.
La série de quatre types de sukuk aura une maturité de 6, 14, 19 et 24 ans avec des primes entre 9,10 et 10,25%.
Les hommes d’affaires saoudiens plébiscitent l’investissement en Bosnie |
07/04/2011
La Banque islamique de développement, Al Baraka Banking Group ainsi que d’autres investisseurs saoudiens ont formé une joint venture en Bosnie au capital de 50M$, a déclaré le Président de la Chambre de commerce et d’industrie islamique d’Arabie Cheikh Salah Kamel.
Pour celui qui est aussi le fondateur d’une des principales banques islamiques au monde qu’est Al Baraka, cette joint venture permet de « préparer le terrain et ensuite d’inciter les investisseurs à investir. »
L’Arab Financing Facility for Infrastructure (AFFI) pour une intégration régionale |
07/04/2011
La nouvelle entité du nom d’Arab Financing Facility for Infrastructure (AFFI) envisage de lever 1Md$ de fonds pour un investissement en infrastructure transnational. Elle ambitionne de combler la carence estimée à 40Mds$ annuelle dans les pays arabes.
Cette levée de capitaux est le fruit d’une collaboration entre la Banque mondiale, l’International Finance Corporation (IFC) et la Banque islamique de développement (BID). Les projets de l’AFFI visent principalement des infrastructures ayant une dimension régionale, liant de ce fait les pays entre eux pour construire une coopération économique.
Un besoin évalué entre 75Mds$ et 100Mds$ annuels est nécessaire pour permettre de soutenir les taux de croissance actuellement enregistrés.
06/04/2011
Une conférence aura lieu en Irlande le 11 avril prochain montrant l’intérêt de ce pays pour la finance islamique.
L’évènement, organisé par the Chartered Institute of Management Accountants, accueillera le grand jurisconsulte Mohd Daud Bakr, ainsi que Barry O’Leary, directeur d’IDA Ireland, John Moran, de la Banque centrale et expert en finance islamique ainsi que John Willsdon de CIMA Centre of Excellence.
L’Ouganda reprend le contrôle de Tropical appartenant à la Libye |
04/04/2011
La Banque centrale de l’Ouganda a repris le contrôle de Tropical African Bank pour la protéger des sanctions imposées à la Libye par l’ONU, selon le Gouverneur Emmanuel Tumusiime Mutebile.
C'est en effet le gel des 375M$ d’avoirs de la banque qui a provoqué la prise de contrôle de Tropical African bank par le Gouvernement ougandais.
Tropical est à l’avant-garde de la finance islamique en Ouganda, où elle s’apprête à devenir la première institution à offrir de tels produits dès la ratification par le Parlement de la législation régulant cette industrie.
Avant les sanctions de l’ONU, Tropical était détenue très majoritairement (99,7%) par le gouvernement libyen, via la Libyan Foreign Bank, la République de l’Ouganda en possédant seulement 0,3%.
Le marché malaisien dépasse 1000Mds de ringgit |
04/04/2011
Nouveau signe de la suprématie de la Malaisie dans l’essor du marché de capitaux islamiques : le dernier rapport de l’autorité des marchés financiers du pays. Pour la première fois, la taille du marché des capitaux sharia-compliant excède 1 000 milliards de ringgit, soit 330Mds$.
Ce chiffre est le résultat d’un taux de croissance de plus de 15% en 2010, dépassant ainsi celui du marché des capitaux conventionnel.
La majeure partie des actifs sont les actions islamiques, par l’intermédiaire de fonds mutuels, à hauteur de 756Mds de ringgit -250Mds$-, et les sukuk qui atteignent 294Mds de ringgit -97Mds$. Le marché des actions islamiques est ainsi supérieur à celui des actions conventionnelles, qui représente 519Mds de ringgit -171,5Mds$.
Les projets de développement de Malaisie boostent les émissions de sukuk |
04/04/2011
Avec son programme de développement de444 Mds$ mis en place par le Gouvernement, la Malaisie a augmenté ses émissions de sukuk et se place comme leader incontestable des années à venir.
Le plus important financement d’Etat (5.8Mds de $ -48Mds de ringgit) concerne un projet de développement ferroviaire dans la capitale, suite à l’initiative du Premier ministre Najib Razak de pousser l’économie sur 10 ans.
« Les ventes de sukuk en Malaisie vont probablement atteindre 60% du total mondial cette année », annonce Raf Haneef, directeur d’HSBC Amanah Malaysia, qui s’attend à participer à l’émission de 6 à 10 sukuk, dont 2 ou trois de l’ordre d’1Md$.
Le Gouvernement de Dubaï en délégation en France et en Allemagne pour la formation en finance islamique |
04/04/2011
Le Gouvernement de Dubaï s’apprête à emmener une délégation « finance islamique » en France et en Allemagne.
La formation s'appuiera sur les compétences d’Ethica Institute of Islamic Finance, entreprise qui déclare avoir 20 000 utilisateurs payants dans 40 pays, se plaçant ainsi comme le premier institut de formation au monde en matière de finance islamique.
La délégation de Dubaï apporte ainsi réponse à des demandes officielles européennes de formation en finance islamique.
Dubai Islamic Bank achète des parts de contrôle dans Tamweel |
04/04/2011
Dubai Islamic Bank a payé 102M$ afin d’acquérir des parts de contrôle dans Tamweel, plus grand prêteur islamique des Emirats.
De nouveaux produits financiers islamiques aux Etats-Unis |
01/04/2011
University Islamic Finance Corp, la filiale sharia-compliant d’University Bank au Michigan, espère atteindre les musulmans des classes supérieures avec les deux nouveaux produits Takaful qu'elle vient d'ajouter à sa -courte- gamme : une assurance auto et immobilière.
Il est à noter, en effet, que dans ce pays de financiarisation très poussée, seulement deux types de produits financiers islamiques - prêts hypothécaires et fonds mutuels- étaient jusqu'ici proposés.
Les sharia scholars doivent-ils être payés par la banque qui les emploie? |
31/03/2011
Les sharia scholars qui oeuvrent au sein des sharia boards des banques doivent-ils être payés par l’institution pour laquelle ils vont valider des produits? C’est la question que pose Muhammad Yousuf Saleem Professeur au département d’économie à l’International Islamic University, Malaysia (IIUM).
Pour cet universitaire, les sharia boards doivent avoir une plus grande indépendance alors qu’ils sont centraux dans l’activité d’évaluation de la conformité de tout le système. « Actuellement, les membres du conseil sont nommés et payés par les banques où ils travaillent. C’est une des faiblesses du système actuel. Le pouvoir de désigner et d’exclure un jurisconsulte du conseil doit devenir une prérogative de la banque centrale, » estime-t-il.
Concernant l’ouverture de « fenêtres islamiques » dans les banques conventionnelles, il est d’avis que « nous pouvons seulement approuver ces fenêtres comme une étape transitoire, pas un système permanent, car nous ne savons pas comment ils opèrent la séparation de leurs transactions ni comment ils utilisent leurs fonds. Les banques traditionnelles doivent ouvrir des branches séparées pour la finance islamique afin d’éviter de mélanger les fonds, » a-t-il expliqué.
Ouverture de la première banque islamique à Maurice |
31/03/2011
La première banque islamique de Maurice a ouvert ses portes début avril, en présence du ministre mauricien des Finances, Pravind Jugnauth, et du Gouverneur de la Banque de Maurice, Rundheersingh Bheenick
La Century Banking Corporation (CBC) est le fruit d’un partenariat stratégique entre des investisseurs du Qatar et le groupe British American Investment Group.
Elle est dirigée par Hesham Shokry, qui a souligné sa volonté de travailler en partenariat avec l’Etat mauricien afin de construire l’infrastructure nécessaire à la finance islamique et de l’harmoniser avec les lois et réglements en vigueur à Maurice.
« Nous allons consacrer nos deux à trois premières années à la finance de gros, la trésorerie et la gestion des fortunes », a indiqué M. Shokry.
Reims Mangement School lance un certificat "finance islamique" |
30/03/2011
"Le modèle de la finance dite ‘islamique’ connaît une croissance exponentielle", constate Reims Management School (RMS), qui lance un Certificat "Islamic Banking and Finance", pour répondre à la pénurie de compétences dans ce domaine.
Ce certificat, adossé au Master of Science in Finance and International Banking de RMS, est proposé en partenariat avec l’INCEIF (International Centre for Education in Islamic Finance), "une Université malaisienne de référence dans le domaine de la finance islamique".
La formation, dispensée entièrement en anglais, se déroulera de janvier à avril 2012. Son montant est fixé à 6 000 €.
La Banque centrale du Maroc pourrait lancer un sukuk |
30/03/2011
Le gouverneur de Bank-Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri.Bank-Al-Maghrib a déclaré à Reuters que la banque centrale marocaine est en pourparlers avec le groupe professionnel des banques du Maroc(GPBM), pour l’introduction sur le marché d’un sukuk.
La négociation BAM/GPBM porterait sur la réglementation permettant l’émission de « sukuk », Depuis 2007, la BAM permet à certaines banques de proposer des produits financiers islamiques à leurs clients, mais ne délivre pas de licences à des institutions islamiques à part entière.
Plusieurs acteurs économiques, à l’instar de Norfadelizan bin Abdul Rahman, vice-président des marchés islamiques de la bourse malaisienne, soutiennent que la finance islamique pourrait avoir un grand succès au Maroc. Il estime que « le Maroc, de par son positionnement, sa stabilité et le degré de développement de ses activités financières, peut devenir un acteur majeur de la finance islamique dans la région », rapporte HalalMagazine.
Retour aux profits pour Ithmaar |
28/03/2011
Après une perte sèche de 44M$ en 2009, la grande banque islamique de Bahreïn, Ithmaar Bank a annoncé un résultat de 51,4M$ en 2010 pour son bilan consolidé .
Mohammed Bucheerei, directeur général de l’institution, estime que 2010 est « l’année de la transformation ».
Rappelons que, dans son ambition de devenir un des principaux groupes de l’industrie financière islamique, Ithmaar a procédé à une importante réorganisation en intégrant sa filiale Shamil Bank.
« Le meilleur moyen de combattre le chômage, c’est l’économie islamique » |
28/03/2011
Le meilleur moyen de surmonter le chômage dans le monde musulman réside dans l’application des principes de l’économie islamique et de la Zakat, a dit le fondateur d’Al Baraka, Saleh Bin Abdullah Kamel.
Lors du Jeddah Economic Forum 2011, il a appelé la Banque centrale, la Saudi Arabian Monetary Agency, à accélérer la mise en place d’un shariah board pour réguler le travail des banques de la même manière qu’en Malaisie.
Selon le Cheikh Salah Kamel, la finance islamique moderne devrait être introduite dans l’enseignement à l’école. « Si nous avions appliqué la finance islamique dans notre travail, la crise financière mondiale ne serait jamais arrivée. » a-t-il conclu.
Bank Asya souhaite devenir la première banque islamique en Inde |
28/03/2011
La banque turque Asya ambitionne d’offrir des produits sharia-compliant en Inde et a demandé l’agrément de la Banque centrale du pays.
Un officiel du ministère des Finances a indiqué que « jusqu’à présent la banque a seulement cherché à obtenir la permission d'ouvrir un bureau de représentation. » La Banque centrale s’apprête à considérer désormais la nouvelle demande de Bank Asya.
Des comptes de trading islamiques afin de satisfaire aux besoins des clients de confession musulmane, |
28/03/2011
Société d’investissement Européenne totalement régulée et accréditée spécialisée dans le trading de CFD pour les devises monétaires, matières premières et indices boursiers, le groupe Ava FX a été fondé en 2006 par une équipe de professionnels de la finance et des technologies internet. Depuis près de cinq ans, Ava s’efforce de créer des conditions de trading optimales pour ses clients. Elle fait partie des leaders des brokers en ligne dans le monde. Dans sa volonté d’œuvrer au plus proche de ses clients de confession musulmane, respectueux de la Sharia, AVA FX propose des comptes de trading islamiques.
Les clients ont ainsi la possibilité d’ouvrir un des quatre comptes suivants :
• Compte Gold-islamique
• Compte Silver-islamique
• Compte Platinum-islamique
• Compte VIP
Pour un premier dépôt de 300 dollars,auquel s'ajoute un bonus de bienvenue de 75 dollars, les clients pourront choisir le compte Gold-islamique
Pour un premier dépôt de 1000 dollars avec un bonus de bienvenue de 150 dollars, et un accès direct à la salle de marché, d’informations et de signaux forex envoyés gratuitement par SMS, les clients pourront choisir le compte Silver-islamique.
Pour un premier dépôt de 10 000 dollars, auquel s'ajoute un bonus de bienvenue de l’ordre de 10%, d’un « dealer » privé pour accéder directement à la salle de marché, d’informations et de signaux forex envoyés gratuitement par SMS, les clients pourront choisir le compte Platinum-islamique.
Enfin pour un premier dépôt de 50 000 dollars, les clients bénéficieront d’un bonus spécial VIP ainsi que d’un compte VIP sur mesure.
European Islamic Investment Bank déboutée dans l’affaire Algosaibi |
28/03/2011
European Islamic Investment Bank, l’institution islamique londonienne, a été déboutée de sa demande auprès de la justice devant laquelle elle réclamait 78M$ à Ahmad Hamad Algosaibi & Brothers Co. La Cour a rejeté la possibilité pour EIIB de se joindre à la plainte collective à l’encontre de la compagnie d’investissement saoudienne, arguant que la banque londonienne avait mis trop de temps à décider de se joindre à l'action collective.
La plainte est déposée par plusieurs banques qui réclament au total 250M$ , parmi lesquelles Arab Banking Corp, la plus fortement touchée, qui réclame 140M$, HSBC, British Arab Commercial Bank et Credit Agricole SA, qui réclament respectivement 85M$, 19M$, et 6M$.
EIIB envisage toutefois de se joindre à une autre poursuite judiciaire contre Algosaibi, menée par BNP Paribas, qui réclame 4M$.
L’affaire concerne un litige entre Algosaibi et Maan al Sanea, le fondateur de Saad Group d’Arabie Saoudite. Les défauts cumulés des deux familles totalisent un montant astronomique de 15,7Mds$ effectués auprès de 80 banques. Les poursuites ont actuellement lieu à leur encontre dans plusieurs tribunaux à travers le monde.
Amr Saad Al Menhali nouveau directeur de la finance islamique d'Abu Dhabi Comercial Bank |
28/03/2011
Abu Dhabi Comercial Bank (ADCB) a nommé Amr Saad Al Menhali en tant que nouveau directeur de la finance islamique. Cette annonce est une consécration pour ce grand professionnel qui a piloté la mise en œuvre du département de finance islamique de la banque, lancé seulement en 2008.
Amr Saad Al Menhali, qui a rejoint ADCB en 2006, est aussi membre , au nom d’ADCB, du conseil d’administration d'Abu Dhabi Finance (ADF) et d'Abu Dhabi Commercial Islamic Finance Company (ADCIF).
Actualités de Paris-Europlace |
25/03/2011
QATAR
Dans le prolongement de l'accord de coopération signé avec le centre financier du Qatar (QFC) en 2009, Paris EUROPLACE, en partenariat avec l'AFG, recevra une délégation qatarie à Paris en mai 2011. Les échanges seront consacrés à la gestion d'actifs, priorité stratégique du QFC. Un forum sur la gestion d'actifs au Moyen-Orient sera d'ailleurs organisé au Qatar en octobre 2011 avec des représentants français.
Paris EUROPLACE et QFC mènent conjointement un projet de rédaction de « Business Case Studies » en finance islamique. Des études de cas sont en phase de rédaction, avec le soutien actif de partenaires académiques de premier plan, HEC et Qatar Faculty of Islamic Studies, et devraient être publiées d'ici octobre 2011. Leur distribution sera mondiale, auprès des universités et formations exécutives qui enseignent la finance islamique.
DUBAI
Paris EUROPLACE accueillera une délégation d'investisseurs de Dubaï à Paris les 14 et 15 avril prochains sur le thème de la finance islamique.
BAHREIN
Paris EUROPLACE accompagne à Bahreïn une mission de l'Université Paris Dauphine consacrée à la finance islamique du 21 au 28 avril 2011.
Nouvel opérateur Takaful aux Emirats: Wataniya Takaful |
17/03/2011
Wataniya Takaful, un nouvel assureur islamique, soutenu par d'importants actionnaires de la ville d’Abu Dhabi, sera coté à la bourse des Emirats avant fin avril.
Cet opérateur de Takaful projette de lever 22,5M$, soit 55% de son capital, par son introduction en bourse.
Il bénéficiera alors d’un capital de près de 41M$ (150Mdirham) pour fournir ses services d’assurance islamique.
Les Emirats Arabes Unis disposent de 59 compagnies d’assurance et de 7 opérateurs Takaful.
Premier sukuk Al Ijara dans le marché iranien des capitaux |
15/03/2011
Le président de la Securities and Exchange Organization (SEO) d’Iran Ali Saleh-Abadi, a annoncé que la SE0 a donné son accord pour l’émission d’un sukuk. Cette première émission d’un sukuk Al Ijara sur le marché des capitaux iranien sera le fruit de Mahan Airline, selon M. Saleh-Abadi.
« L’organisation est en train de développer une régulation de nouveaux instruments financiers Istisna pour les sukuk, dont on espère qu’elle recevra l’accord de la Cour Suprême de la Bourse en début d’année prochaine, » a-t-il ajouté.
D’après lui, six autres entreprises ont déposé une demande similaire auprès de la SEO.
Plaidoyer pour une industrie financière solide |
15/03/2011
Article paru dans Réussir
La finance islamique peut être le socle d’une industrie financière solide, a soutenu le président-directeur général de l’Institut africain de la finance islamique. M. Mouhamadou Lamine Mbacké, en prélude au forum qui se tiendra à Dakar le 20 et 21 juin 2011.
Ce forum, le deuxième du genre veut ratisser large, indique M. Mbacké, qui rappelle que la première édition avait été limitée au pays membres de l’Uemoa. « Cette fois-ci, nous allons l’élargir à la Cedeao. Il y aura au moins quinze pays qui vont y participer », déclare-t-il.
« Nous allons réunir des pays afin que chacun partage l’expérience de l’autre pour que la finance islamique soit la base d’une industrie financière solide », poursuit M. Mbacké, qui précise que la microfinance islamique occupera aussi une place de choix durant ce forum.
« La finance islamique doit être un bon levier pour le financement des infrastructures »,
mais la règlementation en vigueur constitue un sérieux obstacle pour la finance islamique au Sénégal, estime M. Mbacké, qui rappelle toutefois que, depuis le dernier forum, d’importantes mesures ont été prises. « Le ministre des Finances nous a d’ailleurs fait part de son soutien. Au cours de ce forum, il s’agira aussi de discuter de cette réglementation », se réjouit M. Mbacké.
Première banque offrant des produits islamiques en Azerbaïdjan |
15/03/2011
Nikoil Bank d’Azerbaïdjan a mis sur le marché un produit de finance islamique et trois autres sont en cours de finalisation, a annoncé le responsable du développement de produits islamiques Anar Yusufzade.
Evoquant le premier produit en date, le ‘Wadi'ah Yad Daman’, que vient de lancer la banque, il indique que « le nouveau produit est un compte d’épargne. Les trois produits supplémentaires sont en cours de développement. Il s'agit d'un autre produit de dépôt et deux de prêts. »
M. Yusufzade a précisé que la législation du pays ne permettait pas l’utilisation de produits islamiques. Toutefois, il est possible d’en fournir un certain nombre sans violer la loi, a-t-il dit. Seulement, il est difficile d’en développer d’autres en raison de ces limites.
La Bank Al Jazira d’Arabie Saoudite s’intéresse à une émission de sukuk |
15/03/2011
Al Jazira Bank d’Arabie Saoudite prévoit d’émettre un sukuk en devise locale pour dynamiser son capital afin de répondre à ses projets d’expansion.
La banque n’a toutefois pas précisé à Reuters le montant de l’émission, indiquant seulement que l’opération serait menée par HSBC et Morgan Chase & Co. Cette annonce d'Al Jazira Bank confirme une fois de plus le regain d’intérêt pour les sukuk depuis quelques mois.
Finance islamique et bien commun à Oxford |
14/03/2011
The Securities Commission Malaysia (SC), le régulateur du pays qui se déplace rarement à l’étranger, et the Oxford Centre for Islamic Studies (OXCIS) organisent une conférence-débat au sein de l’Université.
Avec un panel de personnalités de premier plan composé de praticiens, d’académiques, de régulateurs et de shariah scholars, la discussion portera sur le thème de « la finance islamique et le bien commun ».
De la finance islamique à l’Africa Banking Forum en partenariat avec le cabinet Mazars |
14/03/2011
Ce sont les 2, 3 et 4 juin 2011 à Tunis, sur le thème « Nouveaux leviers pour la banque de demain » que se tiendra la 3ème édition d’Africa Banking Forum (ABF). Il s’agit d’un évènement régional des métiers de la banque de l’Afrique du Nord, du Centre et de l’Ouest.
Cette édition sera organisée par i-conférences en partenariat avec la Banque Africaine de Développement (BAD) et Mazars Masnaoui, un cabinet d’audit et de conseil établi au Maroc. Elle se penchera sur les mécanismes et les stratégies permettant aux banques africaines de faire face aux enjeux évolutifs du secteur, notamment sur les plans juridique et réglementaire et au niveau des structures internes. Il sera également question des opportunités de développement externes et de la capacité d’innovation des banques africaines ainsi que des segments porteurs tel que la finance islamique.
En plus des ateliers, les conférences au programme auront pour thèmes « les tendances 2011 et perspectives de développement 2012-2013 », « la capacité d’intégration des nouveautés réglementaires et juridiques », « la consolidation des structures et amélioration de la gestion interne », « arbitrer entre stabilité et croissance », « la course vers la taille critique, les fusions-acquisitions et la conquête de nouveaux marchés », « l’émergence de la finance islamique », et « le développement de la capacité d’innovation ».
Depuis sa première édition il y a trois ans à Marrakech, l’ABF rassemble chaque année plus de 200 délégués régionaux et internationaux. L’occasion pour ces professionnels des métiers de la banque (consultants financiers et stratégiques, conseillers juridiques, investisseurs régionaux et internationaux, etc.) de débattre des enjeux de la dynamique bancaire et des perspectives de développement du secteur dans la région.
Un sukuk benchmark de 500M$ au Kazakhstan |
14/03/2011
Le Gouvernement du Kazakhstan renoue avec ses projets d’émettre cette année un premier sukuk de 500 M$, qui pourrait créer un benchmark pour les futures entreprises émettrices.
Le pays ambitionne d’attirer pas moins de 10Mds$ de financements islamiques dans les 5-7 prochaines années.
Isfin : un club international d'avocats spécialisés en finance islamique |
14/03/2011
Une quinzaine de cabinets d'avocats viennent de créer Isfin, le premier réseau mondial de spécialistes de la finance islamique, un secteur du droit en pleine croissance. Côté belge, le fiscaliste Thierry Afschrift fait partie de l'aventure. Il rejoint entre autres, en Europe, Gide Loyrette Nouel, , Cuatrecasas (Espagne), Arendt & Medernach (Luxembourg), Morais Leitao (Portugal) ou encore Chiomenti (Italie).
Dans un deuxième temps, le réseau, qui cherche à atteindre une soixantaine de membres, s'ouvrira à des cabinets basés au Moyen-Orient. Une première rencontre est prévue en mai prochain au Luxembourg.
«Le but est de créer un réseau d'experts, afin d'échanger les best practices dans le domaine de la finance islamique, mais aussi de se profiler sur les marchés locaux», précise Laurent Marlière (Scipion).
Selon l'initiateur du projet, le créneau offre de multiples potentialités : accompagnement des gouvernements nationaux dans l'adaptation de leur arsenal législatif, conseil local aux investisseurs en finance islamique, suivi des investisseurs occidentaux désireux de s'engager dans les pays actifs en finance islamique.
Revenu net de 219 M$ pour Dubai Islamic Bank |
14/03/2011
Dubai Islamic Bank, la plus grande banque conforme à la Chariah des Emirats Arabes Unis, vient de publier son bilan 2010. Elle a engrangé un revenu net de 219M$ -806M de dirhams- pour la seule année dernière.
Le chiffre d’affaires d’après les données compilées par Bloomberg atteindrait 327 M$ -1,2Mds dirhams.
Un sukuk pour First Gulf Bank cette année? |
14/03/2011
La seconde plus grande banque d’Abu Dhabi, First Gulf Bank, va faire appel une nouvelle fois au marché de la dette avec, peut-être ,l’émission d’un sukuk, annonce son directeur. L’institution émiratie, qui avait déjà recouru à une obligation en francs suisses de 200M$ en janvier dernier, envisage de se refinancer à nouveau.
Selon Andre Sayegh, « nous allons peut-être entrer dans une transaction bilatérale ou émettre une obligation sous notre programme d’émission EMTN [Euro Medium Term Note] ou un sukuk. »
Pas de précipitation pour accorder une licence aux méga-banques en Malaisie |
09/03/2011
La Banque centrale de Malaisie ne voit pas de raison de se précipiter pour accorder deux licences pour la mise en place de méga-banques islamiques qui modifieraient le paysage bancaire du pays. La Bank Negara, qui avait lancé la proposition d'autoriser la création d'une banque islamique avec un capital minimum d'1Md$ à deux entités, estime nécessaire de prendre le temps nécessaire pour s'assurer de la qualité des investisseurs.
« Nous ne sommes pas pressés car nous avons déjà 17 banques islamiques. », a souligné le vice-Gouverneur Datuk Mohd Razif Abdul Kadir, ajoutant « Nous devons être réalistes...trouver 1Md$ n'est pas facile ».
51,4 M$ de profit pour Ithmaar Bank |
09/03/2011
L'institution sharia-compliant de Bahreïn, Ithmaar Bank, a engrangé un revenu brut de 51,4M$ en 2010, après une perte sèche de 44M$ en 2009.
Les revenus consolidés de la banque ont atteint 103,2M$, soit une augmentation de 92% par rapport à 2009.
Toutefois, la banque a connu une perte consolidée de 150,1M$ attribuable aux actionnaires qui ont exigé une provision pour dépréciation de 197,4M$. Ces montants sont à mettre en balance avec une perte de 247,4M$ pour 2009.
Le président d'Ithmaar, le Prince Amr Mohammed Al Faisal, a déclaré que « les conditions du marché continuent d'être très difficiles et volatiles, en particulier pour la transition d'une banque d'investissement à une banque de détail », comme l'a récemment fait Ithmaar.
« Le bilan reste solide et continue de croître, avec un accroissement du total des actifs de 10,5% atteignant 6,7Mds$, » a dit le Prince Amr.
Emirates Islamic Bank cible les start-up |
09/03/2011
Emirates Islamic Bank, une filiale d'Emirates NBD, fait appel à des analystes spécialistes des PME afin de cibler les entrepreneurs de start-up. La banque compte leur proposer différents produits de financement à partir du prochain trimestre.
Le responsable de la banque de détail d'EIB, Faisal Aqil, considère que la banque a été la première du pays à offrir des prêts aux entrepreneurs, quelle que soit leur nationalité, sur la base de la création d'une start up.
Si M. Aqil se réclame d'une responsabilité sociale que porterait la banque - « Cette offre fait partie de notre responsabilité sociale vis-à-vis des entreprises et de la communauté. » - il avoue aussi que les PME sont le secteur le plus lucratif, qu'elles représentent 15% du portefeuille total de la banque, qui désire avoir une approche plus aggressive. « Le prêt aux PME est un des plus profitables secteurs de notre compatibilité, ».
Zitouna, banque publique...en bonne santé |
08/03/2011
Une fois publié au Jort le décret-loi portant confiscation des biens, meubles et immeubles, de nombreux membres des deux familles BAT (Ben Ali & Trabelsi) et de leurs alliés par mariage, tout ce qui a été confisqué deviendra un bien public et sera géré par le Fonds spécial constitué à cette fin. Ce sera le cas d’entreprises comme celles appartenant aux Trabelsi, aux Ben Ali ou encore des entreprises notoires comme la banque Zitouna dont le gendre de l’ancien Président, Sakher El Materi, détenait plus de 87 %.
Cette banque, juridiquement bien constituée et disposant de son autorisation accordée par la BCT, deviendra une banque publique. Cela semble désormais une certitude, même si l’on ignore encore les conditions et les détails de procédure de cette confiscation. En attendant, c’est un administrateur, indépendant et issu de la STB, qui dirige cette nouvelle banque publique.
Au 31 décembre de l’année dernière, cette nouvelle banque publique ne se portait pas si mal que cela, même pour une banque qui a à peine clos le premier bilan de son existence et qui ne pouvait être, comme pour toute nouvelle entreprise, que déficitaire tant et si bien que le business plan de toute banque s’étale sur au moins 4 années pour devenir bénéficiaire.
A fin 2010, la banque publique Zitouna possédait des capitaux propres de 51,4M$ -72,469 MDT-, un total d'actifs de 368M$ -519,242 MDT- et un ratio de solvabilité de 16% (2 fois le Cook).
Pour un PEB de 5,6M$ -7,958 MDT-, la banque Zitouna a réalisé un PNB de 5,504 MDT, avec des dotations aux provisions divers, frais du personnel (4,2M$ -5,9 MDT- pour 350 employés, dont 47 % de cadres, dont 115 diplômés de l’université) et des charges d’exploitation (2.27M$:3,254 MDT), Zitouna termine sa première année avec un résultat, négatif de 5,7M$ -8,1 MDT- . «Cela est dans l’ordre normal des choses», nous dira un professionnel du secteur qui insiste sur le fait qu’aucune banque nouvelle ne peut espérer de retour sur investissement avant trois à quatre années d’exercice.
La banque, qui avait terminé 2010 avec un volume de dépôts à 280M$ -394 MDT- dont 40 % provenant de particuliers, a certes connu un flottement dans son activité, juste après la Révolution et la fuite de son fondateur. Différents retraits ont été ainsi enregistrés, notamment de la part de gros comptes, étatiques notamment, comme Tunisie Télécom (retrait de 18.5M$ : 26 MDT) ou encore la Cnam et quelques autres. Mais le volume des retraits n’a pas dépassé 56.8M$ -80 MDT-, ne représentant que 20 % des dépôts. L’assise financière de l’entreprise n’en est pas moins restée solide, affirme le management qui signale que Zitouna a 85M$ -120 MDT- placés sur le marché monétaire tunisien et dans le secteur du leasing sousl la forme de "mourabaha inter-bancaire", ce qui représente une manne financière importante et une bonne trésorerie de guerre.
«Depuis, aussi, les retraits sont en train d’être compensés par le volume grandissant des affaires avec les grands comptes, parmi les grands groupes tunisiens participant au capital de la banque », affirme le nouveau management de la banque. Chez les particuliers, le volume de retrait n’a pas dépassé les 5 % des dépôts, «et ils sont dans un retour progressif », ajoute-t-il. Signe de cette reprise et du retour de confiance d’une clientèle tunisienne de particuliers qui y vont souvent par conviction religieuse, indépendamment de l’actionnariat, la banque Zitouna qui a déjà engrangé 25 000 comptes ouverts pour 22 mille clients, enregistre l’ouverture d’une moyenne quotidienne de 80 nouveaux comptes, depuis la Révolution. L’activité reprend normalement dans cette banque, tournée au début vers le corporate et qui se réoriente maintenant vers sa niche naturelle qui est le particulier.
La banque, qui compte déjà 24 agences, devrait finir l’année 2011 avec 28 agences. Le comité Charia de la banque s’est d’ailleurs réuni à plusieurs reprises depuis le 22 février pour donner son accord à de nouveaux produits financiers pour les particuliers. «La production continue dans l’intervalle et nous donnons tous les jours de nouveaux crédits personnels (294 autorisations de crédit automobile en 2 mois et 170 autorisations pour l’immobilier dans les tuyaux)», précise le management de la banque qui reste confiant sur les perspectives de cette nouvelle institution financière qui travaille dans une niche courue par une clientèle qui fait confiance aux principes de la finance islamique.
Maldives Islamic Bank officiellement lancée |
08/03/2011
The Maldives Islamic Bank (MIB), la première institution financière islamique du pays, a été officiellement lancée lors d'une cérémonie en présence du Président des Maldives, Mohamed Nasheed.
Le directeur de MIB Harith Harun a déclaré à cette occasion: « les Maldives rejoignent aujourd'hui 47 autres pays à travers le monde qui ont ouvert leurs portes à une banque islamique », évoquant ce secteur en pleine expansion.
Sukuk de 500 M$ prévu pour KFH-Turkey |
08/03/2011
La filiale turque de Kuwait Finance House (KFH) s'apprête à lancer un sukuk de 500M$ d'ici la fin de l'année, a déclaré son président.
Mohammed Al-Omar a dit que la banque allait émettre ce sukuk qui fera office de benchmark, après le succès de la première offre d'un tel titre islamique par Kuveyt Turk en août dernier pour un montant de 250M$.
La rémunération du sukuk de Kuveyt Turk est établie à 5,25% pour cette obligation islamique qui a connu un fort dépassement de sa souscription.
Le Gouvernement turc ayant récemment fait voter par le Parlement une modification législative permettant la neutralité fiscale des sukuk Al jarah, M. Al-Omar s'attend à ce que d'autres compagnies turques recourent à de tels instruments à l'avenir.
Le Parlement turque vote une exemption de taxe pour les sukuk Al Ijara |
07/03/2011
Passé quasiment inaperçu aux yeux des « observateurs » internationaux,, le vote récent de cette loi au Parlement turc consacre pourtant la neutralité fiscale sur les sukuk Al Ijara, permettant ainsi de prochaines émissions de sukuk dans le pays.
Ces mesures fiscales ont été publiées à la Gazette Officielle à la fin février 2011.
Des personnalités politiques russes dans une conférence sur la finance islamique |
07/03/2011
Pour la première fois, des personnalités politiques russes de premier plan ont assisté à une grande conférence internationale lors d’une table ronde intitulée "Islamic Finance in Russia and the CIS: Market and Regulation" à Istanbul.
En présence de Dr. Khaled Al-Aboodi, directeur de l’Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD), le bras privé de la BID, du Secrétaire général de l’Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions (AAOIFI) Mohammed Nedal Alchaar et d’autres décideurs venus du Luxembourg, d’Allemagne, du Kazakhstan et du Tadjikistan, ce sont deux députés de la Douma qui sont intervenus, Arkadiy Svistunov et Aleksey Belov, tous deux membres de la Commission du Marché Financier du Parlement.
D’autres personnes ont fait le déplacement telles que Vladimir Milenin, du Centre Analytique pour le Gouvernement russe, qui reporte directement au cabinet du Premier Ministre Vladimir Poutine ou encore Irina Yarygina, Professeur l'Académie des finances auprès du gouvernement de la Fédération de Russie, située à Moscou. Ils seraient chargés à l’heure actuelle de l’étude d’amendements de la loi sur les sukuk.
Un autre acteur important, Maxim Osintsev, directeur du Département Pétrole et Gaz de Sberbank, la plus grande banque russe, détenue à 50% par la Banque centrale de Russie, était aussi présent. Bien qu’il voie positivement l’émission de sukuk, il imagine que cela ne se ferait pas avant deux ans.
Inde : Le Gouvernement de Kerala lance une banque islamique |
07/03/2011
Le Gouvernement de Kerala a pris une direction révolutionnaire en lançant la première banque islamique en Inde. Al Baraka a pu être mise en place après le rejet par la Haute Cour de Kerala de pétitions qui protestaient contre l’implantation d’une telle institution religieuse en Inde.
Le Gouvernement a entendu autrement cet enjeu puisqu’à travers sa Kerala State Industrial Development Corporation (KSIDC), il a promu Al-Baraka Financial Services, en prenant 11% de son capital.
Départ du directeur de Gulf Finance House |
07/03/2011
Ted Pretty, directeur général de Gulf Finance House (GFH), qui a diminué les coûts ainsi que la dette de la banque, mais n’a pas pu « réinitier » de nouvelles sources de revenus, a quitté cette institution.
GFH a été très impactée par la crise et lutte depuis deux ans pour rembourser sa dette abyssale.
« Ted Pretty est parti. C’est effectif à la fin mars, même s’il a quitté la banque il y a deux semaines », a déclaré la source à Reuters. Cette nouvelle a été démentie par son assistante.
GFH n’a été capable d’engranger que 533,000$ de revenus au troisième trimestre de 2010, montrant son incapacité à trouver de nouvelles ressources. La banque d’investissement essaie de rééquilibrer son bilan avec une demande de 500M$ de nouveau capital.
Alpha Vie : une assurance vie conforme à la finance islamique disponible en France |
07/03/2011
Article paru dans RIBH
Lancé il y a deux ans par le cabinet en gestion de patrimoine DCGA (Dupont Conseil Gestion Associés), le contrat d’assurance vie « Alpha Vie » est distribué uniquement sur le site www.invest-enligne.com.
Il s’agit d’un contrat multisupport qui propose pour l’heure 124 supports d’investissement, et qui intégrera prochainement des fonds respectant les préceptes de l’Islam dont la conformité à la Charia est en cours d’homologation.
L’objectif de DCGA via ce produit, est de diversifier sa clientèle pour toucher le plus grand nombre d’épargnants au-delà de la clientèle fortunée traditionnelle des CGPI : « 10% de la population française est de confession musulmane », rappelle Julien Dupont, associé de DCGA aux côté de son père, Jean-Pierre Dupont, qui a fondé le cabinet en 1989.
Dans le but de toucher le grand public, Alpha Vie donne accès à la gestion sous mandat dès 5 000 €. Les versements se font sans frais. Les frais de gestion s’élèvent à 0,6% sur le fonds en euros (dont le taux de rendement 2010 est de 4,10%) et à 0,76% sur les supports en UC. Le contrat est garanti par E-Cie Vie, filiale de Generali.
E-Cie Vie (prononcer « ici vie ») est une société d’assurance entièrement dédiée au développement de l’assurance vie sur Internet, dont Generali a été le pionnier dès 2000. Elle a été lancée le 1er janvier 2008, en tant que filiale à 100% de Generali France.
Les produits financiers sont dits « charia compatibles » s’ils sont validés par un conseil de conformité éthique (Sharia Board), tel en France le Comité Acerfi (Audit, conformité et recherche en finance islamique) ou Averroes Consulting. Plusieurs mécanismes ou conditions permettent de contourner les interdits ou de se conformer aux principes énoncés ci-dessus.
Ainsi, les conditions contractuelles qui lient le fonds à ses futurs investisseurs doivent être dénuées de toute clause de garantie du capital et prévoir un partage des pertes et des profits. Les modalités de tenue de compte et de gestion du fonds ne doivent en aucun cas faire appel à des processus interdits (rémunération du compte cash du fonds, mise en place d’instruments de couverture prohibés, etc.). Concernant la construction du portefeuille, l’ensemble des actions sélectionnées doivent exclure les secteurs prohibés. Les sociétés fortement endettées, disposant d’une trésorerie importante non investie ou ayant une part significative de leurs revenus issus de produits financiers prohibés peuvent aussi être considérées comme non éligibles.
ICD et Akuo envisagent de former un gérant spécialisé dans les investissements en énergies renouvelables sharia-compliant |
03/03/2011
The Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD) de la Banque islamique de développement (BID) et Akuo Investment Management (Luxembourg-Paris) ont signé un protocole d’entente en vue d’établir une joint-venture, appelée Al HayatCapital, pour gérer les énergies renouvelables.
Al Hayat, qui sera enregistrée de façon off shore cible une levée de fonds de l’ordre de 250M$ à travers son premier fonds.
Le fonds investira en conformité avec les principes de la Charia dans les projets d’infrastructure en énergies renouvelables dans les pays membres de l’Organisation de la Conférence Islamique.
Pression des autorités de Malaisie sur Séoul |
03/03/2011
La Malaisie a rejeté la demande de prêts libellés en ringgit, a annoncé le ministère coréen des Finances et de la Stratégie.
Les entreprises coréennes qui avaient souhaité recueillir des capitaux du Golfe se sont vues refuser un nouveau prêt suite au passage manqué du projet de loi au Parlement de leur pays après des pressions des églises et de certains hommes politiques.
L'institution publique Korea Development Bank est en alerte après l'échec au Parlement du projet de loi relatif à l'émission de sukuk. La banque a récemment emprunté 1,02M$ -3,5Mds ringgits- en Malaisie, mais doit encore lever 2Mds de ringgits. Or, la Malaisie n'accepte pas qu'elle puisse émettre uniquement sous la forme de sukuk.
Le projet d'émission de sukuk approuvé par QIIB |
03/03/2011
International Islamic (QIIB) a reçu l'accord de ses actionnaires pour une éventuelle levée de capital qui interviendrait, pour dynamiser sa gestion, si cela était nécessaire.
Le directeur d'International Islamic (QIIB), Abdulbasit A al-Shaibei, a toutefois déclaré que la banque n'avait pas de “plans immédiats” d'émission de sukuk.
“Nous sommes très liquides, et pour le moment, il n'est pas nécessaire d'émettre un sukuk. Mais, si nous décidons d'émettre une obligation islamique dans une prochaine phase, alors nous pourrons y aller avec le feu vert obtenu aujourd'hui”,a-t-il indiqué.
Barclays met fin à ses activités islamiques... au moment où elle reçoit deux récompenses |
03/03/2011
Juste après l'annonce tacite, il y a quelques jours, de la fin des activités de Barclays, qui s'est recentrée sur son coeur de métier en se délestant de son directeur mondial de la finance islamique, la banque s'est vue attribuer deux prix lors de l'Islamic Finance News Awards Ceremony 2011 qui a eu lieu à Dubaï.
Barclays a reçu le prix de l'opération souveraine de l'année pour sa participation au sukuk international du Gouvernement de Malaisie d'1,25 Md$. Son autre récompense a été celle de l'opération de crédit syndiqué de l'année avec le financement de projet d'1,4 Md$ de la rafinerie de Jubail.
Le marché hypothécaire estimé à 32 Mds$ annuels en Arabie |
02/03/2011
L'appel du roi Abdallah d'Arabie Saoudite à accroître les prêts immobiliers et les porter à 15Mds$, risque de rester sans effet si elle ne soie couplée avec des modifications profondes de la loi sur les prêts hypothécaires, relèvent certains commentateurs.
“C'est hautement symbolique”, affirme Jarmo Kotilaine, chef économiste à la National Commercial Bank, le plus grand prêteur d'Arabie. “Nous sommes face à un problème structurel qui ne pourra jamais être résolu uniquement à travers les dépenses du Gouvernement”.
Il faut rappeler que l'Arabie Saoudite doit construire pas moins de 2 millions de logements d'ici 2014 pour répondre aux demandes d'une population qui a quadruplé en 40 ans. Une loi sur les crédits hypothécaires qui permettrait à des entreprises privées de s'introduire dans le marché en créant un cadre législatif plus clair et approprié est toujours en discussion plus de 10 ans après avoir été proposé.
Naveed Siddiqui, directeur de Capitas Group International, une holding focalisée sur la finance islamique, estime que ce marché hypothécaire pourrait représenter 32 Mds$ par an.
Khalifa Fund for Enterprise Development signe un MoU avec l'ADIB pour financer les PME |
02/03/2011
Khalifa Fund for Enterprise Development et Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB), une des principales banques islamiques au monde, ont signé un protocole d'entente pour fournir des services financiers aux clients du fonds à travers le réseau de l'ADIB.
Ce partenariat vise à apporter des liquidités suffisantes aux PME d'Abu Dhabi pour soutenir leur croissance.
Les actifs conformes à la charia pourraient tripler d’ici à 2016 |
01/03/2011
La finance islamique est aujourd'hui un segment à forte croissance attirant des investisseurs du monde entier. Entre 2004 et 2009, elle a affiché un taux de croissance moyen de 26%, pour une valeur de marché totale de 822 milliards de dollars à fin 2009. La finance islamique s'est relativement bien tenue durant la crise financière, et son taux de croissance potentiel semble constant.
Selon Stefan Leins, analyste chez Credit Suisse, les actifs conformes à la charia devraient tripler au cours des six prochaines années, à 3000 milliards de dollars d'ici 2016. D'après la publication de recherche thématique de la banque, les produits charia compatibles connaissent actuellement une forte demande.
Premier Repo islamique pour NBAD |
28/02/2011
The National Bank of Abu Dhabi (NBAD), la plus grande des Emirats, lancera un 'repurchase agreement' islamique, aussi appelé 'repo', dans moins de deux semaines, a communiqué un officiel de l'institution en marge du Global Financial Market Islamic Forum à Abu Dhabi. La banque attend cependant l'ultime feu vert.
Sameh Al Qubaisi, General Manager au sein de la division des marchés financiers de la NBAD, estime que la décision de lancer le repo islamique vise à s'assurer de la liquidité suffisante. “Suite aux soubressauts de l'émission de Nakheel, les doutes ont augmenté dans le marché des sukuk.” Ajoutant que “cela fait partie de notre mandat d'encourager le trading dans le marché secondaire et que, pour ce faire nous devons soutenir la liquidité en son sein.”
Selon lui, le marché des repo islamiques pourrait atteindre les 2 Mds$ dans les deux prochaines années.
Les protestants contre le projet de loi en Corée du Sud |
28/02/2011
Une forte opposition des protestants menace de faire tomber le Président Lee Myung-bak s’il ne retire pas son projet de loi visant à introduire la possibilité d’émissions de sukuk en Corée du Sud.
Le Grand Parti National au pouvoir a retardé les délibérations sur les obligations islamiques la semaine dernière par crainte que celles-ci n’engendrent des conflits avec les groupes religieux avant les élections partielles d’avril.
Le révérend Cho Yong-gi, fondateur de la ‘Yeouido Full Gospel Church’, a déclaré qu’il lancerait une campagne pour forcer le Président Lee en place à se retirer, à moins que le Gouvernement n’abandonne son idée d’exemption fiscale qui ouvrirait la voie aux sukuk.
Lors d’une cérémonie spéciale tenue à l’Université Yonsei la semaine dernière, M. Cho a même dit qu’il mettrait « sa vie en jeu » pour combattre Lee et son Gouvernement pour empêcher « le capital islamique souterrain » de pénétrer dans le pays.
Les représentants religieux pensent que le projet de loi servirait de relai de fonds aux terroristes puisque les investisseurs de sukuk doivent redonner 2,5% de leur revenu à la charité et qu’ils ne disposent d’aucun moyen de savoir où l’argent va.
L'inadéquation entre dépôts de court terme et engagements de long terme, raison de la fermeture des fenêtres islamiques des banques conventionnelles |
27/02/2011
L'ancien Secrétaire Général de l'IFSB, Professeur Rifaat Abdel Karim, et le directeur de Gatehouse Bank, Richard Thomas, sont d'accord sur la complexité opérationnelle invoquée par la Banque centrale du Qatar dans sa directive impliquant la fermeture des fenêtres islamiques des banques conventionnelles.
Tous deux disent que la difficulté de faire correspondre les dépôts de court terme avec les engagements de long terme ont motivé cette décision. Les branches islamiques des banques conventionnelles rémunèrent leurs dépôts de court terme, mais ne peuvent rien faire pour les prêts dà long terme. Par contre, en cas de retrait soudain des dépôts, les banques doivent s'adresser à la Banque centrale pour les couvrir, agissant de fait comme prêteur en dernier ressort.
Selon certains, des raisons sérieuses, indépendantes de celle qui est ainsi invoquée, ayant trait aux exigences des règles de l'IFSB auraient été en jeu. De graves problèmes de gouvernance auraient vu le jour avec ce mélange toléré de fonds simultanément islamiques et conventionnels.
La brutalité de la décision a toutefois surpris le secteur qui n'a pas été consulté au préalable. Les banques concernées sont Qatar National Bank (QNB), la plus grande des pays des émirats, Commercial Bank of Qatar, Doha Bank, HSBC Amanah, Ahli Bank, Al-Khaliji Bank et International Bank of Qatar (IBQ), qui ont 16 branches islamiques au Qatar.
“Les banques islamiques doivent être compétitives” |
27/02/2011
Si les banques conventionnelles ont été autorisées à avoir des branches islamiques, l'idée était de leur permettre de diversifier leurs sources de revenus et de rendre l'industrie bancaire domestique plus compétitive, a dit l'ancien Gouverneur de la Banque centrale du Qatar. C'est durant son mandat que les banques conventionnelles ont aussi pu lancer des activités financières islamiques. Or, récemment, la Banque centrale a mis fin à une telle pratique.
Mais pour Abdullah bin Khalid Al Attiyah, les banques islamiques du pays avaient une base de capital trop mince à l'époque. Tandis que les banques conventionnelles, quant à elles, pouvaient stimuler le secteur.
En ce qui concerne la diversification des actifs, il a indiqué qu'au moment où il a pris cette décision, les banques avaient trop de créances douteuses dans leurs bilans. Ainsi, en les autorisant à se lancer dans la finance islamique, les banques ont pu bénéficier d'une autre source de revenus, en compensation.
La BID disposée à aider la population musulmane d'un état non-membre de l'OCI |
27/02/2011
Le Gouvernement des Philippines a entamé des pourparlers avec la Banque islamique de développement pour améliorer les conditions de vie de ses habitants musulmans.
Le secrétaire d’Etat aux Finances Cesar Purisima a indiqué qu’un représentant de la BID était présent pendant l’opération conjointe avec la Banque mondiale du Forum de Développement des Philippines à Pasay City, bien que le pays ne soit pas membre de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI).
« Il m’a dit qu’ils avaient un programme pour les pays non-membres et qu’ils reviendraient me voir en avril pour envisager ce que nous pouvons faire ensemble, » a-t-il ajouté. La zone prioritaire serait la région musulmane de Mindanao.
Al-Amanah Islamic Investment Bank of the Philippines (AAIIBP) est la seule banque islamique dans le pays et elle ne compte que 74 employés.
Un sukuk de 97M$ dans les projets de Gatehouse |
27/02/2011
Gatehouse Bank, banque d’investissement sharia-compliant londonienne, prévoit d’émettre un sukuk de 60M£, soit 96.77M$, à la fin du premier trimestre, a indiqué son directeur, Richard Thomas, qui a ajouté que la banque était aussi en train d’arranger un crédit syndiqué de leasing de 25M£ pour cette année.
Il a précisé que le sukuk attendait encore l’accord final pour pouvoir être émis, mais que la banque « y était presque. »
Mahathir apporte son soutien à la finance islamique en Corée |
24/02/2011
L'ancien Premier ministre de Malaisie Mahathir bin Mohamad a fait part de son soutien au projet du Ministre des Finances de Corée du Sud de tenter à nouveau de développer la finance islamique. “Ce n'est pas une question de religion”, a-t-il affirmé, pour répondre au débat qui avait eu lieu au Parlement et vui l'opposition chrétienne l'emporter et mettre fin à la proposition de loi en 2009.
“Il n'y a pas de raison pour que des pays rejettent la finance islamique. Ce n'est pas une question de religion, mais d'utilisation et de fonctionement des banques”, a-t-il dit en marge d'une conférence à Séoul.
Finance islamique et finance durable |
24/02/2011
Analyse d'Abdel-Maoula CHAAR, co-auteur de « La finance islamique à la française (éditions Secure Finance) parue dans L'Orient le Jour
Le secteur financier continue à tirer les leçons de la dernière crise financière et certains analystes observent tout particulièrement la finance islamique. Ils estiment que la résilience des institutions financières islamiques est intéressante et qu'il peut être utile de comprendre pourquoi et comment celles-ci se sont protégées.
La grande différence entre la finance dite conventionnelle et celle dite islamique réside dans la rationalité de la première et le « réenchantement » de la seconde. En effet, l'adage « Ce qui appartient à César appartient à César ; ce qui appartient à Dieu appartient à Dieu » n'a pas cours dans le monde de la finance islamique. Il est remplacé par une affirmation extrêmement claire : « Tout appartient à Dieu ! » Dans ces conditions, la tâche de l'homme est simple et se résume à la gestion des biens que Dieu à bien voulu lui confier dans le respect de ses intentions. Pour un musulman, celles-ci sont « opérationnalisées » par les prescriptions de la charia. C'est ainsi que les opérations de finance islamique sont censées suivre un certains nombre de règles pour être considérées comme licites du point de vue islamique. La charia ne comprend pas que des règles, et les acteurs de la finance islamique oublient trop souvent qu'elle comporte aussi un volet normatif qui s'exprime à travers une philosophie très particulière. Celle-ci stipule que les hommes doivent veiller à faire fructifier les biens qui leur ont été confiés pour leur propre intérêt et pour le bien général. Ce principe de lieutenance n'est pas sans rappeler la théorie des parties prenantes qu'elle pousse au bout de sa logique en considérant comme « stakeholders » l'ensemble des constituants de l'environnement des entreprises qui se veulent conformes à la charia. Cette conception débouche à son tour pour les institutions financières islamiques sur le concept très moderne de finance durable ; une finance qui prend en considération le « triple bottom line » du développement durable, à savoir la population (facteurs sociologiques), le profit (facteurs économiques) et la planète (facteurs écologiques).
Rien de bien nouveau, donc ! Rien, si ce n'est que la finance durable a du mal à décoller. Pour les banques dites conventionnelles, il s'agit dans le meilleur des cas d'un complément, et peu de ressources sont déployées pour innover dans le domaine. Pour les banques islamiques, cette conception fait partie intégrante de leur identité et elles sont condamnées à découvrir des méthodes qui leur permettent d'agir en cohérence avec leurs principes de base. Déjà au Liban, une banque islamique fait preuve d'originalité en proposant un ensemble de financements de produits à vocation sociale (éducation, hospitalisation) ou écologique (panneaux solaires) où elle ne lève que des marges arrière. Par contre, elle n'hésite pas à maximiser ses profits sur les produits commerciaux. Il ne s'agit bien sûr que d'une goutte d'eau dans la mer, mais il ne fait nul doute que si cette expérience (ou une autre) est concluante, celle-ci prendra de l'ampleur et migrera vers d'autres secteurs financiers. La finance islamique aura alors perdu son aspect sectaire pour se transformer en constituant actif du système financier contemporain.
Khadem Abdulla Al Qubaisi succède à Esam Janahi à la présidence de First Energy Bank |
24/02/2011
First Energy Bank établie à Bahrein en juin 2008 est la première banque islamique d'investissement à se focaliser seulement sur le secteur de l'énergie, principalement dans la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord. Son capital autorisé est de 2Mds$.
Le conseil d'administration a décidé à l'unanimité de nommer Khadem Abdulla Al Qubaisi comme nouveau président suite au récent départ d'Esam Janahi, le directeur de la banque islamique d'investissement Gulf Finance House.
Al Qubaisi est actuellement le directeur d'International Petroleum Investment Company (IPIC) à Abu Dhabi. Il est président de multiples entreprises telles qu'Aabar Investments, Abu Dhabi Chemicals Co. (Chemaweyaat), National Central Cooling Co. (Tabreed), Abu Dhabi National Takaful, et I-Media Newspaper (Alrroya Aleqtisadiya).
Al Qubaisi est aussi membre du conseil d'administration de plusieurs entreprises internationales comme Borealis AG (Autriche), Nova Chemicals (Canada), Falcon Bank (Suisse), et Président délégué d'OMV Group (Autriche), et de Compañía Española de Petróleos, S.A. (CEPSA) (Espagne). En plus de cela, il a été désigné par le classement de l'ICIS No. 1 'Chemical Industry Power Player' pour l'année 2009 et d'homme d'affaires arabe de 2009.
Un an après son premier indice religieux fondé sur le respect de valeurs chrétiennes, Stoxx lance un indice islamique |
24/02/2011
Simple coïncidence ? Alors que le monde arabe est en pleine ébullition, Stoxx lance son premier indice « islamique », Stoxx Europe Islamic Index, accompagné de deux sous-composants baptisés Stoxx Europe Islamic 50 et Euro Stoxx Islamic 50.
Tous trois mesurent les performances d’une sélection de valeurs parmi celles composant le Stoxx Europe 600 et respectant la charia. « Le nombre d’opérateurs souhaitant investir conformément à leurs croyances religieuses, ou accompagner les performances de sociétés agissant de manière responsable sur le plan économique, environnemental et social, grandit constamment », indique Hartmut Graf, directeur général du fournisseur d'indices Stoxx, entreprise commune de Six Group et Deutsche Börse.
Pour figurer dans l’indice, les règles sont strictes et leur respect contrôlé par un comité indépendant composé de trois spécialistes de la finance islamique. Les actions doivent donc passer deux séries de tests, aussi drastiques l’une que l’autre. Sont tout d’abord exclues les sociétés ayant une importante activité dans plusieurs secteurs : la production de nourriture non-halal, le tabac, l’alcool, les jeux, la publicité, l’hôtellerie, le courtage de l’or et de l’argent, la musique et le divertissement. Les banques, assurances et institutions financières non-islamiques sont également bannies. Ce premier examen de passage, qui réduit singulièrement la liste des prétendants, est suivi d’un autre tout aussi sévère. Il prévoit que les intérêts du capital et des activités non conformes à la charia ne doivent excéder 5 % du revenu total de la société. En outre, la dette non conforme à la charia ne peut dépasser 33 % des actifs totaux de la société ou de sa capitalisation boursière.
Les autres grands pourvoyeurs d'indices comme Standard & Poor's, FTSE ou Dow Jones ont déjà mis en place au cours des dernières années des indices conformes aux principes de la charia. Dow Jones, par exemple, a lancé son premier indice islamique dès 1999. Toute une gamme existe à ce jour, avec plus de 5 milliards de dollars d’actifs attachés.
Il y a moins d’un an, Stoxx lançait un autre indice « religieux », fondé cette fois-ci sur le respect des valeurs chrétiennes. En l’espace d’un an, il a gagné 15 %. A l’inverse, les indices islamiques ont cédé du terrain. « Ce n’est pas une surprise si le Dow Jones Islamic Market Index couvrant les marchés financiers arabes aisubi de lourdes pertes en février », estime Gérard Al-Fil, journaliste financier spécialiste de la matière. Ainsi, l’indice DJIM Koweit a reculé de 8,6 % entre le 1er et le 22 février. Une désaffection liée aux troubles qui secouent le monde arabe. Et non le monde musulman, car le DJIM Indonesia gagne par exemple 2,33 % sur la même période.
« Très fort potentiel pour les sukuk en Arabie Saoudite et dans le Golfe » |
21/02/2011
Muhammad Al-Jasser, Gouverneur de la Banque Centrale d’Arabie Saoudite, s’est exprimé dans une conférence à Oxford, sur le marché des sukuk qu’il estime comme étant un secteur d’avenir.
A cette occasion, il a souligné que « les sukuk ont un très fort potentiel sur les marchés d’Arabie Saoudite et du Golfe. Le marché saoudien est en train d’opérer un changement, passant des sources traditionnelles de financement comme le crédit des banques aux obligations des entreprises ou des sukuk. »
Avant de conclure que la première conséquence de cette situation est que « les banques ne seront pas capables de répondre aux besoins de financement avec leurs sources traditionnelles, en raison de la rapide expansion des projets d’infrastructure en Arabie. »
Le Gouverneur de la Banque centrale du pays encourage ainsi les banques et les entreprises à suivre la voie des émissions de sukuk. « Nous aimerions voir une diversification du marché local du crédit du financement des banques à celui des obligations d’entreprises et des sukuk, » a-t-il conclu.
Les émissions de sukuk seront supérieures à 2007 |
21/02/2011
La Gouverneure de la Banque centrale de Malaisie, Tan Sri Dr Zeti Akhtar Aziz, est optimiste sur les émissions mondiales de sukuk cette année. Elle estime que celles-ci dépasseront les 35Mds$ enregistrés en 2007.
De ces 35 Mds$, la Malaisie avait contribué à hauteur de 13,8 Mds$ , a-t-elle rappelé.
« Si l’on corrèle les autorisations que nous avons accordées avec celles délivrées par la Securities Commission, on peut penser que les émissions de sukuk surpasseront le niveau de 2007 cette année, » a-t-elle indiqué lors le discours d’inauguration qu’elle a prononcé lors du lancement de la ‘Bloomberg's Enhanced Islamic Finance Platform’
Bloomberg développe deux nouveaux services financiers islamiques |
21/02/2011
Bloomberg annonce le lancement de The Bloomberg Islamic Finance Platform (ISLM), qui vise à fournir aux investisseurs professionnels et aux régulateurs une aide à une prise de décision « informée ».
Dans le même temps, Bloomberg fait état du lancement du Bloomberg AIBIM Bursa Malaysia Sovereign Shariah Index (BMSSI), développé en partenariat avec l’Association of Islamic Banking Institutions Malaysia (AIBIM).
Cet indice propose un étalon de mesure de performance en direction des investisseurs qui recherchent à s’introduire dans le marché des émissions souveraines de Malaisie libellées en devise locale (ringgit).
Le CEO de First Finance félicite la décision du Qatar |
20/02/2011
Le directeur de First Finance Company, une institution financière islamique localisée au Qatar, a applaudi la décision de la Banque centrale du Qatar d’imposer une plus grande régulation aux banques conventionnelles offrant des services islamiques. Il a exprimé sa préoccupation « qu’une compétition malsaine puisse entraîner des pratiques excessivement agressives. »
Khalid bin Ibrahim Al-Sulaiti estime que « le marché est trop petit pour permettre à un plus grand nombre de banques conventionnelles d’ouvrir des fenêtres islamiques. »
Il a appelé à ce que « plus de travail soit fait au Qatar pour prêter plus d’attention au secteur financier islamique, particulièrement en termes d’éducation et de développement de ressources humaines. » M. Al Sulaiti a ajouté que « les banques islamiques au Qatar engagent souvent des directeurs des banques conventionnelles, puisqu’il n’y a pas assez de candidats avec l’expertise requise pour ces postes. »
« Les profits tirés des retards de construction ne sont pas sharia-compliant » |
20/02/2011
Faire payer des frais supplémentaires pour les délais de retard de construction n’est pas sharia-compliant, estime le Grand Mufti de Dubaï, Dr Ali Mashael. Alors que les retards dans les nombreux projets de construction à Dubaï se sont accumulés, les banques tentent de déplacer cette charge sur le compte des investisseurs ou des particuliers.
Dans un secteur économique qui connaît une situation tendue, il n’en reste pas moins pour la figure religieuse de premier plan que « ce risque doit être pris uniquement par la banque et qu’il ne peut être répercuté sur les clients. »
Malgré l’accroissement des coûts des matériaux de construction depuis l’accord initial, l’institution bancaire n’a pas le droit d’augmenter le montant qu’elle ponctionne aux clients, selon le Grand Mufti.
« Ce sont les fondamentaux de la finance islamique. Si les banques ne respectent pas cela, elles deviennent comme les banques conventionnelles, et ne sont plus islamiques, » a-t-il déclaré.
Avenant à la Convention fiscale entre la France et le Royaume d'Arabie Saoudite |
18/02/2011
Le 18 février dernier, a été signé à Paris un avenant à la convention fiscale franco-saoudienne en vue d’éviter les doubles impositions en matière d’impôts sur le revenu, sur les successions et sur la fortune.
Cet avenant introduit dans la convention fiscale un nouvel article relatif à l’échange d’informations fiscales entre les autorités compétentes saoudienne et française, permettant notamment la levée du secret bancaire. Il met ainsi la convention actuelle en conformité avec les derniers standards relatifs à l’échange d’informations fiscales définis par l’Organisation de Coopération et de Développement Economique ( OCDE).
« Les manifestations n’affecteront pas l’économie de Bahreïn » |
17/02/2011
La révolte qui sévit à Bahreïn ne devrait pas affecter l’économie du pays ni le secteur financier, selon un officiel de la Banque centrale.
Abdulrahman Mohammed Al Baker, directeur de la supervision des institutions financières au sein de la Banque centrale, pense que « c’est une action démocratique qui est en jeu et qu'elle n’a rien à voir avec le secteur financier ». Il souligne que « les investisseurs ne sont pas inquiets. »
Concernant la décision de la Banque centrale du Qatar de mettre fin aux opérations islamiques des banques conventionnelles, M. Baker a précisé que Bahreïn ne comptait pas faire de même.
« Je pense que c’est une valeur ajoutée et nous allons [continuer] à le permettre, » a-t-il afirmé.
L’Ouganda, vers la finance islamique |
16/02/2011
L’Ouganda a reçu l’accord de trois banques islamiques du Moyen-Orient pour offrir des services de finance islamique dans le pays. La nation africaine est en train de modifier ses règles bancaires pour permettre aux prêteurs d’opérer en conformité à la Chariah, alors qu’une délégation de la Banque centrale parcourt les principales places financières de ce secteur.
Dans un pays où 12% des 33 millions d’habitants sont musulmans, « l’intérêt pour la finance islamique est dicté par le peuple, » indique Grace Stuart Ndyareeba, directeur délégué de la banque commerciale au sein de la Banque Centrale. « En tant que Banque centrale, nous facilitons leurs besoins. »
Accord à Bahreïn et en Malaisie pour la mégabanque de Cheikh Salah Kamel |
16/02/2011
La très attendue méga banque islamique, annoncée depuis près de deux ans par le milliardaire saoudien Cheikh Salah Kamel, fondateur du groupe Al Baraka, un des principaux du secteur financier islamique au monde, vient finalement de recevoir l’accord de Bahreïn et un feu vert préliminaire de la Malaisie pour commencer ses opérations.
Cheikh Salah Kamel qui est le promoteur de cette initiative a dit attendre aussi l’accord du Qatar pour obtenir une licence.
Cette institution devrait bénéficier d’un capital autorisé de 3Mds$, dont un tiers provenant d’un placement privé.
Emission malaisienne de sukuk pour Gulf Investment Corporation (GIC) |
16/02/2011
Gulf Investment Corporation (GIC),basée au Koweït, a émis pour 196M$ de sukuk en Malaisie dans une opération libellée en devise locale. La maturité du titre est de 5 ans.
Les émetteurs islamiques du Golfe peuvent compter sur un excès de liquidité estimé à 79Mds$ en Malaisie. Dubaï est en train de préparer une émission souveraine d’1,5Mds$ en Malaisie, alors que National Bank of Abu Dhabi, le plus grand fournisseur de prêts par valeur de marché, a récemment lancé un sukuk de 10 ans de 164,2M$.
GIC, institution créée pour piloter le développement de l’entreprenariat privé dans la région du Golfe, a dû faire croître sa demande de fonds à 197M$ au lieu de 164,2M$ en raison d’une très forte demande. Cette émission a connu une sur-souscription d’1,7 fois ce qui était initialement prévu.
Gulf Investment Corporation (GIC), fondée en 83 par le Gulf Cooperation Council et détenue par 6 Etats membres, a investi dans des entreprises telles que The National Titanium Dioxide Co, Gulf Industrial Investment, Gulf Re Holdings Ltd, Al Dur Power & Water Co et National Industrialisation Co.
GIC avait auparavant émis pour 328,4M$ d’obligations en Malaisie en 2008.
Bénéfice historique pour Abu Dhabi Islamic Bank Group |
15/02/2011
Abu Dhabi Islamic Bank Group a connu un profit qui peut être qualifié d’historique, atteignant un montant record de plus de 272M$ -1,023Mds Dh- pour l’année 2010.
Les revenus nets de la banque ont dépassé les 817M$, alors qu’elle a bénéficié d’une liquidité supplémentaire de 750M$ via l’émission de sukuk, couplée à une forte croissance (83,1%) des dépôts.
L’Ouganda demande à l’Indonésie des conseils en finance islamique |
14/02/2011
La Banque centrale ougandaise est actuellement en train d’étudier la première demande pour mettre en place une banque islamique dans ce pays d’Afrique de l’Est.
Le régulateur ougandais a ainsi formé une délégation auprès de l’Indonésie, le plus grand pays musulman au monde, pour en connaître plus sur la finance islamique.
Cette visite est vue comme « une reconnaissance du rapide développement de l’industrie indonésienne en la matière », estime un officiel de la Bank of Indonesia.
Pour le conseiller juridique délégué de la Banque centrale d’Ouganda, Titus W. Mulindwa, « la demande est élevée et la Banque centrale est mandatée pour répondre à cette demande. En tant que banque centrale, il est de notre devoir de rendre le secteur financier attractif pour les investisseurs. » Il a ajouté que trois banques du Moyen-Orient étaient intéressées pour investir en Ouganda. Ces investisseurs pourraient « acquérir une banque locale ou lancer une nouvelle banque islamique. »
L’établissement d’une banque islamique nécessite toutefois l’aval du Parlement, ce qui pourrait être obtenu cette année ou en début d’année prochaine. De son côté, la délégation continuera sa tournée de recueil d’informations en Malaisie et à Dubaï.
Labuan de Malaisie, en passe de devenir un grand centre financier international |
14/02/2011
Encore méconnu, le Territoire fédéral de Labuan, petite île de la côte Est de la Malaisie, est en train de devenir un des plus grands centres financiers d’Asie. Actuellement, Labuan accueille plus de 300 institutions financières internationales offrant un grand nombre de produits et de services, à la fois conventionnels ou islamiques.
Toutes ces institutions financent plus de 7000 entreprises dans plus de 90 pays dans le monde. A ce jour, on dénombre 60 banques, 160 compagnies d’assurance ou ayant des activités dans ce domaine, 148 entreprises de leasing, 20 gérants de fonds et 23 ‘trust companies’.
Ce centre financier a largement bénéficié du soutien du Gouvernement fédéral qui y a permis un régime fiscal très favorable. La Labuan Financial Services Authority (Labuan FSA), l’autorité régulatrice locale en charge de la supervision du centre financier, a émis pas moins de 8 nouveaux actes réglementaires en la seule année 2010.
Labuan IBFC a cette caractéristique d’être une juridiction spécialisée en finance islamique. Labuan Islamic Financial Securities and Services Act 2010 détermine ainsi toutes les règles et directives de ce secteur. De surcroît, l’établissement du Syariah Supervisory Council permet de s’assurer que toutes les activités sont en accord avec la Chariah.
Recentrage des activités de Barclays sur son corps de métier et remise en cause des opérations mondiales de finance islamique |
14/02/2011
Le départ du responsable de la finance islamique de Barclays en janvier semble marquer la fin des activités de ce domaine pour la banque anglaise. Celle-ci se recentre désormais vers ses activités premières selon deux sources proches de cette question.
Harris Irfan avait rejoint en juillet 2009 la banque pour diriger les opérations mondiales de finance islamique pour les divisions de Barclays Capital, Barclays Wealth et de Barclays entreprises.
« L’organisation interne a été réorientée vers les opérations premières de la banque et la finance islamique n’était pas vue comme faisant partie de ces priorités », a indiqué une source proche du dossier.
« Barclays continuera à fournir des services de finance islamique, mais d’une façon différente sans qu’une personne s’en occupe au niveau mondial, » a-t-il été dit.
Prévision de la Banque centrale d’Indonésie : accroissement de 55% des actifs en finance islamique |
13/02/2011
Le pays musulman le plus peuplé au monde, l’Indonésie, estime que la croissance des actifs conformes à la Charia devrait doubler d’ici la fin de l’année au vu de la sensibilité de ses habitants.
« Si la croissance de l’économie indonésienne se maintient, les actifs des banques islamiques connaîtront un accroissement de 55%, » estime Mulya Siregar, directeur pour la finance islamique au sein de la Banque centrale.
Le secteur compte plus de 6 millions de clients et emploie pas moins de 20 000 personnes selon Siregar.
Nouveau fonds actions pour Al Hilal Bank |
13/02/2011
Al Hilal Bank a annoncé le lancement d’ Al Hilal GCC Equity Fund à destination des particuliers. Ce fonds cible le marché des actions du Golfe.
Pour Jamil Berro, le directeur de la banque, la région du Golfe va connaître une croissance exceptionnelle et il compte bien capitaliser sur celle-ci.
Les raisons de la décision controversée de la Banque centrale du Qatar de fermer les activités islamiques des banques conventionnelles |
12/02/2011
La Banque centrale du Qatar a finalement justifié sa décision de fermer les activités islamiques des banques conventionnelles pour manque de transparence.
Selon ce qu’elle a déclaré à la Qatar News Agency (QNA), la nouvelle autorité de régulation pour les banques islamiques va suivre les lignes directrices de l’Islamic Financial Services Board (IFSB), basé en Malaisie. Or, ces lignes directrices sont différentes de celles qui sont applicables aux banques commerciales sous Bâle 2 et 3.
Avec la mise à jour des ratios de capital de l’IFSB, « il deviendrait alors très difficile pour les banques commerciales ayant des opérations mixtes de suivre simultanément les deux champs d’applications séparés, » indique la Banque centrale.
Elle a spécifié d’autres raisons expliquant sa décision controversée, admettant une difficulté de superviser les deux types d’opérations, puisqu’elles sont « mélangées », impliquant des problèmes en termes d’audit. Des « complications » dans l’analyse des rapports financiers en découlent.
La Banque centrale a finalement dit que les opérations des banques islamiques des banques conventionnelles donnaient lieu à une compétition sévère avec les banques islamiques. De plus, l’Article 1 de la Loi n°33 de 2006, régulant le secteur bancaire, stipule que les opérations conventionnelles et islamiques doivent être séparées.
Avec cette décision soudaine, les banques conventionnelles devront vendre leurs actifs islamiques ou convertir leurs branches après 2011.
Ces ‘justifications’ n’ont toutefois pas convaincu l’industrie. Certains estiment que ce double système existe bel et bien dans d’autres pays, y compris dans des pays voisins. Cette incapacité de gérer ce ‘mélange d’actifs’ est bien plutôt la marque de l’échec de la Banque centrale dans son rôle de régulateur. « C’est une vaste blague que le même régulateur qui a permis les banques commerciales d’avoir des branches islamiques cite maintenant la loi qui ne permet pas aux deux systèmes de co-exister dans une banque unique. »
La Corée du Sud prête à modifier sa législation en février pour l´émission de sukuk |
10/02/2011
Le Gouvernement sud-coréen va à nouveau tenter de faire passer un projet de loi pour permettre l´émission de sukuk, a déclaré un officiel du Ministère des Finances. Une telle proposition de modification avait déjà été rejetée par le Parlement en décembre dernier.
« Nous allons essayer une nouvelle fois de faire passer au Parlement un projet de loi spécial pour les émissions de sukuk en février, » a-t-il indiqué sous couvert d'anonymat.
Le ministère des Finances a proposé une révision du code fiscal afin de traiter les sukuk comme des obligations. Les émetteurs sud-coréens pourraient alors recevoir les mêmes avantages fiscaux que ceux appliqués aux émetteurs de bons conventionnels.
Fusion entre Al khaliji et International Bank of Qatar cette année |
09/02/2011
La fusion entre Al khaliji bank et International Bank of Qatar est en train de se faire et la finalisation devrait intervenir dès cette année.
« La fusion progresse très bien et nous travaillons sur plusieurs choses, l’une d’entre elles est l’intégration des opérations des deux entreprises, la seconde est la phase initiale de la due diligence et la phase finale de celle-ci, » a indiqué George Nasra lors d’une conférence de presse en marge du Meed Qatar Projects 2011.
« Les choses avancent bien, mais c’est une opération complexe et qui est soumise à la Banque centrale et à l’Autorité des marchés financiers du Qatar, tout comme à l’assemblée générale des deux banques et des accords finaux des conseils d’administration. » a-t-il poursuivi.
M. Nasra ne pense pas que les directives de la Banque centrale du Qatar de fermer les activités islamiques des banques commerciales conventionnelles pourraient retarder ou ajourner le processus de fusion. Evoquant le marché domestique, il a dit que « le secteur bancaire est très bien capitalisé, liquide et profitable, à la fois côté conventionnel et islamique. » Ajoutant : « je dirais même que le secteur bancaire est sur-capitalisé pour financer les besoins de développement du pays, les projets de Coupe du Monde de football inclus. »
Il a enfin indiqué qu’IBQ s'est engagée à sa conformer à toutes les régulations et directives de la Banque centrale du Qatar, tout en estimant que toutes les banques commerciales avec des branches islamiques seront affectées à des degrés divers, dépendant de la taille de leurs activités de finance islamique. « Mais, en ce qui concerne IBQ, l’effet sur les actifs et sur le bilan seront minimes car nos activités de banque islamique ont seulement débuté il y a deux ans, donc c’est vraiment jeune, » a-t-il conclu.
La législation, un frein à la micro finance islamique au Sénégal |
09/02/2011
Paru dans Réussir
La Micro finance islamique peine à se faire une place, faute à une législation qui ne tient pas compte de ce type de micro finance. Mansour Ndiaye, expert en micro finance, explique, dans le magazine Réussir, les nombreux obstacles. « L’absence d’un cadre réglementaire est le principal problème de la Micro finance. Il y a certes une demande potentielle mais la réalité c’est qu’elle n’est pas sensibilisée sur les avantages », a -t-il déclaré à l’occasion d’un séminaire organisé par la Direction de la Micro finance en collaboration avec le Collectif des Journalistes économiques du Sénégal (COJES).
En effet, la micro finance islamique permet aux populations musulmanes pauvres de bénéficier des avantages de la micro finance, ce, en conformité avec les textes de la religion. « En fait, le profit étant prohibé par toutes les religions qui disent textuellement : Tu ne feras pas à un frère aucun intérêt, ni prêt d’argent, ni prêt à nourriture qui puisse rapporter des intérêts », enseigne M. Ndiaye.
Une situation qui a poussé bon nombre de pauvres à se priver des avantages de la Micro finance. Si l’on en croit le panéliste, c’est sur la base de cette conception, que certains experts en Micro finance ont jugé utile de mettre en place un système de Micro finance adapté aux prescriptions de l’Islam. Un exemple particulier et propre à la Micro finance islamique, c’est le cas du prêt. « En matière de gain, le prêteur et l’emprunteur s’engage à partager aussi bien le risque que le profit. Par exemple, si le prêteur donne deux millions, et que le projet échoue, lui et son emprunteur partage les pertes », explique l’expert.
Aujourd’hui, même si le secteur reste dans un anonymat total, il n’en demeure pas moins qu’il se bat et cherche à se faire une place. « Nous avons un comité d’audit, qui accompagne le projet jusqu’à sa réalisation », dit-il. Conscient de l’efficacité du secteur, M. Ndiaye révèle que l’ambition la plus forte aujourd’hui, c’est de faire en sorte que la législation sénégalaise intègre la Micro finance islamique.
Gulf Finance House demande à Kuwait Investment Company pour sa recapitalisation |
09/02/2011
Gulf Finance House, la banque islamique d´investissement de Bahreïn, a nommé Kuwait Investment Company pour l´assister dans sa recapitalisation et a planifié une murabaha convertible de 500M$.
La compagnie sollicitera des particuliers et des investisseurs privés capables
d´accroître le capital de la banque. Les fonds levés seront utilisés par GFH pour sa propre recapitalisation et pour la transformer en une institution focalisée uniquement sur la création, le développement et la gestion des institutions financières islamiques.
Le but de cette restructuration est de créer un business model plus stable.
Le Gouvernement pakistanais encourage la finance islamique |
09/02/2011
Les principes islamiques de la finance ont prouvé leur viabilité à travers le monde puisque la finance islamique croît rapidement, a déclaré le Ministre Fédéral des Finances et de l´Economie, Abdul Hafeez Shaikh.
« Au lendemain de la récente crise financière mondiale et du problème de la dette des pays du tiers monde et de l´Euro zone, la finance islamique a assis ses positions et croît rapidement, » a-t-il dit lors d´une session inaugurale de l´International Conference on Islamic Business and Finance à la Riphah International University.
Le Sénateur, Prof. Khursheed Ahmed, a pour sa part souligné que l´adoption de l´idéal islamique appliqué aux banques était le besoin du moment, et que la finance islamique représente un changement de paradigme. Il a ajouté qu´une nouvelle approche était nécessaire pour changer les fondamentaux de la finance et évoluer vers un nouveau système économique et financier et incité les participants de la conférence à revisiter les fondamentaux pour réaliser l´importance de la finance islamique.
Campagne de sensibilisation de la première banque commerciale islamique du Kazakhstan |
08/02/2011
Le premier prêteur islamique du pays, Al Hilal Islamic Bank, a lancé dans la capitale Astana et la ville d’Almaty une campagne de sensibilisation de la finance islamique pour mieux faire connaître ses principes au public, sous le thème « Fondamentaux de la finance islamique ».
« Le Kazakhstan a tous les bons éléments en place en termes de législation et d’infrastructure pour tenir l’allure des développements régionaux en finance islamique », a indiqué Ahmed Ateeq Al Mazrouei, Président d’Al Hilal Bank, dans un communiqué.
« Nous allons aussi œuvrer en faveur d’amendements importants en termes de régulation des services bancaires du Kazakhstan et faire prendre conscience aux régulateurs du potentiel et de l’importance de la finance islamique, » a-t-il ajouté.
Al Hilal Islamic Bank, une filiale d’Al Hilal Bank des Emirats, s'est établie en mars 2010, peu après que le Gouvernement a passé une nouvelle loi sur la finance islamique.
Bank of London and the Middle East Income Fund primé en 2010 |
07/02/2011
Bank of London and the Middle East (BLME) a annoncé que son fonds islamique ‘Income Fund’ a été classé dans les 10 premiers pour 2010 par Lipper Hindsight, la plateforme de classement des fonds de Thomson Reuters.
Les rendements annuels du fonds étaient de 5,77% avec une volatilité de seulement 1,78%.
Fin des activités islamiques pour les banques conventionnelles au Qatar |
06/02/2011
Les banques conventionnelles du Qatar devront arrêter leurs activités islamiques. La Banque centrale a émis une circulaire indiquant qu’« il a été décidé de mettre fin aux activités des services financiers islamiques » des banques conventionnelles.
« Nous nous attendons à ce que les banques diminuent leurs activités et convertissent leurs prêts islamiques en conventionnels ou vendent leurs prêts islamiques aux banques islamiques », prévoit Jaap Meijer, senior analyst au sein d´AlembicHC.
Islamic International Rating Agency (IIRA) attribue un Shari’a Quality Rating (SQR) de AA à Jordan Islamic Bank (JIB) |
06/02/2011
Jordan Islamic Bank (JIB) for Finance and Investment, fondée en 1978, s´est vue attribuer un ´AA´ en termes de ´Shari’a Quality Rating (SQR)´ par l´Islamic International Rating Agency (IIRA), agence de notation islamique.
IIRA estime que l´équipe dirigeante et le personnel possèdent un bon niveau de connaissance et une bonne expérience de « Sharia compliance ». Le contrôle des connaissances en matière de conformité chariatique de l'ensemble du personnel et le « dress code » du personnel féminin assurent également la bonne « identité islamique » indique le communiqué.
JIB compte principalement sur la Murabaha comme source majeure (39%) de financement pour ses clients.
La Haute Cour de Kerala approuve le principe d´une banque islamique |
06/02/2011
Une nouvelle étape a été franchie par le Gouvernement de Kerala en Inde pour créer une banque islamique. La Haute Cour de Kerala, après avoir rejeté une plainte de l´ancien ministre de la Justice, Subramanian Swamy, soutenant qu´une banque islamique allait à
l´encontre du principe de laïcité figurant dans la Constitution indienne, vient d´approuver la constitution d´un établissement financier islamique sans activité bancaire.
Accord politique renforçant la conformité du Takaful à Brunei |
06/02/2011
Dans le souci de conformité aux principes chariatiques, un accord sur le Takaful a été signé entre le Département des Affaires Charia de Brunei, le Ministre des Affaires Religieuses et Takaful Brunei Darussalam.
Ce nouvel accord politique fournit à la compagnie d´assurance une plus grande couverture auprès du département en charge du contrôle de conformité chariatique en cas d´infractions aux règles.
Selon les statistiques fournies par le Ministre des Finances en 2008, les primes
d´assurances collectées à Brunei ont été de 114,5M$, dont 49,1M$ pour le secteur Takaful.
La BID prend 10% de Sri Lankan Bank |
06/02/2011
La Banque islamique de développement (BID) a pris 10% du capital de la première banque islamique commerciale du Sri Lanka, qui doit ouvrir prochainement dans l´île, affirme un officiel de l´Amana Bank Limited à Colombo.
Amana Bank Limited, qui a obtenu la licence provisoire de la Banque Centrale l´année dernière, vient de se voir accorder le feu vert du Ministère des Finances pour opérer comme banque commerciale dans le pays.
Ses principaux actionnaires sont Bank Islam Malaysia Berhad avec 20% u capital, AB Bank, Bangladesh avec 15%, la BID d´Arabie saoudite avec 10% et l´exportateur de thé sri lankais Akbar Brothers pour 10% également.
Le Nigeria va adopter la finance islamique |
04/02/2011
Depuis le mois de décembre 2010, la banque centrale du Nigeria (CBN) se penche sur la question de la finance islamique, prévue par les dispositions de la banque depuis 1991 dans les sections 9, 23 et 52 de la BOFIA "Banks and Other Financial Institutions". La question avait été quelque peu mise de côté pour éviter toute récupération politique ou religieuse. Des banques non-musulmanes envisagent également d'offrir des services de finance islamique.
A la mi-janvier, la CBN a publié la réglementation concernant la supervision d'institutions offrant des services financiers sans intérêt au Nigeria. C'est ainsi qu'une NIFI (Non Interest Financial Institution est définie comme "une banque ou toute autre institution financière sous la CBN qui est engagée dans des transactions bancaires, le commerce, l'investissement ainsi que la fourniture de produits et services financiers en accord avec les principes de la Charia et les règles de la jurisprudence islamique commerciale.
Par ailleurs, le Nigeria a renforcé sa position au sein de la Banque islamique de développement en 2010, augmentant sa participation dans cette banque et ayant désormais un administrateur permanent au Conseil d'Administration.
Unicorn rembourse une murabaha de 125 M$ |
03/02/2011
Unicorn Investment Bank, basée à Bahrein, a remboursé une opération de crédit syndiqué de matières premières via une murabaha.
L´opération, mise en place par Dubai Bank et Raiffeisen Zentralbank Osterreich AG (RZB) en janvier 2008, venait à maturité le 27 janvier.
Unicorn a été fondée en 2004 et détenait 974 M$ d´actifs en mars 2010.
En août dernier, le dirigeant d´Unicorn a quitté son poste après un conflit avec la stratégie de son conseil d´administration.
Majid Al-Refai avait souhaité faire de la banque d´investissement un acteur central de la finance islamique d´un point de vue mondial, mais le conseil d´administration a demandé que l´activité soit plus particulièrement concentrée sur l´Arabie saoudite.
Un fonds commun de placement islamique au Kenya |
03/02/2011
First Community Bank (FCB) a introduit son fonds commun de placement islamique au Kenya.
La banque a reçu son accord de la Capital Markets Authority (CMA) pour lancer le fonds, qui vise des investissements islamiques sélectifs en actions, en obligations souveraines et dans le domaine immobilier.
« La finance islamique est une alternative d´investissement à laquelle on doit répondre. Un grand nombre de musulmans souhaitent acheter des obligations ou des actions, mais ils ne le peuvent pas, car ces produits ne sont pas structurés pour satisfaire leur foi », a souligné Nathif Adam, CEO de FCB.
Opération shariah-compliant de 280 M$ pour VIVA Bahrain |
03/02/2011
Saudi Telecom Co. (STC) a signé un accord avec Samba Financial Group et HSBC Bahrain pour une opération shariah-compliant de 280 M$ pour sa branche VIVA Bahrain, entreprise existante depuis 10 mois.
Cette opération entre deux des principales institutions financières de la région a été partagée entre 100 M$ fournis par HSBC et 180M$ qui l´ont été par Samba.
Ouverture à Maurice de la première banque islamique |
02/02/2011
La première banque islamique sera opérationnelle à la fin du premier semestre de 2011, a déclaré le Gouverneur de la Banque centrale, Rundheersing Bheenick.
La Banque centrale a accordé sa première licence à une banque islamique en octobre 2009 pour fournir un mode alternatif d´intermédiation aux clients de la banque. Celle-ci devrait être opérationnelle prochainement
L´entreprise japonaise Mitsui investit dans l´assureur islamique malaisien |
02/02/2011
Mitsui Sumitomo Insurance, une branche du principal assureur-dommages du Japon, annonce avoir acheté une participation dans Hong Leong Tokio Marine Takaful de Malaisie.
Cette opération fait suite à la vente par son rival japonais, Tokio Marine & Nichido, de 35% de ses parts dans l´assureur islamique Hong Leong après une divergence en termes de stratégie.
L´opération devrait coûter 37M$ à Mitsui Sumitomo Insurance.
Début du trading de contrats murabahah à la bourse de Bahrain le 7 février |
01/02/2011
La bourse de Bahrain lancera la semaine prochaine une plateforme de trading pour permettre aux banques et aux entreprises d'acheter et vendre les actifs utilisés en sous-jacent des transactions murabahah.
La plateforme électronique multi-devises murabahah ouvrira le 7 février, et débutera ses opérations avec 5 banques, a déclaré son président Arshad Khan.
Tunisie: Banque Zitouna survivra-t-elle à Sakher El Materi? |
31/01/2011
Article paru dans Webmanagercenter.com
Le départ brutal de Sakher El Materi et la mise sous séquestre de toutes ses possessions sonneront-ils le glas de la finance islamique «grand public» en Tunisie? Au sein de la Banque centrale, de hauts cadres se seraient-ils rendus compte, après coup, que ce fut une erreur que d’avoir accordé à Zitouna Banque l’agrément pour exercer la finance islamique en Tunisie?
Une fois les poursuites judiciaires achevées, l’Etat aura la possibilité de soumettre les actions de la Banque Zitouna à une Offre Publique de Vente. D’après des sources sûres, les institutions nationales et internationales n’attendent que cela. La Banque Islamique de Développement (BID) compte adhérer au capital de Zitouna dès que possible et les accords seraient même en cours de finalisation. Des actionnaires et des investisseurs nationaux sont également prêts à acquérir des actions Zitouna.
La Tunisie offre de grandes opportunités de développement et de croissance grâce à l’avènement d’une époque de transparence et de clarté en matière d’investissement.
Aujourd’hui, grâce à une législation avancée en matière d’IDE, le pays est considéré comme un placement sûr à l’international. Pour preuve, on n’a jamais entendu parler d’une banque qui a fait faillite en Tunisie ou d’un grand investisseur qui aurait perdu au change.
Cette confiance institutionnelle internationale a suscité l’intérêt de nombre de pays pour la Tunisie et la finance islamique. D’après un haut responsable à Zitouna Banque, certains pays arabo-musulmans auraient même exprimé leur intérêt pour y investir dont les Emiratis, les Qataries, les Koweïtiens et bien entendu les Saoudiens. La Baraka a d’ailleurs tenu à participer à Banque Zitouna à travers ses produits off shore. Auparavant, elle avait exprimé son désir d’exercer la finance islamique en Tunisie par le biais d’un agrément global, c’était dans les années 90.
Zitouna Banque a déjà prévu l’ouverture de représentations à l’international dont une à Paris où elle a déjà déposé la demande d’autorisation d’ouvrir un bureau. Les autorités françaises, pour information, ont parachevé l’arsenal juridique pour l’implantation de la finance islamique en France.
En Tunisie, et malgré les temps tourmentés que vit le pays, la Banque centrale, qui vient de nommer Slaheddine Kanoun nouvel administrateur provisoire de la Banque Zitouna en remplacement de M. Abou Hafs Omar Najai, ne remet pas en cause le principe de l’exercice de la finance islamique. Du moins, à ce jour. Avec les 87% du capital de Zitouna Banque détenus auparavant par Sakher El Materi et son groupe, elle pourrait, en tant que tutelle, œuvrer à développer encore la banque.
En Tunisie, une loi a été proposée lors d’un des derniers conseils des ministres de l’ancien gouvernement touchant aux produits spécifiques. Si cette loi est votée par le prochain parlement, elle permettrait au système bancaire et même aux banques conventionnelles d’élargir l’éventail des produits offerts à leurs clientèles. Il est clair que, pour y arriver, il faut que les organes de gouvernance et de conformité soient mis en place. En premier lieu, le Comité Chariaa et tous les organes de Bâle II.
En attendant, et dans cette période d’ambiguïté dans laquelle baigne le pays, on va certainement transiter par des situations où les appréciations générales restent tributaires du bon vouloir de certaines personnes qui veulent se préserver et protéger leurs intérêts.
A tire d’exemple, la remise en cause de la loi concernant l’augmentation du capital social des banques de 25 MDT à 100 MDT: «Qui est ce grand penseur avisé qui estimerait qu’une telle loi a été taillée sur mesure pour la Banque Zitouna? Dites-vous bien que dans toutes les banques de la place, il faut qu’il y ait un minimum de conformité au niveau du capital. Il y a ce que nous appelons communément le ratio Cook. D’ici deux à trois ans, pour que les banque soient viables, si elles n’ont pas atteint un minimum de 100 MDT, elles doivent impérativement fusionner. Nous ne pouvons nous permettre des petits bouts de banques», clame un banquier réputé de la place. «100 MDT de dinars, c’est environ 50 millions d’euros. Qu’est-ce qui cela pèse à l’international? Rien, absolument rien».
Rappelons à ce propos que l’Etat tunisien a gelé les avoirs, les participations, les immeubles et tout ce qui appartient au groupe Princesse Holding, dirigée par Sakher El Materi.
Ouverture prochaine de Maldives Islamic Bank |
30/01/2011
The Maldives Islamic Bank (MIB) ouvrira ses portes le 7 mars prochain, jour où les Maldives célébrent leur « embrassement » à l´Islam.
La capitalisation de 11,2M$ (150M Rf) de la banque a été permise par un apport de 85% des parts de l´Islamic Corporation for the Development of Private Sector (ICD) de la Banque islanique de développement (BID), les 15% restants, provenant du Gouvernement.
Le président de la Maldives Islamic Bank (MIB) est le docteur Halid Al Abudi, directeur de
l´ICD, et le Gouvernement est représenté au conseil d´administration par le ministre d´Etat chargé des Finances, Ahmad Asad, a indiqué le futur CEO, Haris Haroon.
Le seul représentant des Maldives au conseil de conformité à la Charia est le vice-recteur de Maldives Higher Education, Fayyaz Ali Manik.
Evoquant le plan d´action de la banque, M. Manik a précisé que ´tant que la banque est capable de marcher sur ses deux jambes, le Gouvernement souhaite garder une part, mais que la plus grande partie de ces parts seront ouvertes au public, le Gouvernement ne conservant in fine que 5%.
Joint venture entre Sharjah Islamic Bank et l´égyptienne Corplease |
30/01/2011
Sharjah Islamic Bank (SIB) a signé un MoU avec Corporate Leasing Company Egypt (CORPLEASE), pour monter une joint venture ‘Corplease UAE’, basée aux Emirats Arabes Unis pour fournir des services de leasing.
Les opérations de cette entreprise conjointe débuteront au second trimestre 2011.
Corplease a activement financé des services de leasing en Egypte depuis 2003. Cette firme égyptienne est devenue un des trois plus grands fournisseurs du secteur. Commercial International Bank est actionnaire à 40% dans Corplease, alors que DEG et UBAF détiennent 22% et 17%, respectivement.
28/01/2011
Emaar Properties indique avoir levé 500 M$ en vendant des sukuk pour soutenir ses exigences en capital.
Emaar précise, dans un communiqué. avoir réussi avec succès à « pricer » sa première offre internationale à revenu fixe, levant ces 500 M$ avec une maturité de 5 ans et demi à un yield (revenu) de 8,5%.
Le sukuk ijarah d´Emaar, émis par un SPV sous le nom d´Emaar Sukuk Linited, constitue le premier acte du ´Trust Certificate Issuance Programme´ de 2Mds$ de cette compagnie, détenue à plus de 30% par le Gouvernement de Dubaï.
Première banque commerciale islamique du Sri Lanka |
27/01/2011
Amana Bank Limited, qui a obtenu la licence provisoire de la Banque centrale l´année dernière, s´est vue accorder le feu vert du Ministre des Finances pour opérer comme une banque commerciale dans le pays.
Selon les officiels d´Amana, la nouvelle banque commencera ses opérations dans un futur proche en devenant la première banque commerciale islamique.
La nouvelle banque est soutenue par Bank Islam Malaysia Berhard, actionnaire à 10%.
L´année dernière, la banque a levé 28,5M$ de capitaux à travers une opération privée de placement.
The National Bank for Development (NBD) en Egypte et sa niche dans le financement automobile |
27/01/2011
The National Bank for Development (NBD) du Caire, spécialisée dans les produits sharia-compliant, a consolidé son marché dans le financement automobile.
Depuis l´acquisition de 49% des parts d´Abu Dhabi Islamic Bank en 2007, NBD a progressivement fait évoluer ses activités dans une transition vers des services sharia-compliant.
« Nous avons la part du lion dans le marché », Anil Kumar, précise le directeur de NBD consumer banking, en référence au financement automobile.
NBD affirme être seule à offrir un produit islamique dans le financement automobile sur le marché égyptien.
Toutefois, la part du lion“ reste très modeste, puisqu´elle ne représente que 3% de tout le marché du financement automobile en Egypte depuis le lancement 1 an et demi auparavant.
En fait, d´autres options sont disponibles à travers d´autres banques islamiques, Faisal Islamic Bank of Egypt ou Al-Baraka Bank.
La Malaisie entend stopper la baisse des émissions de sukuk |
27/01/2011
Si le marché malaisien de la finance islamique a renoué avec la croissance cette année, l'émission d'obligations (sukuk) a baissé. Les réformes visant à restaurer la confiance dans un contexte de crise financière internationale se font donc attendre.
Selon la Malaysian Securities Commission, la valeur des obligations islamiques émises en Malaisie s'élevait à tout juste 18,9 milliards de ringgit (6 milliards $) pour les trois premiers trimestres de cette année, alors qu'elle était de 32 milliards$ en 2009 et de 20 milliards$ en 2008.
Ce ralentissement inattendu survient alors que la Malaisie, qui domine le marché des obligations avec plus de 60% des titres en circulation dans le monde, prend des mesures pour protéger sa position de principal marché du secteur de la finance islamique.
Najib Razak, le premier ministre, a déclaré en octobre que des allègements fiscaux supplémentaires seraient annoncés cette année afin de promouvoir l'innovation dans les produits islamiques. Le gouvernement a émis pour 1,25 milliards de dollars de sukuk en mai (ses premiers en huit ans) afin de soutenir le marché local.
De son côté, Bursa Malaysia, la bourse de Kualu Lumpur, permettra bientôt aux émetteurs de titres de vendre des sukuk aux particuliers, et la Negara Malaysia, la banque centrale, se prépare à délivrer des licences à deux nouvelles banques afin d'augmenter l'assise financière du secteur.
Zeti Akhtar Aziz, la gouverneur de la Bank Negara, a déclaré au Financial Times que l'expérience malaisienne a prouvé le potentiel de croissance de la finance islamique à l'échelle mondiale, y compris chez les non musulmans, qui représentent aujourd'hui plus de la moitié des clients de certaines institutions malaisiennes.
" Tant que nous disposerons de produits compétitifs, je crois que la finance islamique poursuivra sa croissance à un rythme effréné ", a-t-elle affirmé.
D'autres responsables ont émis des points de vue similaires. Zarinah Anwar, présidente de l'autorité des marchés financiers de Malaisie, a déclaré lors du forum des marchés des capitaux islamiques à Kuala Lumpur que l'éventail unique des instruments sukuk de la Malaisie avait apporté au marché un avantage significatif sur les obligations conventionnelles négociées.
" Personne n'aurait pu anticiper la croissance réalisée au cours des dix dernières années " a-t-elle déclaré en soulignant que les sukuk avaient tendance à être plus transparents que les alternatives conventionnelles, ce qui ajoute à leur attractivité dans un contexte de crise.
Yves Mersch, membre du conseil de gouvernement de la Banque centrale européenne, a déclaré à Francfort en novembre dernier que l'absence d'exposition des banques islamiques aux actifs opaques et leur dépendance aux dépôts plutôt qu'au financement de gros ont contribué de manière générale à les rendre solides. Mais il a déclaré que la résolution des problèmes de standardisation et d'options de gestion de liquidités des banques permettrait d'accroître la stabilité sur le long terme.
La question des liquidités est en cours de résolution grâce à l'établissement à Kuala Lumpur d'une Société islamique internationale de gestion des liquidités créée par l'Islamic Financial Services Board (conseil multinational des services financiers islamiques) en octobre dernier avec le soutien marqué des autorités malaisiennes.
La Société islamique internationale de gestion des liquidités émettra des obligations à court terme qui pourront être utilisées pour la gestion des liquidités. Certaines banques utilisent également des " produits sharia compatibles " à la Bursa Malaysia, créée l'année dernière.
Les experts ont des avis divergents sur les dangers de l'absence de standardisation des produits. Ce défaut de standardisation est lié d'une part aux différences d'interprétation de la sharia par les quatre principaux courants de pensées et d'autre part au manque de disponibilité des spécialistes de la sharia se prononçant sur l'acceptabilité d'un produit.
Daud Vicary, responsable international de la finance islamique chez Deloitte, a déclaré lors du forum mondial de la finance islamique à Kuala Lumpur en octobre dernier que le secteur avait besoin d'un processus de prise de décision plus clair, mais que " l'existence de plusieurs courants de pensées dans l'interprétation de la sharia est un facteur extrêmement positif, car cela stimule la discussion ".
Selon Nik Norzul Thani, président de Zaid Ibrahim & Co, le plus grand cabinet d'avocat de Malaisie, les écoles financières islamiques ont réalisé une harmonisation de vue sur 90% des questions litigieuses. Mais il déclare que la sophistication accrue des produits de la finance islamique en Malaisie rend indispensable une communication efficace entre les spécialistes de la sharia et les banquiers. " L'époque où les spécialistes de la sharia ne se rendaient jamais à la banque et où les banquiers ne lisaient jamais le coran est révolue. "
Grande Bretagne : The National Employment Savings Trust lance un fonds sharia-compliant |
27/01/2011
The National Employment Savings Trust, fonds de pension public, créé par le Gouvernement britannique en 2006, a élargi son offre de fonds en développant un fonds actions mondial sharia-compliant
La cible visée attirerait 200 000 des 2,5 millions de musulmans que compte le pays en se focalisant sur les travailleurs gagnant plus de 35 000£ et qui n’ont pas de pension via leur entreprise.
Heather Tilston, porte-parole de la Nest Corporation a précisé que l’organisation recherchait un gérant pour ce fonds.
« L’investissement sharia-compliant est encore une industrie relativement récente au Royaume-Uni, mais une étude des contributions directes des entreprises du FTSE100 montre que presque un quart d’entre elles peuvent répondre aux critères d’un fonds islamique, » a-t-elle ajouté.
Ibrahim Thompson, conseiller financier pour Radcliffe & Newlands à Londres a indiqué « la question de l’inclusion financière est importante j’espère que cela donnera aux musulmans qui sont actuellement exclus des offres de pensions à cause des choix d’investissement limités, une option viable. »
Le directeur-fondateur du département de finance islamique de Norton Rose lance le secteur au sein de KPMG |
25/01/2011
Le responsable mondial de la finance islamique de Norton Rose, Neil Miller, est sur le point de quitter la firme, pour diriger les nouvelles activités de conseil mondiales de KPMG. Il rejoindra les bureaux localisés à Dubaï.
L’associé de Bahreïn, Mohammed Paracha, dirigera le secteur FI au Moyen-Orient et ren Afrique, tandis que Farmida Bi sera responsable du groupe pour Londres et l’Europe, et Davide Barzilai se concentrera sur la région Asie-Pacifique.
Neil Miller a déclaré: “j’ai été dans le monde du droit pendant plus de 20 ans et quand j’ai été approché par KPMG pour lancer la finance islamque pour eux, j’ai senti que c’était une grande opportunité de faire quelque chose de nouveau.”
L’activité de finance islamique de Norton Rose compte actuellement 50 associés à travers le réseau. Le départ de Neil Miller laissera 8 associés à Dubaï et 15 associés à travers la région d’Abu Dhabi, Bahreïn, Riyad et Dubaï.
Aide de la Malaisie à l’implantation de la deuxième banque islamique au Kazakhstan |
25/01/2011
La compagnie financière malaisienne, Amanah Raya Berhad, appartenant au Gouvernement, joint ses forces avec Fattah Finance, un courtier kazakh et la Development Bank of Kazakhstan (détenue par l’Etat, ndlr) pour conduire une étude de faisabilité pour l'établissement ld'une deuxième banque islamique
L’année dernière les trois parties ont signé un accord stratégique de partenariat pour lancer une seconde banque islamique au Kazakhstan. Le but est de lancer une compagnie joint-venture où Amanah Raya détiendrait 55% des parts, DBK, 40% et Fattah Finance, les 5% restants..
Le dépôt de licence de cette banque devrait être effectué cette année et facilité par la nouvelle législation introduite au Kazakhstan en 2009 pour l’établissement des banques islamiques et l’introduction des produits financiers islamiques dans le pays.
Le Kazakhstan a une autre banque islamique sur son sol, Al Hilal Bank, établie en 2009 par des investisseurs d’Abu Dhabi, qui a débuté ses opérations en mars 2010. Avant cela Al Baraka a lancé la première institution financière islamique à Almaty il y a près d’une décennie, qui a été reprise par LaRiba des Etats-Unis et qui a fermé un peu plus tard .
Bank Indonesia apporte 5M$ de capitaux à l’International Islamic Liquidity Management |
25/01/2011
Bank Indonesia (BI), la Banque centrale du pays, a reçu l’accord de la Chambre des représentants pour contribuer à un apport de capitaux de 5M$ à l’ International Islamic Liquidity Management (IILM), l’organisation nouvellement mise en place dont la vocation est de fournir la liquidité interbancaire à l’industrie.
Le Gouverneur de la Banque centrale, Darmin Nasution, a précisé que l’institution indonésienne aurait, grâce cette contribution, 5 parts d’1M$ chacune dans l’IILM.
M. Darmin a également indiqué que Bank Indonesia deviendrait membre du conseil d’administration de l’institution avec 10 autres banques centrales et 2 organisations multilatérales.
« BI sera capable d’investir en sukuk et dans d’autres instruments émis par l’IILM, et le Gouvernement pourrait aussi obtenir des notations plus élevées pour l’émission de sukuk ou d’autres instruments sharia de telle sorte que les coûts de financement pourraient être abaissés, » a-t-il dit aux membres d’une commission du Parlement lors d’une session à Jakarta.
« Si l’Indonésie devient un membre du conseil d’administration, le pays pourra avoir un rôle dans la détermination des stratégies et des politiques pour promouvoir l’IILM comme un des piliers de l’industrie financière islamique, spécialement en poussant le développement du financement sharia dans la région, » a-t-il souligné.
Signature d’un accord de siège avec l’Institut Mozdahir International |
24/01/2011
Me Madické Niang, ministre d’Etat et ministre sénégalais des Affaires étrangères et le président fondateur de l’Institut Mozdahir International ont signé un accord de siège entre le Sénégal et cette ONG d’appui au développement, annonce un communiqué.
L’Institut Mozdahir International est une ONG qui s’investit dans la lutte contre l’ignorance, la pauvreté, la maladie et les fléaux sociaux pouvant conduire à la décadence physique, morale ou spirituelle des peuples, selon le texte.
Cette ONG compte à son actif plusieurs projets et réalisations dans de nombreux domaines, notamment de la finance islamique.
Oman Insurance Company, le plus grand assureur émirati, bientôt dans le Takaful? |
23/01/2011
Oman Insurance Company (OIC), basé à Dubai, qui est le premier assureur des Emirats Arabes Unis, envisage de lancer une compagnie de Takaful dans le pays.
L´entreprise, également connue sous le nom de Tameen, a désigné une entreprise de conseil qui est en train de préparer la due diligence pour permettre son entrée dans le segment Takaful.
Abdul Muttalib Al Jaidi, son directeur général, a souligné qu´“OIC ne peut pas avoir de fenêtre Takaful et que, pour monter une compagnie, une due diligence est nécessaire. Je ne peux pas dire si oui ou non [nous irons sur ce segment], puisque cela dépend des résultats de l´étude de marché. Si on regarde les compagnies Takaful disponibles actuellement, celles-ci n´ajoutent pas de valeur au marché, elles sont justes des chaînes de distribution. Le résultat probable est que 90% des compagnies Takaful du pays, si ce n´est pas toutes, enregistrent des pertes“.
La reprise du marché des sukuk en Malaisie pourrait relancer tout le marché |
23/01/2011
La longue montée des prix des sukuk en Malaisie, qui dure depuis un bon mois, ouvre la voie à la renaissance du marché des sukuk dans le monde.
“Si cette reprise est soutenue, elle sera de bon augure certainement pour de nouvelles émissions et relancera le marché des sukuk tant en Malaisie qu'au Moyen-Orient,” prévoit Yahya Sultan, trader à Noor Islainc Bank à Dubai.
Selon lui, “plus d'émissions sont nécessaires puisque les réserves diminuent avec beaucoup de sukuk de court-terme venant à maturité en 2011 et 2012”.
“L'excès de la liquidité globale et le rééquilibrage d'allocation d'actifs vers l'Asie est une cause importante” de cette reprise, précise Rohit Chawdhry, qui gère 350 M$ d´actifs à Barhain Islamic.
Besoin des impopulaires dérivés? |
20/01/2011
L´industrie de la finance islamique doit affronter certains défis pour assurer son développement, notamment en créant davantage de produits structurés, affirment certains experts, à un moment où ceux-ci sont pourtant excessivement impopulaires.
The International Islamic Financial Market est sur le point de développer un standard pour les instruments de couverture tels que les currency swaps. Par ailleurs, CIMB Islamic Bank Bhd., HSBC Amanah Malaysia Bhd et Standard Chartered Saadiq Bhd ont indiqué qu´elles envisageaient de proposer de nouveaux produits structurés dès cette année.
Pourtant, ce besoin se heurte à un écueil majeur du fait qu' « après la crise financière, les gens
n´aiment pas vraiment les produits structurés », indique Caryn Ho Wai Yin, senior vice président de marchés des capitaux à RHB Investment Bank Bhd de Malaisie.
Premier sukuk thaï au prochain trimestre |
20/01/2011
Le premier sukuk de Thaïlande sera lancé au prochain trimestre, a annoncé l’Islamic Bank of Thailand (IBank).
Cette obligation islamique sera structurée par CIMB Bank de Malaisie, son conseiller financier. L’opération est dans l’attente de l’accord de l’autorité boursière, la Securities and Exchange Commission.
Le montant de la transaction prévue est de 163 M$ (5 Mds de baht).
Tunisie : La compagnie d’Assurances Carte n’est plus actionnaire à la Banque Zitouna |
20/01/2011
Selon une « source digne de foi », l’Assurances Carte ne serait plus actionnaire de la banque Zitouna de finance islamique.
La même source indique que les actions de l’Assurances Carte (6%) ont été vendues au groupe Princesse Holding de Sakher El Materi détenteur majeur du capital à hauteur de 57% après l’achat des parts des Assurances Carte, a côté de Groupe Poulina, Groupe TTS, Groupe Délice-Danone, Groupe UTIC (Ulysse Trading & Industrial Companies), et Groupe Bouchamoui.
Pour rappel, la Banque Centrale de Tunisie a décidé hier de nommer M. Amor Najaï, qui exerçait jusque là la fonction de directeur général de la banque, au poste d’administrateur provisoire de la Banque Zitouna. Cette décision est prise suite à une longue réunion ayant eu lieu durant la matinée du mardi 18 janvier 2011, à la Banque Centrale de Tunisie. La nomination de M. Najaï a pour objectif de donner de la visibilité à la banque en attendant la nationalisation éventuelle des parts détenues par Sakher El Materi (actionnaire principal de la dite-banque).
Le programme de management financier islamique de l’Université d’Effat reçoit l’accord des autorités |
19/01/2011
L’Université d’Effat, en partenariat avec Rotterdam School of Management (RSM) et l’Ecole Supérieure des Affaires (ESA) de Beyrouth a reçu l’accord du ministère de l’enseignement supérieur d’Arabie Saoudite
Ce programme appelé Executive Masters in Islamic Financial Management (XIFM) propose 50 heures de cours à des cadres dans la gestion au sein d’institutions financières islamiques.
Barclays Capital offre des Repos sharia-compliant |
18/01/2011
Barclays Capital, la banque d´investissement de Barclays, a créé une offre de ´Repos´ (accords de rachat) islamiques, permettant ainsi aux banques et aux investisseurs de gérer leurs fonds.
Barclays a introduit le produit sur le marché mondial il y a deux semaines, et vise principalement les clients en Malaisie et au Moyen-Orient, où sont basées les plus grandes institutions financières islamiques, indique Harris Irfan, directeur de la structuration islamique au sein de la Banque.
« La gestion de la liquidité reste un défi pour les institutions financières islamiques et il y a une grande demande pour ce genre de produits », selon Irfan.
Entretien dans Les Afriques de Mouhamed Diakité, diplômé en finance islamique de Paris-Dauphine |
17/01/2011
Article paru dans Les Afriques
Quid de l’Afrique ? Diakité Mouhamed, président du Comité national de la finance islamique de Côte d’Ivoire (CNFICI), est diplômé en Executive Master Islamic Finance de la prestigieuse université française Paris-Dauphine en 2010 et Master en Stratégie d’intelligence économique de l’Ecole de guerre économique de Paris en 2000. Depuis 2010, il poursuit ses recherches à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, en France. Entretien.
Les Afriques : Quelle est la taille de la finance islamique au plan mondial et en Afrique ?
Diakité Mouhamed : La crise mondiale actuelle a mis en lumière la finance islamique, cette autre finance, qui, grâce à ses principes éthiques, a su résister à la crise. Principalement basée dans le Golfe et en Malaisie, cette finance séduit les Occidentaux. Aujourd’hui, tous les pays occidentaux, à l’instar de l’Angleterre (où il existe depuis 2007 des banques islamiques) et la France, ont crée un cadre juridique permettant l’émergence de banques et d’institutions financières basées sur les principes et les pratiques de la finance islamique. En Afrique, les premières banques islamiques ont vu le jour au Soudan, Gambie, Sénégal, Niger et Mauritanie. L’année 2010 a été marquée par la création, en Tunisie, de la Banque Zitouna, exclusivement islamique. Le total d’actif de la finance islamique représente aujourd’hui plus de 1000 milliards de dollars, avec une progression se situant entre 15 à 20% sur les dix dernières années.
LA : Quel est le poids réel de l’Afrique dans la finance islamique mondiale ?
DM : Proche de zéro, mais il existe beaucoup d’intérêt en Afrique. En effet, la croissance soutenue de l’Afrique, depuis plusieurs années, suggère un regard neuf des investisseurs sur ce continent. Il appartient aux autorités africaines de renforcer les cadres juridiques et, surtout, de construire des stratégies d’intelligence économique pour attirer les capitaux du Golfe. De fortes initiatives ont été prises en Gambie, où il y a eu plusieurs levées de sukuks. Au Sénégal, les pouvoirs publics ne cessent de poser des actes en faveur de l’émergence en zone UEMOA de la finance islamique, au Maroc des aménagements spécifiques ont été faits dans le financement de l’immobilier, au Kenya plusieurs licences ont été émises et le Nigéria vient d’adopter une stratégie offensive pour l’émergence de banques et de sociétés financières islamiques.
LA : Quelles sont les principales missions du Comité national de la finance islamique de Côte d’Ivoire (CNFICI) ?
DM : Le CNFICI a été crée en 2009, mais sa reconnaissance officielle n’est intervenue qu’en août 2010. Le Comité est un organisme d’appui au développement national, composé de promoteurs de projet et microprojet en conformité avec les valeurs de la finance islamique, notamment dans ses pratiques et principes. Le CNFICI rassemble une équipe pluridisciplinaire regroupant des juristes, fiscalistes, hommes d’affaires, professionnels ainsi que des investisseurs. Nous voulons œuvrer aux côtés des pouvoirs publics dans la politique de promotion et le développement des produits financiers islamiques, en vue de concrétiser les grandes réformes juridiques nécessaires à l’accueil de la finance islamique en Côte d’Ivoire. Le comité vise également le renforcement des capacités des professionnels et des populations. En effet, les populations manifestent un grand engouement en faveur de la finance islamique. Pour preuve, plusieurs initiatives et projets de finance et de microfinance islamique sont notés dans le pays. Enfin, nous développerons un plan d’action en termes de formation, de renforcement de capacités et de forums pour faire connaître la finance islamique et, surtout, la micro-finance islamique en Côte d’Ivoire. Ledit plan d’action sera soumis au ministre du Plan et du Développement (gouverneur de la BID pour la Côte d’Ivoire), qui le présentera à la Banque islamique de développement à Djeddah via le bureau régional de Dakar.
LA : Existe-t-il des freins juridiques à l’émergence de la finance islamique en zone UEMOA et spécifiquement en Côte d’Ivoire ?
DM : Depuis les années 80, la loi bancaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, a intégré en son article 44 la possibilité de délivrance d’agrément aux banques islamiques, ce qui explique la création de la banque islamique du Niger et du Sénégal. Cependant, il faut reconnaitre que l’ensemble des lois de la zone UEMOA sont d’inspiration « conventionnelle », ne prenant pas en compte les principes de la finance islamique. C’est pour quoi il sera nécessaire de produire des instructions spécifiques, comme l’a fait la France. Ces instructions viendront clarifier les termes des contrats financiers islamiques, la neutralité fiscale sur certains contrats et l’organisation de la gouvernance.
LA : La finance islamique est-elle importante pour l’économie ivoirienne ?
DM : Certaines infrastructures, comme le prolongement de l’autoroute du Nord, sont financées par la Banque islamique de développement (BID), conformément aux principes de la finance islamique. Aujourd’hui, il y a un besoin significatif de financement dans le secteur privé. Il s’agit maintenant pour la Côte d’Ivoire de construire une véritable stratégie pour rendre la finance islamique liquide par la création de sociétés financières et de microfinances islamiques.
Longtemps orientée vers l’Europe, la Côte d’Ivoire doit diversifier ses partenaires financiers. Le Golfe pourra, dans ce cadre, participer activement aux financements dans les actifs longs, tels que le secteur de l’immobilier et infrastructures économiques importantes (ponts, barrages, routes, énergies).
Diakité Mouhamed a occupé le poste de directeur marketing dans une banque avant d’être à la tête d’une institution financière. Il a également été Directeur Afrique d’une société de microfinance et membre d’une cellule de recherche sur la taxonomie de l’information bancaire menée dans le cadre de ses recherches à l’Université Montpellier 1. Il a cumulé 10 ans d’expérience dans l’industrie de la finance, de la microfinance et du conseil stratégique.
Sharia scholar Muhammed Elgari souhaite «que la prochaine génération soit portée par l’actuelle » |
17/01/2011
Alors que l’industrie mondiale de la finance islamique débat de la régulation des sharia boards et de la restriction des jurisconsultes à un petit nombre de comités de conseil, la Malaisie, par le biais de sa Banque centrale, a adopté le 1er janvier le nouveau Shariah Governance Framework (SGF) qui crée de nouvelles lignes directrices pour la gouvernance des comités sharia.
Muhammed Elgari, qui siège dans plusieurs sharia boards, tels que celui de l’ Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions (AAOIFI), celui du Dow Jones Islamic Market Indexes, estime que ces nouvelles lignes directrices « sont une bonne chose ».
Pour Dr. Elgari, qui est l’un des rares jurisconsultes étrangers à œuvrer au sein du comité sharia de la Securities Commission de Malaisie, « le vrai test est la qualité de travail et la capacité à remplir les demandes de l’autre partie », reprochant la volonté de limiter le nombre de sharia boards dans lesquels ils peuvent intervenir sans prendre en compte les capacités individuelles.
« Notre cauchemar est la disparition des sharia boards lorsque nous cesserons d’exister. Nous demandons toujours aux institutions d’inclure dans leur sharia board un scholar plus jeune, de manière à ce que la prochaine génération soit portée par l’actuelle. Récemment, nous avons rencontré les officiels du Waqf Fund (mis en place par la Banque Centrale de Bahrein) pour essayer de créer un programme qui peut être adopté par une institution académique à cette fin, » a-t-il ajouté.
Un projet de loi ratifié à Djibouti sur l’implantation de banques islamiques |
17/01/2011
Les députés de Djibouti ont tenu une séance plénière pour examiner et délibérer plusieurs projets de loi, dont un concernant la mise en place d’un cadre légal pour accueillir les banques islamiques.
En quelques années Djibouti a déjà permis à plusieurs d’entre elles de s’implanter. Ce cadre légal vise à faciliter leurs activités sur le territoire.
Par ailleurs, l’assemblée a ratifié au même moment un prêt entre le pays et la Banque islamique de développement. Prêt dont la finalité est la construction de l’hôpital régional d’Ali Sabieh dont la pose de la première pierre a été réalisée il y a quelques jours par le président de la république.
Tunisie – Vers la nationalisation de la Banque Zitouna ? |
17/01/2011
De source « digne de foi, proche du dossier » ayant souhaité garder l'anonymat on croit savoir qu’il a été décidé au sein de la Banque Centrale de Tunisie (avant le remaniement) de nommer un administrateur provisoire à la Banque Zitouna dont Sakher El Materi est actionnaire principal.
Suite à une très longue réunion qui a eu lundi à la Banque Centrale de Tunisie, il a ainsi été décidé de nommer Amor Najai administrateur provisoire de la banque.
Qu’est-ce qui change donc pour la banque puisque M. Najai était déjà DG de l’institution ? Selon un spécialiste, la banque a besoin de visibilité pour son avenir (y compris le court terme) et la nomination de M. Najaï a pour effet d’assurer une étape transitoire qui pourrait fort probablement mener à la nationalisation de la banque ou, du moins, des parts appartenant à M. El Materi.
Pour rappel, le capital de départ de la Banque Zitouna est de 30 millions de dinars. Le tour de table de la banque est composé par les principaux groupes privés tunisiens à savoir :
- Le Groupe Princesse EL MATERI Holding, Fondateur et Actionnaire majoritaire avec plus de 51% du capital.
- Le Groupe La Carte.
- Le Groupe Poulina.
- Le Groupe TTS.
- Le Groupe Délice-Danone.
- Le Groupe UTIC (Ulysse Trading & Industrial Companies)
- Le Groupe Bouchamoui
Le Secrétaire d´Etat au Commerce extérieur promeut la finance islamique française dans le Golfe |
17/01/2011
Pierre Lellouche, Secrétaire d´Etat au Commerce extérieur, a déclaré à Abu Dhabi que la France prévoyait de développer la finance islamique et d´attirer l´investissement du Golfe.
“Nous avons du retard, en comparaison à l´Angleterre en particulier“, à ce sujet, a dit Lellouch dans un entretien
“Les mécanismes sont en train d´être mis en place et nos banques sont réellement capables d´y prendre part“.
Le premier indice sur la bourse du Caire |
16/01/2011
Naeem Holding a présenté le premier indice islamique sur The Egyptian Exchange (EGX), la bourse du Caire.
L´indice, NAEEM Islamic Egypt Index (NISE 25), cible les 25 entreprises les plus importantes par leur valorisation et dont l'activité et la structure sont en accord avec la Chariah.
Les banques revendent leur prêts d´Investment Dar et d´Arcapita |
15/01/2011
Les banques ont réduit leur exposition dans la banque d´investissement Arcapita de Bahreïn et dans Kuwait Investment Dar, en vendant leurs crédits syndiqués.
Ainsi, 25 M$ d´une partie d´un prêt d´Investment Dar ont été échangés vendredi dernier, tout comme un autre de 30 M $ d´Arcapita un peu plus tôt dans la semaine.
Le prêt accordé à Investment Dar qui a été revendu ne constitue qu'une infime partie de sa dette de 3,55 Mds $.
Le Japon cible les investisseurs islamiques en modifiant sa fiscalité de sukuk |
13/01/2011
Le Japon s´apprête à changer sa fiscalité sur les dividendes sharia afin d´attirer les investisseurs, a indiqué l´Autorité de régulation. Le Japon comprend la nécessité de changer son régime fiscal pour s´aligner sur les récentes modifications ou annonces faites dans les pays voisins, a précisé un porte-parole.
Les dividendes de sukuk des investisseurs étrangers devraient être déclarés sans taxe dès la fin 2011.
Un nouveau cadre de gouvernance shariah pour les comités consultatifs de Malaisie |
13/01/2011
Les institutions financières islamiques (IFIs) qui sont autorisées par la Bank Negara Malaysia (BNM), la Banque centrale, et la Securities Commission de Malaisie, ont six mois pour se conformer à toutes les conditions du nouveau cadre de gouvernance de Shariah (SGF) pour les institutions financières islamiques, présenté l'année dernière et entré en vigueur le 1er janvier.
Le 'Shariah governance process' (SGF) représente la législation et la directive les plus complètes au monde, dans le but de pousser l'industrie islamique. Elle remplace également les directives malaisiennes sur la gouvernance des comités Shariah des institutions financières islamiques publiées par la Bank Negara en 2004 et qui précisent le rôle, les fonctions et les responsabilités du comité Shariah et de ses membres ainsi que les relations de travail entre le comité des différents établissements financiers et le Shariah Advisory Council (SAC) de la Banque centrale.
Ernst & Young passe au crible «l'efficacité du cadre de la gouvernance Shari'a» |
13/01/2011
« La réalisation du volume critique des capitaux islamiques prévu à $1 billion (1000 Mds$) atteinte, la question qui se fait jour à travers les conseils d'administration, et parmi les utilisateurs des services financiers islamiques, est la différenciation, ou plus précisément du manque de différenciation que lproposent,es institutions financières islamiques » a indiqué Ashar Nazim, Executive Director and MENA Head of Islamic Financial Services Group chez Ernst & Young.
L'« efficacité du cadre existant de gouvernance Shari'a, ainsi que les structures de produits habituellement utilisées sont aujourd'hui l'objet d'études critiques approfondies » a ajouté M. Nazim.
La Qatar Islamic Bank envisage des acquisitions en Indonésie |
12/01/2011
La Qatar Islamic Bank chasse des « cibles d'acquisition » en Indonésie pour amplifier sa présence en Asie et tirer parti de la demande croissante de produits bancaires islamiques dans la nation musulmane la plus peuplée du monde, a indiqué le directeur de son unité malaisienne.
La Qatar Islamic Bank étudie plusieurs « candidats potentiels » qui ont été identifiés par Asian Finance Bank, dont elle détient 62 % du capital.
« En Indonésie, la concurrence est forte, c'est pourquoi nous avons besoin de quelque chose prêt à l'emploi pour démarrer immédiatement, » a souligné Mohamed Azahari Kamil.
« Nous devons avoir un associé qui a une base corporate et de détail sur laquelle nous puissions capitaliser »
« Nous parlons de l'Asie dans son ensemble parce qu'il y a là un gros potentiel pour la finance islamique qui est à même de se développer aussi en Corée du Sud, » a-t-il ajouté. « Les opérations indonésiennes, si cela se matérialise, fourniront une très bonne plate-forme dans la région. »
L'autorité saoudienne d'aviation civile envisage la question de sukuk |
12/01/2011
L'autorité de l'aviation civile de l'Arabie Saoudite regarde la vente des obligations islamiques comme source de financement. Il serait question de plusieurs tranches pour financer une modernisation des aéroports du royaume, a indiqué son directeur.
La première tranche du sukuk serait d'un montant de 4,5 milliards de riyals ($1,20 milliards), a précisé Abdullah Al-Rahimi à la télévision d'Arabiya d'Al.
BLME meilleure banque islamique au Royaume-Uni |
10/01/2011
Bank of London and the Middle East (BLME), basée à Londres, banque conforme à la Sharia'a, s'est vue attribuer le titre de meilleure banque islamique au Royaume-Uni par the Islamic Finance News Annual Poll for 2010.
Le secteur Takaful touché par le manque de sukuk |
10/01/2011
Le pays aux actifs d'assurance islamique de 4,5Mds$ qu'est la Malaisie pourrait être affecté par un manque d'émission de sukuk pour prolonger sa croissance.
« Nous avons besoin de sukuk à long terme parce que nous ne pouvons pas être agressifs dans les actions ordinaires ou mettre la plupart de nos fonds en comptes de dépôt ou juste en papier à court terme, » , précise Hafidz Hamzah, qui a sous gestion 12 millions de ringgit en tant que directeur d'investissement à Great Eastern Takaful Sdn. Bhd à Kuala Lumpur.
Financement de 245M$ pour Sapuracrest Pétroleum de Malaisie |
10/01/2011
Sapuracrest Pétroleum de Malaisie a sécurisé 750 millions de ringgit d'installation ($244 million) de financement islamique pour financer son expansion, a dit lundi l'arrangeur de l'opération.
Maybank Investissement a indiqué qu'il a signé un accord avec l'unité de Sapuracret pour l'installation qui inclut des tranches en ringgit malaisien et dollar.
L'affaire, qui utilise les concepts d'Ijarah, Bai Al Inah et de Murabahah, a attiré une demande forte avec un total de six participants financiers, a indiqué Maybank qui a également agi en tant que bookrunner.
La BID accueille les initiatives de standardisation de l'IIFM |
10/01/2011
La Banque islamique de développement (BID), un membre fondateur de l'International Islamic Financial Market (IIFM), a accueilli une présentation faite aux officiels seniors de son groupe à Jeddah.
Dr. Abdulaziz Al-Hinai, Vice President Finance a commenté cette venue. « Nous considérons IIFM comme étant un établissement crucial d'infrastructure pour le développement de l'industrie de services financiers islamiques et sommes enchantés de voir IIFM réaliser des résultats tangibles dans la direction de la standardisation des contrats et de la documentation. Le lancement récent des accords principaux en partenariat avec ISDA sera utile en développant le capital et les marchés monétaires islamiques. La BID continuera son appui et attendra avec intérêt de voir IIFM jouer un rôle plus fort et plus évident en développant l'industrie. »
Le premier sukuk brésilien peut être un corporate |
10/01/2011
Le premier sukuk du Brésil peut être une vente privée par une société en 2012, Daud Vicary Abdullah, Directeur monde de finance islamique à Deloitte a indiqué à Doha aujourd'hui.
« Je pense qu'il sera un d'entreprise, » Vicary Abdullah a dit. « Je pense qu'il y a une possibilité que ce soit cette année mais je pense que 2012 est plus probable. »
L'Indonésie met fin aux taxes pour suivre la Malaisie |
07/01/2011
Le plan de l'Indonésie d'offrir des incitations fiscales pour la finance islamique peut stimuler les émissions de sukuk, qui était de 32 pour cent celle de la Malaisie l'année dernière.
Les ventes de la dette Shariah-compliant ont monté à 56 pour cent soit 2,9 milliards$ en Indonésie en 2010, comparé à une baisse de 11 pour cent à 9,3 milliards$ en Malaisie, selon des données compilées par Bloomberg. La banque centrale prévoit de soumettre des propositions, y compris des réductions des impôts pour des comptes d'investissement de mudarabah, Mulya Siregar, directeur des opérations bancaires islamiques à la Bank Indonesia, a dit dans un entretien du 30 décembre à Jakarta, sans dire quand. Une mudarabah est une association dans le bénéfice, dans lequel chaque partie fournit le capital ou le travail.
« Les autorités indonésiennes regardent vers une facilitation des émissions de sukuk de leur secteur d'entreprises, » Rafe Haneef, directeur général des marchés globaux basé à Kuala Lumpur pour HSBC Amanah, l'unité Shariah-compliant de la plus grande banque d'Europe, a indiqué dans une entrevue du 23 décembre. « Bien qu'il y a demande significative de sukuk des entreprises du pays, il y aura de la résistance dans l'émission jusqu'à ce que les implications fiscales soient claires. »
Bangor Business School renforce ses liens avec le Golfe avec son programme de finance islamique basé à Londres |
07/01/2011
Bangor Business School, école de commerce du pays de Galles, s'apprête à lancer son programme de MBA spécialisé en finance islamique dans son nouveau centre localisé à Londres.
Cette formation qui avait été auparavant délivrée à l'école au Nord du pays de Galles, sera maintenant également offert au coeur du secteur financier de Londres à partir de septembre 2011 à côté de son prestigieux MBA de Banque et finance et l'unique MBA Chartered Banker à temps partiel.
L'école de commerce a été récemment identifiée comme numéro un au Royaume-Uni pour la qualité de sa recherche de finances et de comptabilité (selon l'Exercice le plus récent d'Evaluation de Recherches conduit au nom du gouvernement britannique) et a également présenté Sheikh Hazza bin Sultan Al-Nayhan, de la famille royale d'Abu Dhabi, avec son Phd. Il a dit, « j'ai hérité de mon titre royal mais je suis très fier d'avoir gagné mon doctorat indépendamment à Bangor. J'ai vraiment apprécié l'atmosphère amicale et de support ici, avec l'encouragement de ma famille et l'appui de mon conseiller, Dr. Walid Al-Dargazelli. »
Bangor Business School apprécie les liens étroits avec un certain nombre de nations de la péninsule Arabe. Les étudiants financés par les bourses du Roi Abdul Aziz de l'Arabie Saoudite s'inscrivent en maîtrise de comptabilité, banque et les finance, alors que les étudiants bahreinites également s'inscrivent dans des licences en banque et finance par une association en partanariat avec the Bahrain Institute of Banking and Finance. Aussi bien que ceci, les membres de la famille royale qatari Al-Thani ont reçu un diplôme de l'université de Bangor ces dernières années.
Inauguration du nouveau siège de Noor par son Altesse Cheik Ahmed Bin Saeed Al Maktoum |
06/01/2011
Son Altesse cheikh Ahmed Bin Saeed Al Maktoum, Président du Noor Investment Group, a aujourd'hui inauguré les nouveaux sièges sociaux de Noor Takaful, situés à côté de la banque islamique de Noor sur cheik Zayed Road de Dubaï, en présence d'un certain nombre de hauts fonctionnaires et des principaux représentants de l’industrie financière.
L'inauguration faisait partie des célébrations accueillies par le groupe d'investissement Noor (NIG), le groupe de services financiers conformes à la Shari'a basé à Dubai, pour commémorer le troisième anniversaire de la banque islamique Noor et le deuxième anniversaire de son bras d'assurance Noor Takaful.
L'action du PJD au Parlement a été "forte et prolifique" (dirigeant du parti) |
06/01/2011
L'action du groupe parlementaire du parti de la justice et du développement (PJD) au Parlement, durant la session d'octobre 2010, a été "forte et prolifique", a indiqué mercredi à Rabat un dirigeant de cette formation politique.
Lors d'un point de presse consacré au bilan de la session d'automne et aux prestations du groupe PJD durant l'examen du projet de loi de finance 2011 et lors de la présentation notamment de la proposition de loi sur les banques islamiques, le secrétaire général-adjoint du parti, M. Lahcen Daoudi, a qualifié de «très importants» les amendements soumis à cet effet par les députés de la formation politique.
Une longue histoire au Luxembourg |
06/01/2011
La finance islamique au Grand-Duché, «L'histoire remonte déjà à 1983», rappelle Eleanor de Rosmorduc, chargée des relations publiques de l'agence Luxembourg for finance (LFF). À cette date, la première société arabe d'assurance s'installait sur la Place. En 2002, la Bourse de Luxembourg était la première en Occident à coter une action «fonctionnant» selon les critères de la charia.
Aujourd'hui, le Luxembourg est le deuxième pays non arabe en termes de gestion de fonds privés d'investissement islamiques. «Mais au-delà des 500 millions d'euros d'actifs actuels, les établissements pourraient collecter plus». D'où la page spéciale sur le site web de LFF pour présenter aux convertis à l'islam habitant en Europe les possibilités offertes ici. Sachant que Londres a déjà saisi cette chance depuis longtemps. «La finance islamique répond à des règles. Ce ne sont pas des religieux qui veillent à leur respect mais bien des juristes», précise Eleanor de Rosmorduc.
Pas d'argent investi dans toute activité liée au jeu ou à l'alcool, ou aucun taux d'intérêt avancé. «L'idée n'est pas d'attirer une banque de Dubai au Luxembourg, mais bien des fonds occidentaux et les gérer selon la gouvernance de la charia et dans le respect des lois de l'Union».
Le Luxembourg lance un site dédié à la finance islamique |
06/01/2011
Luxembourg for Finance, l'agence pour le développement de la place financière du Luxembourg, a augmenté son site Web par l'addition d'une section consacrée aux produits et services conformes à la Shariah.
Le site Web, qui est disponible en anglais et français, peut être accédé sur www.islamicfinanceluxembourg.lu ou par l'intermédiaire du site Web existant www.luxembourgforfinance.lu
Les clients peuvent employer le site pour faire la recherche ascendante sur leurs projets, identifiant les meilleurs véhicules pour les structures particulières conformes à la Shariah.
Ils peuvent également identifier un large éventail de fournisseurs de services avec l'expérience du secteur. Une sélection des brochures se concentrant sur la finance islamique au Luxembourg peut être téléchargée du site Web.
Le lancement d'un site Web dédié est juste la dernière étape d'une campagne précise pour favoriser le développement de la finance islamique au Luxembourg. Le gouvernement du Luxembourg, dont la politique est de diversifier la place financière, soutient cette campagne. De plus en plus reconnu comme principal centre de finance islamique , le Luxembourg est le domicile européen le plus populaire pour les fonds d'investissement d'investissements conformes à la Shariah et peut rivaliser n'importe quelle bourse pour le nombre d'émission de sukuk, précsie le communiqué.
Une nouvelle banque islamique au Kazakhstan pour ramener des liquidités pour le pays |
04/01/2011
L'accident du programme économique de développement du Kazakhstan avait absorbé tellement de liquidités que le Président Noursoultan Nazarbaïev a décidé il y a quelques années de cela que le pays devait ajouter une source de financement inexploitée : les banques islamiques en leur permettant d’ouvrir sur le territoire.
Son administration a visé à créer les conditions pour que cela se produise, y compris des projets d'actes législatifs pour faciliter les opérations des banques islamiques, différentes d'autres banques. La première banque islamique à venir s’installer au Kazakhstan, Al Hilal des Emirats Arabes Unis, a ouvert ses portes en mars 2010.
Le gouvernement est susceptible d'autoriser bientôt une deuxième banque, selon un journal malaisien. On s'attend à ce qu'Amanah Raya de Malaisie obtienne l'approbation pour fonctionner au Kazakhstan dans le deuxième trimestre de 2011, a rapporté Business Times de Kuala Lumpur.
Le Premier Ministre délégué, Asset Issekeshev, a décrit l'accord en tant qu'étant « d'importance primordiale étant donnée la prochaine présidence du Kazakhstan de l’Organisation de la Conférence Islamique » et de l’accueil du 7ème forum économique du monde islamique à Astana du 7 au 9 juin en 2011.
Amanah Raya aura 55 pour cent de contrôle dans l'entreprise, la Development Bank of Kazakhstan détenant 40 pour cent, et Fattah Finance du Kazakhstan aura 5 pour cent.
Fattah Finance, fondée en 2009, est la première société de Kazakhstan à offrir les services financiers qui sont conformes à la loi de la Sharia. Elle a commencé par des services de courtage. Son association avec Amanah Raya sera sa première entreprise d'opérations bancaires conjointe.
Quand la crise économique globale a frappé Kazakhstan en 2008, les banques domestiques ont lutté pour rembourser l'argent qu'elles avaient emprunté à l'ouest. Le résultat était que beaucoup de banques des Etats-Unis et d’Europe ont cessé de prêter l'argent à banques kazakhes.
Le capital des banques islamiques au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est devrait aider à combler cette lacune pour les autorités qui en font une de leur priorités.
03/01/2011
Après la récente visite en Malaisie du Président Rustam Minnikhanov de la république russe du Tatarstan et la signature d'un protocole d'accord (MoU) à Kuala Lumpur entre le gouvernement du Tatarstan, l'IFC local Linova, Amanah Raya Berhad Group de Malaisie et Kuwait Finance House (KFH Malaisie) par lequel les parties s’engagent à faciliter le lancement du premier sukuk souverain du Tatarstan, l'étude de faisabilité de ce sukuk va commencer dès le mois de janvier.
« La Malaisie a un avantage clair dans les marchés de capitaux islamiques » |
03/01/2011
Le responsable de la notation islamique de RAM Rating, Zakaiya Othman, a noté des résultats positifs à la suite de l'approche stratégique mise en oeuvre prudemment et adoptée par la Malaisie pour développer un système financier islamique complet coexistant avec ses contre-parties conventionnelles dans un paysage financier élargi.
« Les résultats d'une enquête d'un institut de recherche du Golfe montre que la Malaisie a, dans l’industrie financière islamique, un avantage clair par rapport à d'autres places financières en termes normatif et législatif, d’infrastructures, de gamme de produits et de services, de gestion des risques et d’audit ainsi qu’en capacité de commercialisation et de formation » a-t-il ajouté.
Une entité publique de Malaisie financera (presque) uniquement « en conformité » |
03/01/2011
Malaysia Debt Ventures Bhd (MDV), une filiale à part entière du ministère des finances, concentrera davantage ses activités, cette année, sur le financement islamique, a indiqué son directeur général Zubir Ansori Yahaya.
Il a affirmé que la compagnie était déterminée à soutenir l'effort du gouvernement pour favoriser la finance islamique et utiliser les fonds provenant de sukuk pour financer des projets de développement.
La compagnie a émis, jusqu'ici, deux sukuk pour un montant de 326 M$ (RM1 milliard).
Il a ajouté que le financement conventionnel ne serait eznvisagé que dans les cas où le projet à financer ne serait pas conforme aux principes de la Shariah.
Dr. Zubir a enfin indiqué que le secteur privilégié par MDV serait, cette année, celui de l'information et de la technologie des communications (les TCI), qui bénéficiera de 80% des prêts.
Les femmes à hauts postes sont l’avenir de l'industrie financière islamique |
03/01/2011
Le Comité Shariah de la Malaisie vient de nommer une deuxième femme à son conseil de 11 membres. L'Indonésie, quant à elle, compte six femmes dans son groupe de 35 experts, comme s’est plu à le souligner, le 30 décembre dernier, Ma'ruf Amin, Président du Conseil national de Shariah du pays. La Banque centrale et la Securities Commission de Malaisie sont dirigées toutes deux par des femmes, tandis que Liza Mohd Noor est Directrice Générale de RAM Rating Services Bhd., qui fournit des notations pour les obligations islamiques.
« Précédemment, il était difficile pour les femmes d’entrer dans l'industrie, mais maintenant les gens ont cassé cette frontière, notamment en Malaisie, » souligne Aznan Hasan, professeur agrégé à l'université islamique internationale de Kuala Lumpur, qui se félicite que « Plus de femmes entrent pour répondre à notre impérieux besoin de personnels. »
« L'obtention d'un visa saoudien est vraiment difficile, et même lorsque je suis là-bas je dois relever divers défis » tempère toutefois Noripah Kamso, Directrice de CIMB-Principal, l'unité gestion d'actifs du groupe CIMB, basée à Kuala Lumpur, qui est le plus grand « arrangeur » de sukuk au monde, qui relève que « se déplacer là-bas sans collègue masculin est impossible.
Le manque de femmes à des postes de direction de banque provient de l'« histoire, de la culture et de la perception des femmes, » analyse, pour sa part, Nida Raza, vice-présidente des marchés financiers à la banque d'affaires islamique Unicorn.
Compte tenu du développement de l'industrie, les femmes, au Moyen-Orient comme ailleurs, sont appelées à jouer un plus grand rôle, confirme Engku Rabiah Adawiah Engku Ali, première femme shariah scholar au Comité Shariah de Malaisie et professeur agrégé à l'Ahmad Ibrahim Kuliyyah of Laws, l'Université islamique internationale du pays.
Kuwait Finance House investit en Chine |
03/01/2011
Kuwait Finance House, la plus grande banque islamique du pays, investira en Chine 20 millions$ dans une usine de traitement des eaux d'égouts.
Cet investissement est le troisième des 100 millions$ de l'al-Fayez Fund for Private Property. L'usine chinoise sera l'une des affaires les plus profitables qu’ait financées le fonds, a indiqué KFH.
Le fonds a jusqu'ici investi 60 millions$ dans des projets industriels importants sur un certain nombre de pays d'Asie, dont l'Inde, la Chine, la Malaisie, Singapour et les Philippines.
La Bank Negara consulte le marché sur les paramètres des contrats Istisna |
03/01/2011
Bank Negara Malaysia (BNM), la Banque centrale, vient d’éditer l'ébauche de sa dernière consultation sur les produits financiers islamiques, le "Concept Paper of Shariah Parameter Reference 5: Istisna Contract (SPR5)".
Selon BNM, SPR5 a pour visée non seulement de faciliter l'exécution conforme du contrat sur le marché financier malaisien, mais aussi de devenir la vraie source de référence sur la nature et les dispositifs du contrat d'Istisna pour toute l'industrie des services financiers islamiques.
500M$ d'émission pour le Yémen |
31/12/2010
Le Yémen prévoit d'émettre 500 M$ de sukuk l'année prochaine, rapporte Reuters, citant le Ministre des Finances Nomanal-Suhaibi.
Emission souveraine en Malaisie |
31/12/2010
La Malaisie s'apprête à émettre, le 3 janvier prochain, un sukuk de 485 M$ (1,5Mds ringgit) de 91 jours dans une vente, indique un communiqué de la Banque centrale.
Maroc : un projet de loi pour la création d’une banque islamique |
30/12/2010
Le Parti de la justice et du développement (PJD) a l’intention de proposer un nouveau projet de loi qui concernerait les banques islamiques, rapporte le quotidien « l’Economiste ». Ce parti politique fondé dans les années soixante par Abdelkrim Al Khatib, et actuellement dirigé par Abdelilah Benkirane, espère ainsi drainer une grande partie des finances islamiques qui sont estimées à 1.000 milliards de dollars dans le monde entier.
D’après la même source, Lahcen Daoudi qui est membre du PJD a déclaré à ce sujet qu'«il est temps de rattraper le retard perdu et de capter une part importante de la finance islamique » et estime « qu’avec la création d’une banque dédiée aux produits alternatifs, la loi bancaire est déjà désuète ».
La Banque centrale du Koweït rejette la requête de liquidité des banques islamiques |
30/12/2010
La Banque centrale du Koweït a rejeté la requête autorisant des exceptions aux exigences réglementaires de ratio, suite à une demande des banques islamiques. Il s'agit de la deuxième fois qu'une telle proposition est écartée par la Banque centrale.
Le Gouverneur estime que les banques islamiques n'ont rencontré aucun problème de liquidité, même au plus haut de la crise financière.
CIMB premier syndicataire devant HSBC, se tourne vers le Golfe |
30/12/2010
CIMB Group Holdings Bhd., le syndicataire numéro un des émissions de sukuk depuis quatre ans, cherche à développer ses activités dans le Golfe persique et à concurrencer le leadership d'HSBC dans cette région.
A ce jour, seulement 3,5% des affaires de la banque malaisienne ont eu lieu dans le Golfe.
« Avec le développement des infrastructures en Malaisie et dans le Golfe, j'anticipe que les émissions de sukuk seront les mêmes qu'en 2007 ou meilleures. Nous envisageons plusieurs deals émanant du Golfe, » a déclaré le Directeur de CIMB Islamic, Badlisyah Abdul Ghani.
28/12/2010
Zitouna Takaful est née. Il s’agit d’une société anonyme dont le capital social à souscrire est de 15.000.000 de Dinars. La société a pour objet, en Tunisie comme à l'étranger, d'exercer ses activités conformément aux principes et valeurs qu'elle a adoptés et pour lesquels elle a été constituée notamment ceux relatifs aux Takaful et Re-Takaful.
Parmi ses activités, la réalisation et la gestion de contrats ou de conventions d'assurance et de réassurance de toute nature ainsi que toutes autres opérations ou contrats pouvant être légalement réalisés par les sociétés d'assurances à l'exception de l'assurance et de la réassurance sur la vie.
Plus généralement, sa vocation est d’effectuer ou participer à toutes opérations industrielles, commerciales, financières, agricoles, mobilières ou immobilières se rattachant directement ou indirectement à l'un des objets ci-dessus définis.
Première acquisition par une banque islamique d’un portefeuille de crédits immobiliers d’une institution conventionnelle |
28/12/2010
BankIslami a signé une première transaction du genre en acquérant le portefeuille de financement de crédits hypothécaires de Citibank Pakistan d’un montant d’11M$. Il s’agit de la première fois qu’une banque islamique obtient les actifs des crédits immobiliers d’une banque conventionnelle.
« Cette acquisition servira de première pierre pour l’industrie de la finance islamique au Pakistan et ailleurs », a déclaré le directeur de BankIslami, Hasan Bilgrami.
Dar Assafaa distribue 12M$ de crédits au Maroc |
27/12/2010
Pas moins de 100 millions de DH -12M$- «C’est le montant des crédits distribués par Dar Assafaa en seulement 3 mois d’activité (juin à août)», affirme, d’emblée, Nour Eddine Charkani El Hassani, président du directoire de Dar Assafaa, lors du lancement de la nouvelle offre de la filiale d’Attijariwafa bank spécialisée dans les produits islamiques dits «alternatifs». Selon lui, la distribution de ces crédits a principalement porté sur le financement d’habitations, de commerces, ou même de terrains. Par contre, Charkani El Hassani constate qu’une faible proportion de la clientèle de Dar Assafaa a recours au crédit à la consommation.
Aujourd’hui, l’établissement élargit sa portée dans le domaine de la finance islamique, en proposant un compte «Hissab Assafaa» associé à une carte Assafaa. «Au-delà du financement, les clients demandeurs, qui ont été nombreux, nous ont interpellés sur la possibilité d’élargir notre gamme de produits à l’ouverture de comptes et la collecte de dépôts», explique le président. A ce titre, «il assure que ces mêmes clients sont en demande d’une nouvelle manière d’épargne et de financement sans plus ni moins qui soit conforme à leurs convictions». Par ailleurs, pour pouvoir distribuer des crédits, Dar Assafaa a besoin de refinancement. Celui-ci se fait premièrement par le biais du capital social qui est détenu à 100% par AWB. «Ce capital qui a totalement été consommé provient des dividendes relatifs aux participations d’AWB dans Sonasid et dans des filiales financières spécialisées du groupe, notamment Attijari Finances Corp. et Attijari intermédiation», explique Dr.Charkani.
Pour effectuer ces opérations, Dar Assafaa a reçu l’agrément de Bank Al-Maghrib. Toutefois, Charkani El Hassani confirme que les fonds qui seront déposés par les clients n’appartiennent pas à Dar Assafaa mais à Attijariwafa bank. «Nous avons créé une fenêtre entre les deux établissements de manière à ce que ce soit Dar Assafaa qui dispose et gère ces dépôts, à l’image des pratiques à l’international». Pour ce faire, la fille et la mère ont signé un contrat Moudaraba par lequel AWB apporte les fonds, et Dar Assafaa, l’expertise métier. «Par ce contrat, AWB accepte le gain comme la perte», souligne le président.
Dans ces conditions, «Hissab Assafaa», à l’instar des comptes bancaires classiques, propose une carte de paiement et de retrait, ainsi qu’un carnet de chèques. «Le client peut ainsi déposer et retirer son argent à sa convenance», affirme le président. Il peut également effectuer des transferts d’argent, des opérations de virement.
Pour mettre en place cette nouvelle offre, la filiale d’AWB s’est dotée d’un système d’informations conforme aux produits islamiques. Ainsi, ce système ne prend pas en compte les dates de valeur, le calcul de taux d’intérêt et la notion de découvert qui n’existe pas dans ce type d’établissement.
La Bourse de Bombay lance un indice des sociétés respectant la charia |
27/12/2010
La Bourse de Bombay a annoncé, dans un communiqué, le lancement d'un indice boursier des actions d'entreprises respectant la charia, afin d'attirer davantage les investissements des quelque 160 millions d'Indiens musulmans.
Toutes les entreprises ont été intégrées dans ce nouvel indice, baptisé BSE TASIS Sharia 50, après une procédure de validation.
Cet indice va permettre d'attirer les Musulmans et d'autres investisseurs "socialement responsables" en Inde et partout dans le monde, a déclaré dans le communiqué le directeur général de la Bourse de Bombay, Madhu Kannan.
"Cet indice va également poser les bases pour constituer des produits financiers conformes à la charia", a-t-il ajouté.
D'après plusieurs études, la majorité des 160 millions de Musulmans que compte l'Inde ont été exclus du secteur financier en raison des restrictions induites par la charia.
L'examen de validation a été conduit par Taqwaa Advisory and Shariah Investment Solutions (TASIS), une entreprise financière indienne musulmane, basée à Bombay, dont le conseil d'administration se compose à la fois d'experts juridiques et de spécialistes de l'Islam.
Selon Shariq Nisar, directeur de recherche chez TASIS, la Bourse de Bombay compte "le plus grand nombre d'actions d'entreprises cotées se conformant à la charia".
"Tous les pays musulmans du Moyen-Orient et le Pakistan réunis n'ont pas autant d'actions que celles disponibles" à Bombay, a-t-il ajouté.
Ces actions seront vérifiées tous les mois pour s'assurer que les critères sont toujours remplis et s'ils ne le sont pas, les actions seront retirées.
Fitch Rating abaisse la note de l’Arab Banking Corporation à BBB |
27/12/2010
Fitch Ratings a abaissé la note de l’Arab Banking Corporation (ABC), basée à Bahreïn, de BBB+ à BBB-, l’IDR à court terme en devises étrangères a lui aussi été abaissé à "F3" de "F2". La perspective de l'IDR en devises à long terme est cependant stable. La dette senior non garantie est ramenée à 'BBB' de 'BBB +' et la dette subordonnée à «BBB-» alors qu’elle était de 'BBB'.
Le Rating en soutien est confirmée à '2 'et le plancher de soutien de notation de «BBB +» a été retirée en conformité avec le traitement de Fitch en matière de soutien institutionnel. L'évaluation individuelle n'est cependant pas affectée.
Cette action de notation survient suite à l'annonce par ABC que la Banque centrale de Libye (la Libye est notée 'BBB +' / perspective Stable) a augmenté sa participation dans ABC à 59,4% par rapport à 41,7% à la suite de l'acquisition de la totalité de la participation détenue par l'Abu Dhabi Investment Authority (Abu Dhabi est noté 'AA' / perspective Stable). Plus tôt dans l'année, la Banque centrale de Libye a augmenté sa participation dans ABC à 41,7%, passant de 29,5%, quand il a pris les droits de l'Abu Dhabi Investment Authority dans le capital de l’ABC à 1, 1 Milliard dollars au mois de mars de 2010. La part du Kuwait Investment Authority (Koweït est noté 'AA' / Perspective Stable) reste inchangée à 29,7%.
Les examens approfondis de l’ABC et Rating de Support reflétent l'opinion de Fitch qu'il y aurait une forte probabilité de soutien de ses principaux actionnaires, si nécessaire, compte tenu de leur attachement à ces dernières questions de droits et par la confirmation de Fitch d'un soutien continu.
Fondée en 1980, ABC est une banque de gros opérant au niveau international, active dans la finance islamique, le commerce, les projets et financements structurés, et de la trésorerie.
Nouveaux Secrétaire Général et Président de l’IFSB |
23/12/2010
L’Islamic Financial Services Board (IFSB) a annoncé que le Gouverneur de la Banque Centrale de Jordanie, Son Excellence Faris Sharaf, assurera la Présidence de l’organisation à partir de janvier 2011. Selon l’Accord de l’IFSB entre les pays membres, la présidence tournante couvre une période d’un an.
C'est également pour cette raison que Jaseem Ahmed succède au Professeur Datuk Rifaat Ahmed Abdel Karim en tant que Secrétaire Général de l’IFSB après avoir dirigé l’institution durant 8 années depuis 2003. Sous son mandat, l’organisation, partie de 9 pays fondateurs, n'a cessé de croître pour compter 195 membres en décembre 2010. L’IFSB A émis 15 standards fondamentaux pour le développement de l’industrie.
Jaseem Ahmed, directeur du secteur financier, de la gestion publique et du commerce, du département de la Banque asiatique de développement (BAD), a géré le programme d’assistance technique de l’institution multilatérale pour l’IFSB, fondé conjointement avec la Banque islamique de développement (BID), afin de mettre en place le cadre prudentiel et réglementaire de la finance islamique. Il a supervisé la première Assistance technique (AT) en 2006, et était responsable de la seconde AT. Dr.Ahmed a aussi conseillé et travaillé avec les équipes opérationnelles de la BAD sur la finance islamique et les possibles émissions de sukuk.
DR. Ahmed était membre de l’‘IFSB High Level Task Force on Liquidity Management’, le groupe de travail qui a proposé l’établissement de l'International Islamic Liquidity Management Corporation récemment lancée, afin de gérer la liquidité interbancaire dans l’industrie.
Dr. Ahmed, de nationalité bengali, a rejoint la BAD en 1992. Il est titulaire d’une licence de l’Université de Sussex et de deux diplômes de Yale en économie.
Le RIS veut introduire un système de financement islamique |
19/12/2010
Les responsables du Rassemblement islamique du Sénégal (RIS) ont annoncé, à Louga, leur volonté de mettre sur pied un système de finance islamique bannissant les pratiques usuraires et l’intérêt.
Les dirigeants du RIS, lors d'une conférence publique, ont soutenu que ce projet très ‘’avancé’’ est une alternative sur le plan économique répondant aux besoins et aspirations des populations pauvres notamment du monde rural.
‘’Un tel système préserve les valeurs et préceptes des religions musulmane ou chrétienne, a soutenu M. Ndiaye, qui a ajouté que le RIS ’’mobilisera l’ensemble des ressources humaines notamment des docteurs en Charia, des spécialistes de la jurisprudence islamique et des experts en finance conventionnelle pour montrer l’existence d’une autre voie plus juste et équitable de pratiquer les finances’’.
M. Ndiaye, qui a invité les populations à adhérer à ce système pour leur bien-être, a estimé que la notion même de protection des clients est un principe phare du système de finance islamique.
‘’Ce nouveau système constitue une alternative sûre à la finance conventionnelle qui a fini d’appauvrir l’essentiel des habitants des zones rurales’’, a, quant à elle, soutenu la présidente de la Mutuelle d’épargne et de crédit islamique de Louga (MECIS), Sokhna Arame Gaye Diop.
Selon Mme Diop, ‘’le système veut, dans les conditions de vie actuelles difficiles, adapter les différents mécanismes de financement aux besoins réels des populations à travers des crédits alimentaires par l’octroi de ration alimentaire au chef de famille qui pourra payer selon ses ressources’’.
Il est également prévu ’’d’octroyer des crédits pour la création de petites et moyennes entreprises dans les domaines de la restauration, de l’agriculture, etc.’’, a soutenu Mme Diop.
Un modèle français d'émission de Sukuk approuvé par un régulateur |
16/12/2010
Une institution de régulation de la finance islamique a approuvé le modèle proposé par la France pour une émission de Sukuk, des obligations islamiques, ce qui facilitera leur introduction sur le marché financier parisien, a indiqué mercredi un responsable français.
Cette institution, l'Accounting and Auditing Organisation for Islamic Financial Institutions (AAOIFI), a approuvé ce modèle qui concilie la législation financière française avec cet instrument de la finance islamique, a précisé Thierry Dissaux, Pdg du Fonds de garantie des dépôts.
"La nouvelle est que les oulémas de l'AAOIFI ont approuvé le modèle d'émission qui leur a été présenté fin novembre avec quelques ajustements techniques", a déclaré M. Dissaux devant un forum du Dubai International Financial Centre (DIFC).
L'AAOIFI, basée à Bahreïn, fixe les règles de la finance islamique qui interdit notamment la pratique de l'intérêt et de la spéculation ainsi que l'investissement dans des secteurs du jeu ou de la pornographie.
M. Dissaux a estimé qu'"il n'y pas d'obstacle au développement de la finance islamique en France mais admis que des questions d'adapation à la législation financière laïque de la France peuvent se poser.
Arnoud de Bresson, délégué général de Paris Europlace, chargé de promouvoir le marché financier de Paris, a assuré devant le même forum que la capitale française était bien placée pour servir les opérateurs des riches monarchies pétrolières du Golfe voulant investir en Europe.
"Paris est bien placé pour faciliter l'accès des investisseurs et opérateurs du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à toutes les opportunités offertes par les marchés européens", a-t-il déclaré.
Emaar coupe court aux rumeurs sur ses parts dans Amlak |
16/12/2010
Emaar Properties, le développeur immobilier derrière le Burj Khalifa, a qualifié d'infondées les rumeurs que la compagnie fournirait un prêt à Amlak Finance qui serait converti en action.
Emaar a annoncé dans un communiqué que le comité de restructuration de la dette d'Amlak, entreprise publique spécialisée dans les prêts immobiliers, avait considéré un nombre d'options dont le prêt convertible en actions.
Il admet que d'autres « meilleures options ont été identifiées, qui sont actuellement étudiées et discutées. »
Unicorn Capital Saudi Arabia obtient sa licence de broker |
14/12/2010
Unicorn Capital Saudi Arabia (UCSA), détenue à majorité par Unicorn Investment Bank a annoncé avoir obtenu l'accord des autorités du pays pour fournir ses services en tant qu'activité de courtier.
USCA est présent en Arabie Saoudite depuis août 2009 et pourra désormais se lancer dans le courtage.
La Banque Zitouna soutenue par la Banque Islamique de Développement |
13/12/2010
Des responsables de la Banque Zitouna ont affirmé à Reuters lundi 13 décembre 2010 que la Banque Islamique de Développement (BID) apportera une aide technique à la première banque islamique tunisienne dans le cadre de sa politique de promotion de l’activité financière islamique.
« Ahmed Mohamed Ali, président de la BID, s’est engagé à épauler les activités de la Banque Zitouna sur le plan national et international dans le cadre du soutien et du développement de la finance islamique », précisent les responsables de la banque tunisienne.
La finance islamique dont l’encours est estimé entre 600 et 800 milliards de dollars dans le monde, a le vent en poupe actuellement. Le système bancaire britannique compte déjà trois banques islamiques. La finance islamique commence à se développer également en Allemagne, en Suisse et, à un degré moindre, en France.
Nomination du directeur de l'International Islamic Liquidity Management Corporation (IILM) |
13/12/2010
The International Islamic Liquidity Management Corporation (IILM), organisme visant à permettre la gestion de la liquidité, épine dorsale manquante à ce jour pour l'industrie, a annoncé la nomination de son premier directeur, Mahmoud Abu Shamma, pour un mandat de trois ans à partir du 1er février 2011.
Son parcours est d'avoir été le responsable mondial d'HSBC Amanah Coverage. Il a participé à l'établissement de la filiale HSBC Amanah Syariah qui était la première banque étrangère à ouvrir une entité de banque de détail en Indonésie et a été son directeur de 2003 à 2010. A Londres, il a établi et dirigé le département de trésorerie d'HSBC en matière islamique et a originé le premier crédit syndiqué d'HSBC Amanh.
Le président de l'IILM est Dr Zeit, Gouverneur de la Banque centrale de Malaisie, et son président délégué est Yves Mersch, Gouverneur de la Banque centrale du Luxembourg.
Les membres du shariah board sont:
Dr. Ahmed Ali Abdalla Hamad
Mr. Cecep Maskanul Hakim
Dr. Mohamed Ali Elgari
Dr. Mohd Daud Bakar
Dr. Umar Bashir Aliyu
Dr. Waleed Bin Hady Al Mullah
Une extension de ligne de crédit de 220M$ au Pakistan pour la BID |
12/12/2010
Le Groupe de la Banque islamique de développement (BID) a approuvé une extension de financement de 220M$ pour le Neelum-Jehlum Hydro Power Plant Equipment au Pakistan.
Sous cet accord, la facilité devrait être étendue au Gouvernement du Pakistan pour une durée de 15 ans, après une période de gestation de 5 ans.
Cette centrale constitue une partie essentielle de la stratégie du Gouvernement de combler le déficit énergétique du pays.
Des joint-ventures en finance islamique entre Chine et Malaisie |
09/12/2010
La finance islamique pourrait devenir le premier secteur de partenariat des intermédiaires du marché des capitaux, a indiqué le Ministre-délégué, Datuk Ir Donald Lim Siang Chai.
Selon lui, la finance islamique est la clé de la puissance de la Malaisie et représente un segment de marché très attractif pour les investisseurs chinois.
Ainsi, a-t-il appelé au développement de joint ventures entre les intermédiaires des deux pays.
La plateforme islamique de Bahreïn bien accueillie par les investisseurs britanniques |
09/12/2010
Les investisseurs du Royaume-Uni auront la possibilité de mieux gérer leurs actifs sharia-compliant, suite au lancement de la première plateforme boursière islamique du Moyen-Orient.
Ibrahim Thompson, conseiller pour la finance islamique à Radcliffe & Newlands, a décrit la plateforme e-Tayseer « comme un premier pas significatif pour le trading islamique dans la région. »
« Je pense que c’est une grande avancée des produits sharia-compliant pour les investisseurs du Royaume-Uni. Avoir une plateforme unique est très pratique pour les conseillers parce-qu’elle leur procure une plus grande clarté, spécialement étant donné que dans le passé des investisseurs ont payé des prix différents pour le même produit. »
Cette plateforme, essentiellement dédiée à l’échange d’actifs contre cash, est destinée à aider les investisseurs à gérer leur liquidité.
La BID prête à développer les relations Golfe-Afrique |
09/12/2010
La Banque Islamique de Développement (BID) se dit prête à aider les pays du Golfe et d’Afrique à formuler un plan commun visant à promouvoir les relations commerciales entre les deux régions, a dit son président Ahmed Muhammad Ali.
« La BID a une riche expérience dans ce domaine et peut offrir ses services à la fois à des organisations gouvernementales et non gouvernementales pour développer un tel concept, » a-t-il précisé.
La plateforme islamique de Bahreïn bien accueillie par les investisseurs britanniques |
09/12/2010
Les investisseurs du Royaume-Uni auront la possibilité de mieux gérer leurs actifs sharia-compliant, suite au lancement de la première plateforme boursière islamique du Moyen-Orient.
Ibrahim Thompson, conseiller pour la finance islamique à Radcliffe & Newlands, a décrit la plateforme e-Tayseer « comme un premier pas significatif pour le trading islamique dans la région. »
« Je pense que c’est une grande avancée des produits sharia-compliant pour les investisseurs du Royaume-Uni. Avoir une plateforme unique est très pratique pour les conseillers parce-qu’elle leur procure une plus grande clarté, spécialement étant donné que dans le passé des investisseurs ont payé des prix différents pour le même produit. »
Cette plateforme, essentiellement dédiée à l’échange d’actifs contre cash, est destinée à aider les investisseurs à gérer leur liquidité.
La finance islamique est “un modèle supérieur” |
08/12/2010
L’ex-Premier ministre de Malaisie, Mahathir Mohamad, connu pour son franc-parler, a critiqué les pratiques d’octroi de prêts de l’Occident et les problèmes financiers qu’ils ont entraînés dans la conduite du monde. Il a ainsi qualifié la finance islamique de modèle « supérieur. »
Lors d’une conférence à Singapour, il a déclaré que la crise financière mondiale de 2008 a été amenée par des prêts excessifs des banques occidentales. Il a notamment condamné l’injection controversée de 600Mds$ dans l’économie américaine par la Réserve Fédérale.
« Alors, si vous faîtes une comparaison, le système islamique est sur bien des points supérieur au système bancaire conventionnel, » a martelé M. Mahathir qui a, à son actif, le fait d’avoir tiré la Malaisie de la crise financière de 1997.
« Le système conventionnel est beaucoup plus ouvert aux abus que le système bancaire islamique. », a-t-il souligné, ajoutant que « jusqu’à présent, les banques islamiques n’ont pas été impliquées dans la crise présente à l’exception de celles qui ont expérimenté les marchés monétaires occidentaux. »
Pour cet ancien dirigeant, « la finance islamique est bien mieux immunisée à cette sorte de transactions d’escrocs. En effet, alors que la banque conventionnelle peut prêter 30 fois le montant d’argent qu’elle a, la banque islamique, parce qu'elle doit participer à la prise de risque, se doit d'être plus prudente. »
L’Irlande en crise demande conseil à Bahreïn |
08/12/2010
Alors que l’Irlande est dans une phase financière et budgétaire critique, le Gouverneur de la Banque centrale d’Irlande, Matthew Elderfield, et l’ancien Premier ministre John Burton, se sont rendus à Bahreïn pour la signature d’un protocole d’accord.
Dans un communiqué, la Banque centrale de Bahreïn indique avoir offert à la délégation irlandaise son expertise en matière de finance islamique et précise que la recherche de cet appui constituait l’enjeu principal de la visite.
Citi remporte trois trophées de deals de l’année |
06/12/2010
Citi s’est vu attribuer trois Islamic Finance News Deals of the Year 2009 dans des catégories différentes :
* L’émission inaugurale GE Capital US$ 500 million de 5 ans (‘Sukuk Deal of the Year’)
* Le premier sukuk de Petronas US$ 1.5 Mds (‘Corporate Finance Deal of the Year’)
* La Ozkan Demir Celik Murabaha Syndication (‘Turkish Deal of the Year’)
Après Yaqubi, Al Qari s'exprime sur la limitation du nombre boards |
02/12/2010
Seule la Banque Centrale de Malaisie limite le nombre de shariah boards avec un conseil qui est centralisé, tandis que les Emirats Arabes Unis ont introduit un plafond dans le secteur de l'assurance cette année.
Alors que Sheikh Nizam Yaqubi, le shariah scholar réputé s'est exprimé auparavant, c'est au tour de Mohamed El Gari, de rejeter l'effort de limiter le nombre de comités dans lesquels peut siéger un jurisconsulte.
« Je ne crois pas que ce soit très souhaitable si nous restreignons l'appartenance à des shariah boards a seulement un... si le membre lui-même n'est pas qualifié », a-t-il déclaré.
« Ce savoir qui a été accumulé par un petit nombre de personnes peut parvenir de la première à la deuxième génération à travers l'apprentissage. » Pour lui, le simple fait d'être diplômé d'un programme shariah n'est pas suffisant pour être qualifié à conseiller dans un shariah board, et les scholars juniors ont besoin d'apprendre de leurs collègues seniors jusqu'à ce que des programmes de formation formels soient établis.
Les normes AAOIFI « vitales pour la finance islamique » |
02/12/2010
La base pour l'innovation dans le cadre islamique est fournie par les normes de l'Accounting and Auditing Organisation for Islamic Financial Institutions (AAOIFI), a déclaré son président, Shaikh Ibrahim bin Khalifa Al Khalifa.
« Les normes sont maintenant en train d'être suivies, que ce soit comme exigence règlementaire ou comme ligne directrice interne, par toutes les institutions financières islamiques à travers le monde incluant le Moyen-Orient, l'Asie-Pacifique, le Sud de l'Asie, l'Asie centrale, l'Europe et l'Afrique, » a-t-il dit.
IFSB en phase avec Bâle III |
30/11/2010
L'IFSB révisera ses règles l'année prochaine pour améliorer le capital des banques en ligne avec les réfomes de Bâle III.
Cette révision des standards d'adéquation ne désavantagera pas l'industrie financière islamique, a-t-il été précisé.
Les membres du Conseil de la nation en Algérie en discutent |
29/11/2010
Les membres du Conseil de la nation ont entamé dimanche l’examen du texte de Loi de finances (LF) 2011 présenté par le ministre les Relations avec le parlement, Mahmoud Khedri, lors d’une séance plénière présidée par Abdelkader Bensalah, président du Conseil.
A cette occasion, plusieurs membres ont également appelé à prendre les mesures juridiques permettant d’adopter la finance islamique, soulignant que "les prestations financières islamiques sont sollicitées particulièrement dans les secteurs de l’industrie, des services et de l’immobilier"..
Des accords des autorités en Algérie |
29/11/2010
Article paru dans Le Maghreb
Le président de la COSOB, M. Smaïl Nordine reconnaît que son institution " a donné en 2010 un visa pour Alliance-assurances et un autre Maghreb leasing Algérie (MLA) qui appartient à un investisseur étranger pour la levée d'un emprunt obligataire de deux milliards de dinars et ouvrir le capital après en s'engageant de rentrer en bourse en 2011. L'opération est en cours et est garantie financièrement par des établissements financiers algériens ". Quant au débat à propos de la finance islamique, le président de la commission de surveillance des opérations en Bourse pense " qu'actuellement c'est un sujet en débat qui a été entamé. En Algérie, il y a deux banques, Al Baraka banque et Salam qui exploitent ce créneau " et de reconnaître qu' " Il y a une demande ici en Algérie et c'est ça qui suscite l'intérêt des operateurs, seulement il faut que ça soit réglementé " et qu'en dépit du non achèvement du droit boursier en matière de fiscalité " il faut savoir que ce n'est pas du tout un tabou ". D'ailleurs, déclara-t-il, " en commission ça été discuté à deux reprises et appuyé par des documents administratifs et tous les membres sont unanimes pour dire Oui il faut continuer à discuter avec la banque centrale, avec la direction générale du trésor public etc.…". Les petits porteurs ainsi que les porteurs moyens préfèrent garder leur argent en le thésaurisant plutôt que de recourir au système financier et bancaire se heurtant au côté religieux qui interdit le recours à ce genre de pratique mais que beaucoup de banquiers européens ont pu contourner sans toucher au caractère sacré de la chose ni aux principes cultuels de leurs clients qui représentent une manne fabuleuse. Aux banques de prendre l'argent là oû il se trouve, semble être la devise du monde de la finance.
La méga banque islamique, bientôt lancée |
29/11/2010
Annoncée depuis près de deux ans, la plus grande banque islamique, serait lancée avant la fin de l'année a déclaré Sheikh Saleh Kamel, Président d'Al Baraka Banking Group. Un appel public à l'épargne de 3Mds$ est envisagé.
Selon Adnan Youssif, le directeur du Groupe, qui est aussi Président de l'Union of Arab Banks, « nous avons déjà complété la recherche nécessaire pour lancer la banque islamique et il y a actuellement des discussions entre Sheikh Saleh Kamel et les investisseurs pour préparer l'offre publique ».
Le capital de cette banque devrait atteindre 10Mds$.
Un Forum en Tunisie: 4 décembre |
28/11/2010
La jeune chambre économique de la ville de Tunis (JCI TUNIS) organise dans le cadre de ses actions annuels, un Forum sur la Finance Islamique est ce le samedi 4 décembre 2010 à l’Hôtel Mouradi (Africa) Tunis à partir de 9h00.
De nombreuses questions seront traités durant cette journée dont principalement l’analogie entre la finance traditionnel et islamique ainsi que les nouveaux opportunités et horizons apportés par cette dernière tant que pour les particuliers qu’aux professionnels.
Des témoignages d’intervenants tunisiens et étrangers ayant des expériences similaires seront exposés durant ce séminaire.
Cet événement bénéficiera de la participation des leaders sur le marché de finance et gestion bancaire ainsi que la participation de personnalités de taille dans le secteur banquier, ce qui représente un intérêt évident pour les participants et permettra d’ouvrir un espace de discussion et d’entre-aide continu entre professionnels, particuliers et universitaires dans le domaine de l’économie et de la finance.
Louga : l’association islamique ABI finance le mariage de 20 couples |
28/11/2010
L’association de bienfaisance islamique (ABI) de Louga, appuyée par ses partenaires des Emirats arabes unis, a financé, récemment, 20 mariages de jeunes couples qui ont reçu chacun une enveloppe de 200.000 frs CFA et un lit, a appris l’APS.
Les nouvelles épouses ont aussi obtenu chacune du matériel de cuisine et une valise remplie d’habits au terme de mariages scellés publiquement au centre culturel Serigne Sam Mbaye et en présence de beaucoup d’imams.
Les mariés âgés entre 17 et 20 ans qui ont exprimé la demande ont été choisis selon leur situation sociale avec le consentement de leurs parents.
L’association de bienfaisance islamique a, en sus des mariages, remis à chacun des 233 orphelins pris en charge cette année une enveloppe financière de 45.000 frs CFA dont 5.000 frs seront versés dans leurs comptes d’épargne.
‘’Cette enveloppe de 45.000 frs remise chaque trimestre aux orphelins constitue leur prise en charge socio-éducative et sanitaire’’, a indiqué le président de ABI, Mactar Fall.
Venu communier avec ses frères musulmans en cette journée de solidarité, le représentant des partenaires émiratis Cheikh Saleh Al Suwaihi a procédé à la distribution des enveloppes en présence des membres des familles des orphelins.
‘’La prise en charge d’un orphelin est un bienfait pour l’islam, c’est une forte recommandation du prophète (PSL) qui a demandé de veiller sur cette personne et lui donner à manger’’, a soutenu Cheikh Saleh Al Suwaihi.
Selon lui, ‘’le fait d’être orphelin n’est nullement une fatalité car le prophète lui même l’avait été’’
Le premier "prêt islamique" accordé par la Bred relance la polémique |
28/11/2010
Paru dans l'Express
A l'heure même où s'ouvrait, à Paris, le quatrième forum sur la finance islamique, organisé par Secure Finance, le premier prêt « islamique » à l'habitat, octroyé à un "sportif de haut niveau" par la Bred, banque du groupe BPCE, a relancé la polémique sur la « finance islamique ».
Dominique S., cliente à la Bred depuis trente ans, mécontente du nouveau prêt accordé par sa banque, a demandé la clôture de ses comptes., rapporte ainsi l'Express. "Je vois notre démocratie républicaine - et celles des autres pays européens - lentement grignotée par les revendications de la communauté musulmane, la dernière manifestation en date étant cette irruption de la finance islamique dans nos vies. C'est pour réagir à cela et marquer ma désapprobation que j'ai demandé la fermeture de mes comptes."
Pour certaines associations, en effet, la finance islamique, qui respecte les préceptes du Coran, menacerait , du coup, la laïcité. "Avec de telles pratiques, on est en train de changer les règles du jeu démocratique et républicain, [...] c'est totalement contraire aux principes de la laïcité. La finance islamique est réservée aux musulmans, c'est une discrimination religieuse", dénonce ainsi la controversée Christine Tasin, présidente de "Résistance républicaine".
Faux, répond Hervé de Charette, président de l'Institut français de la finance islamique. "Tous les clients peuvent souscrire à un prêt islamique. De plus, la laïcité relève de la sphère publique et la banque n'appartient pas à cette sphère." Tout en reconnaissant qu'il faut "dépassionner le débat" et mettre un terme aux amalgames sur l'islam, Hervé de Charette soutient que "ces produits financiers ne sont qu'une 'variante de l'investissement solidaire'".
La Bred, contactée par LEXPRESS.fr, indique qu'"il n'y a pas 'd'offre islamique' et souligne que
" ce prêt était une opération ponctuelle qui s'inscrivait dans une logique de développement et de recherche."
La Tunisie pousse la coopération en matière d'assurance islamique |
27/11/2010
L'évènement 'Aman' s'est tenu les 23 et 24 novembre en Tunisie, en la présence du ministre des Finances, Mr. Mohamed Ridha Chalghoum, et a vu sa rencontre avec le Président de l'Islamic Investments and Credits Insurance to Export Company (SIACE), Abderrahmen Ali Taieb Taha.
Le but a été de pousser la coopération entre la Tunisie et la Banque islamiqu de développement (BID) en général, et avec la SIACE, en particulier, notamment dans le domaine de l'assurance.
La Tunisie pousse la coopération en matière d'assurance islamique |
27/11/2010
L'évènement 'Aman' s'est tenu les 23 et 24 novembre en Tunisie, en la présence du ministre des Finances, Mr. Mohamed Ridha Chalghoum, et a vu sa rencontre avec le Président de l'Islamic Investments and Credits Insurance to Export Company (SIACE), Abderrahmen Ali Taieb Taha.
Le but a été de pousser la coopération entre la Tunisie et la Banque islamiqu de développement (BID) en général, et avec la SIACE, en particulier, notamment dans le domaine de l'assurance.
Le directeur de NCB, élu 'Islamic Banker of the year' |
27/11/2010
Le directeur de National Commercial Bank d'Arabie Saoudite, Abdulkareem Abu Alnasr, a été nommé 'Islamic Banker of the Year 2010' lors du plus grand rendez-vous mondial de la finance islamique.
C'est au cours de la World Islamic Banking Conference (WIBC), qu'Abdulkareem Abu Alnasr, a reçu la récompense des mains du Gouverneur de la Banque centrale de Bahrein.
NCB est le premier gérant inconstesté de fonds islamiques. Elle a lancé le premier shariah-compliant real estate fund. Aujourd'hui, la banque a grandement développé son offre pour les entreprises et les particuliers.
« Restreindre le nombre des shariah boards, limiterait la croissance de l'industrie », Nizam Yaqubi |
26/11/2010
Restreindre le nombre de boards dans lesquels sont les jurisconsultes, limiterait la croissance de l'industrie, estime le shariah scholar de Bahreïn, Cheikh Nizam Yaqubi.
« Mettre un plafond au nombre de conseils de conformité sera dévastateur pour la croissance de l'industrie, » répondant ainsi à l'annonce de l'AAOIFI d'août dernier, qui est en train de réfléchir à des lignes directrices sur les shariah scholars pour réduire les risques de conflit d'intérêt.
« Parfois, les gens me demandent, êtes-vous superman? Comment pouvez-vous siéger dans tant de conseils? Je leur dis que c'est un travail dur. »
On estime que Yaqubi est membre de plus de 50 shariah boards.
Une industrie d'1,5bn$ d'ici 2012 |
25/11/2010
L'industrie de la finance islamique atteindra 1,5 billion de dollars d'ici 2012, a indiqué le directeur de the Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD) de la BID.
Khaled Mohammed Al-Aboodi a aussi dit que la nouvelle stratégie de l'ICD se focaliserait plus sur le développement des canaux de financements pour répandre une plus grande multitude de produits.
Tunisie Valeurs et son fonds conforme aux principes de la finance islamique |
21/11/2010
Extraits de l'entretien accordé par M. Fadhel Abdelkéfi, directeur général de Tunisie Valeurs à L'Economiste Maghrébin
Fadhel Abdelkéfi : Au moment de sa création, en 1991, Tunisie Valeurs se limitait à une seule activité, à savoir l’émission et le placement des emprunts obligataires. C’est à partir de 1992-1993, à la veille de la réforme fondamentale du marché financier, que notre établissement s’est réellement diversifié dans les produits d’épargne. Nous avons d’ailleurs été à l’origine de la création de la 1ère Sicav obligataire en Tunisie (en 1992).
Aujourd’hui, nous gérons 10 OPCVM (FCP et Sicav) qui totalisent plus de 580 millions de dinars. Cette panoplie de placements répond à différents profils d’investisseurs : placement de bon père de famille, placement risqué, placement assorti d’une assurance... Nous avons même mis en place un FCP CEA dédié au personnel navigant de la compagnie Tunisair.
Notre dernière innovation a été la création de FCP Valeurs Al Kaouther, un fonds destiné aux investisseurs à la recherche d’une conformité aux principes de la finance islamique. Un comité de supervision « charaïque » représenté par son éminence Cheikh Mohamed Mokhtar Sellami, ancien mufti de la République, a été constitué afin de surveiller la régularité des produits avec les règles du droit musulman.
La Gambie signe un accord de 45M$ avec la BID |
28/10/2010
Le Gouvernement gambien et la Banque slamique de Développement (BID) ont signé un accord de financement de 45M$ pour 5 projets de développement majeurs en Gambie. Ces prêts marquent une phase historique première entre le Gouvernement de Gambie et la BID.
Les deux principaux financements, e 16 M$ chacun, concernent l'Université de Gambie et un autre projet d'infrastructure.
BLME lance une nouvelle plateforme de trading islamique de marché des changes |
28/10/2010
Bank of London and The Middle East (BLME) a lancé une nouvelle plateforme de trading Forex sharia-compliant pour fournir à ses clients l'accès à de multiples devises afin de permettre des transactions internationales.
L'Italie et Malte préparent une initiative importante en faveur de la finance islamique |
28/10/2010
Vendredi dernier, le Ministre délégué au Développement économique, Adolfo Urso, a annoncé que l'Italie préparait une série de mesures « importantes » concernant le développement de la finance islamique.
Dans le même temps, un autre pays de l'Union européenne, Malte, a montré sa grande implication politique en la matière, à travers des annonces de son Président, Dr George Abela, du Premier ministre, Lawrence Gonzi, et du Ministre des Finances, de l'Economie et de l'Investissement, Tonio Fenech. Le parti travailliste soutient aussi de telles initiatives.
GFH demande à Capital Intelligence de lui retirer ses notes |
27/10/2010
L’agence internationale de notation de crédit Capital Intelligence (CI) a annoncé qu'elle confirmait les notes de Gulf Finance House (GFH), qu'elle devait retirer à la demande de l'entité notée. Les notes de devise étrangère à long et à court terme sont respectivement de BB et de B, et la note BB de solidité financière est assortie d'une appréciation négative au moment du retrait.
La perspective et les notes reflètent l’avis de CI que la vulnérabilité de GFH face à ses obligations financières, compte tenu des changements défavorables de la conjoncture interne et externe.
Les pressions continues sur les liquidités dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et dans d'autres marchés ont continué de peser sur les sources de financement de GFH et sur sa position de liquidité globale. Ceci a nécessité le rééchelonnement des dettes contractées auprès des créanciers. Les cessions d'actifs prévues, censées améliorer la trésorerie de GFH, n'ont pas été concrétisées à ce jour. Dans le cadre de son programme de restructuration en cours, GFH cherche actuellement à lever 300 millions de dollars à travers les actions convertibles de Murabaha.
Si cela venait à être réalisé, et sauf dépréciation supplémentaire d'actifs, le produit de l’émission devrait consolider les liquidités et renforcer la faible base du capital de GFH qui est restée déficitaire au cours du 1er semestre 2010, bien que la direction s'attende à ce que les pertes nettes pour l'exercice entier soient sensiblement plus faibles que celles enregistrées en 2009.
GFH a lancé ses activités en octobre 1999 en tant que banque islamique d’investissement en vertu d’une licence accordée par le Banque centrale de Bahreïn. Une part importante de son activité s'est concentrée sur les grandes projets d'infrastructure; notamment dans le secteur de l'immobilier. Fin juin 2010, GFH a déclaré un actif total de 1 383 million de dollars, un total passif de 965 millions de dollars et des capitaux propres de l’ordre de 417 millions de dollars.
Cevital pourrait recourir à la finance islamique en Algérie |
27/10/2010
Issad Rebrab, PDG du groupe Cevital, s’est déclaré « intéressé » par les sukuk pour financer ses projets de construction d’environ 120 centres commerciaux en Algérie, lors du Forum économique sur le Conseil de coopération du Golfe et le Maghreb tenu la semaine dernière au Palais des congrès de Montréal (Canada).
L’industriel et homme d’affaires algérien, qui participait à cet événement pour présenter ses projets dans le secteur de l’aluminium (au même titre que Rio Tinto Alcan, le numéro un mondial du secteur, dont le siège social se trouve à Montréal, ndlr), a confirmé à El Watan que pour ses projets de centres commerciaux, il est en discussion avec des émetteurs de sukuk. «Nous en avons déjà construit quatre et nous prévoyons un total de 120. Comme ce sont des investissements lourds, leur rentabilité est lente. Nous avons besoin de sukuk et sommes en discussion avec des émetteurs. En réalisant un projet, on le vend à la banque. Elle nous donne l’argent pour en construire d’autres et elle nous le revend sous forme de crédit-bail», a-t-il expliqué.
La Malaisie empresse les membres de l’OIC d’investir dans les pays musulmans |
25/10/2010
Le ministre des Finances de Malaisie, Ahmad Husni Hanadzlah, a déclaré dans une conférence de presse en marge du Global Islamic Finance Forum (GIFF) que son pays ne voyait plus les nations occidentales comme une destination d’investissement majeure. Le fonds souverain qui sera supervisé par la Banque islamique de développement (BID), doit explorer les actifs des membres de l’Organisation de la conférence islamique (OIC), a-t-il expliqué.
Il a aussi ajouté que la Malaisie avait présenté l’idée du fonds lors de la réunion annuelle de la BID qui s’est récemment tenue en Azerbaïdjan.
Asian Finance Bank cherche des opportunités en Indonésie pour QIB |
25/10/2010
Asian Finance Bank Bhd., la branche malaysienne de Qatar Islamic Bank SAQ, dit avoir identifié trois banques en Indonésie à racheter. Une acquisition pourrait intervenir d’ici avril prochain.
La solution de l’International Islamic Liquidity Management Corp (IILM) |
25/10/2010
L’établissement de l’International Islamic Liquidity Management Corp (IILM) améliorera l’efficience des échanges transnationaux de la finance islamique, a estimé Tan Sri Dr Zeti Akhtar Aziz, Gouverneur de la Banque centrale de Malaisie, en introduction du Global Islamic Finance Forum (GIFF).
Discutant le lancement de ce projet de création de chambre de compensation, elle a ajouté que « ce développement est aussi important car il démontre une collaboration internationale entre les banques centrales » ce qui pourrait « contribuer à la résilience continue du système financier islamique mondial ».
Cette corporation permettra une gestion de liquidité efficace non seulement pour les institutions financières islamiques mais aussi pour la gestion de portefeuilles financiers islamiques, a-t-elle dit.
La première réunion du conseil d’administration de l’IILM sera présidée par Dr Zeti.
Le sukuk Emas marque l’évolution de la Malaisie vers une plateforme mutli-devises |
25/10/2010
La finalisation du sukuk Emas de 500M$ marque l’évolution de la Malaisie vers une plateforme mutli-devises pour l’émission de sukuk, a indiqué la Bank Negara.
Le communiqué affiche qu’il s’agit d’une importante transaction sous l’égide de l’initiative du Malaysia International Islamic Finance Centre (MIFC), puisqu’elle est considérée comme la première émission de sukuk en dollar par une institution multilatérale en Malaisie.
« Le sukuk, qui a été émis par la Banque islamique de développement, sera coté à la Bourse de Malaisie sous un régime d’exception et au London Stock Exchange, » est-il indiqué.
La désignation ‘Emas’ est donnée pour les émission de sukuk en devise étrangères émis en Malaisie.
Citigroup voit la reprise de la demande de sukuk |
25/10/2010
La demande de sukuk au Moyen-Orient retournera à ses niveaux de « pré-crise » d’ici la fin du troisième trimestre puisque les entreprises restructurent la dette et de hauts rendements attirent les investisseurs.
« Les rendements offerts ici sont hauts, et les investisseurs dans le monde ont l’envie de prendre le risque pour bénéficier de ce spread et de ce profit,» a indiqué Samad Sirohey, CEO de Citi Islamic Investment Bank E.C.
La conclusion de l’accord de la restructuration de la dette de Dubai World aide ce sentiment positif a-t-il ajouté.
INCEIF pour devenir une Université mondiale de la finance islamique |
23/10/2010
Les partenariats de l’International Centre for Education in Islamic Finance (INCEIF) se multiplient comme l’a annoncé son président et directeur Agil Natt.
En termes de formation, une collaboration va avoir lieu avec l’Université de Luxembourg, l’Université chinoise de Hong-Kong, ainsi qu’avec la Reims Management School.
Agil a dit que l’INCEIF avait commence son programme Chartered Islamic Finance Performance Professional (CIFP) à Bahreïn en collaboration avec l’Université de Bahreïn.
Au même moment, le Président de la BID a reçu le titre de Docteur honoris causa à Dr Ahmed Mohamed Ali Al-Madani, par le Gouverneur de la Banque centrale de Malaisie.
Baisse probable des émissions d'obligations islamiques en 2011 |
21/10/2010
Les émissions d'obligations islamiques ne devraient pas dépasser 25 milliards de dollars en 2011, de nombreux Etats du Golfe devant restructurer leur dette et résorber leurs déficits, souligne une enquête Reuters.
Sur l'ensemble de l'exercice 2010, ce montant, selon Kuwait Finance House, devrait ressortir autour de 30 milliards de dollars. Si l'on s'en tient à cette estimation, le montant prévu pour 2011 marquerait un premier recul depuis 2008 lorsque les ventes avaient chuté de 56%.
Les ajustements budgétaires au Moyen Orient et en Afrique du Nord devraient limiter le recours aux émissions de "sukuk" l'année prochaine, explique, pour sa part, Mohieddine Kronfol, gestionnaire d'actif chez Algebra Capital.
Maldives : bientôt une banque islamique |
21/10/2010
Cela fait plusieurs années que courent des rumeurs ( un partenariat avec Noor Islamic Bank avait même été évoqué en juillet 2008) faisant état d’une volonté de mettre en place la première banque islamique des Maldives. Il semblerait, aujourd'hui, que la Maldives Islamic Bank ait reçu l’accord de licence de la Maldives Monetary Authority (MMA).
The Islamic Banking and Finance Institute Malaysia (IBFIM) et la Maldives Islamic Bank viennent, en effet, de signer un accord pour aider au lancement de cette banque.
L’accord a été conclu en présence des présidents de Maldives Islamic Bank et de l’IBFIM , ainsi que du Vice-gouverneur de la Banque de Malaisie, là l'occasion du Global Islamic Finance Forum (GIFF) qui s’est tenu à Kuala Lumpur, ces jours derniers.
L'Abu Dhabi Islamic Bank affiche un bénéfice net en progression de plus de 30% |
21/10/2010
L'Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB) a annoncé un bénéfice net au troisième trimestre de l'année en hausse de 31,3% par rapport à la même période de 2009.
L'ADIB, deuxième banque islamique aux Emirats arabe unis, précise avoir réalisé un bénéfice net de 314,5 millions de dirhams (85,7 millions de dollars) au troisième trimestre.
Pour les neuf premiers mois de l'année, le bénéfice net de la banque s'est élevé à 909,5 millions de dirhams (247,5 M USD), contre 701,3 millions de dirhams (190,8 M USD) durant la même période de 2009.
L'innovation en matière de titres islamiques passe par la baisse de la pression fiscale en Malaisie |
19/10/2010
En Malaisie, pays qui bénéficie du plus important marché de sukuk au monde, le gouvernement a annoncé la suppression, l'année prochaine, de certaines taxes sur les transactions sharia-compliant pour promouvoir l'innovation des produits islamiques. Cette initiative a été présentée par le Premier ministre de Malaisie Najib Razak, dans son discours de présentation du budget.
Ces incitations s'appliqueront à certains types de bai bithaman ajil (taux de profit déterminé à l'avance) et de contrats murabahah (vente plus marge).
Burkina Faso : La BID finance la cité universitaire de Bobo-Dioulasso |
19/10/2010
La première université professionnalisante du Burkina Faso, l’Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB), à 400 km de Ouagadougou, la capitale, sera dotée d’une cité universitaire flambant neuve.
La Banque islamique de développement (BID), administrateur du Fonds de solidarité islamique pour le développement (FSID), a décidé d’allouer une enveloppe de 6 milliards de francs CFA au Burkina Faso, pour sa construction et son équipement.
Un communiqué du Ministère de l’économie et des finances l’a rendu public.
Le Pr. Joseph Paré, ministre en charge de l’Enseignement supérieur, a confirmé que c’est le fruit d’un partenariat entre le groupe BID et son gouvernement.
Gatehouse projette de lancer 70 M£ de sukuk le mois prochain |
18/10/2010
Gatehouse Bank, une des banques d'affaires islamiques de Londres, envisage de lancer un sukuk de 70 M£ le mois prochain, a indiqué son Président.
Fahed Boodai a dit que le sukuk cible les entreprises britanniques et qu'il serait finalisé en novembre.
Jusqu'à présent, Gatehouse a réussi 5 opérations immobilières et est en train de restructurer 800 M$ de dette de deux entreprises koweitiennes.
Ces différents succès donnent des ailes à Gatehouse qui entend bien augmenter son capital pour faire davantage d'opérations. « Nous la considérerons quand il sera temps. Tout dépend de la valeur stratégique de la banque et des secteurs d'activité que nous recherchons, » selon Boodai. Le capital autorisé initial est de 225M£ et le capital autorisé de 250M£
La bourse de Bahrein annonce le lancement de sa division islamique Bait Al Bursa |
18/10/2010
Le Bahrain Financial Exchange (BFX) annonce le lancement de la première plateforme boursière de la région sous le nom de 'Bait Al Bursa'.
Un des produits initiaux de Bait Al Bursa (littéralement 'la maison des échanges') est la plateforme électronique islamique, e-Tayseer, pour automatiser les transactions Murabaha.
Le Canada incité à émettre 2 Mds$ de sukuk |
18/10/2010
HSBC Bank Canada pourrait offrir 500M$ et trois entités gouvernementales d'une province pourraient émettre pour 1,5 Mds$ de sukuk, a déclaré Omar Kalair, directeur de UM Financial de Toronto.
« Nous serions très intéressés en effet par un sukuk au Cananda, » a déclaré quant à lui Ramiz Moukarim, directeur des marchés de dette à Qatar Islamic Bank, qui aide à la gestion de plus de 275 M$. « Que ce soit régional ou fédéral, cela est sans importance en raison de la note de la nation, » a-t-il ajouté.
Réduction drastique du capital de Gulf Finance House |
17/10/2010
Gulf Finance House (GFH), une des plus grandes banques d'affaires islamiques au monde, a annoncé ses plans de réduire son capital initial et l'émission d'actions convertibles
de 500 M$.
Le capital initial serait considérablement diminué puisque la proposition qui sera soumise à l'assemblé des actionnaires ces jours-ci prévoit un ratio de 4 à 1.
Cette institution financière, centrale dans le paysage financier sharia-compliant, a connu de graves difficultés avec une perte de 728 M$ l'année dernière.
Le groupe BMB confirme son offre visant à acquérir Kerzner International Holdings Limited |
14/10/2010
Le groupe BMB (« BMB »), groupe de finance conventionnelle ayant aussi des activités financières islamiques, confirme avoir émis une lettre d'intérêt spontanée dans le but d'acquérir Kerzner International Holdings pour la somme de 3,4 milliards USD en numéraire, suite à des spéculations concernant l'avenir de Kerzner International et la restructuration de sa dette.
BMB est d'avis que les avoirs des secteurs de l'hôtellerie et de l'immobilier au sein de Kerzner International présentent un important potentiel, en particulier en Asie. BMB apprécie fortement Dubaï, le site du dernier Atlantis (qui fait partie de Kerzner International), et l'un des plus importants actionnaires dans Kerzner International. Il est peu probable que BMB conservera à long terme la propriété des actifs des casinos de Kerzner International.
Cette offre est effectuée par l'intermédiaire d'une des filiales de BMB, BMB Advisors Malaysia Ltd, mais pour le compte de clients du groupe domiciliés dans le monde entier.
BMB est une société d'investissement et de conseils financiers à la clientèle prestigieuse, personnalités très fortunées, familles régnantes et investisseurs de fonds souverains du Moyen-Orient et d'Asie.
BMB dispose de bureaux à New York, Londres, Dubaï, Kuala Lumpur et Pékin. Elle a été fondée en 2004 par Rayo Salahadin Withanage et S.A. le Prince Abdul Ali Yil-Kabier du Brunei, mais n'a aucun lien avec le Sultan ou le gouvernement de Brunei.
Au cours de l'année écoulée, BMB a mis en place une activité immobilière de plusieurs milliards de dollars grâce à l'acquisition de Contrarian Capital Partnerset Alliance Capital Group, des sociétés d'investissement et de conseil dans l'immobilier hôtelier qui disposent à ce jour d'avoirs consolidés d'une valeur supérieure à 4,5 milliards de dollars.
BMB conserve d'autres participations dans la finance par capitaux propres, les ressources énergétiques et naturelles et la finance islamique.
La BID soutient les services de santé et d'éducation au Nigeria |
14/10/2010
La Banque islamique de développement (BID) a accordé au Nigeria, en 2009, une assistance technique et un appui au commerce tout en finançant des projets dans divers secteurs de l'économie nigériane pour un montant global de 288,6 millions de dollars.
Selon le rapport annuel de la BID pour 2009, au total 45 projets, estimés à 180 millions de dinars islamiques (288,6 millions de dollars), sont en cours dans le pays le plus peuplé d'Afrique, sous l'égide de cette institution.
Les interventions de la BID an Nigeria ont concerné des secteurs-clé comme la santé, l'éducation, les infrastructures et le développement financier.
Les autorités des marchés financiers français et qatari renforcent leur coopération, notamment dans le secteur de la finance islamique |
14/10/2010
MM. Nasser Ahmad Al Shaibi, Directeur général de la Qatar Financial Markets Authority (QFMA) et Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), ont signé, lundi 11 octobre, une convention de coopération et d’échanges d’informations destinée à renforcer les liens entre les autorités et les places financières.
Ces échanges techniques porteront plus particulièrement sur les points suivants :
- la régulation de la gestion collective ;
- l’information délivrée au public par les sociétés cotées et l’inscription des valeurs mobilières à la cote ;
- le développement de produits de finance islamique ;
- la régulation des valeurs mobilières, des instruments financiers à terme et des options.
Première cotation islamique prévue à la bourse de Singapour |
14/10/2010
Sabana Reit prévoit un appel public à l'épargne de 600M$ dans la première cotation islamique de la bourse de Singapour.
Cette entreprise, qui entend devenir le plus grand real estate investment trust (REIT) islamique au monde, cherche à lancer l'offre d'ici la fin de l'année.
3 banques islamiques jettent un oeil sur Amlak pour une fusion commune |
13/10/2010
Emirates Islamic Bank, Dubai Bank et Noor Islamic Bank pourraient fusionner ensemble, avec l'idée qu'une telle entité résultante aurait aussi le contrôle de l'entreprise publique Amlak, qui constitue la plus grande institution financière des Emirats Arabes Unis.
« La fusion de ces trois entités créera une banque islamique d'une taille substantielle, qui pourra s'offrir Amlak. Emaar a peu de chances de pouvoir mettre de l'argent dans Amlak », a déclaré une source anonyme, évoquant Emaar Properties, un des deux plus grands opérateurs immobiliers des Emirats
En octobre dernier, Dubai Bank et EIB ont évoqué des pourparlers afin de créer une grande banque islamique.
Noor Islamic Bank tout comme Dubai Bank est contrôlée pour partie (respectivement 25% et 29,8%) par Dubai Banking Group affilié à Dubai Holding du Gouvernement de Dubai.
Un MoU entre la Banque centrale de Malaisie et la Banque de France en matière de finance islamique |
13/10/2010
La Banque centrale de Malaisie a annoncé dans un communiqué avoir signé un protocole d'entente pour développer conjointement l'industrie de la finance islamique en France et en Malaisie
La cérémonie de signature de l'entente a vu la participation séparée des Gouverneurs des Banques centrales, Dr Zeti et Christian Noyer, après la réunion annuelle de la Banque Mondiale et du FMI à Washington.
Lancement du premier centre financier offshore d’Afrique du Nord en Tunisie |
11/10/2010
La banque d’investissement islamique Gulf Finance House “GFH”, ayant son siège social à Bahreïn, et le gouvernement tunisien ont lancé cette semaine le premier centre financier offshore d’Afrique du Nord, qui fait partie du Port Financier de Tunis, un projet de développement multi-usages en front de mer de 3 milliards de dollars US.
Lors d’une réception organisée pour les institutions de services financiers et les experts politiques à Washington DC, à l’occasion du meeting annuel du Fonds monétaire international (FMI), la direction de GFH et le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Taoufik Baccar, ont présenté un bref exposé du projet ainsi que du développement de l’environnement réglementaire des services financiers en Tunisie. Soulignant que le Port Financier de Tunis pourrait contribuer au développement d’une économie tunisienne vigoureuse en offrant une infrastructure commerciale internationale aux nombreuses institutions financières cherchant à accéder aux opportunités qu’offre la Tunisie en tant que position stratégique entre l’Europe et l’Afrique. Ce projet prévoit l’installation permanente de 110.000 résidents sur 500 hectares et créera 16.000 emplois pour l’économie tunisienne».
Esam Janahi, PDG de Gulf Finance House, a déclaré : “Le Port Financier de Tunis sera le premier centre de services financiers offshore d’Afrique du Nord. La situation stratégique de la Tunisie en fait l’emplacement naturel pour créer un ‘hub’ pouvant satisfaire la demande croissante de produits et services financiers créée grâce à la croissance de l’économie tunisienne mais aussi des économies africaines et au flux d’investissement international dans le pays. Le Port Financier de Tunis sera un centre international où des institutions de services financiers baseront leurs opérations tout en offrant aux employés et aux résidents un environnement balnéaire agréable et une qualité de vie moderne...“. Avant d’ajouter : “Le Port Financier de Tunis se base sur notre stratégie de création d’une infrastructure économique pour soutenir le développement des économies et des sociétés à travers le Moyen-Orient, et nous sommes fiers de pouvoir être les partenaires du gouvernement tunisien pour soutenir leurs objectifs nationaux”.
Pour sa part, Taoufik Baccar, gouverneur de la BCT, dira que “Notre stratégie est clairement de faire de la Tunisie le leader régional des centres financiers. Nos politiques ont permis de créer un environnement de marché plus ouvert et plus libéral qui témoigne de la croissance de notre économie. En parallèle avec le développement de l’environnement réglementaire des services financiers, nous travaillons avec GFH pour créer le premier centre de services financiers offshore dans la région qui offrira un emplacement de grande qualité, idéal pour y installer une activité professionnelle et pour y vivre”.
Le conseil de conformité centralisé dans le Golfe n'existera pas avant « des années » |
11/10/2010
La formation d'un grand conseil centralisé de conformité à la Charia dans le Golfe n'existera pas « avant des années », a déclaré un responsable de l'AAOIFI.
S’exprimant en marge d'une conférence de l'industrie, l'Assistant du Secrétaire général, Khairul Nizam, a dit que peu s'attendent à voir un tel conseil centralisé se mettre en place avant 2013.
« C'est une idée pour le moment » a-t-il rappelé pour montrer l'état d'avancement de ce projet, qui avait fait beaucoup de bruit.
Il a précisé qu'un draft de propositions serait envoyé aux différentes banques islamiques en début d'année prochaine.
Autorisation de 'certificats de dépôts islamiques' aux Emirats |
11/10/2010
La Banque centrale des Emirats Arabes Unis s'apprête à lancer des certificats de dépôts islamiques d'ici la fin de l'année pour aider les banques islamiques du pays à gérer leur liquidité, a déclaré Afaq Khan, CEO de Standard Chartered Saadiq.
« Ce sera un instrument pour absorber l'excès de liquidité dans le marché monétaire islamique, » a-t-il dit.
Ces nouveaux certificats de dépôts islamiques dans un pays qui compte 16% d'actifs islamiques dans l'ensemble de son système bancaire, sera basé sur le concept de commodity murabaha.
Crédit Agricole mise sur 3 Mds$ d'émission de sukuk |
11/10/2010
Crédit Agricole s'attend à boucler deux ou trois dossiers d'émission de sukuk cette année pour un montant allant jusqu'à 3 Mds$ dans les six prochains mois, a déclaré Simon Eedle.
Une des transactions concerne le sukuk d'1Md$, attendu depuis longtemps, pour financer la raffinerie de Jubail, une joint-venture entre l'entreprise étatique Saudi Aramco et Total.
Selon M. Eedle, plus de 10 Mds $ de sukuk seraient convoités par sa banque ou d'autres ces six prochains mois.
Bahrain et l'Angleterre renforcent leur coopération |
10/10/2010
Une réunion entre des responsables des deux centres financiers, Manama et Londres, visait à renforcer la coopération de ces deux places en matière de finance islamique.
La rencontre entre les deux organismes, Bahrain British Business Forum's (BBBF) et Financial Services and Insurance group (FSIG), a été présidée par Premal Patel, qui dirirge ce deuxième organisme.
HSBC Amanah vise 125 branches d'ici 2012 |
08/10/2010
Razi Fakih, directeur délégué d'HSBC Amanah, évoque les projets d'expansion de la filiale islamique d'HSBC qui prévoit d'atteindre les 125 branches d'ici 2012.
La compagnie qui a près de 100 branches à l'heure actuelle au Moyen-Orien et en Asie, connait une forte expansion en Malaisie. Dans ce pays, 10 branches seront ouvertes à la fin de l'année et 26 à la moitié 2012.
Fakih voit comme nouveaux marchés l'Inde et la Chine. “Nous aimerions aussi nous étendre à l'Egypte, la Turquie et peut-être à Oman si c'est possible”, a t-il indiqué.
L'industrie de la finance islamique veut un organisme de gestion de la liquidité |
08/10/2010
Alors que le manque d'outils de gestion de liquidité est vu comme un des principaux défis de l'industrie financière islamique émergente, celle-ci s'accorde à se doter d'un organisme dédié à cette tâche.
En marge de rendez-vous du FMI-Banque mondiale à Washington, les membres du conseil d'administration de l'Islamic Financial Services Board (IFSB) ont signé un protocole de participation pour la mise en place de l'International Islamic Liquidity Management Corporation (IILM).
Ce nouvel organisme « fournirait des instruments sharia-compliant de court terme liquides qui pourraient promouvoir davantage de compétitivité et de résilience des institutions offrant des services financiers islamiques dans le monde, » indique un communiqué de l'IFSB.
Les membres du conseil d'administration de l'IFSB incluent l'Asian Development Bank, le FMI et des banques, telles que Kuwait Finance House et Sharjah Islamic Bank.
La méga banque prévue par Al Baraka devient une méga interbanque de la BID |
07/10/2010
Depuis deux années, il est prévu de lancer une méga banque islamique, telle que l'a déclaré à plusieurs reprises Cheikh Salah Kamel, l'homme à la tête du grand groupe Al Baraka. Mais l'échec de ce projet de trouver à la fois le soutien du gouvernement et des investisseurs privés a, d'une certaine manière, abouti sur le bureau de la BID.
A la place de la mise en place d'une méga banque islamique, commerciale, d'investissement ou universelle, la plan s'est transformé en méga banque qui prendra la forme d'une méga banque interbancaire islamique, dont le but est de fournir la liquidité de court terme au marché international et de faire la promotion de l'échange de sukuk dans le marché secondaire en agissant comme un market maker.
HSBC s'apprête à mettre en place ses premiers ETF sharia-compliant dans le Golfe |
07/10/2010
HSBC, le deuxième émetteur de sukuk, s'apprête à mettre en place ses premiers ETF sharia-compliant dans le Golfe.
Les fonds donneront un plus grand accès aux investisseurs étrangers dans les marchés de la région, souligne Razi Fakih, directeur délégué de la branche islamique d'HSBC à Dubai. National Bank of Abu Dhabi PJSC a commencé le premier ETF islamique de la région en mars dernier, suivi par Falcom Financial Services en Arabie Saoudite.
« Nous sommes a un stade avancé pour lancer des ETF islamiques au quatrième trimestre », a indiqué M. Fakih. « Les ETF représenteront pas moins de 10% de l'industrie des fonds islamiques dans les 5 prochaines années. »
Simon Archer récompensé par le Gouverneur de la Banque centrale de Bahrein |
07/10/2010
Le Professeur Simon Archer, qui a enseigné dans le diplôme de master en finance islamique de l'Université Paris-Dauphine lors de la première année, a été félicité pour sa contribution au développement du secteur.
Le Gouverneur de la Banque centrale de Bahrein, Rasheed Al Maraj, avec le directeur de Kuwait Finance House- Bahrein, Abdulhakeem Alkhayyat, ont remis à Simon Archer une récompense spéciale en reconnaissance de sa contribution à l'essor international de l'industrie.
Al Rajhi Capital lance un fonds au Luxembourg pour investir sur le marché des actions d'Arabie Saoudite |
07/10/2010
Al Rajhi Capital, filiale d'Al Rajhi, la banque la plus profitable au monde, a annoncé le lancement d'Al Rajhi Saudi Equity Fund, un 'Specialized Investment Fund (SIF)' établi sous la loi du Luxembourg.
Al Rajhi Capital gère plus de 3 Mds$ dans les marchés locaux et internationaux, monétaires et d'actions.
Une banque tunisienne à Dubaï : Mohamed Hadi Mejai lance Oryx Capital |
07/10/2010
La Tunisie peut dire qu’elle a désormais sa banque à Dubaï. Mohamed Hadi Mejai, ancien directeur exécutif à l’International Investment Bank (Bahrein) vient de sauter le pas et créer une nouvelle banque : Oryx Capital. Installée à la Liberty House du Dubai International Financial Center, elle offre une large panoplie de services financiers et bancaires, de la banque privée, à la gestion des actifs et aux joint-ventures.
Très actif sur les marchés financiers, Mohamed Hadi Mejai avait participé à nombre d’opérations en Tunisie, notamment lors de l’ouverture du capital d’Artes (Renault) et son introduction en bourse.
Il est un des membres fondateurs de l'Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD) filiale "investissements privés"de la Banque Islamique de Développement.
La BID approuve 772 M$ de financements |
06/10/2010
La Banque Islamique de Développement a approuvé 772 M$ de financements de nouveaux projets.
9 pays seront bénéficiaires parmi lesquels l'Indonésie, l'Ouzbékistan, le Bangladesh, le Pakistan, le Soudan, le Turkmenistan, la Gambie, la Mauritanie et l'Albanie.
Une assistance financière sera également fournie par la Banque au Bénin, au Tchad, au Togo, en plus d'un prêt au Soudan.
Handbook of Islamic Finance publié par The Bahrain Association of Banks (BAB) |
06/10/2010
The Bahrain Association of Banks (BAB) publie le premier Handbook on Islamic banking and finance.
Ce livre sera lancé par la BAB lors des réunions de l'IMF/Banque mondiale qui se tiendront ce mois-ci.
Ce guide de 72-pages présentant les différents contrats est au prix de $17.25 et peut être commandé à cette adresse: BAB, P O Box 1034, Manama, Kingdom of Bahrain.
Plaidoyer pour un indice King Saud University en finance islamique |
04/10/2010
Dans un article d'Asharq Al-Awsat, Lahem al-Nasser, conseiller en finance islamique a plaidé pour le développement original d'un indice King Saud University en finance islamique. Selon lui, le lancement d'un tel indice permettrait à l'Université d'Arabie Saoudite d'accroître sa renommée internationale.
L'auteur se réfère notamment à l'indice de la Michigan University, qui a accru le prestige de cette institution.
Le Cabinet jordanien autorise Al Rahji à émettre un sukuk |
04/10/2010
Le Cabinet a récemment autorisé Al Rahji Group à émettre un sukuk sur le territoire jordanien. Le Gouvernement a exigé de coordonner l'action avec l'Iftaa Department et de vendre les obligations islamiques à des banques locales afin d'obtenir l'accord.
Al Rahji avait précédemment fait sa demande d'émission auprès du Gouvernement afin de financer deux usines de verre et d'acier.
ADIB signe un protocole d'entente avec Abu Dhabi University |
04/10/2010
Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB) a signé un protocole d'entente avec Abu Dhabi University pour promouvoir les liens entre les deux institutions à travers le sponsoring et l'échange d'étudiants, le développement de nouveaux programmes académiques, le placement de stagiaires, l'échange de publications, l'organisation de séminaires et de conférences, ainsi que multiplier les opportunités en matière de création de réseaux professionnels.
Appel du gouvernement malaisien à développer l'innovation financière islamique sur la scène internationale |
04/10/2010
Même si la Malaisie a bien oeuvré à l'essor du marché des sukuk, elle doit sérieusement développer sa capacité à innover dans d'autres produits et services, pas seulement sur le marché local, mais aussi sur les marchés financiers islamiques étrangers.
En faisant cet appel, le ministre délégué des Finances Datuk Seri Ahmad Husni Mohamad Hanadzlah a dit qu'il était par conséquent un devoir national pour les institutions domestiques de mener cette cause à sa plus haute capacité et d'amener l'industrie au niveau le plus haut.
Ahmad Husni a souligné que la gestion d'actifs était un domaine qui pouvait contribuer à accroître la position du pays comme premier centre financier islamique au monde.
Gatehouse acquiert une résidence étudiante à Oxford |
03/10/2010
Gatehouse Bank a accompli sa troisième opération d'acquisition de résidence étudiante cette année, avec l'obtention d'une propriété de 45,6M$ pour une surface de 8,414m², d'un bâtiment nouvellement construit à Oxford.
Cette transaction fait suite à l'acquisition de deux autres résidences étudiantes à Loughborough et Liverpool en avril dernier, amenant ainsi le total du portefeuille de Gatehouse en immobilier à 237M$.
Emirates Islamic Bank (EIB) cherche à acquérir Dubai Bank |
03/10/2010
Emirates Islamic Bank (EIB), une des plus grandes banques islamiques de la région, est en phase de négociations pour acquérir Dubai Bank, une filiale du géant Dubai Banking Group contrôlé par le Gouvernement et permettre ainsi la création d'une grande banque islamique.
sss
Cette idée aurait émergé, selon des sources « proches du dossier », après la fusion réussie entre Emirates Bank International (EBI) et the National Bank of Dubai (NBD) pour créer Emirates NBD.
Nouveaux membres à la Banque centrale de Malaisie |
02/10/2010
La Banque centrale de Malaisie a annoncé la constitution d'une nouvelle équipe de 11 membres pour son sharia board qui s'occupe de finance islamique.
Les sharia boards de la Banque centrale et du régulateur ddes marchés de capitaux sont l'autorité ultime sur les questions de droit islamique en Malaisie, qui dispose du plus grand marché de sukuk au monde.
Les sharia scholars de la Banque centrale incluent Mohd Daud Bakar, directeur d'Amanie Business Solutions; Engku Rabawiah Engku Ali, professeur associé à International Islamic University Malaysia; Mohamad Akram Laldin, directeur exécutif d'International Sharia Research Academy for Islamic Finance et Anwar Ibrahim, vice-président du National Sharia Board of Indonesia Ulama Council.
Reconnaissance internationale de la Malaisie avec le GIFF |
02/10/2010
Avec le Global Islamic Finance Forum, la Malaisie a donner de la visibilité à sa place de leader international en la matière. Ce grand évènement a attiré le gratin de la finance islamique et de très nombreuses personnalités dont le Prince de Perak, Raja Nazrin Shah qui est l'ambassadeur du Malaysia International Islamic Financial Centre (MIFC), Zeti Akhtar Aziz, Gouverneur de la Bank Negara Malaysia; Muhammad Al-Jassser, Gouverneur de la Saudi Arabian Monetary Agency (SAMA) qui sont intervenues après le discours du Premier Ministre, Mohd Najib bin Abdul Razak.
Parmi les 2000 personnes présentes, de nouveaux acteurs inattendus ont pris fait et cause pour ce secteur en plein essor. Ainsi, Yves Mersch, Gouverneur de la Banque Centrale du Luxembourg; Rundheersing Bheenick, Gouverneur de la Bank of Mauritius; et Sanusi Lamido Aminu Sanusi, Gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, ont-ils pu assister à cette démonstration du rôle de la Malaisie et surtout de la Bank Negara dans le développement de ce secteur à l'échelle internationale.La rencontre entre les deux organismes, Bahrain British Business Forum's (BBBF) et Financial Services and Insurance group (FSIG), a été présidée par Premal Patel, qui dirirge ce deuxième organisme.
Immobilier : le prêt à taux zéro renforcé devrait faire la joie des musulmans |
27/09/2010
Publié sur Saphir news
Bonne nouvelle pour les primo-accédants, qui veulent acheter ou construire leur résidence principale. Pour eux, voici le prêt à taux zéro renforcé (ou PTZ+), un nouveau dispositif du gouvernement français pour faciliter l’accession à la propriété aux locataires qui le souhaitent dès janvier 2011. L’objectif pour Nicolas Sarkozy : « Faire de la France un pays de propriétaires ». Un mécanisme qui intéresse les musulmans, de plus en plus soucieux de respecter leurs préceptes éthiques en matière de finance qui interdit les intérêts, souligne Anass Patel, président de l'AIDIMM (Association d'innovation pour le développement économique et immobilier), dans un article paru dans SaphirNews.
Si le Parlement adopte la proposition dans le cadre du projet de loi de finances pour 2011, le prêt à taux zéro renforcé (PTZ +), dont la mise en place est prévue pour le 1er janvier 2011, s’appliquera sur tout le territoire français, départements d’outre-mer compris. Il viendra remplacer l’actuel prêt à taux zéro, les majorations qui y étaient associées, le Pass foncier et le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunts, jugés trop compliqués et coûteux.
L'État a prévu de consacrer 2,6 milliards d’euros au PTZ contre 1,2 milliard aujourd’hui par an mais qui permettra au ministère du Budget d'économiser 1,6 milliard d'euros par an.
Conséquence : les plafonds sont très nettement revus à la hausse. Le ministère du Logement prévoit 380 000 bénéficiaires pour le PTZ + contre 200 à 250 000 environ actuellement, plus particulièrement en région parisienne, dans le sud méditerranéen et les zones frontalières, où le déficit de logements est le plus criant.
Les primo-accédants pourront tous, sans conditions de ressources, bénéficier d'un crédit sans intérêts pouvant aller jusqu'à 40 % du bien acheté dans la limite d'un plafond modulable en fonction des prix de l'immobilier. Outre l’état et le lieu du logement, le montant et la durée du prêt – entre 8 et 30 ans – seront définis en fonction du niveau des revenus du ménage et de la composition du foyer. Acquérir un logement vert rapporte aussi. Ses performances environnementales seront également prises en compte.
Dans son interview à Saphirnews, Anass Patel soutient le dispositif. Le PTZ + « répond à deux grandes attentes du public français. D’une part, le PTZ + faisant partie des dispositifs d’aide à l’accession à la propriété est un moyen efficace de faciliter et d’accélérer la première acquisition ; d’autre part, parce qu’il est simple dans son application. Un certain nombre de contraintes ont été levées et il est ouvert à l’ensemble des personnes qui souhaitent devenir propriétaires et notamment à ceux qui, jusque-là, étaient réticents à prendre un financement, les musulmans en l’occurrence », se réjouit-il.
Cependant, il ne ressemble pas à un produit de la finance islamique pour M. Patel. « Dans l’application de ce prêt à taux zéro, il est totalement adossé à un prêt bancaire, c’est-à-dire qu’on ne peut pas bénéficier de ce PTZ + dans l’absolu. On ne peut pas demander à l’Etat de me donner 30 à 40 % du montant d’acquisition de ma maison avec ce seul prêt », explique-t-il. Mais le prêt bancaire (associé au PTZ + ou non) pourrait désormais respecter l’éthique musulmane.
Ce dont témoigne M. Patel qui annonce avoir réalisé en mai dernier, avec une banque française, le premier prêt habitat sharia-compliant (sans prêt à taux zéro) pour un particulier après six mois d’effort. « Ce montage a été rendu possible grâce à la publication des instructions fiscales (du 24 août dernier, ndlr) notamment celle du murabaha ou simplement crédit vendeur », déclare-t-il.
Il précise tout de même que ce prêt correspond à « du sur-mesure en l’état actuel des choses car il faut utiliser des mécanismes encore assez exceptionnels et coûteux. Les banques réservent pour l’instant ce crédit à une clientèle plutôt "mature" », à savoir ceux qui disposent d’un apport conséquent et une relation avec la banque historique très forte. En gros, « pour les très bons clients de la banque », affirme-t-il.
Cependant, la technique utilisée pourrait très bien être associée au PTZ+, selon le président d’AIDIMM, qui travaille maintenant à la généralisation de ces prêts conformes à l’éthique musulmane.
« Le PTZ + va donner un nouvel élan à l’acquisition de la propriété et, dans ce cadre-là, il est important que la clientèle musulmane se réveille et fasse entendre leurs besoins aux banquiers. Le rôle de l’association est justement de rassembler toutes les demandes et de faire remonter ces besoins auprès des responsables bancaires » par la création prochaine d’un groupe de travail, où « toute personne qualifiée et volontaire à participer sont les bienvenues », conclut-il.
Anass Patel détaillera toutes ces avancées du crédit immobilier sharia compliant, lors du prochain Forum Français de la Finance Islamique, qui se tiendra le 28 octobre prochain au ministère de l'Economie, sous les auspices de Secure Finance..
Mesures d’incitation en matière de formation en Malaisie |
27/09/2010
La Malaisie a introduit plusieurs mesures pour développer le capital humain de l’industrie de la finance islamique sous l’égide de la Malaysia International Islamic Finance (MIFC). Pour la Banque centrale de Malaisie, développer la prochaine génération d’experts de la finance islamique reste une priorité majeure.
Mohd Najib bin Abdul Razak, le Premier ministre, a accordé le statut de ‘Projet d’Intérêt National’ à l’INCEIF en juillet 2010 en reconnaissance de son rôle dans le développement du capital humain pour la croissance de l’industrie de la finance islamique.
Depuis son lancement en 2006, l’INCEIF a reçu des contributions extérieures totalisant 1M de ringgit qui ont été redistribuées à 251 étudiants malaisiens et étrangers. Les donateurs ont été Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ Ltd., CIMB Islamic Bank, EONCAP Islamic Bank, Etiqa Takaful, Affin Islamic Bank, Bank Islam Malaysia, Maybank Islamic et Securities Commission Malaysia.
Les fonds islamiques, parents pauvres de l’industrie |
27/09/2010
« La gestion d’actifs islamiques est le parent pauvre de la finance islamique », pour Shehzad Janab, directeur de la gestion d’actifs et du conseil à Daman Investments. « Les marges, la croissance et les volumes ont été principalement du côté de la banque et la gestion d’actifs était presque un addendum dans sa phase initiale, » a-t-il ajouté.
Une des caractéristiques de la taille des fonds islamiques est d’être négligeable. 70% des fonds islamiques détiennent moins de 100M$ sous gestion au premier semestre 2010.
Aussi, les fonds n’ont-ils pas connu un meilleur sort en 2009 pour consolider cette partie de l’industrie. Alors que 29 lancements de fonds islamiques ont eu lieu l’année dernière, cette croissance a été anéantie par 27 liquidations.
Un nouveau paradigme de croissance durable pour la finance islamique ? |
27/09/2010
Les 22-24 novembre prochains aura lieu la 17ème édition annuelle du World Islamic Banking Conference du WIBC. Pour Abdul- Kareem Abu Al-Nasr, CEO de National Commercial Bank d’Arabie Saoudite, “cette année le WIBC arrive à un moment crucial pour l’industrie internationale puisque les institutions financiers islamiques cherchent à asseoir leurs positions dans le nouveau paysage financier mondial. »
Lors de cet évènement, qui constitue le plus grand au monde du secteur, interviendront notamment S.E Rasheed M. Al Maraj, Gouverneur, Banque Centrale de Bahrein; S.E Abdul Qadeer Firtat, Gouverneur, Banque Centrale d’Afghanistan et S.E Khaled Mohammed Al-Aboodi, Directeur de l’Islamic Corporation for the Development of the Private Sector, le bras privé de la Banque Islamique de Développement (BID).
35% des actifs koweitiens islamiques |
26/09/2010
Un rapport de Kuwait Finance House (KFH) fait état d’une forte croissance des actifs islamiques dans le Golfe en comparaison du total des actifs dans la région. Ainsi, le secteur de la finance islamique connaît-il une augmentation de 20% par an, et ne représente pas moins de 17% du total des actifs de l’industrie bancaire des pays du Golfe.
La plus forte expansion des actifs islamiques a eu cours, selon KFH, au Koweït, où les actifs islamiques atteignent 35% de l’ensemble des actifs du pays.
L’Arabie Saoudite et les Emirats sont les deux principaux marchés de la région avec respectivement 27,4% et 27% des actifs islamiques du Golfe.
Dubai Islamic Bank obtient l’accord pour être actionnaire majoritaire de Tamweel |
23/09/2010
Le Gouvernement de Dubaï a donné son feu vert hier pour permettre à Dubai Islamic Bank de devenir actionnaire majoritaire dans Tamweel, un des plus grand groupes de financements immobiliers des Emirats.
Désormais, la DIB sera le plus grand actionnaire dans Tamweel avec 57,33% des parts, le Gouvernement a déclaré dans un communiqué, dans une volonté de revitaliser le marché du prêt de projets immobiliers, secteur qui a le plus souffert de la crise financière mondiale.
Tamweel a connu une perte de 14,7M$ en 2009 en comparaison d’un profit net de 125,6M$ l’année précédente. Dans la première partie de l’année, elle a enregistré un profit de 2,6M$, après avoir provisionner.
66% des dirigeants de la finance islamique du Moyen-Orient pensent que l’industrie est sous-régulée |
23/09/2010
Pour Deloitte, qui a réalisé une enquête auprès des dirigeants de la finance islamique du Moyen-Orient, 79% d’entre eux sont plus optimistes que l’année dernière sur l’avenir proche de cette industrie.
En revanche, la mise en place de systèmes de gestion des risques adéquats est très insuffisante pour 64% des participants à l’enquête. Par ailleurs, 80% des dirigeants interrogés s’attendent à des restructurations ou à des changements organisationnels au sein des banques.
Seulement 35% des dirigeants s’accordent sur le fait que les banques islamiques à l’heure actuelle sont correctement capitalisées.
Le meilleur directeur de l’année pour Noor Islamic Bank |
23/09/2010
Hussain AlQemzi, directeur du groupe Noor et de Noor Islamic Bank, a été nommé meilleur directeur de l’année aux CEO Middle East Awards à Dubaï.
Le prix lui a été attribué en reconnaissance de son rôle dans le développement et la croissance de l’industrie de la finance islamique dans le pays.
Dr. AlQemzi bénéficie de 26 ans d’expérience dans le milieu bancaire, comme directeur de Sharjah Islamic Bank et membre du conseil d’administration du Dubai Financial Market (DFM). Il a aussi été CEO du Dubai International Financial Centre, avant de lancer en 2007 la marque Noor.
Un sukuk benchmark pour QIB |
23/09/2010
Qatar Islamic Bank (QIB), une des principales banques islamiques au monde, a annoncé avoir mandaté Crédit Suisse, HSBC et QInvest, pour son premier sukuk de référence en dollars.
Le sukuk devrait être émis après une tournée auprès des investisseurs au Moyen-Orient, en Asie et en Europe, débutant le 24 septembre.
Une telle émission benchmark est généralement de 500 M$.
Bank of London and the Middle East lance son desk de marchés des capitaux islamiques |
22/09/2010
Bank of London and the Middle East (BLME), la principale banque islamique de Londres,
a créé un desk spécialement dédié aux marchés de capitaux islamiques, en réponse aux demandes du marché pour des actifs islamiques de haute qualité et des sukuk par des émetteurs « solidement établis ».
Dr Massoud Janekeh, qui était chef du Trade and Business Finance au sein de la banque, assurera la direction de ce nouveau bureau.
Un nouveau CEO pour Barwa Bank |
22/09/2010
Barwa Bank, le groupe de banque islamique universelle, a annoncé la nomination de Steve Troop en tant que directeur de Barwa Bank.
Depuis 2007, M. Troop, basé à Riyadh, était directeur des opérations à Saudi Hollandi Bank.
Al Baraka Bank ouvrirait en France |
22/09/2010
Al Baraka Bank lancera une vente de sukuk de 200 M$ cette année pour financer son expansion en France, a déclaré son directeur, M. Adnan Yousif. Les fruits de ce sukuk seront utilisés pour mettre en place des branches en France, a-t-il indiqué à Reuters,
en marge d’une conférence.
« Nous pensons étendre notre présence en France l’année prochaine. Le nombre de branches n’excèdera pas cinq. Le moment est opportun pour ouvrir des filiales en Europe. Le sukuk sera émis d’ici la fin de l’année, peut-être en décembre, » a dit Yousif.
Deutsche Bank et Standard Chartered ont été désignés comme conseillers, mais aucun chef de file n’a été mandaté pour le moment pour l’émission du sukuk.
30 nominés pour The Royal Award for Islamic Finance de la Banque centrale de Malaisie |
21/09/2010
The Securities Commission (SC) et Bank Negara ont indiqué, dans un communiqué conjoint, que 30 personnalités à travers le monde avaient été nominées pour le Royal Award for Islamic Finance.
Le jury indépendant est présidé par Tun Musa Hitam, président du World Islamic Economic Forum Foundation.
« Contrairement aux récompenses commerciales, basées sur des deals, la nôtre se concentre sur les accomplissements des parcours individuels et des contributions essentielles à l’avancée de la finance islamique au plan mondial » est-il indiqué dans le communiqué des deux institutions malaisiennes majeures.
Le Royal Award for Islamic Finance se veut être le lieu de référence mondiale de récompenses de toute l’industrie, suivant le souhait de la direction des autorités de Malaisie.
La Place de Paris, nouveau hub de la finance islamique en Europe |
20/09/2010
Extraits d’un article paru dans Le Maghreb
Après un travail de plus d'un an, Bercy a publié mardi 24 août des instructions fiscales qui donnent à la finance islamique un nouveau cadre réglementaire. Paris veut ainsi attirer les fonds d'investissement du Moyen-Orient et devenir la première place financière de l'Europe continentale pour ce type de placements. La place de Paris compte bien rattraper son retard sur la place de Londres, aujourd'hui en pointe dans le domaine. Pour les entreprises - grands groupes ou PME - l'intégration de la finance islamique dans le système financier français est une aubaine.
Elles pourront lever les fonds dont elles ont besoin pour leur croissance et leur développement à travers l'emission de sukuk. Certains secteurs industriels tels que l'immobilier, les énergies renouvelables, la santé ou la construction pourront bénéficier directement de l'émergence de la finance islamique. Enfin l'intégration de la finance islamique dans le système financier français permettra à certains citoyens de disposer d'instruments d'investissement compatibles avec leurs convctions religieuses, alors qu'aujourd'hui ils utilisent à contrecœur les outils financiers habituels. Dans cette course effrénée de leadership de la finance islamique en Europe, gageons que la France prendra désormais la tête du peloton et continuera à s'investir pleinement pour doter la Place de Paris de tous les outils nécessaires à son rayonnement et pour lui donner les moyens de devenir le " hub international incontesté de la finance islamique ".
La Chambre de Commerce Franco-Arabe, dans le cadre de ses activités et de sa mission pour la promotion et le développement des relations financières et commerciales entre la France et le monde arabe, est décidée plus que jamais à jouer un rôle déterminant pour promouvoir la " Place de Paris ".
A cette fin, elle organise, le jeudi 28 octobre 2010 en collaboration avec l'Institut français de finance islamique et Secure Finance le quatrième " Forum français de la Finance Islamique " sur le thème : « La finance islamique, moteur de développement pour l'économie, au service des entreprises ». Une occasion enrichissante pour mieux connaître la portée des nouvelles dispositions sur le financement des entreprises en France.
Les dérivés islamiques rencontrent une barrière de langue |
20/09/2010
Six mois après le contrat historique appelé Tahawwut Master Agreement, fournissant aux institutions financières islamiques un modèle simplifié de gestion de risque approuvé par les sharia scholars, les dérivés islamiques peinent à convaincre dans le Golfe.
Il est reproché à ce document d'être écrit dans un langage dense et peu compréhensible.
« Le document est très technique et difficile à suivre pour ceux qui ne sont pas familiers avec les dérivés », a indiqué Muneer Khan, associé au cabinet d’avocat Simmons & Simmons et spécialiste pour la finance islamique.
En l'occurrence, le Tahawwut Master Agreement ne fournissant qu'un modèle mais non un produit de couverture standardisé, l'inquiétude apparaît du fait que les différents produits peuvent varier en termes de conformité avec une documentation additionnelle. Et certaines institutions qui ne sont pas familières avec l’industrie des dérivés sont réticentes à prendre le risque.
De surcroît, malgré les nombreux groupes de travail de l’industrie pour expliquer comment les dérivés islamiques fonctionnent, l’intérêt auprès des banques locales n’a pas été au rendez-vous.
« Vous souhaitez vous couvrir quand il y a de la volatilité », a dit Afaq Khan, directeur de Standard Chartered Saadiq, qui a aussi cautionné le contrat, mais qui relativise, soulignant que « Il n’y a pas d’urgence pour le moment, non parce qu’il n’y a pas d’intérêt, mais en premier lieu en raison du marché, » .
Citigroup prévoit des plans d’émettre plus de sukuk depuis la Turquie |
20/09/2010
Citigroup Inc. prévoit la mise en place de nouvelles ventes de sukuk depuis la Turquie, après avoir assuré celle d’un sukuk de 100M$ pour Kuveyt Turk Katilim Bankasi AS, a annoncé un exécutif de la banque.
Hulusi Horozoglu, head of global Islamic banking de Citigroup, a indiqué que sa banque était en pourparlers avec d’autres vendeurs potentiels de dette sharia-compliant dans le pays. Cette annonce fait suite à « l’appétit important » de la part des investisseurs, le mois dernier, pour Kuveyt Turk, détenue par Kuwait Finance House, a-t-il affirmé.
Un nouveau patron pour la finance islamique de BNP Paribas |
20/09/2010
BNP Paribas a nommé Tariq Al-Samahiji en tant que nouveau chef mondial pour ses activités de finance islamique et directeur de sa filiale islamique, Najmah, que dirigeait Jacques Tripon.
BNP Paribas projette de multiplier ses effectifs de 50% ces deux prochaines années.
Al Khuwaild rejoint le Comité Charia de l’AAOIFI |
20/09/2010
L’ Accounting and Auditing Organisation for Islamic Financial Institutions (AAOIFI) a annoncé la nomination de Dr. Abdul Sattar Al Khuwaildi dans son prestigieux Comité Charia.
Dr Al Khuwaildi est le Secrétaire général depuis 2007 de l’International Islamic Centre for Reconciliation and Arbitration basé à Dubaï. Cette institution œuvre à résoudre les litiges financiers et commerciaux qui peuvent émerger entre les institutions financières et commerciales.
« Cela fait partie de notre effort permanent pour construire une équipe de haut niveau constituée de spécialistes expérimentés, et reflète l’engagement de l’AAOIFI d’élargir son expertise et ses capacités qui sont la base de nos succès continuels pour renforcer la fondation de l’industrie bancaire islamique, » a déclaré le Secrétaire général de l’AAOIFI, Dr Mohamad Nedal Alchaar dans un communiqué.
Des changements fiscaux en préparation en Afrique du Sud |
18/09/2010
L’Afrique du Sud est en train d’amender l’Income Tax Act pour mettre sur pied d’égalité les produits sharia-compliant avec les produits conventionnels, selon Amman Muhammad, directeur d’Absa Islamic Banking. Toutefois, il n’a pas été fait état d’autres précisions sur la nature ou sur le délai d’adoption de ses amendements.
“Le Tawarruq est de l’usure” |
15/09/2010
Les banques islamiques qui appliquent le Tawarruq dans leurs opérations et investissements sont impliquées dans de l’usure, interdite par l’islam, a déclaré un des principaux sharia scholars de la Banque islamique de développement (BID) .
Sheikh Mohammed Mukhtar Al Salami, chef du comité islamique de la BID, localisée à Jeddah, a asséné des critiques à ce principe déjà très débattu depuis plusieurs années. « Tawarruq pose maintenant un problème majeur puisque beaucoup de banques islamiques reposent sur cette activité comme produit principal de leurs opérations », a-t-il affirmé au quotidien londonien de langue arabe, Alsharqalawsat.
« Tawarruq diffère de l’usure en une chose… un deal d’usure est fait à travers une fenêtre quand Tawarruq est fait à travers deux fenêtres…avec Tawarruq, l’achat (du produit) a lieu à une seule fenêtre et le vend à une autre…ainsi l’entière opération est une simple transaction de papier sans aucune valeur,» selon le jurisconsulte.
"CAAM Islamic" devient "Amundi Islamic" |
09/09/2010
Née du rapprochement des activités de gestion d'actifs des groupes Crédit Agricole et Société Générale le 1er janvier 2010, Amundi poursuit sa politique de changement de nom de ses produits et expertises. Dans cette dynamique, la SICAV de droit luxembourgeois conforme à la Shariah "CAAM Islamic" devient "Amundi Islamic".
Le Groupe explique que : "bénéficiant de plus de 15 ans d'expérience dans la gestion de fonds conformes à la Shariah, Amundi Islamic investit en intégrant les principes de l'Islam dans la construction des portefeuilles d'investissement. Parmi ces règles figurent l'exclusion de tous les secteurs d'activité interdits par la Shariah (l'alcool, les jeux, la production porcine et ses dérivés, l'armement, le tabac...) et des sociétés considérées comme inacceptables en raison de leur niveau d'endettement, de créances et de liquidités".
Avec 4 compartiments disponibles en France, cette SICAV UCITS III de droit luxembourgeois offre aux particuliers et institutionnels des produits investis sur différentes classes d'actifs respectant strictement les règles de la Shariah : Amundi Islamic Global Resources, Amundi Islamic BRIC Quant, Amundi Islamic Asian Active Equity Ex-Japan, Amundi Islamic Multimanagers Global Equities.
Afin de certifier la conformité des investissements de ces compartiments aux principes de la Shariah, Amundi s'est doté d'un Comité de Conformité Shariah, composé d'érudits musulmans réputés. Sur la base d'un rapport trimestriel, il effectue une revue de chacun des portefeuilles de la SICAV Amundi Islamic. Il veille à l'application des règles de la Shariah dans la gestion et analyse la nature des dividendes distribués par les sociétés et OPCVM/OPC sur lesquels les portefeuilles sont investis. Ainsi, il évalue la part des dividendes résultant de la perception d'intérêts ou d'activités non-conformes. Le cas échéant, le montant correspondant est retiré des actifs du portefeuille et reversé à une oeuvre caritative. En accord avec son Comité Shariah, Amundi Group a décidé d'en faire bénéficier l'association Action Contre la Faim dont il est le mécène.
Simmons & Simmons participe au projet d’1,6Mds$ au Qatar |
08/09/2010
Simmons & Simmons a conseillé Bawabat Al Shamal et ses partenaires existants, incluant Qatar Islamic Bank et Aqar Real Estate Investment, sur la joint-venture avec Al Futtaim pour construire le complexe commercial et de loisir d’1,6Mds$ à Doha.
Il s’agit du plus grand projet immobilier privé du pays jusqu’à présent cette année.
Pour Samer Eido, dirigeant l’équipe de Simons and Simmons, « c’est un signe clair que le marché immobilier est en train de repartir à Doha. Ce nouveau développement sera un réel solide élan pour la ville et complète tous les autres projets excitants qui sont déjà en cours. »
La Malaisie, en passe de devenir une juridiction alternative au Royaume-Uni |
08/09/2010
La Malaisie peut devenir « une juridiction alternative » puisqu’elle dispose d’un expertise de sukuk et un système basé sur la Common law britannique. En effet, le premier pays émetteur de sukuk au monde, prévoit d’améliorer son système légal afin de devenir une place alternative au Royaume-Uni pour la résolution des disputes internationales en matière de finance islamique.
Le but est de positionner « les lois [de la Malaisie] comme les lois de choix pour les transactions de finance islamique mondialement, » a indiqué le 30 août la Banque centrale dans un communiqué. Les disputes sur la conformité aux principes de la Charia sont un risque pour l’expansion de l’industrie, est-il indiqué. Généralement, les entreprises du Golfe ont basé leurs contrats transnationaux sur le droit britannique pour prendre avantage du système légal et de sa neutralité.
Bank Muamalat et Saadiq ensemble dans un sukuk de 241M$ |
08/09/2010
Bank Muamalat et Standard Chartered Saadiq Bhd ont agit en tant que chefs de file principaux (conseillers, arrangeurs et distributeurs) pour le sukuk de Padiberas Nasional Bhd's (Bernas).
Dans un communiqué conjoint, ils ont indiqué que le sukuk avait impliqué une émission de 241M$ d’un programme de papiers commerciaux islamiques/ et de medium-term notes (ICP/MTN).
Le directeur de Bank Muamalat, Datuk Mohd Redza Shah, a déclaré que « Bank Muamalt est engage à faire de la Malaisie le hub de la finance islamique, en soutenant le gouvernement et les firmes émettrices. »
ADIB dirige la tranche islamique du financement de projets d’1,2Mds$ pour Emirates Steel |
06/09/2010
Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB) a dirigé la tranche islamique du plus grand deal aux Emirats en financement de projets.
ADIB a accordé une facilité de 250M$, soit la plus grande participation, à Emirates Steel Industries afin d’accroître ses capacités de production et de diversifier son offre de produits en tant que partie de sa stratégie de devenir un des plus grands groupes d’aciers de la région. Ce développement s’inscrit dans l’ “Abu Dhabi’s vision 2030”.
Maybank lance un hub islamique à Singapour |
06/09/2010
Maybank Singapour a annoncé le lancement d'un hub dédié à la finance islamique à Geyrlang Serai, la partie la plus peuplée de musulmans Malais de la Cité-Etat.
Cette initiative correspond à la volonté de Maybank de devenir un acteur clé dans le marché de détail islamique.
Pour la cérémonie d'ouverture, le Ministre des Affaires Etrangères, Zainul Abidin Rasheed, était présent.
Deal de refinancement en Angleterre pour Al Salam Bank |
06/09/2010
Al Salam Bank-Bahrain, une institution financière islamique de premier plan, a fourni
un refinancement mezzanine sharia-compliant de 58,7M$ pour un immeuble commercial situé à Canary Wharf, le coeur financier de Londres.
Il s'agit de la deuxième transaction au Royaume-Uni pour Al Salam Bank, après l'acquisition de Milton Gate l'été dernier.
Selon la direction de la banque, le moment présent convient parfaitement aux financements mezzanine avec des taux d'intérêt au Royaume-Uni historiquement bas.
QIB dans une joint venture d'1,65 Md$ au Qatar |
05/09/2010
Qatar Islamic Bank (QIB), Al-Futtaim, et Aqar Real Estate Investment ont signé un accord de joint venture pour construire le plus grand complexe commercial du Qatar.
Ce projet d'un montant d'1,65 Md$ sera situé sur l'autoroute du Nord reliant l'Aéroport International de Doha. Il comprendra un grand centre commercial, un parc d'attractions et deux hôtels pour une superficie de 433 000 m². le chantier débutera au premier semestre 2011.
Luxembourg : crise de foi pour la finance islamique ? |
03/09/2010
Ernst & Young Luxembourg a présenté aux investisseurs de la place financière du Grand Duché son quatrième rapport annuel sur les fonds d'investissements islamiques, créneau sur lequel le Luxembourg ne cache plus son envie de s'installer durablement. Mais l'intérêt manifeste pour le sujet était aussi motivé par d'autres considérations.
La finance islamique, présentée depuis quelques années comme un de ces juteux créneaux alternatifs à même de faire évoluer le monde financier, a elle aussi subi de plein fouet la crise financière. Les déboires de Dubai World et d'autres sociétés immobilières du Golfe ont aussi fortement refroidi les investisseurs et le doute demeure en ce qui concerne la finance islamique.
Le rapport d'Ernst & Young, basé sur le point de vue de 400 acteurs clés des principaux marchés financiers, montre pourtant que les actifs mondiaux investissables selon les préceptes de la Charia ont crû de 20% entre 2008 et 2009, pour atteindre 480 milliards de dollars.
La situation est un peu plus problématique du côté des fonds islamiques, qui ont vu leurs actifs stagner à 52,3 milliards de dollars en 2009, alors que seuls 29 nouveaux fonds ont été créés.
«Cette tendance est le reflet d'un changement net des préférences des investisseurs et démontre qu'il est nécessaire, pour les gérants de fonds islamiques, d'adapter leurs stratégies aux nouveaux niveaux d'attente», a expliqué Pierre Weimerskirch, responsable de l'initiative Moyen-Orient et finance islamique d'Ernst & Young Luxembourg.
Mais même si les acteurs cherchent aujourd'hui à investir dans de nouvelles classes d'actifs, le Luxembourg, qui a misé sur les fonds islamiques, n'a pas fait de vains efforts en la matière en émettant notamment une circulaire codifiant la fiscalité applicable à ce genre de véhicules. Actuellement, le Grand-Duché concentre 40 véhicules de finance islamique pour un montant total estimé à 580 millions de dollars, ce qui le place en tête en Europe et lui donne une place non négligeable dans le monde, même si les fonds ne représentent que 5,5% des actifs islamiques totaux.
Le vrai problème, selon Pierre Weimerskirch, « c'est que si l'on divise les actifs totaux au Luxembourg par le nombre de véhicules, on se rend compte que ces structures ne sont pas rentables ».
Selon lui, l'année à venir sera marquée pour la finance islamique au Luxembourg par une nécessaire restructuration du créneau au travers de la disparition de certains fonds mais aussi par des fusions-acquisitions chez les asset managers.
«Nous entrons dans une nouvelle phase intéressante pour la finance islamique au Luxembourg. Le Grand-Duché ne doit pas relâcher ses efforts et doit s'intéresser aux nouveaux produits. Luxembourg for Finance doit aussi mieux promouvoir la place financière, qui intéresse quand elle est connue, mais qui manque de visibilité. Or, elle est fortement concurrencée par Dublin, place financière de tradition anglo-saxonne qui a par défaut la préférence du Moyen-Orient», a conclu le spécialiste.
Le Luxembourg doit donc renforcer sa notoriété en matière de finance islamique. Après la crise, la finance venue d'Orient va aussi devoir de son côté faire un effort en matière de suivi, de transparence, pour reconstruire une confiance qui a été écornée par la crise financière
Le régulateur thaïlandais prévoit des aménagements pour les émissions de sukuk en octobre |
02/09/2010
Le Secrétaire général de la Securities Exchange Commission de Thaïlande, Thirachai Phuvanatnaranubala, a annoncé que le régulateur prévoyait de réguler les émissions de sukuk en octobre prochain.
« Nous encourageons les innovations de produits à la fois pour la diversification de l'investissement et pour des objectfis de couverture. Les règles pour permettre les émissions de sukuk seront prêtes en octobre de cette année », a-t-il déclaré.
L'Islamic Bank of Thailand détenue par le Gouvernement avait indiqué en juin qu'elle serait le premier émetteur de sukuk avec une vente de 160M$ pour une maturité de 5 à 7 ans, prévue une fois que la régulation serait en place.
Le Chef de la SEC a également indiqué que le régulateur était en train de mettre en vigueur les règles de licence pour les autorités municipales qui souhaiteraient émettre des sukuk.
Tunis Ré planifie son entrée dans le secteur Takaful |
02/09/2010
Lamia Ben Mahmoud, directrice de Tunis-Ré, est à la recherche d'un partenaire stratégique. Le réassureur national pourrait à l’avenir ouvrir son capital à un investisseur stratégique étranger qui lui apporterait un supplément de moyens et de savoir-faire.
Elle a fait part de ses ambitions « de diversifier notre activité verticalement et horizontalement. Tout d’abord, nous voulons consolider notre position en tant que réassureur national. Ensuite, nous ambitionnons de nous développer à l’étranger via l’ouverture de bureaux de représentation en Afrique. »
Un de ses objectifs est de faire entrer Tunis-Ré dans le secteur Takaful. « Verticalement, nous voudrions élargir la gamme de nos produits. Nous préparons la mise en place d’un département d’assurance islamique, baptisée Takaful, qui est en train de se développer dans le monde. Nous détenons déjà dans ce domaine un portefeuille en provenance du marché arabe » a-t-elle déclaré.
European Finance House change de nom pour devenir QIB UK |
02/09/2010
La filiale de Qatar Islamic Bank, European Finance House, a récemment entrepris de changer son nom en ‘QIB UK’ afin de renforcer son positionnement dans le réseau international croissant de QIB.
La première motivation, explique la direction de QIB, est de bénéficier de l’image bien établie de QIB en tant qu’une des principales banques islamiques de la région, et la 4ème au monde en termes d’actifs.
La Malaisie a émis 4 nouvelles licences d’assurance islamique |
02/09/2010
La Banque centrale de Malaisie a approuvé 4 licences d’assureurs-vie islamiques, principalement étrangers, dans sa libéralisation sans précédent pour faire du pays le hub régional de la finance islamique.
La Bank Negara affirme toutefois dans un communiqué qu’elle avait seulement prévu d’en accorder deux, mais a amené l’autorisation à quatre en raison du potentiel dans le secteur.
Les opérateurs sont une joint-venture de 70-30% entre American International Assurance et Alliance Bank Malaysia, une joint-venture de 70-30% entre AMMB Holdings et le britannique Friends Provident Group plc, une autre à hauteur de 60-40% entre ING Management Holdings (Malaysia) Sdn. Bhd. et Public Bank, et une dernière de 70-30% entre Great Eastern Life Assurance et the Malaysian Armed Forces Cooperative Ltd.
Kuveyt Turk planifie déjà un second sukuk |
02/09/2010
Kuveyt Turk, la banque d’Istanbul détenue par KFH, pourrait vendre plus de 100 M$
d’un sukuk de 5 ans en 2012.
Après le succès du premier sukuk lancé en Turquie en août dernier, Kuveyt Turk, projette de réitérer l’émission d’un sukuk similaire.
Ufuk Uyan, son directeur général, indique « tout le monde s’attendait à un sukuk souverain du trésor, mais nous voulons montrer le chemin en tant que banque. »
Une accréditation pour devenir membre de sharia boards est en préparation |
01/09/2010
Des experts parmi les principaux jurisconsultes du domaine de la finance islamique sont en train de préparer la première accréditation mondiale pour les sharia scholars, afin d’accroître la réputation de l’industrie et de rendre plus facile pour les banques de trouver des conseillers qualifiés.
Un comité permanent sera sélectionné d’ici la fin de l’année afin de travailler à la mise en place d’un organe qui délivrera une accréditation à ceux qui seront qualifiés pour siéger dans les sharia boards, conseils qui contrôlent la conformité à la Sharia, a déclaré Aznan Hasan, le président du futur comité. L’International Shariah Research Academy for Islamic Finance (ISRA) assiste le processus, a dit son directeur exécutif, Mohamad Akram Laldin.
« Nous sommes inquiets que des personnes non qualifiées pour être des sharia scholars puissent entrer et devenir membres de conseils de conformité comme cela fleurit sur le marché » a déclaré M. Hasan.
Des tentatives de mettre en place une organisation avec un code éthique pour certifier les sharia scholars ont été limitées par les divergences d’interprétation de la loi islamique à travers la monde musulman, a déclaré Madzlan Mohamad Hussain, partenaire chez Zaid Ibrahim & Co., le plus grand cabinet d’avocats de Malaisie. Les sharia scholars doivent désormais avoir des diplômes universitaires reconnus pour pouvoir conseiller banques ou entreprises.
Le conseil de l’ISRA inclut Sheikh Nizam Yaquby de Bahreïn, Mohammad Daud Bakar de Malaisie et Abdul Sattar Abu Ghuddah de Syrie, référencés dans le Top 10 des experts du milieu par Failaka en 2008.
« La principale idée est d’accroître davantage la confiance en faisant des sharia scholars, d’authentiques professionnels, » indique Madzlan Mohamad Hussain, ajoutant que la majorité des experts ont aussi des carrières à plein temps. « Le projet se matérialisera puisqu’il y a un besoin pour cela. »
Pour Kaleem Iqbal, senior executive vice-président à Al Baraka Islamic à Islamabad, « nous avons désespérément besoin d’une institution qui puisse certifier et standardiser les différents produits islamiques dans le marché ». Puis d’ajouter, « La communauté bancaire accueillera sans doute favorablement une plateforme commune avec un mandat global. »
Un régulateur centralisé pour les jurisconsultes aidera à accroître les investissements puisque les banques gagneront du temps en choisissant les experts pour s’assurer que les produits se conforment aux principes religieux, a dit Hasan, qui siège aussi au sharia board de la Banque centrale de Malaisie. Le comité ne prévoit pas de limiter le nombre de conseils de conformité dans lesquels les scholars peuvent exercer.
Sursouscription du sukuk Al Salam de la Banque Centrale de Bahreïn |
30/08/2010
La Banque Centrale de Bahreïn annonce que l’émission mensuelle du Sukuk Al-Salam Islamic a connu une sursouscription près de 7 fois supérieure.
Les souscriptions ont atteint 195 M$ pour l’émission de 32M$, avec une maturité de 91 jours.
Le rendement attendu est de l’ordre de 0,69%.
Demande d’agrément pour la première banque islamique en Chine |
30/08/2010
AFFIN Holdings Bhd de Malaisie et son partenaire étranger The Bank of East Asia Ltd, basé à Hong-Kong, ont soumis une demande d’agrément à la China Banking Regulation Authority (CBRA) pour ouvrir la première banque islamique en Chine.
« CBRA est en train d’étudier la régulation et les pratiques de la finance islamique. Nous espérons être la première banque islamique en Chine lorsque l’autorité aura traité la question des régulations », a indiqué le président de BEA, David KP Li, à Kuala Lumpur.
Le partenariat permettra à Affin Bank d’utiliser plus de 240 guichets et filiales à travers le monde, couvrant Hong-Kong, la Chine, l’Amérique du Nord, l’Angleterre et l’Asie du Sud-Est. BEA est aussi le premier grand actionnaire étranger d’Affin, avec 23,5% des parts.
Le mois dernier Affin Bank, pour sa première opération d’achat en dehors de la Malaisie, a acheté la banque indonésienne PT Bank Ina Perdana pour 44M$. Elle offrira aussi des services de finance islamique dans ce pays de 200 millions d’habitants.
Affin Bank détient une filiale islamique, Affin Islamic Bank, qui a commencé ses opérations en avril 2006.
Un montage financier avec outils de finance islamique aurait pu voir le jour en faveur de Seafrance |
28/08/2010
Le PDG de Being Bang Laurent Barselo tourne la page, mais délivre, pour ses adieux à la compagnie SeaFrance, les détails du « montage audacieux » qu'il proposait.
En voici les principaux axes :
Financement par Being Bang.- « Notre offre prévoyait un financement important. Pour Being Bang, une somme de 90 millions d'euros, par le biais d'un mécanisme appelé "clause de retour à meilleure fortune". Ladite clause était basée sur une recapitalisation de la SNCF préalable à la cession à hauteur de 180 millions d'euros, soit 10 millions de moins que le plan prévu actuellement. En clair, la SNCF n'aurait apporté au final, après réalisation de ladite clause, qu'une somme de 90 millions d'euros, Being Bang prenant en charge l'autre partie de la recapitalisation via ce mécanisme. Cet apport aurait apuré en quasi totalité le bilan de Seafrance. »
Financement par les partenaires.- « Pour les partenaires de Being Bang, un apport de 64 millions, pour la reconstitution des capitaux propres de Seafrance. Pour cet apport, Being Bang a contacté deux grandes institutions financières, l'une au Bahrein et souhaitant s'implanter en France, l'autre au Qatar. Par ailleurs, nous avions proposé à la Caisse des Dépôts de participer à la structuration dudit apport, en minoritaire. Cet apport aurait constitué une première puisqu'il aurait fait appel aux instruments de finance islamique. »
NGS Super en Australie mise sur l’option sharia-compliant |
28/08/2010
Les firmes australiennes s’intéressent de plus en plus près à la finance islamique, et l’une d’entre elles, NGS Super est en train de considérer sérieusement l’option d’investissement sharia-compliant.
Selon son directeur Anthony Rodwell-Ball, « NGS regarde ce besoin et est en train de s’engager avec des gérants qui seraient en très bonne position pour nous aider à créer une option sharia-compliant ultra-éthique, » a-t-il annoncé.
En février dernier, le Gouvernement, en la personne de Simon Crean, Ministre du Commerce, a dit sa volonté d’attirer sur son territoire ce marché d’1billion de dollars à travers le monde.
Le 11 septembre a favorisé l’essor des banques islamiques |
27/08/2010
Les attaques du 11 septembre ont donné un élan à l’essor de la finance islamique selon un rapport du FMI. Les investisseurs ont choisi la finance islamique par peur d’un gel de leurs avoirs aux Etats-Unis.
Toutefois, note ce rapport, le plus fort impact positif a été la montée des prix du pétrole, laquelle coïncide avec les attaques du 11 septembre.
Le Kazakhstan pousse au développement de la finance islamique dans le contexte d’après-crise financière |
27/08/2010
Al Hilal, détenue par le Gouvernement d’Abu Dhabi, a été la première banque à répondre à l’appel du Kazakhstan après la promulgation, l’année dernière, de nouvelles lois pour favoriser l’industrie de la finance islamique. La banque a ouvert ses bureaux kazakhs en mars 2010.
Dans ce pays qui compte 16 millions de musulmans, soit 80% de la population, les réserves de pétrole et de métal ont aidé l’économie à se développer à un rythme annuel moyen de 9%. « Ils ont une abondance d’actifs et les poches pleines pour investir, » a dit Razi Pahlavi Abdul Aziz, consultant à Amanie Business Solutions à Kuala Lumpur qui fournit des solutions sharia.
Al Hilal qui emploie pour l’instant 45 personnes dans le centre financier du pays d’Almaty, projette d’investir 250M$ au Kazakhstan cette année, et d’atteindre 1Md$ ces deux prochaines années.
Dans ce pays qui comprenait 63 mosquées il y a 23 ans, contre 2000 aujourd’hui, le Gouvernement envisage l’émission très attendue d’un sukuk.
Pas de pénalité en cas de waad pour le sharia board de la Banque centrale de Malaisie |
26/08/2010
Le sharia board de la Banque centrale de Malaisie a rendu illégal le paiement d’une pénalité pour un waad (une promesse) non respecté dans des transactions de forward islamique sur devises étrangères.
Pour cette instance centrale en Malaisie, dont les décisions se répercutent dans toutes les institutions du secteur dans ce pays, une telle charge contrevient à la religion.
« Les institutions financières islamiques sont autorisées à entrer dans une transaction de forward sur devises étrangères visant un objectif de couverture par un waad unilatéral (promesse) qui prend effet sur le prometteur, » indique le conseil de conformité de la Banque centrale.
« Toutefois, aucune considération (ou pénalité) n’est permise sur la promesse puisqu’un tel paiement d’avance dans une transaction forward de devises reviendrait à un waad bilatéral, ce qui est interdit par la sharia, » précise-t-il.
Mais pour certains, cette prohibition entraînera un détournement par les banques elles-mêmes qui concevront des structures où cette prise de risque est prévue en amont. « Réalisant les réalités de la situation qu’elles ont besoin de structures sharia-compliant pour les forwards, les banques vont probablement travailler dans une direction dans laquelle la taxe est incorporée dans la structure elle-même, » Megat Hizaini Hassan, avocat en finance islamique à Zaid Ibrahim & Co.
Emission en vue de sukuk pour un milliard de dollars |
25/08/2010
La Banque islamique de développement prévoit d’émettre un milliard de dollars d’obligations islamiques, dites sukuk, afin de financer des projets de développement dans ses pays membres.
Les titres à cinq et dix ans seront émis au quatrième trimestre et cotés à Londres et Kuala Lumpur. CIMB Group Holdings ainsi que quatre banques internationales piloteront l’opération. Les ventes mondiales de sukuk devraient se reprendre au deuxième semestre, estime Badlisyah Abdul Ghani, responsable de la filiale de banque islamique de CIMB.
Les émissions devraient atteindre 25 milliards de dollars cette année, contre 20 milliards l’an passé.
Succès du premier sukuk jamais émis en Turquie |
25/08/2010
Le premier sukuk émis en Turquie, du prêteur Kuveyt Turk, paiera un coupon de 5,25% et a connu un dépassement de 45% de sa souscription.
Kuveyt Turk, principalement détenu par Kuwait Finance House, a lancé un sukuk de 3 ans de 100M$ le 17 août dernier. Les souscripteurs de l’obligation islamique sont originaires du Moyen-Orient, d’Asie et d’Europe, une des sources a déclaré. Les banques islamiques comptent pour la moitié des allocations investies.
En avril dernier, the Capital Markets Board of Turkey (SPK), l’autorité de régulation et de supervision des marchés de titres, a publié un document permettant d’un point de vue légal l’émission de sukuk par des entreprises turques.
BMB Islamic présente le Rapport mondial sur la finance islamique 2010 |
25/08/2010
BMB Islamic, fournisseur leader de services de structuration et de conseil conformes à la charia, a publié le Rapport mondial sur la finance islamique 2010 (« GIFR 2010 »), le premier rapport complet et fiable sur le secteur bancaire et financier islamique à ce jour.
Au cours des 10 dernières années, le secteur bancaire et financier islamique est devenu partie intégrante du système financier mondial. La demande croissante de produits conformes à la charia a suscité l'intérêt d'institutions conventionnelles, qui ont lancé leurs propres activités dans ce domaine. Malgré la forte croissance de ce secteur au cours des deux dernières décennies, les données authentiques concernant la taille, la croissance et la performance de chaque institution impliquée, ainsi que la gamme de produits proposés, demeurent insuffisantes.
GIFR 2010 offre une analyse quantitative et qualitative de la taille de l'industrie financière islamique au niveau international en déterminant son potentiel de croissance et en identifiant les institutions impliquées et les produits proposés. Ce rapport, qui s'appuie sur les contributions de plus de 30 éminents experts du secteur bancaire et financier islamique provenant du monde entier, vise à fournir une référence pratique à l'ensemble des professionnels du secteur, y compris les avocats, les spécialistes de la charia, les organismes de réglementation, les décisionnaires, les chercheurs et les universitaires, en analysant la manière dont le potentiel futur du secteur bancaire et financier islamique peut être exploité. Le GIFR évalue l'efficacité de ce secteur en plein développement en tant qu'alternative aux pratiques occidentales basées sur l'intérêt, et illustre la façon dont l'industrie financière islamique peut concerner et englober toutes les couches de la société.
Le Dr Humayon Dar, PDG de BMB Islamic et rédacteur en chef du GIFR 2010, a présenté ce rapport comme « le premier ouvrage annuel digne de foi sur le secteur bancaire et financier islamique qui soit à la fois érudit, solide et professionnellement rigoureux. Il vise à fournir les chiffres les plus exacts possibles concernant la taille et la croissance du marché, en proposant une analyse au niveau mondial, régional et institutionnel, ainsi qu'au niveau du produit. Il s'agit selon nous d'une initiative inédite qui va devenir une référence pour le secteur bancaire et financier islamique. »
Sohail Jaffer, éminent concepteur de produits dans le secteur des services financiers, partenaire du Groupe FWU et l'un des grands contributeurs des Forum Français de la Finance islamique et de l'Institut Français de Finance Islamique (IFFI), souligne pour sa part que « Le Rapport est une référence exceptionnelle qui analyse dans les détails tous les aspects de la finance islamique en englobant, au sein d'une publication unique, de nombreux domaines tels que les services de banque d'investissement, les marchés financiers, la gestion de fortune, la banque de détail et le système de Takaful sur les différents marchés. Cette excellente source d'informations pour le secteur arrive à point nommé et couvre aussi bien l'innovation en matière de produits que les nouvelles techniques de gestion des risques, tout en proposant les dernières informations sur les marchés neutres et frontaliers. Il s'agit incontestablement de l'un des meilleurs outils de référence à ce jour. »
Nazzem Yaghmour, de la société Path Solutions, fournisseur international de logiciels dédiés au système bancaire islamique, déclare :
« Nous sommes fiers d'annoncer que nous soutenons le Rapport GIFR, dont l'éditeur apporte une contribution considérable au secteur de la finance islamique en transmettant toutes les connaissances disponibles en la matière. »
Notes de la rédaction :
BMB Islamic est un cabinet international de services de structuration et de conseil conformes à la charia. Le cabinet, dont le siège se situe à Londres, propose des services de conseil dans le domaine de la finance islamique.
• BMB Islamic, dont la position de leader de l'industrie est régulièrement reconnue, s'est récemment vu remettre le prix 2008 de la « Meilleure société de conseil conforme à la charia » (« Best Sharia Advisory Firm 2008 ») par Islamic Finance News. La société avait par ailleurs déjà remporté le prix Euromoney dans la catégorie « Meilleurs services d'assurance et de conseil islamiques » (« Islamic Assurance and Advisory Services ») deux années de suite.
Pour obtenir des informations complémentaires sur le Rapport mondial sur la finance islamique, veuillez consulter le site : www.globalislamicfinancereport.com
Des règles encadrant les sharia scholars |
25/08/2010
L’AAOIFI, l’organisme de référence en matière chariatique pour la finance islamique, est en train de mettre en place des règles de conduite visant les sharia scholars eux-mêmes, dans leur activité au sein des sharia boards.
« Les nouveaux standards de gouvernance concerneront certains problèmes incluant le nombre de ‘sharia supervisory boards’ qu’un sharia scholar peut effectivement servir », est-il indiqué dans un communiqué de l’AAOIFI.
La plupart des banques islamiques tentent d’attirer le petit nombre de sharia scholars influents dans leur conseil de conformité, et certains des meilleurs jurisconsultes siègent dans 50 conseils, soulevant la question des conflits d’intérêts.
Emission du premier sukuk britannique |
16/08/2010
Le premier sukuk islamique vient d’être émis au Royaume-Uni, ce qui pourrait faire des émules auprès d’autres entreprises du territoire...voire d'autres pays européens...dont la France, qui vient de publier des instructions fiscales ( cf notre base « ressources ») destinées « à faire de Paris le hub de la finance islamique en Europe continentale ».
L’émission de 10M$ provenant d’une petite industrie, International Innovative Technologies, fabriquant des fraiseuses dans le Nord-Est de l’Angleterre, pourrait être la première de beaucoup de levées de fonds de sukuk au Royaume-Uni, prédisent les analystes.
Pour Farmida Bi, de Norton Rose qui a travaillé sur la transaction, « ils [IIT] ont trouvé un investisseur qui ne pouvait investir que d’une manière sharia-compliant », ce qui explique la forme qu’a prise cette levée de capitaux. « Beaucoup d’investisseurs islamiques recherchent des investissements potentiels, particulièrement dans le secteur des hautes technologies, » a-t-elle précisé en évoquant le fait qu’ « il n’y a absolument aucune raison pour que d’autres entreprises ou entités gouvernementales ne suivent pas » la voie tracée par cette première émission.
« L’islam sera de plus en plus prépondérant dans les relations internationales, notamment sur le plan financier » |
15/08/2010
Les effets de la crise financière internationale, ajoutés à la fin des blocs et des pré carrés, préfigurent une reconfiguration des relations internationales, avec un rôle de plus en plus important dévolu au facteur religieux islamique, a soutenu le politologue et chercheur sénégalais Dr Bakary Sambe.
’’La crise financière internationale, la multiplication des partenaires, la mise en valeur de la coopération Sud-Sud, la fin des blocs, des pré carrés tout ceci prédestine le facteur religieux, le facteur islamique’’ comme un élément ‘’de plus en plus important’’, a notamment souligné M. Sambe.
Auteur d’un livre récemment présenté à Dakar et intitulé "Islam et diplomatie : la politique africaine du Maroc", le chercheur relève qu’avec les dérèglements nés de la crise économique et financière, ‘’on pense beaucoup plus aux fonds souverains etc. et à la finance islamique’’ de façon générale.
’’Je pense que cette conscience –là qui était sans cohésion peut-être renforcée par un sentiment de pouvoir représenter quelque chose sur la balance des pouvoirs sur le plan international’’, a analysé Dr Bakary Sambe, chercheur à la Fondation européenne pour la démocratie à Bruxelles.
Le monde musulman se présentant ‘’comme une forme d’alternative Sud-Sud’’, il ‘’pourrait apporter quelque chose de nouveau dans la configuration des rapports internationaux’’, a ajouté M. Sambe, également chercheur associé au Groupes de recherches sur la Méditerranée et le Moyen Orient (Lyon).
Sur cette base, l’importance de la finance islamique, de plus en plus prise en compte en Occident, devrait ‘’se matérialiser’’ par une plus grande présence ce ces institutions financières en Afrique notamment, a-t-il indiqué.
Il a relevé que sur ce plan, le président sénégalais Abdoulaye Wade ‘’a raison de dire qu’on arrête de faire de la finance islamique pour enrichir la Bourse à Londres’’, en appelant les pays détenteurs de fonds souverains à privilégier ‘’la solidarité inter islamique.’’
’’On a vu, a-t-il souligné, l’assaut de la Chine mais le monde arabe maintenant a compris que l’Afrique est véritablement un enjeu non seulement de politique internationale mais un enjeu économique. Donc les pays africains pourraient tirer profit de cette finance-là’’.
Selon le chercheur, ‘’il reste maintenant à ce que la finance islamique quitte la sphère des théoriciens et économistes et se matérialise dans la vie de tous les jours avec l’ouverture de banques islamiques, la facilitation de prêts. C’est sûr que ça pourrait amener un plus dans les économies du Tiers-monde et du monde musulman’’.
Dr Bacary Sambe a fait observer que ‘’plus de mille milliards’’ de dollars représentant les fonds souverains sont en circulation dans le monde. Or, depuis le 11 septembre 2001 et le gel dans les banques occidentales des avoirs de certains pays arabes, ces derniers se tournent davantage vers des pays du continent africain.
Port financier de Tunis: Démarrage des travaux de la première tranche en décembre |
05/08/2010
Essam Janahi, président de la banque bahreïnie, Gulf Finance House (GFH), a indiqué que la première phase du projet de plate-forme financière off-shore lancé en Tunisie depuis 2009 par la banque islamique va démarrer en décembre 2010.
Avec une enveloppe de 4 à 5 milliards de dollars US, le projet baptisé « Tunis Finance Harbour », comportera un centre de services d’investissement bancaire et de conseil, un centre de sociétés, un centre d’assurances « Takaful » et un centre de transactions internationales.
Il comportera également une « business school » et un complexe commercial et résidentiel pour 100.000 habitants, doté d’une marina et d’un terrain de golf, le tout sur une superficie de 523 hectares en front de mer à Raoued. Le projet devrait créer environ 16.000 emplois.
Emission de sukuk envisagée pour le Kazakhstan après l’échec d’un Eurobond |
29/07/2010
Le gouvernement du Kazakhstan vendra des titres islamiques d'ici la seconde moitié de l'année, a déclaré Aibek Bekhazanov, directeur des produits islamiques, au Regional Financial Center d'Almy.
Cette annonce intervient après l'échec de l'émission d'un Eurobond cette semaine.
Barwa obtient un financement de 3,5 Mds$ de Qatari Diar |
28/07/2010
Barwa Real Estate obtient un financement de 3,5Mds$ d’une de ses filiales, Qatari Diar Finance.
Le financement pour Barwa City Real Estate consiste en deux contrats mourabaha. Le premier fournit des fonds d’1Mds d’une maturité effective en juillet 2015, et le second de 2,5Mds$ pour 2020.
Premier sukuk des Philippines pour Al Amanah |
28/07/2010
Al-Amanah Islamic Bank, détenue par le gouvernement des Philippines, devrait vendre le premier sukuk du pays pour financer le développement de Mindanao, la région la plus pauvre, qui est aussi la base des séparatistes militants d’Abu Sayyaf.
« Il y a beaucoup d’argent sur le marché que nous pouvons attirer pour le sukuk », a indiqué Armando Samia, le président d’Al Amanah, seule banque du pays à avoir un mandat pour vendre des titres islamiques.
Islamic Bank of Britain reçoit une injection de capital de 20 M£ |
28/07/2010
L’Islamic Bank of Britain est sur le point de recevoir une injection de capital de 20 M£ de Qatar International Islamic Bank (QIIB), un de ses actionnaires fondateurs, alors que QIIB va accroître ses parts dans IBB de 80%.
IBB, fondée il y a 6 ans, disposait de 186 M£ de dépôts à fin 2009 et d’une base de 50 000 clients avec un total d’actifs excédant 3 Mds$ et des profits annuels de 95M£.
Document publié par l’IIFM sur l’aternative repo sharia |
28/07/2010
The International Islamic Financial Market (IIFM) a publié un document de référence sur l’aadat al Shira’a, une alternative sharia-compliant aux transactions repo.
Le manque d’accords de rachats dans l’industrie de la finance islamique a été un réel problème selon Ijlal Alvi, directeur de l’IIFM.
« Le manque d’instruments de liquidité, particulièrement pour un produit comme le repo, est un défi auquel l’industrie de la finance islamique a dû faire face depuis longtemps, » a-t-il précisé.
Pour Ismail Dadabhoy, executive director-head of Islamic finance à UBS Investment Bank, Dubaï et président du groupe de travail ‘IS’de l’IIFM a dit « trouver une solution alternative aux produits repo qui satisfassent la Charia et qui soit aussi acceptable dans le marché général a été un réel défi. »
« En tant qu’ancien trader repo, je sais combien ce produit est important pour les traders de court terme et de fixed income. Je suis convaincu qu’une plus grande utilisation par le marché de I'aadat Al Shira'a ajoutera de la liquidité dans le système en termes d’apports financiers et de liquidité de sukuk. Cela mettra de l’huile dans les rouages en ce qui concerne l’efficacité et développera les sukuk, » a-t-il déclaré.
Un profit de 600 M$ pour Kuwait Finance House Group (KFH) |
26/07/2010
Kuwait Finance House Group (KFH) a réalisé un profit de 598,5M$ au cours du premier semestre 2010.
Selon son président et directeur général, Bader Al Mukhaizeem, l’initiative du gouvernement d’accroître la dépense publique a également accru les opportunités d’investissement. De plus, la banque a connu une expansion mondiale continue en Turquie, en Malaisie, en Europe et aux Etats-Unis. Elle a aussi signé un accord avec le géant japonais Nomura et a remporté l’offre d’émission d’un sukuk Ijara de 100M$.
Abu Dhabi Ports vise une obligation de 1M$ |
26/07/2010
L’entreprise publique Abu Dhabi Ports Company (ADPC) envisage une émission obligataire d’1 Md$ pour financer la Khalifa Port Industrial Zone (KPIZ) à Abu Dhabi.
ADPC a engagé National Bank of Abu Dhabi comme conseiller financier pour dessiner une stratégie de long terme.
« Une de nos options est un sukuk ou une obligation au premier trimestre de 2011, d’environ 1Md$ », a déclaré Ala Khannak, « chief financial officer » en charge du projet.
La capitale des Emirats, Abu Dhabi, investit des milliards de dollars en infrastructures, en immobilier et dans le tourisme pour diversifier son économie au-delà du pétrole.
C’est dans ce cadre qu’ADPC développe le projet KPIZ pour un montant de 2,18Mds$, situé à mi-chemin entre Abu Dhabi et Dubaï.
KPIZ sera construit en 5 phases.
Le financement des prochaines phases, en cours de finalisation, mixera crédits syndiqués, crédit classique, crédit-export, financement islamique et marché de la dette, a indiqué M. Khannak.
Le premier sukuk souverain occidental sera-t-il luxembourgeois ? |
26/07/2010
Curieusement passée inaperçue dans les medias français, l’annonce faite dans une conférence à Bahrein par Yves Mersch, Gouverneur de la Banque Centrale du Luxembourg que son pays s’apprête à émettre un sukuk est pourtant de première importance. Ce serait, en effet, le premier sukuk souverain émis en Occident, devançant les efforts britanniques et français. M. Mersch n’a toutefois pas révélé le montant ni la date de cette émission.
Rappelons que l’autorité fiscale du Luxembourg a pris, dès janvier 2010, les mesures permettant l’émission de sukuk dans le pays.
Saudi Electricity Company envisage une 4ème émission de sukuk |
26/07/2010
Saudi Electricity Company prévoit de lever des fonds à travers une émission de sukuk sur les marchés internationaux. La date de son lancement et son montant dépendront des conditions du marché et des dynamiques internes de la demande et de l’offre d’électricité dans le Royaume.
La demande moyenne annuelle d’électricité en Arabie Saoudite est en croissance de 7 à 8%, mais les experts du marché de l’énergie pointent la potentialité d’une demande bien plus forte, compte tenu des projets d’un montant de 1,2 billion de dollars (1000 Mds$) prévus pour la prochaine décennie et du jeune profil démographique du pays.
Abu Dhabi Ports vise une obligation de 1M$ |
26/07/2010
L’entreprise publique Abu Dhabi Ports Company (ADPC) envisage une émission obligataire d’1 Md$ pour financer la Khalifa Port Industrial Zone (KPIZ) à Abu Dhabi.
ADPC a engagé National Bank of Abu Dhabi comme conseiller financier pour dessiner une stratégie de long terme.
« Une de nos options est un sukuk ou une obligation au premier trimestre de 2011, d’environ 1Md$ », a déclaré Ala Khannak, « chief financial officer » en charge du projet.
La capitale des Emirats, Abu Dhabi, investit des milliards de dollars en infrastructures, en immobilier et dans le tourisme pour diversifier son économie au-delà du pétrole.
C’est dans ce cadre qu’ADPC développe le projet KPIZ pour un montant de 2,18Mds$, situé à mi-chemin entre Abu Dhabi et Dubaï.
Le premier sukuk souverain occidental sera-t-il luxembourgeois ? |
26/07/2010
Curieusement passée inaperçue dans les medias français, l’annonce faite dans une conférence à Bahrein par Yves Mersch, Gouverneur de la Banque Centrale du Luxembourg que son pays s’apprête à émettre un sukuk est pourtant de première importance. Ce serait, en effet, le premier sukuk souverain émis en Occident, devançant les efforts britanniques et français. M. Mersch n’a toutefois pas révélé le montant ni la date de cette émission.
Rappelons que l’autorité fiscale du Luxembourg a pris, dès janvier 2010, les mesures permettant l’émission de sukuk dans le pays.
Saudi Electricity Company envisage une 4ème émission de sukuk |
26/07/2010
Saudi Electricity Company prévoit de lever des fonds à travers une émission de sukuk sur les marchés internationaux. La date de son lancement et son montant dépendront des conditions du marché et des dynamiques internes de la demande et de l’offre d’électricité dans le Royaume.
La demande moyenne annuelle d’électricité en Arabie Saoudite est en croissance de 7 à 8%, mais les experts du marché de l’énergie pointent la potentialité d’une demande bien plus forte, compte tenu des projets d’un montant de 1,2 billion de dollars (1000 Mds$) prévus pour la prochaine décennie et du jeune profil démographique du pays.
Le Kazakhstan prévoit d’émettre son premier sukuk |
23/07/2010
Le Kazakhstan a repris l’étude de sa première émission de sukuk, qui, selon les analystes, ne pourrait pourtant pas être lancée avant la fin 2010.
Selon les banquiers malaisiens, le Ministre des Finances du Kazakhstan devrait opter pour un sukuk Al Ijara de 300 M$.
Bahreïn entend prendre la part de Londres en matière de sukuk |
23/07/2010
Bahreïn, le pays du Moyen-Orient qui possède le plus grand nombre de banques islamiques, envisage de prendre une plus grande part dans le trading de sukuk d’Angleterre, de Dubaï et de Malaisie, avec une bourse dédiée aux titres adhérant aux principes de la Charia.
The Bahrain Financial Exchange, prévu pour ouvrir en octobre, commencera le trading de la dette islamique l’année prochaine, a dit son CEO Arshad Khan. 8 sukuk d’un montant de 2,9 Mds$ sont cotés à la Bourse de Bahrein, comparés à 20 d’un montant de 16Mds$ au Nasdaq Dubai. La Bourse de Londres a attiré, quant à elle, 17,7Mds$ de 26 titres.
« Nous sommes très confiants que nous verrons un marché secondaire très liquide de sukuk, qui n’existe encore ni à Londres ni ailleurs, » a déclaré M.Khan.
Le plus petit pays producteur de pétrole du Golfe entend établir une bourse qui permettrait aux investisseurs de répertorier des sukuk, des real-estate investment trusts, des ETFs et des options. Il créera aussi une plateforme électronique cette année qui permettra aux banques et aux entreprises d’acheter et de vendre des matières premières pour sous-tendre des transactions Mourabahah.
VTB de Russie renoue avec le projet d’émettre un sukuk |
23/07/2010
VTB, la banque de commerce international russe, a confirmé travailler à nouveau sur une émission éventuelle de sukuk, après avoir abandonné cette possibilité il y a quelques temps.
Stanislav Yankovets, directeur du développement stratégique pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a expliqué durant le Moscow Islamic Finance Forum que VTB Capital, a repris son travail sur l’émission d’un sukuk qui se ferait via VTB Capital Dubai.
« Nous étions en train de travailler sur une possible émission de sukuk en 2008, mais la crise financière est survenue et tout a été mis en suspens. Mais, à présent nous avons repris le travail sur une possible émission de sukuk. Nous avons signé un accord avec Kuwait Finance House, qui aidera dans la structuration de l’émission, la génèrera et s’occupera de sa distribution », a indiqué M. Yankovets.
Le Kazakhstan prévoit d’émettre son premier sukuk |
23/07/2010
Le Kazakhstan a repris l’étude de sa première émission de sukuk, qui, selon les analystes, ne pourrait pourtant pas être lancée avant la fin 2010.
Selon les banquiers malaisiens, le Ministre des Finances du Kazakhstan devrait opter pour un sukuk Al Ijara de 300 M$.
Bahreïn entend prendre la part de Londres |
23/07/2010
Bahreïn, le pays du Moyen-Orient qui possède le plus grand nombre de banques islamiques, envisage de prendre une plus grande part dans le trading de sukuk d’Angleterre, de Dubaï et de Malaisie, avec une bourse dédiée aux titres adhérant aux principes de la Charia.
The Bahrain Financial Exchange, prévu pour ouvrir en octobre, commencera le trading de la dette islamique l’année prochaine, a dit son CEO Arshad Khan. 8 sukuk d’un montant de 2,9 Mds$ sont cotés à la Bourse de Bahrein, comparés à 20 d’un montant de 16Mds$ au Nasdaq Dubai. La Bourse de Londres a attiré, quant à elle, 17,7Mds$ de 26 titres.
« Nous sommes très confiants que nous verrons un marché secondaire très liquide de sukuk, qui n’existe encore ni à Londres ni ailleurs, » a déclaré M.Khan.
Le plus petit pays producteur de pétrole du Golfe entend établir une bourse qui permettrait aux investisseurs de répertorier des sukuk, des real-estate investment trusts, des ETFs et des options. Il créera aussi une plateforme électronique cette année qui permettra aux banques et aux entreprises d’acheter et de vendre des matières premières pour sous-tendre des transactions Mourabahah.
VTB de Russie renoue avec le projet d’émettre |
23/07/2010
VTB, la banque de commerce international russe, a confirmé travailler à nouveau sur une émission éventuelle de sukuk, après avoir abandonné cette possibilité il y a quelques temps.
Stanislav Yankovets, directeur du développement stratégique pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a expliqué durant le Moscow Islamic Finance Forum que VTB Capital, a repris son travail sur l’émission d’un sukuk qui se ferait via VTB Capital Dubai.
« Nous étions en train de travailler sur une possible émission de sukuk en 2008, mais la crise financière est survenue et tout a été mis en suspens. Mais, à présent nous avons repris le travail sur une possible émission de sukuk. Nous avons signé un accord avec Kuwait Finance House, qui aidera dans la structuration de l’émission, la génèrera et s’occupera de sa distribution », a indiqué M. Yankovets.
Une deuxième banque islamique au Kazakhstan |
22/07/2010
Un accord vient d’être signé entre ArmanahRaya Malaysia, 'Development Bank of Kazakhstan' JSC et FATTAH FINANCE JSC.
Pour Asset Issekeshev, Ministre délégué de l’Industrie et des Nouvelles Technologies, cette banque, vouée au développement des PME, servira de « modérateur » entre la Malaisie et le Kazakhstan.
La première banque islamique au Kazakhstan ‘Al Hilal’ opère à Astana et Almaty depuis le 25 mars de cette année. Sa création est le résultat d’un accord entre le Kazakhstan et les Emirats pour ouvrir l’Islamic Bank of Kazakhstan.
Ithmaar Bank porte M. Bucheerei à sa direction |
22/07/2010
Ithmaar Bank BSC a nommé à sa direction générale Mohammed Bucheerei, selon un communiqué du Bahrain Stock Exchange qui précise que la Banque centrale de Bahrein a approuvé cette nomination.
« Mohammed Bucheerei a été un proche et un associé depuis longtemps du groupe”,
a déclaré son président, Prince Amr Mohammed Al Faisal.
Cette nomination s’insère dans la réorganisation de la banque avec l’intégration de Shamil Bank, filiale détenue intégralement par Ithmaar Bank, dont M. Bucheerei était directeur et président du conseil d’administration.
ADCB réclame 32 M$ à Saad Group |
21/07/2010
Abu Dhabi Commercial Bank (ADCB) a réclamé devant une cour britannique le 19 juillet, un impayé de 32M$ de Saad Group, un conglomérat saoudien qui connaît des difficultés.
ADCB a précisé devant la Cour que Saad Trading, Contracting and Financial Services, une division du Groupe Saad, a fait défaut sur un swap de devises 32 M$.
Le Groupe Saad et un second conglomérat saoudien, Ahmad Hamad Al Gosaibi and Brothers, ont commencé à faire défaut sur des prêts, des obligations et des dérivés l’été dernier, créant des ondes de choc qui se sont répercutées dans tout le système bancaire de la région. Les estimations des montants dus par les conglomérats aux banques de la région s’élèvent à 10 Mds$.
En plus des procès à Londres, les groupes Saad et Al Gosaibi, doivent faire face à d’autres affaires en cours à New York, à Bahreïn, aux Iles Caïman et aux Emirats.
Dans un des cas qui a fait le plus de bruit, Mashreqbank de Dubaï a poursuivi le Groupe Al Gosaibi l’année dernière à New York à propos de swaps de devises qui n’ont pas fonctionné. Pour sa défense Al Gosaibi a déclaré que ces défauts étaient le résultat d’une fraude perpétrée contre le groupe par M.Al Sanea, lequel a rejeté l’accusation.
Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB) a aussi été poursuivie l’année dernière par Fortis Bank, qui a argué qu’ADIB n’avait pas rempli ses obligations dans une opération de financement commercial de 40M$. ADIB a mis en question l’authenticité des documents de la transaction, qui impliquait le Groupe Al Gosaibi et Awal Bank, une filiale bahreïnie du groupe Saad, qui a depuis été mise sous la tutelle de la Banque centrale de Bahreïn.
Nexus remporte le ‘Best Takaful Brokerage’ |
20/07/2010
Nexus, le plus important courtier d’assurance de la région des Emirats, a remporté le titre de "Best Takaful Brokerage" en reconnaissance du professionnalisme de ses services lors de l’International Takaful Summit qui s’est tenu à Londres récemment.
MasterCard signe un accord stratégique |
20/07/2010
MasterCard annonce un accord exclusif avec Qatar Islamic Bank (QIB) sur une carte de retrait Premium de 5 ans, qui s’adresse à une clientèle élitiste.
La collaboration entre QIB et MasterCard a débuté en 2003, alors que la question des cartes de crédit est objet de débat dans la finance islamique.
Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB) enregistre un profit net de 82,11M$ |
20/07/2010
Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB) enregistre pour ce second trimestre de 2010 un profit net de 82,11M$, soit une croissance de 55,9% durant la même période en 2009. Il s’agit de la première fois qu’ADIB atteint un tel chiffre record.
1ère émission de Sukuk thaïlandaise annoncée |
20/07/2010
L’Islamic Bank of Thailand projette de lever 155M$ dans la première émission de sukuk du pays, qui cible les investisseurs musulmans de Singapour jusqu’en Inde.
The Thai Securities & Exchange Commission prévoit de publier des lignes directrices au prochain trimestre pour les entrepises souhaitant émettre des titres sharia-compliant. Les changements font suite à la demande du Premier ministre Abhisit Vejjajiva de permettre à quatre provinces du Sud d’adopter plus de lois islamiques.
Ayudhya Fund Management Co gérant 2,3Mds$ de fonds à Bangkok, et AmInvestment Management Sdn de Malaisie se sont déjà déclarés intéressés pour acheter le sukuk.
CIMB Thai Bank Pcl participera au montage de la structure.
« La Thaïlande a déjà un marché d’obligations conventionnelles dynamique et dispose d’excellents fondamentaux macro pour développer une industrie de sukuk avantageux pour les émetteurs thaïlandais. » souligne Rohit Chawdhry, spécialiste d’investissements à Manama à Bahrain Islamic Bank, deuxième plus important prêteur islamique du pays.
Fin de l’offre islamique de Lloyds en Angleterre |
19/07/2010
Après son entrée en fanfare dans le marché islamique de détail en Angleterre en 2004, la banque de premier plan qu’est Lloyds, a coupé son offre islamique. Lloyds a admis avoir arrêté son offre d’octroi de crédits immobiliers islamiques qui avait fait beaucoup de bruit à son lancement.
Lloyds n’a pas décrit précisément le montant recueilli par ses produits sharia-compliant, alors qu’HSBC a reporté une modeste croissance annuelle de 15% en termes d’ouverture de comptes, résultat très éloigné du déferlement de plusieurs milliards de livres sterling prédit par des analystes tels que ceux de Deloitte au début de la décennie.
Bercy pousse – doucement - les feux de la finance islamique |
19/07/2010
Christine Lagarde a annoncé à l'occasion des rencontres financières internationales de Paris Europlace début juillet l' adoption de quatre nouvelles instructions fiscales pour encourager le développement de la finance islamique en France sur les opérations Sukuk, Istisna, Ijara et Murabaha. Ces textes devraient être publiés dans les tout prochains jours, a-t-elle précisé.
La ministre de l'économie a par ailleurs indiqué qu'elle souhaitait une taxe bancaire assise sur les actifs pondérés par les risques des établissements visés. Elle a souligné au passage la solidité des banques françaises. "Je n' ai pas d' inquiétude quant au résultat des tests de résistance pour les principaux réseaux bancaires français" , a-t-elle estimé. Elle a toutefois ajouté qu' elle avait demandé à Jean-François Lepetit de lui remettre des propositions à l'automne sur les " living wills" , les testaments que pourraient rédiger les grands groupes bancaires pour faciliter leur éventuel démantèlement en cas de difficulté.
Christine Lagarde a évoqué le projet de loi de régulation bancaire et financière, qui doit être débattu au Sénat à la fin du mois de septembre et souligné qu' il serait enrichi de nouvelles dispositions, notamment pour faciliter le rachat de leurs propres obligations par les entreprises privées.
Saudi Binladin Group émet 187 M$ de sukuk |
17/07/2010
HSBC Saudi Arabia a annoncé que la compagnie de construction Saudi Binladin Group, pour étendre ses opérations, a émis un sukuk de 187M$, à travers un placement privé pour les investisseurs saoudiens.
C’est The Saudi Binladin Sukuk Co qui a émis cette obligation islamique, qui a été 2,5 fois sur-souscrite.
Le groupe investira 136M$ pour quadrupler sa capacité d’extraction dans une raffinerie au Sénégal. La première phase de développement d’un aéroport à Médine est aussi prévue.
Entre 578 M$ et 726 M$ de sukuk pour Khazanah Nasional Bhd |
16/07/2010
Khazanah Nasional Bhd, l’agence d’investissements de Malaisie, pourrait vendre entre 578 M$ et 726 M$ de sukuk ce mois-ci, si elle décide d’ouvrir plus largement le capital du groupe hospitalier Parkway Holdings Ltd., indique une « source proche du dossier ».
Cagamas prévoit une importante vente de sukuk d’1,6 Mds$ |
15/07/2010
Cagamas, la compagnie nationale de prêts immobiliers de Malaisie, prévoit de vendre pas moins d’1,6 Mds$ de sukuk, dans le cadre d’un programme d’émission de 5 ans.
La compagnie a engagé Royal Bank of Scotland Group Plc, Al-Rajhi Bank et RHB Capital Bhd, en tant que co-chefs de file pour la vente.
Le directeur de Cagamas, Steven Choy, a souligné que sera développé, à cette occasion,
un nouveau type de sukuk acceptable pour les investisseurs du Moyen-Orient.
Abu Dhabi Islamic Bank: “pas de plans immédiats” de vente de sukuk |
15/07/2010
Abu Dhabi Islamic Bank, la deuxième plus grande banque des Emirats conforme aux règles bancaires islamiques, a mis à jour son programme de sukuk, précisant qu’elle n’avait pas de plans immédiats de vente de nouvelles sukuk.
Abu Dhabi Islamic Bank, institution contrôlée par l’Etat, prévoit de lever pas moins de 5Mds$ provenant de la vente de sukuk par un ‘trust certificate programme’. HSBC Holdings Plc est le chef de file de ce programme obligataire.
Un déclin de 35% du profit de QIB |
15/07/2010
Une des principales banques islamiques au monde Qatar Islamic Bank a connu une baisse significative de ses profits avec un déclin de 35% au deuxième trimestre de cette année.
La hausse de 45% de ses prêts islamiques en une année, passant de 5,4 Mds$ à 7,9 Mds$ n’a toutefois pas couvert la baisse des gains.
Un ouvrage sur le marketing islamique |
15/07/2010
'Brilliant Marketing for Islamic Banks’, le premier ouvrage pour les spécialistes du marketing écrit par le journaliste Paul McNamara de Yasaar Media, est publié aux éditions Business Bookclub.
Il vise à apporter une aide aux communicants du secteur de la finance islamique, alors que jusqu’à présent cet aspect là n’avait pas fait l’objet de beaucoup d’attention.
L’ouvrage est disponible au lien suivant, à la rubrique ‘new Titles’ :
http://www.businessbookclub.com/
Nomura lève 70 M$ d’une mourabaha au Moyen-Orient |
15/07/2010
Le broker japonais, Nomura, est parvenu à lever 70 M$ via une opération de mourabaha, alors que l’objectif initial était de 50 M$.
ABC Islamic Bank était le chef de file mandaté pour cette mourabaha, qui a une maturité de 3 ans pour 175 points de base par an. Les autres arrangeurs étaient la BID, Samba Financial Group, Sumitomo Mitsui Banking Corp. et Ahli United Bank.
Brian Kettell intègre le SOAS en finance islamique |
15/07/2010
Brian Kettell, auteur de plusieurs ouvrages sur la finance islamique, vient d’intégrer la School of Oriental and African Studies (SOAS) de l’Université de Londres. Brian Kettell a une grande expérience en finance islamique de par son activité durant plusieurs années en tant que conseiller économique auprès de la Banque centrale de Bahreïn où il a eu de nombreuses responsabilités en cette matière.
Il a enseigné la finance islamique dans un grand nombre d’institutions financières, incluant la Banque mondiale, National Commercial Bank (Arabie Saoudite), Global Investment House (Koweït), Noor Islamic Bank (EAU), le Trésor britannique, la Banque centrale de Syrie, the Securities Investment Institute, the Institute for Financial Services et Scotland Yard.
Kettell est co-éditeur du célèbre Islamic Finance Qualification Handbook et l’auteur de 6 ouvrages sur le sujet :
• Islamic Finance in a Nutshell. (John Wiley &Sons)
• Frequently Asked Questions on Islamic Finance. (John Wiley & Sons)
• Introduction to Islamic Banking and Finance. (Oxford Press)
• Islamic Capital Markets. (Oxford Press)
• Islamic Sukuk: A Definitive Guide to Islamic Structured Finance. (Oxford Press)
• Islamic Banking and Finance in the Kingdom of Bahrain (Bahrain Monetary Agency)
Expansion de Norton Rose en Asie |
14/07/2010
Avec le transfert de Davide Barzilai, de Londres au bureau de Hong-Kong, le nombre d’associés du cabinet en Asie est désormais de 46.
M. Barzilai, qui a une grande pratique de la finance islamique dans toutes ses composantes, va servir la stratégie de Norton Rose d’étendre ses activités entre Londres, le Moyen-Orient et l’Asie.
M. Barzilai a précédemment travaillé à Singapour pour le cabinet entre 2005 et 2007 et entend continuer ses relations avec ses clients malaisiens et singapouriens.
Cette relocation fait suite à l’embauche de Mohammed Paracha au sein du bureau de Bahreïn.
Echec du placement du sukuk de Thomas Cook |
13/07/2010
La compagnie de voyage Thomas Cook a échoué dans le placement d’un sukuk de 50 M$ auprès des investisseurs du Golfe. Sans cet échec, l’émission aurait été le premier sukuk d’une entreprise européenne.
Le placement privé était non-noté et très illiquide pour être attractif pour les trésoreries du royaume saoudien et du Golfe. En outre, cette petite émission était jugée insuffisamment rémunératrice pour les investisseurs.
Sumitomo arrange le premier deal islamique japonais |
12/07/2010
Sumitomo Corp est en train de monter la première opération de financement islamique d’une entreprise au Japon, ce qui pourrait poser les jalons pour d’autres émetteurs japonais.
L’émission libellée en yen, qui sera la première provenant d’un émetteur japonais sur le territoire, se rapproche d’une structure de sukuk mais n’en est pas exactement un puisque la régulation bancaire japonaise ne le permet pas.
L’émission suivrait le récent sukuk de 100M$ sur la place financière de Kuala Lumpur, d’un des premiers brokers japonais, Nomura Holdings.
Investment Dar et le Comité de coordination discutent les nouvelles lois |
12/07/2010
La direction d’Investment Dar et son Comité de coordination ainsi que des investisseurs et des conseillers se sont rencontrés le 6 juillet à Dubaï pour discuter de l’impact sur le plan de la restructuration des changements en matière de régulation pour les compagnies d’investissement koweitiennes, récemment annoncés par la Banque centrale du Koweït.
Les nouvelles réglementations de la Banque centrale, qui exige la pleine conformité à certains ratios en juin 2012, n’avait pas été envisagé durant le développement du plan de restructuration existant, pour cette compagnie islamique qui a connu les premiers défauts actuels de l’industrie.
Première campagne de communication de la BID |
12/07/2010
La Banque Islamique de Développement lance une campagne de communication majeure pour attirer l’attention sur ses efforts de développements économiques et sociaux à travers le monde.
La campagne, "That's Why" (Voilà pourquoi), comprend la diffusion de vidéos d’informations, se focalisant sur d’importants défis sociaux.
C’est la première fois que la banque entreprend une campagne de communication de cette nature. Le principal objectif est de montrer aux gens comment la banque est inspirée par sa ‘Vision 2020G’ pour améliorer la condition humaine.
Les chaînes de diffusion de ces vidéos seront CNN, France 24 et Al Jazeera, coïncidant avec le 35ème sommet annuel de la BID à Bakou en Azerbaïdjan, qui s’est tenu les 23 et 24 juin.
ADIB au coeur d’une bataille judiciaire à New York entre Al Gosaibi et al Sanea |
11/07/2010
Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB) est prise dans une bataille judiciaire devant la Cour de New York pour une transaction financière de 40M$ de fret de matières premières entre Taïwan et l’Espagne.
Fortis Bank poursuit ADIB devant la juridiction new yorkaise, clamant que celle-ci n’a pas rempli ses obligations de paiement dans la transaction.
Le cas est relatif à une lettre de crédit signée en 2008 impliquant AIDB, Fortis et Awal Bank à Bahreïn. ADIB devait payer Fortis après avoir reçu la somme d’Awal Bank, qui était détenue par Maan al Sanea, le président du groupe saoudien Saad Group. Ahmad Hamad Al Gosaibi and Brothers, un autre conglomérat saoudien, était aussi impliqué dans la transaction. Il faut dire qu’Al Gosaibi est en procédure judiciaire avec M.al Sanea dans lequel il est accusé d’avoir commis une fraude de 10Mds$. M.al Sanea a nié les accusations.
Le cas Fortis est en fait une des nombreuses poursuites judiciaires à travers le monde suite à la dispute entre M. al Sanea et le groupe Al Gosaibi, qui se sont étendues à New York, à Londres, aux îles Cayman, aux Emirats et à Bahreïn.
Les rendements des sukuk bientôt similaires au reste de l’industrie |
11/07/2010
Les rendements que les emprunteurs doivent accorder sur les sukuk en comparaison de ceux du reste de l’industrie devraient se resserrer puisque les compagnies ayant de hauts ratings de credit projettent de vendre au moins 1,75Md$, a estimé Salah Mohammed Jaidah, directeur de Qatar Islamic Bank. Les rendements très hauts que doivent payer d’émetteurs potentiels sont actuellement un frein à de nouvelles émissions de dettes.
En effet, la BID, notée Aaa par Moody’s, prévoit une émission d’1Md$. QIB de son côté planifie une vente de 750M$ a annoncé Jaidah pour cette institution bancaire notée A par Fitch.
Bursa Suq Al-Sila reçoit le prix de l’innovation du marché |
09/07/2010
La plateforme sharia-compliant de matières premières, Bursa Suq Al-Sila', a remporté le prix de ‘l’innovation du marché’ décerné par The Asset Triple A Awards 2010 dans la catégorie finance islamique.
La Bourse de Malaisie a permis d’améliorer le trading sharia-compliant des matières premières et la gestion de liquidité pour les banques islamiques, localement et mondialement.
Kuwait International Bank (KIB) a réussi sa transformation en banque islamique |
08/07/2010
Kuwait International Bank (KIB) a réussi sa transformation en banque islamique, a déclaré le directeur de KIB, Cheikh Mohammad Al-Jarah Al-Sabah, qui a ajouté que le plus important de tous les objectifs atteints a été le renforcement des statuts financiers de KIB avec des actifs atteignant 3.453.038.497,82 $.
Sheikh Mohammad Al-Jarah a déclaré, pour le quatrième anniversaire de sa transformation officielle en banque islamique, que cette conversion est le premier exemple dans toute la région du Golfe.
Il a indiqué que la stratégie générale de sa banque a été celle de la flexibilité et de l’adaptation, ce qui a amené selon lui a un accroissement des dépôts de la clientèle d’une fois et demie, augmentant le portefeuille de la banque de 60%.
Les actionnaires de Bank Muamalat d’Indonésie reprennent les droits préférentiels de souscription |
08/07/2010
Bank Muamalat d’Indonésie, le deuxième plus grand prêteur sharia du pays, a annoncé que ses actionnaires avaient repris l’ensemble des droits préférentiels de souscription, détenant ainsi les 105 M$ supplémentaires de l’augmentation de capital.
L’acquisition des parts de l’augmentation de capital par ses actionnaires existants met un terme à la volonté de Bank Islam de Malaisie qui souhaitait entrer dans le capital de Bank Muamalat.
« Tous nos principaux actionnaires existants ont donné leur accord pour prendre part dans les droits préférentiels de souscription, » a déclaré le directeur financier de la banque.
Les principaux actionnaires de Muamalat sont la Banque islamique de développement avec 28%, Boubyan Bank du Koweït avec 21,28%, et Sedco Group d’Arabie Saoudite avec 21,28%. Le reste est détenu par les investisseurs institutionnels et de détail.
HSBC Amanah ouvre sa première délégation au Qatar |
08/07/2010
HSBC Amanah a ouvert sa première délégation au Qatar. Pour marquer l’occasion, le Directeur du Groupe HSBC lui-même, Michael Geoghegan, et le Gouverneur de la Banque Centrale du Qatar H.E.Sheikh Abdullah bin Saoud Al Thani, ont présidé la cérémonie d’inauguration, à Doha.
Selon le communiqué d’HSBC, cette délégation est la première dédiée à la finance islamique dans la région MENA en dehors de l’Arabie Saoudite. Elle répondra aux demandes de clients particuliers et d’entreprises.
Première émission de sukuk d’une firme japonaise |
07/07/2010
Nomura Holdings Inc se dispose à émettre un sukuk de deux ans d’un montant de 100M$ pour diversifier ses sources de financement. L’émission de sukuk sera la première provenant d’une compagnie japonaise.
Le sukuk de Nomura sera coté à la bourse de Kuala Lumpur.
Les Bermudes se doteraient d’une première banque islamique d’ici la fin de l’année |
07/07/2010
Les Bermudes envisagent de se doter d’une première banque islamique d’ici la fin de l’année, avec l’objectif de devenir un carrefour émergent de la finance islamique dans l’hémisphère occidentale.
En marge du séminaire Bahrein-Bermudes, le Premier ministre délégué et ministre des Finances Paula A. Cox, s’est di favorable à l’établissement d’une première banque islamique ou compagnie Takaful d’ici le second semestre de l’année.
Paula Cox qui s’est entretenue avec son homologue Ministre des Finances bahreïni Cheikh Ahmed bin Mohammed Al Khalifa, a déclaré que l’accord sur la double taxation entre les deux centres financiers a aidé à créer de nouvelles synergies dans le domaine de la finance islamique.
Norton Rose accroît sa présence à Bahreïn |
07/07/2010
Mohammed Paracha rejoint Norton Rose en tant qu’associé et directeur adjoint mondial de la finance islamique. Après 5 ans au sein des équipes du cabinet à Londres et à Bahreïn, M. Paracha avait quitté Norton Rose en 2006, pour intégrer Al Salam Bank.
Avec sa présence à Bahreïn, le bureau local est fort de deux associés et de 17 avocats.
« Dar Assafaa », première société de financement alternatif au Maroc |
06/07/2010
Après que Bank Al Maghrib (BAM) eut donné son aval le 13 mai dernier pour sa création, « Dar Assafaa », filiale à 100% du groupe Attijariwafa bank qui distribue depuis plus de deux ans des produits islamiques, vient de démarrer son activité, indique Le Matin.Ma. Dotée de 9 agences éparpillées sur 8 villes marocaines (Casablanca, Marrakech, Rabat, Tanger, Agadir, Meknès, Fès et Oujda), cette nouvelle entité indépendante, première société de financement alternatif au Maroc, dispose d'un capital de 50 millions de dirhams et repose, pour son financement, dans un premier temps, sur des fonds propres institutionnels ainsi que des instruments alternatifs de dettes.
La probabilité d'ouvrir le capital à des institutions financières spécialisées n'est, d'ailleurs, pas exclue. Une fois atteinte, la vitesse de croisière de ce nouveau concept censé réinventer le crédit, le renflouement des caisses de cet établissement de crédit devrait s'imposer. Ainsi, celui-ci commence doucement son activité. Dans un début, «Dar Assafa », dotée d'un savoir-faire spécifique dans les services financiers alternatifs, cible les particuliers et les professionnels désireux de financer leurs projets immobiliers et l'acquisition de leurs biens de consommation par le biais de produits alternatifs. Ainsi, elle met à la disposition de ses clients de nouvelles formules de financement: Safaa Immo, Safaa Auto, Safaa Conso et Safaa Tajhiz.
Une palette qui serait appelée à s'enrichir dans le futur. En tout cas, le management semblerait confiant quant au développement du marché des produits alternatifs. « Ce qu'a fait le marché dans deux mois est le double de ce qu'il a fait dans deux ans, ce qui est rassurant pour nous », a rétorqué Nour Eddine Cherkani El Hassani, président du directoire de Wafa Immobilier, qui chapeaute désormais cette nouvelle filiale du groupe dont le lancement n'est pas fortuit d'après le management. Le potentiel du marché et sa maturité, les nouvelles dispositions fiscales et les expériences réussies à l'international sont autant de facteurs qui ont appuyé cette initiative. Sur le plan fiscal, si la taxe auparavant était calculée sur la base de la totalité de la redevance, la donne a changé avec les dispositions apportées par la loi de finances 2010. Ainsi, «les tarifs ont été revus à la baisse et le produit est devenu plus compétitif. Seulement, la tarification ne sera pas le seul déterminant de l'acte d'achat. Il y'aura d'autres éléments à prendre en compte tels l'accueil et l'écoute du client », a-t-il ajouté.
Le positionnement des places financières internationales (Paris et Londres) sur cette activité ainsi que le développement d'institutions financières d'envergures au Moyen Orient (Emirates Islamic Bank,QIB, Kuweit Finance House…) et au Maghreb notamment Algérie et la Tunisie ne sont pas en reste. A titre d'illustration, ce marché a affiché au Royaume Uni une croissance de 68% entre 2000 et 2005 contre 117% au Pakistan. L'Indonésie et le Qatar ont enregistré des taux de croissance de 60% et 40% respectivement.
Reste à préciser que BAM interdit de faire référence, lors des campagnes de communication, à la connotation religieuse des produits de finance islamique. Cette obligation ne serai-elle pas contraignante du moment que le label halal est l'argument principal de vente de ces produits. Il est en effet dommageable de restreindre la publicité de ces produits financiers dans la mesure où ils pourraient contribuer de façon significative au financement de la croissance économique marocaine.
La «Moucharaka» pas prisée par les Marocains
La palette des produits islamiques est construite autour de trois principaux produits. Il s'agit d'abord de la « Moucharaka » qui correspond à une adaptation islamique du capital investissement où la banque s'engage à financer un projet, et à en partager les profits et les pertes qui en découlent en fonction d'un ratio préétabli. Ce concept n'est pas prisé au Maroc. Ensuite de la « Ijara » où la banque achète un bien et le loue à son client avec une promesse de vente à terme. Enfin de la « Mourabaha », qui est un prêt à court terme sans intérêt rémunéré par une marge prédéterminée. Une offre qu'une large frange de la population attend afin d'accéder au crédit et à de nouveaux produits d'épargne sans avoir à se soucier du dilemme de conscience posé par les produits de financement conventionnels.
En effet, conjugué à des facteurs objectifs comme la faiblesse des revenus ou la part élevée de personnes analphabètes, le facteur culturel, dominé par l'aspect religieux, explique la réticence des Marocains à utiliser les instruments modernes de financement. Résultat. Un taux de bancarisation de moins de 40%. Et depuis longtemps, l'économie marocaine souffre d'un taux d'épargne faible, ce qui ne lui permet pas de financer le niveau d'investissement qui serait nécessaire au maintien d'une croissance économique forte et stable.
La finance islamique lorgne le marché immobilier français |
06/07/2010
Extraits d’un article paru dans Les Echos
Les fonds immobiliers islamiques investissent encore peu en France, lui préférant le Royaume-Uni. Une situation qui pourrait s'inverser avec les prochaines instructions fiscales de Bercy.
Quasi méconnu en France, l'essor de la finance islamique dans l'immobilier tertiaire (bureaux, murs commerciaux, entrepôts) se heurte à l'incompatibilité du système juridique avec les exigences de la charia. Ces investisseurs venus des Emirats représenteraient pourtant un marché potentiel énorme, si l'on en croit les auteurs du « Livre blanc sur la finance islamique et l'immobilier français ». Conçu par le cabinet d'avocats d'affaires international Norton Rose et le spécialiste en gestion d'actifs immobiliers DTZ Asset Management, cette étude fait le point sur un secteur en mutation.
L'entrée de la finance islamique dans l'immobilier français date des années 2000. En 2003, le fonds immobilier Gulf Atlantic France, créé par Gulf Finance House, une banque d'investissement islamique originaire de Bahreïn, rachète le siège d'Alstom Transport à Saint-Ouen et 25 000 mètres carrés de terrains à Vélizy pour quelques 150 millions d'euros. Depuis, la pratique s'est peu à peu étendue. Entre 2003 et 2008, on compte plus d'une quarantaine d'opérations réalisées dans l'immobilier tertiaire, pour un montant de près de 3 milliards d'euros, affirme DTZ Asset Management. Un chiffre modeste par rapport au Royaume-Uni : dans cet eldorado européen de la finance islamique, ce sont 30 milliards d'euros qui ont été investis dans le patrimoine immobilier.
Car malgré la volonté réaffirmée de Christine Lagarde d'attirer les investisseurs islamiques sur le sol français, ceux-ci se heurtent toujours à un cadre juridique inadapté. Faisant face à de nombreux surcoûts, ils lui préfèrent la flexibilité de la «common law» britannique. Pour éviter le crédit, prohibé par la charia, les financements islamiques impliquent par exemple des systèmes d'achat / revente sans intention spéculative, actuellement soumis à une double taxation, évidemment désavantageuse pour les investisseurs. Avec les nouvelles instructions à venir de Bercy, ces opérations devraient être simplifiées, ouvrant la voie à une nouvelle ère pour les financements de projets immobiliers. « La France est bien perçue des Emirats », souligne Patrick Genre, Directeur Général de DTZ Asset Management. « Avec un cadre juridique adapté, elle pourrait devenir le premier pays européen pour le financement islamique de l'immobilier. »
La Bank Negara favorable à une plus grande harmonisation de la finance islamique |
05/07/2010
La Banque centrale de Malaisie est fermement engagée à développer des paramètres de référence sharia dans ses efforts pour parvenir à la convergence et à l’harmonisation des pratiques de la finance islamique.
« De tels efforts importants pour générer une plus grande harmonisation en finance islamique amélioreront l’efficacité du marché, et particulièrement en termes d’accélération du cycle du développement de produit et du gain de temps dans le marché, » a déclaré le Gouverneur délégué Datuk Muhammad Ibrahim.
Dr. Muhammad a indiqué que les institutions financières islamiques étaient encouragées à se réunir et à mener l’initiative pour développer codes de conduite internationaux et standards sur les pratiques de la finance islamique. Il s’est dit favorable au changement de paradigme pour que les institutions financières islamiques elles-mêmes soient motrices dans ces initiatives et que l’industrie devienne « moins dirigée par le gouvernement et plus par le marché.»
Gulf Finance House espère un accord sur l’extension de prêt de 100M$ en juillet |
05/07/2010
Gulf Finance House, la banque d’investissement islamique de Bahreïn, espère obtenir ce mois-ci, auprès de ses créditeurs, un accord d’extension de maturité du prêt de 100M$ allant jusqu’à 3 ans.
GFH, qui a connu une perte de 607M$ au dernier trimestre de 2009, a annoncé en février dernier le paiement d’un prêt de 200M$ à un groupe de 32 prêteurs menés par la banque allemande West LB et le refinancement d’un autre de 100M$ à échéance de 6 mois. La banque souhaite parvenir à un accord avec ses créditeurs sur la facilité de 100M$ avant le 10 août, date de maturité.
KFH acquiert 30% dans Pacific Healthcare de Singapour |
05/07/2010
Kuwait Finance House de Malaisie, à travers son troisième fonds privé Al Faiz Fund 1 Ltd, a acquis une part de 30% dans Pacific Healthcare Holdings Ltd, enregistré à Singapour, qui est un des plus grands groupes médicaux du pays.
Le directeur de la gestion de private equity de KFH Asset Management Sdn Bhd, Lew Oon Yew, se targue d’avoir déjà restructuré deux compagnies de la région du milieu médical, Hospitech et UM, précédemment, depuis le lancement de Al Fazi Fund 1. Parlant de Hospitech , « KFH est entrée dans le capital de la compagnie en 2007. Nous avons restructuré et renforcé sa gestion financière ainsi que la compagnie. »
Pour Pacific Healthcare, il entend faire de même, en la remettant sur pied d’ici la fin de l’année, et en 2011, la compagnie devrait retrouver la profitabilité, a-t-il dit.
Paramètre sharia de la Banque centrale de Malaisie sur la musharaka |
04/07/2010
La Banque centrale de Malaisie vient de publier le draft de son dernier paramètre sharia intitulé "Draft of Shariah Parameter Reference 4: Musharakah contract (SPR4)".
Le but des initiatives de la Banque centrale est de fournir à l’industrie un standard de direction sur l’application des contrats de la finance islamique. Le premier ‘Paramètre sharia’ a été publié en juillet et août 2009 sur les opérations d’Ijara, de Mourabaha, puis un autre sur les contrats de Moudaraba en décembre 2009.
Gatehouse Bank dans de gros deals immobiliers |
02/07/2010
Gatehouse Bank de Londres a investi 40M£ pour l’acquisition de l’ancien bureau régional du géant de la communication BT dans le Yorkshire. La Banque islamique a acheté ce bâtiment de Leeds au gérant de fonds La Salle, de la part de Royal Mail Pension Fund, faisant de cette opération une des plus importantes de la région cette année.
Jusqu’à présent, Gatehouse a acquis le bureau principal de Proctor & Gamble à Surrey en décembre 2009 et un portefeuille de logements étudiants à Liverpool et Loughborough en mars 2010. Cette dernière opération amène le total du portefeuille britannique de Gatehouse
à plus de 100M£.
Allianz Takaful en partenariat avec Standard Chartered |
01/07/2010
Allianz Takaful a annoncé un partenariat exclusif de 5 ans avec Standard Chartered Bank pour promouvoir et vendre ses produits d’assurance sous l’étiquette ‘bancassurance’ du portefeuille de Standard Chartered Bank.
“La clé est le rendement” |
17/06/2010
La finance islamique doit proposer des produits et des prix plus compétitifs, afin de mieux rencontrer la demande provenant de clients plus sophistiqués.
« La clé est le rendement » a déclaré le global head de la finance islamique de PwC Mohammad Faiz Azmi. « C’est avec de meilleurs rendements et des risques mieux gérés que l’on rendra les produits plus compétitifs.»
« La finance islamique doit se focaliser sur des produits innovants » |
17/06/2010
Dr Zamir Iqbal, Sharia scholar renommé du Pakistan, a souligné la nécessité, pour mieux servir la demande croissante de la finance islamique dans le monde, de développer des mécanismes permettant d’améliorer la liquidité et de mettre au point des produits financiers islamiques innovants, plutôt que de répliquer les produits de finance conventionnelle, rappelant que « pas ou peu d’efforts collectifs ont été faits jusqu’à présent pour développer de tels produits ».
Parlant devant la Banque centrale du Pakistan, il a aussi mis l’accent sur le besoin de promouvoir le partage des risques à travers des instruments participatifs tels que les Musharaka et Moudaraba.
Bank Islam appelée à bancariser les milieux ruraux en Malaisie |
17/06/2010
Le Premier ministre de Malaisie, Datuk Seri Najib Tun Razak, a appelé Bank Islam à atteindre la population rurale du pays via l’introduction du système de micro-crédit Ar-Rahnu qui, selon lui, a fait ses preuves en aidant les PME dans les régions urbaines.
Ce système est un prêt sur gages. « Toutes les demandes pour les prêts sont effectuées en 10 minutes dès que le demandeur a un article de valeur à déposer sur gages, » a-t-il dit à l’ouverture de la branche Ar-Rahnu de Bank Islam.
4,3 millions de Malaisiens ont bénéficié de ce système depuis son introduction en 93.
La Conférence des leaders de la Cap 21 salue la position sur la finance islamique de la réunions des Oulémas |
17/06/2010
Pour la Conférence des leaders de la Cap 21, la coalition de partis de la mouvance présidentielle du Sénégal, la réunion des Oulémas à Dakar a eu un «succès éclatant», en ce sens «qu’elle ouvre des perspectives à partir de la communication du chef de l’Etat et de celles des plus grandes sommités intellectuelles du monde musulman». Dans un communiqué rendu public, les leaders de la Cap 21 approuvent la tenue de cet événement au Sénégal. Ils ont salué les propositions relatives à la finance islamique, «un moyen de redistribution des richesses».
Des fonds de garantie de dépôts islamiques au Nigeria ? |
16/06/2010
The Nigeria Deposit Insurance Corporation (NDIC) envisage de mettre en place des fonds de garantie de dépôts islamiques.
Des membres de l’équipe de NDIC s’apprêtent à aller en Malaisie pour acquérir les compétences nécessaires, a annoncé son directeur général.
L’Inceif reçoit le statut de « Projet d’intérêt national » |
16/06/2010
L’International Centre for Education in Islamic Finance (Inceif) mis en place par la Banque centrale de Malaisie a reçu le statut de « Projet d’intérêt national » par décision du Premier ministre Datuk Seri Najib Razak.
Ce statut a été accordé en reconnaissance du rôle de l’Inceif dans le développement des ressources humaines pour l’industrie de la finance islamique.
Les gouverneurs des banques centrales du Golfe travaillent à harmoniser les décisions des Sharia boards |
16/06/2010
« Tant qu’il y a un risque qu’un contrat reconnu comme sharia-compliant par certains scholars ne le soit pas par d’autres, il existera une incertitude juridique dans l’industrie », a déclaré Rasheed Al Maraj, Gouverneur de la Banque centrale de Bahreïn, lors du WIBC asiatique.
C’est pourquoi « nous travaillons toujours à développer une documentation standard qui soit reconnue comme sharia-compliant par des scholars de différentes juridictions et de différentes écoles de jurisprudence, » a-t-il déclaré.
Pour son homologue, le Gouverneur de la Banque centrale des Emirats, Sultan bin Nasser Al Suwaidi, les avis des sharia boards des banques islamiques doivent« être mieux coordonnées et harmonisées » pour établir des standards crédibles pour les banques islamiques.
“Le temps est arrivé pour la finance islamique au Nigeria” |
14/06/2010
Mallam Sanusi Lamido Sanusi, Gouverneur de la Banque centrale du Nigeria qui a suscité un vif débat au Nigeria avec ses annonces de l’implantation de la finance islamique dans ce pays, a déclaré, “le temps est arrivé pour la finance islamique au Nigeria.”
Dr.Sanusi, diplômé d’économie de l’Université de Zaira (Nigeria) et d’études islamiques et de Charia de l’African International University de Khartoum, Soudan, a poussé en ce sens. Récemment, la Banque centrale a lancé une consultation sur la régulation et la supervision des ‘banques sans intérêt’ au Nigeria.
« La finance islamique est naissante et à un stade rudimentaire au Nigeria. » Il y a un acteur principal du nom de Lotus Capital, qui opère comme gestionnaire de fonds et est régulé par la Securities and Exchange Commission (SEC).
Aussi, Habib Bank (aujourd’hui Bank PHB) a opéré comme une branche islamique depuis 96, alors que la Banque centrale a accordé en 2004 un Accord de principe à un projet de banque appelée Jaiz International.
Bruneï lance l’idée d’une Académie halal |
14/06/2010
Bruneï pourrait lancer une halal business academy, qui pourrait faire du sultanat le premier pays au monde où une école offrirait des cours en finance islamique, création de produits manufacturés halal, et éco-tourisme, parmi d’autres, a déclaré Hajj Abdalhamid David Evans, MD d’Imarat Consultants.
Il a expliqué que cette idée avait été lancée lors de l’‘International Halal Market Conference.’
Al Baraka (Bahreïn) veut se développer en France |
14/06/2010
Le directeur général de l'établissement de crédit de Bahreïn Al Baraka , Adnan Youssef, a déclaré à Reuters qu'il entendait développer son groupe sur le marché français, même si ce projet est suspendu aux changements attendus de la régulation française en matière de finance islamique.
Lors d'un entretien à Beyrouth, il dit espérer que les autorités françaises achèveront d'ici quelques mois l'ajustement du cadre légal et fiscal applicable aux produits bancaires islamiques.
"Nous prévoyons que (les autorités françaises) l'auront fait d'ici la fin de l'année et quant à nous, nous présenterons notre dossier à la fin de cette année ou en début d'année prochaine", a-t-il précisé.
En octobre dernier, Christine Lagarde, la ministre française de l'Economie, avait dit que la France souhaitait attirer les investisseurs islamiques et qu'elle prendrait bientôt de nouvelles mesures pour attirer les capitaux gérés selon la Charia.
Les obligations islamiques (sukuk) sont l'un des produits phares de la finance islamique et Paris cherche à concurrencer Londres en attirant des entreprises de ce marché en pleine croissance, évalué à 1.000 milliards de dollars (817 milliards d'euros).
Les autorités françaises ont pris de premières mesures afin de modifier les règles fiscales sur les transactions financières. En outre, la France a établi des régimes fiscaux particuliers aux produits de finance islamique visant entre autres à éviter l'application de la TVA sur les mourabaha, un outil d'achat-revente.
La France a également évoqué la possibilité d'émettre une sukuk d'un milliard d'euros mais ce projet ne s'est pour le moment pas concrétisé.
Adnan Youssif a par ailleurs dit espérer signer la semaine prochaine un accord portant sur la fusion de ses activités au Pakistan avec la banque Emirates Global Islamic, qui compte Emirates Investment Group (EIG) et Al Rajhi Investment Group parmi ses actionnaires.
La nouvelle entité ainsi créée serait baptisée Al Baraka Bank Pakistan et disposerait de 560 millions de dollars d'actifs.
Asian Institute of Finance en pourparlers pour son extension internationale |
14/06/2010
L’ Asian Institute of Finance, dans un effort de s’étendre à l’international dans trois régions, est actuellement en discussion avec plusieurs parties pour développer et promouvoir les ressources humaines basées sur les services financiers de Malaisie.
Son directeur, Daniel Viets, a dit que les nouveaux marchés étaient la Suisse, la France, la Chine, les Etats-Unis et le Canada.
L’AIF a été créé en novembre 2008, en partenariat entre la Bank Negara et la Securities Commission pour soutenir le capital humain dans ce secteur.
Plus de 43,000 candidats participent actuellement à 2000 programmes conduits par l’AIF, concernant la finance conventionnelle, la finance islamique, l’assurance, le Takaful et les secteurs de marché des capitaux.
Singapour : ouverture du premier sommet asiatique de WIBC |
14/06/2010
Le premier sommet asiatique de la Conférence de la finance islamique mondiale (World Islamique Banking Conference, WIBC) s'est ouvert lundi à Singapour.
S'adressant aux délégués à la conférence, le ministre singapourien du Commerce et de l'Industrie, Lim Hng Kiang, a indiqué qu'en renforçant les liens à tous les niveaux, le Moyen-Orient et l'Asie peuvent se compléter l'un l'autre dans leur développement et trouver les secteurs en croissance pour un bénéfice mutuel.
La crise financière n'a pas interrompu la croissance de l'Asie, qui a émergé en effet plus remarquablement avec la hausse des exportations et des investissements, a indiqué M. Lim Hng Kiang.
La perspective générale pour les finances islamiques reste positive malgré l'impact négatif dû à la crise financière mondiale, a souligné le ministre singapourien.
Singapour, en tant que centre financier offrant une série complète de services financiers, reste disposé à jouer un rôle plus important pour promouvoir les finances islamiques en réponse à la demande régionale montante pour les produits et services islamiques, a-t-il ajouté.
L’IFSB fait le point sur la finance islamique mondiale |
13/06/2010
Les effets de la crise financière mondiale, le manque de standardisation et les multiples défauts de sukuk (Investment Dar, East Cameron Gas, Golden Belt issuances…), ont fait que le marché mondial s’est largement détourné des sukuk pour se réfugier dans la structure plus sûre d’Ijara (leasing), même si les structures moucharaka et wakala ont pu être utilisées pour des montages de financement de projets. Ces différents points ont été passés en revue au cours du séminaire annuel de l’Islamic Financial Services Board (IFSB) qui a eu lieu la semaine dernière à Londres.
Afrique- OCI : Ouverture à Dakar de la Conférence des Oulémas d’Afrique |
11/06/2010
Des érudits musulmans, dont des oulémas venus d’Afrique, des enseignants du supérieur, des experts de la finance islamique et des représentants de l’Institut des sciences, de l’éducation et de la culture de l’Oci (Isesco), sont à Dakar, pour les besoins de travaux qui entrent dans le cadre des activités du chef de l’Etat sénégalais, en tant que président en exercice de l’OCI.
Le programme des travaux comprend une présentation sur le thème « Valeurs islamiques
et développement » par le Professeur Ibrahim Barham Diop, l’organisation de panels sur
« Valeurs islamiques et lutte contre la pauvreté », « Finance islamique et développement économique », « Le savoir dans la Oummah islamique » et « Message de l’Islam dans un monde en crise ».
A l’issue de leurs travaux, ces spécialistes de questions ayant trait à l’Islam vont fournir un Rapport Général de la Conférence et délivrer une Déclaration de Dakar.
Les pays du Golfe pourraient avoir un unique conseil de Charia d’ici 2013 |
10/06/2010
Un sharia scholar renommé, Hussain Hamed Hassan, a déclaré que les pays du Golfe pourraient avoir un sharia board unique pour les institutions financières islamiques d’ici 2013 pour standardiser l’industrie.
Dr Hussain est affirmatif, « cela arrivera, c’est une question de temps. » « Comment une industrie peut-elle progresser quand une banque à Sharjah ne peut pas acheter le sukuk émis par une banque à Dubaï ? ». « L’industrie a besoin de stabilité pour croître.» a-t-il conclu.
CIMB Islamic espère contribuer à 10-15% des revenus du Groupe |
10/06/2010
CIMB Islamic espère contribuer à 10-15% des revenus du Groupe cette année, suite à une demande croissante et des plans d’expansion.
La banque a contribué à un peu plus de 10% des revenus du Groupe l’année dernière, selon son directeur Badlisyah Abdul Ghani.
A propos des plans d’expansion de la banque, Dr. Badlisyah a annoncé que CIMB Islamic allait accroître ses positions en Indonésie et à Singapour dans la seconde moitié de cette année.
Selon son directeur, « nous avons notre activité islamique de marché et nous sommes en train d’implanter notre activité de détail, » en parlant de Singapour.
12 Mds$ de la BID pour l’Afrique |
10/06/2010
Au moment où le continent fait face à des difficultés pour l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement, malgré les réformes engagées par les Etats, la Banque islamique de développement (Bid) propose une alternative aux multiples programmes de financement des bâilleurs de fonds internationaux. Le programme spécial pour le développement de l’Afrique (Psda). Celui-ci fixe les objectifs et définit les moyens pour sa réalisation. La gouvernance en constitue la charpente principale, tandis que des opportunités de financement s’offrent au secteur privé.
Il ne suffit plus d’être éligible à un financement de la banque islamique de développement pour que les décaissements suivent. Désormais, à l’éligibilité aux financements, devra s’ajouter une diligence de la part des agences d’exécution de projets. « Engager les projets c’est une chose, mais les voir se traduire sur le terrain par des puits, des écoles, des hôpitaux et autres infrastructures c’est autre chose. Les Etats se sont donc engagés à accélérer les processus de réalisation à travers des contrats, des marchés et une exécution concrète sur le terrain ; ce qui va générer des revenus supplémentarités pour les entreprises qui vont exécuter les projets sur le terrain. Et lorsque ce sera fait, on aura des salles de classe en plus, des points d’eau et une meilleure santé pour les populations qui sont les réels bénéficiaires du Psda », explique M. Barry Saïdou, directeur Afrique centrale, australe et du sud de la Bid. D’autres points de la gouvernance seront aussi appliqués aux Etats. Les décaissements ne se feront plus justificatifs de réalisation des projets.
Gouvernance
A l’issue des assises de Yaoundé, la Bid recommande aux Etats en ce qui est de l’éligibilité aux financements du programme spécial pour le développement de l’Afrique (Psda), « d’améliorer leurs capacités à concevoir et à exécuter les projets. « Il y aura désormais un ingénieur-conseil chargé des études et de la supervision du projet, tandis que l’agence d’exécution va procéder à la sélection de l’ingénieur-conseil ; celui assiste l’agence d’exécution pour la sélection de la meilleure entreprise présentant la meilleure offre technique ; et nous nous assurons que les ressources décaissées sont effectivement allées vers la réalisation du projet en vérifiant que les factures transmises par le biais de l’ingénieur-conseil, correspondent aux caractéristiques du projet. Et nous décaisserons les fonds au profit du fournisseur via l’agence d’exécution ».
La banque, pour aider les Etats à faire face à toutes ces contraintes, allège les procédures et conditions d’accès aux financements en accordant des prêts concessionnels sans intérêts. Cette démarche consiste à limiter les effets du lourd endettement des pays subsahariens afin qu’il ne constitue pas une hypothèque pour leurs actions. «Ce ne sont pas des financements privés à court terme avec des taux d’intérêts élevés. La Bid ne prélève qu’une charge administrative pour la couverture des frais de dossiers pour les prêts qu’elle accorde aux pays africains. Ensuite ce sont des financements à long terme à taux zéro, ce qui fait que leur impact sur l’endettement est contrôlé», précise Barry Saïdou.
Secteur privé
Toutes ces mesures seront accompagnées de la promotion du secteur privé dont l’importance pour le décollage des économies d’Afrique subsaharienne a été constatée lors des débats. Son implication au processus de développement se fera à travers un forum sous-régional qui va réunir les partenaires au développement et les acteurs de ce domaine d’activités. A côté de ce cadre, des lignes de crédits seront désormais ouvertes auprès des banques locales et autres institutions de financement pour apporter un soutien aux Pme et au secteur privé. La Bid s’engage aussi à mettre toutes les informations relatives aux financements du commerce à la disposition du secteur privé. « Nous voulons que le secteur privé qui est la dynamo de la croissance, s’approprie les axes du Psda afin qu’il soit pleinement opérationnel », relève Hameed Opeloreyu, secrétaire général adjoint de l’Oci chargé des questions économiques.
« On s’est rendu compte que le secteur privé constitue le moteur du développement. En plus de la recommandation qui demande qu’on ouvre plus de lignes de crédit au profit des Pme, on a également adopté l’organisation d’un forum sous-régional à l’intention du secteur privé de la sous-région au cours du duquel investisseurs, acteurs financiers, opérateurs économiques vont se réunir. Nous apporterons une assistance technique, et des consultants viendront avec des fiches de projets prêtes ; et le jour du forum, on va assister à une foire aux projets, où les opérateurs vont présenter leurs projets afin qu’il y ait création de joint-venture entre le secteur privé régional et les investisseurs internationaux. Nous ferons en sorte que les organismes de financement sélectionnent des projets porteurs pour les soutenir », indique le directeur Afrique.
Au chapitre des résolutions, la Bid va mobiliser des cofinancements et des ressources concessionnelles pour le Psda, intensifier le concept de finance islamique et va à ce titre, apporter un appui aux autorités monétaires pour la promotion des principes de ce concept. La Bid va aussi augmenter le volume de financement concessionnel accordé aux projets publics, tout en sensibilisant le secteur privé sur les opportunités de financement dont il peut bénéficier auprès de la banque et des autres institutions financières du groupe.
L’institution financière s’engage aussi à établir et à développer des relations d’affaires entre les opérateurs privés africains et ceux du Moyen-Orient. La coopération entre la Bid, la Cemac et la Ceeac sera intensifiée notamment avec l’ouverture d’un centre d’informations de la banque à Yaoundé et d’autres capitales de la sous-région. «On soutient aussi les projets d’intégration régionale ; nous voulons conquérir le terrain et ne plus le laisser seulement aux autres partenaires au développement qui viennent d’Europe», indique Hameed Opeloreyu.
La Banque centrale des Emirats offrira ses premiers dépôts islamiques |
09/06/2010
La Banque centrale des Emirats espère attirer 2,7milliards de dollars en une année en offrant le premier certificat de dépôt islamique d’une nation du Golfe.
Cet instrument devrait être prêt à la fin de l’année. L’autorité détient à l’heure actuelle 16Mds$ des banques à travers ses certificats de dépôts conventionnels.
Standard Chartered vise le marché saoudien de la finance islamique |
09/06/2010
Standard Chartered projette de pénétrer le marché saoudien, le plus important marché du Golfe, pour booster ses revenus de finance islamique.
L’institution espère que ses revenus globaux pour le Moyen-Orient doubleront dans les 5 premières années après ses 4Mds$ annuels.
Le sukuk d’1,2Mds$ de Malaisie, noté A- |
08/06/2010
S&P a accordé un A- à l’émission malaisienne de long terme en devise étrangère de son global sukuk trust certificate d’1,25Mds$. Le sukuk est la première introduction de la Malaisie dans le marché de la dette mondiale après son émission de 2002, et il s’agit de la deuxième émission internationale de sukuk du pays.
La Malaisie atteint son objectif de 20% ‘d’islamisation’ de son secteur bancaire en 2010 |
07/06/2010
L’objectif de la Malaisie dans le cadre de son Islamic Financial Services Master Plan qui visait, pour la finance islamique, une part de marché de 20% en 2010, est sur le point d’être atteint.
En effet, la part islamique dans le total du secteur bancaire représente aujourd’hui 19,6%.
La finance islamique mise sur les valeurs d’éthique, de solidarité et de transparence |
07/06/2010
Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB) vient de dévoiler sa nouvelle identité de marque en ligne avec l’objectif de devenir un des principaux groupes de services islamiques au monde et d’assurer sa mission de fournir des « solutions financières islamiques à la communauté mondiale. »
La nouvelle signature d’ADIB, ‘banking as it should be’ (‘la banque telle qu’elle devrait être’) traduit ses engagements de finance éthique.
L’ évolution de l’identité de marque d’ADIB reflétée dans le logo en 3D : http://www.adib.ae/ met en relief ses valeurs fondamentales de Simplicité, Solidarité, Transparence, Bénéfice Mutuel, Hospitalité et Tolérance, inspirés par la Charia.
Ce changement d’identité des plus grands groupes de banques islamiques correspond à un repositionnement international de cette industrie sur les valeurs d’éthique, de solidarité et de transparence.
Nouvelle database de la Banque Islamique de Développement |
06/06/2010
L’Islamic Research and Training Institute (IRTI), une entité de la Banque islamique de développement (BID) vient de mettre en ligne une nouvelle base de données, disponible au lien suivant:
http://www.ibisonline.net
Valletta Fund Management à Malte |
06/06/2010
Valletta Fund Management a soumis trois propositions de fonds sharia-compliant à une banque du Golfe, comme partie intégrante de sa stratégie de recherche d’opportunités en dehors de Malte.
VFM, une joint-venture entre Bank of Valletta et Insight Investment Management (Global) Ltd du Royaume-Uni, a structuré trois propositions en collaboration avec un groupe bancaire français centré sur des actions environnementales, de l’or et d’autres titres d’equities classiques.
Première compagnie d’asset management établie à Malte, gérant 780 M$, VFM vise d’autres opportunités islamiques en Italie. Il devrait s’agir d’un fonds à capital garanti fait d’une façon de white-labelling (de sous-traitance) où les investisseurs arabes et italiens pourraient labeliser le fonds comme ils le souhaitent avant de le vendre aux clients.
Stagnation des fonds islamiques en 2009 |
05/06/2010
The 4th annual Ernst & Young Islamic Funds & Investment Report (IFIR 2010) a été présenté lors de la World Islamic Funds and Capital Markets Conference. Le rapport indique que les actifs des fonds islamiques, estimés autour de 52,3 Mds$, ont stagné en 2009 ( 51,4Mds$ en 2008).
Il révèle également que seulement 29 nouveaux fonds islamiques ont été lancés en 2009, remplaçant à peine les 27 fonds islamiques liquidés durant la même période : une très forte régression par rapport à 2007, où le lancement de fonds islamiques a atteint son plus haut niveau avec 173 nouveaux fonds.
Un produit financier « Sharia compliant » en France en septembre 2010 |
03/06/2010
FRANCE SUKUK COURTAGE était présent au for’UM le jeudi 27 mai 10 à Marseille organisé par la cellule Mission Union pour la Méditerranée de l’Elysée.
Henri Guaino et Christine Lagarde avaient fait le déplacement parmi d’autres personnalités politiques tel que le ministre égyptien du commerce et de l’industrie Monsieur Rachid Mohamed Rachid et Stefania Craxi, secrétaire d’État au Ministère des affaires étrangères d’Italie
La société a pour but de la distribution de produits financiers « Sharia compliant ».
Un produit d’épargne Sharia Compatible, en cours de conception, devrait voir le jour sur le sol français en septembre 2010, a annoncé Xavier Merten, Directeur Général de FRANCE SUKUK COURTAGE.. Comptant sur 6 millions de clients potentiels dans la seule communauté musulmane, la société a de grandes ambitions et compte créer un réseau
de 6 agences sur les 3 prochaines années, a précisé son Directeur Général.
Le benchmark de pricing islamique sera prêt l’année prochaine |
03/06/2010
The International Sharia Research Academy for Islamic Finance (ISRA) pense avoir terminé ses études pour un benchmark islamique de pricing d’ici 2011. Selon Mohamad Akram Laldin, directeur de l’ISRA, la définition de ce benchmark sera basée sur les retours de l’industrie et des suggestions alternatives sont envisageables.
Path Solutions mise sur son succès de longue date en remportant le prix de Cheikh Mohammed Bin Rashid Al Maktoum pour le « meilleur fournisseur de solutions informatiques à la finance islamique » |
02/06/2010
Path Solutions, premier fournisseur mondial de logiciels désignés au système bancaire islamique, est heureuse d'annoncer qu'elle a reçu, pour la troisième fois, la trophée de Cheikh Mohammed Bin Rashid Al Maktoum pour le "Meilleur fournisseur de solutions informatiques au secteur de la finance islamique".
Le prix a été remis à la directrice du département des Communications d'entreprises et de Marketing auprès de Path Solutions, Rosie Kmeid, au cours de la cérémonie de remise des prix du Forum International de la Finance Islamique 2010 qui a eu lieu le 17 mai à l'hôtel Raffles à Dubaï, cérémonie au cours de laquelle Path Solutions a repoussé toute possibilité de concurrence mondiale.
Les prix du Forum International de la Finance Islamique honorent l'excellence en finances islamiques. Ils s'adressent aux personnes ayant fait preuve des meilleures pratiques dans le secteur de la finance islamique et reconnaissent les contributions des institutions et des individus au développement de ce nouveau secteur à potentiel élevé.
Path Solutions a été reconnue cette année comment étant le « premier fournisseur mondial des logiciels islamiques les plus vendus » et le « cinquième fournisseur mondial de solutions bancaires universelles » par le classement d'IBS en 2009. Elle a été également nommée le "meilleur fournisseur de technologies islamiques" à la fin du sondage de l'IFN mené par Redmoney en 2009.
"Nous sommes ravis d'avoir été sélectionnés une fois de plus comme le meilleur fournisseur de solutions informatiques dans notre catégorie, d'autant plus que cette année est marquée par une conjoncture difficile", a annoncé Mohammed Kateeb, président-directeur général de Solutions Path. «Le secteur de la finance islamique devient de plus en plus concurrentiel, chaque année. Le maintien d'un avantage concurrentiel relève d'une attention plus nette à la clientèle et de la capacité à améliorer notre gamme de produits en permanence pour répondre aux besoins spécifiques d'un marché très concurrentiel," a-t-il conclu.
Séminaire organisé à Casablanca |
02/06/2010
Le bureau marocain de Fayda Finance Development, du groupe éponyme établi aux Etats-Unis, organise un séminaire aujourd’hui et demain à Casablanca sur «l’implémentation des services financiers islamiques».
Les participants débattront des sujets relatifs aux organes de régulation et aux différents types de contrats commerciaux islamiques. A ce jour, le positionnement des institutions francophones est encore faible dans un marché mondial dont les actifs sont estimés a plus 1.000 milliards de dollars.
Malaisie : récompenser une personnalité clé de l’industrie financière islamique |
02/06/2010
La Malaisie, à travers le Malaysia International Islamic Financial Centre (MIFC), vient de créer un comité dont l’objectif unique sera d’identifier – et de récompenser - une personnalité ayant eu un rôle essentiel dans le déploiement de la finance islamique mondiale.
La Gouverneure de la Banque centrale de Malaisie, Tan Sri Dr Zeti Akhtar Aziz, qui est aussi présidente du comité exécutif du MIFC, a dit qu’il était temps pour la Malaisie de souligner et récompenser la contribution décisive de certaines personnalités au développement de cette industrie mondiale.
Singapour : le maxi sukuk de Khazanah |
02/06/2010
Khazanah Nasional Bhd, le fonds souverain de Malaisie, pourrait lever 354M$ en devise de Singapour via le plus important sukuk du pays.
Khazanah cherche à financer sa prise de participation dans Parkway Holdings Ltd., basée à Singapour. CIMB Bank est parmi les banques qui vont débuter la vente ce mois-ci.
« L’appétit pour le titre malaisien est très fort », a déclaré Pankaj Kumar, chief investment officer de Kurnia Insurans Bhd localisée en Malaisie. « Je ne pense pas qu’ils auront un problème pour vendre celui-ci, » a-t-il ajouté.
Khazanah a offert 839M$ pour faire plus que doubler ses parts dans Parkway et prendre le contrôle du plus important opérateur hospitalier d’Asie. Le fonds souverain possèderait alors 51,5% des parts, en reprenant 25,4% de celles de Fortis Healthcare Ltd d’Inde.
Abu Dhabi : quatre firmes majeures pour fonder une compagnie Takaful |
01/06/2010
Le plus grand constructeur immobilier d’Abu Dhabi, Aldar Properties, la deuxième plus importante banque du pays, National Bank of Abu Dhabi (NBAD), la compagnie d’énergie Taqa détenue majoritairement par le Gouvernement d’Abu Dhabi, et l’Abu Dhabi National Insurance Company (Adnic), une des plus importantes compagnies d’assurance du pays, sont les partenaires d’une nouvelle compagnie Takaful.
Ces dernières années, nombre de nouveaux assureurs islamiques sont apparus. Al Hilal Bank, Abu Dhabi Islamic Bank, Noor Islamic Bank et Dubai Islamic Bank, ont toutes développé des filiales islamiques.
« La finance islamique doit développer les marchés monétaires pour croître » |
31/05/2010
L’industrie de la finance islamique doit élargir les titres du marché monétaire pour croître. Cela permettra d’aider les entreprises et les investisseurs à gérer le risque d’une manière plus efficace, selon un officiel de l’AAOIFI.
« Il y a un besoin urgent d’une gestion de liquidité efficace », a déclaré Mohamad Nedal Al Chaar, Secrétaire Général de l’AAOIFI. « Les opérations de gestion de liquidité interne doivent être soutenues par une large industrie et un marché international monétaire islamique qui est actif, liquide, profond et, le plus important, qui est facile d’accès. »
Dr. Al Chaar a aussi appelé à des fatwas « transparentes ».
A quoi ressemblent les premiers crédits et solutions financières islamiques en Tunisie ? |
31/05/2010
Dans sa dernière livraison, BusinessNews présente, en détail, les différents crédits conformes à la charia proposés par la Banque Zitouna, qui a ouvert ses portes le 28 mai, soulignant que, nonobstant la question des valeurs religieuses, il n’y a guère de différence entre les crédits octroyés par cette première banque islamique grand public en Tunisie et au Maghreb et ceux octroyés par les banques « conventionnelles », telles que BIAT, Attijari ou la BNA et que les produits des uns et des autres (conformes ou non aux préceptes islamiques) se ressemblent et ont un coût final (qu’il soit appelé taux d’intérêt ou marge de la banque) sensiblement similaire pour le particulier ou l’entreprise, qu’il souscrive un crédit.
Cinq crédits sont aujourd’hui proposés aux particuliers et aux professionnels pour financier l’achat d’une maison, d’une voiture, des travaux, des biens d’équipement et le crédit personnel.
La marge de la banque est fixée à l’avance avec taux fixe sur toute la durée de remboursement, évitant toute incertitude au client.
Quant aux plafonds et durées, ils varient en fonction du crédit alloué.
Pour le crédit maison, appelé Tamouil Menzel, la Banque Zitouna finance jusqu’à 80% du schéma de financement. Le plafond dépend de la capacité de remboursement du client. La durée de remboursement s’étale jusqu’à 20 ans.
Pour le crédit auto, appelé Tamouil sayara, la Banque Zitouna finance jusqu’à 80% du schéma de financement. Le montant du crédit est plafonné à 100.000 dinars et dépend de la capacité de remboursement du client. La durée de remboursement s’étale jusqu’à 7 ans.
Pour le crédit travaux, appelé Tamouil tahsinet, la Banque Zitouna finance jusqu’à 80% du coût des travaux. Le montant du crédit est plafonné à 35.000 dinars et dépend de la capacité de remboursement du client. La durée de remboursement s’étale jusqu’à 7 ans.
Pour le crédit équipements, appelé Tamouil tajhizet, la Banque Zitouna finance jusqu’à 100% du schéma de financement. Le montant du crédit est plafonné à 25.000 dinars et dépend de la capacité de remboursement du client. La durée de remboursement s’étale jusqu’à 5 ans.
Pour le crédit personnel, appelé Tamouil chakhsi, la Banque Zitouna finance jusqu’à 100% du montant souhaité. Le montant du crédit est plafonné à 15.000 dinars et dépend de la capacité de remboursement du client. La durée de remboursement s’étale jusqu’à 3 ans.
Pour les professionnels, on retrouve quasiment les mêmes produits que ceux proposés aux particuliers.
Quant aux entreprises, la Banque Zitouna a concocté un ensemble de produits destinés à faire face aux financements de fonctionnement (une bonne dizaine de produits) et aux financements d’investissement (7 produits).
Pour les financements de fonctionnement, on retrouve
- TAMOUIL MISRA destiné à financer notamment les achats de produits agricoles et de pêche en vue de leur transformation, de leur conditionnement ou de leur écoulement en l’Etat.
- TAMOUIL SAFAKAT destiné à financer les achats de matériaux, de fournitures ou tout autre bien tangible relatifs au marché adjudiqué.
- TAMOUIL CHIRAET destiné à financer achats de matières premières ou consommables et à couvrir les gaps de trésorerie liés au besoin de ravitaillement en stocks.
- TAMOUIL SADIRAT destiné à couvrir les besoins à court terme occasionnés par la préparation d’un stock de marchandise destiné à l’exportation.
La banque offre aussi des cautions administratives via deux produits, à savoir « KHITABET DHAMENE » qui délivre une caution pour garantir le paiement des droits de douane de marchandises entreposées dans son local ou celui d’un tiers jusqu’à leur sortie de l’entrepôt ou leur réexportation.
Banque Zitouna à travers « KHITABET DHAMENE », en tant que banque garante, s’engage également à verser une indemnité du montant de la caution au maître d’ouvrage si le client adjudicataire revient sur son offre.
Pour ce qui est des financements à l’investissement, Banque Zitouna à travers la panoplie des produits qu’elle propose, cherche à se focaliser sur la relation de véritable partenariat qu’elle désire construire avec tous ses clients :
Les produits qu’elle propose sont
- TAMOUIL ACHGHAL (Financement de travaux)
- TAMOUIL MOUADDET MEHNIA (Financement d’équipements professionnels)
- TAMOUIL MOUADDET ANNAKL (Financement de matériels roulants)
- TAMOUIL AKKARAT (Financement immobilier)
- TAMOUIL MACHARII (Financement de projet)
- TAMOUIL MACHARII AKKARIYA (Financement promotion immobilière)
- CHAHADAT EL IJAR EL MELI (Certificat de leasing)
Autres produits proposés par la banque, ceux destinés aux placements et investissements.
Ainsi, le produit ISTITHMAR où le client agit en tant qu’investisseur (bailleur de fonds) et la Banque en tant que gestionnaire à travers la technique de Moudharaba. Il s’agit d’une solution de placement alliant sécurité et rentabilité des liquidités où le client autorise Banque Zitouna à investir au mieux ses fonds dans un certain nombre de projets et financements.
Deuxième produit destiné à l’investissement, l’ISTITHMAR MOUAJAH, produit où le client agit également en tant qu’investisseur (bailleur de fonds). La Banque lui permet de choisir le projet dans lequel il désire investir à partir d’une liste de projets potentiellement rentables.
Sa rémunération est potentiellement plus attractive que l’ISTIHMAR, précise la banque.
La Banque Zitouna précise que l’ensemble de ces solutions de financement sont validées par le comité chariâa
Le Maire de la City de Londres en visite en Indonésie |
30/05/2010
Le Maire de la City de Londres, Alderman Nick Anstee, est en visite en Indonésie avec une délégation de hauts responsables économiques.
Dans le cadre de la promotion des relations bilatérales entre les deux pays, il a déclaré « l’Indonésie est le plus important marché islamique au monde et a des atouts uniques à offrir à la communauté financière internationale. Londres est un leader mondial en finance islamique et nous pouvons partager une croissance future significative dans ce domaine en travaillant ensemble pour développer l’infrastructure, financière et matérielle, requise par l’Indonésie. »
KFH reçoit le ministre turc des Finances |
29/05/2010
Le ministre turc des Finances Mehmet Semsic a fait l’éloge de KFH-Turkey, citant cette filiale comme un modèle de coopération entre le Koweït et la Turquie et rappelant qu’elle a connu un succès, une croissance et un développement très important dans une période pourtant très courte.
Il a ajouté que cela est une source de fierté pour le pays, car reflétant les opportunités prometteuses du marché turc. Il a salué l’habileté des hommes d’affaires du Koweït qui s’adaptent à des investissements et des développements financiers variés.
Lancement du site Indian Centre for Islamic Finance (ICIF) |
29/05/2010
L’Indian Centre for Islamic Finance (ICIF) a lancé un site spécial sur la finance islamique. Cette initiative est le fruit de Dr. Fazlur Rahman Faridi, considéré comme l’un des pionniers de l’économie islamique en Inde.
Le site est disponible à cette adresse :
http://www.icif.in/
« L’islam pourrait aider l’Australie à éviter les actifs toxiques » |
28/05/2010
Le Ministre délégué du Trésor, le sénateur Nick Sherry, a déclaré que la croissance de la finance islamique en Australie pourrait aider l’économie à éviter les activités spéculatives nuisibles qui ont répandu les actifs toxiques durant la crise financière mondiale.
« La prohibition par la Charia du pari et de la spéculation signifie que les banques islamiques peuvent utiliser moins de techniques hedging du risque et d’instruments que les banques conventionnelles », a-t-il dit à Sydney.
Il a ajouté, « comme le monde l’a appris à ses dépens, l’utilisation excessive d’instruments de hedging du risque a ammené la montée ‘d’actifs toxiques’ pendant la crise financière mondiale. »
Saudi Electric émettra en 2011 |
26/05/2010
Saudi Electric envisage d’émettre son premier sukuk international, début 2011, a déclaré son vice-président en charge du financement,.
Ahmed Al Jogaiman a indiqué que le prochain sukuk serait vraisemblablement lancé sur le marché international, pour cette entreprise qui connaît un développement de 7% par an en raison d’une population croissante et du développement de nombreux projets, en particulier d’infrastructure, soutenus par le gouvernement.
Jordan Dubai Islamic Bank fait son entrée à la bourse d’Amman |
26/05/2010
Jordan Dubai Islamic Bank a fait son entrée à la bourse d’Amman mercredi 26 mai, à peine 18 mois après que des investisseurs des Emirats ont acheté la majorité des parts dans la banque jordanienne et qu’ils ont changé son nom.
DBS, en retrait partiel du secteur finance islamique à Singapour |
24/05/2010
DBS Group, le plus important fournisseur de prêts d’Asie du Sud Est, se retire partiellement de la finance islamique, conséquence des difficultés que connaît la Cité-Etat, qui fait pourtant, depuis plusieurs années, des efforts soutenus pour promouvoir la finance islamique .
Islamic Bank of Asia, dans laquelle DBS détient 50% du capital, a transféré 10 membres de son équipe de 65 personnes à DBS et a redéployé les autres dans de nouvelles attributions au sein de la banque islamique. Elle devrait se focaliser dans les secteurs de banque d’affaires et de private equity.
Islamic Bank of Asia, la seule banque islamique de Singapour, a subi une perte de 77,1M$ en 2009, pour 725 M$ d’actifs.
Une source a déclaré que la filiale islamique de DBS projetait de se retirer entièrement du secteur des prêts. La banque n’a toujours pas remplacé une partie de son staff, dont son ancien CEO Vince Cook.
Kuwait Finance House Singapore, qui planifiait de lancer des fonds, a récemment dissout son groupe de travail, invoquant une restructuration interne. Cette entité n’a géré aucun fonds depuis son lancement.
Si les autorités de Singapour ont retiré les droits de mutation pour faciliter les émissions de sukuk, peu ont vu le jour. L’année dernière 123,6M$ de sukuk ont été émis en comparaison de 8Mds$ pour la Malaisie.
Arcapita : un prêt de 200 M $ pour se refaire une santé |
24/05/2010
Arcapita a annoncé s’être fait accorder un prêt de 200M$ auprès de Standard Chartered pour renforcer son bilan.
La banque d’investissement localisée à Bahrein a subi une perte de 190M$ en cette moitié d’année.
L’Afrique peut capter 112 milliards de dollars d’obligations islamiques |
24/05/2010
Extraits d’un article paru dans Les Afriques
En moins de 10 ans, le marché mondial des emprunts obligataires de finance islamique (sukuks) a atteint un encours de 112 milliards de dollars.
L’Afrique tient à capter un volume important de ces importantes sommes d’argent débloquées grâce à la promotion de la finance islamique…mais qui ne peuvent l’être que par une expertise bien formée. D’où l’organisation à Saly Portudal, dans la dernière semaine de mai, de la première formation des dirigeants ouest africains de banques et de sociétés d’assurances, en partenariat avec le conseil général des banques et institutions financières islamiques basé à Bahreïn et représentant plus de 120 banques et institutions financières islamiques à travers le monde. Selon Mouhamadou Lamine Mbacké le PDG de l’Institut africain de la finance islamique qui s’est confié aux Afriques, les nouveaux détenteurs de certificats d’assureur islamique et de certificat de banquier islamique sont venus de la Mauritanie,du Mali du Burkina,de la Tunisie et du Maroc. Ils sont désormais outillés pour aider leurs pays à capter ces importants flux financiers que sont les sukuks afin de contribuer efficacement au financement de grands projets de développement.
Ces assises de Saly Portudal ont ainsi posé les jalons d’une stratégie de formation ciblée des décideurs pour rattraper le retard de l’UEMOA en matière de finance islamique, à savoir moins de 1% de part de marché sur les 0100 milliards de dollars que constitue le marché de la finance islamique dans le monde. Il s’agissait donc de réduire l’important déficit d’expertise des « decision makers » d’Afrique de l’ouest.
« Le développement de la finance islamique pourrait retenir Gordon Brown et Christine Lagarde comme ses principaux pilotes » |
24/05/2010
Une des figures charismatiques de l'industrie de la finance islamique depuis l'origine, Khaled Abdulla-Janahi, directeur d'Ithmaar Bank et du groupe Dar Al Maal Al Islami Trust (DMI Trust) a fait une déclaration singulière et d'importance, lors du World Islamic Economic Forum (WIEF) qui s’est tenu à Kuala Lumpur. « L'histoire du développement de la finance islamique future pourrait retenir deux non musulmans comme ses principaux pilotes, à la place de n'importe quelle autre personnalité musulmane. » Khaled a identifié ces deux personnalités qui sont, l'ancien premier ministre et ministre des Finances britannique Gordon Brown, et l'actuelle ministre française des Finances Christine Lagarde.
Le nouveau gouvernement britannique favorable à l'idée d'un sukuk souverain |
23/05/2010
La nouvelle coalition gouvernementale Conservateurs-Libéraux est sur le point de se repencher sur le projet d'émettre le premeir sukuk souverain, selon un banquier britannique qui conseille l'éventuelle émission.
Humphrey Percy, le directeur de Bank of London and Middle East a estimé devant un auditoire de financiers que Mark Hoban, le nouveau secrétaire financier du Trésor, était « préparé à la regarder positivement », après la mise à l'écart de l'idée par le gouvernement travailliste.
« Le précédent gouvernement a conclu qu'ils ne souhaitaient pas la mettre en oeuvre car il demeurait des incertitudes autour des bénéfices pour le gouvernement d'émettre un sukuk », a-t-il précisé.
« La finance islamique doit s'efforcer d'attirer tous les investisseurs », Pdt d'Indonésie |
21/05/2010
Le Président d'Indonésie, Susilo Bambang Yudhoyono, a déclaré lors du World Islamic Economic Forum annuel à Kuala Lumpur, que la finance islamique, en pleine expansion, doit s'efforcer d'attirer tous les investisseurs y compris les non musulmans.
« La finance islamique n'est pas compatible » Gouverneur de la Banque Centrale d'Inde |
21/05/2010
Le Gouverneur de la Banque Centrale d'Inde a déclaré que la banque islamique n'était pas compatible avec le cadre légal du pays. « Nos principes bancaires sont basés sur le paiement d'intérêt aux déposants, » a-t-il affirmé. De la même manière, le partage des profits et des pertes n'est pas compatible avec la protection des déposants qui est le premier principe de la Banque Centrale.
Il a toutefois ajouté que des banques islamiques pourraient avoir leur place à condition qu'une législation séparée entre en vigueur.
Au Gouvernement de Kerala, qui avait décidé de lancer une banque islamique avec des acteurs privés, la Haute Cour a recommandé d’y renoncer.
La finance islamique « pourrait créer des opportunités d'emploi à Londres » |
21/05/2010
Londres jouera un rôle central dans l'expansion future du secteur de finance islamique, a prédit le Prince Andrew.
Le représentant spécial du commerce international et de l'investissement a déclaré, « le Royaume-Uni est déjà le plus important centre pour la finance islamique du monde occidental et le 8ème mondialement. », avant de conclure que la finance islamique « pourrait créer des opportunités d'emploi à Londres »
Accord de couverture entre Barclays et Bank Islam en Malaisie |
20/05/2010
Bank Islam Malaysia Bhd et Barclays Bank plc ont signé un accord de coopération pour couvrir les risques entre les deux banques. « L'accord couvre des solutions de gestion de risque sharia-compliant et formalisera la collaboration déjà établie entre les deux banques », a déclaré Datuk Seri Zukri Samat, directeur de Bank Islam.
Les deux institutions ont fait récemment un deal de finance islamique dans lequel Barclays a agit en tant que contrepartie dans la transaction sous-jacente d'un produit d'investissement, d'un montant de 100M$, que Bank Islam a offert aux clients de Barclays.
Le Premier Ministre de Malaisie veut amener la finance islamique vers de nouvelles hauteurs |
20/05/2010
Les pays musulmans doivent continuer à jouer un plus grand rôle en transformant la finance islamique en un système plus répandu, ce qui est essentiel pour la stabilité économique mondiale de long terme, a souligné le Premier ministre de Malaisie Datuk Seri Mohd Najib Abdul Razak.
« Pour transformer ce secteur de niche en un système bien plus répandu, nous avons besoin d’un cadre réglementaire et d’une infrastructure et d’une architecture appropriés promouvant les marchés de capitaux islamiques, » a-t-il indiqué en discours d’ouverture lors du grand évènement du World Islamic Economic Forum (WIEF) .
Etaient présents plusieurs chefs d’Etat de pays musulmans, tels qu’Abdoulaye Wade, Président du Sénégal, le Sultan de Bruneï Hassanal Bolkia, Dr Susilo Bambang Yudhoyono, Président d’Indonésie, le Premier ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, le Président des Maldives, Mohamed Nasheed et le Président du Kosovo, Dr Fatmir Sejdiu.
« Le Sénégal peut être un hub sous-régional en matière de finance islamique », Mamadou Oumar Dia |
20/05/2010
Article paru dans LeSoleil.sn
En prélude à l’ouverture du séminaire de Casablanca sur le thème de « l’implémentation de services financiers islamiques dans une institution financière », les 2 et 3 juin prochains, le Dr Mamadou Oumar Dia, expert et conseiller du cabinet Fayda Finance Development (Afrique) basé à Casablanca, revient ici sur les avantages de la finance islamique. Le spécialiste considère que Dakar peut constituer un « hub sous-régional » de la finance islamique. Mais il recommande plus de pragmatisme aux autorités.
La finance islamique, on en parle de plus en plus, c’est nouveau et les gens la considèrent comme une alternative à la finance classique. Qu’est-ce qui englobe ce concept de finance islamique ?
C’est une finance éthique. Il y a eu un besoin qui s’est fait sentir de par le monde à la fin des années 1980 et on a parlé de plus en plus des investissements socialement responsables. C’est un concept qui a pris de l’ampleur après l’accident de l’Union carbid à Bhopal et dans le contexte de la conférence de Rio qui a attiré l’attention du monde sur le développement durable. Donc, de plus en plus, les industriels se sont posés la question de savoir si la finalité c’était d’attendre des résultats en fin d’exercice ou est-ce qu’il ne fallait pas donner une chance aux générations futures de profiter des ressources de la nature ? Dans ce souci de durabilité des investissements, des chercheurs se sont penchés sur la question. Mais, la solution était bien là, depuis le Moyen-Age. Il faut rappeler que toutes les religions monothéistes interdisent le « riba », parce que c’est moralement inacceptable de gagner de l’argent par le simple passage du temps. Le Judaïsme l’interdit entre les Juifs, le christianisme aussi l’a interdit. Si bien qu’au Moyen-Age, c’était une activité interdite. C’est seulement en 1917 que l’Eglise catholique a levé l’interdiction absolue de faire dans le prêt à intérêt. En Islam, l’interdiction est formelle, notamment dans la sourate de la vache. Le Prophète (Psl) aussi, dans ses hadiths, l’a rappelé à plusieurs reprises. On a deux sortes de « riba », le riba Nasseya et le riba al Fadl. Le riba Nasseya, c’est celui interdit par le Coran ; et le riba al Fadl, c’est celui qui a été enseigné à l’Humanité par le Prophète. L’idée, c’est de mener des activités rentables et soutenables.
Le monde n’est pas encore sorti de la crise financière internationale dont la finance islamique semble pourtant détenir les clés. Quels sont donc les fondamentaux de la finance islamique ?
La finance islamique est basée sur le principe du partage des pertes et profits selon les enseignements du fiqh al Mouamalat. D’une manière structurelle, la finance islamique ne pouvait en aucun cas être affectée par cette crise financière. Car c’est une crise de la spéculation. Et dans la finance islamique, deux choses sont interdites. C’est la spéculation elle-même et les jeux de hasard. A chaque fois qu’on mène une opération, il faut un actif sous-jacent tangible. Or la crise a été générée par une spéculation sur les produits dérivés. En fait, les ingénieurs financiers ont beaucoup plus travaillé sur les outils et les éléments de mitigation des risques que sur le risque en lui-même. Si bien que dès qu’il y a une asymétrie d’information, il est évident que les choses flanchent. Cela va continuer tant que les règles du jeu seront les mêmes.
Cette finance islamique, quelle est sa vraie particularité par rapport à la finance classique ?
D’abord, c’est sur l’aspect éthique et le souci du développement durable. Dans la finance islamique (comme cela a été recommandé dans la Bible, le Coran et la Thora), il faut aller dans des contrats de partenariats gagnant-gagnant. Mais dans la finance classique, il y a un seul acteur qui gagne dans tous les cas de figures.
Dans la finance islamique, en quoi cette partie responsabilité sociale est aussi importante ?
Elle est essentielle, parce que du moment que le Bon Dieu nous a créés, Il a dit que l’Homme est mon lieutenant sur terre. Cela implique des droits à l’usufruit généré par cette terre, mais aussi des devoirs pour la gestion durable celle-ci. Quant vous déléguez quelqu’un, il est évident qu’il va assumer ses actes dans tous les sens. La projection des acteurs de la finance islamique dans le temps englobe les aspects sociétaux des projets dans lesquels ils s’engagent. Donc cela ne sert à rien de développer un projet qui va anéantir les chances des générations futures à réaliser elles-mêmes leurs ambitions légitimes.
Aujourd’hui, cette finance islamique, elle est appliquée par les pays musulmans ou une portion simplement de pays...
On ne peut pas dire qu’elle est appliquée dans tous les pays musulmans. Mais il est vrai qu’il y a des pays dont les banques centrales s’impliquent, c’est le cas du Pakistan, du Soudan. Mais cela se limite à des aménagements, des compromis positifs. Cela a été le cas à Londres où une banque islamique a vu le jour et qui a profité des aménagements et du pragmatisme des autorités monétaires. Signalons au passage que la première expérience occidentale de banque islamique est née au Danemark. C’est vrai que Londres est connu pour être une place qui fait beaucoup dans l’ingénierie de la finance islamique. Ils ont une démarche spécifique, c’est-à-dire que les ingénieurs financiers conçoivent un produit financier qui pourrait intéresser un marché spécifique, ils font venir des fouqaha, membres d’un charia board, je peux citer le mufti Taqi Ousmani qui est réputé dans le milieu des entreprises cotées à Wall street, et ces derniers valident, amendent ou rejettent le produit. C’est une procédure de validation de projet. L’ingénieur financier élabore le projet, ils le font valider par le Fouqaha et celui-ci dit c’est go ou no go. En fonction de cela, on le commercialise ou on l’arrête.
Quelles sont les contraintes qui empêchent la finance islamique de se développer dans des pays comme le Sénégal ?
L’une des contraintes est d’ordre fiscal. Il faut une fiscalité adaptée. Je donne le cas de la mourabaha qui est un contrat d’achat et de revente. Si une institution financière quelconque voulait monter un projet de mourabaha, il est évident qu’elle ferait face une double taxation comme un droit d’enregistrement double et, éventuellement, une Tva double. Mais ce sont des contraintes auxquelles les autorités sont en train de réfléchir. D’un autre côté, la partie à haute valeur ajoutée de la finance islamique, le sukuk, demande nécessairement la mise en œuvre de Spv (Special purpose vehicules). Ces Spv ne peuvent opérer que dans des juridictions fiscalement efficientes comme le Luxembourg. Dans cette niche, il y a une place à occuper pour le Sénégal. Et on peut parfaitement faire de ce pays un hub pour le développement des Spv ; ce qui permettrait à chaque institution financière qui émet des sukuk de se référer à la place sénégalaise. Parce que quand même, le pays a une stabilité institutionnelle, une monnaie solide et des ressources humaines de qualité. La volonté politique a été clairement exprimée, il faut du pragmatisme pour y arriver.
Mais pour le développement de la finance islamique, les choses bougent quand même au Sénégal...
Il est clair qu’il y a une vision limpide dans ce sens. J’ai vu à quel point le ministère des Finances du Sénégal s’implique pour la vulgarisation de cette nouvelle industrie. Au Sénégal, nous sommes en avance, il n’y a pas de doute, par rapport au monde francophone. Mais il faut qu’on matérialise cet avantage par des actions à même d’amener de la valeur ajoutée à notre pays, particulièrement par l’aménagement de zones franches pour permettre l’implantation des Spv à partir du Sénégal et que les opérateurs puissent y émettre des sukuk. Et pourquoi pas ouvrir un compartiment islamique au niveau de la Brvm, c’est tout à fait possible. Il y a l’Islamic index à Wall Street, il y en a aussi à la Bourse de Londres.
Certains pays rechignent toujours à développer la finance islamique. Ne pensez-vous pas que cela soit par manque de connaissance des enjeux certainement ?
Avec l’explosion du prix du pétrole et le développement des fonds souverains, il y a une manne certaine qui est à la recherche de placements charia-compatible, surtout dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures. Et la zone où la croissance est attendue à ce niveau, c’est sans nul doute l’Afrique sub-saharienne. Cela veut dire qu’il y a un besoin qui est là, une offre de l’autre côté, il faut qu’on développe l’interface, la jonction, cela est faisable. Il n’y a pas de doute que la vision est clairement définie au Sénégal. Mais il faut une mise en œuvre, un pragmatisme.
Ne pensez-vous pas que l’implantation de cette finance islamique en Afrique sub-saharienne ne soit guère facilitée par l’existence des banques classiques qui ont déjà occupé le terrain ?
En fait, une banque classique peut parfaitement développer des produits islamiques, c’est ce qu’on appelle le modèle Windows. Cela a été la démarche de Bnp Paris Bas à Bahreïn. C’est une banque française qui opérait avec des produits classiques, mais qui s’est ajustée dans le marché avec beaucoup de flexibilité, beaucoup de pragmatisme et ils ont développé au pied levé un modèle Windows qui est maintenant un cas d’école. C’est une industrie en construction, peut être même que d’autres modèles pourraient être développés à partir de la place dakaroise, pourquoi pas ?
Par rapport à la vulgarisation de la finance islamique, ne pensez-vous pas que les docteurs en science islamique ont un rôle à jouer ainsi que l’Oci ?
Concrètement, l’Oci a joué un très grand rôle depuis le début. Si les gens parlent de finance islamique de par le monde, c’est en grande partie grâce à Oci. Cette organisation a encouragé la création d’infrastructures (Ifsb, Aaofi...) pour harmoniser et normer cette nouvelle industrie. N’oubliez pas que notre religion est traversée par plusieurs courants ou écoles (Maliki, Hambali, Hanafi, Chafiite et Jaafari) et harmoniser ces courants autour de l’essentiel n’était pas chose aisée.
Aujourd’hui, les Pme peinent à trouver des financements au niveau du système bancaire classique. Est-ce que la finance islamique peut être une alternative pour surmonter cet obstacle ?
Absolument. Mais il va falloir que les Pme aillent de plus en plus sur le marché. Il est vrai que dans le système francophone, en général, on a tendance à se faire financer par le crédit bancaire, ce qui n’est plus le cas dans les pays anglophones. Mais cela va arriver. Il y a un temps de latence linguistique, c’est-à-dire entre le moment où les théories sont élaborées et les pratiques adoptées dans la langue de travail qui est l’anglais et le moment où nous, Francophones, avons l’information. Durant ce temps, les marchés arrivent en maturité. Et du coup, les tickets d’entrée deviennent plus élevés, si bien qu’on éprouve plus de difficultés à utiliser ces nouvelles méthodes de financement. J’ai parlé d’index islamique au niveau de la Brvm, beaucoup d’entreprises sont certainement éligibles à ces types d’investissements qui, au-delà du marché local des capitaux, peut parfaitement drainer d’autres flux financiers qui sont à la recherche de cette cible spécifique. Encore faut-il qu’on vulgarise ces produits. Une fois de plus la vision est claire, mais il faut que la mise en œuvre soit rapide. Il y a des systèmes lents et des systèmes rapides. Et les systèmes rapides finissent par dominer. Le monde est ainsi fait.
A Casablanca, un séminaire va s’ouvrir sur le thème de l’implémentation des services financiers islamiques. Quels sont les objectifs de ce forum ?
Ce séminaire de Casablanca a pour ambition de donner des outils opérationnels aux acteurs des banques commerciales et des institutions de micro-finance, de même qu’aux autorités de régulation. Nous mettrons l’accent sur le fiqh al mouamalat, matrice de la finance islamique. Il est important de rappeler que la charia comprend deux dimensions importantes : l’Ibadah cad, les relations de l’homme avec Dieu et la mouamalat qui organise les relations de l’homme avec son prochain incluant les activités commerciales.
Nous nous attendons, à l’issue du séminaire, de voir fleurir des modèles windows dans les banques et les Imf.
Rappelons que cette nouvelle industrie connait une croissance à deux chiffres au niveau mondial et que le taux de pénétration dans la sous-région n’est que de 1%, vous voyez bien qu’il y a des efforts à faire.
Le Prince Andrew: les instruments de finance islamique, importants instruments pour stimuler les affaires |
20/05/2010
Le Prince Andrew, Duc d’York, a dit que les instruments financiers islamiques sont des outils importants pour trouver la bonne balance entre la prise de risque et la nécessité de fournir du capital pour stimuler les affaires.
« La situation actuelle est bonne, où le pire de la récession mondiale semble derrière et la finance islamique joue sa part pour ramener la finance mondiale sur les rails », a-t-il déclaré lors du déjeuner du World Islamic Economic Forum (WIEF).
Il a estimé intéressant de voir beaucoup de responsables et de directeurs non musulmans assister à des ateliers de travail à Londres et d’apprendre la finance islamique et les bénéfices qu’ils peuvent en tirer pour leurs affaires.
La Banque Centrale de Malaisie prête à lancer de nouveaux instruments pour faciliter la gestion de liquidité transnationale |
20/05/2010
La Bank Negara de Malaisie est prête à lancer des instruments qui faciliteront la gestion de liquidité des institutions financières islamiques entre pays.
Son Gouverneur, Tan Sri Dr Zeti Akhtar Aziz, a insdiqué que les instruments avaient aussi pour finalité d’accroître le niveau de confiance de la finance islamique et de permettre la stabilité dans la gestion des portefeuilles financiers islamiques.
« Nous avons travaillé pendant presque deux années et nous sommes au stade final pour sortir ces instruments, » a-t-elle précisé lors d’une session du 6ème World Islamic Economic Forum.
Malaisie: Première émission d’un sukuk souverain en dollars en 8 ans |
19/05/2010
Le Premier ministre de Malaisie Najib Razak a annoncé que la Malaisie émettra son premier sukuk en dollars en 8 ans, avec des analystes qui estiment qu’il atteindra jusqu’à 1Mds$.
« Je pense que la Malaisie est désormais bien positionnée pour entrer pour la deuxième fois dans le marché international des sukuk », a-t-il déclaré.
La dernière émission en devise internationale du Gouvernement malaisien est intervenue en 2002 pour un montant de 600M$.
L’Agence de Développement Industrielle d’Irlande incite à faire un hub européen |
19/05/2010
IDA Ireland planifie un roadshow au Moyen-Orient dans une stratégie de faire de l’International Financial Services Centre (IFSC) un hub européen pour les banques et les fonds islamiques.
Cette année, le Finance Act a introduit un nombre de mesures fiscales spécifiques destinées à attirer ce segment croissant de la finance mondiale.
L’ancien directeur de la filiale irlandaise de Merrill Lynch, Mike Ryan, qui est devenu le directeur délégué de l’organisme de surveillance financière du Qatar, a récemment tenu des réunions à Dublin avec des firmes, pour leur parler des opportunités de la finance compatible avec la Charia.
L’International Financial Services Centre (IFSC) de Dublin compte à l’heure actuelle 5% des fonds islamiques au monde, soit 20% des fonds établis en dehors du Moyen-Orient.
L’Irlande travaille aussi à des accords sur la double taxation avec les pays du Moyen-Orient tel que le traité signé avec Bahreïn en Octobre dernier.
Aston Business School lance ses programmes en finance islamique |
17/05/2010
Comme nous l'avions déjà évoqué en avant-première il y a quelques temps, Aston Business School lance des programmes à la rentrée prochaine.
Aston Business School, située au cœur de la Grande-Bretagne industrielle, entend répondre à la demande croissante d'experts en finance islamique en lançant des programmes dans ce domaine avec un Master et un Programme doctoral. Les enseignements se dérouleront au sein du nouveau centre de recherche d'1,5M£ dédié à la finance islamique. Ce centre est le fruit d'une donation d'un entrepreneur de Dubaï du secteur des instruments de chirurgie.
Le Master en finance islamique est un programme de 12 mois qui comprendra à la fois des cours en finance conventionnelle et en droit, ainsi que des modules en économie islamique, en droit commercial islamique et en comptabilité islamique.
La Banque Sarasin met en oeuvre une opération de Murabaha de 120M$ pour Noor Islamic Bank |
16/05/2010
Bank Sarasin-Alpen (ME) Limited, filiale de la Banque Sarasin, une des principales banques privées de Suisse, a fait une opération de Murabaha de 120M$ pour Noor Islamic Bank afin de financer les investissements futurs et de gérer le bilan de Noor Islamic Bank. La cérémonie a eu lieu le 4mai au siège de Noor en présence des équipes dirigeantes des deux banques.
Fidelis M Goetz, chef du private banking de la Banque Sarasin, a rappelé que l'activité de gestion de fortune islamique de la Banque Sarasin avait commencé en novembre 2009.
Centuria Capital sponsorise le Forum pour l'investissement en Méditerranée |
16/05/2010
Centuria Capital, spécialiste notamment de la finance islamique, sponsorise le Forum pour l'investissement en Méditerranée, organisé à Marseille le 27 mai
Standard Chartered prévoit de mettre en place 4 Mds $ de sukuk cette année |
16/05/2010
Standard Chartered prévoit de mettre en place 4 Mds $ de sukuk au plan mondial cette année, dépassant ainsi les chiffres de l'année dernière, avec la confiance et le retour de la liquidité dans les marchés de crédit, a affirmé l’un de ses dirigeants, Ahsan Ali, head of Islamic origination.
Inde : "Rien de mal à ce que les musulmans aient une assurance" |
15/05/2010
The Darul Uloom Deoband, un courant sunnite du sous-continent indien, a déclaré qu'il n'était pas permis aux musulmans de travailler dans des banques ou de souscrire des polices d'assurance. Le Ministre des Affaires des Minorités Salman Khurshid s’est inscrit en faux contre de telles affirmations.
« Je suis Ministre des Affaires des Minorités et musulman moi-même. J'ai à la fois un compte bancaire et une assurance. Nous souhaitons développer la communauté et par conséquent ouvrir plus de banques dans les régions avec des minorités, » a-t-il déclaré en réponse.
Interrogé sur la demande de banque islamique dans le pays, Khurshid a dit qu'il revenait à la Reserve Bank of India de prendre position.
Il a ajouté que les pays comme les Etats-Unis ont démarré dans le domaine de la finance islamique et qu'ils ont d'importants dépôts bancaires islamiques, mais cela n'est pas le cas en Inde en raison des contraintes du système bancaire ici.
Les Bermudes scellent un accord de non-double taxation dans le marché off shore islamiques avec Bahreïn |
14/05/2010
Les Bermudes entendent se positionner en tant que place financière islamique off shore de premier plan suite à l'accord avec Bahrein visant à éviter la double taxation.
Cet accord représente un arrangement réciproque entre Bahrein et les Bermudes pour ne pas taxer les revenus rapatriés qu'un individu ou une firme d'un deux deux pays a gagné dans l'autre pays où il a été auparavant taxé.
Algérie : interrogations persistantes sur la finance islamique |
12/05/2010
Paru dans l'Expression (Algérie)
Des banques offrant des produits conformes à la charia veulent s’installer en Algérie.
L’annonce de Abderrahmane Benkhalfa, délégué général de l’Association des banques et des établissements financiers (Abef), concernant l’adoption des principes islamiques dans les pratiques bancaires, vise, entre autres, à attirer de nouveaux capitaux. A l’heure actuelle, près de la moitié de la masse monétaire circule en dehors du circuit officiel contribuant, de la sorte, à alimenter le marché parallèle. Mais le fait que ce soient des banques du Golfe qui inspirent ce changement est de nature à s’interroger sur d’autres visées de ces entités ayant pour objectif de pousser plus loin l’islamisation de la société. Cet empressement à adapter la législation intervient à un moment où rien n’indique encore clairement ce qui est exactement contenu dans le vocable de «finance islamique». C’est, en tout cas, ce qui ressort d’une rencontre organisée récemment à Alger par Salam Bank. Ce n’est pas la première fois que ce dossier est évoqué en Algérie. C’était déjà le cas, il y a un an, à l’occasion du Forum international des finances. A l’époque, c’était la bonne tenue des banques islamiques d’Orient face à la crise financière qui était utilisée comme argument pour plaider en faveur de l’installation des banques arabes en Algérie.
L’un des problèmes qui se pose à la finance islamique est de définir la notion de crédit usuraire. Pour certains, il s’agit aussi de savoir si l’usure est le seul critère disqualifiant la finance du qualificatif d’islamique ou s’il y a d’autres indicateurs à prendre en compte. Ce seraient les gains générés par des mouvement exclusivement financiers, donc excluant le travail, qui seraient illicites. Si le critère est l’usure, la banque serait gagnante car rien ne l’empêche de fructifier l’argent du client qui ne demande rien en retour. En Algérie, même la Cnep a tenté d’instaurer des carnets d’épargne islamiques destinés aux candidats au pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam. Mais l’expérience a tourné court. En tout cas, ce ne sont pas des opérations purement mercantiles qui vont satisfaire les tenants de l’islamisme financier. Pour eux, il faudrait d’abord une volonté de se conformer à l’Islam avant de penser à la nécessité de gagner de l’argent.
C’est ce qu’avait expliqué, lors du Forum international des finances, le responsable du secteur lié à la charia auprès de la banque Abu Dhabi Islamic Bank, qui est en même temps son directeur exécutif, Osaïd Mohamed Adib Kailani. Malgré cette réserve, il s’était montré très optimiste sur les opportunités qui s’offrent à cette institution dans le domaine de la finance islamique. La demande d’installation de cette banque date de décembre 2007. Raïf Moketar Karroubi, son directeur chargé de la stratégie et de la planification avait assuré que cette banque base ses investissements sur le développement de créneaux rentables. Des experts algériens sont aussi des adeptes de la finance islamique à l’instar de Lachemi Siagh, responsable du cabinet d’études Stratégica. Selon lui, c’est le rôle du manager qui est déterminant, car il doit trouver un équilibre entre le business et les croyances.
D’autres pas sont déjà franchis dans l’utilisation de la rhétorique religieuse dans l’économie avec l’introduction de la zakat pour financer la création d’emplois même si rien n’autorise cette pratique puisque les destinataires de cette aumône légale sont clairement définis depuis 15 siècles et que les chauffeurs de taxi n’y figurent pas. Des banques arabes continuent d’utiliser cette rhétorique.
Implantation de la finance islamique en Tanzanie |
10/05/2010
Deux banques commerciales de Tanzanie ont introduit des produits de finance islamique. Les deux banques pionnières dans ce domaine sont Stanbic Bank et the National Bank of Commerce.
Le ministre des Finances et des affaires économiques Mustafa Mkulo qui a lancé ce mode de financement la semaine dernière, a dit apprécier ce système. Il a toutefois appelé les banques à éduquer leurs clients pour leur permettre de bénéficier des avantages de cette finance en pleine connaissance de cause.
Le ministre a évoqué la satisfaction du Gouvernement pour l'introduction de tels produits et a révélé que d'autres banques avaient demandé l'obtention de l'autorisation pour développer de tels produits.
Gulf Finance House (GFH) accuse une perte de 7,5M$ au premier trimestre, mais bien moindre que l'année passée |
10/05/2010
Gulf Finance House (GFH), qui a reporté une perte nette de 607M$ en 2009, a fait part dimanche d'une perte nette de 7,5M$ pour le premier trimestre 2010, comparé à une perte de 37,7M$ en mars 2009.
« Les coûts d'opération ont été réduits de 45% ce semestre » est-il indiqué dans le communiqué. Les revenus sont passés de 49,5M$ en 2009 à 18,5M$ cette année.
Le programme de finance islamique d'Edcomm Banker’s Academy révisé |
10/05/2010
Edcomm Banker’s Academy a révisé son programme de formation en finance islamique. Il s'agit d'un programme de formation à distance via l'informatique qui apprend aux participants les préceptes de la finance islamique. Edcomm Banker's Academy est une entreprise de conseil qui fournit des solutions à distance en matière d'éducation depuis New York.
Fermeture du frontierAlt Oasis Canada Fund |
10/05/2010
À partir de vendredi 7 mai, plus aucune part du frontierAlt Oasis Canada Fund ne pourra être distribuée. Son gestionnaire, frontierAlt Oasis Funds souhaite fermer le fonds dès le 30 juin prochain. Le fonds était un des rares produits à suivre les principes de la gestion islamique au Canada.
Le directeur de Saudi Home Loans devient CEO de Bank of Queensland |
10/05/2010
Le fournisseur régional de prêts en Australie, Bank of Queensland, vient de nommer Ewan Cameron comme directeur financier, après que celui-ci a été directeur de Saudi Home Loans.
Cette dernière est une compagnie spécialisée dans les prêts hypothécaires islamiques en Arabie Saoudite.
A.M. Best lance une nouvelle publication en Takaful |
06/05/2010
L'agence de notation, A.M. Best, a lancé une nouvelle revue spécialisée en Takaful, lors de la World Takaful Conference tenue à Dubaï récemment. Cette publication inclut des détails de la méthodologie de notation d'AM Best appliquée aux compagnies de Takaful, des risques-pays, et des commentaires des marchés Takaful notamment.
Liverpool Hope University lance le premier MA en études islamiques contemporaines |
06/05/2010
Liverpool Hope University s'apprête à lancer le premier master de recherche (MA) en études islamiques contemporaines du Royaume-Uni.
« Le nouveau master consistera en 6 modules incluant, l'islam et l'Occident, la finance islamique, l'économie islamique, le management islamique et les structures d'organisation, les femmes dans l'islam et le discours musulman et les medias avec des cours optionnels incluant l'arabe » a dit le Professeur Greaves.
Les cours de finance islamique seront assurés par l'équipe enseignante de Hope Business School.
Premier fonds d'investissement islamique en Corée du Sud |
06/05/2010
The Financial Supervisory Service de Corée a approuvé le premier fonds d'investissement islamique qui opère en stricte conformité avec les préceptes de la charia.
The Yurie Shariah Compliance Korea Index développé par Yuri Asset Management a investi dans 78 entreprises conformes à la Charia.
Perte de profit de 46% pour DIB |
05/05/2010
Dubai Islamic Bank (DIB) a déclaré que ses profits avait diminué de moitié (46%) ce trimestre. Pour la même période, elle est passé de 100M$ en 2009 à 55M$ en 2010.
La BID favorable à une plus grande coopération avec l'Inde |
05/05/2010
La Banque islamique de développement a annoncé des plans d'étendre sa coopération et d'approfondir sa relation bilatérale avec l'Inde en matière d'éducation et de formation.
Ces projets interviennent dans le cadre d'un programme d'assistance spéciale de la BID dans lequel les institutions musulmanes indiennes ont été les principaux bénéficiaires.
D'avantage de non musulmans enthousiastes par la finance islamique |
04/05/2010
Dr Zeti, Gouverneur de la Banque Centrale de Malaisie, a déclaré lors d'un dîner du 7th Islamic Financial Services Board Summit que la finance islamique n'était plus restreinte aux musulmans mais qu'elle s'étendait de plus en plus aux non musulmans.
« Les banques islamiques doivent jouer un rôle dans l'industrialisation des nations musulmanes », Dr Mahathir |
04/05/2010
Les banques et institutions financières islamiques doivent jouer un rôle dans l'industrialisation des nations musulmanes pour être capables de faire face aux futurs défis du système financier mondial. Cette déclaration est issue de Tun Dr Mahathir Mohamad, ancien premier ministre de Malaisie, lors d'une cérémonie à Bahrein.
« Les banques islamiques doivent jouer un rôle encore plus agressif et important que les banques conventionnelles » alors qu'il n'existe pas un seul pays musulman pleinement industrialisé a-t-il dit.
Le Luxembourg assure la promotion de sa place financière au sommet annuel de l'IFSB |
02/05/2010
Le Luxembourg, premier pays européen à être devenu membre de l'Islamic Financial Services Board (IFSB) à Bahrein, tient un stand d'exposition visant à promouvoir sa place financière en matière de finance islamique.
Ce showcase intervient en parallèle au 7ème sommet annuel de l'IFSB qui a pour thème « l'architecture financière globale: les défis pour la finance islamique » sous l'égide de la Banque Centrale de Bahreïn.
Yves Mersch, gouverneur de la Banque centrale du Luxembourg, participe à ce sommet.
Koweït: érosion des bénéfices de la première banque islamique |
02/05/2010
Kuwait Finance House, la première banque islamique de l'émirat, a annoncé dimanche dans un communiqué un bénéfice pour le premier trimestre 2010 en recul de 21,3% après avoir effectué des provisions pour faire face à des créances douteuses.
KFH a dégagé 107,3 millions de dollars de bénéfices entre janvier et mars contre 136,5 millions de dollars pour la même période de 2009. Pour l'ensemble de l'année dernière, les bénéfices de la banque ont reculé de 24% à 412,7 millions de dollars.
Le président et directeur exécutif de la KFH Bader al-Mukhaizeem a indiqué que sa banque continuera à constituer des provisions pour se prémunir contre les conséquences de la crise financière internationale.
Les avoirs de la KFH ont atteint le 31 mars 40,5 milliards de dollars contre 37 milliards de dollars à la même date de 2009, soit une augmentation de 11%.
Les dépôts ont augmenté de 7% à 25 milliards de dollars.
Malaisie et Angleterre : ensemble pour promouvoir les opérations islamiques |
30/04/2010
Les banques islamiques de Malaisie et d'Angleterre sont tombées d'accord pour accentuer la collaboration en matière de liquidités islamiques entre les deux pays, rapporte Association of Islamic Banking Institutions Malaysia (AIBIM).
Cette décision intervient suite à l'atelier de travail de deux jours réunissant des trésoriers malaisiens et britanniques qui s'est déroulé le 12 avril à Londres. Cet événement a regroupé 40 trésoriers des deux pays, avec le soutien de la Bank Negara de Malaisie.
Les sukuk bloqués au parlement coréen |
29/04/2010
Lee Yul-hee, le responsable de l'équipe de finance islamique de la Korea Investment & Securities, se montre embarrassé, lorsque des investisseurs musulmans lui demandent quand les changements fiscaux promis entreront en vigueur. En effet, le Gouvernement coréen a promis l'année dernière que les blocages empêchant les émissions de sukuk seraient levés.
La raison de l'embarras de Lee est que les modifications législatives et fiscales proposées sont bloquées à l'Assemblée nationale par les activistes coréens qui prétendent que les sukuk sont utilisés à des fins de financement du terrorisme.
Plusieurs églises protestantes ont notamment fait du lobbying contre ce projet de loi, qui avait été présenté par le ministre des finances coréen, arguant que 5% des montants des ventes de sukuk était utilisé dans du financement de terrorisme. La commission des Finances du parlement n'a donc pas pu étudier ce projet de loi qui a été ainsi bloqué en amont.
Finance islamique : Un centre de recherche et de formation va s’ouvrir à Dakar |
29/04/2010
Le guide de la communauté chiite Mozdahir, Chérif Aly Aïdara, a annoncé l’ouverture très prochaine d’un centre de recherche et de formation en finance islamique. « Nous allons ouvrir à très court terme, à Dakar, un centre de recherche et de formation en finance islamique. Ce centre dispensera, entre autres, des modules de formation et de perfectionnement en finance islamique », a-t-il déclaré en marge de la cérémonie de remise de diplômes à 35 techniciens récipiendaires.
Ces derniers provenant de diverses structures privées comme publiques ainsi que des particuliers, ont été initiés aux arcanes de la finance depuis l’année dernière par un économiste iranien et ont reçu leur parchemin le week-end dernier. La cérémonie a eu pour cadre le siège de l’Institut Mozdahir international à Ngor. Une occasion pour Chérif Mohamed Aly Aïdara de revenir sur la capacité de la finance islamique à pallier les limites du système bancaire classique, comme l’a démontré la dernière crise financière qui a secoué la planète. Selon le guide de la communauté chiite Mozdahir, l’avenir est à la finance islamique pour résoudre les problèmes de l’humanité.
Master de finance islamique à Edinbourg |
29/04/2010
L'Université Dundee lance un master en finance et comptabilité islamiques. Omar Shaikh du Islamic Finance Council a déclaré « c'est une formidable opportunité pour les étudiants écossais d'étudier la finance islamique en Ecosse. La formation est extrêmement importante si nous voulons réaliser l'ambition de faire de l'Ecosse et du Royaume-Uni un carrefour mondial pour la finance islamique.»
Australie : « ne pas empêcher l'expansion des produits de banque, d'assurance et de finance islamiques » |
29/04/2010
Le Ministre pour les Services Financiers d'Australie, Chris Bowen, a déclaré être en train d'examiner la loi fiscale dans ce pays « pour s'assurer que, dès que possible, ils [les membres du Gouvernement] n'empêcheraient pas l'expansion des produits de banque, d'assurance et de finance islamiques. »
Chris Bowen a fait cette annonce lors d'un grand événement aux Emirats, conjointement organisé par the Australian Business Group of Abu Dhabi et the Australian Business Council of Dubai, avec le soutien de la Chambre de commerce et d'industrie d'Abu Dhabi.
La JAK, banque suédoise sans intérêts |
29/04/2010
Article d'Abdel-Maoula Chaar de l'ESA, qui se fonde sur l'article « How interest-free banking works - The case of JAK » qu'Ana Carie a publié dans le second numéro du Festa Review.
Une banque qui ne pratique pas l'intérêt ! Rien de bien nouveau en ces temps où la finance islamique a popularisé le concept d'interdiction de la Riba. Le fait que la banque se trouve en Suède soulève la curiosité. Le cas devient vraiment intéressant lorsqu'on apprend que cet établissement n'est lié en rien à la finance islamique.
La JAK Medlemsbank (1) est une sorte de coopérative virtuelle qui permet à ses 21 000 membres d'obtenir des prêts sans intérêts. Pour cela, la banque a proposé à ses adhérents d'y déposer gratuitement leur argent et a créé un système de « points d'épargne » qui permet d'équilibrer les prêts et les dépôts.
Ces points d'épargne sont obtenus en créditant les comptes. Ils sont calculés en multipliant la somme d'argent épargnée par le nombre de mois d'épargne et un facteur d'épargne qui dépend du type de compte dans lequel la somme est déposée. Un compte à vue, par exemple, bénéficie d'un facteur d'épargne de 0.7. Si 100 dollars sont déposés pendant 6 mois dans un tel compte, 420 points d'épargne (100x6x0.7) sont générés. Chaque point permet à son tour d'emprunter 1$ pendant un mois. 420 points d'épargne permettent ainsi d'emprunter 420$ pendant un mois ou 210$ pendant deux mois ou 140$ pendant trois mois, etc. Chaque adhérent peut décider la valeur de la somme qu'il désire emprunter et la durée du prêt.
Les membres de la JAK peuvent aussi demander un prêt additionnel. Pour cela, les points déjà obtenus vont être multipliés par un facteur qui va déterminer un volume total de points d'épargne qui sera utilisé. Les 420 points de l'exemple précédent se transformeront en 5 880 points si un facteur de 14 est utilisé. Le détenteur du compte pourra donc emprunter 1 960$ pendant trois mois au lieu de 140$.
Les traites de ces prêts sont structurées d'une façon telle que l'emprunteur accumule les points d'épargne qu'il a utilisés en surcroît lorsqu'il paye son emprunt. Les paiements comprennent également une tranche de dépôt qui permet à l'emprunteur de disposer d'un compte créditeur à la fin de la période de remboursement. La JAK permet ainsi à ses membres de contracter des emprunts sur la base de leur capacité réelle à épargner. Ce système est tellement efficace que la JAK a la réputation d'être la banque la plus sûre de Suède.
Reste le pourquoi de l'affaire. Ces prêts sont le seul service qu'offre la JAK. Il est donc nécessaire d'avoir un compte dans une banque traditionnelle pour bénéficier des services bancaires usuels. Alors pourquoi recourir à ce système compliqué alors qu'il est beaucoup plus simple de signer quelques papiers et de pouvoir disposer librement de pratiquement n'importe quelle somme ? Pour les membres de la JAK ,leur banque est plus qu'un instrument d'intermédiation. À leurs yeux, elle constitue un vecteur de changement économique. À preuve : la banque a créé des comptes spéciaux qui permettent aux membres d'accumuler des points d'épargne au profit d'entreprises locales. Bien sûr, les personnes qui contribuent à ces comptes ne sont pas rétribuées directement par de l'intérêt, mais elles bénéficient quand même d'un retour sur investissement qui les satisfait. Elles affirment ainsi que les projets qu'elles subventionnent permettent d'améliorer la situation économique et sociale des régions où elles résident et qu'elles profitent très concrètement de ce changement. Ce discours et l'expérience de la JAK tendent à prouver que la responsabilité sociale n'est pas uniquement un concept abstrait.
Les créanciers votent pour la dissolution du sukuk de Saad Group |
28/04/2010
Les créanciers ont voté pour la dissolution d'un sukuk de 650M$ émis par la filiale d'Arabie Saoudite du Saad Group. Ce sukuk avait été émis le 15 mai 2007 sous le nom de Golden Belt 1 sukuk.
La finance chrétienne a désormais son indice |
28/04/2010
A l’image des indices respectant les principes de la charia, la société Stoxx lance le premier indice conforme aux valeurs chrétiennes : le Stoxx Europe Christian Index. Certains secteurs d’activité, comme l’armement ou les jeux d’argent, sont exclus.
On connaissait la finance islamique avec ses produits et ses banques spécifiques. Voici venue la finance chrétienne. Du moins sa toute première gestation avec le Stoxx Europe Christian Index, premier indice d’actions européennes conformes aux valeurs chrétiennes. Emis par le fournisseur d’indices Stoxx et issu du Stoxx Europe 600 Index, il est composé de quelque 553 valeurs sélectionnées par un comité d’experts intégrant des représentants du Vatican.
Le choix des titres se fait selon le principe de l’exclusion, les sociétés sélectionnées ne devant tirer parti ni de la vente d’armes, ni de la pornographie, de la contraception ou encore des jeux d’argent. Aucune valeur ne doit peser à elle seule plus de 20 % du poids de l’indice, dont la composition sera revue deux fois par an. Une vingtaine de valeurs françaises dont LVMH, Pernod
Le Mufti de Syrie souhaite renommer la finance islamique en « finance participative » |
25/04/2010
Le Mufti de Syrie, Dr Ahmed Hassoun, parle de renommer la finance islamique en tant que « participative », causant une levée de boucliers dans le monde de la finance islamique. Il justifie son appel pour modifier la dénomination, par sa crainte de voir dans le futur des « banques juives » ou des « banques chrétiennes », puisque actuellement des voix se font entendre pour établir des « banques hindoues. »
En ce qui concerne la question de la présence des sharia scholars dans de multiples boards, il conçoit que des aspects positifs en ressortent tels que l'expérience, mais il évoque aussi une fracture générationnelle qui survient entre ceux-ci et l'énergie de nouvelles générations qui ne s'accorde pas avec la vision des Sharia scholars. Il préconise, de la même façon, que des professeurs d'Université ne puissent encadrer un nombre trop grand de thèses en même temps et que les sharia scholars n’interviennent que dans un nombre restreint de conseils de supervision.
Agrément de la première banque islamique en Allemagne |
25/04/2010
L'Autorité fédérale des services financiers (la BaFin) allemande a accordé une licence à Kuveyt Turk Participation Bank, une des quatre banques (islamiques) dites « participatives. »
Kuveyt Turk Participation Bank est détenue majoritairement par Kuwait Finance House (KFH) à hauteur de 62%. La Banque islamique de développement a aussi 9% des parts.
Cette licence reste toutefois limitée et il n'est pas encore fait état publiquement de ses prérogatives pour cette banque de Francfort.
IFC reçoit le prix du sukuk le plus innovant |
24/04/2010
IFC, membre de la Banque Mondiale, a annoncé avoir reçu 'the EMEA Finance Most Innovative Islamic Bond Deal award' pour son sukuk Hilal Sukuk de 100M$.
Le 21 octobre 2009, IFC est devenu la première institution financière non-islamique à émettre un sukuk au Moyen-Orient.
Le sukuk IFC est noté AAA, libellé en dollars, avec une maturité de 5 ans, qui suit la structure commune des sukuk pour devenir un précédent pour des investissements similaires.
En début 2008, IFC a formé un groupe de travail sur la finance islamique pour développer une approche stratégique aux activités de finance islamique. Les efforts de ce groupe de travail et l'expansion des bureaux au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ont contribué à la constitution d'un portefeuille de plus de 190M$ en prêts et participations dans la région. L'IFC a aujourd'hui la capacité de soutenir un programme de financements islamiques de projets, basé par des émissions de sukuk chaque année ou tous les deux ans.
Le russe VTB renoue avec son plan de sukuk |
24/04/2010
VTB Bank, le deuxième groupe financier russe, renoue avec sa volonté d'émettre un sukuk qui avait été précédemment ajournée, suite au défaut de Dubai World dans ce marché.
L'émission devrait toutefois n’être que de 200M$, un montant légèrement inférieur à l’objectif initial de 300 M$. VTB a montré un intérêt pour les sukuk dès mars 2009 et ouvert un bureau à Dubai à ce moment.
La carte bleue "islamique" divise au Canada |
23/04/2010
Extraits d’un article paru dans Le Monde
Une carte bancaire "islamique", dont UM Financial, modeste institution financière de Toronto, a annoncé le lancement au Canada puis aux Etats-Unis, inquiète, y compris les musulmans modérés.
La carte iFreedom Mastercard, proposée à tous les Canadiens, musulmans ou non, a été déclarée "conforme aux lois islamiques" par des experts de cette communauté, affirme le président d'UM Financial, le Canadien Omar Kalair. La charia "autorise le commerce mais pas l'usure", rappelle-t-il. De ce fait, ses clients potentiels "laissent dormir leur argent dans les comptes courants des cinq grandes banques du pays" car ils renoncent à des cartes de crédit, des prêts immobiliers ou des investissements financiers, à cause des intérêts sur dépôts ou prêts interdits par leur religion.
La Société canadienne d'hypothèque et de logement a estimé, fin janvier, qu'il n'y avait pas de raison d'empêcher des institutions privées d'offrir ce type de produit bancaire qui respecte les normes nationales.
L'innovation n'est toutefois pas du goût de tout le monde. Le Congrès musulman du Canada, qui dit représenter les progressistes de la communauté, estime que de tels services financiers risquent de marginaliser les musulmans. Le fondateur du Congrès, Tarek Fatah, y voit même la marque d'un "front financier du mouvement islamiste" qui abuse de la foi des plus vulnérables et les menace "d'aller en enfer s'ils font affaire avec des non musulmans".
Cette carte "islamique", qui devrait être lancée aux Etats-Unis d'ici la fin de l'année, selon M. Kalair, est une carte prépayée, avec un plafond de 6 000 dollars canadiens (4 500 euros), sans intérêt, ni frais mensuels ou de transaction. Elle coûte 50 dollars pour deux ans, avec des avantages, dont une ristourne de 1 % en argent sur les achats de plus de 100 dollars et des rabais sur les vols de la compagnie aérienne des Emirats arabes unis, Etihad Airways.
Les Qataris dans la banque tunisienne Zitouna |
22/04/2010
L’augmentation de capital (35 millions de dinars au lieu de 30 millions) de la Banque tunisienne Zitouna et la cooptation d’un nouvel administrateur directeur général ont pour objectif de valoriser la banque pour l’ouvrir à des capitaux opérant dans la finance islamique, notamment en provenance des pays du Golfe.
Lors de la conférence sur la finance islamique organisée le mois dernier à Paris, conjointement par des banques françaises et le Qatar Islamic Bank ainsi que la Qatar Investment Authority (QIA), le PDG de ce fonds souverain, cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani-également premier ministre et ministre des Affaires étrangères, a indiqué tout l’intérêt que porte son pays à la finance islamique dans les pays du Maghreb. Il a cité, comme exemple concret, la Banque Zitouna, dont le principal actionnaire est Sakhr El Materi, gendre du président Zine El Abidine Ben Ali.
Rappelons que Sakhr El Materi a, dans un souci de rapprochement avec les courants islamiques, créé la chaîne de radio Zitouna, consacrée aux programmes religieux.
Délégation du MIFC aux Emirats et en Arabie |
22/04/2010
The Malaysia International Islamic Financial Centre (MIFC), l'organisme de promotion de la finance islamique mis en place par les autorités de Malaisie, démarre la semaine prochaine un roadshow pour promouvoir la Malaisie comme hub de la finance islamique.
Une importante délégation de 50 personnes, comprenant des régulateurs, des gérants de fonds et d'autres acteurs de l'industrie, a été constituée pour ce faire.
« L'approfondissement des relations économiques et commerciales entre les Emirats/l'Arabie Saoudite et la Malaisie fournira des opportunités aux acteurs de Malaisie pour offrir des financements, des levées de fonds et d'autres services, » a déclaré le Vice-Gouverneur de la Banque Centrale.
Fusion entre Al Baraka et Emirates Global Islamic Bank au Pakistan |
21/04/2010
Le groupe Al Baraka et Emirates Global Islamic Bank s'apprêtent à fusionner leurs activités au Pakistan, créant une banque dotée de 582M$ d'actifs.
La nouvelle entité sera nommée Al Baraka Bank Pakistan.
Emirates Global Islamic Bank a commencé ses opérations au Pakistan en 2007. Ses principaux actionnaires sont the Emirates Investment Group (EIG) et Al Rajhi Investment Group.
La note du Crédit Libanais réaffirmée |
21/04/2010
Capital Intelligence (CI), l'agence de notation internationale, a annoncé avoir réaffirmé la note du Crédit Libanais à B, en raison d'une grande capacité de résilience à la crise financière.
Crédit Libanais, un des principaux acteurs dans le domaine du crédit et des cartes de crédit du marché domestique, est une banque universelle qui offre un grand nombre de produits et de services incluant la banque de détail, le leasing et la banque d'investissement. Elle a un réseau fort de 62 guichets, deux banques à Chypre et à Bahrein, une filiale au Sénégal et un bureau de représentation au Canada pour les expatriés libanais. Le Crédit Libanais a mis en place une filière de banque islamique au Liban en 2006 avec un capital de départ de 20M$.
Ithmaar Bank reçoit l'agrément de la Banque Centrale de Bahrein |
21/04/2010
Ithmaar Bank, dont nous avions déjà évoqué la transformation en banque unique avec la fusion de Shamil Bank et d'Ithmaar, a annoncé avoir reçu l'agrément de la Banque Centrale de Bahreïn pour une telle transformation. Son Président est le Prince Al Faisal.
Elle deviendra ainsi sans doute la principale banque islamique de détail du Golfe.
Abu Dhabi Islamic Bank: profit record de 80M$ |
20/04/2010
Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB), la principale banque islamique des Emirats dans le domaine du prêt en termes d'actifs, a rapporté son profit trimestriel. Celui-ci atteint le montant record de 80M$, soit 4 fois le chiffre obtenu en 2009.
Sur-souscription du Sukuk Ijara de la Banque Centrale de Bahrein |
20/04/2010
La Banque centrale de Bahrein a annoncé la sur-souscription de l'émission mensuelle du sukuk Ijara de plus de 310%.
Il s'agit de l'émission n°56 de la série de sukuk Ijara.
Article sur la Finance islamique en France dans la presse étrangère |
19/04/2010
Extraits d'un article d'Habib Trabelsi paru dans le presse étrangère Saudiwave
La France, proclamée en Novembre 2008 comme un « havre » pour la finance islamique, est considérée « trop lente » pour mettre en oeuvre ce type de financement, malgré l'enthousiasme qu'elle a généré dans les milieux politique, financier, professionnel et académique.
En mars dernier, 7 intervenants, incluant deux universitaires d'Arabie, ont pris le virage lors du « Forum franco-saoudien pour le dialogue entre civilisations » tenu à la Sorbonne, pour examiner les fondements de la finance islamique.
Alain Couret, professeur de droit à Paris 1 a montré qu' « il n'y avait pas de fossé entre la finance islamique et le droit français, en respectant sa nature laïque, puisqu'il est d'essence chrétienne et qu'il porte les traces des prohibitions communes aux religions monothéïstes, incluant celle de l'usure, et de la spéculation, et qu'elle soutient l'idée de partage, avec la France qui est un pays d'assurance et de plans de mutuelles complémentaires. »
« A travers la finance islamique, nous pouvons trouver les fonds nécessaires pour aider les PME et fournir une bouffée d'oxygène », a déclaré Anouar Hassoune, Vice-président de Moody’s et enseignant à l'Université Paris-Dauphine.
M.Hassoune a souligné les engagements pris dans le sens de l'intégration de la finance islamique en France, particulièrement la création de l'Institut Français de la Finance Islamique (IFFI), présidé par Hervé de Charette, ancien ministre des Affaires étrangères et Président de la Chambre franco-arabe.
Hadi El-Assaad, conseiller du président de l'IFFI, a prolongé la discussion lors d'un dîner-débat tenu le 13 avril par le Club des Exportateurs de France. « La finance islamique est relativement inconnue en France, mais cette ignorance est due à un manque de communication et d'information, tout comme des incompréhensions entre la finance islamique et l'islamisme, entre la finance islamique et la laïcité, entre la finance islamique et les valeurs républicaines, » a-t-il dit lors d'un débat sur le thème « la finance islamique en France: quelles solutions pour les PME? »
Assurant que « l'administration française est trop lente », l'ancienne Premier Ministre Edith Cresson, a recommandé que les PME « agissent directement avec les investisseurs (étrangers) » et qu'elles « n'attendent pas » la mise en oeuvre de la finance islamique sur le marché de Paris.
« La montre avance. Il est inutile de faire le piquet devant les usines lorsqu'elles ferment. Un jour il n'en restera plus. Nous avons des PME innovantes, avec des projets fabuleux et technologiquement formidables mais qui manquent de moyens. Nous devons surmonter les blocages de l'administration et » by passer » le système. Je ne vois pas d'autres solutions alternatives que d'aller de l'avant et de collecter des fonds », a-t-elle affirmé fermement.
Tunisie-Valeurs crée un Fonds Commun de Placement Halal |
19/04/2010
Intervenant à la table ronde organisée par des universités tunisiennes sur la finance islamique, Fadhel Abdelkefi, directeur général de Tunisie-Valeurs, a notamment annoncé la création d’un Fonds Commun de Placement (FCP-El Kaouther) respectant les préceptes de la Chariaa islamique.
Il a expliqué que la création de ce type de FCP répond au fait que plusieurs clients retirent leurs fonds de placements en Bourse pour des considérations religieuses et préfèrent les déposer sur des comptes bancaires sans intérêts («Li Rahat El Bel» ).
Tunisie-Valeurs a fait appel au Cheikh Mokhtar SALLAMI pour la sélection des valeurs pouvant faire partie du portefeuille de placement du FCP EL KAOUTHER. 17 valeurs ont ainsi été considérées comme éligibles à ce type de FCP compte tenu de leurs activités et de leurs structures financières (importance de l’endettement bancaire).
[Webmanagercenter.com]
Egypt Saudi Finance Bank change de nom pour Al Baraka Egypt bank et investira 620 M$ |
19/04/2010
Al Baraka Banking Group (ABG) de Bahreïn a annoncé qu'il avait changé le nom d'Egypt Saudi Finance Bank et qu'il investira 3,4 milliards LE (617,5 millions de dollars) pour étendre ses opérations.
La banque islamique, basée au Caire, dans laquelle ABG détient une participation de contrôle, sera désormais connue sous le nom d'Al Baraka Egypt Bank.
Le directeur général d'ABG, Adnan Yousif, a annoncé qu'Al Baraka Egypt Bank mettra en place 100 millions LE (18,2 millions de dollars) de fonds conformes à la charia pour financer l'achat de terrains par des clients à revenus intermédiaires.
Le montant pourrait augmenter à 500 millions LE (90,8 millions de dollars) pour satisfaire la demande, ajoute la même source.
Un fonds de taille similaire pourrait être lancé pour financer des biens de consommation comme les voitures ou les appareils ménagers.
« La philosophie de la banque est d'être un acteur principal dans l'économie nationale et d'offrir des produits de détail à une large base de clients », a déclaré Ashraf Ghamrawy, DG d'Al Baraka Egypt Bank.
La banque islamique pour les consommateurs est à « l'âge de pierre », Head of IF de Barclays |
18/04/2010
La banque de détail islamique en est à « l'âge de pierre » puisque beaucoup d'institutions faillissent à fournir des services sharia-compliant adaptés.
Seule « une poignée de simples » produits, tels que des comptes d'épargne, des prêts islamiques et des cartes de crédits, sont disponibles pour les 1,6Mds de musulmans, a déclaré le Head of Islamic Finance Products de Barclays, Harris Irfan, basé à Dubaï.
Des cours pour les cadres délivrés par la Qatar Faculty of Islamic studies (QFIS) |
15/04/2010
The Qatar Faculty of Islamic studies (QFIS), membre de la Qatar Foundation, conduit la seconde série de cours de son Training Executive Programme pour l'année 2009-2010. Celle-ci est organisée en conjonction avec la Qatar Finance and Business Academy (QFBA), une initiative conjointe du Qatar Financial Centre et de la Qatar Foundation, dont le but est de devenir le centre du savoir financier du Golfe en 2013 et un benchmark mondial en 2015.
Le 28 mars, le premier cours a été introduit par Dr Monzer Kahf, professeur de finance islamique à QFIS. Il était intitulé « les fondamentaux de la banque et de la finance islamiques. » Les participants venaient des marchés financiers, des banques et d'organismes non-financiers tels que la Qatar Foundation, Qatar Financial Centre Regulatory Authority (QFCRA), Law Offices of Gebran Majdalany, Qatar Islamic Bank, et BNP Paribas.
Le second cours délivré par Dr Tarikullah Khan, également professeur de finance islamique à QFIS, était focalisé sur les marchés de capitaux et de sukuk.
Cheikh Mokhtar Sellami, président du comité de Supervision chariatique de la Banque Zitouna |
15/04/2010
Les spécialistes de la finance islamique étaient curieux de connaître la composition du comité de supervision charatique de la Banque Zitouna et le nom de son président. La décision est prise. C’est le Cheikh Mohamed Mokhtar Sellami, ancien Mufti de la République, mais aussi conseiller auprès de nombre d’instances arabes similaires qui a été choisi pour remplir cette charge. A ses côtés, siègeront deux autres éminents spécialistes à savoir les Drs Ezzeddine Khouja et Abdessatar Khouildi.
Par ailleurs, Cheikh Sellami préside actuellement le comité Chariaa de l’Islamic Financial Service Board, l’organisation spécialisée qui regroupe nombre de gouverneurs de banques centrales dans les pays islamiques. Le choix de la Banque Zitouna a été salué par la communauté de la finance islamique comme un hommage à l’érudit tunisien qui fait référence à l’échelle mondiale et une grande marque d’attention aux respect des règles à la fois les plus rigoureuses et les plus modernes de l’islamic banking.
Une entreprise suédoise lance le premier indice fondamental Sharia |
14/04/2010
Le gérant suédois Informed Portfolio Management (IPM) annonce avoir développé le premier portefeuille sharia-compliant basé sur une méthodologie d'indice fondamental. Cette initiative, à destination de Sedco Group localisé en Arabie Saoudite, se base sur un portefeuille Sharia-compliant international utilisant le FTSE Research Affiliates Fundamental Index (Rafi). Elle rejoint ainsi la série des IPM Rafi Funds où on trouve les investissements de beaucoup d'investisseurs institutionnels européens majeurs.
La 'Fundamental Index methodology' est une approche unique de construction de portefeuille, dans laquelle les poids des indices sont déterminés par les mesures fondamentales des caractéristiques de l'entreprise (le cash-flow, la valeur comptable, les dividendes et les ventes), au lieu d'être fondé sur les prix et la valorisation.
Une banque de microfinance islamique au Nigeria |
14/04/2010
La première banque de microfinance islamique du pays, Al Baraka Microfinance Bank, vient d’être mise en place à Lagos.
La banque est une initiative du Muslim Congress qui bénéficie de 16 ans d'ancienneté
Le Président d'Al Baraka MicroFinance Bank, Dr.Abdul Hakeem Mobolaji, a souligné que la mise en oeuvre de cette banque intervient en réponse à la demande croissante de produits alternatifs de microcrédit.
L'Egypte prévoit des changements réglementaires pour émettre des sukuk |
14/04/2010
L'Egypte plannifie de réguler les émissions de sukuk dans la seconde moitié de cette année, a déclaré son régulateur.
« Il n'y a pas à l'heure actuelle de règles pour les sukuk, et les modifications réglementaires nécessaires font partie d'un programme bien défini pour étendre et approfondir le marché du fixed income », a affirmé Ziad Bahaa Eldin, qui dirige l'Egyptian Financial Supervisory Authority (EFSA).
Défaut d'IIG sur un sukuk de 200M$ |
13/04/2010
International Investment Group (IIG) a fait part de son incapacité à payer le coupon d'un sukuk de 200M$. C’est le troisième défaut d'une obligation islamique depuis le début de la crise financière. Le montant de la distribution périodique s'élève à 3,353,062.50$ dû à la date du 12 avril 2010.
Tunisie : Banque Zitouna disposera-t-elle de 1030 agences, info ou intox ? |
12/04/2010
L’information qui circule ces derniers jours dans les coulisses du milieu d’affaires en Tunisie que le nouveau né de la finance « Banque Zitouna » bénéficiera d’un accord proche avec la poste tunisienne.
Le dit-accord prévoit l’exploitation par la banque d’un « Box » au niveau de chaque bureau de poste dans toute la république c'est-à-dire mettre en place 1030 « mini agences » qui est le nombre des bureaux de postes en service sur tout le territoire tunisien.
Rien n’est encore confirmé même si quelques indications viennent de paraître pour démentir l’information pour dire que la poste ne peut pas privilégier une banque par rapport aux autres. Abstraction faite de la réalité de l’information, l’initiative ne manque ni de créativité mais surtout d’innovation.
Source: Audinet
Un sukuk de près de 2Mds cette année pour Saudi Electricity |
12/04/2010
L'entreprise étatique Saudi Electricity Company (SEC) est confiante dans le fait qu'elle émettra 1,9Mds$ de sukuk le mois prochain pour financer son expansion, même sans garantie du gouvernement.
Le régulateur de la bourse d'Arabie Capital Market Authority (CMA) a déjà donné son accord pour une telle émission. Ce sukuk sera le 3ème de la SEC après avoir émis le même montant (1,9Mds$) par deux fois, l'année dernière et en 2007.
NBK augmente sa participation dans Boubyan à 47% |
12/04/2010
National Bank of Kuwait (NBK), le plus grand prêteur du pays, a augmenté sa participation dans Boubyan à 47%, les informations boursières ont révélé aujourd'hui.
NBK a reçu l'accord de la Banque centrale le mois dernier pour lever entre 40% et jusqu'à 60% de parts dans le capital de Boubyan. L'accord est valide pour trois mois depuis le 22 mars.
NBK, le plus grand actionnaire de Boubyan, a grandement développé ses activités islamiques. Boubyan Bank, institution islamique, est en concurrence avec des grands rivaux tels que Kuwait Finance House et Kuwait International Bank.
Deutsche Bank et des investisseurs saoudiens établissent une compagnie sharia-compliant de prêts hypothécaires en Arabie |
12/04/2010
Deutsche Bank a annoncé la formation de Deutsche Gulf Finance, compagnie visant le marché hypothécaire sharia-compliant, détenue à 40% par la branche de la banque à Riyadh, et à 60% par un groupe d'investisseurs saoudiens de premier plan, dirigé par Fahad Abdullah Abdulaziz Al Rajhi.
Sa capitalisation initiale est de 100M$, et après la cible de l'Arabie Saoudite, veillera à une expansion internationale à Bahrein, au Qatar et au Koweït.
« Attijariwafa Bank » se lance dans la finance islamique |
12/04/2010
Nous apprenons que la banque « Attijariwafa Bank » lancera dans les prochaines semaines, au Maroc, une nouvelle structure dédiée à la commercialisation des produits financiers conformes à la législation islamique « la Chariâa », désignés par « Alternatifs » selon l’appellation officielle au Maroc.
La Banque avait l’idée de s’appuyer sur un réseau de points de vente exclusivement dédiés à ces produits islamiques puisqu’ils ne peuvent pas marcher tant qu’ils sont distribués dans les agences bancaires classiques. En effet, les dispositions de la loi des finances 2010 du Maroc ont pris en compte les spécificités des produits islamiques en matière d’impôts, de la TVA et des droits d’enregistrement sur les acquisitions de biens immeubles financés par cette nouvelle structure de financement.
« La Mourabaha » est l’un des principaux types de financement autorisé par la Banque centrale Marocaine par lequel un établissement de crédit acquiert, à la demande d’un client, un bien meuble ou immeuble qu’il lui revendra avec une marge bénéficiaire.
A cet égard, la question qui se pose : est ce que le groupe « Attijariwafa Bank» se lancera t-il dans la finance islamique en Tunisie à travers sa filiale
Une Cour indienne statue contre l'implication publique dans une entreprise de finance islamique |
09/04/2010
La Haute Cour de Kerala en Inde a conclu dans un verdict provisoire que ni le gouvernement fédéré ni ses agences ne devraient investir dans une institution financière islamique, en attendant un verdict final.
Le président de la Cour a demandé au gouvernement de ne pas financer tout projet d'entrerprise qui irait contre l'ethos laïc de la Constitution, suite à une pétition émanant du parti Janata.
L'Etat de Kerala avait, au travers de Kerala State Industrial Development Corporation (KSIDC), participer à la création d'une entreprise de finance islamique.
Deloitte lance une équipe Finance Islamique au Moyen-Orient |
09/04/2010
Deloitte a annoncé des projets de mettre en place une équipe de finance islamique à Bahrein. La cérémonie de lancement se déroulera le 18 avril à Manama.
Après avoir développer la finance islamique depuis son implantation en Malaisie, le groupe tente d'étendre ses activités dans le Golfe avec son Middle East Islamic Finance Group.
Première transaction sharia-compliant dans l’aérospatial |
08/04/2010
Al Yah Satellite Communications Company PrJsc (Yahsat) a mis en place la toute première politique d’assurance sharia-compliant dans le domaine de l’aérospatial. Cette solution d’assurance, qui a été spécifiquement développée pour rencontrer les besoins de Yahsat, couvre le lancement et les opérations en orbite de Y1A et Y1B, les satellites de Yahsat prévus pour 2011.
Methaq Takaful Insurance Company et ElseCo Company, localisées aux Emirats, ont fourni la couverture d’assurance. Willis Inspace, la division spécialisée dans l’aérospatial de Willis Limited, broker en assurance, a dessiné la couverture d’assurance Takaful.
Première carte de crédit islamique au Canada |
07/04/2010
La conférence de l'Usury-Free Association of North America (UFANA) a rassemblé à Toronto, les 30 et 31 mars, plus de 150 experts originaires d'une douzaine de pays en vue d'examiner un vaste ensemble de services qui respectent l'interdiction de l'intérêt imposée par l'islam
La première carte de crédit «halal», c'est-à-dire conforme à la Charia, la iFreedom Plus MasterCard, a été lancée au Canada, à l'occasion de cette conférence. Bien que de grands progrès aient été faits dans le domaine des banques et des services financiers islamiques, notamment en Grande-Bretagne, «l'offre ne suffit tout simplement pas à satisfaire la demande» en dehors du monde musulman, a déclaré le porte-parole de la conférence, John Qubti. «Un grand nombre de musulmans gardent leur argent sous leur matelas. Ils ne font aucun investissement.»
La Bosnie veut attirer les investisseurs du Moyen-Orient |
07/04/2010
La Bosnie, dont l'économie souffre toujours des séquelles de la guerre (1992-1995), a réuni à Sarajevo des investisseurs de riches pays islamiques, notamment de la péninsule arabique, avec l'ambition d'attirer leurs fonds pour des projets évalués à quelque 11 G EUR, essentiellement dans les secteurs de l'énergie, du tourisme, de l'agriculture et des infrastructures.
Quelque 600 invités se sont rassemblés à Sarajevo pour une conférence de deux jours au cours de laquelle plus de 150 projets nécessitant des investissements étrangers seront présentés.
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, ainsi que le secrétaire général de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), Ekmeleddin Ihsanoglu, assistaient notamment à cette conférence, organisée sous la houlette de la Banque islamique de développement.
Malaisie : émission-test de sukuk libellé en dollars |
06/04/2010
Le Premier ministre de Malaisie Najib Razak a déclaré que son pays s’apprêtait à proposer un sukuk en dollars pour tester l’appétit des investisseurs pour ses actifs.
Il a souligné que la Malaisie n’avait « en fait pas besoin » de capitaux, mais qu «’il était bon » de trouver un benchmark pour savoir comment les marchés apprécient sa solvabilité.
Standard Chartered Saadiq, favorable au hedging mais pas aux hedge funds |
06/04/2010
Standard Chartered Bank voit les opportunités qu’il y a dans les instruments de couverture (hedging), mais se tient à l’écart des hedge funds, a dit son directeur Afaq Khan.
« Généralement les hedge funds sont indiscutablement impliqués dans des opérations de ventes short, et ce n’est clairement pas sharia-compliant. » Il a toutefois rappelé que les produits dérivés, quand ils sont utilisés sous forme d’instruments de couverture et ne sont pas utilisés de manière spéculative, sont des instruments nécessaires pour aider l’industrie à juguler les risques.
Guidelines pour émission de sukuk par l’IIFM |
04/04/2010
The International Islamic Financial Market, l’organisation basée à Bahreïn, qui cherche à mettre en place des standards pour les titres islamiques, pourrait développer de nouvelles lignes directrices pour faciliter la vente d’obligations islamiques, a déclaré son directeur Ijlal Ahmed Alvi.
« Il n’existe pas un seul benchmark commun au-delà des frontières », a-t-il dit, ajoutant, « quand il y a un problème ou une possibilité de restructuration, il n’existe pas de précédent. »
« Seul le crédit bail génère une augmentation du revenu par habitant », Riad Naouar de l'FC (Banque Mondiale) |
29/03/2010
Crédit bail et microfinance ; crédit bail et finance islamique, contraintes légales et fiscales : le Directeur des opérations de l’African Leasing Facility de l’IFC (banque mondiale), Riad Naouar fait, en marge du Business leasing Forum de Dakar, le tour des questions que se posent les Pme sur le nouvel outil de financement qui a fait une entrée remarquée sur le marché sénégalais.
Quelles sont les chances pour que le crédit-bail règle le problème de l’accès des Pme au financement là où le micro-crédit ne l’a pas fait en dépit d’une floraison des institutions ?
Le premier avantage, c’est que le crédit-bailleur ne demande pas systématiquement une garantie hypothécaire. Ensuite, les Pme ne sont pas réellement transparentes, en matière de bilan ou de projections financières, ce qu’on appelle le business plan. La micro-finance les prend en charge sans en tenir compte. Par contre, le crédit bail épouse la politique de crédit de la microfinance, mais avec des volumes et des capacités plus importantes. Ce qui l’oblige à être beaucoup plus proche de la Pme. Prenons l’exemple des enquêtes de voisinage chez les crédits bailleurs, qui n’existent dans la microfinance. Il s’agit de poser des questions aux clients et aux fournisseurs de la Pme pour avoir une idée sur son comportement professionnel. C’est quelque chose que l’on ne trouve pas dans la microfinance. C’est aussi valable pour la traçabilité des revenus de la Pme qui doit être structurée et avoir un compte bancaire par où passent tous ses revenus et dépenses. C’est l’une des conditions d’éligibilité au crédit bail. En fait, c’est le marché financier tout entier qui devrait répondre aux besoins de financement de l’économie. Aujourd’hui, nous ne trouvons au Sénégal que la banque classique et la microfinance. Où est le leasing ? Où est le factoring ? Où est le capital-risque ? Où sont le marché obligataire et le marché des bons du trésor ? Tout cela est inclus dans la stratégie financière pour animer ce marché en diversifiant les gammes et satisfaisant tous les besoins. La microfinance est une réussite. Financer l’économie des grandes entreprises par les banques est une réussite. Maintenant, il s’agit de mettre en place des outils complémentaires afin qu’il y ait une offre financière diversifiée. C’est comme les différentes gammes de riz qui sont sur le marché. La microfinance ne finance pas l’investissement et l’équipement. Une étude de la banque mondiale a, en plus, démontré que seul le crédit bail génère une augmentation du revenu par habitant, grâce au produit du crédit. C’est-à-dire qu’entre un fonds de déroulement de 300 000 Francs et un équipement de même prix, seul le second génère une augmentation de revenu. Quand un transporteur qui avait un camion en acquiert un second, il est obligé de recruter et, du coup, l’investissement est générateur de valeur ajoutée, de richesse et d’emplois. C’est pourquoi le crédit-bail est devenu une nécessité dans le pays.
Quelles sont donc les conditions nécessaires au développement du crédit bail et où en est-on ?
On a compris qu’actuellement le cadre légal et fiscal n’est pas adapté et, comme l’a annoncé le ministre d’Etat (Habib Sy -ndlr), un projet de loi est en train d’être préparé pour être présenté d’ici fin mars. La loi, c’est pour résoudre les problèmes de récupération des biens en cas de défaut de paiement. Il faut ensuite que la fiscalité soit adaptée pour qu’il y ait moins de problème de récupération des soldes de crédit de Tva et moins de problèmes de transfert de tous les avantages des Pme aux sociétés de leasing, parce que l’équipement est en leur nom. Là-dessus, la réponse de la direction générale des impôts et domaines est très positive. Mais, pour le développement du crédit bail, cela ne s’arrête pas aux lois. Il faut aussi l’installation de sociétés de leasing à la hauteur du marché potentiel. C’est la deuxième composante qui est la promotion du marché du crédit bail. Nous devons attirer des sociétés de leasing et ce n’est pas par hasard que pour ce Busines leasing Forum nous avons les plus grandes sociétés du Maroc, l’une des plus grandes de Maurice et la Compagnie Internationale Hannibal leasing de Tunisie. Si elles sont avec nous, c’est pour partager leur expertise, mais aussi pour vendre le marché du leasing au Sénégal dont le potentiel est très important. Parce qu’après le cadre légal et la promotion, nous avons besoin de champions. Enfin, troisième composante : il restera toujours à savoir comment financer le crédit bail ? Avec quel argent les sociétés vont travailler ? C’est un débat très important avec les autorités. Comment faire en sorte que le marché financier puisse répondre aux besoins des sociétés de leasing pour satisfaire les Pme ? Il faut réfléchir sur comment elles vont se refinancer. Sinon tous les efforts antérieurs n’aboutiront pas. Il faut donc bien veiller à la composante animation du marché financier, c’est-à-dire, faire en sorte que le marché financier ou, de manière plus concrète, le marché obligataire finance les besoins en ressources, afin de compléter la stratégie globale. Le ministre d’Etat Habib Sy nous a confirmé que le volume par année de crédit bail est aux alentours de 7 milliards de FCFA. A partir des chiffres des professionnels, le potentiel le plus pessimiste devrait être d’environ 80 à 100 milliards. On n’est donc même pas à 10 % du potentiel réel.
Au même moment arrive la finance islamique qui a son produit crédit bail ?
Le crédit bail est un des produits de la finance islamique qu’on appelle « Al Hijaara ». C’est le leasing en anglais et crédit bail en français. Mais pour qu’il réponde aux critères de la finance islamique, il faut que certaines prédispositions soient prises. Si l’on résout le cadre légal du crédit bail, on résout celui de « Alhijaara ». Par contre, les autres produits de la finance islamique nécessitent d’autres dispositions légales. Dans la finance islamique, le crédit-bail a juste besoin qu’au niveau du contrat, certaines dispositions soient respectées. Par exemple, on ne doit pas mentionner le taux d’intérêt. Il n’y a pas de pénalisation pour retard de paiement. Ce sont quelques aspects qui lui donnent le caractère islamique, à la différence du crédit bail tel qu’on le connaît en Occident.
[Le Soleil]
La Cheikha défend les opportunités du secteur immobilier au Qatar |
29/03/2010
Le Qatar est un acteur majeur de l’économie mondiale. La Cheikha Hanadi Al-Thani a présenté à Paris un des secteurs clés de l’émirat.
« Nous avons une vision du futur » déclare Cheikha Hanadi Al-Thani qui souhaite offrir le meilleur à ses concitoyens et attirer les investisseurs internationaux au Qatar. A l’occasion du 5iéme forum finance et investissement du Qatar à Paris, Cheikha Hanadi Nasser bin Khaled al-Thani est venu soutenir Al Waab City, l’un des plus importants projets actuellement développés au Qatar avec immeubles de bureaux, appartements et commerces. Devant les représentants des plus grandes entreprises françaises, le projet de plus de 1,2 milliards d’euros devrait voir le jour en 2015.
Le premier ministre, François Fillon a déclaré en ouverture du forum qu’il « saluait la vision des dirigeants du Qatar qui ont su, sous l’autorité de l’Emir, développer une économie dynamique et diversifiée. » Edith cresson, ancien premier ministre, estime que « les investisseurs de l’Emirat pourraient aussi rencontrer les entreprises françaises au niveau régional ». Madame Cresson s’est voulu rassurante quand à la place de la finance islamique et souligne que les choses avancent. L’Etat du Qatar n’a pas connu la crise et dispose une solidité financière importante grâce au boom pétrolier des dernières années. La nouvelle ville que la Cheikha construit symbolisera le dynamisme du Qatar.
Une femme exemplaire
Formée à la prestigieuse London School of Economics, la Fondatrice de la Banque Amwal a été élue par le Financial Times parmi les 20 femmes les plus influentes du Monde arabe. Elle a su donner un nouveau souffle à l’esprit d’entreprise dans son pays avec un parcours exceptionnel dans le monde des affaires. Après l’enseignement à la faculté d’économie de l’université du Qatar, elle publie une étude sur les femmes et l’épargne. Elle lance avec succès la Qatar Ladies Investment Company, devenu par la suite Amwal. La banque qu’elle créé lui permet ensuite de s’investir dans de nombreux secteur clés de l’économie du Qatar jusqu’au projet al-waad City. Elle a été élue personnalité de l’année en 2005 par Arrayah - principal quotidien du Qatar, pour sa vision, le leadership et la contribution à l’économie. Encouragée par Son Altesse Sheikha Moza Bint Nasser Al-Misnad, l’épouse de l’émir du Qatar, la cheikha est en devenu un dirigeant économique de premier plan.
Ithmaar en passe de devenir la principale banque de détail de la région du Golfe |
29/03/2010
Avec l'accord verbal des autorités de régulation, Ithmaar Bank est en passe de devenir la première banque de détail islamique de la région, selon son président Prince Amr Mohammed Al-Faisal.
La banque est sur le point de connaître une complète réorganisation avec sa filiale Shamil Bank. Cette dernière devrait fusionner avec sa maison mère sous le nom commun à toutes les entités d'Ithmaar.
Par ailleurs, le Prince Al Faisal a annoncé une augmentation de capital de 400M$ pour soutenir ses plans d'expansion.
Tunisie : C’est officiel, les travaux du Port financier de Tunis ont démarré |
29/03/2010
Esam Janahi, président du conseil d’administration de Gulf Finance Harbour a annoncé que les travaux du Port financier de Tunis sont en cours de réalisation en dépit de la crise financière internationale, rapporte notre correspondante dans les pays du Golfe.
Dans une interview au quotidien qatari « Arraya », il a affirmé que les travaux préparatoires dans le Port financier ont démarré marquant le lancement des travaux ayant trait aux infrastructures qui devraient commencer effectivement au cours du mois de septembre de cette année.
Le premier appel d’offres devait être lancé en juin prochain.
Esam Janahi a précisé que les travaux au niveau des infrastructures se déclinent en quatre étapes s’étendant sur neuf mois, étant noté que la deuxième étape s’effectuera en parallèle avec la première à compter du troisième trimestre de l’année prochaine, alors que les 3ème et 4ème étapes commenceront, début 2016.
Il a révélé en outre qu’en raison de l’actuelle crise économique, il est prévu que les résultats des travaux sur les infrastructures ne seront pas présentés aux investisseurs dans le courant de l’année 2010, cependant qu’un groupe de travail planche sur les alternatives aux investisseurs, selon ses propres termes.
Concernant le projet « Royal Marabaa » à Marrakech, au Maroc, Janahi a précisé que la première phase a été achevée alors que le taux d’avancement des travaux au titre de la deuxième phase s’élève à 45% pour ce qui est des infrastructures, faisant cependant état de lenteur due, a-t-il dit, à des contraintes de liquidité.
Une nouvelle stratégie
Le Président de GFH a affirmé que le management du Groupe travaille actuellement à l’élaboration d’une nouvelle stratégie visant à permettre à la banque de renouer avec la profitabilité, en ayant recours aux compétences nationales dans la gestion des projets.
Cette stratégie comporte aussi la participation dans les institutions financières et commerciales aux fins de l’élargissement du périmètre d’investissement de la banque et la création de banques spécialisées dans l’investissement dans les infrastructures en Jordanie, en Libye et en Syrie. Et effectivement, a été lancée la plus grande banque islamique en Syrie avec un capital de 333 millions de dollars US.
S’agissant des effets de la crise financière internationale, Janahi a rappelé que la majorité des actifs et des marchés dans le monde a été touchée par cette crise, et « nous, en tant qu’entreprise opérant au sein d’un dispositif financier, nous avons été inéluctablement touchés ; cependant la diversification géographique et la répartition de nos produits d’investissement ont grandement influencé le taux d’impact, dans la mesure où les répercussions sur la région de l’Afrique du Nord et du Levant ont été moindres que dans le Golfe ». Voilà pourquoi, a-t-il indiqué, la banque se concentre actuellement sur cette région afin de tirer profit du développement soutenu de cette région à travers l’accès à de nouveaux marchés et l’investissement dans des projets dont l’efficience est confirmée par les études.
La plupart des sociétés et entreprises ont entamé le rééchelonnement de leurs dettes, et des banques d’investissements connues ont recours à des actifs non monétaires comme le commandent les règles et les exigences de la transparence, en dépit du fait que l’investisseur aspire toujours à un retour sur investissement à court terme et non à long terme. GFH a remboursé 200 millions de dollars sur les 300 millions de dollars, montant d’un prêt syndiqué alors que le reste de la dette a été restructuré, notant que la banque a remboursé 20 millions de dollars conformément aux dispositions d’un accord conclu avec le Centre de liquidité et le Groupe commun portant sur le remboursement de 100 millions de dollars et la restructuration du reste du montant
[African Manager]
Dar Al Shariah, filiale de DIB, élue meilleure firme de conseil |
29/03/2010
Dar Al Shariah Legal and Financial Consultancy, filiale de Dubai Islamic Bank a été nommée “Best Shariah Advisory Firm” au récent Islamic Finance News Awards.
« Bien que Dar Al Shariah ait juste terminé sa première année opérationnelle en 2009, la reconnaissance qu'elle a reçue dénote la profondeur de l'expertise que nous offrons en fournissant d'authentiques conseils islamiques de rang mondial à nos clients, » a déclaré Sohail Zubairi, son directeur.
Koweït: la NBK va augmenter sa participation dans une banque islamique |
28/03/2010
La National Bank of Kuwait (NBK), la première du Koweït, a annoncé avoir été autorisée à augmenter sa participation dans la banque islamique Boubyan Bank.
Dans un communiqué sur le site internet de la Bourse du Koweït, la NBK a précisé que la banque centrale l'a autorisée à prendre 60% du capital de Boubyan, au lieu des 40% actuels.
Début mars, l'assemblée générale de la NBK a approuvé une augmentation du capital de plus de 20% pour financer des projets d'expansion.
Boubyan Bank, l'une des trois banques islamiques du Koweït, a subi des pertes de 179 millions de dollars en 2009 contre des profits de 6,4 millions de dollars en 2008.
La loi koweïtienne n'autorise pas les banques classiques comme la NBK à avoir des activités financières obéissant aux règlements islamiques, qui interdisent notamment les intérêts, comme c'est le cas en Arabie saoudite.
La NBK a réalisé des profits de 925 millions de dollars en 2009, soit 4% de plus qu'en 2008 lorsqu'elle avait eu des bénéfices de 886 millions de dollars.
Lancement d'un Islamic Finance WIKI |
28/03/2010
La première encyclopédie en ligne sur la finance islamique est disponible suite à l'effort de Michael Saleh Gassner. L'éditeur d'IslamicFinance.de propose cette encyclopédie évolutive qu'est wikipedia entièrement consacrée à la finance islamique. Elle est disponible au lien suivant: http://wiki.islamicfinance.de
BPCE et Qatar Islamic Bank officialisent « un partenariat durable » dans la Finance islamique |
26/03/2010
Enfin un signe fort et concret sur la finance islamique en France? On pourrait le penser à l'annonce officielle (les spécialistes du dossier connaissaient l'imminence de cet accord depuis plusieurs mois) que BPCE et Qatar Islamic Bank (QIB) ont signé le 25 mars, un protocole d’accord qui «établit le cadre d’une réflexion commune dans le domaine de la finance islamique qui doit permettre de construire un partenariat durable ». Les deux banques se disant «convaincues qu’elles pourraient tirer partie d’une coopération dans ce domaine en rassemblant leurs expériences et expertises respectives».
Mais pourquoi, dans ces conditions, une personnalité "proche du dossier" croit-elle devoir préciser à l'Agefi que «la réflexion n’aboutira pas de façon imminente»?
Débat autour du financement islamique de l'aéroport de Southend en Angleterre |
26/03/2010
Un candidat du parti libéral de la circonscription de Southend West, à l'Est de l'Angleterre,
a fortement réagi en apprenant que l'aéroport avait reçu un prêt islamique de 19M£.
The Bank of London and the Middle East a annoncé lundi avoir promis le financement pour développer l'aéroport de Southend.
Toutefois, il semble que le candidat Peter Welch soit aussi fortement opposé à l'extension des activités de fret de l'aéroport.
Lancement du premier Sharia board en Inde |
26/03/2010
Malgré les réticences vis à vis de la finance islamique du gouvernement, qui relève que les conditions de son intégration dans le système financier ne sont pas remplies en Inde, le premier Sharia board indien a été lancé au cours d'une conférence organisée par Pragmatic Wealth management et Islami Tijara, le premier mensuel dédié à cette finance dans le pays.
Le Sharia board du nom d'« Islamic Investment and Finance Board (IIFB) » a à sa tête Maulana Sayyad Mohammad Wali Rahmani. Le site est disponible au lien suivant: http://www.iifbindia.org/
A Paris on s’active autour de la Finance Islamique |
25/03/2010
Webmanagercenter revient sur l'évènement du 28 janvier sur la gestion des risques en finance islamique
L’Université Paris Dauphine a co-organisé avec l’entreprise «Arrow Financial Consulting Group» un séminaire intitulé «la gestion des risques en Finance islamique». Ce séminaire, qui s’est déroulé le jeudi 28 janvier dernier, était une occasion de se retrouver autour de différentes tables rondes traitant le sujet de la gestion des risques (risk management), un sujet qui intéresse de plus en plus le monde et la France en particulier.
«Je remercie les organisateurs de me permettre, en introduction à ce séminaire, d’attirer l’attention sur la nécessité de bien cerner l’ensemble des risques inhérents à la finance islamique», a dit Michel Dabadie, inspecteur général de la Banque de France, en ouvrant le séminaire. C’était une occasion de voir des professionnels et des universitaires autour d’une table discutant un sujet d’une forte importance qui impactera l’avancement et l’évolution de la finance islamique.
Lors de ce séminaire, le sujet de la gestion des risques en finance islamique a été abordé sous différents angles: normes, shariah, finance, et juridique.
Différents intervenants influants et acteurs du marché ont pris la parole lors de cette journée : Anouar Hassoune (vice-président Moody’s), Mohamed Damak (Associate, Standard & Poor’s Financial Services), Nasser Hideur (secrétaire général, Banque Al Baraka d’Algérie), Hervé Alexandre (Professeur, Université Paris Dauphine), Geneviève Causse Broquet (Professeur émérite à l’IAE de l’Université Paris XII et à l’ESC-Europe), Kaouther Toumi (doctorante à l’université de Montpellier), des représentants de Acerfi (premier Shariah Board francophone), et des membres de l'AIDIMM (Association d'Innovation pour le développement économique et IMMobilier).
Les tables rondes et les discussions ont clairement démontré montré que le développement de la finance islamique dépendra, avant tout, de sa capacité à analyser ses risques.
« Des Banques centrales africaines pourraient rejoindre l'IFSB » |
24/03/2010
Davantage de banques centrales africaines pourraient rejoindre l'Islamic Financial Services Board (IFSB) après le Soudan et le Nigeria, a déclaré le Secrétaire général Rifaat Ahmed Abdel Karim.
« L'Afrique est un [marché] potentiel » en plus de la Chine, de l'Inde et de l'Indonésie, a-t-il dit.
« Nombre de banques centrales en Afrique nous ont déjà contacté », a précisé Dr. Rifaat.
Luxembourg : la finance islamique « correspond aux nouvelles aspirations des investisseurs » |
24/03/2010
L'Association luxembourgeoise des fonds d'investissements (ALFI) s'est fixé cinq priorités face aux critiques visant les fonds d'investissement et le dérapage spéculatif qui a mené à la crise financière.
« La leçon que nous tirons de la crise, c'est qu'il faut écouter davantage les investisseurs, martèle le président de l'ALFI, Claude Kremer. Ils ont été dépassés et déçus par les niveaux élevés de risques.»
Dans cette perspective, une des cinq recommandations adoptées est de «Créer des produits qui correspondent aux nouvelles aspirations des investisseurs», comme la finance islamique, la micro-finance ou encore les actifs socialement responsables.
Les autorités boursières du Nigeria veulent réguler les produits financiers islamiques |
22/03/2010
La Securities and Exchange Commission (SEC) du Nigeria a révélé des projets de développer un cadre réglementaire pour les produits boursiers de finance islamique, a annoncé la directrice générale de la régulation du marché des capitaux, Arunma Oteh.
Cette annonce intervient après celles de plans similaires proposés depuis plusieurs mois par la Banque centrale du pays qui souhaite permettre l'essor de cette industrie.
Toutefois, le débat reste vif, certains politiques voyant dans le développement de la finance islamique une faveur accordée à certains groupes religieux.
La BID contribuera pour 355M$ à des projets de reconstruction au Darfour |
22/03/2010
La Banque Islamique de Développement fournira 355M$ pour des projets de reconstruction dans la région du Darfour, a déclaré son Président.
Cette contribution intervient dans le cadre de l'International Donors Conference for the Reconstruction of Darfur, dont les participants prévoient l'allocation de 2Mds$ pour rebâtir cette région.
Hong-Kong recherche le soutien de Bruneï |
21/03/2010
Hong-Kong recherche la collaboration et l'expertise du Sultanat de Bruneï pour développer la finance islamique. John Tsang Chun-Wah, le Secrétaire d'Etat aux Finances, a vanté le potentiel d'une coopération bilatérale dans ce domaine.
Lors de sa visite de quatre jours à Bruneï, M. Tsang a précisé, évoquant notamment le développement des sukuk, qu’ « Hong-Kong dispose d'une infrastructure financière bien établie due principalement à la finance conventionnelle, mais en termes de finance islamique, il y a besoin d’effectuer certains aménagements et de procéder à des amendements à notre régime fiscal pour mettre la finance islamique à égalité avec la finance conventionnelle ».
Première plate-forme boursière islamique à Londres en mai |
19/03/2010
La première plate-forme électronique de trading permettant aux compagnies sharia-compliant de lever des fonds sera lancée à Londres en mai.
The Shariah Ummah Securities Information Exchange (Umex) vise à fournir une plate-forme pour les compagnies disposant d’un capital d'au moins 31M$ qui cherchent à faire une levée de fonds d'au moins 20% de leur valeur de marché.
Mahesh Jayanarayan, président de Halal Industries, sera en charge de gérer la bourse à travers un système de Multilateral Trading Facility (MTF). Les MTF sont des plate-formes de trading électroniques créées à la suite de la Markets in Financial Instruments Directive (MiFID) pour favoriser la compétition entre bourses. Elle sera la première MTF en Europe pour aider les compagnies à lever des fonds.
Le Sharia scholar à la tête du comité de jurisconsultes sera Cheikh Hussein Hamid Hassan.
Selon M.Jayanarayan, la plate-forme projette de réunir des appels publics à l'épargne de 100 firmes à travers le monde, dès la première année.
Contre-partie financière du Sénégal dans la PALAM: La Bid rappelle l’importance des délais de mise à disposition |
19/03/2010
Le comité de pilotage du Programme d’alphabétisation et d’apprentissage de métiers pour la lutte contre la pauvreté et de la petite enfance (Palam) a tenu sa première réunion le 17 mars à Dakar. L’occasion était pour la Banque islamique de développement (Bid) de souligner l’importance pour la partie sénégalaise de respecter les délais de mise à disposition de sa contre-partie qui est d’environ deux milliards de F Cfa dans cette phase pilote 2009-2013.
Le Programme d’alphabétisation et d’apprentissage de métiers pour la lutte contre la pauvreté et de la petite enfance (Palam) a pour vocation decontribuer à la réduction de la pauvreté au sein des populations rurales et féminines en priorité, par l’accès à une alphabétisation fonctionnelle, centrée sur les compétences et par l’accès aux services de micro-finance favorisant l’auto développement.
Le comité de pilotage de ce projet a tenu sa première réunion le 17 mars à Dakar.
Lors de cette rencontre, le directeur du bureau régional de la Bid a souligné que les objectifs de ce programme sont très ambitieux. Pour lui, « si l’on pense que ce programme devra couvrir les besoins de 3 mille jeunes, de près de 10 mille femmes travailleuses en milieu rural par l’auto-emploi avec la microfinance, il revêt une importance particulière ». Dans sa mise en œuvre, a-t-il préconisé, « nous tous nous devons harmoniser nos efforts dans les meilleures conditions ».
Il a souligné, par ailleurs, qu’une bonne exécution de ce programme fait face à trois risques dont le premier est la mise en place rapide des ressources destinées au financement du programme. «L’engagement de la contre-partie nationale destinée au financement des activités de management et la mise en place des moyens matériels sont très importants. Un retard dans sa mise en place pourrait impacter sur l’exécution du projet ».
Le deuxième risque auquel est exposé ce projet est le respect des meilleurs délais de réalisation des infrastructures critiques. « Je peux vous rassurer qu’au niveau de la banque, nous sommes prêts à travailler pour simplifier les formats, réduire les délais d’approbation et procéder aux décaissements dans les meilleures conditions ».
« Le troisième point sera la mise en place d’un plan de passation de marché relativement contraignant pour obtenir les délais ».
Cette première réunion du comité de pilotage du Palam a également permis à Mme Mbacké, directrice du programme, de rappeler que la phase pilote (2009-2013) du Palam va concerner les régions de Kaffrine et Diourbel. D’un coût global d’environ 7,4 milliards de F Cfa, il est financé à hauteur de 5,5 milliards de F Cfa par la Bid et d’environ deux milliards de F Cfa par l’Eta du Sénégal.
[Sud Quotidien]
QIB signe un MoU avec Woori de Corée du Sud |
18/03/2010
Qatar Islamic Bank (QIB) a signé un protocole d'accord avec Woori Investment & Securities Inc (Woori), filiale de Woori Financial Group qui est la plus grande institution finanicère de Corée du Sud.
L'accord doit permettre la coopération entre les deux parties pour les opportunités d'investissement dans de nombreux domaines incluant le financement, les investissements directs et les émissions de sukuk.
Koweït: des banques poursuivent en justice deux conglomérats saoudiens |
18/03/2010
Des banques koweïtiennes ont décidé de poursuivre en justice deux conglomérats saoudiens en difficulté pour tenter de récupérer 1,5 milliard de dollars de dette, rapporte un journal koweïtien.
Les banques ont choisi cette option après des mois de négociations avec les groupes Saad et Algosaibi, a précisé le quotidien Al-Qabas, citant des sources proches du dossier. La Gulf Bank, la Commercial Bank et Burgan Bank, ainsi que la Kuwait Finance House, la plus grosse banque islamique koweïtienne, ont formé une commission pour conduire l’action en justice.
Elles doivent porter plainte devant les justices du Koweït, d’Arabie saoudite et de Grande-Bretagne. Une autre institution financière koweïtienne, Al-Ahli Bank, a déjà porté plainte contre les deux groupes, selon Al-Qabas.
En juin dernier, le Koweït avait ordonné de cesser les opérations avec les deux groupes saoudiens, qui ont été affectés par la crise financière et dont la dette totale est estimée à 20 milliards de dollars. Les activités des deux conglomérats vont de l’industrie, au commerce en passant par la finance.
L'ISRA met en place un nouveau modèle de réassurance |
18/03/2010
Des chercheurs en finance islamique, avec le soutien de la Banque centrale de Malaisie, ont développé un nouveau modèle de retakaful (réassurance) qui peut booster la protection des assureurs islamiques.
La structure a pour but de répondre aux objections adressées au populaires modèles wakala, moudaraba et hybrides actuellement utilisés par les réassureurs islamiques qui jouent un rôle important dans l'industrie de Takaful de 14Mds$.
Le système est similaire à l'opération d'un compte courant d'une banque islamique par laquelle elle peut garantir le capital, a déclaré l'International Sharia Research Academy for Islamic Finance (ISRA).
Basé sur des contrats wakala et wadiah yad dhamanah, le concept émis par l'ISRA, établit que les acteurs de Takaful bénéficieront des surplus provenant des contributions payées dans un fonds.
« Le fonds wadiah est détenu par les compagnies de Takaful, alors il n'y a plus de problème de propriété et avec cela vous pouvez résoudre un grand nombre d'autres questions », a indiqué le directeur de l'ISRA Mohamad Akram Laldin.
Dans les modèles purs de wakala et de moudaraba utilisés actuellement, des différences d'opinions apparaissent pour savoir qui doit bénéficier des surplus du fonds, avec des compagnies les partageant avec des participants tandis que d'autres les retournent entièrement aux participants.
Avec ce nouveau modèle, les compagnies de Takaful apporteront leur contribution à un fonds géré par un réassureur islamique. Le réassureur perçoit une prime en tant qu'agent et investit dans le fonds ou l'utilise à d'autres fins. Les firmes de reTakaful engrengent le profit provenant des investissements. Les réserves sont déduites du fonds et le surplus est retourné aux compagnies de Takaful.
Programme d'alphabétisation de la BID |
18/03/2010
Le Programme d’alphabétisation et d’apprentissage de métiers (Palam) va désormais intégrer la formation des jeunes artisans de la banlieue de Dakar, comme l'a dit la directrice du Palam, Mme Khady Fall Mbacké. Le coût de l’opération est estimé à près de 6,2M$ (3 milliards de FCfa). « Le projet prend en compte la formation des jeunes artisans, leurs équipements mais aussi leurs financements. L’hygiène et la sécurité sont prises en compte », a justifié Mme Mbacké. Elle a souligné que la vision du chef de l’Etat est en phase avec celle du Palam. Le Palam est financé par la Banque islamique de développement à travers le Fonds de solidarité islamique à hauteur 15,3M$. Son but est de contribuer à la réduction de la pauvreté au sein des populations rurales et féminines par l’accès à une alphabétisation fonctionnelle centrée sur les compétences et par l’accès aux services de micro finance favorisant l’auto développement.
Le directeur du bureau régional de la Bid, Sidi Mohamed Ould Faleb, a affiché la disponibilité de son organisation à accompagner le Sénégal dans la formation des jeunes de la banlieue.
Le Shariah Advisory Council de Malaisie voit son rôle renforcé légalement |
17/03/2010
Le Shariah Advisory Council (SAC) de la Securities Commision de Malaisie, qui est l'instance chariatique suprême de la finance islamique dans ce pays, a vu son rôle renforcé par des amendements au Capital Market Services Act, qui entrera en vigueur le mois prochain.
« La loi reconnaît maintenant le SAC comme autorité centrale pour la vérification des principes Charia pour le marché des capitaux islamiques, » a déclaré le Président de la Securtities Commission, Zarinah Anwar.
Khaled Al-Aboodi interviendra au MIPIM, le salon phare de l'immobilier international à Cannes |
17/03/2010
Un des moments forts du MIPIM 2010, salon de l'immobilier international qui se tient à Cannes et accueille 18.000 professionnels, sera la venue de Khaled Al-Aboodi, Directeur général de la Corporation Islamique pour le Développement du secteur privé (ICD), qui viendra expliquer et détailler le concept de finance islamique aux participants du MIPIM, a déclaré Nadine Castagna, directrice générale du MIPIM.
Construction d'hôpitaux dans la région Asie-Pacifique par une sécurisation islamique |
17/03/2010
Le Consortium Indo-malaisien Columbia Asia Group of Companies du domaine de la santé dépensera 453M$ pour construire 15 nouveaux hôpitaux dans la région Asie-Pacifique, a déclaré son vice-président en charge de la Trésorerie, Kahar Mohamed.
Columbia Asia Sendirian Berhad a déjà sécurisé plus de 75M$ par un crédit syndiqué basé sur le principe islamique d'Ijara Muntahiah Bitamlik de la Bank Muamalat Malaysia Berhad et la Bank Kerjasama Rakyat Malaysia Berhad.
Ce plan de développement du consortium, qui a son siège à la fois à Bangalore et à Kuala Lumpur, inclura trois hôpitaux actuellement sous-développés en Malaisie, a-t-il précisé. Chacun des 15 hôpitaux devrait coûter 20 à 21M$ à contruire.
Signature d'un MoU entre la Syrie et GFH pour le développement d'une zone économique en Syrie |
16/03/2010
The Syrian Investment Authority (SIA) et Gulf Finance House (GFH) ont signé un protocole d'entente pour développer la zone économique, les projets énergétiques et les mines de phosphates.
L'accord impliquant des investissements de 333M$ a été signé entre Syria Finance House (SFH), une des plus grandes banques islamiques de Syrie, en cours d'établissement, au nom de GFH, a déclaré le président de SIA Dr. Ahmad Abdul-Aziz.
Hisham Alrayes, directeur du Private Equity et Venture Capital à GFH a dit à cette occasion: « le marché syrien bénéficie d'un excès de liquidité, avec des dépôts qui sont la principale raison des 30% de croissance du private banking ». De plus, « notre plan est de fournir des opportunités d'investissement appropriées pour employer ces dépôts et de participer au développement du marché local et du pays lui-même, en ligne avec le plan quinquennal gouvernemental de développement qui prévoit d'attirer 9Mds $ dans divers secteurs en devenir. »
Lancement du Islamic Microfinance Challenge 2010 |
15/03/2010
CGAP (Consultative Group to Assist the Poor), un centre de recherche et d’économie politique, regroupant Deutsche Bank, qui a développé un programme de micro-finance, Grameen-Jameel, qui fournit un soutien aux entreprises de micro- finance et la Banque Islamique de Développement (BID) lance l'Islamic Microfinance Challenge, une compétition offrant 100 000$ pour le projet vainqueur qui aura dessiné une solution de produits sharia-compliant innovants.
Le Kazakhstan prévoit d'emprunter sur le marché des capitaux islamiques en 2010 |
15/03/2010
D'après le Ministre des Finances du Kazakhstan, Bolat Zhamishev, le pays prévoit d'emprunter en recourant au marché des capitaux islamiques en 2010.
« En ce qui concerne l'emprunt souverain, nous sommes en train de travailler, au Gouvernement, et au ministère des Finances en particulier, à établir le Kazakhstan comme un acteur important sur le marché de la finance islamique » a-t-il indiqué, ajoutant « je pense que cela aura lieu cette année », sans toutefois donner de plus amples détails.
Le sukuk interviendrait à un moment où 4 banques du pays sont en train de lutter pour restructurer leur dette de 20mds$.
Le ministre des Finances de Hong-Kong en visite en Asie |
15/03/2010
Le ministre des Finances de Hong-Kong, John C Tsang, est actuellement en visite auprès de ses homologues en Malaisie, à Bruneï et en Indonésie pour développer des liens économiques. Dans sa tournée, il rencontrera le Premier ministre de Malaisie, le ministre des Finances, le Président de Securities Commission Malaysia et prendra part à une table ronde sur la finance islamique avec des personnalités de la Bank Negara.
Le changement de nom de BKME en Al-Ahli United Bank, approuvé par le Gouvernement du Koweït |
15/03/2010
Le Gouvernement du Koweit a approuvé le projet de changement de nom de Bank of Kuwait of the Middle East (BKME) en Al-Ahli United Bank. Cette banque fonctionnera selon les préceptes du droit islamique.
Le premier ministre de Bahrein fait l'éloge de la finance islamique |
15/03/2010
Le Prince Khalifa bin Salman Al Khalifa, Premier Ministre de Bahreïn, a affirmé que les défis financiers auxquels fait face le monde nécessitaient des réformes immédiates qui sont compatibles avec la Charia, dans un message délivré à l'Islamic Financing Conference 2010 au Kazakhstan.
680 fonds islamiques gèrent 70 mds$ |
14/03/2010
Sur les 680 fonds islamiques recensés par la compagnie koweitienne Saba'ek dans un récent rapport, 45% sont concentrés dans le Golfe. La totalité des fonds islamiques représentent des actifs de 70 Mds$.
La Malaisie et l'Arabie Saoudite accueillent le plus grand nombre de fonds islamiques avec leurs incitations et leur finance islamique dérégulée, est-il indiqué dans ce rapport.
La Malaisie dispose de 194 fonds islamiques, soit 26% du total pour 8,6Mds$, tandis que 147 fonds islamiques, représentant 18 Mds$ ou 19,6% de l'ensemble, sont logés en Arabie Saoudite.
Aux Emirats Arabes Unis opèrent 55 fonds pour un montant de 5,5Mds$, suivis par le Koweit qui abrite 36 fonds pour un montant de 3 Mds$, et Bahrein avec 20 fonds de moins d'1Md au total.
Infosys lance Finacle Treasury-In-A-Box(TM), solution charia compatible |
12/03/2010
Infosys Technologies Ltd., basé en Inde, a annoncé le lancement de Finacle Treasury-in-a-Box(TM), solution à implémentation rapide, conçue pour les systèmes de trésorerie intégrés post-marché, suivi de marché et salle de marché.
S'appuyant sur les meilleures plates-formes technologiques ouvertes qui permettent d'offrir des capacités importantes d'extensibilité, de flexibilité et de traitement de bout en bout, Finacle Treasury-in-a-Box (TM) permet aux banques de démarrer sans avoir à effectuer de définition précise des besoins tout en profitant d'un large menu de caractéristiques, d'interfaces et de fonctionnalités, annonce la compagnie dans un communiqué. Cette solution prend en charge une vaste gamme de produits financiers et leurs dérivés sur devises, pour les marchés monétaires, les revenus fixes et les actions.
Les solutions Finacle couvrent les besoins en matière d'activités bancaires de base, de banque virtuelle, de finance islamique, de trésorerie, de gestion de patrimoine et de CRM des banques de détail et des banques commerciales et universelles à travers le monde.
Conférence franco-tunisienne sur la FI à Tunis |
11/03/2010
L'Ecole Supérieure de Commerce de Tunis, l'Institut des Hautes Etudes Commerciales de Carthage (IHEC) et SKEMA Business School de Lille organiseront le 15 avril prochain une journée sur « la finance islamique, sa réalité et ses perspectives. »
Takaful Ikhlas donne des cours aux fonctionnaires du ministère malaisien des Finances |
11/03/2010
Takaful Ikhlas Sdn Bhd, qui offre des produits et des services de Takaful a récemment organisé un cours sur la finance islamique pour les fonctionnaires du ministère des Finances de Malaisie, auprès de la division des prêts immobiliers.
Datuk Syed Moheeb Syed Kamarulzaman, président de Takaful Ikhlas Sdn Bhd, a la responsabilité de s'assurer que la connaissance et la compréhension de la finance islamique est à un haut niveau, dans la ligne du Gouvernement dont le but est d'encourager les personnes à considérer le système comme un choix privilégié.
« L’ICIEC assure les risques politiques et commerciaux » |
11/03/2010
Directeur du département de l’assurance crédit au sein de l’ICIEC, Khemis El Gazzah, interviewé par « Les Afriques » pense que le risque Afrique, « généralement élevé », n’a pas augmenté avec la crise.
Les Afriques : Quel est le rôle de l’ICIEC ?
KEG : L’Islamic Corporation for Insurance of Investment and Export Credit (ICIEC) est la société islamique pour l’assurance des investissements et des crédits au développement, créée en 1994 comme première institution, filiale de la Banque islamique de développement. Le but, c’est de promouvoir les échanges entre pays membres de l’OCI. Nous offrons des produits d’assurance à nos clients pour couvrir les risques politiques et les risques commerciaux. Notre rôle, c’est d’indemniser les exportations et les importations confrontées à ces risques.
LA : Ya-t-il eu au sein de la Oumma la montée des incidents de paiement avec la crise internationale?
KEG : Comme dans toute crise, il y a eu montée des risques. Le rythme des faillites et des insolvabilités a augmenté entre 2008 et 2009.
LA : L’ICIEC est-elle à l’abri de cette conjoncture morose ?
KEG : Ce serait prétentieux de dire que nous sommes à l’abri. L’impact de la crise s’est traduit par une réduction de 28% de notre chiffre d’affaires et une augmentation de la sinistralité par rapport à l’année dernière. Seulement, cette réduction du volume d’affaires a été atténuée par une augmentation des niveaux de primes. Notre résultat a été bon pour 2008-2009.
LA : Quelle perception faites-vous de l’évolution des risques commerciaux et politiques en Afrique?
KEG : D’une manière générale, le risque en Afrique est élevé. Ceci est dû aux événements économiques et politiques. L’impact de la crise n’a pas, cependant, eu la même ampleur en Afrique. Nous n’avons pas noté d’augmentation très élevée de ce risque. Certes, il y a eu diminution de la demande de crédit sur les matières premières. Il y a eu aussi réduction des flux d’investissements. ICIEC apporte une réponse à la couverture du risque politique des pays membres. En ce qui concerne le risque commercial, nous nous basons sur l’information reçue des banques ou des Etats.
LA : Quelle est la différence entre vous et les assureurs crédit classiques ?
KEG : La différence fondamentale avec Coface et Euler, c’est que nous sommes un organisme de développement. La Coface cherche le profit. Notre philosophie c’est d’aider les pays membres à se développer.
La Chine invitée à examiner la possibilité d'adoption des pratiques de la finance islamique pour stimuler le commerce avec le monde arabo-musulman |
11/03/2010
La Chine est déjà un partenaire commercial privilégié du monde musulman, mais les économistes et experts de l'industrie affirment que cette situation peut être considérablement améliorée.
"L'essentiel des fonds de la finance islamique vient des pays du Golfe et ces nations riches en pétrole préfèrent les instruments bancaires islamiques, (...) il y a un énorme potentiel pour la croissance et les affaires", a estimé Wajdi Makhamreh, PDG de Noor Investments, une société de courtage basée à Amman.
"Il y a un besoin terrible de réseautage entre les banques chinoises et leurs homologues (du monde) arabo-musulman pour coopérer dans l'introduction des instruments de la finance islamique", a confié M. Makhamreh à Xinhua.
Faeq Hjazin, économiste et expert du secteur de la finance islamique, a indiqué que "Si les banques et investisseurs chinois adoptent des instruments bancaires islamiques, ils aideront leur pays à accroître les échanges commerciaux avec le monde arabo- musulman à un rythme plus rapide".
Les experts estiment que la Chine pourrait jouer un rôle plus important dans la région et accroître son implication dans des méga-projets dans le monde arabo-musulman une fois qu'elle commencera à offrir des produits bancaires islamiques.
Fouad M. Alaeddin, partenaire exécutif du Moyen-Orient et directeur des marchés à Pricewaterhousecoopers, a déclaré que le potentiel de croissance du secteur était énorme.
Les experts ont affirmé que le retour sur investissement dans le secteur bancaire islamique est durable et lucratif puisqu'il est moins risquant que la finance conventionnelle.
"Les banques islamiques reposent sur de véritables nantissements. Elles ne comptent pas sur les dettes et elles ne traitent pas avec les fonds spéculatifs et leurs produits dérivés ainsi que les autres instruments financiers toxiques qui ont causé la crise financière mondiale", a expliqué M. Makhamreh.
"C'est la raison pour laquelle elles ont été les moins affectées", a-t-il ajouté.
Hjazin a estimé que la Chine pourrait tirer profit en menant une réflexion sur les techniques bancaires islamiques puisque celles-ci sont préférées par un milliard de musulmans à travers le monde.
Ahmed Mohamed Ali : L’Afrique, une zone stratégique pour la BID |
11/03/2010
Entretien paru dans Les Afriques
Président de la BID, Ahmed Mohamed Ali nous a accordé un entretien axé sur les relations entre l’institution islamique et l’Afrique. Au-delà de sa qualité d’actionnaire de référence de quatre banques islamiques (Sénégal, Gambie, Guinée Conakry, Niger) dans la partie ouest du continent, la BID est aussi et surtout un partenaire financier des Etats, des institutions publiques et, depuis peu, du secteur privé.
Les Afriques : A la suite de la crise financière internationale, beaucoup de banques régionales et de banques de développement ont augmenté leur capital. Qu’en est-il de la Banque islamique de développement ?
Ahmed Mohamed Ali : En fait, le capital de la BID a été augmenté juste avant la crise. La décision de procéder à une augmentation substantielle avait été prise en décembre 2005, lors du sommet de l’OCI tenu à La Mecque. L’augmentation effective a eu lieu en 2007, juste avant la crise. Le capital déclaré est ainsi passé de 15 milliards de dinars islamiques (1 dinar islamique = 1 DTS du FMI) à 30 milliards de dinars islamiques. Le capital souscrit est, lui, passé de 8,2 à 15 milliards de dinars.
LA : Quels sont vos objectifs pour l’Afrique dans le moyen terme ?
AMA : Nos membres africains ont toujours été actifs au sein de la BID. C’est le cas notamment du Niger ou de la Guinée, présents dans le capital de la banque depuis ses premiers pas, en 1975. En ce qui concerne le cadre de notre intervention dans cette région, il s’inscrivait, dans un passé récent, dans la déclaration de Ouagadougou, qui avait cours entre 2005 et 2009.
« Les interventions en faveur du secteur privé prennent de plus en plus d’importance dans le bilan de la banque, qui a, au cours des dernières années, financé de nombreux projets de type BOT dans plusieurs pays. »
Ce volet couvrait un programme de financement de 3 milliards de dollars. Nous avons présentement lancé une nouvelle initiative sous le nom de Programme spécial pour le développement de l’Afrique, auquel nous consacrons 5 milliards de dollars. En tout, et en tenant compte des concours de nos partenaires, ce programme s’élève à 14 milliards de dollars.
LA : Est-ce que les financements islamiques que vous octroyez aux Etats et aux institutions coûtent moins chers que les prêts concessionnels de certains intervenants, comme le FMI et la Banque mondiale par exemple ?
AMA : Nos prêts sont extrêmement concessionnels et ne font supporter aux projets qu’ils financent que des charges administratives très réduites, pendant la seule période de leur exécution. Concernant les autres modes de financement (tels que le leasing par exemple), il faut dire que nous nous refinançons à des conditions légèrement plus élevées que celles de la plupart des autres institutions, car nous n’avons pas été, jusqu’à un passé récent, un intervenant régulier sur le marché. Ceci étant, il est important de noter que nous ne sommes pas une banque commerciale, mais une banque de développement, partenaire des pays membres de l’Organisation de la conférence islamique.
LA : Comment le marché perçoit-il la signature de la Banque islamique de développement ?
AMA : Notre papier est très apprécié. Récemment, nous avons émis un emprunt de 750 millions de dollars. La demande a dépassé 2 milliards de dollars. Cela montre le degré de confiance dont nous jouissons. D’autre part, nous sommes notés triple A par les trois grandes agences de notation internationale.
LA : Vous êtes plutôt référencé comme une banque qui accorde du crédit aux entités publiques. Quid des financements du secteur privé ?
AMA : Les interventions en faveur du secteur privé prennent de plus en plus d’importance dans le bilan de la banque, qui a, au cours des dernières années, financé de nombreux projets de type BOT dans plusieurs pays. En outre, la banque a pris une importante décision pour le secteur privé, à travers la création, il y a une dizaine d’années, de la SID (Société islamique pour le développement du secteur privé) qui finance des projets promus par des opérateurs du secteur privé à travers plusieurs instruments islamiques (moucharaka, mourabaha, leasing, etc.).
LA : Comment le marché perçoit-il la signature de la Banque islamique de développement ?
AMA : Notre papier est très apprécié. Récemment, nous avons émis un emprunt de 750 millions de dollars. La demande a dépassé 2 milliards de dollars. Cela montre le degré de confiance dont nous jouissons. D’autre part, nous sommes notés triple A par les trois grandes agences de notation internationale.
LA : Vous êtes plutôt référencé comme une banque qui accorde du crédit aux entités publiques. Quid des financements du secteur privé ?
AMA : Les interventions en faveur du secteur privé prennent de plus en plus d’importance dans le bilan de la banque, qui a, au cours des dernières années, financé de nombreux projets de type BOT dans plusieurs pays. En outre, la banque a pris une importante décision pour le secteur privé, à travers la création, il y a une dizaine d’années, de la SID (Société islamique pour le développement du secteur privé) qui finance des projets promus par des opérateurs du secteur privé à travers plusieurs instruments islamiques (moucharaka, mourabaha, leasing, etc.).
Ahmed Mohamed Ali, un militant de la finance islamique |
11/03/2010
Natif de Médine, le docteur Ahmed Mohamed Ali est le premier président de la Banque islamique de développement, fonction qu’il occupe depuis 23 ans. Fondée par l’OCI à l’initiative du roi Fayçal Ben Abdoulaziz, la BID a commencé ses activités au début des années 70, avec 22 pays membres et 185 millions de dollars pour le financement du développement. En 1998, les ressources dédiées au financement dépassaient 1,5 milliard $. Une année plus tard, la banque comptait 53 membres et un staff dépassant les 800 personnes. Avant d’occuper cette éminente fonction, Dr Ahmed Mohamed Ali a été secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, membre du Conseil d’administration du Fonds saoudien pour le développement, ministre de l’Education de l’Arabie Saoudite (1972-75), recteur de l’Université du Roi Abdoulaziz (1967-72), directeur de l’Institut scientifique islamique d’Adem (1958-59) et membre du haut conseil des cinq universités saoudiennes. Diplômé d’un B.A en commerce, d’une licence en droit à l’Université du Caire, d’un PHD à l’Université de Michigan.
[Les Afriques]
Le nom de la mégabanque islamique tant attendue: Istikhlaf bank |
10/03/2010
Adnan Ahmad Yousif, CEO d'Al Baraka Banking et Président de l'Union des Banques Arabes a dévoilé le nom de la mégabanque islamique, la grande institution qui manque encore à l'industrie.
Elle portera le nom d' « Istikhlaf bank » au capital de 2Mds$ avec un capital autorisé de 10Mds$. Ce projet est soutenu par la BID et mené par the Islamic Chamber of Commerce and Industry (ICCI), présidée pr Cheikh Salah Kamel, lui-même président d'Al Baraka Banking Group qu'il a créé.
« Le principal objectif d'Istikhlaf est d'investir et de participer dans les méga-projets et de les partager plus tard avec d'autres banques islamiques », a déclaré Adnan Yousif.
Noor Islamic Bank accueille des étudiants de Haub Business School des Etats-Unis |
07/03/2010
Noor Islamic Bank accueille une délégation de 44 étudiants de l’Executive MBA de Haub Business School de l’Université Saint Joseph de Pittsburgh.
Les étudiants suivront une présentation détaillée du monde de la banque sharia-compliant
par l’équipe Charia de cette banque lancée en janvier 2008.
Gulf Finance House travaille au lancement d’une des plus grandes banques islamiques en Syrie |
07/03/2010
Gulf Finance House a annoncé être dans un stade avancé pour lancer une des principales banques islamiques en Syrie sous le nom de Syria Finance House.
GFH, avec des partenaires syriens impliqués dans les secteurs industriels, financiers et des matières premières, oeuvre au positionnement de cette future institution comme une des plus grandes banques islamiques en Syrie, qui bénéficiera d’un capital de 333M$.
Bank Asya de Turquie garde ses clients malgré la crise |
07/03/2010
Bank Asya, la principale banque participative en Turquie et la 29ème sur la liste des 500 plus grandes institutions financières du secteur de la finance islamique, est parvenue à garder la confiance de ses clients malgré la crise mondiale.
Opérant depuis plus de 13 ans, Bank Asya, a récemment changé de direction et prévoit de conforter ses performances, après avoir augmenté de 34% le montant des prêts entre 2008 et l’année dernière. Alors que certaines banques ont été critiquées pour leur assèchement d’octroi de crédits, Bank Asya a maintenu un haut niveau de prêts durant cette période.
La Banque de développement des Philippines entre dans le marché islamique |
06/03/2010
The Development Bank of the Philippines (DBP) a pénétré le marché de la finance islamique après l’acquisition d’Al Amanah Islamic Investment Bank.
L’intérêt de la finance islamique est une priorité pour les autorités, affirme Ignacio Bunye du Monetary Board de la Banque centrale. En effet, la Banque de développement des Philippines a récemment envoyé 15 hauts responsables en Malaisie pour se former en finance islamique, après l’acquisition des 69% des parts du Gouvernement d’Al Amanah Islamic Investment Bank.
La Banque de développement des Philippines après ce rachat d’Al Amanah, vise l’assistance financière aux PME dans le sud du pays où sont basés la plupart des 5 millions de musulmans du pays. La banque lancera aussi des services de transferts de fonds des travailleurs philippins au Moyen-Orient.
Solidarity Saudi Takaful offre 22,2 M de parts |
04/03/2010
Solidarity Saudi Takaful Company lance un appel public à l’épargne pour 22,2 millions de parts à 2,7$ chacune. La firme est une joint-venture entre d’influents investisseurs saoudiens et Solidarity Group de Bahreïn, laquelle détient 60% du capital. Les 40% de capital restant seront levés par le prochain appel public à l’épargne.
“Le marché de l’assurance en Arabie Saoudite est largement reconnu comme un des plus prometteurs, et le potentiel de croissance est phénoménal”, souligne Khalid Abdulla Janahi, chairman de Solidarity Group.
Inde : l’investissement islamique s’appelle« partenariat financier sans intérêt » |
04/03/2010
Suite aux critiques faites au Gouvernement de Kerala de « favoriser » une religion par le fait d'initier une firme d'investissement sharia-compliant, celui-ci a décidé de donner à cette activité la dénomination de « partenariat financier sans intérêt ».
Le ministre de l'industrie, Elamaram Kareem, a anoncé que la firme avait reçu plus de 920.000 $ de capital, provenant de contributions de quatorze investisseurs, Indiens non-résidents, investisseurs étrangers institutionnels et particuliers. Les particuliers étaient éligibles à hauteur de 9% et les investisseurs étrangers à 24%. Un homme d'affaires basé à Oman, Mohammed Ali, préside le premier conseil d'administration de la compagnie depuis quelques mois. Les seize autres membres du conseil d'administration comprennent le président de Behzad Group de Doha, en tant que vice-président, ainsi que trois officiels du Gouvernement et douze directeurs appartenant à la communauté musulmane.
2 nouveaux fonds sharia-compliant au Canada |
04/03/2010
Bullion Managemet Group a lancé 2 fonds sharia-compliant au Canada. The Islamic Finance Advisory Board, un conseil de conformité canadien indépendant, a approuvé les BMG BullionFund et BMG Gold BullionFund de la compagnie de Toronto.
La Belgique cible le capital-risque islamique avec Bruneï |
04/03/2010
La Belgique voit en Bruneï un partenaire potentiel dans sa recherche de s'établir dans une niche de marché dans le secteur de la finance islamique via le private equity islamique.
Marc Deschamps, un expert international de Wallonie, a déclaré que Bruneï serait le partenaire approprié de la Belgique et de la Wallonie pour l'Asie du Sud-Est. M. Deschamps est actuellement dans le sultanat en tant que membre d’une Mission de commerce extérieur et d'investissement.
« La Belgique doit trouver une niche dans l'industrie et nous pensons au capital-investissement et plus particulièrement au capital-risque islamique.» La Belgique est une « sorte de paradis » pour les capital-risqueurs car « la législation fiscale en Belgique est très favorable au capital-risque et quand vous faîtes de la plus-value sur les parts, vous n'avez pas d'impôts là-bas,» a souligné M. Deschamps.
« Nous sommes conscients du développement de cette industrie en Malaisie, à Singapour et en Indonésie dans ce secteur. Mais dans une niche spécifique telle que le capital-risque, Bruneï peut se faire une place sur la carte avec nous,» a-t-il dit.
BNP Paribas Investissement prévoit de doubler ses actifs islamiques |
04/03/2010
BNP Paribas Investissement prévoit de doubler ses actifs islamiques sous gestion cette année au moment où la reprise économique mondiale s'annonce. Les 500M$ d’actifs islamiques de BNP Paribas vont connaître une croissance avec une demande provenant des assureurs islamiques, des banques privées et des investisseurs, prévoit le gestionnaire en charge de l'Asie du Sud-Est.
« Beaucoup de nouveaux actifs que nous allons voir viendront d'Asie du Sud-Est cette année. Nous sommes en train de travailler sur des deals qui vont doubler nos actifs sous gestion cette année» anticipe ce responsable de BNP, qui précise que les investisseurs préfèreront des open-ended funds visant des marchés émergents tels que l'Inde ou la Chine. Un nouvel intérêt se manifeste également en provenance d'Australie, de Hong-Kong, du Japon, de Corée, de France et de Grande-Bretagne.
La Banque Centrale de Jordanie étudie les standards de l’IFSB pour les appliquer à ses banques islamiques |
03/03/2010
La Banque Centrale de Jordanie est en train d’étudier les standards de l’Islamic Financial Services Board (IFSB) pour les appliquer à ses banques islamiques
La Vice-Gouverneur de la Banque centrale de Jordanie, Mme. Khulud Saqqaf, a évoqué devant l’Islamic Finance and Investment Forum for the Middle East 2010 l’hypothèse d’un cadre de régulation unique pour les banques conventionnelles et islamiques.
Elle a également rappelé les difficultés rencontrées par les banques islamiques jordaniennes, à savoir l’absence de marché secondaire pour les instruments financiers islamiques, le manque de prêteur en dernier ressort, et manque de personnel qualifié, notamment.
Annulation de la première émission de sukuk de Hong-Kong |
03/03/2010
L'Autorité de l'aéroport a annoncé qu'elle ne donnerait pas suite à ses projets d'émettre un bon islamique, contrairement à l'annonce qu’elle avait faite en 2008 d'effectuer la première émission de sukuk de Hong-Kong. Le Gouvernement local avait pourtant oeuvré dans ce sens avec les aménagements fiscaux nécessaires, afin que les souscripteurs ne soient pas soumis à une double taxation.
Le directeur de l'aéroport a déclaré qu'une émission pourrait être reconsidérée quand se fera ressentir un nouveau besoin important de capital, sans préciser s’il s’agirait d’une émission conventionnelle ou islamique.
GFH a renégocié l'ajournement du paiement de sa dette |
03/03/2010
Gulf Finance House (GFH) a annoncé être parvenue à un accord avec le syndicat Liquidity Management Center (LMC). Sous les termes du nouvel arrangement, les obligations de paiement de 50M$ ce mois et de 50M$ en mars l'année prochaine ont été amendées. Un paiement de 20M$ sera effectué ce mois et les 80M$ restants, seront répartis sur quatre échéances de 20M$, tous les 6 mois, jusqu'au paiement total en 2012.
Un fonds de 1Md $ pour Masraf Al Rayan |
03/03/2010
Masraf Al Rayan, une des principales banques islamiques du Qatar, a annoncé le lancement du ‘Al Rayan GCC Fund’ avec un mandat allant jusqu'à 1.1Md$. Sa stratégie d’investissement est de moyen à long terme, dans les actions cotées, des produits à revenus fixes et des instruments monétaires.
Accord-cadre de standardisation des contrats islamiques de couverture |
01/03/2010
Les instruments de couverture conformes à la charia, les Tahawwut, disposent à présent d’un contrat de référence créé par l’ISDA (The International Swaps and Derivatives Association) et l’IIFM (International Islamic Financial Market).
Cet accord, le ISDA/IIFM Ta'Hawwut Master Agreement est le premier contrat financier qui sera applicable dans tous les pays où interviendront des opérations de finance islamique.
SEI vise la barre de 1 milliard de dollars pour ses fonds islamiques |
01/03/2010
Le gérant de fortune SEI espère que ses quatre fonds conformes à la charia pourront tutoyer la barre des 1 milliard de dollars dans les deux à trois prochaines années, a indiqué un haut responsable de la firme, Jahangir Aka, à l'occasion du sommet sur la finance et la banque islamique organisé par Reuters à Dubai.
Un projet d’émission souveraine de 500M$ aux Philippines |
27/02/2010
Les Philippines prévoient d’émettre leur première émission de sukuk d’un montant de 500M$, a déclaré un banquier proche de la transaction, soulignant que le Gouvernement cherche ainsi à diversifier son portefeuille de dette.
L’émission pourrait intervenir à travers des entreprises telles que the National Power Corp, qui est en train de lever $325 millions pour son ‘Small Power Utilities Group project’, a déclaré Roberto Juanchito Dispo, Vice–président à First Metro Investment Corp.
FMIC est en train de monter l’opération, sans doute en partenariat avec CIMB Group de Malaisie.
Visite du Ministre des affaires étrangères du Koweït à Luxembourg |
27/02/2010
Le Ministre des affaires étrangères du Koweït Cheikh Dr. Mohammad Sabah Al-Salem Al-Sabah a rencontré Jean Asselborn, son homologue au Luxembourg, pour discuter des relations bilatérales, des relations UE-Koweït, du processus de paix au Moyen-Orient, de l’Iran et du récent assassinat commandité à Dubaï. La délégation a tenu plus tard une réunion avec des personnalités éminentes de la finance luxembourgeoise. A cet effet, Asselborn a déclaré, « La finance islamique offre de nombreuses opportunités pour travailler ensemble. »
Togo : La BAD accorde 36 millions de dollars pour l’autoroute Trans-Africa |
27/02/2010
La Banque africaine de développement (BAD) a accordé au Togo une subvention de 36,2 millions de dollars pour financer la modernisation d’un tronçon de la route traversant l’Afrique occidentale.
Les travaux permettront de compléter un chaînon manquant dans la liaison autoroutière Abidjan-Lagos, un projet co-financé par la Banque mondiale, la Banque islamique de développement et deux banques régionales de développement.
Le réseau routier du Togo s’est fortement dégradé pendant les deux décennies de crise politique et économique qu’a vécu le pays.
Djibouti accueille deux nouvelles banques islamiques |
26/02/2010
Trois banques, dont deux islamiques, vont bientôt ouvrir leurs portes à Djibouti.
La Dahabshil Bank International SA et la Shoura Bank, effectueront des opérations répondant aux normes islamiques, tandis que la troisième, la Warka Bank of Investment & Finance (Djibouti), sera une banque commerciale conventionnelle.
Shoura Bank est le projet d'un homme d'affaires égyptien qui est en train de réaliser une étude de marché en vue d'une ouverture vers la fin de l'année.
Dahabshil est, de son côté, une filiale de la société somalienne de transfert de fonds éponyme.
La Warka Bank est la filiale d'un grand groupe irakien dont l'actionnaire principal est Saad Saadoun Mahmoud Al-Bunia et sa famille.
Enfin, un nouvel établissement pourrait encore faire son entrée à Djibouti : la Bank of Africa (BOA), qui s'intéresserait à un possible rachat de la BIMR (Banque Indosuez Mer Rouge, filiale du Credit Agricole).
La Banque Zitouna va créer une compagnie islamique d’assurances |
25/02/2010
La Banque Zitouna, première banque tunisienne spécialisée dans la finance islamique, a obtenu à la fin du mois de janvier 2010 un agrément pour la création d’une compagnie d’assurances islamiques (Takaful). Le nouvel assureur sera baptisé « Zitouna Takaful ».
La banque avait déposé une demande d’agrément d’une société d’assurances au début du mois de décembre 2009.
La création de cette compagnie vient confirmer, à nouveau, les orientations de la Tunisie en matière de consolidation du dispositif bancaire et financier en vue d’appuyer et soutenir les entreprises et investisseurs tunisiens et internationaux ayant choisi la Tunisie pour le développement de leurs activités
Nouveau ‘head of’ en finance islamique chez PwC |
25/02/2010
PricewaterhouseCoopers LLP (PwC) a nommé Mohammad Khan en tant que nouveau responsable de la finance islamique au Royaume-Uni. Il succède ainsi à Mohammed Amin, réputé dans le domaine fiscal islamique, qui a pris la tête de l’Economic comittee au sein du Muslim Council of Britain ainsi que des activités politiques au sein du parti conservateur.
Mohammed Khan était précédemment chef des opérations Takaful au sein de PwC.
Kuala Lumpur et Luxembourg, l'alliance logique |
25/02/2010
Ce n'est plus un secret, le Luxembourg a l'ambition de se positionner comme leader européen en matière de finance islamique. La preuve en est, le ministre des Finances, Luc Frieden, a récemment demandé à l'administration fiscale de préciser dans quel contexte les produits islamiques sont soumis aux taxations.
Ainsi, si le pays a fait figure de pionnier en matière de finance islamique en étant notamment, au travers de la Bourse de Luxembourg, la première Bourse européenne présente sur le marché des sukuk en cotant des obligations islamiques dès 2002, il a besoin d'une certaine expertise pour développer ce type de produits. Lors d'un séminaire, organisé par Luxembourg for Finance et l'Université, le pays a invité de hauts représentants du Malaysia International Islamic Financial Centre (MIFC) à venir discuter du sujet.
En effet, en institutionnalisant dès les années 1960 la finance islamique, la Malaisie s'est positionnée comme pionnier et leader mondial dans le domaine. Aujourd'hui, Kuala Lumpur cherche des relais à l'international pour développer et vendre son expertise.
Entre Kuala Lumpur et Luxembourg, il existe un point commun, le haut niveau d'expertise et de réglementations dans le domaine financier. Les deux pays se sont donc apparemment bien trouvés pour travailler sur le sujet ensemble. Avec le Luxembourg, la Malaisie a trouvé une bonne porte d'entrée sur le territoire européen. Quant au Grand-Duché, il compte se former auprès de Kuala Lumpur et s'enrichir de son expérience pour devenir le numéro un de la finance islamique en Europe.
Les produits Takaful en France |
25/02/2010
En France, certains assureurs se calquent dorénavant sur ce modèle afin de proposer des produits d’assurance « Sharia Compliant ». L’année dernière, Allianz par l’intermédiaire d’AGF, lançait une assurance-vie conforme à ce que dit le Coran sur l’île de la Réunion. Le produit a été validé par l’ACERFI (Audit conformité éthique et recherche en finance Islamique) et le CFCI (Cellule de fiqh du centre Islamique) au niveau local et un Sharia Board au niveau national pour obtenir un label de conformité aux lois islamiques.
La société SG Obsèques propose, elle, une assurance obsèques qui prend en charge l’organisation complète des funérailles, ainsi que le rapatriement au pays lors du décès d’un souscripteur. La compagnie organise aussi des inhumations locales dans le respect le plus total des prescriptions religieuses. En 2008, l’assureur français Axa avait déjà mis en place une plate-forme de conception de produits Takaful pour les pays du golfe et en Malaisie. L’assurance Hillenmeyer propose de son côté le Pack Santé Al Maghrib qui prend notamment en charge les frais de pharmacie, de maternité, de vaccination, ou encore de circoncision pour une souscription annuelle allant de 75 à 100 euros selon la formule. Elle comprend aussi une assistance voyage spécial pèlerinage à La Mecque, avec rapatriement du corps en cas de décès, selon les coutumes musulmanes.
[Extraits: Assurance News]
Laroussi Bayouth continue ses fonctions de DG d’Al Baraka Bank Tunisia |
25/02/2010
Le premier ministre vient de décider que Monsieur Laroussi Bayoudh, directeur général de la banque centrale de Tunisie chargé des fonctions de vice-président et directeur général d’Al Baraka Bank Tunisia, est maintenu à son poste pour une période d’un an, à compter du 1er avril 2010.
Ancien Président Directeur Général de la Banque du Sud et du Groupe STB, M. Laroussi Bayoudh, dirige, depuis septembre 2008, Al Baraka Bank Tunisia (ex : Best Bank). Il a pu améliorer la valeur ajoutée du pionnier de la finance islamique en Tunisie pour une contribution encore plus substantielle au développement de l’économie tunisienne.
Al Baraka Bank Tunisia dispose de toute une panoplie de techniques de financement solidaires pour aider les plus démunis à créer leurs propres activités. Son originalité réside dans l’application du principe de partage des profits et des pertes qui implique une responsabilisation et une mutualisation des risques entre les bailleurs et les bénéficiaires des fonds.
Créée le 15 juin 1983, Al Baraka Bank Tunisia est une société anonyme, régie par la législation tunisienne et notamment les lois régissant les organismes financiers et bancaires non résidents. Al Baraka Bank Tunisia noue ses rapports avec ses clients sur une base participative excluant le « RIBA ».
Un manque de ‘Sharia Registered Financial Planners (RFP)’ |
24/02/2010
Alors que l’industrie de la finance islamique connaît une croissance rapide, il manque des ‘Sharia Registered Financial Planners (RFP)’, qualification reconnue par le Malaysian Financial Planning Council (MFPC).
Kee Wah Soong, président du MFPC, a affirmé l’importance de développer du capital humain pour l’industrie dans la ligne de l’agenda national qui prévoit d’accroître le secteur de la finance islamique. En 2009, l’organisation indépendante a formé 59 membres sharia RFP.
Faibles émissions de sukuk en 2010 |
24/02/2010
L’émission de dette islamique restera « faible » en 2010, dans la mesure où les investisseurs refusent de prendre des risques excessifs, même pour des placements à haut rendement et où l’attention est portée sur les difficultés ou les très fortes réticences des gouvernements pour repayer la dette, a déclaré Hussein Hassan, head of structuring for Middle East and Africa au sein de Deutsche Bank.
« A moins de voir l’aversion au risque changer mondialement, il est difficile de penser que le marché du sukuk soit aussi dynamique qu’il l’a été, » a-t-il dit.
Critiquant l’échec de l’industrie de prouver au monde qu’elle pouvait être plus solide que la finance conventionnelle, il a regretté « qu’alors que la finance islamique était sous les yeux du public, nous avons été incapables de trouver des solutions. »
Total et Aramco viseraient un milliard de dollars de sukuk pour Djoubaïl |
22/02/2010
Les deux partenaires auraient d’ores et déjà mandaté trois banques pour cette opération devant financer en partie leur raffinerie commune
Selon Bloomberg, Total et Aramco auraient mandaté Deutsche Bank, Samba Financial Group et CA CIB, pour organiser un placement prochain d’obligations islamiques (sukuk), pour financer la raffinerie saoudienne de Djoubaïl.
Total n’a pas souhaité commenter ces informations. Mais à en croire l’agence de presse, les présentations aux investisseurs devraient débuter fin mars ou début avril. Concrètement, ce n’est pas Total qui émettrait, ni Aramco, mais leur coentreprise, la Satorp.
Sur le principe, note L’Agefi , l’émission de sukuk n’est pas une surprise, puisqu’à l’automne, un porte-parole de Total avait indiqué à qu’elle faisait «partie des options possibles» pour le financement de ce projet de 12 milliards de dollars, dont 9,6 milliards d’ingénierie et de construction.
En revanche, le montant avancé semble plus important que prévu : selon des propos attribués par Reuters à Daniel Lacombe, le responsable du projet, le montant préalablement envisagé était de 500 millions de dollars. A en croire les sources bancaires de Bloomberg, l’émission pourrait finalement avoisiner le milliard de dollars.
Peut-être faut-il y voir, relève L’Agefi, la conséquence des changements récents intervenus dans le financement global de ce projet. Le mois dernier, le Middle East Economic Digest (MEED) rapportait que Total et Aramco venaient d’obtenir un financement de leurs banques internationales partenaires à hauteur de 1 milliard de dollars (avec une marge de 150 à 200 points de base). Soit un peu moins que le chiffre de 1,4 milliard prévu à l’origine.
Le solde du financement (qui devrait compter 65% de dette et 35% de fonds propres) sera apporté par des banques saoudiennes qui auraient accordé selon le MEED une marge de 100 pb au-dessus du taux de référence local (Saibor), puis de 150 pb après trois ans.
Selon Bloomberg, les deux groupes discuteraient d’ailleurs en parallèle de la possibilité de réduire leur exposition aux financements bancaires via l’émission d’une obligation internationale classique une fois le placement de sukuk effectué.
Enfin, côté fonds propres, les marchés actions seront aussi sollicités. Total et Aramco envisagent de mettre 25% du projet en Bourse pour en conserver 37,5% chacun. Aujourd’hui, Total en a 37,5% et Aramco 62,5%.
La finance islamique en Inde passe… par l’Arabie |
22/02/2010
Un grand séminaire aura lieu le 27 février prochain à Jeddah en Arabie Saoudite, organisé par l’Indian Forum for Interest-Free Banking (IFIB), dans le but de favoriser les aménagements propices au développement de la finance islamique en Inde.
Omar Abubacker, président du Indian Forum for Interest-Free Banking (IFIB), a appelé le Gouvernement indien à faire les amendements nécessaires dans la loi bancaire pour permettre d’introduire un système bancaire ne pratiquant pas l’intérêt, qui pourrait entraîner des flux massifs de capitaux dans l’économie nationale et favoriser un plus grand développement du pays.
Dr. Abubacker a indiqué que, durant ce séminaire qui a pour but de mobiliser un soutien populaire en faveur du système, un protocole d’accord, demandant des services sans l’intérêt en Inde, sera formulé et présenté au Premier ministre Manmohan Singh pendant sa visite à Ryad
La finance islamique « est similaire au système adopté par l’île à la fin de la guerre napoléonienne » |
22/02/2010
Un expert de l’investissement à Guernesey, Toby Birch, pense que l’île peut bénéficier de l’adoption d’un système financier islamique.
Ce système financier qui, fondé sur des actifs réels, évite les investissements et les emprunts spéculatifs, et où la banque et les investisseurs engagés dans la transaction partagent les risques et les profits, est similaire, selon M. Birch, au système adopté par l’île à la fin de la guerre napoléonienne.
Un système qui a alors connu un plein succès et a amené l’île à des taux de fiscalité extrêmement bas…. Et qui pourrait fonctionner à nouveau pour le plus grand bonheur de l’île.
« Si vous vous tenez au milieu du port St Peter, que vous regardez le marché de la ville, les quais, et l’Elizabeth College, pas un penny d’intérêt n’a été payé pour construire ces lieux, » a-t-il attesté.
Dramé Lassina : “ Les institutions financières islamiques sont ouvertes à tous, au-delà des clivages religieux ” |
22/02/2010
Le secrétaire du Comité national de la finance islamique dévoile, dans cet entretien à Abidjan.net, comment les institutions financières islamiques parviennent à faire des profits tout en prohibant les activités basées sur l’intérêt.
La clé de répartition des bénéfices est-elle définie selon le Coran?
Non. Elle n’est pas définie selon le Coran. Elle est simplement contractuelle. Quand une personne vient voir une banque islamique, il y a une convention qui est signée. Cette convention définit dès le départ la somme qui revient à chaque partie. Il ne faut pas oublier que ce n’est pas à tout moment que l’entreprise réalise des bénéfices. En cas de pertes, celles-ci sont aussi supportées à la hauteur de chaque participation au capital.
C’est donc un investissement à risques… Effectivement. Les banques islamiques font une finance à risques. Elles acceptent de perdre contrairement aux autres banques. Cependant, nous prenons le maximum de précautions pour ne pas en arriver là.
Quelles sont ces précautions?
Nous assistons notre partenaire dans la gestion de son activité contrairement aux banques classiques qui ne se préoccupent pas de l’utilisation des prêts qu’elles accordent à leurs partenaires. Ce n’est pas de la coercition que nous faisons.
Nous n’intervenons pas ou n’influençons pas la gestion des entreprises. Mais, nous faisons du coaching. Nous donnons le maximum de conseils à nos partenaires pour que les affaires marchent. Il y va de l’intérêt de tous.
Les profits générés par la moucharaka suffisent-ils pour faire face à vos charges ?
Si les fondamentaux de gestion sont suivis, les banques islamiques font plus de profits que les banques classiques. Les banques islamiques peuvent, en effet, avoir près de 50% de marges bénéficiaires en lieu et place des 18% de taux d’intérêt. C’est plus rentable.
Peut-on dire dans ce cas que les institutions financières islamiques sont crédibles?
Oui. D’ailleurs, à la faveur de la crise financière mondiale, on a constaté que les banques islamiques n’ont pas été directement touchées du fait qu’elles ne fonctionnent pas avec les intérêts. Elles ne font pas de spéculations. Elles n’investissent pas non plus dans des secteurs dits à risque. Il s’agit des secteurs tels que le commerce d’alcool, de drogue ou de viande de porc qui sont illicites au regard de la loi islamique. Nous ne finançons pas ce genre de projet.
Cela veut-il dire que les non musulmans ne peuvent pas avoir accès à la finance islamique?
Non, pas du tout. La Côte d’Ivoire est aujourd’hui bénéficiaire des prêts de la Banque islamique de développement (Bid). Les institutions financières islamiques sont ouvertes à tous, au-delà des clivages religieux. Un chrétien, un juif ou toute autre personne peut bénéficier de prêts. A preuve, dans notre structure qui est en phase de constitution, nous avons des non musulmans. Nous leur octroyons des prêts à condition qu’ils adhèrent aux statuts et règlements. Dans le contrat que nous signons, nous leur faisons savoir que nous ne pouvons pas financer, par exemple, une ferme d’élevage de porc ou un débit de boisson alcoolisée.
De quels moyens dispose une structure comme la vôtre pour contrôler l’utilisation des prêts octroyés ?
C’est à ce niveau que la finance islamique se démarque des autres. Nous intervenons tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des entreprises que nous finançons. Raouda Finance dispose d’un cabinet d’étude et d’expertise qui va sur le terrain pour cela. Il va à la rencontre de nos partenaires. Il suit leur gestion et leurs états. C’est ce qui nous permet d’avoir un droit de regard sur ce qui est fait avec notre argent.
La finance islamique peut-elle être une solution à la récession qui a secoué le monde en 2008?
Au regard des informations dont nous disposons sur la crise financière mondiale, on peut dire aujourd’hui que la finance islamique est la solution inéluctable à la crise financière mondiale. Depuis la crise financière de 1929 jusqu’à celle de 2008, les institutions financières ont toujours proposé les mêmes solutions qui produisent les mêmes conséquences.
Avec la finance islamique, on pourrait proposer des solutions viables. Tony Blair, l’ancien Premier ministre britannique, avait d’ailleurs souhaité l’année dernière que la Grande-Bretagne soit la plaque tournante de la finance islamique. Et ce pays est en train de le devenir. Ils sont en train de mettre en place des institutions académiques pour former des experts à la finance islamique. Ce n’est pas fortuit. C’est un Etat organisé. Les Etats- Unis et la France suivent le pas même si celle-ci est un peu hésitante.
Est-ce le cas en Côte d’Ivoire?
Les autorités actuelles sont aujourd’hui plus favorables à l’implantation de la finance islamique. La Bid a commencé à s’implanter en Côte d’Ivoire en débloquant un important fonds pour la restructuration de l’autoroute du Nord.
Des perspectives positives pour la finance islamique en Afrique |
22/02/2010
Mohamed Damak, co-directeur du Groupe de travail sur la finance islamique de Standard & Poor’s, interrogé par le Journal Les Afriques, évalue le potentiel de la finance islamique sur le continent africain.
Comment la finance islamique s’est-elle comportée pendant la crise financière ?
Les banques islamiques ont résisté à la première onde de choc de la crise (la crise financière) du fait de leur non-exposition aux produits d’investissement structurés basés sur l’intérêt, formellement interdits par la charia. Cependant, la baisse de la liquidité sur les marchés internationaux (notamment pour les banques d’investissement islamiques comme Arcapita ou Gulf Finance House) et la transformation de la crise financière en crise économique ont impacté la qualité des actifs des banques islamiques ainsi que leur rentabilité. Ces impacts ne sont toutefois pas liés à la nature islamique des banques, puisque les banques conventionnelles ont aussi été impactées.
Quelles sont les perspectives pour 2010 et les années à venir pour la finance islamique ?
La finance islamique a continué à croître très rapidement en 2009 en dépit de la crise. Le total des actifs du top 500 des banques islamiques dans le monde est passé de 639 milliards de dollars en 2008 à 822 milliards en 2009, soit une augmentation de 28.6%. Le marché des sukuk a aussi connu une reprise avec un total d’émissions de 23,3 milliards de dollars en 2009, contre 14,9 milliards en 2008. A fin 2009, le total cumulé des émissions de sukuk atteignait 100 milliards de dollars.
Les perspectives restent positives pour la finance islamique. Il y a beaucoup d’intérêt dans certains pays musulmans (en Afrique et en Asie) et non musulmans (notamment en Europe) de créer des banques islamiques ou d’émettre des sukuk.
En Afrique, comment la finance islamique a-t-elle évolué ? Y a-t-elle un rôle spécifique ? Se distingue-t-elle des autres modes de financement ?
En Afrique, la finance islamique a connu quelques développements au cours des dernières années dans certains pays. Le Maroc a autorisé certains produits islamiques en 2007. En 2009, des ajustements fiscaux ont été proposés pour rendre ces produits aussi compétitifs que les produits conventionnels. En Tunisie, la Banque centrale a accordé une licence de banque universelle à une banque islamique à capitaux privés. Cette banque (Banque Zitouna) commencera son activité au cours du premier semestre 2010. La Gambie a émis une série de sukuk via sa banque centrale, bien que pour des petits montants. Le Nigeria a mis en place un cadre réglementaire régissant les banques islamiques, et il semblerait qu’il y ait un projet de création de banque islamique ou de conversion de banque conventionnelle. Au Kenya et au Soudan, des banques islamiques ont été créées.
Certains pays africains ont organisé des conférences pour attirer les experts en finance islamique et explorer les opportunités qui s’offrent à eux. En Afrique, la finance islamique pourrait jouer le rôle d’un pont entre les pays à forte capacité de financement et les pays à fort besoin d’investissement, notamment en infrastructure ou en immobilier. Certaines transactions ont été effectuées par des banques islamiques du Golfe dans ce sens.
A quelles conditions la finance islamique peut-elle jouer un rôle à la mesure de son potentiel ?
Plusieurs conditions doivent être remplies. La quantification de la demande : déterminer s’il existe actuellement une réelle demande pour la finance islamique en Afrique. Cela dépend certainement des pays et de l’intérêt que des clients naturels (les musulmans) ou clients non musulmans (qui pourraient être séduits par les principes de la finance islamique) pourront manifester pour la finance islamique.
Le soutien politique : la finance islamique ne peut se développer sans soutien politique. Ce soutien est manifeste dans certains pays, comme par exemple ceux qui ont autorisé la création de banques islamiques.
Le soutien de la communauté des affaires : l’expérience anglaise en la matière a démontré l’importance de ce soutien. Les banquiers conventionnels peuvent voir dans la finance islamique une opportunité de différenciation stratégique, dans des marchés sur-bancarisés par exemple.
Les ajustements fiscaux et réglementaires : pour permettre aux banques islamiques d’opérer dans un cadre plus comparable avec les banques conventionnelles (fiscalité, réglementation bancaire, etc.).
La mise en place d’actions correctives pour réduire les faiblesses structurelles de la finance islamique, notamment les différences d’interprétation de la charia. Au Maroc, par exemple, c’est la Banque centrale qui a mis en place les différents types de produits et structures admissibles.
Une main-d’œuvre qualifiée plus abondante. Certaines écoles ou universités européennes ont lancé des formations pour pallier cette insuffisance.
S’agissant du potentiel, nous pensons que la finance islamique pourrait aider les économies africaines à atteindre un double objectif : offrir à la clientèle des produits conformes à ses besoins et attentes, et attirer des investissements directs étrangers ou accéder au marché des sukuk en s’adressant à des investisseurs qui ne voudraient pas investir dans des produits conventionnels.
La méga-banque islamique sur pied dans six à douze mois |
22/02/2010
La création de la méga banque islamique annoncée depuis plusieurs mois mais retardée en raison de l’environnement international, est « en phase très avancée », a déclaré Sameer Abdi, conseiller du projet, et Head of Islamic Finance chez Ernst & Young.
Le lancement du plus grand organisme de prêts islamiques au monde, promu par le Président d’AlBaraka Banking Group, Sheikh Saleh Abdulla Kamel, est prévu depuis plusieurs années.
« Les principaux actionnaires sont réunis et nous nous attendons à un lancement imminent, dans les 6à 12 prochains mois ». 10 actionnaires seraient déjà impliqués dans le projet, avait déclaré Sheikh Saleh en avril, incluant la BID, Saudi Investment bank et the Kuwait Real Estate Bank.
Selon Dr. Abdi, les « aspirations de capital » sont de l’ordre de 3Mds à 4Mds $.
Création d’une firme islamique en Ecosse |
21/02/2010
Saftar Sarwar, précédemment banquier au sein de Barclays Wealth, a quitté la banque pour démarrer sa propre firme d’investissement dans les produits financiers sharia-compliant en Ecosse.
Sarwar a pour objectif de lancer une entreprise disposant de 50M£ d’actifs sous gestion à partir de l’année prochaine, pour fournir des services de gestion de fortune ainsi que des conseils pour les entreprises ou les gouvernements.
Il cible les investisseurs privés à haut potentiel entre 10M£ et 50M£.
Sarwar est membre du UK’s Islamic Finance Council, entité en charge de la promotion des produits sharia. Il est un des plus influents représentants de la communauté asiatique d’Ecosse.
Al Rajhi Capital et Arcapita annoncent le lancement d’un fonds real estate de 500M$ |
21/02/2010
Al Rajhi Capital, filiale de la banque d’investissement Al Rahji d’Arabie Saoudite, et Arcapita Bank, société d’investissement basée à Bahrein, ont annoncé le lancement d’un fonds de 500 M $, the ARC Real Estate Income Fund.
Seconde mission de la délégation de Dubaï en Australie |
20/02/2010
L’Islamic Financial Services Mission, organisée par la Dubai Export Development Corporation, a pris fin sur le constat d’avancement significatif des pourparlers en cours avec les régulateurs fédéraux pour préciser les changements législatifs appropriés pour faciliter l’essor de la finance islamique en Australie.
Le Ministre du commerce, Simon Crean, a applaudi l’initiative de l’Export Development Corporation de Dubaï et de l’Australian Trade Commission pour promouvoir la finance islamique en Australie.
L’imitation des obligations conventionnelles mise en lumière par l’effondrement du marché des sukuk |
18/02/2010
La forte baisse du marché des sukuk, avec la saga de Dubai World, est l’occasion, pour les investisseurs et les émetteurs, de clarifier les risques et la structure de ces titres, selon Toby Birch qui est gestionnaire d’importants actifs.
Les sukuk n’offrent pas les mêmes garanties que les obligations conventionnelles, et il peut être risqué et trompeur de les adapter de manière conventionnelle, a expliqué M.Birch.
« L’aspect positif du crash dans le marché des sukuk est que cela montre qu’une partie du marché a imité les obligations islamiques avec des taux garantis de revenus fixes, mais sans la protection des obligations. » En effet, selon lui, les détenteurs d’un sukuk en défaut n’ont pas les mêmes droits qu’un détenteur d’une obligation, puisqu’il n’y a pas de recours sur l’actif. Donc, si les cash flows et les valeurs diminuent brutalement, les investisseurs peuvent être laissés sans rien.
Mais, il n’en reste pas moins que dans une transaction « purement sharia-compliant », l’investisseur ne sera pas exposé à moins de risques, puisqu’il n’existe pas de retours sur investissement fixes.
La France risque de perdre son crédit avec les délais d’émission de sukuk |
18/02/2010
La France doit accueillir une émission de sukuk cette année pour montrer son sérieux à propos de la finance islamique et surmonter les incertitudes légales qui sont la cause du retard pris par l’émission, plusieurs fois annoncée, d’un sukuk d’1Md€, a déclaré Gilles Saint Marc, Président du Comité Paris-Europlace de finance islamique, lors du Reuters Islamic Banking and Finance Summit.
« En 2010 nous devons avoir au moins une émission de sukuk si nous voulons réellement aller de l’avant et que la France joue un rôle majeur dans le développement de la finance islamique en Europe, » a-t-il déclaré.
Les modifications fiscales sont attendues pour la fin mars. « Nous devons être créatifs. L’idée est de proposer des structures qui soient applicables avec les outils légaux existants, sans nécessairement requérir des amendements, et déterminer si ces structures sont acceptables pour les scholars français et ceux de l’AAOIFI, » a-t-il dit.
Lancement « imminent » des standards de swaps islamiques |
18/02/2010
La standardisation des contrats de swaps islamiques de gré à gré est « imminente » et encouragera plus de compagnies à hedger leurs risques, a déclaré Simon Eedle, MD of Islamic Banking chez Calyon.
La filiale BFI du Crédit Agricole, tout comme l’IIFM, une entité de l’industrie soutenue par les banques centrales de plusieurs musulmans, a travaillé avec l’ International Swaps and Derivatives Association (ISDA) sur le contrat.
Ce contrat, connu comme Ta'Hawwut ou hedging créerait un standard légal pour les dérivés de gré à gré dans le marché islamique, tandis que les contrats sont actuellement établis sur une base ad hoc.
“Cela fera gagner du temps”, a ajouté M. Eedle. Etablir un contrat de dérivés entre deux parties pouvait auparavant prendre 6 à 9 mois,et ce délai sera ainsi considérablement réduit.
Les sharia scholars sont très divisés sur la légitimité des dérivés. Certains les voient comme des instruments permis pour gérer les risques tandis que d’autres les voient comme des transactions spéculatives que l’Islam prohibe.
Certains opérateurs islamiques ont utilisé des contrats comme l’Aroun pour répliquer des options call
L’avenir du private equity sharia-compliant |
18/02/2010
Harris Irfan, directeur des produits islamiques à Barclays Capital, décrit le secteur du capital-investissement comme appelé à connaître, dans les années à venir, un « big boom ».
« Les capacités de produire des fonds de private equity sharia-compliant sont en fait très limitées malgré le fait que les gens parlent du private equity et de la finance islamique comme allant naturellement ensemble », a-t-il dit.
L’entité publique Abu Dhabi Invest AD a déclaré en octobre lancer un fonds islamique de private equity.
Finance islamique : « Nous devons imiter ce qui est bon…et en même temps pousser à l’innovation » |
18/02/2010
La finance islamique doit dépasser le simple financement de maisons et de voitures et s’inscrire dans l’économie réelle, a asséné un scholar influent, Mohd Daud Bakar, notant un potentiel pour le financement de l’aviation, du fret, de l’agriculture, de l’éducation et des infrastructures parmi d’autres.
« La finance islamique a été lancée au début des années 70, 80, pour aider les musulmans à acheter des maisons et des voitures. Elle s’est juste arrêtée là, » a-t-il dit.
« Il est besoin de dire que les banques doivent diversifier leur portefeuille de financement… alors seulement nous pourrons voir réellement la finance islamique à sa place dans la société. » Aussi, a-t-il ajouté, « l’imitation n’est pas mauvaise. Nous devons imiter ce qui est bon…et en même temps nous devons pousser à l’innovation. Pas besoin de réinventer la roue. »
GFH rencontre le Gouverneur de la Banque Centrale |
17/02/2010
Esam Janahi, président de Gulf Finance House (GFH), accompagné par l’ensemble du Conseil d’administration de la banque, a rencontré le Gouverneur de la Banque Centrale de Bahrain, le 15 février, pour évoquer les graves difficultés financières que connaît la banque d’investissement islamique, en ce moment.
Esam Janahi démissionne du conseil de d’administration de Khaleeji Commercial Bank |
16/02/2010
Esam Janahi, président de Gulf Finance House (GFH) de Bahreïn, a démissionné du conseil d’administration de la banque Khaleeji Commercial Bank. Cette démission est effective à partir du mois de février, selon un communiqué de la Bourse de Bahreïn.
En plus des 37% du capital de Khaleeji Commercial Bank détenus par GFH, M. Janahi détient personnellement une autre part de 10%.
La démission intervient alors que GFH, qui est fortement impliqué dans des projets immobiliers à travers le Moyen-Orient, cherche à vendre les actifs "non essentiels" en liaison avec les lourdes pertes subies l'année dernière. La banque d'investissement islamique a fait état, cette semaine, de pertes de l’ordre de 728 millions de dollars au titre de l'année dernière, dont 607 millions de dollars pour le seul quatrième trimestre.
"Nous avons attentivement examiné l'ensemble de nos actifs, pris des dispositions, le cas échéant, et nous avons également commencé à nous débarrasser des actifs non essentiels, a déclaré Esam Janahi dans un communiqué annonçant les résultats. "Nous avons demandé à la direction de revoir notre structure de coûts et également de veiller à ce que nous ayons une stratégie visant à accroître les revenus."
GFH a effectué de nombreux investissements dans des méga-projets, comme celui de la Cité de l'énergie au Qatar, mais aussi en Libye au Kazakhstan et en Inde, ainsi que dans des « ports financiers » à Bahreïn et en Tunisie.
Khaleeji Commercial Bank a été créée en 2004 par GFH en tant qu’outil de financement de projets immobiliers.
Barclays lance des produits financiers islamiques au Kenya |
15/02/2010
Barclays Bank of Kenya Ltd lance des produits financiers pour sa clientèle de particuliers -La-Riba Personal Finance et La-Riba Vehicle Finance.
Ces produits sont basés sur une structure mourabaha, a annoncé le directeur régional Afrique de l'Est et de l'Ouest de Barclays, Adan Mohamed.
Avis de Laurent Wauquiez sur la finance islamique |
15/02/2010
Le secrétaire d’Etat à l’emploi a accordé une interview au Bondy Blog et répondu à une question sur la finance islamique
Parlons finance islamique. La France a du retard dans ce domaine alors que le Royaume-Uni utilise cette finance depuis plus de dix ans. Le fond du problème, n’est ce pas, en France, le rapport à l’Islam ?
Aujourd’hui, il y a une vraie volonté gouvernementale. Que Christine Lagarde assume le fait de vouloir développer la finance islamique, c’est une avancée. On a des règles juridiques très contraignantes, donc à l’heure actuelle, il s’agit surtout de modalités juridiques pour rendre la finance islamique compatible avec notre droit. Au-delà de la finance islamique, c’est surtout un problème de fond. Notre droit est fondé sur une vision très universelle avec un citoyen abstrait. Il faut garder ce qu’il y a de mieux dans nos valeurs démocratiques en sachant un tout petit peu les dépoussiérer.
La liquidité des banques du Koweït est « très satisfaisante » |
14/02/2010
Le Gouverneur de la Banque centrale du Koweït a déclaré que la liquidité des banques locales était « très satisfaisante » et a exprimé sa confiance qu'elles puissent financer les méga-projets du Golfe.
Le Gouverneur a aussi dit que les activités des banques islamiques étaient pleinement gérées et régulées par la Banque Centrale, en plus de leur propre supervision de conformité à la Charia.
Première Conférence à Columbia |
14/02/2010
The Muslim Student Association a organisé la première conférence en finance islamique à l'Université de Columbia, jeudi 11 février 2010.
L'évènement a été sponsorisé par Barnard Office of Career Development, et a accueilli l'intervention d'Umar Moghul, professeur en droit islamique de l'Université du Connecticut, et Taha Abdul-Basser, ancien chercheur du Harvard Islamic Finance Information Program
Selon Dr. Moghul, « la finance islamique défie l’idée reçue qui veut que l'éthique et la moralité n'aient pas leur place dans le système économique et la croissance. »
Création d'une association d'experts en Russie |
12/02/2010
Madina Kalimoullina, chef du département des programmes économiques du Conseil des muftis de Russie, a annoncé la création de L'Association russe d'experts en finances islamiques.
"L'Association est le résultat du travail d'un groupe pour les institutions et produits financiers alternatifs. Il y a beaucoup de personnes intéressées à promouvoir les banques islamiques en Russie. Nous avons décidé de former une association d'experts dans ce domaine", a indiqué la représentante du Conseil des muftis.
La nouvelle association d'experts étudiera l'utilisation des instruments financiers islamiques en Russie et donnera des conseils aux sociétés privées.
"Beaucoup de musulmans russes refusent de souscrire un crédit bancaire ou de toucher des intérêts accumulés (sur leur compte). Mais quand il s'agit de finances islamiques, ces gens ne savent pas comment s'y prendre", a expliqué Mme Kalimoullina.
Premier cours certifié en finance islamique au Canada |
12/02/2010
Centennial College en Ontario, un des plus grands campus du pays est devenu le premier à être certifié en finance islamique par le Chartered Institute for Securities and Investment de Londres pour délivrer l'Islamic Finance Qualification.
Ce cours sera offert en ligne à partir du printemps prochain aux étudiants à travers l'Ontario pour 500$.
Bruneï : premiers cours en ligne pour financiers islamiques d’Asie |
12/02/2010
Crescent Sdn Bhd, une entreprise de Bruneï, va offrir le premier programme de Master en finance islamique. Le programme doit « saisir l'opportunité du marché encore inexploité des études en finance islamique, spécialement dans les pays tels que la Chine, le Japon, la Corée du Sud et l'Australie .»
Atelier à Tripoli sur le système bancaire islamique |
12/02/2010
L’Union des banques arabes organise du 14 au 18 février à Tripoli un atelier sur le thème de « la finance islamique », destiné à former les cadres des banques islamiques sur les produits et opérations bancaires islamiques.
Cet atelier traitera également de plusieurs sujets, notamment les fondements de la finance islamique, les critères légaux, les produits et le contrôle juridique des prestations et services des banques islamiques.
La rencontre cible les agents des banques islamiques, les responsables supervisant les prestations des finances islamiques, le personnel des départements juridiques, d’investissement et de financement des opérations bancaires.
La finance islamique, rappellent les organisateurs, connu un grand succès dans beaucoup de pays arabes et du monde musulman, mais aussi en Occident, depuis l’avènement de la crise financière mondiale qui a frappé le système bancaire capitaliste avec la faillite de centaines de banques aux Etats-Unis et dans le monde.
Traité de double taxation sharia-compliant en immobilier entre l'Angleterre et l'Arabie |
11/02/2010
Suite à l'appétit des investisseurs du Moyen-Orient pour les investissements dans le secteur immobilier en Europe et paticulièrement en Angleterre, un traité a été signé entre l'Arabie Saoudite et l'Angleterre couvrant la double taxation des opérations sharia-compliant pour les structures Ijara.
Le traité signé le 31 octobre 2007, est entré en vigueur le 1er janvier 2010 en Arabie Saoudite et le 1er janvier 2009 en Angleterre, et sera effectif en avril prochain pour ce qui concerne les impôts sur les sociétés et ceux sur les revenus et les plus values.
« La finance islamique est essentielle pour faire de l'Australie un hub financier dans la région Asie Pacifique » |
11/02/2010
Simon Crean, Ministre australien du commerce, a annoncé une nouvelle offre de produit financier islamique, soulignant l'implication du Gouvernement en la matière. Westpac Banking Corp. Lance, en effet, un produit de placement interbancaire de matières premières pour les institutions islamiques.
En recevant un rapport spécial sur ce secteur par l'Australian Trade Commission (Austrade) du Gouvernement, M. Crean a affirmé que « la finance islamique est essentielle dans la stratégie du Gouvernement de faire de l'Australie un hub financier dans la région Asie Pacifique »
Indonésie: 850M$ de bons islamiques |
08/02/2010
L'Indonésie, plus grand pays musulman au monde, a levé plus de 850 millions de dollars avec une émission d'obligations islamiques (sukuk), qui a été sur-souscrite près de trois fois, a annoncé une source gouvernementale.
"Le gouvernement avait fixé un objectif de 3.000 milliards de roupies (318 millions de dollars). Mais nous avons réussi à vendre pour 8.030 milliards", a indiqué Rahmat Waluyanto, un responsable du ministère des Finances. L'émission offre un rendement de 8,7% pour une maturité sur trois ans. Elle a été souscrite par plus de 17.000 investisseurs nationaux, a-t-il ajouté, cité par Dow Jones.
L'Indonésie avait lancé en 2009 sa première émission de sukuk afin de permettre à l'Etat de "financer ses besoins budgétaires, de diversifier ses sources de financement et de renforcer les sukuk sur le marché international". La finance islamique y était jusqu'alors moins développée que dans d'autres pays d'Asie, comme la Malaisie.
Le PDG de HSBC Amanah doit prononcer le discours d'ouverture de la conférence Euromoney sur la finance islamique |
08/02/2010
C’est Mukhtar Hussain, PDG de HSBC Amanah, qui prononcera le discours d'ouverture de la conférence Euromoney sur la finance islamique le 23 février 2010 au Landmark de Londres.
M.Hussain devrait axer son propos sur les incidences, positives et négatives de la crise pour l'industrie de la finance islamique, et la nécessité d’inscrire le management du risque comme point clé de l'agenda 2010 pour assurer une croissance durable du secteur.
Deloitte lance l'Islamic Finance Knowledge Centre (IFKC) |
08/02/2010
Deloitte a annoncé le lancement du nouveau Islamic Finance Knowledge Centre (IFKC) à Bahreïn
Si la « stratégie de visibilité » dans cette région est mise en avant par le cabinet, celui-ci ne précise pas, toutefois, quel rôle doit jouer ce centre, ni les recherches qu’il pourrait développer.
Des modifications fiscales dans le projet de loi des Finances en Irlande |
08/02/2010
Cherchant à prendre part à l’industrie « de 1000Mds $ dans la finance islamique en ce moment », le gouvernement irlandais a présenté dans son projet de loi des Finances des solutions pour permettre les transactions sharia-compliant. Cette mesure est introduite dans un arsenal de modifications qui « représente une des plus grandes avancées pour l’IFSC [International Financial Services Center] cette dernière décennie », a déclaré le directeur du lobby Financial Services Ireland (FSI) Brendan Kelly. L’ensemble de ces changements vise à attirer davantage des capitaux étrangers en Irlande.
Le ministre des Finances Brian Lenihan a proposé d’amender les lois fiscales pour permettre les opérations islamiques.
GFH confirme la négociation de sa dette de 300M$ |
08/02/2010
Gulf Finance House (GFH) de Bahreïn a confirmé sa recherche de refinancement de sa dette d’un montant de 300M$ dû à la date du 10 février 2010. Cette confirmation intervient après la suspension des actions de GFH à la Bourse de Bahreïn mardi après un rapport sur le refinancement de la dette des compagnies d’investissements islamiques.
GFH est actuellement en discussion avec West LB, le chef de file de la syndication. GFH indique qu’elle annoncerait immédiatement les résultats de celle-ci pour être dans le droit fil des exigences de la Banque centrale de Bahreïn et de la Bourse de Bahreïn. Ses activités ont été impactées par la fin du boom immobilier du Golfe.
La future banque islamique de Ningxia en Chine attirera les investissements de 6 pays du Golfe |
08/02/2010
Selon une étude de la Commission économique du Gouvernement régional autonome Hui de Ningxia en Chine, son projet pilote en finance islamique attirera activement des investissements de 6 pays du Golfe, établissant un modèle de coopération financière international, mettant ainsi en place une réelle banque islamique ‘internationale’.
Wang Yongyao, directeur de la Commission économique du Gouvernement régional autonome de Ningxia, a dit qu’en tant que seule région Hui (islamique) en Chine, Ningxia possède d’excellentes fondations économiques et culturelles nécessaires pour la finance islamique, en plus d’un grand nombre de scholars et d’experts économiques et culturels.
Ningxia a conduit de plus en plus d’échanges culturels, économiques et commerciaux avec les pays arabes ces récentes années et a commencé un projet pilote de finance islamique l’année dernière.
La Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz se voit accorder un prêt de la BID |
06/02/2010
Un accord de garanti et un prêt garanti par la Banque islamique de développement (BID) pour la Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz (STEG) ont été signés vendredi à Tunis en présence de Mohamed Nouri Jouini, Ministre du développement et de la coopération internationale, Othman Ben Arfa, Président et directeur de la STEG et Birama Boubaker Sidebé, Vice-président de la BID.
D’un montant de 33,4M€, ce prêt contribuera à financer un projet de gaz naturel à Gafsa.
Vers la création d’une mutuelle islamique dans la commune de Tambacounda au Sénégal |
05/02/2010
Le Rassemblement islamique du Sénégal (RIS-Alwahda) compte implanter une mutuelle d’épargne et de crédit islamique dans la commune de Tambacounda, a annoncé son secrétaire général Mansour Ndiaye.
M. Ndiaye a précisé que le choix de Tambacounda en tant que chef lieu de région est "stratégique" et qu’il permettra de se déployer dans les zones rurales.
La création dans le chef-lieu de région d’une mutuelle respectant les principes de la charia qui prohibe l’intérêt, pourrait ne pas prendre du temps, suivant l’acceptation des populations, a-t-il laissé entendre. Après son implantation, "les autres pourraient être des guichets", a-t-il ajouté.
"Le marché existe", a-t- il a souligné, évoquant, entre autres, la possibilité de développer certains produits par rapport aux salaires des enseignants.
Le RIS est le responsable moral de la Mutuelle d’épargne et de crédit islamique du Sénégal (MECIS) créée en 2004 et déjà présente dans six régions du pays, dont à Tambacounda, plus particulièrement à Koussanar. Créée depuis 2008, cette mutuelle compte quelque 300 adhérents, a dit M. Ndiaye par ailleurs président de l’Association des élèves et étudiants du Sénégal (AEEMS) depuis 10 ans.
Ces mutuelles constituent une "alternative dans la lutte contre la pauvreté, par rapport à l’utilisation de l’intérêt", a indiqué M. Ndiaye, qui a noté que la MECIS a été lancée avant cette "effervescence" à travers le monde autour de la finance islamique au lendemain de la crise financière.
"Le Sénégal a un secteur financier extraverti", a fait constater Mansour Ndiaye, relevant que même certaines mutuelles appartenant en apparence à des Sénégalais sont dirigées en réalité de l’extérieur.
La réunion devait également servir d’occasion pour mobiliser autour du RIS qui se veut un cadre fédérateur des associations islamiques et des musulmans pris individuellement, afin d’harmoniser et de donner plus d’envergure à leurs actions dans des domaines aussi divers que la santé, l’économie, l’éducation.
"C’est un travail de regroupement des intelligences" que le RIS est en train de mener depuis plus d’un an, a dit son secrétaire général. "Dans tous les domaines, il y a des musulmans qui ont des compétences, mais il manque une dynamique unitaire", a-t-il ajouté. "Ce qui importe, c’est de servir l’homme", a encore indiqué Mansour Ndiaye, précisant que des non-musulmans adhèrent aux mutuelles de la MECIS.
Financier et consultant international certifié du Groupe consultatif d’assistance aux pauvres (CGAP) de la Banque mondiale, M. Ndiaye a travaillé pendant 15 ans dans la finance classique. Il dirige un réseau de 20 mutuelles qui travaillent avec 22 organisations paysannes dans la région de Louga.
Une Université Islamique pour filles au Niger financée par la BID |
05/02/2010
Le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du gouvernement, SEM. Mamadou Tandja, a procédé, hier matin à Niamey, à la pose de la première pierre pour la construction d’une Faculté des filles de l’Université islamique au Niger.
Financé par la Banque Islamique de Développement (BID) et d’un coût de plus d’ 1 milliard 500.000.000 francs CFA, ce complexe devrait contribuer au développement intellectuel de la femme. Il sera composé de quelques 6 facultés, des dortoirs et d’autres infrastructures annexes.
Echanges entre la Russie et la Malaisie |
04/02/2010
Une délégation de dirigeants de Linova-Trade (entreprise spécialisée dans l’import-export halal), IFC Linova et d’une organisation à but non-lucratif pour l’ ‘Islamic Business and Finance Development’ (IBFD), s’est rendue en Malaisie.
Les discussions ont porté sur la seconde édition de l’International Islamic Business and Finance, ainsi que sur les préparations de l’émission de sukuk à la Bourse de Malaisie.
Au vu de la crise par laquelle il passe, GFH respectera-t-il son calendrier tunisien ? |
03/02/2010
Apparemment, les temps deviennent trop durs pour Gulf Finance House (GFH). L’agence internationale de notation de crédit Standard & Poor’s (S&P) vient d’annoncer avoir dégradé la note de la banque et avoir placé sa situation de liquidités sous surveillance négative, au moment où les inquiétudes grandissent sur la capacité de GFH à honorer ses dettes.
S&P a précisé, dans un communiqué, avoir baissé la notation de GFH à CC/C contre B + avec surveillance négative de la situation des ses liquidités. C’est la troisième dégradation après celles des mois de novembre et Janvier. S&P a précisé que les perspectives futures de la banque s’annoncent incertaines puisque la banque sera contrainte de rembourser sa dette, d'une valeur de 300 millions de dollars, venant à échéance dans un délai très court.
Karthik Sankaran, analyste de Merrill Lynch /Bank of America a déclaré: "C'est une surprise doublement négative à la fois pour nous et les créanciers, étant donné que la banque sera dans la contrainte de céder une partie de ses actifs pour rembourser sa dette". Une opinion largement partagée par une source proche de GFH qui s’est interrogé sur le prix que devrait payer la banque de ses actifs pour honorer à ses engagements.
Un autre coup reçu par Gulf Finance House, leader des banques d’investissement islamiques au Moyen-Orient. Ses actions ont chuté de 4,7% sur la bourse de Kuwait, de 1,8% sur la bourse de Dubaï, tandis que la place de Bahreïn, vient d’annoncer mardi 2 février 2010, qu’elle a suspendu les transactions des cours de GFH.
D’après le site d’information économique émirati "7 Days", GFH croule sous la sécheresse qui a frappé ses liquidités. Cette chute intervient au milieu des spéculations à propos de la capacité de la Banque à honorer, à temps, une partie d’un emprunt (Murabaha) d'une valeur de 300 millions de dollars et si elle serait en mesure de demander aux créanciers de surseoir au paiement d’une partie de sa dette arrivée à maturité, le 10 février 2010. Des sources proches de GFH ont indiqué que la banque avait entamé des pourparlers avec ses créanciers mais également avec des investisseurs privés au cours de ces derniers jours, pour souscrire des emprunts, contre des garanties immobilières.
Ted Pretty, directeur général GFH, a rassuré les opérateurs sur la situation financière de la banque, dans une déclaration à Reuters, tout en s’abstenant de préciser si la banque devait rembourser ou refinancer sa dette. Pretty a, également, ajouté que la compagnie est en négociations sur un autre emprunt, sous forme d’un " Sukuk", un instrument de finance islamique, de 50 millions de dollars venant à échéance en juillet 2012.
Ces mauvaises nouvelles cèdent la place à une question plus que brûlante. Quel impact aurait donc la situation inquiétante que vit actuellement GFH sur ses projets tunisiens ? Bon à rappeler, Issam Youssef Jinahi, président du Conseil d’administration du Gulf Financial, annonçait, le 13 juin 2009, le jour même où le Président de la République avait posé la première pierre du mégaprojet Tunis Financial Harbor, promu par la « Gulf Financial House », à El Hassiène du côté de Raoued, le démarrage des travaux d’aménagement et d’infrastructure pour le dernier trimestre de l’année en cours. La société bahreïnie s’est engagée aussi de démarrer des travaux effectifs d’aménagement et d’infrastructure de tout le projet, autrement dit portant sur les 523 hectares, au courant du mois de janvier 2010. En décembre dernier, M. Jenahi a annoncé, au cours d'une conférence de presse à Tunis, le maintien du projet et la sélection d'entreprises tunisiennes pour entamer les travaux et ce suite à des appels d'offres internationaux. Au vu de la crise actuelle par laquelle il passe, arrivera-t-il à respecter son calendrier initial ?
Stéphane Attali : « Les masters financiers de l’ESA évoluent avec la réalité et les besoins des entreprises » |
03/02/2010
Le lancement en février des masters financiers que propose l’ESA est l’occasion de faire le point avec Stéphane Attali sur les nouveaux enseignements proposés dans ce cadre. Selon le Directeur général de l’Ecole supérieure des affaires, ces nouveaux programmes présentent un intérêt crucial, à l’heure où le Liban a l’occasion de se repositionner comme acteur majeur de la formation dans la région, et à l’international.
« Nos programmes évoluent avec la réalité à laquelle doivent faire face les entreprises », annonce Stéphane Attali à la veille du début des deux masters financiers proposés par l’Ecole supérieure des affaires. Ces masters réunissent chacun entre 15 et 20 étudiants. Ils s’ouvrent cette année aux problématiques des banques, avec de nouveaux modules, concernant par exemple la gestion du risque, particulièrement d’actualité en ces temps de crise financière mondiale.
Vous proposez deux masters financiers à l’ESA, l’un en marketing, l’autre en finance islamique. Vous avez lancé ce dernier en 2008. Comment évolue-t-il ?
Ce master de Finance islamique est le seul au monde de ce niveau pour des professionnels déjà en activité dans le milieu de la finance. Il propose à la fois une approche européenne et celle liée au Proche Orient. Les candidats viennent de l’international pour suivre ce master, dont l’enseignement est réalisé en anglais. Parmi eux, beaucoup d’Européens, de Français notamment : le marché français s’ouvre à la finance islamique, car les pouvoirs publics ont bien compris que les détenteurs des capitaux dans le monde arabo-musulman peuvent d’autant plus facilement venir investir en France s’ils peuvent le faire selon leurs critères religieux.
L’environnement proposé aux étudiants est donc multinational…
Tout à fait. Cette présence d’étudiants venant de différents pays suivre ce master correspond d’ailleurs bien à notre mission de redonner au Liban son rôle de pionnier dans la formation et l’éducation. Il donne aussi aux étudiants la possibilité de faire six modules en deux mois, à l’ESCP Londres (au cœur de la City). On génère ainsi une atmosphère d’échange d’étudiants, entre partenaires égaux, qui ont des choses à s’apporter mutuellement : l’intérêt de l’ESCP est aussi de bénéficier de la venue d’étudiants du monde arabe sur ses campus occidentaux. Tout ceci est rendu possible par le fait que les programmes ici sont de même niveau qu’ailleurs. On peut mélanger les étudiants étrangers et libanais. Nos diplômés doivent demain aller sur n’importe quel terrain.
De même pour notre master en marketing : nos étudiants pourront suivre un séminaire international à Londres et à Bruxelles, en se mêlant aux étudiants de l’ESCP là-bas. D’ailleurs, parmi nos perspectives, il y a le développement de programmes à l’étranger, notamment en France, avec un module obligatoire à Beyrouth.
L’ESA aussi aux entreprises un accompagnement global, entre autre dans le secteur des Ressources Humaines. Quelle évolution des RH percevez-vous au Liban ?
Les entreprises bloquent sur la création de vrais départements RH. Ce qui va retenir les salariés c’est plutôt l’attachement à la famille, la sécurité… Et c’est dommage de ne pas trouver d’autres sources de motivations. Pas de motivation : pas de performance. Si certaines entreprises ici stagnent, c’est notamment parce qu’elles ne savent pas utiliser leur capital humain. Pour une entreprise familiale, il est essentiel de comprendre que son capital majeur, ce sont ses ressources humaines. En fait, les RH sont ici encore souvent considérées comme une charge et pas un investissement. C’est avec un travail effectué auprès des dirigeants qu’on obtiendra une volonté de changement sur le terrain. Notre méthode implique les Directeurs généraux, les Présidents et les Directeurs des Ressources humaines. Je note aujourd’hui du côté des décideurs de l’entreprise, une prise de conscience actuellement que les Ressources humaines peuvent jouer un rôle décisif au moment où l’on attaque de nouveaux marchés, avec de nouvelles opportunités à saisir dans cette phase de crise.
Comment évaluez-vous la santé économique de la région, précisément dans cette période de tumulte financier mondial?
La région, et surtout le Liban, est aujourd’hui identifié comme une zone de fort investissement. Quelques soient les crises, et je ne parle pas de la crise financière, que le pays a pu traverser, son secteur privé a montré qu’il pouvait continuer à fonctionner. Quant à la crise financière mondiale, même si Liban en subit forcément les conséquences, il en a été protégé grâce à la politique du gouverneur de la banque centrale du Liban, Riad Salamé, comme l’ont d’ailleurs répété l’ensemble des médias internationaux. Sa politique a été encore plus stricte que les plus strictes politiques pratiquées en occident. C’est aussi cela qui a protégé le pays de la crise. Les directives qu’il donne aux établissements bancaires sont saines. Par exemple, il permet aujourd’hui aux banques de prêter à 3% (un taux très bas pour le Liban), pour financer les études des jeunes. On ne peut que saluer cette nouvelle possibilité, qui va sans aucun doute encore davantage motiver les étudiants à se former.
La BID convoite les opérateurs marocains |
03/02/2010
Même si le Maroc est un des pays fondateurs de la Banque islamique de développement, sa coopération avec cette institution n'est pas au niveau. C'est en substance ce qu'a déclaré Ahmed Mohamed Ali, président du groupe de la Banque islamique de développement, lors de la journée d'information organisée hier à Casablanca. Une des explications qu'il a avancées est le déficit de la communication, notamment vis-à-vis du secteur privé marocain de ce que lui offre cette banque de développement. En effet, il se trouve que «malgré le fait que le Maroc est le principal fournisseur d'expertise dans le cadre du programme de coopération technique de la banque, il y a peu d'entreprises marocaines dans l'exécution de projets financés par la banque comparer aux autres pays membres», a fait savoir le président de la BID.
La coopération dans le domaine de l'investissement est aussi un des axes qu'il faut développer dans les prochaines années estime-t-il. Et pour cause, le Royaume abrite de grandes entreprises pouvant intervenir dans d'autres pays islamiques. Dans le même sens, A. Mohamed Ali a appelé les opérateurs aussi bien des secteurs public que du privé marocain à faire prévaloir la position géostratégique du Royaume pour servir de «pont entre les pays arabes et africains». En attendant de tirer profit de toutes ces potentialités, le bilan de la coopération entre la banque et le Royaume se solde actuellement par le financement de 73 projets, pour un montant de 1686 M $, dont l'essentiel concerne le secteur public (52%). Quant au financement du commerce, il a accaparé 1,83 MM $ des prêts accordés par la Banque, pour 90 opérations. Les plus grands bénéficiaires sont le ministère de l'Economie et des Finances, l'Office national d'électricité et la société Samir.
Quant aux opérations financées par l'Institution internationale islamique de financement du commerce (ITFC), lancée par la BID il y a plus d'une année, elles se sont élevées à 3 pour un montant global de 370 M $. Toujours en matière du développement du commerce, le président de la BID a indiqué que le Maroc est un des pays les plus actifs, via Maroc export. En effet ce dernier «a pris part à toutes les manifestations organisées par la Banque dans ce sens, comme les conférences, les réunions annuelles, les ateliers de formations… ». En matière d'assurance des investissements et de crédit à l'exportation, l'institution islamique dédiée à cette activité (ICIEC), elle aussi faisant partie de cette institution, n'a émis que trois polices d'assurance au profit d'exportateurs et banques marocaines pour un montant global de 86 M $.
Elle a assuré également la couverture des importations de certaines sociétés marocaines pour une valeur de 33,8 $ et a signé un accord de réassurance avec la Société marocaine d'assurance à l'exportation (SMAEX).
La finance islamique fait partie des éléments clés pour la compétitivité de la Place financière de Paris pour Jean-Pierre Jouyet |
03/02/2010
Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), a rappelé les trois priorités d'action qu'il se fixait pour l' année 2010, celle de faire de la Place de Paris une place de référence dans la compétition internationale, objectif auquel l' AMF doit contribuer.
Dans ce but, il appelé à préparer l'avenir en tenant compte de l' émergence des nouveaux marchés (CO2, énergie électrique), de l' essor prévisible de la gestion des investissements " socialement responsable " et du développement de la finance islamique.
La finance islamique progresse (S&P) |
02/02/2010
La finance islamique, conforme aux principes de la loi islamique (Charia), devrait poursuivre sa forte croissance en 2010 après avoir bien résisté à la crise financière, selon une étude de l'agence de notation Standard and Poor's (S&P) publiée lundi.
"Nombre d'institutions financières islamiques semblent avoir été préservées de la crise financière mondiale, ce qui est probablement attribuable, selon nous, au fait que les principes de la loi islamique interdisent les intérêts", estiment les analystes de S&P.
Ces principes les auraient ainsi dissuadés d'investir dans des produits financiers complexes qui ont agi comme courroie de transmission de la crise financière.
De ce fait, mais aussi grâce à une diversification géographique renforcée, la finance islamique devrait poursuivre sa croissance soutenue en 2010, selon l'agence, qui évalue à environ mille milliards de dollars l'ensemble des actifs gérés selon les principes de la Charia.
Koweït: bénéfices nets en baisse de 24% pour la banque islamique KFH |
02/02/2010
La banque islamique Kuwait Finance House (KFH) a annoncé mardi des bénéfices nets en baisse de 24% en 2009 par rapport à l'année précédente, en raison de l'impact de la crise financière mondiale.
Dans un communiqué, la banque précise avoir réalisé l'an dernier des bénéfices de 118,7 millions de dinars (412,7 millions de dollars), contre 157 millions de dinars (545 millions USD) en 2008.
En 2008, ses bénéfices avaient déjà baissé de 43%.
Le président de la KFH, Bader al-Mukhaizeem, a souligné que 2009 avait été une année très difficile « en raison de la crise financière qui a frappé les marchés financiers ».
Les avoirs de la banque ont augmenté de 7% en 2009, à 39,2 milliards de dollars, contre 36,6 milliards de dollars en 2008, selon le communiqué.
La BID finance des infrastructures d’eau marocaines |
02/02/2010
La Banque islamique de développement (BID) a accordé au Maroc un prêt de 50 M USD destiné à améliorer ses infrastructures d'eau dans les régions de Taza et de Fès, a-t-on appris lundi de source officielle à Rabat.
L'accord de prêt -accordé à des conditions avantageuses- a été signé par le ministre marocain des Finances Salaheddine Mezouar et le président du groupe de la BID Ahmed Mohamed Ali.
Premiers pas dans le marché pour la Zambie |
01/02/2010
La Zambie fait ses premiers pas dans l’industrie émergente de la finance islamique avec l’introduction de lignes directrices par la Banque centrale.
« Ces lignes directrices ont pour objectif de fournir un cadre pour permettre des services de finance islamique dans le pays,» a déclaré son Gouverneur Caleb Fundanga.
La Banque Centrale de Zambie a finalisé un cadre réglementaire pour les banques qui souhaiteraient offrir de tels services en finance islamique. « En Zambie, les musulmans sont exclus du système bancaire puisque la Charia prohibe l’intérêt. »
Mais il reconnaît que la cause principale est « d’injecter de la liquidité dans les marchés financiers ».
Par ailleurs, le problème qui semble se poser en Zambie est le manque de sharia scholars.
ICD crée une joint venture avec une firme américaine |
31/01/2010
The Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD) , branche de la BID, est entrée dans une joint venture avec Capitas Group, LLC, une firme américaine spécialisée dans le développement et la gestion d’entreprise en finance islamique. La nouvelle compagnie formée, Capitas Group International, sera basée à Jeddah, et sera dédiée au développement mondial de l’industrie sharia-compliant.
La firme aura pour objectif d’être un incubateur et accompagnera le développement d’entreprises de prêts hypothécaires islamiques en Arabie Saoudite et dans les pays membres de l’OCI
“Une finance islamique plus sûre que sa contrepartie conventionnelle est un mythe” |
27/01/2010
« C’est un mythe d’assurer que les produits de la finance islamique sont plus sûrs que les produits conventionnels, et les risques sous-jacents doivent être étudiés avec plus d’attention », a déclaré à Davos, Philip Thorpe, directeur de la Qatar Financial Center Regulatory Authority.
« Quand beaucoup d’instruments islamiques sont désormais en train d’imiter l’effet des produits conventionnels, vous devez examiner s’ils sont soumis au même profil de risque », a-t-il dit.
Selon M. Thorpe, « si vous allez dans quelque forme d’investissement que ce soit sans poser les questions basiques légitimes, vous portez la responsabilité des conséquences quand les choses vont mal. Il y avait une grande excitation sur les produits financiers islamiques, mais pas beaucoup de recherche… Vous devez regarder les risques sous-jacents. »
Lobby en Inde pour permettre de développer la finance islamique |
27/01/2010
The Indo-Arab Economic Co-Operation Forum a adressé une demande au Premier ministre Manmohan Singh pour institutionnaliser la finance islamique en Inde.
Initialement, le système pourrait être utilisé pour des opérations de financement d’institutions Waqf qui gèrent de manière philanthropique des dons de musulmans, et qui s’occupent du pèlerinage à La Mecque, selon un responsable. Dans un deuxième temps, cela pourrait être ouvert au public.
Des parlementaires confirment l’engagement britannique |
27/01/2010
Un séminaire au sein de Norton Rose, intitulé ‘New Year - New Opportunities in Islamic Finance’ qui s’est déroulé le 20 janvier, a vu la confirmation de l’engagement britannique en ce domaine par deux personnalités politiques.
Sarah McCarthy-Fry, Secrétaire d’Etat au Trésor, a réaffirmé l’implication du Gouvernement, démontrée par les changements législatifs du Finance Act 2009. Elle a toutefois dit que le Gouvernement n’avait pas l’intention de lancer un sukuk souverain pour le moment.
Le discours du parlementaire Mark Hoban a marqué la première déclaration au nom du parti conservateur, soulignant que son parti a soutenu toutes les étapes visant à la création d’un cadre favorable à cette finance et qu’il continuerait à avoir la même approche.
Le marché mondial de la finance islamique a crû de 25% en 2008 (étude) |
25/01/2010
Le marché mondial de la finance dite islamique a marqué une pause l'an dernier, après avoir grimpé de 25% en 2008, selon un rapport publié lundi par l'association International Financial Services London (IFSL), qui promeut l'industrie financière britannique à l'étranger.
Selon ce rapport, les actifs cumulés des établissements financiers respectant les principes de l'Islam ont grimpé à 951 milliards de dollars fin 2008, contre 758 milliards fin 2007. L'IFSL ajoute ne pas disposer de chiffres pour 2009, mais estime que le marché "a pu connaître une pause" l'an dernier, après cette forte croissance.
Les principaux centres de la finance "compatible avec la Charia", la loi islamique, restent les pays du Proche-Orient (à commencer par l'Iran et l'Arabie Souadite), la Malaisie se classant troisième.
Le Royaume-Uni reste en tête parmi les pays occidentaux, avec 19 milliards de dollars d'actifs fin juin 2009, soit +8% sur un an, ajoute le rapport. L'IFSL souligne que le pays compte désormais 22 banques actives dans la finance islamique, dont 5 établissement qui sont y purement dédiés, les 17 autres étant des filiales de banques "classiques".
La finance islamique interdit le recours aux intérêts, la spéculation, et les investissements dans des activités considérées comme impures (comme le jeu, l'alcool, l'armement, la pornographie, le tabac...).
Première licence Takaful au Kenya |
24/01/2010
La première compagnie Takaful du Kenya vient de recevoir sa licence des autorités, un pas qui pourrait permettre d´accentuer la pénétration de telles institutions financières dans le pays.
Takaful Insurance of Africa sera lancée à Nairobi cette semaine, rejoignant un marché desservi par plus de 45 compagnies d´assurance conventionnelles.
La compagnie, premier opérateur en la matière en Afrique de l´Est, a été fondée en 2008 et vient d´être enregistrée auprès de l´Insurance Regulator Authority, l´autorité régulatrice, ce mois-ci, deux ans donc après sa création.
Marché de détail islamique concurrentiel en Thaïlande |
24/01/2010
The Islamic Bank of Thailand évoque un bon bilan 2009 avec un modeste profit annuel de 9.1M$, qui représente une première pour cette banque depuis sa fondation en 2003.
En mars dernier, cette banque, qui compte parmi ses principaux actionnaires le ministère des Finances, a changé son nom pour ‘I Bank’, avec pour objectif une expansion mondiale et le service de clients de toutes religions.
Ces changements semblent pertinents, puisque la concurrence émerge avec l’acquisition de BankThai par CIMB de Malaisie. La nouvelle banque CIMB en Thaïlande a déjà annoncé ses projets d’ouvrir une fenêtre islamique à travers ses 125 agences couvrant l’ensemble du territoire. Le Groupe CIMB défierait ainsi directement I Bank jusqu’alors seul acteur du marché de détail islamique.
Le système banquier islamique de Malaisie reçoit massivement des investissements étrangers |
24/01/2010
Datuk Dr Awang Adek Hussin, le ministre des Finances délégué, a indiqué que 60-70% des investissements islamiques en Malaisie provenaient de l’étranger.
Pour lui, cette participation élevée prouve la confiance dans le système bancaire islamique du pays et sa reconnaissance internationale.
« Après les pays du Moyen-Orient, la Malaisie émerge comme la nation leader du système bancaire islamique, » a-t-il dit.
Dr Awang Adek a affirmé que le pays a dépassé l’objectif que la finance islamique atteigne les 20% du système financier en Malaisie. « Ce haut accomplissement est très révélateur, en comparaison des 5% ciblés initialement quand le système a été introduit en 80 ».Il a dit que cela prouvait aussi la capacité du gouvernement à mettre en pratique un système économique islamique répondant ainsi aux critiques de certains partis d’opposition.
Selon Dr Awang Adek, la Malaisie a reçu une demande des Etats-Unis de mettre en place un système de finance islamique en Afghanistan, mais en raison de certains problèmes, la Malaisie peut seulement offrir des conseils et des directions.
Protocole d'entente entre Bursa Malaysia et Bahreïn Financial Exchange |
24/01/2010
Bursa Malaysia et Bahreïn Financial Exchange (BFX) ont signé un protocole d'entente (MoU) pour élaborer un accord commercial entre les deux Bourses afin de fournir des produits financiers islamiques aux acteurs du marché et de renforcer les relations bilatérales entre les deux organisations.
Entre autres, le protocole d'accord comportera une étude de faisabilité visant à identifier les produits et segments de marché en vue de mieux cerner ses besoins.
Le CEO de Bursa Malaysia, M. Dato 'Yusli Mohamed Yusoff, qui a signé le protocole d'accord a déclaré que « c'est une étape importante vers la consolidation de la finance islamique dans le monde. Comme la Malaisie et le Moyen-Orient sont les principaux centres de la finance islamique, et comme les deux bourses se réunissent en une seule plateforme, cela va ajouter à la force de cette industrie. Cette initiative ira loin en abordant les questions de la standardisation, l'innovation et la transparence en fournissant ainsi une nouvelle dimension au marché de la finance islamique. »
Un cabinet d’avocats malaisien souhaite promouvoir la finance islamique en Australie |
23/01/2010
Zaid Ibrahim & Co, cabinet d’avocats d’affaires s’est vu accorder une licence par les autorités australiennes pour opérer à Sydney et à Melbourne en vue de développer la finance islamique dans le pays.
Cette expansion du cabinet Zaid Ibrahim & Co arrive à un moment approprié puisque le Australian Financial Centre Forum a recommandé au Gouvernement de retirer certaines barrières pour favoriser la finance islamique.
Path Solutions élargit sa présence mondiale avec des nouveaux bureaux au Kenya |
22/01/2010
En ligne avec son plan d'expansion, Path Solutions, 1er fournisseur de solutions logicielles bancaires certifiées AAOIFI, a nommé Mohamed Attar directeur de sa succursale pour son nouveau bureau à Nairobi, au Kenya. Cette nomination, avec d'autres rôles qui seront bientôt annoncés, consolide la position de Path Solutions 'comme le premier fournisseur de solutions bancaires islamiques au Kenya.
Naji Moukadam, président de la firme a évoqué le fort taux de croissance du Kenya dans le secteur bancaire, et que ce pays représentait le sixième emplacement offshore de Path Solutions.
Path Solutions a augmenté son champ d'activité de façon significative ces dernières années. Aujourd'hui, les solutions Path occupe la première place en termes de nouveaux contrats de licences atteint. «Nous sommes ravis de notre performance à l'approche du dernier trimestre de notre exercice. Nous avons été en mesure de remporter des contrats avec certaines des banques les plus prestigieuses au monde pour fonctionner avec iMAL, qui est la preuve de la supériorité de notre produit et de notre leadership incontesté du marché ", Drew Mitchell conclu, Premier vice-président des ventes.
Début de la procédure de vote au Parlement britannique pour faciliter l’émission de sukuk |
21/01/2010
Le Trésor britannique s’apprête à ouvrir la voie à la possibilité d’émettre des sukuk au Royaume-Uni cette année. En vertu du projet de loi présenté au Parlement aujourd'hui, les sukuk seraient de ce fait traités de manière similaire aux obligations conventionnelles.
Selon la législation britannique actuelle, les sukuk sont traités comme des organismes de placement collectif, ce qui a découragé les émissions de sukuk par les entreprises. Mais dans le projet de loi présenté au Parlement cette semaine, les sukuk et autres produits financiers alternatifs ne seraient plus considérés comme des fonds de placement. En cas de vote positif, la loi entrerait en vigueur le 24 février, et pourrait conduire à la première émission de sukuk au Royaume-Uni.
"Nous nous félicitons de cette évolution et les efforts continus du Trésor pour créer des conditions égales", explique Omar Shaikh, un membre du UK Islamic Finance Council basé à Glasgow et un spécialiste de la finance islamique au sein d'Ernst & Young. "Tous les obstacles principaux qui subsistent seraient ainsi surmontés pour émettre un sukuk corporate au Royaume-Uni." Il a estimé que le 1er sukuk britannique pourrait être émis au premier semestre de cette année.
Le Royaume-Uni est déjà un marché pour les produits islamiques, avec un marché secondaire de sukuk d’une valeur de 5 milliards de dollars, mais aucune entreprise britannique n’a encore émis son propre sukuk.
L’AAOIFI publie ses nouveaux standards |
20/01/2010
L’Accounting and Auditing Organisation for Islamic Financial Institutions (AAOIFI), l’organisme de standardisation de la finance islamique, a publié ses nouveaux standards intitulés ‘Shari'a Standards 2010’ et ‘Accounting, Auditing, and Governance Standards 2010’.
Les ‘Shari'a Standards 2010’ représentent un total de 41 standards, dont 11 nouveaux qui ont été ajouté cette année 2010.
Les ‘Accounting, Auditing and Governance Standards 2010’ contiennent quant à eux un total de 40 normes couvrant les domaines de la comptabilité, l’audit, l’éthique et la gouvernance des institutions financières islamiques.
La Malaisie, toujours bien positionnée comme leader de la finance islamique, dit Najib |
19/01/2010
La Malaisie est toujours bien positionnée pour continuer à jouer le rôle d'un chef de file mondial de la finance islamique, le Premier ministre Datuk Seri Najib Tun Razak a déclaré à Gulf News à Abou Dhabi.
Parmi les projets du pays dans sa phase de libéralisation financière actuelle, il y a la délivrance de deux permis pour deux méga-banques islamiques en Malaisie avec un capital de plus de 1 milliard $ US chacune, a-t-il dit.
«Nous recevons un intérêt très encourageant de désir de participer aux nouvelles banques islamiques que nous avons annoncées », a-t-il dit dans l'interview exclusive réalisée en marge du World Future Energy Summit.
Le Premier ministre qui était en visite officielle aux Emirats arabes unis du 17 janvier au 19 janvier, a également déclaré que la Malaisie était en train de travailler au développement d’un « centre physique de référence» où seraient logées toutes les institutions qui font de la finance islamique.
King & Spalding conseille un refinancement immobilier de 16,3 millions d'euros en Hongrie |
19/01/2010
King & Spalding a annoncé aujourd'hui avoir représenté un real estate fund sharia-compliant basé au Luxembourg conseillé par les investisseurs de Pramerica Real Estate dans le cadre d’un refinancement islamique de 16,3 millions d'euros d’un centre commercial et de divertissement hongrois.
Cette transaction représente la première qui soit charia compliant (Ijara-wa-iqtina) mise en œuvre en Hongrie.
L’élaboration des paramètres de charia par la Bank Negara |
18/01/2010
La Bank Negara Malaysia (BNM), la banque centrale, est en train d'élaborer une série de paramètres de la charia, qu’elle considère comme cruciale, qui fournirait une norme d'orientation sur l'application des contrats respectifs de la charia dans la finance islamique.
En fait, la Bank Negara en décembre 2009 a publié son dernier projet de document conceptuel appelé ‘Shariah Parameter Reference 3 (SPRC 3)’ sur le contrat Mudarabah. Le document a été transmis aux différents acteurs du marché de la finance islamique pour consultation. Cela fait suite à la publication en octobre 2009 du ‘Concept Paper -- Guidelines on Takaful Operational Framework’ qui décrit les paramètres régissant le processus opérationnels de l'industrie Takaful.
Les dernières lignes directrices serviront de guide pour les opérateurs Takaful dans la conduite de leurs opérations pour s'assurer que les activités commerciales et les innovations sont conformes à leur capacité de gestion des risques et ne pas compromettre ainsi la viabilité à long terme de l'entreprise.
Dans le cas des deux paramètres de Mudarabah et de Takaful, la période de consultation de la banque centrale se terminera à la fin de janvier 2010.
La Bank Negara a déjà publié des consultations de ‘concept papers’ pour les opérations d’Ijarah (SPRC 2) et de Murabahah (SPRC 1) en juillet et août 2009 respectivement, et est sur le point de finaliser les travaux sur le lancement des autres paramètres de la charia sur des opérations de Moucharaka (partenariats), d’Istisna (construction ) et de Wadiah (comptes courants), dont l'objectif principal est de promouvoir l'harmonisation de la pratique du marché de la finance islamique en Malaisie.
La Malaisie a de loin l'approche la plus systémique de la réglementation des services financiers et du contrôle. L'élaboration des paramètres de la charia ou des références d'orientation est la dernière manifestation de ce processus crucial. Celle-ci est fondée sur la nécessité d'exposer les caractéristiques essentielles des produits financiers islamiques basés sur les contrats sous-jacents de la charia qui sont approuvées par les conseils de la charia et adopté par les financiers islamiques institutions financières internationales (IFI).
Toutefois, la Bank Negara Malaysia reconnaît qu'il y a des défis auxquels fait face la mise en œuvre des décisions de la charia dans l'industrie mondiale de la finance islamique. Une approche équivoque dans la formulation de jugements de la charia pour un produit particulier qui a une implication large dans l’ensemble de l'industrie appelle à une formulation plus systématique du processus de formulation des édits religieux, est-il indiqué dans le document de consultation.
Maroc: La circulaire de la Direction Générale des Impôts contrat de Mourabaha |
18/01/2010
La circulaire de la Direction Générale des Impôts relative à l’application de la Loi de Finances 2010 consacre la déductibilité, au niveau du revenu global imposable, de la rémunération convenue d’avance dans le cadre d’un contrat Mourabaha pour l’acquisition d’un logement destiné à l’habitation principale. La rémunération de la banque au titre du contrat de Mourabaha sera soumise à l'application de la TVA au taux de 10% avec droit à déduction.
Dispositions relatives à l’impôt sur le revenu
A compter du 1er Janvier 2010, les contribuables ayant conclu un contrat par voie de Mourabaha, en vue d’acquérir un logement destiné à leur habitation principale peuvent bénéficier :
· de la déduction de la rémunération convenue d’avance avec sa banque, dans la limite de 10%, de son revenu global imposable ;
· de la déduction de son revenu salarial, du coût d’acquisition et de la rémunération convenue d’avance pour l’acquisition d’un logement social destiné à son habitation principale, dans les conditions prévues à l’article 59- V du C.G.I.
Par contrat Mourabaha, on entend un contrat par lequel un établissement de crédit acquiert, à la demande d’un client, un bien meuble ou immeuble en vue de le lui revendre à son coût d’acquisition plus une rémunération convenue d’avance.
Il est à préciser que cette déduction ne peut se cumuler avec :
- la déduction des remboursements en principal et intérêts des prêts contractés pour l’acquisition d’un logement social destiné à l’habitation principale, prévue à l’article 59- V du C.G.I ;
- la déduction des intérêts payés par le cédant en rémunération des prêts accordés par des organismes de crédit agréés lors de la détermination du profit foncier imposable en cas de cession dudit logement.
Par ailleurs, il convient de préciser que pour les logements acquis en indivision, la déductibilité du montant de la rémunération convenue d’avance dans la limite de 10% précitée est admise, pour chaque co-indivisaire, à concurrence de sa quote-part dans l’habitation principale.
Les pièces à fournir pour pouvoir bénéficier de la déduction précitée sont les suivantes :
· un certificat de résidence annuel à l’adresse figurant sur la carte nationale d’identité accompagné d’une photocopie de ladite carte nationale ;
· une attestation sur l’honneur légalisée, certifiant que le contribuable occupe lui même son logement à titre d’habitation principale, et dans laquelle il s’engage à informer l’administration fiscale de tout changement intervenu dans l’affectation dudit logement, en totalité ou en partie, avant le 31 janvier de l’année suivant celle du changement;
· une copie certifiée conforme du contrat Mourabaha et des quittances de versement ou des avis de débit établis par les établissements bancaires;
· le tableau faisant ressortir annuellement le coût d’acquisition dudit bien et la rémunération convenue d’avance.
Cette déduction est subordonnée :
- en ce qui concerne les titulaires de revenus salariaux et assimilés, imposés par voie de retenue à la source, à ce que les montants des remboursements en principal et intérêts des prêts, ou du coût d’acquisition et de la rémunération convenue d’avance versée au titre du contrat Mourabaha soient retenus et versés mensuellement par l’employeur ou le débirentier aux organismes prêteurs ;
-en ce qui concerne les autres contribuables, à la production de la copie certifiée conforme du contrat de Mourabaha et des quittances de versement ou des avis de débit établis par les établissements de crédit et organismes assimilés.
Ces documents doivent être joints à la déclaration annuelle du revenu global.
Dispositions relatives à la TVA
Par ailleurs, l’alignement du produit financier alternatif Mourabaha sur le crédit classique implique l’application du taux de 10% avec droit à déduction audit produit, à compter du 1er janvier 2010.
Le gouvernement d´Indonésie proposera son troisième sukuk retail en février |
16/01/2010
Le Bureau de la gestion de la dette du ministère des Finances a officiellement nommé 20 banques et compagnies financières comme agents de vente du prochain sukuk qui sera vendu aux particuliers le mois prochain.
Le montant de ce sukuk devrait dépasser 1,2 Md $, basé sur les montants des actifs sous-jacents disponibles du Gouvernement.
Kuwait News Agency décrit l’approche française de la finance islamique |
16/01/2010
La France, fer de lance de la laïcité en Europe, cherche à adopter le système financier islamique comme un prélable pour devenir un centre européen pour l'économie islamique.
Bien qu’aucun pas tangible n’ait encore été réalisé à cet égard, le gouvernement français est déterminé à adopter des lois permettant le développement de la finance islamique. Cela a déjà été confirmé par plusieurs hauts fonctionnaires français.
Interrogés par la Kuwait News Agency, plusieurs économistes ont indiqué que la France est aujourd’hui à la recherche de toutes les pistes politiques, médiatiques, juridiques, législatives et bancaires qui pourraient conduire à des changements pratiques pertinents.
Ce projet stratégique s'inscrit dans l’objectif français de trouver des solutions alternatives et complémentaires au financement capitaliste classique, qui permettent de redéployer les politiques financières officielles du pays en cas de pénurie de liquidités mondiales.
Dès le début, la France a eu un problème méthodologique qui réside dans la manière de gérer le système financier islamique, ce qui a laissé deux options : soit trouver des articles juridiques et législatifs français qui soient compatibles avec les dispositions islamiques, soit promulguer de nouvelles législations à cet égard.
Après des délibérations sérieuses avec toutes les parties concernées, la première option a finalement été privilégiée.
Selon des études récentes, les investissements financiers islamiques en France sont estimés à environ 120 milliards USD.
Bien qu'un projet de loi en ce sens ait été rejeté par le Conseil constitutionnel en raison de la procédure parlementaire choisie par le gouvernement, sa forme, et non de son contenu, la ministre française de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, Christine Lagrade a réaffirmé que le gouvernement ne ferait pas marche arrière sur son plan visant à intégrer le système financier islamique.
Le conseiller de la ministre français, M. Thierry Dissaux, a déclaré à l’agence koweitienne, que le gouvernement allait introduire des amendements aux régimes juridique et fiscal qui permettent aux différents produits financiers islamiques d’être en conformité avec les principes du droit français.
Le secrétaire général de la Chambre de commerce franco-arabe, Dr. Saleh al-Tayar, s'exprimant également à KUNA, a souligné que plusieurs banques françaises opèrent actuellement dans les pays arabes du Golfe, en conformité avec la Charia.
Herbert Smith transfert un associé clé pour le lancement des activités en Arabie Saoudite |
15/01/2010
Herbert Smith est sur le point de lancer ses activités en finance en Arabie Saoudite avec le transfert depuis le bureau de Dubaï de Dr.Adil Hussain.
Dr. Hussain, qui a rejoint Herbert Smith après avoir été conseiller de la banque islamique londonienne, Gatehouse Bank. travaillera en liaison étroite avec le responsable de la finance islamique au sein du cabinet,Me. Nadim Khan, basé à Dubaï.
Celui-ci a déclaré: «Le Royaume est le plus grand marché au monde pour les produits conformes à la Charia. Avoir un avocat, comme Adil basé dans la capitale est une perspective passionnante et apportera une nouvelle dimension à notre pratique de la finance islamique. »
Dr. Hussain a ajouté: «Herbert Smith est l'une des plus grandes entreprises du Moyen-Orient pour la finance islamique et je suis impatient de l'aider l'entreprise à poursuivre sa croissance dans ce domaine. »
Les défis de l'industrie financière islamique pour 2010 |
15/01/2010
Amjad Hussain, responsable de la banque et de la finance islamique pour le Moyen-Orient au sein du cabinet de droit international Eversheds, présente les défis que devra affronter l’industrie financière islamique
"2009 a été à bien des égards une année très difficile pour le secteur bancaire et la finance islamiques dans la région du Golfe: nous avons vu tous les effets du resserrement du crédit se déplacer vers l’est jusqu’à éclipser les économies du Golfe ; la confiance des investisseurs du Golfe a été gravement affectée par leurs propres expositions dans les économies occidentales et un certain nombre d'entités régionales de haut profil ont connu de grandes difficultés.
"Il y a plusieurs défis auxquels devra faire face l'industrie de la finance islamique dans l'année à venir. L'un des plus important est comment les sharia scholars et les juges vont interpréter les questions d'insolvabilité des entreprises et des particuliers. Si la Charia prévoit une protection claire pour les personnes qui ont sont en situation d’endettement, il n'en est de même pour les entreprises. L’interprétation et l’application de certains principes fondamentaux de la Charia ont également rendu plus difficile, pour les praticiens, de se forger une approche claire et consensuelle des produits et de leur conformité. "
Nigeria : « le fonctionnement de la BID n’a rien à voir avec la religion » |
14/01/2010
Après les débats polémiques sur l’introduction de la finance islamique au Nigéria, annoncée par le Gouverneur de la Banque Centrale, Dr. Sanussi – (cf notre base « archives »), un haut responsable de la BID souligne auprès d’officiels nigerians que « le fonctionnement de la BID n’a rien à voir avec la religion ».
La Banque islamique de développement (BID) tiendra son premier forum de l'investissement au Nigéria le mois prochain, a déclaré Kiliaki Abdallah, économiste principal, en charge de la Planification des opérations de Services et de la Banque. Il a tenu ces propos à Abuja où il a conduit certains responsables de la banque lors d'une visite à la Commission nigériane de promotion des investissements (Nigerian Investment Promotion Commission : NIPC).
dr. Abdallah a indiqué que le forum prévu pour le 23 et 24 février permettra à la Banque d'interagir avec les parties concernées dans les secteurs public et privé du Nigéria. Il a déclaré: « Notre arrivée à NIPC est essentiellement destinée à discuter avec l'autorité de notre intention d'organiser un forum des affaires au Nigeria, d'introduire le groupe de la Banque islamique de développement pour les intervenants au Nigeria dans le secteur public ainsi que le secteur privé. »
Il a également souligné que, si la banque reflète l'islam par son nom, son fonctionnement n'a rien à voir avec la religion, ajoutant que la Banque ne finance pas les activités de mosquées ou de groupes religieux, qu’elle ne se donne d’autre mission que la réduction de la pauvreté et le développement économique, que l'adhésion est ouverte à la fois aux musulmans et aux nations chrétiennes, sans attache politique d’aucune sorte, à l’instar de la Banque mondiale et du FMI.
Il a enfin indiqué que la banque avait investi, depuis l’adhésion du pays en 2005,
200 millions en Nigeria pour le financement de plusieurs projets qui touchant, entre autres, à la sécurité alimentaire, l'éducation, la santé, le commerce et l’investissement.
L'Australie devrait modifier les lois fiscales pour concourir dans la compétition des places financières |
14/01/2010
Un rapport commandé par le gouvernement australien fait des recommandations importantes, y compris une série de modifications du droit fiscal, que le gouvernement doit suivre s’il veut veiller à ce que l'Australie puisse rivaliser en tant que centre mondial de services financiers.
Le rôle de l'Australie en tant que centre financier international a sérieusement été atteint au cours de la crise du crédit puisque les banques étrangères basées à Sydney soit ont fermé, soit se sont entièrement retirées dans les centres régionaux rivaux.
Une des recommandations phares de ce rapport, est que la finance islamique doit être prioritaire et que le régime fiscal qui s’applique aux transactions financières islamiques doit être mis sur un pied d’égalité avec celui des produits de financement classiques.
3 nouvelles banques à commencer leurs opérations en Jordanie |
14/01/2010
3 banques enregistrées auprès de la Banque centrale de Jordanie l'année dernière vont commencer leurs opérations dans le Royaume rapidement, ajoutant de nouveaux services au secteur, un officiel du gouvernement a indiqué. Jordan Dubai Islamic Bank, National Bank of Abu Dhabi (offrant des services de finance islamique entre autres) et Al Rajhi Bank (banque islamique) accroitront ainsi le nombre de banques à opérer dans le pays à 26, a dit anonymement cet officiel.
Une réflexion de Wade sur la finance islamique dans un prochain livre |
13/01/2010
”La Ummah islamique : une chance pour l’Afrique” : ce sera très certainement le titre du prochain ouvrage de Maître Abdoulaye Wade. Le Président de la République, qui présidait hier le premier forum international sur la finance islamique dans l’Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa), l’a annoncé. Cet ouvrage va traiter de la finance islamique et plus généralement des activités de la Ummah islamique. L’auteur est économiste est par ailleurs Président en exercice de l’Organisation de la conférence islamique. « J’ai placé mon magistère sur le développement de l’économie », a-t-il dit, précisant que ce sera une contribution. Toutefois, il estime que la finance islamique doit avoir comme premier objectif le développement des pays de la Ummah islamique.
La finance islamique comme moteur de l'UEMOA |
13/01/2010
Extrait de Le Quotidien, Sénégal
Le Président Wade, qui présidait hier l’ouverture du premier forum des finances islamiques au Sénégal, estime que la finance islamique a tourné le dos aux pays africains. Ainsi demande-t-il à tous les experts financiers, banquiers et chefs d’établissement financier présents à ce forum, «de démarginaliser l’espace monétaire en l’intégrant totalement dans l’univers de la finance islamique. Et aux investisseurs et institutions financières islamiques à s’intéresser davantage à l’Uemoa qui constitue un marché attractif faiblement bancarisé».
De l’avis de Me Wade, la bancarisation des Etats de l’Afrique de l’Ouest devrait se faire avec des banques islamiques. Car explique-t-il, «il n’y a pas de banque islamique à qui les acteurs des Petites et moyennes entreprises (Pme) pourraient s’adresser pour des financements. Il y a un grand vide à combler. La finance islamique est très faible par rapport au volume mondial. Donc, l’Afrique a intérêt à attirer la finance islamique, laquelle devrait pouvoir remédier aux carences du système conventionnel. Par exemple, s’il y avait des banques islamiques au Sénégal, le problème de commercialisation de l’arachide n’allait pas
se poser».
Me Wade assure que le Sénégal, en partenariat avec les pays de l’Uemoa, a engagé depuis quelques temps, une réflexion pour définir un cadre réglementaire favorable. Et par rapport à cette ambition de faire de l’Uemoa l’un des espaces les plus actifs, la Bceao ne devrait pas être un obstacle aux institutions et banques islamiques. Il invite à cet effet, le gouverneur de la Bceao à envisager la coexistence, parce que les pays de l’Union ont besoin de la finance islamique pour financer leur développement économique.
Face à ceux qui comparent la Banque islamique de développement (Bid) à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), le président de la République trouve que «c’est faire preuve de beaucoup d’audace». Il argumente : «La motivation essentielle de la Bid, c’est la solidarité. Alors que celle de la Bceao, c’est de créer des profits. Malgré cette différence, on peut concevoir une complémentarité. C’est sous cet angle qu’il faut voir les choses.»
Premier sukuk à entrer en compensation au Dubai Nasdaq |
13/01/2010
Citi Global Transaction Services Business a annoncé aujourd'hui que Citi Issuer Services a été désigné comme agent émetteur et payeur pour le premier sukuk à être autorisé à travers le dépositaire central de titres (CSD) de Dubai NASDAQ, la bourse internationale desservant le Moyen-Orient, pour les 100 millions de dollars Sukuk, émis par la International Finance Corporation (IFC), listés le 4 Novembre, 2009.
NASDAQ Dubaï a maintenant 22 Sukuk cotés pour une valeur nominale de 17,2 milliards de dollars. Le sukuk émis par la IFC qui fait partie du Groupe de la Banque mondiale, est le premier qui utilise le NASDAQ Dubaï CSD à détenir ses titres. Citi aura le rôle de Paying Agency and Delegate Trustee sur le Sukuk pour la durée du deal .
Steve Donovan, Chef de Global Transaction Services, Citi, Moyen-Orient et Pakistan a déclaré: « En tant qu'émetteur et agent payeur majeur au monde, Citi est enthousiaste d'étendre ses services pour la première fois à travers le NASDAQ Dubai CSD dans cette transaction pionnière. La cotation et la compensation du sukuk IFC est un pas de plus dans plus de développements de Dubai et du Moyen-Orient comme un centre d'excellence pour la compensation, le règlement-livraison et la conservation des titres de dettes. »
Aston Business School lance le premier centre de recherche en Europe |
13/01/2010
Aston Business School, basée à Birmingham, lance le premier centre de recherche en finance islamique en Europe en ayant réussi le coup de force de récolter 1,5M£ d'une entreprise de Dubai, Surgi-Tech.
Aston Business School s'apprête à développer des enseignements pour 2010 de la première année de licence jusqu'aux doctorats en finance islamique.
Wade veut capter les 500 milliards de « riba » des banques islamiques |
12/01/2010
Extraits de Sud
Le marché international de la finance islamique est estimé à plus 1000 milliards de dollars. Si cette manne qui compte également le « riba » rejetée par les banques islamiques aiguise beaucoup l’appétit du monde des affaires, le président en exercice de l’Organisation de la conférence islamique (Oci), Me Abdoulaye Wade, veut qu’elles soit utilisée pour financer la lutte contre la pauvreté dans les pays de la oummah islamique.
L’industrie de la finance islamique est estimée à presque 1000 milliards de dollars Us dont 822 milliards d’actifs portés par les banques et les reste par les sociétés d’assurance et autres structures financières. Président le premier forum international de la finance islamique en Afrique de l’Ouest que l’Institut africain de la finance islamique (Iafi) et le Ministère de l’Economie et des Finances ont ouvert depuis hier, lundi 11 janvier à Dakar, le président de la République, Me Abdoulaye Wade estime que le développement du volume des actifs financiers islamiques est caractérisé par une forte innovation de l’offre.
Sur ce registre, il a tenu à rappeler que la motivation essentielle de la Banque islamique de développement (Bid) qui s’investit à fond dans la promotion de la finance islamique, c’est la solidarité. Me Wade estime que « la Bid n’a jamais cessé de jouer un rôle important dans la promotion de la finance islamique, de l’assurance islamique mais aussi de la finance de solidarité ». Sur ce point, il souligne que « le Sénégal a, en particulier, bénéficié très largement des ressources de la Bid ». Mais c’est pour se désoler par ailleurs : « je regrette simplement en tant que président en exercice de l’Oci que la Bid n’ait pas d’avantage de ressources.J’aurais souhaité que ses ressources soient multipliées ».
Il fait ainsi savoir : « notre vocation, ici au Sénégal, en tant que pays laïc mais largement musulman, est de bénéficier de ressources non seulement islamiques mais du monde ». Avant de relever que : « Aujourd’hui, l’industrie financière islamique est caractérisée par une tendance à la globalisation de l’offre et de la demande de produits avec l’émergence de nouveaux produits adaptés aux besoins du secteur à forte valeur ajoutée. Elle offre de nombreuses opportunités justifiant le positionnement des places financières européennes, asiatiques notamment l’Angleterre, la France, le Japon et Hong Kong ».
Malgré l’engouement que suscite la finance islamique dans le monde, le président Wade a souligné que : « En vérité, tout se passe comme si la finance islamique tournait le dos aux musulmans et à l’Afrique ». Devant cet état de fait, il fait remarquer que « la Bid a un système à part qui est fondé sur la solidarité dont les opérations sont basées sur la charia ». Mais, a-t-il relevé, la finance islamique est une finance de banques privées du moment qu’à travers l’Europe, il y a 300 grandes banques islamiques qui travaillent sur 800 milliards de dollars Us. Par contre, en Afrique, la part des pays sur l’activité de la finance islamique représente moins d’un pour cent.
Le président en exercice de l’Oci n’a pas caché sa désapprobation face la lutte idéologique entre ceux qui pensent que la finance islamique peut s’adresser à tout le monde. « Je pense que la finance islamique devrait avoir comme première préoccupation de faire des opérations dans les pays islamiques ou en majorité de musulmans ». Selon le président Abdoulaye Wade : « Aujourd’hui, les banques islamiques qui exercent en Europe, désireuses de respecter la charia mettent de côté tout ce qu’elles considèrent comme usure et elles sont évaluées à 500 milliards de dollars ». A son avis, « l’intérêt c’est de mettre la main sur cet argent. Je souhaite que cet argent qui correspondait à la « riba » que ne veulent pas toucher les banques islamiques soit investi dans la lutte contre la pauvreté dans la communauté islamique ». Pour lui, « au lieu de les laisser dans les banques qui vont tirer des profits ne serait ce qu’en les réinvestissant, on peut les investir dans les pays pauvres de la oummah islamique ».
Parmi les défis auxquels la finance islamique doit faire face, le président Wade a cité la standardisation et l’harmonisation des pratiques, la création des conditions d’une gestion optimale, la transparence et la disponibilité de statistiques, la gestion du risque et de la formation.
Sur ce registre, le directeur général de l’Institut africain de la finance islamique (Iafi), Mouhamadou Lamine Mbacké, a déroulé la feuille de route de la structure qu’il dirige dans sa démarche de promotion de la finance islamique. Un cheminement qui ambitionne d’organiser annuellement ce forum international sur la finance islamique, la promotion de l’activité et la construction à Dakar d’un centre de formation sur la finance islamique qui sera destiné à tous les pays de l’Uemoa.
Finalisation de sa transition pour BKME |
11/01/2010
The Bank of Kuwait and the Middle East (BKME) finalise sa transition de banque conventionnelle en banque islamique et change son nom pour Al Ahli United. La banque commencera ses transactions selon le nouveau système en début de la seconde moitié de 2010, a-t-il été décidé durant l'assemblée générale tenue u siège de BKME.
La décision est historique pour Bank of Kuwait and the Middle East, qui en 1941, était la première banque établie au Koweït. « Nos actionnaires ont exprimé leur désir et volonté pour la conversion des activités de la banque à être appliqué en conformité avec la charia », a déclaré Hamad Al-Marzouq, président et directeur général.
BKME est un grand concurrent selon la banque sur le marché local. « Il y a trois banques islamiques dans le marché plus une autre qui arrive. Nous avons toujours la chance d'exceller, je ne pense pas que les nouvelles banques pourront nous faire concurrence car nous avons déjà une base de clients nombreuse et que nous offrons des services spéciaux en plus », a ajouté son directeur.
Un accord de traduction de toutes les fatwas de KFH en anglais par l'ISRA |
11/01/2010
Un accord significatif qui est passé inaperçu est l'accord signé il y a quelques temps entre l'ISRA et KFH-Malaisie par Mohammed Akram Laldin et le Professeur Mohammad Abdul Razaq Al-Tabtabae, président de la commission de la charia à KFH-Malaisie. Selon l'accord, l'ISRA devrait traduire en anglais toutes les résolutions chariatiques des réunions du 'Fatwa and Shariah Supervisory Board' de KFH de 1977 à 2009.
Al-Tabtabae a expliqué que c'est la première fois que des résolutions de la charia en arabe émis par une banque islamique étrangère sont traduites en anglais en Malaisie. "En tant que leader dans la finance islamique et la première banque étrangère islamique dans le pays, KFH-Malaisie s'est engagée à créer une sensibilisation continue sur la charia fondée sur des pratiques bancaires. Actuellement, il y a une source limitée de référence en anglais disponibles sur les cas en finance islamique, les questions soulevées et décisions. Nous sommes honorés de prendre cette initiative avec l'ISRA à reproduire les résolutions de la charia et de diffuser les connaissances spécifiques liées au secteur bancaire et financier de la charia pour le public ", at-il ajouté. Le projet de traduction est entièrement financé par KFH-Malaisie et devrait être achevée d'ici un à deux ans.
La montée de l'ISRA comme acteur incontournable dans les années à venir |
11/01/2010
Que ce soit lors du Sommet de la finance islamique tenue au Cercle de l'Union Interalliée à Paris, en France, ou d'une session ouverte animée de fatwa lors de l'Islamic Retail Banking Conference (IRBC) 2009 qui s'est tenue à Dubaï ou à la 1ère euro-arabe Real Estate Conférence qui s'est tenue à Barcelone, tous trois tenues au cours des deux ou trois derniers mois, il est certain qu'un nouvel acteur de poids sera un participant clé.
The International Sharia Research Academy for Islamic Finance (ISRA), l'entité de recherche de la charia de Bank Negara Malaysia, la banque centrale, armé d'un fonds de 100 millions$ et dirigé par le spécialiste de la charia et directeur général, Mohammed Akram Laldin, a fait rapidement sa marque dans un secteur d'activité qui n'est pas réputée pour sa convergence ou l'objectif de l'unité. L'ISRA, en vertu de son mandat, se consacre à promouvoir la recherche appliquée dans le domaine de la charia et de la finance islamique.
En Novembre, l'ISRA, qui a été établi à Kuala Lumpur il y a environ quatre ans comme une organisation sœur de l'INCEIF, a tenu sa quatrième édition annuelle de l'International Shariah Scholars' Conference on Islamic Finance (ISSC), qui a été officiellement ouverte par la sénatrice Mashitah Ibrahim, ministre adjoint au Département du Premier ministre malaisien, qui est elle-même un sharia scholar de formation. Des sharia scholars de partout dans le monde, emmenés par Abd Al-Salam Dawud Al-Abadi, secrétaire général de l'International Islamic Fiqh Academy, qui est basée à La Mecque, a participé à l'événement qui se déroule entièrement en arabe.
Un sharia scholar du Golfe qui a souhaité rester anonyme a souligné que l'ISSC a le potentiel de devenir l'autorité de la charia de dernier recours pour l'industrie mondiale de la finance islamique, parce qu'elle est administrée par l'ISRA, une organisation professionnelle bien établie et bien-dotée. Dans le même temps à la fois l'ISRA et l'ISSC sont situés dans un pays dont le gouvernement est pleinement favorable à la finance islamique et où il y a de la transparence et du débat ouvert sur les questions relatives à la charia, au Fiqh Al-Muamalat (loi islamique relative à des transactions financières) une situation qui ne se retrouve pas nécessairement dans la plupart des pays musulmans pour diverses raisons.
Signature cet après-midi d’un accord de financement entre la mairie de Dakar et la BIS |
11/01/2010
Le maire de la ville de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, et le Directeur général de la Banque islamique du Sénégal (BIS) procèdent, cet après-midi à 13 heures, à la signature d’un accord cadre de financement, indique un communiqué dont copie est parvenue à l’APS.
Bursa Malaysia, première bourse au monde de cotation de sukuk |
11/01/2010
Bursa Malaysia est la première bourse au monde en termes de valeur des introductions de sukuk de l'année dernière avec 17,6 milliards$.
Dans une déclaration lundi, son directeur général, Datuk Yusli Mohamed Yusoff, a dit que depuis la cotation de son sukuk inaugural en août 2009, la Bourse a enregistré 12 sukuk jusqu'à fin Décembre 2009.
Il a ajouté que malgré le ralentissement dans les activités de trading et dans les émissions en 2009, Bursa Malaysia a marqué une nouvelle ère pour les cotations de sukuk.
«Notre réussite est le reflet de l'importance de la Malaisie dans le monde des marchés de capitaux islamique », dit-il.
«L'engagement positif manifesté par les participants du marché est un reflet de leur confiance dans le marché des capitaux islamiques soulignée par un niveau élevé de gouvernance et de transparence, où les émetteurs ont accès à une plus grand tracé des opportunités à Bursa Malaysia », dit-il.
CIMB Islamic, Meilleure banque islamique toutes catégories confondues |
08/01/2010
CIMB Islamic Bank Bhd a été élu comme la "Best Overall Islamic Bank" lors de la cinquième édition annuelle de Islamic Finance News (IFN) Poll Awards 2009.
Dans le même sondage, la banque a également été à la première place dans d'autres catégories, à savoir le prix de la « Banque islamique la plus innovante » et «Meilleure banque islamique en Malaisie".
Elle a également enregistré une première quand elle a été nommée "Meilleur fournisseur de gestion de patrimoine islamique", alors que CIMB-principal Islamic Asset Management a été élu "Best Islamic Fund Manager".
«Nous sommes honorés d'avoir été reconnu au niveau international. Malgré un environnement économique difficile, l'année 2009 a été enrichissante pour nous comme nous avons vu une forte croissance de nos activités de finance islamique dans tous les segments du marché régional», a déclaré le CEO de CIMB Islamic Bank Group, Badlisyah Abdul Ghani dans un communiqué vendredi.
L'IFN Awards Poll reflète les marchés de capitaux islamiques mondiaux et reconnaît les meilleurs fournisseurs de services financiers islamiques à travers une série de marchés et de secteurs, à la suite d'un vote par les lecteurs de l'IFN, qui comprennent les sociétés émettrices, les investisseurs, non bancaire, les intermédiaires financiers de finance islamique et les organismes gouvernementaux à travers le monde.
Moodys, élue 'Best Islamic Ratings Agency' |
07/01/2010
L'agence de notation Moodys est élue 'Meilleure agence de notation islamique' par le media de référence de l'industrie, Islamic Finance News, suite au vote de l'industrie elle-même.
Cette désignation de l'agence en tant que meilleure agence de notation islamique intervient pour la deuxième année consécutive, soit depuis la venue d'Anouar Hassoune, Vice-président de Moodys en charge de la notation islamique, et secrétaire général adjoint de l’Institut Français de Finance Islamique.
La bourse d’Istanbul lance un indice Sharia-compliant |
06/01/2010
La bourse des valeurs d'Istanbul en Turquie a lancé jeudi un indice comprenant 30 sociétés cotées qui se conforment à la Sharia, alors que le pays cherche à attirer l'intérêt pour son secteur financier islamique en pleine expansion.
‘The Participation Index .KATLM’ inclura le détaillant BIM, le principal opérateur Turk Telekom et le constructeur Enka Insaat, a indiqué Avsar Sungurlu, Directeur délégué de Bizim Securities, qui a conseillé la construction de l’indice.
Bank Asya, banque islamique participative, ainsi que Emlak Konut, un trust en immobilier, font partie des principaux titres de l’indice.
Un rôle à jouer dans le Takaful pour les Bermudes |
06/01/2010
Les Bermudes sont bien placées pour jouer une fonction phare dans l'assurance islamique en pleine expansion, ou Takaful, dit le cabinet d'avocats local Conyers, Dill & Pearman.
Dans un exposé introductif nouvellement publié sur l'assurance islamique, le CDP indique, qu’en dépit de la petite taille et de l'isolement de l'île, un système juridique sophistiqué, un cadre de réglementation dirigé par l'autorité monétaire des Bermudes (BMA) et un réservoir de talents en assurance et réassurance parmi les meilleurs du monde ont permis à l'île de suivre des développements mondiaux sur le marché - lui faisant une juridiction principale pour le développement et l'expansion de l'industrie Takaful.
« Dans des commentaires largement rapportés formulés à la conférence du Bahrain/des Bermudes sur des services financiers et d'assurance mondiaux en juillet 2010, le Premier ministre Paula Cox considère maintenant que le gouvernement et le secteur privé des Bermudes sont activement impliqués en favorisant le développement des finances islamiques dans les Bermudes, et ferait bon accueil au développement du Takaful, » a dit le cabinet d'avocats de Hamilton. « En touchant les ressources des Bermudes, les opérateurs de Takaful et reTakaful devraient pouvoir accroître l'accès au capital aussi bien que les systèmes, les produits et l'expertise. Cette note examine comment des opérations Takaful et reTakaful pourraient être structurées en Bermudes. »
« Le changement de Bank of Sharjah en banque islamique montre le chemin pour les autres » |
06/01/2010
Pour le président et directeur de Koweit Finance House (KFH), Bader Al-Mukhazeem, la transition de Bank of Sharjah en banque islamique, aidée en cela par KFH, montre le chemin pour d'autres changements similaires.
KFH détient 20% des parts de la banque émiratie dans sa stratégie de renforcer sa présence dans la région du Golfe.
L'inauguration du nouveau siège de Sharjah Islamic Bank (SIB) a fait l'objet d'un rassemblement officiel de haut vol avec Sheikh Sultan Bin Mohammed Bin Sultan Al Qassimi, prince héritier et Gouverneur délégué de l'Emirat de Sharjah et président de SIB, Sultan Bin Nasser Al Suwaidi, Gouverneur de la Banque Centrale des Emirats Arabes Unis, Ahmed Humaid Al Tayer, Gouverneur du Dubai International Financial Centre (DIFC), Abdul Rahman Mohammad Al Owais, ministre de la culture et Bader Al-Mukhaizeem, président de KFH.
7ème Sommet IFSB: « L'Architecture financière mondiale: Défis pour la finance islamique » |
06/01/2010
L'Islamic Financial Services Board (IFSB) organise son 7ème Sommet les 4 et 5 Mai prochains à Manama, Bahreïn. La Banque Centrale de Bahrein accueille le sommet qui a pour thème: « L'Architecture financière mondiale: Défis pour la finance islamique »
Seront présents beaucoup de gouverneurs de banques centrales de divers pays, au rang desquels le Qatar, le Koweït, Bahreïn, l'Arabie Saoudite, Maurice, le Nigeria et d'autres pays tels que la Suède. Les intervenants comprendront des personnalités représentants la BRI ou la Banque mondiale, ainsi que le Professeur Simon Archer, Visiting Professor, Université de Reading, UK, le Dr.H. Charafeddine, Premier Vice Gouverneur de la Banque du Liban, qui comptaient parmi les intervenants-vedettes du dernier Forum Français de la Finance Islamique organisé par Secure Finance, et M. Anouar Hassoune, Vice President/ Senior Credit Officer, Moody's Investors Service et secrétaire général adjoint de l’Institut Français de Finance Islamique.
Une sérieuse éventualité pour Chypre |
06/01/2010
La partie membre de l'Union européenne de Chypre souhaite prioritairement attirer les investissements étrangers l'année prochaine et considère que l'établissement d'un cadre pour attirer la finance islamique est un argument puissant.
Pour Sotiris Sotiriou, directeur-général de Cyprus Investment Promotion Agency (CIPA), « la banque et la finance restent notre priorité de développement. Il y a des sous-secteurs comme la finance islamique et les fonds d'investissements qui nous semblent particulièrement porteurs et nous sommes en train de formuler notre stratégie autour de ces concepts ».
FrontierAlt Investment Management Corp, première firme de finance islamique au Canada |
06/01/2010
FrontierAlt Investment Management Corp, basée à Toronto a été la première firme de finance islamique à se lancer au Canada en 2006. La vocation de cette firme qui a, aujourd’hui, 220M$ sous gestion est d'être, selon son directeur, M.Asif Khan, un pont pour les capitaux du Golfe désirant s'investir au Canada.
Les autorités réglementaires thaïlandaises œuvrent à l'émission de sukuk |
06/01/2010
Selon le quotidien anglophone local Bangkok Post, Thaïland Securities and Exchange Commission va finaliser les règles pour l’émission de sukuk, au cours des prochains mois.
Les autorités espèrent que les obligations islamiques aideront à attirer des capitaux de la trésorerie du Moyen-Orient et d'autres marchés.
Dheerasak Suwannayos, président de la Islamic Bank of Thailand, a déclaré que la finance islamique connaît une croissance énorme ces dernières années, et joue maintenant un rôle clé au sein du système financier mondial.
« Une porte d’entrée au Sénégal et dans l’espace Uemoa », l’Institut africain de la finance islamique |
05/01/2010
Entretien avec le président de l’Institut africain de la finance islamique, (Aiif), Mouhamadou Lamine Mbacké dans Le Soleil (Sénégal)
L’Institut africain de la finance islamique, en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances, organise un forum international sur la finance islamique les 11 et 12 janvier prochains. Peut-on savoir les objectifs ?
La finance islamique est une forme de finance alternative et éthique qui fait appel à des techniques spécifiques de structuration financière. Elle est de l’ordre de 800 milliards de dollars de capitaux qui échappent à notre pays et, bien au-delà des frontières, notre sous-région. L’Institut africain de la finance islamique, en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances, en effet, organise un forum les 11 et 12 janvier prochains pour expliquer les piliers fondamentaux de la finance islamique, créer un cadre de rencontre entre décideurs pour jeter les bases d’une grande opportunité d’investissements directs vers notre pays et dans l’espace Uemoa.
Quelles sont les retombées pour le Sénégal ?
Ce forum pose aussi les jalons d’une formation des professionnels et d’experts dans ce domaine à travers l’Aiif (African institute of islamic finance) qui positionnera nos pays pour faciliter l’implantation de grandes institutions financières islamiques. Le forum permettra, entre autres, une meilleure connaissance des produits financiers islamiques par l’ensemble des participants. Ce Forum devrait donner un vrai coup d’accélérateur aux réformes entreprises par les institutions régulatrices de l’économie (Bceao et Ministère des Finances) pour rendre notre environnement juridique favorable à la finance islamique, à l’image de la France et de l’Angleterre. Les décideurs publics et privés de l’Uemoa dont le chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade et le gouverneur de la Bceao au premier chef feront face aux institutions internationales de la finance islamique. Il s’agira d’allier la volonté politique au pragmatisme des technocrates de la finance afin de faire bénéficier nos populations de ces nouvelles sources d’investissements directs. Ceci permettra une adhésion des acteurs du service financier au projet de développement de la finance islamique. Elle sera certainement une porte d’entrée pour les grandes institutions financières islamiques comme Dubaï islamic bank ou Kuwait finance house qui étudient sérieusement l’option de s’implanter dans les pays de l’Uemoa.
Quelle place la finance islamique doit-elle occuper dans l’espace Uemoa ?
L’espace Uemoa, qui est un exemple d’intégration économique remarquable, est un réceptacle naturel pour la finance islamique car intégrant des pays comme le Sénégal, avec une population de plus de 95% musulmane. La demande en produits financiers islamiques y est donc importante. Parallèlement à cela, elle constitue, par sa stabilité, un ensemble de pays émergents prêts à accueillir les investissements directs avec des taux de rentabilité intéressants pour les investisseurs. Même si le chemin est balisé (environnement juridique encore quelque peu inadapté), l’Uemoa devrait se positionner à l’image de l’Angleterre et de la France comme réceptacle des surplus pétroliers du Golfe en quête de potentiels d’investissements rentables. A l’image des différents programmes de développement et de réduction de la pauvreté, la finance islamique devrait être en droite ligne avec les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). L’Uemoa, avec huit pays disposant d’une monnaie unique, fait figure de destination porteuse pour les investisseurs vers les pays émergents. La finance islamique, par ailleurs, aide les populations à sortir de la pauvreté. Elle a une particularité qui repose sur des principes de partage des profits, donc s’insère naturellement à nos traditions de solidarité et d’entraide. Elle bannit l’incertitude, la spéculation, l’intérêt, l’usure ou les revenus issus de secteurs illicites. Elle semble très adaptée aux besoins de croissance des pays en développement. Enfin, à travers les Sukuks ou obligations islamiques, une nouvelle opportunité de financement des infrastructures dont nos pays ont infiniment besoin reste ouverte. L’Uemoa devrait la capter.
Pas de changements incitatifs dans la Loi des Finances 2010 |
05/01/2010
Extrait d’un article de La Nouvelle Tribune du Maroc
Les produits islamiques, également appelés « alternatifs » qui, à leur création portaient sur le financement de biens, de voitures et d’habitations, n’ont pas eu le succès escompté. Ils n’ont représenté que 1% seulement de l’encours des crédits accordés à fin 2008. En effet, ils sont plus chers que les produits classiques du fait que le taux de TVA de 20%, qui leur est appliqué porte sur le montant du loyer alors que pour les produits classiques, la TVA porte uniquement sur l’intérêt.
Les sociétés de financement comptaient sur un amendement du projet de la Loi de Finances 2010 pour ramener le taux de TVA de ces produits de financement particuliers de 20% à 10% sur la marge uniquement revenant aux sociétés de crédits, à l’instar de ce qui s’applique comme pour tous les crédits classiques. Or, la Loi de Finances 2010 approuvée en première lecture à la Chambre des Représentants et à la Chambre des Conseillers et retournée à la première Chambre mardi dernier ne contient aucun amendement portant sur une éventuelle baisse de la TVA de 20% à 10% ou l’application de cette dernière à la marge des produits alternatifs uniquement. Un seul amendement a été adopté. Il est relatif aux produits alternatifs Mourabaha immobiliers et porte sur la possibilité donnée aux personnes physiques qui ont choisi cette forme de crédit, de déduire les marges équivalentes aux intérêts de leur IR (impôt sur le revenu), comme pour les crédits immobiliers.
Par contre Bank Al-Maghrib aurait adressé une demande de clarification à la Direction des Impôts portant sur le problème de la base de l’application de la TVA pour les produits alternatifs. Selon les faits qualifiés par cette dernière, les textes en vigueur en matière de TVA devraient être appliqués. Ce qui veut dire que si le fisc reconnaît que la marge est aux produits alternatifs ce que l’intérêt est aux crédits classiques, alors elle constituera la base d’application certes de la TVA, mais, en plus, le taux de cette dernière s’alignera sur celui des intérêts, soit 10% . En attendant, la réponse des services de M. Bensouda, les produits alternatifs resteront taxés au taux de TVA de 20% sur le montant du loyer comme les produits du leasing.
Ce produit dit «Mourabaha» est comparé à «une vente à tempéraments» ou crédit affecté.
Mourabaha a été lancé en septembre 2007 par deux banques essentiellement dont Bank Al Maghrib et Attijariwafa bank. Il a été appliqué au départ au financement d’acquisitions de biens immobiliers, notamment les résidences principales, mais n’a guère eu de succès commercial parce qu’il était à la fois compliqué et cher.
Il faut aussi rappeler qu’au premier trimestre 2008, la Direction Générale des Impôts avait décidé que la «Mourabaha» subirait une TVA de 10% sur la marge uniquement améliorant ainsi son régime fiscal et le rendant plus avantageux par rapport aux produits classiques, mais elle revint sur sa décision, considérant en mars 2008, que la Mourabaha était assimilable à du leasing, lui imposant ainsi une TVA de 20% sur la traite totale contre 10% de TVA sur la marge uniquement auparavant. L’intérêt du produit Mourabaha s’en trouva donc fortement réduit. Les ventes de ce produit se sont pratiquement arrêtées.
Parmi les autres produits alternatifs, il y a aussi «Ijara», qui est comparable à la LOA. Les sociétés de financement l’ont commercialisé sur le premier trimestre 2008 pour l’achat de véhicules. Comme pour Mourabaha, ce produit financier islamique a bien marché durant le premier trimestre 2008, le régime fiscal de TVA qui avait été initialement accordé sur ce produit, était très avantageux pour les clients, le financement automobile n’étant pas assorti de frais transactionnels.
Enfin, il y a un produit qui ne concerne pas les sociétés de financement des crédits à la consommation, mais plutôt le financement des entreprises sous forme de capital risque et qui s’appelle Moucharaka. Les banques pratiquant la Moucharaka, au lieu d’accorder un crédit avec prise de risque, prennent une participation au capital de l’entreprise avec partage des risques et des bénéfices.
S’il n’y a pas de nouvelles dispositions de la Loi de Finances 2010 pour alléger la TVA sur les produits alternatifs, il n’en demeure pas moins que la Banque Centrale veut mettre le Maroc au diapason et aux normes de ce qui se pratique ailleurs en la matière. Mais, pour mettre à la disposition de nos certains de nos concitoyens des produits qui correspondent à leur éthique, il faut qu’ils soient compétitifs pour les clients et rentables pour les sociétés de financements et les banques …
Une nouvelle banque islamique au Kazakhstan pour ramener des liquidités pour le pays |
04/01/2010
L'accident du programme économique de développement du Kazakhstan avait absorbé tellement de liquidités que le Président Noursoultan Nazarbaïev a décidé il y a quelques années de cela que le pays devait ajouter une source de financement inexploitée : les banques islamiques en leur permettant d’ouvrir sur le territoire.
Son administration a visé à créer les conditions pour que cela se produise, y compris des projets d'actes législatifs pour faciliter les opérations des banques islamiques, différentes d'autres banques. La première banque islamique à venir s’installer au Kazakhstan, Al Hilal des Emirats Arabes Unis, a ouvert ses portes en mars 2010.
Le gouvernement est susceptible d'autoriser bientôt une deuxième banque, selon un journal malaisien. On s'attend à ce qu'Amanah Raya de Malaisie obtienne l'approbation pour fonctionner au Kazakhstan dans le deuxième trimestre de 2011, a rapporté Business Times de Kuala Lumpur.
Le Premier Ministre délégué, Asset Issekeshev, a décrit l'accord en tant qu'étant « d'importance primordiale étant donnée la prochaine présidence du Kazakhstan de l’Organisation de la Conférence Islamique » et de l’accueil du 7ème forum économique du monde islamique à Astana du 7 au 9 juin en 2011.
Amanah Raya aura 55 pour cent de contrôle dans l'entreprise, la Development Bank of Kazakhstan détenant 40 pour cent, et Fattah Finance du Kazakhstan aura 5 pour cent.
Fattah Finance, fondée en 2009, est la première société de Kazakhstan à offrir les services financiers qui sont conformes à la loi de la Sharia. Elle a commencé par des services de courtage. Son association avec Amanah Raya sera sa première entreprise d'opérations bancaires conjointe.
Quand la crise économique globale a frappé Kazakhstan en 2008, les banques domestiques ont lutté pour rembourser l'argent qu'elles avaient emprunté à l'ouest. Le résultat était que beaucoup de banques des Etats-Unis et d’Europe ont cessé de prêter l'argent à banques kazakhes.
Le capital des banques islamiques au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est devrait aider à combler cette lacune pour les autorités qui en font une de leur priorités.
01/01/2010
Une étude menée par DinarStandard et Dar Al Istithmar et disposant du soutien de l’AAOIFI, intitulée ‘Social Responsibility Trends at Islamic Financial Institutions’, évoque les aspects socialement responsables au sein des institutions financières islamiques.
76% des personnes interrogées indiquent qu’elles ont des politiques en faveur des activités caritatives, montrant la grande priorité pour les institutions de ce secteur. 55% ont répondu qu’ils privilégient des investissements responsables socialement ou en faveur de l’environnement.
Seulement 10% déclarent avoir une politique de gestion de Waqf, et 33% de gestion de Zakat au nom de leurs clients.
Une délégation de l’Université du Colorado rend visite à KFH |
30/12/2009
Kuwait Finance House (KFH) a reçu une délégation de l’Université du Colorado afin de montrer le succès de la finance islamique.
Le responsable des relations publiques de KFH, Fahad Al-Mukhaizeem, a indiqué durant la rencontre que certains produits, comme les sukuk, pouvaient jouer un rôle en résolvant les problèmes financiers que les compagnies rencontrent actuellement, spécialement du fait qu'ils n’alourdissent pas les budgets des compagnies, et peuvent être rapidement liquéfiés, faisant ainsi d’eux un instrument d’épargne de monnaie.
Finance islamique : « Certaines clarifications sont nécessaires quant aux mécanismes de partage des risques » |
30/12/2009
Shamshad Akhtar, vice-présidente de la Banque Mondiale pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, répond à une question sur la finance islamique dans un entretien
La crise de Dubaï a montré que les obligations conformes aux normes islamiques (sukuk) ne sont pas aussi sûres que l’on croit. Même la Banque mondiale a émis des sukuk il y a quelques mois. Le sort de la finance islamique est-il désormais menacé ?
Le modèle de la finance islamique n’est pas à risque, car la demande sur ces instruments continue. C’est un moyen de financer des besoins d’infrastructures encore primordiaux de la région. Certaines clarifications sont cependant nécessaires quant aux mécanismes de partage des risques dans les situations d’endettement, conformément à l’ensemble des lois islamiques (la charia). L’exemple des sukuk de Nakheel sera en fin de compte réglé. Toutefois, l’exemple servira à lancer la réflexion sur la conception de ces instruments. La Banque mondiale, y compris la Société financière internationale (IFC), (qui a émis des sokouk à la hauteur de quelque 120 millions de dollars), suivra bien sûr de près ces développements.
Finance islamique: Ottawa dans l'embarras |
26/12/2009
Article issu du quotidien canadien, La Presse
Le gouvernement fédéral retarde depuis un an la publication d'un rapport sur la possibilité de permettre à des sociétés d'offrir des prêts conformes à la loi islamique.
La Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL) a commandé ce rapport au bureau d'avocats Gowlings Lafleur Henderson, à Ottawa, par la voie d'un appel d'offres lancé en décembre 2007.
À l'époque, la démarche avait attiré l'attention des médias. La société d'État leur répondait qu'il ne s'agissait que d'une démarche d'information de la population, qu'elle n'avait aucune intention d'offrir de tels produits à sa clientèle et que le rapport serait rendu public dès la fin de 2008.
Or, le rapport n'a toujours pas été publié, bien que la SCHL l'ait reçu en mars 2009, comme le démontrent des documents que La Presse a obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.
Ces documents montrent également que le bureau de la ministre responsable de la SCHL, Diane Finley, a commencé à s'occuper activement de ce dossier au mois d'août 2009, soit quelques semaines avant le possible déclenchement d'élections fédérales qui n'ont finalement pas eu lieu.
On ignore toutefois la teneur des discussions qui ont eu lieu et qui y a pris part, car ces informations ont été censurées pour des raisons de confidentialité.
Les documents indiquent néanmoins que le président de la SCHL a eu le rapport entre les mains entre le printemps et l'automne 2009 à des fins de «révision».
«Tout ce que j'ai comme information, c'est qu'il va être rendu public en 2010», a simplement expliqué le porte-parole de la société, Charles Sauriol, qui n'a pas voulu en dire plus.
Or, les services financiers conformes aux principes islamiques sont en véritable ébullition dans le monde et les sociétés financières multiplient les pressions pour qu'Ottawa leur donne l'autorisation d'entrer dans la danse.
Depuis plus de deux ans, plusieurs sociétés privées ont en effet demandé au gouvernement fédéral la permission de fournir de tels services financiers ou d'ouvrir des banques qui offrent ce type de produits.
Cet intérêt n'est pas étonnant puisque le secteur est lucratif: selon l'agence Moody's, le secteur de la finance islamique, qui dans le monde vaut actuellement 700 milliards de dollars, pourrait atteindre à moyen terme jusqu'à 4 billions.
Or, on évalue à quelque 855 000 le nombre de musulmans au Canada. Selon Statistique Canada, cette communauté connaîtra la plus forte croissance d'ici 2017, pour atteindre jusqu'à 5% de la population totale, ou près de la moitié des groupes religieux non chrétiens.
Pourtant, le pays accuse un certain retard par rapport à d'autres, comme le Royaume-Uni et les États-Unis, qui sont déjà bien engagés dans cette voie.
Jusqu'ici, le fédéral s'est borné à ne pas empêcher ce qui entre dans le cadre législatif actuel. C'est le cas, notamment, de prêts hypothécaires conformes à la Charia, déjà offerts par des compagnies comme UM Financial, de Toronto.
Quant aux demandes des institutions financières, on ignore quand et comment Ottawa y répondra. Pour l'heure, le Bureau du surintendant des institutions financières, l'organe chargé de les examiner, s'est contenté de confirmer qu'il en étudiait deux ( cf notre dépêche « Demandes d'audience publique sur la FI au Canada ».
Une chose est sûre, cependant: tant pour l'approbation d'institutions financières que pour le rapport de la SCHL, le gouvernement est loin de pécher par excès de vitesse.
Un autre document obtenu par La Presse grâce à la Loi sur l'accès à l'information démontre en effet que le Bureau du surintendant a reçu deux demandes en 2007. On ignore si ce sont celles qu'il étudie actuellement. On sait toutefois qu'il avait alors mis sur pied un groupe consultatif
Demandes d'audience publique sur la FI au Canada |
26/12/2009
Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) étudie actuellement deux demandes de sociétés qui souhaitent créer une banque islamique au Canada. Seule l'une d'elles, Al Salam House-Canada, une société de Calgary qui a des racines en Arabie Saoudite, a signalé son intention dans la Gazette du Canada. À la suite de cette annonce, trois personnes ou groupes de personnes ont écrit au gouvernement fédéral pour faire connaître leur opposition et demander des audiences publiques sur la question de la finance islamique au pays. Pour des raisons de «confidentialité», le BSIF a refusé de dévoiler l'identité et les motifs de ces antagonistes. Mais un porte-parole a déclaré que le BSIF avait décidé de passer outre à ces demandes, puisque des « audiences publiques n'auraient rien apporté de nouveau ».
Ahmed Fahour, quitte GFH pour la poste australienne |
23/12/2009
Ahmed Fahour, anciennement directeur des opérations locales de National Australia Bank, va quitter la direction de Gulf Finance House le 1er février après seulement quelques mois à la tête de cette banque islamique phare. En effet, il s’est vu proposer le poste de directeur de la Poste nationale australienne.
M. Fahour a annoncé qu’après avoir accompli la ‘première phase’ de ses 18 mois de contratsavec GFH, incluant une restructuration organisationnelle et une augmentation de capital de 450M$, l’opportunité d’Australia Post faisait sens.
23/12/2009
L'assureur italien Generali a lancé une étude de faisabilité avec la banque islamique du Qatar (QIB) et Beema, la compagnie d'assurance de cette dernière, pour se développer sur le segment des polices "Takaful".
L'objectif est de créer une société commune, alliant l'apport technique de Generali et les connaissances du marché et la capacité distributive de QIB avec la spécialisation de Beema en matière d'assurance islamique, indique le groupe.
Le secteur "Takaful", qui obéit aux préceptes tirés du Coran, a un grand potentiel de croissance, estimé pour 2015 à un volume de primes sur le marché mondial de près de 14 G EUR, dont 30% devrait être souscrit dans les marchés du Golfe, indique l'assureur.
Finance islamique : 2010, l'année de la réussite ? |
23/12/2009
Interview de Thierry Dissaux, conseiller finance islamique de Bercy.Impulsée par Christine Lagarde, ministre de l'Économie et des Finances, depuis près de dix-huit mois, la finance islamique fait une apparition de plus en plus remarquée sur la scène économique française. Face au leadership britannique en la matière sur le continent européen, la place française ne se laisse pas démonter malgré les obstacles et entend bien rivaliser la City au fil des avancées. Fin d'année oblige, Thierry Dissaux, le bras droit de la ministre en charge de la finance islamique, en tire un bilan et se projette sur 2010 pour Saphirnews.
Saphirnews : Comment avez-vous été amené à devenir le « Monsieur Finance islamique » de Bercy ?
Thierry Dissaux : Lorsque Christine Lagarde a défini cet objectif du développement de la finance islamique en France au printemps-été 2008, on navait pas défini avec précision la feuille de route pleine et entière avec tout ce quil y avait lieu de faire. Comme la finance islamique touche à un certain nombre de composantes de ce ministère, à savoir aux opérations bancaires et asurancielles, à des mécanismes juridiques comme la fiducie, à la fiscalité et bien dautres qui traversent la DGTPE, la Direction générale du Trésor (et de la politique économique, ndlr), on a éprouvé le besoin davoir une structure de coordination pour la finance islamique et donc un pilote pour celle-ci. Ce fut moi et jen suis ravi.
Avant tout, petit zoom sur l'actualité. Le débat sur l'identité nationale se focalise sur l'intégration de la population musulmane en France. Comment vivez-vous ce débat au ministère de l'Economie ?
Th. D : Joker ! On est dans un débat qui est dordre politique et qui dépasse clairement le cadre de mes fonctions. Je nai pas vocation à mexprimer sur ces questions-là.
Bien que vous ayez été nommé récemment, quel bilan tirez-vous des avancées entamées depuis dix-huit mois dans ce domaine ?
Th. D : Jai pris mes fonctions dès le mois de septembre mais ma nomination a été officialisée lors du colloque qui a eu lieu le 3 novembre à Bercy. À ce jour, on sest lancé dans un certain nombre de sujets dont on ne voit pas encore lampleur mais qui constituent des avancées importantes et qui apportent chacune leurs pierres dont on va pouvoir faire, je lespère, bientôt un édifice.
Au-delà des actions concrètes comme les travaux de lAMF, les recommandations dEuronext et les instructions fiscales, on a surtout rendu public le discours de Christine Lagarde quelle tient avec constance et détermination depuis lété 2008. Il est toujours difficile de voir les progrès quand on na pas encore rendu concret ce projet, quon na pas vu les premières émissions de sukuk ou les premiers établissements bancaires simplanter.
Mais la cohérence de mon action apparaît pleinement et jai le sentiment que les différentes pièces du puzzle commencent à sagencer. Bien quil reste beaucoup de travail, on peut les mettre en forme et elles fourniront bientôt leurs premiers résultats.
Depuis que Mme Lagarde a défini cet objectif, il y a eu une extraordinaire mobilisation de la Place de Paris. Lintérêt du public que suscitent les différents colloques lancés sur la question, et particulièrement celui organisé par la Chambre de commerce franco-arabe (début décembre, ndlr), est grand.
Du côté de Paris Europlace, nous sommes impressionnés du nombre de personnes impliquées dans le projet : des juristes, des fiscalistes, des banquiers, des entreprises, des universitaires de même que des institutions financières islamiques et des sharia board étrangers et français qui sont en train de se constituer et de saffirmer. Cest important et positif.
Quels sont les grands chantiers sur lesquels vous allez travailler pour l'année 2010 ?
Th. D : Les grands chantiers sont essentiellement fiscaux, juridiques et bancaires. Du côté de la fiscalité, le ministère a émis des instructions en février 2009 puis en juillet dernier mais on a besoin dencadrer et de définir précisément les produits dont on parle de type murabaha, istisna et autres. On a donc réactivé le chantier fiscal avec des sharia board, des juristes et des banquiers dans le cadre de Paris Europlace.
Il y a aussi un chantier dordre réglementaire et prudentiel. La finance islamique ne pourra sexprimer que si elle sinscrit précisément dans le cadre réglementaire français. Il faut donc quelle puisse entrer en pratique sur un pied de parfaite égalité avec la finance conventionnelle. Cest un point extrêmement important pour les institutions financières et bancaires étrangères qui veulent simplanter demain en France et ainsi faire de notre pays une plateforme européenne dans la zone euro pour la finance islamique. Pour cela, il faut que les institutions sachent dans quel cadre elles travaillent, quelle définition juridique elles peuvent donner aux instruments quelles vont utiliser et comment ces instruments vont être reçus par la clientèle quelles toucheront.
À côté de cela, un dossier nous préoccupe toujours : cest lémission de sukuk en France. Cest un dossier qui a connu une petite complication en octobre dernier lorsque le Conseil constitutionnel a écarté le dispositif législatif. Lobjectif na pas changé pour autant. Cest vrai quon a été amené à considérer les choses de manière différente car, au fil de la réflexion, on estime quil ny a peut-être pas nécessité dajuster le cadre législatif. Sil faut un texte, nous le présenterons ; sil apparaît que nous avons un schéma tout aussi performant ou plus, je ne vois pas pourquoi la question se poserait.
Vous vous concentrez beaucoup sur les sukuk
Th. D : En même temps, le sukuk est linstrument financier le plus compliqué. Cest le dernier qui a été abordé par le Royaume-Uni. Pour tous les autres instruments que jai regardés à ce stade, il suffit déclaircir le droit, de ladapter un peu mais pas de le modifier sur le fond. Les choses sont différentes pour les sukuk.
Les premiers qui bénéficieront des fonds islamiques seront les grandes entreprises. Qu'en sera-t-il des PME, qui constituent l'essentiel du tissu économique français ?
Th. D : Il est évident que nous serions ravis si des capitaux islamiques venaient à faciliter le développement de nos entreprises, quelle que soit leur taille. Nous navons pas vocation à ne diriger la finance islamique que vers les seules grandes entreprises.
Ce qui est vrai, cest quattirer des capitaux étrangers est en général plus facile pour les grandes entreprises car elles sont plus visibles. Lorsque des obligations sont émises sur le marché, on table sur des montants importants et qui deviennent pour un investisseur institutionnel ou international significatifs. Pour ces derniers, investir directement de petits montants sous une forme sharia-compatible dans une entreprise de petite taille nest pas une démarche très naturelle à létranger, que ce soit dans la finance islamique ou pas.
On est sans doute obligé de raisonner avec des structures intermédiaires, des fonds par exemple, qui vont attirer un certain nombre de capitaux pour les rediriger vers les PME. Mais cest plutôt difficile à organiser car cest la sphère privée qui doit se structurer dans ce but.
Ne pensez-vous pas impulser justement la création de ces fonds ?
Th. D. : Aujourdhui, créer un fonds, attirer des capitaux islamiques, repérer les PME dans lesquels on doit investir est un gros travail. Il est très intéressant, cest quelque chose que les pouvoirs publics vont considérer avec beaucoup dintérêt et de bienveillance, mais cest un travail qui reste du domaine privé.
La France est le pays ayant la plus grande population musulmane d'Europe. Pourquoi ne travaillez-vous exclusivement que sur des banques d'investissement ?
Th. D : Cest vrai que lorsquon travaille sur les sukuk, on travaille sur un produit de banque dinvestissement. Mais concernant des murabaha et dautres, on travaille sur des produits dapplication beaucoup plus large. On cherche très précisément à définir le cadre juridique et fiscal de toutes les opérations de finance islamique pour des acteurs français et ceux qui sont intéressés par le marché français.
Une fois définies, cest le choix des institutions islamiques de vouloir développer une activité de banque de financement et dinvestissement ou une activité de banque de détail. Je peux difficilement parler à la place des opérateurs.
Ne pensez-vous pas quil y a un potentiel économique à valoriser justement ?
Th. D : Je nentends pas les choses de cette façon. Je pense quil y a un potentiel économique et financier à valoriser mais les projets sont évolutifs. À ce stade, un certain nombre dinstitutions islamiques sintéresse à ce marché français et leurs projets dimplantation de banques dinvestissement ou de détail sont en cours de réflexion. Il y a une maturation qui est lente, qui saffine au fil du temps et qui nest pas nécessairement terminée. On travaille sur les opérations et les opérateurs travaillent sur leurs projets.
Pouvez-vous dire que des banques islamiques verront bien le jour en 2010 ?
Th. D : Lobjectif de réalisation nest pas complètement entre nos mains. Lagrément bancaire est une procédure gérée par le CECEI, le Comité des établissements de crédit, dentreprises et dinvestissement, qui est dans le champ des compétences de la Banque de France et qui travaille de manière confidentielle. Je souhaite vivement que les choses se réalisent en 2010 mais nombre détapes sont à franchir de notre côté et du côté des promoteurs. On travaille tous activement pour que le projet puisse prendre forme.
Quelles banques sont en lice pour simplanter en France prochainement ?
Th. D : Joker ! Je ne peux rien dire non plus, je suis tenu à une obligation de confidentialité, seuls les opérateurs bancaires peuvent eux-mêmes parler de leurs projets.
La finance islamique appelle de nouveaux outils informatiques |
21/12/2009
Article de Ladislas Gallant, Co-directeur, Global Islamic Banking, Calyon, paru dans « Horizons Bancaires ; Etudes Economiques du Crédit Agricole », décembre 2009.
La finance islamique est une finance fondée sur des principes islamiques (Murabaha, Ijarah...) faisant appel à des actifs réels et tangibles tels que des immeubles ou des matières
premières. Ces principes sont utilisés afin de répliquer l’effet économique d’un produit conventionnel (dépôt, financement, dérivés). On peut par exemple reproduire un swap par combinaison de Murabahas.
La prise en considération de ces principes à plusieurs niveaux pose de nombreux problèmes puisqu’ils ne correspondent pas à un produit en soit, mais servent à reproduire les caractéristiques d’un produit conventionnel. D’un point de vue informatique, les challenges concernent la mise en place de systèmes qui soient capables de gérer les principes et en même temps le produit qu’ils répliquent. Ainsi, un Murabaha est concrètement un achat spot suivi d’une vente spot de matières premières avec paiement différé à un prix majoré. Toutefois, les systèmes dans une banque classique ne peuvent gérer un produit conventionnel à travers de simples achats et ventes de commodities. Cela
implique donc l’emboîtage de différents systèmes et une relation étroite avec des fonctions telles que la comptabilité ou le département de gestion des risques.
La difficulté de la gestion informatique s’étend jusqu’aux confirmations puisque celles-ci doivent représenter l’achat et la vente des commodities, et non le produit conventionnel.
À travers ces quelques exemples, on constate le rôle crucial des systèmes informatiques dans le cadre de l’activité de finance islamique. Une analyse de son architecture informatique et de la souplesse de ses systèmes est un des pré-requis avant le lancement de cette activité. Plusieurs sociétés ont su saisir cette opportunité et proposent des systèmes dédiés à la finance islamique.
Toutefois, ces solutions s’appliquent à des banques purement islamiques, plus difficilement aux banques déjà établies qui ne pourraient utiliser ces systèmes spécifiques que parallèlement à leur architecture. Ainsi, aujourd’hui, les banques telles que Calyon ont dû établir des architectures sur mesure qui impliquent notamment de surveiller la compatibilité des systèmes entre eux. D’où la mobilisation de leurs équipes informatiques !
Le responsable des projets de développement de finance islamique à l'ESA estime que « la finance islamique est encore embryonnaire au Liban » |
21/12/2009
Le 4 décembre, l’ESA organisait une conférence sur le thème de la finance islamique en Malaisie, animée par le Dr Zaha Rina Zahari. L’occasion de faire le point sur le concept de finance islamique et son développement au Liban avec Abdel Maoula Chaar, responsable des projets de développement de finance islamique à l’Ecole supérieure des affaires.
iloubnan.info : Qu’appelle t-on "finance islamique" ?
Abdel Maoula Chaar: C’est une finance qui s’appuie sur la charia, la loi islamique. Elle s’appuie sur plusieurs principes fondamentaux : l’interdiction de l’intérêt (riba), le partage des risques et des profits entre les différents acteurs d’une transaction financière et l’interdiction d’opérations financières qui ne sont pas liées à un actif réel. La finance islamique interdit la spéculation (mayssir), car elle est liée à la notion de gharar, qui désigne l’ambigüité ou l’incertitude. La finance islamique seveut donc complètement transparente. Certains secteurs d’investissement sont jugés illicites, comme l’industrie du jeu, de l’alcool ou de l’armement.
Quels sont les principaux instruments financiers de la finance islamique ?
Les instruments les plus originaux sont la mucharaka et la moudarabah. La première désigne en fait une association : on partage les profits d’une opération financière mais aussi les pertes au prorata du capital investi. La moudarabah est une opération qui rappelle beaucoup la commandite : un financier confie de l’argent à un expert, qui va utiliser son expertise pour investir cet argent. Les deux parties vont se partager le profit selon une répartition prévue à l’avance, par contre en cas de perte, c’est uniquement le financier qui en assume la responsabilité, tandis que l’expert ne perd que sa rémunération. La finance islamique a aussi recours à des instruments financiers plus traditionnels. C’est le cas par exemple de la mourabaha : un client qui souhaite acquérir un bien laisse cette banque acheter ce bien, qu’il lui rembourse de manière échelonnée, en lui versant une commission qui correspond au service rendu. On peut aussi mentionner l’ijara, qui est très proche du crédit-bail : la banque achète des biens qu’elle loue à un client, qui peut les racheter au terme du contrat.
Quel est le potentiel de la finance islamique ?
Les clients des banques islamiques sont de plus en plus nombreux, car les performances des banques islamiques sont meilleures que celles des banques traditionnelles. Le marché pourrait atteindre 1000 milliards de dollars dans un horizon proche et connaissait avant la crise une croissance de 20 à 25% par an, selon le magazine The Banker, contre 11% pour la finance traditionnelle (chiffres du cabinet de conseil McKinsey). Dans les pays du Golfe, ce sont les clients musulmans qui sont les principaux utilisateurs, mais en Asie du Sud-est, notamment en Malaisie, marché en plein boom, les clients non musulmans constituent une part importante du marché. Les banques traditionnelles se lancent aussi dans la finance islamique : la City bank a créé la City islamic, HSBC dispose de HSBC Amanah et la Société générale a récemment émis des obligations islamiques à la destination de l’île Maurice. Les marchés européens s’intéressent de plus en plus à la finance islamique, non seulement pour les musulmans en Europe, mais surtout pour capter les gros capitaux en provenance du Golfe. Le marché semble avoir le plus d’avenir en Asie du Sud-est, du moins en volume, à cause des populations qui ne cessent de croître.
Les banques islamiques ont-elles été moins touchées par la crise ?
Les banques islamiques sont passées au travers de la crise, car elles ne sont pas engagées dans les opérations à la base de la crise, la spéculation étant notamment prohibée. Bien sûr, la finance islamique a été touchée par ricochet, car elle est intégrée dans la finance mondiale, mais aucune banque islamique n’a fait faillite. On a parlé de crise du modèle de la finance islamique à Dubaï. En fait, il s’agit surtout d’une crise du modèle économique de Dubaï, basé sur la spéculation, plus que d’une crise de la finance islamique. La bulle immobilière qui vient d’éclater dans cet émirat a commencé à se mettre en place il y a quelques années.
Quelles sont les limites de la finance islamique ?
Elle ne doit pas se restreindre à des marchés de niche si elle veut se développer. Toutes les spécificités de la finance islamique n’ont pas encore été exploitées et on l’utilise souvent de manière trop conventionnelle. Il existe aussi un décalage entre les principes moraux que les banques islamiques doivent respecter (optimisation des résultats pour les parties prenantes) et l’objectif qu’elles gardent tout de même de maximiser les profits pour les actionnaires. Cela entraîne la mise en place de dispositifs lourds et complexes, qui se traduisent par une perte d’efficience. On peut aussi mentionner le problème de l’absence d’unification des règles de la finance islamique dans le monde. Mais l’action des membres du Conseil de charia, qui travaillent dans plusieurs banques islamiques, fait évoluer la situation. D’une certaine manière, la diversité permet aussi à la finance islamique d’évoluer.
La finance islamique se développe t-elle au Liban ?
Au Liban, la finance islamique est encore embryonnaire et se développe seulement depuis quelques années. La première banque islamique au Liban, Al Baraka, remonte cependant aux années 70, mais ne disposait pas d’un dispositif légal qui lui permette de se développer. Il existe aujourd’hui plusieurs banques islamiques, la dernière née est la Blom development, filiale de la Blom bank. La finance islamique devrait évoluer très lentement au Liban, car les clients qui sont le mieux à même d’utiliser les banques islamiques disposent de peu de ressources, et ceux qui disposent des ressources à Beyrouth ont une propension à se tourner vers les banques traditionnelles.
Pourquoi avoir créé un master en finance islamique à l’ESA en 2008?
Nous sommes partis du constat que la finance islamique manque de cadres supérieurs. Au cours des prochaines années, environ 40 000 postes devraient être crées dans la finance islamique mondiale. Au delà de la maîtrise des instruments de la finance islamique, nous apprenons nos étudiants à diriger, à manager le risque. Dans ce sens, nous avons créé le premier master en management de la finance islamique au monde. Le master s’adresse à des cadres chevronnés, et son coût de 25 000 dollars est supérieur aux autres masters. Il attire de plus en plus d’étudiants du Golfe. Nous allons d’ailleurs commencer dès janvier des cours préparatoires en Arabie saoudite, en partenariat avec l’université d’Effat.
Sukuk : 50 Mds$ d’émissions |
20/12/2009
Plusieurs compagnies, spécialement du Moyen-Orient, sont en cours de discussion avec des banques d’investissement pour émettre des sukuk dans un futur proche à hauteur de 50Mds$, selon le DIFC Sukuk Guidebook (à consulter sur notre site).
Au Moyen-Orient, the Saudi Electric Company a émis un sukuk de 1.86Mds$ qui a été trois fois sursouscrit ; l’émission du sukuk de la Banque centrale de Bahrein l’a été 8 fois ; et le sukuk d’1.25Mds$ par Tourism Development and Investment Company d’Abu Dhabi l’a été 6 fois.
Le portail de finance islamique de Reuters prévu pour début 2010 |
20/12/2009
Le portail de finance islamique en cours de réalisation par Thomson Reuters pour fournir des données et indices en temps réel, devrait être lancé d’ici début 2010.
Nouvelle division d’investissement pour GFH |
20/12/2009
Gulf Finance House (GFH), banque d’investissement islamique majeure au Moyen-Orient, a annoncé que son conseil d’administration a nommé Ted Pretty comme CEO délégué du groupe.
Après avoir dirigé Macquarie Capital, du grand groupe australien Macquarie, Ted Pretty, prendra la direction de GFH Capital.
Officialisation d’Al Baraka Bank Syria |
20/12/2009
L’Assemblée générale constituante d’Al Baraka Bank Syria s’est tenue à Damas le 16 décembre 2009 en présence des actionnaires fondateurs et tous les officiels du secteur bancaires et politiques de Syrie. Ce pays se dote ainsi d’une banque islamique d’un capital de 100M$.
Maurice, pleinement membre de l’IFSB |
17/12/2009
Depuis que Maurice est devenu le deuxième pays non-musulman à être pleinement membre de l’Islamic Financial Services Board (IFSB) le 17 septembre dernier (la banque centrale du Luxembourg a rejoint l’organisation quelques semaines plus tard, ndlr), le Gouverneur de la Banque centrale, Rundheersing Bheenick, ne tarit pas d’éloges. « Ici à Maurice, il n’y a pas de crise de crédit, pas de crise du logement, pas d’effondrement de banques, et la régulation est appropriée, juste, et respectée. »
De plus Maurice, prend des réelles mesures pour établir une offre complète de produits sharia-compliant, et cette approche pro-active a joué un rôle majeur dans la décision de l’IFSB d’accorder le statut de plein membre, après que le pays a été un simple associé à cette organisation dans un premier temps. Maurice suit les pas de Singapour qui a été le premier pays non-musulman à avoir été accepté, et qui semble tirer un plein bénéfice de son appartenance à l’IFSB.
ITS, nommé meilleur fournisseur de technologie |
17/12/2009
International Turnkey Systems Group (ITS), un acteur majeur en solutions informatiques sharia-compliant a été nommé meilleur fournisseur de technologie lors de la cérémonie des remises de récompenses organisée par Islamic Business and Finance Magazine.
Dubai pourrait rembourser les prochains sukuk de Nakheel |
17/12/2009
Le gouvernement de Dubaï pourrait rembourser les sukuk 2010 et 2011 émises par la société immobilière Nakheel et envisager un apport de liquidités pour Dubai World, la société mère de la précédente, révèle le Financial Times.
« Les produits financiers islamiques peuvent engendrer un système bancaire ukrainien plus stable » |
17/12/2009
En novembre 2009, Fortuna Bank a observé la fête de l’Aïd pour la première fois. Le 16 décembre 2009, 100 banquiers ukrainiens ont envoyé des messages de congratulations à leurs homologues du Moyen-Orient. Ces gestes font partie de la stratégie de Fortuna Bank pour attirer la finance islamique en Ukraine. La banque est, en effet, en train d’introduire quatre types de services financiers sharia-compliant dans le pays.
Fortuna Bank n’est pas le seul fournisseur de ces services en Ukraine. BTA Bank est actuellement en train de consulter des experts en finance islamique et pourrait introduire des produits d’ici 2010. Sa banque-mère, Bank Turan Alem, basée au Kazakhstan, offre des prêts islamiques de tout type.
Le président de l’Association des banques ukrainiennes, Alexander Sugonyako, est confiant que « les produits financiers islamiques peuvent engendrer un système bancaire ukrainien plus stable. »
Le développeur immobilier UDC Holding entend émettre un sukuk en début janvier 2010. La compagnie ambitionne de lever 100M$ dans un premier temps, en provenance de la région du Golfe. La compagnie a déjà un sharia board en train de l’aider à déterminer les détails de l’émission potentielle.
ICD de la Banque islamique de développement lance une nouvelle firme au Tatarstan |
16/12/2009
Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD), bras privé de la Banque islamique de développement (BID), a décidé de lancé une compagnie d’investissement sharia-compliant au Tatarstan. Cette décision est intervenue durant la World Islamic Banking Conference 2009 (WIBC) qui a été co-dirigée par Khaled Al-Aboodi, CEO d’ICD, et Rustam Minnikhanov, Premier ministre du Tatarstan.
Selon Dr. Al Aboodi, la compagnie, qui sera appelée Tatarstan International Investment Company, investira dans des secteurs sélectionnés, incluant l’infrastructure, les télécommunications, l’agriculture, la finance, des logements abordables, des secteurs énergétiques et des industries de manufacture.
L’Inde « a besoin de la finance islamique pour construire des aéroports et des trains à haute vitesse.» |
16/12/2009
L’Inde, par le biais de son Etat fédéré, Kerala, prévoit d’émettre le premier bon islamique d’un Etat Indien d’ici 2010.
Son ministre des Finances, Thomas Isaac, a déclaré que « la façon dont on la [la finance islamique] voit est une autre forme de capital-venture. » Aussi a-t-il ajouté, « Nous avons besoin de capitaux de longue maturité pour construire des aéroports et des trains à haute vitesse. La finance islamique promet un potentiel encore inexploré dans ce contexte.»
L’Etat de Kerala, qui compte beaucoup sur les fonds du Moyen-Orient, est en train d’aider l’implantation d’Al-Barakah Financial Services Ltd. pour placer les sukuk.
HSBC Amanah lance le premier service premium islamique au monde |
16/12/2009
HSBC Amanah, la branche islamique d’HSBC, propose désormais à ses clients les services d’HSBC Premier à ses clients de façon sharia-compliant.
HSBC Amanah Premier est valable en Malaisie, en Arabie Saoudite, aux Emirats, en Indonésie, au Qatar et à Bahreïn.
Création d'un tribunal spécial pour les litiges de Dubai World |
14/12/2009
L'émirat de Dubaï a annoncé lundi la création d'un tribunal spécial chargé de trancher les litiges entre le conglomérat public endetté Dubai World et ses créanciers.
Selon un décret du souverain de Dubaï, cheikh Mohammad ben Rached Al-Maktoum, le tribunal sera basé dans la zone franche du centre financier international de Dubaï (DIFC). Il sera présidé par un juge britannique, Sir Anthony Evans, qui est déjà en charge des affaires juridiques du DIFC.
"Par cette mesure, le gouvernement de Dubaï exprime son souci de préserver les droits des créanciers de Dubai World et de ses filiales", a affirmé un communiqué officiel.
"Le tribunal aura l'autorité, si nécessaire, de superviser la réorganisation financière de Dubai World et ses filiales, et sera autorisé à arbitrer les disputes relatives à la restructuration de la dette de Dubai World et ses filiales", a-t-il ajouté.
La création du tribunal est également destinée à "garantir que les institutions financières recouvreront leurs pleins droits", selon le communiqué.
Cette mesure fait suite à l'annonce par les autorités de l'émirat qu'elles allaient payer la dette de 4,1 milliards de dollars du géant immobilier Nakheel, filiale de Dubai World, parvenant à maturité lundi, après avoir obtenu une aide de 10 milliards USD d'Abou Dhabi, le riche émirat pétrolier voisin.
L'annonce d'aide est intervenue le jour même de l'arrivée à maturité des obligations islamiques du géant immobilier de Dubaï, Nakheel, filiale de Dubai World, alors que les milieux financiers craignaient un défaut de paiement.
Dubai World a annoncé le 30 novembre qu'il allait restructurer certaines des 10 compagnies composant le groupe et renégocier avec les créanciers leur dette d'une valeur de 26 milliards de dollars, dont celle de Nakheel.
Dubaï: S&P juge positif, mais avec des réserves, le paiement de la dette |
14/12/2009
L'agence de notation financière Standard and Poor's a estimé lundi que le paiement par Dubaï de la dette du géant immobilier Nakheel était positive mais s'est interrogée sur la volonté de la ville-émirat de soutenir ses sociétés publiques.
L'émirat de Dubaï, en difficulté financière, a été sauvé in extremis lundi par son riche voisin pétrolier Abou Dhabi qui lui a octroyé une aide de 10 milliards de dollars dont une partie va payer la dette de Nakheel, filiale du conglomérat public Dubai World.
"Cette annonce est un pas vers le rétablissement de la confiance", a indiqué l'agence dans un communiqué.
"Nous estimons que l'intervention d'Abou Dhabi est une indication qu'il se tient prêt à sauvegarder la stabilité et l'économie des Emirats arabes unis et son système financier", a-t-elle ajouté.
"Cependant, nous pensons que l'incertitude demeure au sujet de la volonté et de la capacité du gouvernement de Dubaï de soutenir les firmes publiques", a poursuivi l'agence, rappelant que Dubai World et Nakheel ont toujours "des obligations financières d'environ 22 milliards de dollars".
Le 25 novembre, les autorités de Dubaï avaient demandé un moratoire de six mois sur la dette de son fleuron, Dubai World, semant la panique sur les marchés financiers, soucieux de la solvabilité du conglomérat dont la dette est évaluée à 59 milliards de dollars au total.
Cinq jours plus tard, Dubai World annonçait son intention de restructurer certaines des 10 compagnies le composant et renégocier avec les créanciers une dette de 26 milliards USD, dont celle de Nakheel, promoteur de certains des projets les plus audacieux de Dubaï dont une île artificielle en forme de palmier.
Pour sa part, Dubai World a affirmé dans un communiqué que le conglomérat allait "continuer à travailler avec les créanciers pour négocier un moratoire d'une manière méthodique".
"Tant qu'un moratoire est négocié avec succès, Dubai World a des assurances que le gouvernement de Dubai continuera à fournir un soutien financier" au conglomérat, a ajouté Standard and Poor's.
France et finance islamique : un mariage de raison IIIe Forum français de la finance islamique |
14/12/2009
La City devrait bientôt trembler face à la place de Paris en matière de finance islamique. C’est ce qu’espèrent en tout cas un grand nombre d’acteurs financiers présents au IIIe Forum de la finance islamique, à Paris. Cette nouvelle édition, qui a vu la participation de la Banque islamique du développement (BID), vient une nouvelle fois confirmer l’intérêt suscité par ce système, qui prône l’éthique et l’investissement socialement responsable, conclue Saphir News, dans une longue analyse que nous reproduisons ci-dessous.
Malgré l'engouement de la France pour la finance islamique, Hervé de Charette, président du nouvel Institut français de la finance islamique (IFFI), estime que les avancées sont trop lentes.
Alors que les musulmans se voient de plus en plus pointés du doigt par le débat sur l’identité nationale, la finance islamique fait l'objet d'une attention sans cesse croissante. Preuve en est la tenue du IIIe Forum de la finance islamique, ce mercredi 9 décembre, à Paris, qui a lancé l'Institut français de la finance islamique (IFFI).
Présidé par Hervé de Charette, ancien ministre des Affaires étrangères et président de la Chambre de commerce franco-arabe, l’IFFI a été créé « parce qu'il nous semble nécessaire (d'avoir) dans l'espace politique, économique et financier français un lieu, si possible reconnu pour assurer la promotion de la finance islamique, en défendre l'utilité, assurer la formation dont les sujets ont besoin et apporter notre contribution à la recherche pour faire en sorte qu'elle soit opportune, utile au développement de notre pays ».
L’évènement a été également marqué par la venue, très attendue, d’Ahmad Mohammad Ali, président de la Banque islamique de développement (BID). Temps fort de ce Forum : la signature d’un accord de partenariat entre l’institution financière et l’IFFI, qui fait de ce dernier le partenaire privilégié de la BID pour la promotion de la finance islamique en France.
La tenue d’un tel forum à Paris « démontre l’engagement du gouvernement pour voir la France devenir l’un des principaux acteurs de la finance islamique » dans le monde, a déclaré M. Mohammed Ali, saluant au passage « les efforts de Nicolas Sarkozy dans sa volonté à trouver des solutions » face à la crise mondiale.
Pour Thierry Dissaux, le conseiller de Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances, en charge du dossier au sein de Bercy, « il y a un véritable engagement des pouvoirs publics. Nous avons la conviction que la France constitue une excellente plateforme en euros pour le développement de la finance islamique et que le droit français est globalement compatible avec le droit coranique » en la matière.
Afin de permettre l’émission des sukuk (obligations islamiques) prochainement sur le territoire, « nous avons abandonné l'idée que nécessairement il fallait passer par un texte de loi. En l'occurrence, il n'est pas évident qu'il nous faille un texte de loi », a-t-il affirmé lors de son discours au Forum.
« Impressionné par la multiplication de forums, de colloques (…) à Paris sur la finance islamique » durant ces trois dernières années, M. de Charette estime que le dossier avance encore lentement quand, dans le même temps, les attentes des acteurs financiers islamiques tout comme celles des musulmans en France sont très fortes. « On peut considérer que les autorités françaises abordent la finance islamique avec pas assez d’acharnement », a-t-il indiqué pour justifier l’existence même de l’IFFI.
Malgré les craintes de députés socialistes qui ont freiné l’avancée du dossier en octobre dernier, la détermination reste entière. Nul doute que la finance islamique a de beaux jours devant elle.
Source: Saphir News
Hanan Ben Rhouma
Cinq banques islamiques au Koweït en cinq ans |
14/12/2009
Alors que le Koweït ne disposait que d’une banque islamique il y a cinq ans, le pays en aura désormais cinq, a annoncé la Banque centrale du Koweït, soit autant que de banques conventionnelles dans le pays. En effet, la Banque centrale vient de donner son feu vert à the Bank of Kuwait and the Middle East (BKME) pour sa pleine conversion, en plus de Warba Bank qui est en court d’établissement.
Le total du capital des cinq banques islamiques est de 2, 262Mds$ (645MKD), représentant ainsi 42% du total du capital du secteur bancaire au Koweït.
Westlaw Business signe un accord avec l’IFSB |
14/12/2009
Westlaw Business du groupe Thomson Reuters et the Islamic Financial Services Board (IFSB) annoncent leur accord pour fournir aux professionnels du droit la plateforme Westlaw Business Islamic Finance Centre.
Westlaw Business, fournisseur de contenu juridique en répertoriant les transactions en finance islamique de par le monde, introduit désormais les standards et autres documents de l’IFSB.
Un koweïtien devient membre de l’Institut Français de la Finance islamique, titre l’agence de presse koweïtienne |
14/12/2009
Mohammad Al-Kandiri, actuellement doctorant en droit à la faculté de Strasbourg est devenu membre de l’Institut Français de la Finance islamique (IFFI)
Al Kandiri, qui est vice-président de l’Union Nationale des étudiants koweitiens en France a exprimé sa reconnaissance de devenir membre.
Cet Institut dirigé par Jean-Paul Laramée, ajoute la Kuweit News Agency, conduit des études et tient des conférences sur l’économie islamique d’un point de vue légal, économique et même des aspects sociaux, a-t-il ajouté.
Les investisseurs soulagés de l'intervention d'Abou Dhabi |
14/12/2009
En annonçant qu'il renflouerait de 10 milliards de dollars Dubai World, le conglomérat public en difficulté, le riche émirat d'Abou Dhabi a soulagé les investisseurs inquiets de faillite possible de son infortuné voisin, l'émirat de Dubaï. Lundi, la Bourse de Dubaï a gagné 10,4% tandis que le marché d'Abou Dhabi s'est adjugé 7,9%. En Europe, la Bourse de Paris a ouvert en hausse de 0,90% avant de réduire progressivement ses gains.
Le prêt de 10 milliards de dollars d'Abou Dhabi devrait permettre à Dubaï World de rembourser les quelque 4,1 milliards de dollars d'obligations islamiques (sukuks), souscrites par sa filiale, le géant immobilier Nakheel, qui arrivaient à échéance aujourd'hui.
Le 30 novembre, Dubai World avait annoncé qu'il allait restructurer certaines des 10 compagnies composant le groupe et renégocier avec les créanciers leur dette d'une valeur totale de 26 milliards de dollars, dont celle de Nakheel. Les 5,9 milliards de dollars restants permettront au conglomérat de faire face à ses besoins financiers jusqu'à fin avril, ont précisé les autorités de Dubaï dans un communiqué.
Le 25 novembre, l'émirat avait semé la panique sur marchés financiers mondiaux en annonçant qu'il allait demander un moratoire d'au moins six mois sur la dette de Dubai World. Les investisseurs s'inquiétaient de la possible faillite de l'Etat causée par la dette totale de 59 milliards de dollars du conglomérat.
Pour les observateurs, l'intervention d'Abou Dhabi est bénéfique pour l'émirat, mais aussi pour la finance islamique. La mise en défaut des sukuks aurait jeté le discrédit sur ce placement jugé peu risqué. En outre, elle aurait mis en doute la fiabilité des investissements dans l'ensemble des émirats.
Pour autant, des analystes soulignent que les difficultés de l'émirat ne sont pas terminées. Il reste en effet encore 35 milliards de dollars d'obligations, de prêts et de remboursement à honorer sur les deux prochaines années.
Première conférence en Afrique de l’Ouest |
14/12/2009
Le Président de la République, Maitre Abdoulaye Wade, par ailleurs président en exercice de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), accorde un intérêt particulier à la réussite de cet événement majeur prévu les 11 et 12 janvier 2010 au Méridien Président.
L’AIIF (African Institute of Islamic Finance) démarre ses activités avec ce forum international en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances qui travaille sur le projet depuis 2007 à travers son Secrétariat Général et sa Direction de la Monnaie et du Crédit.
Un Institut spécialisé sur le conseil et la formation et un Forum international sont deux jalons importants pour la promotion et l’essor d’une spécialité qui peut drainer d’énormes flux de capitaux vers le Sénégal et l’UEMOA. Dans le cercle restreint des pays africains dotés d’une expertise et d’une pratique en finance islamique, le Sénégal cherche à occuper une position de « HUB ».
Point focal du vaste travail à faire au sortir du forum, l’AIIF a vocation d’être le creuset de formation pour aider les institutions financières, écoles supérieures de formation, société civile et populations qui le désirent à bénéficier ainsi d’une alternative éthique. L’objectif, visé à travers la formation en finance islamique, c’est d’aider les pays de l’UEMOA à disposer d’outils pour capter ces nouvelles sources d’investissements. Un immeuble faisant office de service administratif et de centre de formation est fonctionnel à Ngor Virage. Les promoteurs sont deux financiers, M. Mouhamadou Lamine Mbacké et Cheikh Mansour Diouf, titulaires respectivement d’un MBA en Finance et Marketing et d’un 3ème cycle en Ingénierie Financière. Après une carrière professionnelle aux Usa, en Europe et au Sénégal, ils ont décidé de s’engager dans la voie de la recherche-développement. Il s’agit d’outiller davantage les professionnels de la finance aux concepts, méthodes et techniques de la finance islamique afin qu’ils comprennent mieux les mécanismes de cette spécialité et qu’ils développent un véritable savoir-faire pour un meilleur positionnement sur ce marché émergent.
Un marché qui draine de volumineux capitaux, de l’ordre de 800 milliards $US et qui est appelé à se développer et atteindre quelque 1300 à 1400 milliards $US d’ici dix ans. Les pays en développement, africains en particulier, pour ne pas dire ceux de l’UEMOA, ont toutes les raisons de chercher à profiter de cette gigantesque manne financière pour leurs nombreux projets de développement économique et social afin de réduire drastiquement la pauvreté. D’où l’intérêt de ce forum international sur la finance islamique pour promouvoir et générer des investissements directs.
Ce Forum devrait permettre de donner un vrai coup d’accélérateur aux réformes entreprises par les institutions régulatrices de l’économie (BCEAO et Ministère des Finances) pour rendre notre environnement juridique favorable à la Finance Islamique, à l’image de la France et de l’Angleterre.
La Banque Islamique de Développement et ses organismes rattachés comme l’IFSB (Islamic Finance Service Board), la Bank Negara Malaysia, les premières institutions de finance islamique du monde comme KFH (Kuwait Finance House), CIMB, DIB (Dubai Islamic Bank), GFH etc… seront présents au Forum. C’est l’occasion aussi pour la BID de déployer sa stratégie de croissance accélérée de la finance islamique dans l’UEMOA avec notre pays comme rampe de lancement. Les décideurs publics et privées de l’UEMOA, dont le chef de l’Etat Maitre Abdoulaye Wade et le gouverneur de la BCEAO au premier chef, feront face aux institutions internationales de la finance islamique pour allier la volonté politique au pragmatisme des technocrates de la finance afin de faire bénéficier nos populations de ces nouvelles sources d’investissements directs.
La Malaisie, volontaire pour aider la Thaïlande à mettre en place une banque islamique |
12/12/2009
La Malaisie s’apprête à envoyer des experts financiers pour aider la Thaïlande à mettre en place une banque islamique dans le Sud du pays.
Le ministre délégué des finances de Malaisie, Datuk Dr Awang Adek Hussein, a indiqué que les experts peuvent être envoyés à tout instant dès que le Gouvernement Thaï en aura fait la requête. Il a dit que cette proposition émanait du Premier ministre lui-même, Datuk Seri Najib Tun Razak, lors de sa dernière visite à son homologue thaïlandais.
Philipp Wackerbeck: «Un retrait des fonds islamiques n’est pas à craindre» |
10/12/2009
A l’heure où la Suisse va interdire la construction de nouveaux minarets, la finance islamique y a-t-elle encore un avenir? Pour Philipp Wackerbeck, expert en la matière au sein du cabinet de conseil Booz & Company, à Zurich, les banques suisses se sont profilées sur ce créneau alternatif, dès le milieu des années 90.
UBS, Credit Suisse, Julius Bär, Pictet, LODH, Sarasin, voire plus récemment Zurich Financial Services ou Swiss Re… La plupart des acteurs suisses de la gestion de fortune disposent d’un éventail de produits «charia compatibles». Selon les estimations de Philipp Wackerbeck, la masse sous gestion en Suisse de fonds issus de pays de confession musulmane représenterait quelque 450 milliards de francs.
Quant aux investissements dits islamiques, leur potentiel à moyen terme serait de 170 à 200 milliards de francs pour la place financière suisse. Or, estime-t-il, un retrait massif des avoirs des Etats du Golfe, du Moyen-Orient ou du Sud-Est asiatique dû au vote anti-minarets n’est pas à redouter, et les fortunes gérées selon les prescriptions du Coran ne vont pas disparaître des coffres des banques suisses, estime Philipp Wackerbeck. Mieux: selon lui, plus active encore, la Suisse pourrait attirer quelque 200 milliards de fonds du Golfe.
Un avis partagé par Andrin Waldburger, de la société de conseil Deloitte, et Khaldoun Dia-Eddine, professeur d’économie islamique à la HES Zürich (ZHAW, School of Management and Law). Pour ces spécialistes, l’argent n’a pas de religion et une fois les écueils émotionnels surmontés, la gestion rationnelle reprend rapidement le dessus!
D’autant qu’à l’échelon international, la finance islamique est elle-même soumise à l’épreuve du feu. La crise de Dubaï met à mal la crédibilité d’un secteur jusqu’ici considéré comme un refuge antibulle spéculative puisqu’il s’appuie sur le financement de biens ou d’actifs tangibles.
«La finance islamique n’est pas encore arrivée à son stade de maturité, explique Khaldoun Dia-Eddine. Manque de transparence dans les investissements, rôle de l’Etat à clarifier, principes de gouvernance à compléter… Cette crise permettra de voir comment la branche va surmonter ces problèmes tout en ne perdant pas son âme.» De son côté, Philipp Wackerbeck relève que la crise de Dubaï comprend bien des similitudes avec celle des subprime, lorsque se posera la question des responsabilités légales le cas échéant – notamment en cas de non-remboursement de la dette – les sukuk de Dubaï étant structurés à Londres…
Enfin, alors que des pays comme la France veulent adapter leur législation à la finance islamique afin de mieux capter cette manne, la place financière suisse, et en particulier celle de Genève, est frappée depuis quelques années par une certaine apathie, sous-exploitant les potentiels offerts par une clientèle musulmane soucieuse d’une finance halal, critique John Sandwick, expert de la finance islamique interrogé récemment dans L’Agefi. «Outre la gestion de fortune, les banques suisses pourraient également lancer des services de banque de détail dédiés à une clientèle musulmane pratiquante, une niche inédite», avance Khaldoun Dia-Eddine, qui prépare une étude sur cette question.
DIB étend sa présence au Pakistan |
10/12/2009
Dans sa stratégie de renforcer ses opérations internationales et de capitaliser sur les opportunités au Pakistan, la filière entièrement détenue par Dubai Islamic Bank au Pakistan, a ouvert 10 nouvelles branches dans le pays.
Cette annonce a été faite par Dubai Islamic Bank Pakistan Ltd., lors d’une cérémonie spéciale tenue à Karachi, en présence du Gouverneur de la Banque Centrale du Pakistan, Salim Raza. Avec ces 10 branches supplémentaires, DIBPL a accru son réseau avec un total de 35 branches à travers 15 cités majeures au Pakistan.
Pour le Gouverneur de la Banque Centrale, « Dubai Islamic Bank Pakistan Ltd. a joué un rôle pionnier dans l’industrie depuis ses débuts en 2006. La banque a montré une impressionnante performance et a atteint une position de leader en introduisant plusieurs produits innovants dans le marché.»
La France se dote d’un Institut de finance islamique. Le nouvel institut a signé, ce mercredi, un accord avec la Banque islamique de développement |
10/12/2009
Article paru dans Le Figaro
La crise à Dubaï ne détourne pas la France de la finance islamique. Bien au contraire. Ce mercredi, à l'occasion du IIIe Forum français de la Finance islamique, devant 300 professionnels français et étrangers, Hervé de Charette a annoncé la création de l’Institut français de finance islamique, dont il assurera la présidence. Jean-Paul Laramée, directeur général de Secure Finance, sera son secrétaire général, Eric Helard, conseiller de Paris et Anouar Hassoune, Vice President, Senior Credit Officer (Moody’s), seront ses deux secrétaires généraux adjoints.
À peine né, l’institut a signé un accord de partenariat avec la Banque islamique de développement (BID), qui est à la finance islamique ce que la Banque mondiale est à la finance traditionnelle. Basée à Djeddah, la BID s’aventure rarement hors de ses terres de prédilection, les pays membres de la Ligue islamique et les pays africains. À ce titre, la ¬venue, ce mercredi, à Paris, du Dr Mohamed Ali, président de la BID, était exceptionnelle. «J’appuie les efforts des autorités françaises pour développer la finance islamique», a affirmé ce mercredi le Dr Ali. «Je fais confiance à la France, qui a fait de la régulation financière sa priorité, dans le cadre du G20, pour contribuer aux progrès de la finance islamique.»
La BID ne réserve pas ses prêts aux musulmans. Rien ne lui interdirait, par exemple, de financer des projets comme le Grand Paris susceptibles de profiter aux musulmans de France. Encore faut-il que la France dispose des instruments de finance islamique adéquats. Ce qui n’est pas encore le cas, au grand dam de Bercy qui rêve de faire de la place de Paris une concurrente de Londres.
Très en retard sur la Grande-Bretagne, l’Allemagne ou les États-Unis, la France se heurte à des obstacles techniques, légaux, mais aussi politiques. La Commission bancaire n’a encore donné aucun agrément à une banque islamique pour venir s’installer dans l’Hexagone. Les banques françaises ne peuvent encore proposer aucun produit de finance islamique à leurs clients en France.
«J’ai identifié trois freins en France», indique Hervé de ¬Charette. «L’inertie française face à tout changement ; le risque de concurrence pour les banques françaises ; les craintes de la société française».
"Sukuk": le gouvernement pourrait abandonner la voie législative |
09/12/2009
Le gouvernement pourrait finalement décider de ne pas passer par une modification législative pour permettre à des émissions obligataires conformes à la loi islamique ("sukuk") de voir le jour en France, a affirmé mercredi Thierry Dissaux, en charge du dossier à Bercy, à l'occasion du IIIe Forum français de la Finance islamique, organisé par Secure Finance.
.
"S'agissant des sukuk (...) nous avons abandonné l'idée que nécessairement il fallait passer par un texte de loi. En l'occurrence il n'est pas évident qu'il nous faille un texte de loi", a déclaré le conseiller de la ministre de l'Economie Christine Lagarde.
"Ce que Christine Lagarde m'a dit c'est: il faut travailler rapidement de manière à construire un schéma qui fonctionne. S'il faut un texte de loi nous ferons ce qu'il faut pour que ce texte soit fait et passe devant le Parlement", a-t-il ajouté.
Un amendement au régime de la fiducie (transfert de propriété limité dans son usage et dans le temps) a été adopté par l'Assemblée en septembre, mais il a été censuré par le Conseil d'Etat, saisi par le Parti socialiste, au motif qu'il était dépourvu de tout lien avec l'objet du texte.
M. Dissaux a par ailleurs annoncé qu'un nouveau chantier allait s'ouvrir, visant à "faire accéder les outils de finance islamique aux champs de la réglementation et de la régulation bancaire".
Il viendra compléter celui, déjà entamé, d'adaptation de la fiscalité destinée à effacer les disparités qui pénalisent les instruments de finance islamique par rapport aux instruments conventionnels.
"Ce que nous avons commencé à faire sur le plan fiscal, c'est un alignement des conditions fiscales pour les opérations de finance islamique avec celles des opérations de finance conventionnelle, et nous allons le réaliser également dans le champs de la réglementation et de la régulation bancaire", a-t-il dit.
Le Waqf Fund signe un programme avec the Islamic Finance Council UK (IFC) |
08/12/2009
‘The Waqf Fund for research, training and education in Islamic finance’, établi par la Banque Centrale de Bahrein avec 18 institutions financières, dont la plupart sont islamiques, signe un programme avec the Islamic Finance Council UK (IFC) pour développer un programme de formation de connaissance des marchés conventionnels pour des sharia scholars.
‘The IFC Scholar Professional Development Programme’, est développé par l’IFC, une organisation à but non-lucratif basée au Royaume-Uni, et assisté par ‘the Chartered Institute for Securities & Investment Institute (CISI)’. Ce programme est destiné uniquement à l’attention des sharia scholars.
Le DIFC publie son livre blanc 'Islamic Financing for Infrastructure Projects' |
08/12/2009
Pour the Dubai International Financial Centre, qui l’indique dans son nouveau livre blanc sur les projets de financements islamiques d’infrastructure, le potentiel pour les financements sharia-compliant des projets d’infrastructure dans le Golfe et dans le monde est colossal.
Le DIFC note qu’accroître les parts islamiques de tels projets pourrait aider à rencontrer la demande de financements d’infrastructure qui est estimé dans les 535Mds$ la prochaine décennie et à plus de 2Trillions$ en 2020.
Grande conférence AAOIFI/Banque Mondiale |
08/12/2009
‘The World Bank Annual conference on Islamic Banking & Finance’ est organisée les 14 et 15 décembre à Bahreïn par the Accounting and Auditing Organization for Islamic financial institutions (AAOIFI) sous les auspices de la Banque Centrale de Bahrein et en coopération avec la Banque Mondiale.
L'Executive Master de Finance Islamique de Dauphine dans un encart dans le Financial Times |
08/12/2009
Dans sa volonté de s'internationaliser, le nouvel Executive Master de finance islamique de l'Université Paris-Dauphine a choisi de paraître dans un encart publicitaire du Financial Times d'aujourd'hui.
Celui-ci apparaît dans le supplément de finance islamique, à la page 5
http://media.ft.com/cms/ac6257de-e2de-11de-b028-00144feab49a.pdf
Hervé de Charette à OummaTV : la finance islamique permet de bâtir des passerelles entre l’Occident et le monde arabo-musulman |
07/12/2009
Au-delà des tumultes identitaires du moment, qui creusent d’inconséquentes fractures préjudiciables à tous, la finance islamique continue, contre vents et marées, de tracer son sillon dans le paysage économique français, sous l’égide de la Chambre de Commerce Franco-Arabe, présidée depuis juin 2008 par l’ancien ministre des Affaires Etrangères Hervé de Charette.
Depuis la naissance en 2007 du Forum Français de la Finance Islamique, dont le père fondateur n’est autre que Jean-Paul Laramée, Directeur Général de Secure Finance, secrétaire général de l’Institut Français de Finance Islamique et intervenant d’OummaTV,
les vertus de ce modèle de financement, héritage des préceptes coraniques, ont fait une percée notable dans le microcosme politico-économique national, suscitant l’intérêt accru de ses principales forces vives.
A l’heure du multiculturalisme qui bouscule les schémas de pensée européens traditionnels, et au moment où les états du Golfe, véritables pays de cocagne, sont en proie à une crise qui interpelle, nul doute que la troisième édition du Forum Français de la Finance Islamique qui se tiendra à Paris, le 9 décembre, aura un retentissement particulier.
Sur sa rampe de lancement, la finance Shariah compatible représente une manne providentielle pour la France, susceptible de créer des synergies avec la finance conventionnelle des plus porteuses, dont Paris pourrait devenir une place forte, ainsi que l’appelle de ses vœux son premier ambassadeur, Hervé de Charette.
Ainsi, trois événements majeurs rythmeront cette rencontre de très haute tenue qui, sous les auspices de Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, scellera officiellement les grands partenariats établis avec le monde musulman :
La participation hautement symbolique du Dr Ahmad Mohamed Ali Al Madani, président de la Banque Islamique de Développement (BID), équivalent de la Banque Mondiale, lequel aura les honneurs de l’Elysée ;
L’annonce de la création de l’Institut Français de la Finance Islamique, dont la vocation essentielle sera de promouvoir et d’accompagner l’essor de la finance islamique en France et dans le monde, en mobilisant son potentiel financier en faveur des PME et des collectivités territoriales ;
Enfin, la signature de deux accords avec la BID, l’un entérinant les liens durables avec son interlocuteur privilégié, l’Institut Français de la Finance Islamique, l’autre relevant d’un aspect plus technique.
Selon Jean-Paul Laramée, la France doit pour une large part au pragmatisme du fait juridique la collaboration avec la Banque Islamique de Développement : « la BID a choisi d’investir en France à travers l’Institut Français de la Finance Islamique, car la souplesse du droit français est de nature à favoriser les synergies en la matière, contrairement au droit anglais plus contraignant » a-t-il déclaré en conférence de presse.
Si le temps est venu de bâtir des passerelles entre l’Occident et le monde arabo-musulman à la faveur d’un système financier aux influences grecques, qui a traversé 14 siècles, l’irruption de la finance islamique sur le devant de la scène publique survient néanmoins au paroxysme d’un climat anxiogène, où la peur de l’altérité nuit gravement à la cohésion sociale.
Une réalité qui n’entame pas l’enthousiasme et la détermination d’Hervé de Charette, lequel se dit prêt à « prendre la tête du débat sur la question », mû par un seul objectif : " promouvoir les bienfaits de la finance islamique "
Bahreïn prévoit des standards de liquidité en finance islamique |
07/12/2009
Bahreïn est en train d’étudier des propositions de nouveaux standards de liquidité pour les institutions financières islamiques.
Le Gouverneur de la Banque Centrale, Rasheed Al Maraj a déclaré lors d’une conférence à Bahreïn « La Banque centrale de Bahreïn a récemment publié un draft pour une consultation publique pour les banques conventionnelles et nous sommes actuellement en train de considérer des propositions similaires pour la finance islamique ».
« Nous reconnaissons qu’il y a un manque relatif d’instruments liquides de haute qualité sharia-compliant », a-t-il ajouté. Ces standards qui pourraient être prêts d’ici l’année prochaine pourraient correspondre à cette volonté du Royaume de Bahrein « que les banques possèdent un certain niveau d’actifs liquides dans leurs bilans.»
Zawya lance un rapport sukuk collectif |
07/12/2009
Zawya a annoncé le lancement d’un rapport collectif sur les sukuk dont le but est d’étudier les barrières rencontrées par l’industrie mondiale des sukuk.
Ce rapport regroupe des contributions telles que celle de Nasser Al Saidi, l’économiste en chef du DIFC, tout comme une analyse des tendances de l’industrie des sukuk due à Ernst & Young.
« Ce qui prévaut pour Dubaï, prévaudra à partir de 2010 pour un certain nombre d'Etats » |
07/12/2009
Anouar Hassoune, Analyste crédit en charge de la coordination internationale pour la finance islamique au sein de Moody's et secrétaire général adjoint de l’Institut Français de Finance Islamique
(Easybourse.com) Quel regard portez-vous sur l'affaire Dubaï World et l'attitude du gouvernement de Dubaï à cet égard ?
On estime à 100 milliards de dollars la dette en liquidité de Dubai World, et entre 60 et 70 milliards de dollars la dette contingente, autrement dit la dette potentielle.
Si Dubaï venait à soutenir ses activités financières, banques et assurances, nous nous situerions dans des passifs de bilan et de hors-bilan d'environ 160 milliards.
Les actifs de l'émirat de Dubaï ne sont pas connus mais quelques estimations nous laisseraient penser que l'ordre de grandeur serait de 60-80 milliards. Ces actifs sont illiquides. En matière de gestion de bilan, Dubaï souffre d'une accumulation de dette qui en contrepartie n'est pas couverte par des actifs suffisamment rentables, ni suffisamment liquides.
Ainsi, Dubaï n'a pas eu d'autres choix, comme n'importe quel émetteur de dette, que de gérer de manière plus rationnelle et équitable les actifs qu'il porte en tant qu'entité économique. Son attitude consistant à se concentrer en grande partie sur les activités viables et de laisser les activités en difficultés structurelles soient s'éteindre progressivement, soit prendre une place plus réduite dans l'activité économique de l'émirat fait sens.
Et la première entité qui ne faisait plus sens à l'intérieur de Dubaï World est Nakheel, qui s'est essentiellement concentré sur de l'immobilier de luxe et qui n'apportait pas grand-chose en matière de création de valeur ajoutée.
Pensez-vous que le cas de Dubai World soit isolé ?
Dépourvue de ressources pétrolières et de base fiscale pour lever suffisamment de rendements, la flexibilité financière du budget de Dubaï résidait dans les dividendes remontés de ses entreprises. Cette flexibilité s'est considérablement affaiblie en raison de la dégradation de la conjoncture économique, qui a provoqué une baisse de la valeur des actifs.
Ainsi, la question ne se pose pas de savoir si d'autres entreprises connaîtront des difficultés. Ce sera vraisemblablement le cas. L'interrogation porte davantage sur le fait de savoir si le gouvernement pourra soutenir ces entreprises.
Comment expliquez-vous que typiquement il n'y ait pas d'impôts à Dubaï ?
Comme n'importe quelle entité souveraine, Dubaï s'est posé la question il y a plus de dix ans de l'équilibre de son budget face à l'accumulation de sa dette. Cette préoccupation a gagné en importance avant la crise des subprimes fin 2006-début 2007.
Dubaï avait alors lancé le débat en coordination avec ses partenaires de la Fédération, mais aussi en consultation avec certaines organisations internationales, sur la nécessité et l'opportunité d'introduire la TVA dans son arsenal fiscal.
Si l'effet à court terme est une hausse brutale mais temporaire de l'inflation, la TVA est l'impôt le plus efficace, le plus optimal et le moins douloureux, et autorise une stabilité de base des ressources fiscales essentiellement indexées sur la consommation. Or Dubaï est une société de consommation par excellence.
A l'époque, il n'y avait pas d'urgence pour entamer les réformes nécessaires. La liquidité étant disponible, le taux de croissance était de l'ordre de 10%.
Puis la crise a éclaté, et le choix d'instaurer la TVA n'a plus paru judicieux en particulier pour les émirats voisins. Ce qui est particulièrement malheureux, car cela aurait permis à Dubaï d'absorber une partie du choc de nature exogène.
La crise que connaît Dubaï actuellement pourrait accélérer une réforme dans ce domaine ?
Absolument, à Dubaï et dans tous les Etats pétroliers d'ailleurs. D'une part, l'exploitation des ressources naturelles doit également servir à protéger les générations futures en mettant à contribution les générations d'aujourd'hui au budget.
En outre l'impôt a une vertu disciplinante, en incitant à être davantage copropriétaire des actifs publics, et à adopter un comportement économique plus sain, autrement dit, moins dilapidant.
La stratégie de sortie ne sera pas l'apanage de Dubai seul…
Ce qui prévaut pour Dubaï, prévaudra à partir de 2010 pour un certain nombre d'Etats. L'équation macroéconomique est telle que ces Etats ne pourront plus soutenir à bras le corps un certain nombre d'entreprises du secteur public et du secteur privé, qui à termes constituent des passifs davantage que des actifs.
Quelle pourrait être de votre avis l'ampleur du choc pour le pays ?
En termes de tourisme, l'impact ne va pas être si important. Les capacités et les infrastructures existent. La variable d'ajustement sera le prix. Dubaï deviendra une destination meilleure marché. Quand on sait qu'une nuit dans un cinq étoiles à Dubaï représentait parfois le double d'un équivalent européen, cela n'est pas plus mal.
Sur le plan financier, Dubaï va perdre de son lustre.
L'émirat avait vocation à devenir un centre financier mondial. D'ailleurs, dans le classement des centres financiers globaux, Dubaï gagnait des places chaque année et était considérée jusqu'à présent dans le top 15.
Le risque désormais est de voir l'émirat ne redevenir qu'un centre régional. Beaucoup d'institutions financières étrangères ont mis la clé sous la perte, certains ont rapatrié leurs ressources humaines sur place. Un marché aussi volatil ne peut pas continuer à attirer les grands de ce monde.
Pour ce qui est du secteur de l'immobilier qui est essentiellement exotique, la partie est perdue. Il y a eu beaucoup trop de constructions, pour un marché incapable de tout absorber, une demande tributaire du contexte mondial. Dubaï qui est en concurrence avec Marbella, Paris, New York, Shanghai, Singapour, Hong Kong paie le prix de sa globalisation. Le secteur de l'immobilier à Dubaï devrait souffrir pendant longtemps.
De quelle manière interprétez-vous la réaction du marché dans cette histoire ?
Le jour où Dubaï a sombré dans la crise, le marché a sur réagi. C'est une très mauvaise nouvelle.
Les investisseurs ont donné en cela le signal suivant : ils sanctionneraient tout mauvais calibrage des politiques économiques.
Pour le moment Dubaï ne connaît pas une crise de la dette souveraine, mais cela pourrait se transformer en une crise de la dette publique. La politique monétaire a été beaucoup trop laxiste, la politique budgétaire très mal dessinée (pas suffisamment de ressources et pas suffisamment de diversification de ces ressources). Qui plus est, le gouvernement n'a mis en œuvre aucune politique structurelle (équipements et capital humain).
Résultat, le budget a servi à renflouer pendant un an et demi des entreprises très fragilisées.
Comment envisagez-vous les répercussions de la restructuration de Dubai World sur les banques européennes ?
L'exposition directe des banques européennes sur les entreprises emprunteuses à Dubaï est relativement limitée. Les premiers chiffres que l'on reçoit en témoignent.
La dette de Dubaï s'élève à 100 milliards, la dette à risque est d'environ 26 milliards, la dette qui est à même de faire défaut à court terme est de 12,5 milliards : 8 milliards chez Nakheel et 5,5 milliards chez Dubai World. Pour une banque comme RBS, Barclays, HSBC, c'est peu, quoique pas insignifiant, d'autant plus que les banques étrangères ne sont pas les plus exposées au groupe.
Si on fait le scénario qu'il y aura une contagion tout azimut, qu'Abou Dhabi ne va pas soutenir ni de manière conditionnelle, ni de manière inconditionnelle, et que la croissance de Dubaï sera négative, alors on se situera dans une zone extrême. Mais justement, il existe de nombreuses variables d'ajustement, au premier rand desquels la proximité avec son riche voisin Abou Dhabien, capable d'un revers de main d'éponger toute la dette. Reste à savoir quand et à quelles conditions ce scénario se produira…
Gatehouse et DDCAP Limited lancent un fonds structuré de trade finance sharia-compliant |
07/12/2009
Gatehouse Bank, banque islamique d’investissement basée en Angleterre, lancera un fonds structuré de trade finance sharia-compliant en début d’année 2010, avec l’intermédiaire de marché des capitaux islamiques, DDCAP Limited pour investir du capital dans des transactions structurées de trade finance.
Actuellement, comme résultat de la crise de crédit, beaucoup de banques occidentales opérant dans ce secteur sont restreintes dans leurs activités de financement du commerce et la création de ce fonds islamique permettra de fournir de la liquidité a un marché qui a été sérieusement diminué.
La banque Zitouna en avant-première ! |
07/12/2009
La grande famille bancaire en Tunisie s’apprête à accueillir un nouveau-né de la finance islamique, la «Banque Zitouna». Avant d’ouvrir ses agences au printemps 2010, la banque s’est donnée à voir à ses futurs clients en avant première dans le cadre du 3ème Salon International des services bancaires et de la Monétique deTunis.
Dans son stand de 220 m2, la banque a présenté ces nouveaux services et produits bancaires ainsi que sa nouvelle approche dans le rapport avec le client qui devient désormais un partenaire dynamique dans l’opération bancaire. Animé par les Conseillers «Banque Zitouna», l’espace a permis aux particuliers et aux entrepreneurs de s’informer sur les techniques et les avantages des offres proposées très prochainement par la banque afin de faciliter la compréhension des nouvelles pratiques et procédés de la finance islamique.
La banque Zitouna développera (cf notre base « Archives ») sur les 5 prochaines années un réseau d’agences couvrant les principales villes du pays. Près de 10 agences seront ouvertes d’emblée pour le démarrage de la banque courant 2010.
La « banque Zitouna » doit son nom à la fameuse mosquée « La Zitouna » réputée pour son rayonnement culturel et sa défense d’un Islam éclairé. Vieille de 13 siècles,La Zitouna est la plus ancienne université islamique.
Une réaction de l’industrie face à la crise financière mondiale : "l’Islamic Finance and Global Financial Stability Forum" |
07/12/2009
La conférence inaugurale "Islamic Finance and Global Financial Stability," qui se tiendra à Khartoum en avril 2010, explorera les possibilités de développer un cadre de coopération parmi les institutions financières islamiques pour affronter les défis posés par la crise financière mondiale.
Cette conférence devrait être un jalon important dans la réaction de l’industrie face à la crise financière mondiale puisque Dr. Zeti Akhtar Aziz, gouverneure de la Banque Centrale de Malaisie, a pris elle-même la tête d’un groupe de travail pour préparer l’agenda de ce forum international.
Une tournée malaisienne en Australie |
03/12/2009
Les régulateurs et spécialistes de la finance islamique seront embarqués dans un roadshow en Australie pour développer la coopération entre ces deux pays, annonce un communiqué de la Bank Negara (Banque centrale de Malaisie).
La Banque centrale voit ce roadshow, à Sydney et à Melbourne, comme permettant de faire connaître aux institutions australiennes les opportunités de développement de cette finance.
L’initiative sous l’égide de l’organisation Malaysia International Islamic Financial Center (MIFC) permettra à une délégation de 20 personnes de Malaisie comprenant des officiels seniors de la Bank Negara, de la Securities Commission, de la Bursa Malaysia, des banques islamiques et gérants de fonds ainsi que des firmes d’avocats et de conseil, de rencontrer leurs homologues australiens.
Hervé de Charette défend l'essor de la finance islamique en France |
02/12/2009
L'ancien ministre des Affaires étrangères et président de la Chambre de commerce franco-arabe, Hervé de Charette, défend l'essor de la finance islamique en France, affirmant que la laïcité, au nom de laquelle certains s'y opposent, n'a "pas de place" dans le débat.
"La laïcité n'a pas sa place dans le débat", a fait valoir M. de Charrette, lors d'une conférence de presse annonçant la création de l'Institut Français de Finance Islamique (IFFI, institutfrancaisdefinanceislamique.fr).
"Nous ne pouvons pas tomber dans une polémique de seconde zone", a-t-il ajouté. "C'est le mot islamique qui pose question auprès d'une partie de l'opinion qui ne connaît pas le sujet", a encore estimé M. de Charette.
Pourle président de l’IFFI,, la finance islamique "est une question qui intéresse le développement économique mondial et notre développement". Elle pourrait servir à financer en France des PME ou des projets des collectivités locales, a-t-il soutenu.
Le développement en France d'une finance conforme aux principes de la "charia" (loi islamique), défendu par la ministre de l'Economie Christine Lagarde, suscite des oppositions à gauche au nom du principe de la laïcité.
Le député PCF André Gerin, qui préside une commission sur la burqa, avait critiqué début octobre l'introduction de principes de la finance islamique dans le droit français, idée qui braque aussi des députés socialistes.
Un amendement à la loi sur les PME visant à permettre en France des émissions obligataires islamiques (sukuk) a été adopté le 17 septembre par l'Assemblée, mais il a été censuré par le Conseil d'Etat, saisi par le parti socialiste, au motif qu'il était dépourvu de tout lien avec l'objet du texte.
La finance islamique, qui interdit le recours aux intérêts, la spéculation, et les investissements considérés comme impurs (jeu, alcool, armement, pornographie, tabac...), est encore embryonnaire en France.
Paris accueillera mercredi prochain le IIIe Forum français de la finance islamique. Le programme prévoit que la ministre de l'Economie Christine Lagarde en prononce le discours inaugural.
Attijari Bank évoque ses ambitions en Tunisie |
02/12/2009
Hassan Bertal, DG d’Attijari Bank, ne cache pas les ambitions du groupe : «Nous espérons devenir l’une des premières banques privées de la Tunisie».
Avec l’introduction des produits bancaires islamiques sur le marché tunisien, la concurrence ne sera que plus vive. Les produits islamiques s’attaquent à une nouvelle niche du marché et un nouveau segment de clientèle, il est probable que des personnes qui n’étaient pas bancarisées auparavant le deviennent. «Nous espérons que, grâce à l’introduction de la finance islamique, le marché sera plus dynamisé, ce qui implique qu’en tant que banques conventionnelles, nous devrions être plus vigilantes, plus réactives et consolider nos positions au niveau de nos propres segments du marché», explique Hassan Bertal.
Ceci passe évidemment par l’amélioration de la qualité de service qui «progresse de plus en plus, en réponse à des clientèles de plus en plus exigeantes».
Malgré la crise de Dubaï, Paris croit à la finance islamique |
02/12/2009
Article paru dans Le Monde
La crise de Dubaï aura-t-elle raison du bel engouement de l'Occident pour la finance islamique ? Depuis plus d'un an, suivant la voie ouverte par le Royaume-Uni, plusieurs pays européens, dont la France et l'Allemagne, s'emploient à développer, sur leur territoire, un marché financier "halal".
Ils adaptent leurs lois aux produits financiers islamiques, financent des formations universitaires, pour doter leur pays d'experts de cette activité.
Sans faire mystère de leur objectif commun - attirer les capitaux des pays du Golfe, au sortir d'une crise financière qui laisse le Nord exsangue -, les pouvoirs publics ont assis leur communication sur les vertus de la finance islamique.
Ainsi, parce qu'elle finance des biens ou des actifs identifiés et n'a pas vocation à prêter de l'argent pour spéculer sur les marchés financiers, celle-ci serait plus saine, plus éthique, mais surtout, plus stable. Elle serait une sorte de "bouclier" anti-bulle financière et anti-crise.
Or, les déboires financiers de l'émirat de Dubaï montrent que la finance islamique peut, elle aussi, être en difficulté.
Les économistes et les connaisseurs de cette finance d'un genre nouveau mettent en garde contre les amalgames et les jugements hâtifs. "La crise actuelle de Dubaï n'est pas la crise de la finance islamique, souligne Gilles Saint Marc, avocat associé chez Gide Loyrette Nouel. C'est l'explosion d'une bulle spéculative née d'un surendettement de l'émirat et d'un surdimensionnement des infrastructures, dans une conjoncture mondiale déprimée."
Pratiquement dépourvu de ressources naturelles, Dubaï doit, effectivement, emprunter de manière structurelle sur les marchés afin de financer ses projets d'infrastructures, conduits par le conglomérat Dubaï World. "L'intérêt de la finance islamique pour la France n'a pas de raison d'être affecté par cette crise, poursuit M. Saint Marc. La France a, plus que jamais, besoin de capitaux pour financer sa croissance et préserver ses emplois." Selon l'avocat, les principes qui sous-tendent la finance islamique, même s'ils n'en sont pas l'apanage, restent pertinents : adossement à l'économie réelle, rémunération fonction des flux de trésorerie générés par l'actif financé, transparence, etc.
De leur côté, les économistes relativisent "l'effet Dubaï" et rappellent que l'émirat n'est pas un prêteur potentiel pour les économies européennes, mais un emprunteur sur les marchés financiers.
Autrement dit : oui, le marché des "sukuk", ces « obligations islamiques » émises par l'émirat, peut être ébranlé si Dubaï ne rembourse pas sa dette. Et ce, même si la solvabilité de son "garant", l'émirat d'Abou Dhabi ne fait aucun doute. Mais la vision de la finance islamique comme relais de croissance n'est pas remise en cause.
Cet avis est partagé par de nombreux élus locaux français, en quête de fonds pour financer leurs projets d'infrastructure. Ainsi, Christian Sautter, adjoint au développement économique, à l'emploi et à l'attractivité internationale à la mairie de Paris, assure sans ambage : "La finance islamique achemine l'épargne de pays disposant d'importantes ressources qui cherchent à faire des placements pour l'après-pétrole. Nous avons des investissements à leur proposer dans le cadre de notre plan Paris 2020 !" Pour M. Sautter, qui suit en cela la ministre de l'économie Christine Lagarde, le développement de la finance islamique à Paris est "un enjeu de compétitivité entre places financières".
Pour Elyès Jouini, professeur en finance islamique à Paris-Dauphine, cette crise démontre que "le principe du partage des pertes et des profits entre le prêteur et l'emprunteur n'est pas vain mot". Ainsi, les banques qui ont financé Dubaï sont fragilisées. Mais M. Jouini se dit convaincu que la finance islamique, qui finance l'économie réelle et qui exige une "traçabilité totale" des risques, "permet d'éviter les dérives qui ont conduit à la crise financière de 2008".
Pour Laurent Weill - lui aussi enseignant en finance islamique à l'école de management de Strasbourg, la première formation ouverte en France, il y a un an - cette affaire révèle que "cette forme de finance, plus vertueuse et éthique, comporte aussi du risque et ne doit pas être prise pour un remède miracle".
Bursa Malaysia : une nouvelle première avec la première cotation d’un sukuk étranger |
30/11/2009
Bursa Malaysia, la bourse de Malaisie, a annoncé l’inauguration de la première cotation de sukuk étranger, émis par GE Capital pour 500M$. Il s’agit d’un sukuk Ijara de 5 ans.
Le directeur de Bursa Malaysia, Datuk Yusli Mohamed Yusoff, a souligné que cette offre de sukuk de GE Capital était en pleine ligne avec les efforts pour internationaliser Bursa Malaysia comme un centre d’investissement islamique.
L’échappée belle du Gouverneur de la Banque Centrale de Maurice |
30/11/2009
Alors que les exécutifs de la Banque Centrale de Maurice protestaient dans la rue contre leur Gouverneur, Rundheersing Bheenic, pour demander à ce dernier de démissionner, celui-ci participait à la 15e réunion du Council of the Islamic Financial Services Board (IFSB) à Kuala Lumpur, avec à l’agenda, entre autres, la stabilité financière globale et les finances islamiques.
La Banque centrale du Luxembourg, première banque centrale d’un pays de l’UE membre de l’IFSB |
30/11/2009
La Banque centrale du Luxembourg devient la première banque centrale en Union européenne à devenir membre de l’IFSB, dont le mandat est de créer des règles prudentielles et de régulation pour le secteur de la finance islamique mondiale.
Relocalisation du siège d’HSBC Amanah de Dubaï à Kuala Lumpur |
30/11/2009
Déménagement historique d’HSBC Amanah de Dubaï pour sa relocalisation à Kuala Lumpur, décidé par Mukhtar Hussain. Toutefois, il est très difficile de dire si cette relocalisation serait liée à d’éventuelles expositions du Groupe HSBC aux activités des entreprises du Gouvernement de Dubaï.
Selon certaines sources, Hussain serait le CEO d’HSBC Malaysia Berhad en plus d’être le directeur mondial d’HSBC Amanah et le président d’HSBC Amanah Malaysia.
Dubaï à l'abri d'une faillite grâce à son "grand frère" Abou Dhabi |
30/11/2009
Dubaï, qui a demandé un moratoire pour le remboursement d'une partie de sa dette, devrait éviter la faillite grâce au soutien de son riche voisin, l'Emirat pétrolier d'Abou Dhabi, mais il sortira durablement affaibli de l'épreuve, d'après les analystes.
"Dubaï en tant qu'Etat souverain n'est pas exposé à une faillite, car il jouit du soutien d'Abou Dhabi", capitale de la Fédération des Emirats arabes unis, estime Pascal Devaux, économiste de BNP Paribas spécialiste des risques au Moyen-Orient.
Mais, il estime que la révélation de sa fragilité financière pourrait donner à Abou Dhabi "l'occasion de reprendre la main sur les émirats à la faveur de cette crise".
Capitale économique des Emirats, Dubai fait de l'ombre à Abou Dhabi, qui produit plus de 90% du pétrole des Emirats, alors que les réserves d'or noir de Dubaï sont quasiment à sec.
C'est Abou Dhabi qui est venu à la rescousse de l'émirat, lequel s'est lancé depuis quelques années dans des projets pharaoniques, se retrouvant lourdement endetté. "Jamais Abou Dhabi ne laissera tomber le fils prodigue même s'il ne cesse d'en critiquer l'exhubérance et les excès", indique à l'AFP un spécialiste de la finance islamique à Paris, sous couvert d'anonymat.
Mercredi, le gouvernement de Dubaï a annoncé avoir levé cinq milliards de dollars au titre de son programme de 20 milliards de dollars de bons du trésor lancé en début d'année pour faire face à ses engagements financiers.
Les cinq milliards ont été souscrits à parité par deux banques basées à Abou Dhabi: la National Bank of Abu Dhabi et Al Hilal Bank, une grande banque islamique. Ces deux banques relèvent de l'Abu Dhabi Investment Council, un organisme du gouvernement de l'émirat d'Abou Dhabi, le plus riche des sept membres de la Fédération.
Une première tranche de 10 milliards de dollars avait été souscrite en février par la Banque centrale des Emirats arabes unis contrôlée par Abou Dhabi.
"Abou Dhabi ne peut se permettre l'effondrement de Dubaï. Il peut permettre l'affaiblissement de l'émirat, dans le cadre de la concurrence entre eux, mais un effondrement de Dubaï affecterait Abou Dhabi", souligne Ibrahim Khayat, un analyste basé à Dubaï.
Il estime que Dubaï "va regagner sa solvabilité financière en échange d'une solution qui le forcera à renoncer à une partie de ses avoirs en faveur d'Abou Dhabi". "Dubai pourra sortir de la crise d'ici deux ans, cependant le contrôle de ses ressources sera partiellement partagé avec Abou Dhabi", ajoute-t-il.
Le souverain de Dubaï, cheikh Mohammad Ben Rached Al-Maktoum, également Premier ministre des Emirats, avait assuré début novembre que l'émirat allait poursuivre ses ambitieux projets de développement et qu'il honorerait ses dettes dans un proche avenir.
La dette totale de Dubaï était estimée à 80 mds USD en 2008, Dubai World représentant à lui seul 59 mds USD de ce montant.
Dubaï devrait régler 13 mds USD de dettes en 2010 et 19,5 mds en 2011.
Des questions entourent cependant l'enveloppe de 5 mds débloquée par Abou Dhabi, puisque Dubaï a affirmé qu'elle ne serait pas utilisée pour soutenir Dubai World.
"On peut penser qu'Abou Dhabi savait ce qui allait arriver à Dubaï World", juge un autre économiste sous couvert de l'anonymat, notant que la grande inconnue est de savoir jusqu'où Abou Dhabi est prêt à aller pour aider son voisin.
Les conditions de l’aide d’Abou Dhabi à Dubaï |
30/11/2009
Eric Delannoy, vice-président du cabinet de conseil Weave, spécialiste du secteur financier.
La question qui se pose aujourd'hui n'est pas de savoir si les banques d'Abou Dhabi vont venir en aide à Dubaï, mais quand et comment. Je pense qu'Abou Dhabi veut mettre Dubaï au pied du mur pour reprendre les rênes sur son économie. Mais jamais Abou Dhabi ne laissera son petit frère faire faillite. Ne serait-ce que parce la crédibilité de la finance islamique qui avait particulièrement bien résisté à la crise et qui cherche aujourd'hui à étendre sa présence dans le monde, en serait ébranlée.
Le discours du Gouverneur de la Banque centrale d’Arabie mal accueilli en Malaisie |
30/11/2009
Lors de la "Bank Negara Malaysia High Level Conference on Financial Stability"/ la Conférence de Haut Niveau de la Banque centrale de Malaisie sur la stabilité financière, le Gouverneur de la Banque Centrale d’Arabie, Al Jasser a parlé avec passion de « L’amélioration de la résilience et de la stabilité du système financier islamique : Promouvoir l’intégration mondiale de la finance islamique –Renforcer les cadres de supervision locale et d’accueil. »
Les remarques du gouverneur sur la finance islamique ont d’autant plus retenu l'attention qu’il est rare qu’un régulateur ou un ministre d'Arabie Saoudite se prononce ouvertement sur la finance islamique à une plate-forme internationale, et notamment sur le système financier mondial et non seulement sur le marché spécifique en Arabie Saoudite.
Néanmoins, l’intervention de M. Jasser a donné des indications précieuses sur la pensée de l'organisme de réglementation d’Arabie, sans doute l'organisme de réglementation le plus influent de la finance islamique, étant donné que la plus grande réserve de fonds sur le marché de la finance islamique, estimée à 1,2 trillions, provient du Royaume.
«En tant que musulman», a souligné Al Jasser, "il est offensant pour moi de parler de« nous contre eux ». Nous avons une richesse dans la diversité. L'essence de l'islam est la licéité. La genèse des choses est la licéité. Tout est permis sauf s'il est démontré que cela contrevient aux préceptes islamiques. Quelqu'un doit me dire si et comment elle contrevient de manière explicite. En fait, la plupart des produits financiers conventionnels sont bons tant qu'ils ne contreviennent pas aux préceptes islamiques. Les régulateurs et les superviseurs ne sont pas des érudits religieux. Ils sont en charge de la stabilité financière. La sécurité de l'institution est primordiale ».
Al-Jasser, à juste titre,a mis en garde que la conformité à la charia d’elle-même ne peut pas être une barrière contre les risques. «Si une banque Shariah-compliant a une forte exposition sur le marché de l'immobilier par exemple, elle peut se prendre le mur », a-t-il ajouté.
Toutefois, les remarques d’Al Jasser ont suscité la controverse en Malaisie, certains exécutifs malaisiens et acteurs du marché ayant, en privé, exprimé leur déception sur ses propos.
Un nouvel acteur en logiciel de gestion de risque sur le marché |
30/11/2009
Grâce à sa mise en œuvre de la solution de SunGard Ambit Ambit Risk and Performance Management par Kuwait Finance House (KFH) pour gérer toutes les formes de gestion des risques dans tout le Groupe KFH, SunGard s’est introduit chez un acteur clé sur le marché de la finance islamique.
L'offensive de la finance islamique en France |
26/11/2009
Article paru dans Le Point
Mercredi 18 novembre, Palais Brongniart. Paris-Dauphine, une des 10 meilleures universités européennes, inaugure son master de finance islamique, six mois après la fermeture de sa formation-vedette pour futurs traders. Dans quelques mois, la Qatar Islamic Bank, établissement islamique, pourrait ouvrir une succursale dans l'Hexagone. Une première alors que les grandes banques françaises ont déjà investi ce segment dans le Golfe, à Bahreïn notamment, par le biais d'une marque de BNP Paribas et Calyon.
Dans un contexte de crise financière, la finance islamique séduit. Ses règles basées sur la loi islamique - la charia - se sont révélées un atout de taille. Non seulement elle interdit les placements dans les secteurs considérés "illicites", comme l'alcool, le porc, la prostitution et le jeu, mais elle prohibe également le versement d'intérêts et la spéculation. Seuls les investissements sur les actifs tangibles sont autorisés. Résultat, le secteur est resté à l'écart de la titrisation des crédits "subprimes" américains et les actifs gérés de façon "charia compatible" à travers le monde ont atteint le montant record de 840 milliards d'euros d'actifs dans le monde, selon Moody's. En France, dans le secteur immobilier, "3 à 5 milliards de stocks d'actifs sont financés de manière charia compatible", relève Anouar Hassoune, spécialiste risque crédit chez Moody's et professeur à Paris-Dauphine.
Lagarde multiplie les initiatives
Une manne financière qui irrigue toutefois davantage la City de Londres et la place de Genève que celle de Paris. Faute d'une réglementation financière suffisamment adaptée aux instruments financiers islamiques, la France peine à attirer les liquidités venues des pays du Golfe. Selon un rapport publié pour Europlace fin 2008, Paris pourrait pourtant, au prix de quelques réformes simples, "acquérir le leadership mondial compte tenu de la proximité culturelle de la France avec les pays musulmans" et de l'importance de la communauté musulmane. Un sondage Ifop pour l'Association d'innovation pour le développement économique et de l'immobilier, réalisé au printemps 2008 sur un échantillon représentatif de la population, montre que 55 % des musulmans français, soit plus de 2,5 millions de personnes, sont intéressés par une "offre bancaire compatible avec leurs convictions religieuses ou éthiques".
Ce potentiel d'expansion de la finance islamique n'échappe pas à Bercy. Depuis sa prise de fonction, en juin 2007, la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, a régulièrement évoqué la nécessité de développer cette branche financière. Lentement, mais sûrement, elle a adapté la législation, notamment par des dispositions fiscales permettant de "mieux accueillir" les investisseurs immobiliers respectant les règles de l'éthique musulmane. La locataire de Bercy a même rencontré des présidents de banques islamiques. En novembre dernier, elle les invitait au ministère en présence d'élus et de dirigeants d'entreprises. Parmi les convives : Carlos Ghosn. Le président de Renault-Nissan y a souligné l'intérêt pour les entreprises françaises de diversifier leurs sources de financement. Mais, pour l'heure, les montages conformes à la charia pour lever des fonds sont "coûteux", avec des "aspects légaux très complexes", relevait-il. Les obstacles à l'émission de "sukuks", ces obligations islamiques pour lesquelles le souscripteur reçoit une partie des profits de son investissement et qui constituent un des produits les plus dynamiques de la finance islamique, freinent l'intérêt des investisseurs, selon les spécialistes.
Des réticences au nom de la laïcité
Les ajustements législatifs nécessaires ne vont pas sans résistance, à droite comme à gauche. En octobre, des députés socialistes ont fait bloquer une modification du Code civil permettant à un détenteur de sukuks de "pouvoir se prévaloir d'un droit de propriété des actifs-supports" au nom du principe de laïcité. "Il ne faut introduire ni les principes de la charia, ni l'éthique du Coran, ni le droit canon, pas plus que le Talmud ou la Torah. C'est inacceptable", justifie Henri Emmanuelli, député PS des Landes.
Anouar Hassoune tempère et souligne que ces réticences "ne sont pas l'apanage de la France". "Tous les nouveaux marchés de la finance islamique ont au départ eu une réaction de méfiance, voire de rejet." Selon lui, "la finance islamique n'est pas là pour islamiser la France, elle est là pour moraliser les transactions financières. Elle n'appartient pas aux musulmans, c'est un compartiment supplémentaire de la finance socialement responsable". Un constat qui sonne aussi comme un argument marketing sur lequel pourraient rebondir les établissements français pour séduire le plus grand nombre, à une époque où le "socialement responsable" a le vent en poupe, et où la crise a écorné l'image des banques.
L'incapacité de Dubaï à honorer sa dette fait trembler les marchés islamiques |
26/11/2009
Dubaï a fait trembler jeudi plusieurs marchés financiers internationaux et provoqué une chute des obligations islamiques au lendemain de l'annonce de son incapacité d'honorer à temps une partie de sa dette. L'annonce a affecté les marchés financiers en Asie, où les obligations islamiques (soukouks) ont reculé de 15 %, et en partie la Bourse de Paris.
L'émirat, touché de plein fouet par la crise financière après des années de boom, avait annoncé la veille son intention de demander aux créanciers de son conglomérat Dubai World, le plus large et le plus endetté, qui contrôle le géant de l'immobilier Nakheel, de surseoir de six mois au paiement de la dette arrivée à maturité. "Dubai World a l'intention de demander à ceux qui participent à ses créanciers et à ceux de Nakheel de repousser au 30 mai 2010 au moins le règlement des dettes arrivées à maturité", a indiqué dans un communiqué le Fonds de soutien financier de Dubaï, organisme chargé de gérer les retombées de la crise sur l'économie de l'émirat. Nakheel se devait de régler en décembre quelque 3,5 milliards de dettes, sous forme d'obligations islamiques.
L'annonce gouvernementale est intervenue après la fermeture de la Bourse de Dubaï pour la fête musulmane de l'Aïd al-Adha. La valeur des obligations émises par Nakheel en 2009 a toutefois plongé de 27 %, selon la banque d'investissement EFG-Hermes. "La dernière chose qu'on souhaiterait voir est un effet domino" avec le report de paiement de dettes d'autres firmes, a souligné la banque dans un communiqué.
La dette totale de Dubaï était estimée à 80 milliards de dollars en 2008, dont 70 milliards de dollars à la charge des compagnies publiques. Dubai World accapare à lui seul 59 milliards de dollars de ce montant. "Le marché s'était habitué à l'idée de la dette de Dubaï et s'attendait à un règlement de la dette de Nakheel en décembre 2009", a déclaré Monica Malik, économiste de la banque EFG-Hermes. "Les obligations de Dubaï pour 2010-2011 sont déjà importantes", a-t-elle souligné. Dubaï devrait régler 13 milliards de dollars de dettes en 2010 et 19,5 milliards en 2011.
Paradoxalement, l'annonce de Dubaï suit celle du lancement réussi d'une tranche de 5 milliards de dollars de bons de trésor au profit de l'émirat qui a été totalement souscrite par deux banques d'Abou Dhabi. La tranche fait partie d'une enveloppe de 20 milliards de dollars, dont la moitié a été souscrite il y a quelques mois par la banque centrale des Emirats arabes unis, ce qui a été interprété comme un signe de soutien d'Abou Dhabi. Dubaï a précisé que la nouvelle tranche ne serait pas utilisée pour soutenir Dubai World qui doit faire l'objet d'une restructuration confiée à la firme britannique Deloitte.
Faut-il avoir peur de la finance islamique? |
25/11/2009
Article original paru sur le site du reporter Georges Malbrunnot
« Pas du tout », répond Rodolphe Cazavant. Ce jeune cadre de 32 ans a quitté en début d’année sa banque londonienne pour rejoindre un établissement du Qatar, spécialisé dans la finance islamique. Et il ne s’en plaint pas. « J’ai beaucoup plus de responsabilités et une qualité de vie bien meilleure qu’à la City », ajoute ce père de deux jeunes enfants, qui a découvert les charmes du désert.
A Doha, Abou Dhabi ou Bahreïn, de nombreux cadres français travaillent désormais dans les départements « Finance islamique » des banques locales. Fondée sur la « charia », la finance islamique interdit le recours aux intérêts, la spéculation, et les investissements considérés comme impurs (jeu, alcool, armement…).
La plupart des banquiers français, rencontrés lors d’un récent séjour à Doha, dédramatisent l’arrivée prochaine dans l’Hexagone des « sukuks », ces obligations conformes à la loi islamique.
« Même au Moyen-Orient, la finance islamique reste un phénomène marginal, puisqu’elle ne concerne que 17% de l’activité financière de la région », explique Rodolphe Cazavant. « Mais, c'est vrai qu'elle est en net développement ».
Au Qatar, même si la finance islamique ne représente que 20% de l’activité bancaire, le financement des grands projets gaziers fait désormais appel aux « sukuks ». Et la majorité des licences accordées aux nouvelles banques bénéficient aux établissements pratiquant la finance islamique. « Et puis, la finance islamique elle aussi se modernise, selon R. Cazavant, elle essaie de copier la finance traditionnelle ».
Au Qatar, une cinquantaine d’experts en science islamique se partage les postes dans les « charia board » des banques qui pratiquent la finance islamique. Ce sont eux qui doivent dire si tel projet à financer est « charia compatible ». Mais de la théorie à la pratique, il y a parfois un fossé. « Regardez la finance islamique en Extrême-Orient, elle est très différente de celle que nous pratiquons dans le Golfe », assure André Gilles, un autre banquier.
La plupart regrette que les mentalités françaises ne soient pas encore prêtes pour les "sukuks". « Ca fait peur, nous sommes un pays foncièrement laïc », constate A. Gilles. Pourtant, à entendre tous ces banquiers, la finance islamique n’a rien d’inquiétant.
Depuis quelques années, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, plaide fermement pour son arrivée dans l’Hexagone. Pourquoi un tel engouement, se demandent nombre de banquiers français à Doha. Pour attirer les fonds souverains du Golfe ? « Mais ceux-ci concernent majoritairement des activités conventionnelles », rétorquent-ils.
La plupart, en revanche, s’accorde à reconnaître que « l’activité vente au détail d’une banque islamique peut intéresser une petite frange de la population française de confession musulmane », selon Arnaud Depierrefeu, avocat d’affaires installé à Doha.
Finalement beaucoup en conviennent : la finance islamique est surtout un moyen pour les responsables politiques occidentaux de renvoyer l’ascenseur vers ceux qui les ont aidés à affronter la crise financière. « Nous sommes plus dans le politique que dans l’économie pure », soutient A. Depierrefeu.
Le Qatar, par exemple, a pris une partie du capital de Crédit Suisse, de Barclays Bank ainsi que 9% de Lagardère. « Les grosses entreprises françaises avaient du mal à se refinancer durant la crise, elles se sont dits pourquoi pas recourir à la finance islamique », note un expert économique. Et dernièrement, des assureurs français sont venus au Qatar, afin d'y examiner les possibilités de développer à leur tour une activité finance islamique.
Les banques islamiques se répandent au Liban |
24/11/2009
Les banques islamiques prospèrent au Liban après avoir prouvé leur efficacité face à la crise financière mondiale, a déclaré le directeur général d’AlBaraka, Mutasim Mihmisani.
Une loi concernant la finance islamique a été votée au Liban en 2004, et la Banque Centrale du Liban et le ministère des Finances sont « sérieusement » en train d’étudier la possibilité d’amender des lois et la régulation, a-t-il ajouté.
Les banques islamiques au Liban représentent 200M$ d’actifs, avec une base croissante de clients de 6000 clients à l’heure actuelle, a-t-il noté. Jusqu’à présent 5 banques islamiques ont reçu une licence au Liban.
KFH-Turkey reçoit une licence bancaire à Dubaï |
24/11/2009
Kuwait Finance House - Turkey (KFH-Turkey) a démarré ses opérations au Dubai International Financial Centre (DIFC) dans la région du Golfe, après avoir obtenu une licence bancaire sous une nouvelle franchise, "the Kuwait Turkish Participation Bank (Dubai) Ltd."
KFH-Turkey a reçu l’accord du Dubai Financial Services Authority (DFSA), après avoir acquis une licence en Allemagne et l’établissement du Bureau de représentation au Kazakhstan, où KFH-Turkey a inscrit un nouvel accomplissement à sa stratégie de devenir une banque mondiale.
La Bank Negara autorise deux banques étrangères islamiques |
23/11/2009
La Bank Negara, Banque centrale de Malaisie, a accordé deux licences bancaires islamiques à deux banques étrangères a déclaré Awang Adek Hussin, ministre des Finances délégué.
En avril, le gouvernement de Malaisie avait annoncé que la Banque centrale de Malaisie accorderait deux nouvelles licences bancaires islamiques à des acteurs étrangers importants pour établir de nouvelles banques islamiques dans le pays avec un capital minimum de 1Md$.
Première Conférence Takaful organisée par l'IFPASS |
23/11/2009
La première Conférence Takaful organisée par l'IFPASS s'est tenue en France à l'hôtel Concorde Lafayette de Paris le 20 novembre 2009. Etaient réunis les plus grands spécialistes mondiaux du Takaful qui durant toute cette journée ont expliqué à l'assemblée l'ensemble des enjeux et opportunités de développement du Takaful. Aujourd'hui près de 114 sociétés proposent des produits Takaful dans le monde. C'est-à-dire des produits d'assurance qui reposent sur la loi coranique.
Dans un Article du monde publié le 3 mars dernier, Jean-Paul Fitoussi parlant des scandales financiers, disait que « jamais l'amour de l'argent, comme disait Keynes, n'avait conduit le capitalisme à de telles extrémités : rémunérations extravagantes des plus aisés, rendements chimériques, obscénité de la misère, explosion des inégalités, dégradation de l'environnement. L'émergence de l'éthique est-elle une réaction au spectacle affligeant des conséquences morales et sociales d'un monde économique déserté par l'éthique ? »
Si une réelle émergence de l'éthique s'imposait comme une possible réaction à la crise, alors l'une des réponses est peut-être à trouver du côté du Takaful. Rappelons que le Takaful est un concept islamique d'assurance, basé sur les mou'amalat islamiques (transactions bancaires), respectant les normes et règles de la loi islamique. Ce concept a été pratiqué sous différentes formes depuis plus de 1400 ans. Il provient du mot arabe Kafala, qui signifie "se garantir l'un l'autre" ou "garantie conjointe".
En principe, le système de Takaful est basé sur la coopération mutuelle, la responsabilité, l'assurance, la protection et l'assistance entre des groupes ou des participants. C'est une forme d'assurance mutuelle.
Cette finance alternative, éthique et socialement responsable qui fait son apparition en Europe pourrait être l'une des pistes du développement économique de la France qui depuis quelques années fait tout pour attirer ces capitaux étrangers épargnés par la crise grâce justement aux 5 piliers fondamentaux de la finance islamique sur lesquels elle s'appuie : interdiction de l'intérêt et de l'usure (Riba) ; interdiction de l'incertitude (Gharar) et de la spéculation (Maysir) ; interdiction des secteurs illicites (Haram) ; obligation de Partager les Pertes et les Profits (« les 3P ») et enfin l'obligation d'adosser toute opération financière à un actif tangible.
Cette jeune industrie qui ne fait parler d'elle que depuis une trentaine d'années seulement attirent les grandes banques et assureurs français sensibles à ce marché estimé à 840 milliards de dollars (Moody's, Avril 2009) avec un taux de croissance de 10 à 30% selon la classe d'actifs. Les grandes enseignes françaises, BNP Paribas, Crédit Agricole S.A, AGF-ALLIANZ, AXA, commencent à s'implanter sur les marchés émergents et offrent des produits Takaful. AXA par exemple, n'a débuté ses activités qu'en juillet dernier en Arabie Saoudite, où les régulateurs ont accordé le premier appel d'offre à AXA Cooperative.
Les enjeux économiques sont donc très clairs et la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait annoncé, à l'occasion d'une conférence sur la finance islamique, organisée à Bercy le 3 novembre dernier, que la détermination de la France à mener à bien des réformes susceptibles de favoriser le développement de la finance islamique dans l'Hexagone était "intacte’’.
La volonté de la part du gouvernement français de promouvoir le partenariat avec les institutions financières du Moyen Orient est forte, confirme Monsieur Sohail JAFFER, Associé de FWU Group et spécialiste de la finance islamique.
Al Baraka Banking Group a annoncé récemment son intention de s’implanter en France. L'environnement fiscal a été modifié et l'environnement réglementaire est également en phase d'être modifié actuellement pour permettre l'émergence de la finance islamique en France. Paris Europlace a annoncé que la France octroierait la première licence de finance islamique d'ici fin juin (Projet Omega), le capital de lancement est estimé à 40 millions d'Euro. Il est aussi prévu qu'une grande institution financière française émette son premier Sukuk (obligation islamique) d'une valeur d'1 milliard d'Euro d'ici la fin de l'année.
La France avec ses 5 millions de musulmans est bien positionnée pour devenir le noyau de la Finance islamique en Europe continentale. L'Afrique du Nord considère la France comme une force motrice et innovatrice en matière de finance islamique.
Les institutions financières françaises possèdent déjà une expérience significative dans ce domaine au moyen orient et en Malaisie. La finance islamique parle d'une banque de communauté basée sur la transparence, l'équité et des principes éthiques.
Ces éléments sont très importants et plus particulièrement dans le contexte de crise actuel.
Les facteurs de développement comme le souligne Samir Kouradine, CEO de Global Secure Finance sont de trois ordres : envolée du prix du pétrole (afflux de « pétrodollars »), rapatriement de capitaux suite au 11 septembre 2001 et il faut le dire un réveil de la conscience des pays musulmans sur la nécessité de développer un système financier alternatif au système conventionnel.
Pourquoi s'intéresser à la finance islamique ? Gilles Saint marc, Avocat associé chez Gide Loyrette Nouel, est clair sur le sujet : il s'agit de mobiliser les capitaux du golfe pour financer l'économie française.
La question posée à l'actuel gouvernement est de taille : à côté du grand emprunt de 35 milliards d'euros il faudrait imaginer un « sukuk » (obligation compatible avec le Coran) pour financer les dépenses d'investissement sans aggraver la dette de l'état français. Alors pourquoi pas imaginer un « sukuk souverain ? »
Par ailleurs n'oublions pas que c'est aussi un facteur d'intégration d'un islam moderne et modéré qui fait revenir la question de la laïcité comprise comme la neutralité de l'état à l'égard des religions pratiquées en France.
La chance des assureurs français rappelle Jean Paul Laramee, réside dans leur capacité à innover. Aujourd'hui le développement de l'assurance et de la banque sur internet est un excellent vecteur de développement de la France avec une population musulmane offrant une double culture.
Cela représente une richesse sociale et culturelle unique, point d'ancrage pour le développement de la finance islamique.
Le succès de cette journée est à mettre au compte de l'ensemble des orateurs qui n'auront pas eu assez de temps pour expliquer à l'assemblée toute la richesse et la complexité de ce sujet. Retenons que l'ensemble des règles de conduite à adopter pour un musulman, la Sharia qui désigne littéralement la voie droite que l'on prend pour rejoindre une source d'eau sera peut-être source d'inspiration et de création de « Nouvelles » valeurs pour la société française.
Moody's a prédit que la valeur globale des souscriptions en assurance Takaful s'élèvera à environ 5 milliards d'Euros d'ici 2015. La croissance du Takaful sera de 20% par an contre 2,5% pour l'assurance conventionnelles. Les produits Takaful sont éthiques, ils partagent quelques principes avec les investissements socialement responsables (par exemple, Banque Populaire).
L’introduction du Takaful sur le marché français sera facilitée par un environnement favorable. Les alliances stratégiques entre les institutions françaises et du Moyen Orient/d’Asie sont une avenue à exploiter pour faciliter l’implantation de la finance islamique en France.
Cependant, il reste des défis à surmonter tels que les canaux de distribution, le positionnement du produit et des prix compétitifs.
Pourquoi ils ont décidé d'étudier la finance islamique? |
23/11/2009
C'est la question que Rue 89 a posée à trois étudiants de la première promotion du master de finance islamique que vient d'ouvrir l'université de Paris Dauphine.
Mouhamed, 38 ans
« Je suis financier de formation, je travaillais dans la banque. Mon but, c'est de créer une institution financière conforme avec les pratiques de la finance islamique.
Pour moi, la finance islamique, c'est fondamentalement une finance d'investissement.
De façon classique, vous allez voir une banque pour faire un prêt, elle vous impose un intérêt que ça marche ou
pas. En finance islamique, ce que vous payez est en relation directe avec le profit généré.
Je suis ivoirien. Lorsque les institutions internationales font des prêts aux pays africains, ce sont des prêts avec des intérêts, en général des intérêts composés, ce qui fait que les pays africains ne sortiront jamais de l'endettement.
En finance islamique, les Sukuk sont des obligations adossées à des actifs tangibles. Si les pays africains se tournent vers ce genre de produits, cela permettra d'arrêter l'endettement et de financer des infrastructures.
Tous les pays d'Afrique de l'Ouest sont membres de la Conférence islamique et membres de la Banque islamique de développement. Ces pays sont déjà sensibilisés à cette question. Il nous appartiendra de retourner dans nos pays et de favoriser l'émergence de cette finance. »
Constance, 23 ans
« Je suis spécialiste de gestion d'actifs. J'apprends le chinois, je m'intéresse au côté très culturel du droit musulman, à la géopolitique, à l'histoire des religions. J'aimerais partir dans des pays à dominante musulmane comme la Malaisie et faire de la gestion de fonds islamiques.
On va étudier tous les outils spécifiques de la finance islamique. Il y a des principes à connaître, les secteurs d'exclusion [alcool, jeux…, ndlr] comme le fait que l'usure n'est pas permis : les banquiers doivent prendre leurs commissions autrement.
Les transactions sont adossées à tout ce qui est tangible. Beaucoup disent que si on avait adopté ces principes, la crise des subprimes n'aurait pas existé. »
Naïma, 24 ans
« Chef de projet d'une banque française, j'ai entendu parler de finance islamique dans des voyages professionnels et j'ai voulu l'étudier pour faire du développement de projets. Je la conçois comme un compartiment éthique de la finance.
En terme de législation, c'est pas gagné en France. Le droit français ne permet pas d'avoir recours à tous les instruments de finance islamique. Il faut faire en sorte que cette finance ne soit pas pénalisée par le droit français, éviter des situations de double imposition.
La finance islamique, c'est peut-être une discipline qui fait peur par méconnaissance. Finance islamique, on pense tout de suite financement du terrorisme. Il faut éviter les amalgames islamique-islamiste.
Il existe déjà des certificats de finance islamique mais pas reconnus de la même manière. Dauphine, c'est un gage d'enseignement de qualité. On est pionniers. »
Les entreprises occidentales s’intéressent au marché des « sukuk » |
23/11/2009
Selon une étude récente de Moody’s, le rebond de 40% des émissions de sukuk (obligations islamiques) au cours des dix premiers mois de 2009 est essentiellement attribuable à des émetteurs souverains qui ont bénéficié de la remontée des prix du pétrole. Le gouvernement de Dubaï a ainsi levé le mois dernier «près de 2 milliards de dollars via la plus importante émission de sukuk réalisée cette année dans la région du Golfe». Cette prépondérance des acteurs publics pourrait toutefois évoluer après l’émission finalisée jeudi dernier par GE Capital, la branche financière de General Electric, de 500 millions de dollars à travers des sukuk à maturité de 5 ans. Cette opération destinée aux investisseurs du Moyen-Orient, d’Asie et d’Europe est emblématique car elle constitue la première émission de ce genre réalisée par une entreprise privée américaine.
L’opération, qui servira au financement général de l’entreprise, vise également «à compléter et à solidifier sa présence grandissante au Moyen-Orient et en Asie», selon Aris Kekedjian, directeur général de GE Strategic Development. Elle permet aussi au groupe américain de diversifier ses sources de financement, estime Kathy Cassidy, trésorier de General Electric en soulignant que le conglomérat «a désormais l’intention de faire régulièrement appel à ce segment de marché après l’accueil favorable rencontré par cette première opération». L’émission, qui prévoit le versement d’un coupon fixe de 3,87%, s’est en effet réalisée avec un spread supérieur de 175 points de base (pb) au taux des obligations d’Etat américaines d’échéance comparable, ou seulement 20 pb de plus que l’émission traditionnelle à 5 ans de 1,5 milliard de dollars réalisée le 10 novembre par GE Capital.
D’autres entreprises occidentales songent également à recourir aux sukuk dans le domaine des financements de projet, comme Total qui pourrait y consacrer une tranche de 500 millions de dollars sur une enveloppe de crédit d’au moins 6,5 milliards nécessaire pour financer la raffinerie de Djoubaïl. Sans utiliser de sukuk, Suez avait déjà en 2007 intégré une tranche de 600 millions de dollars de crédit islamique (facilité ijara) dans son projet d’unité de production électrique de Marafiq, également en Arabie saoudite.
[Agefi]
2 nouveaux palaces à Fès pour Guidance Financial Group |
20/11/2009
La nouvelle chaîne hôtelière Shaza Hotels, lancée en partenariat en 2006 entre l’opérateur suisse d’hôtellerie de luxe Kempinski et Guidance Financial Group (groupe américain de finance islamique détenu par le qatari Barwa), avance ses pions au Maroc. Après Marrakech, elle s’apprête à défaire également son baluchon à Fès pour gérer deux anciens palais transformés en palaces haut de gamme. C’est le partenaire marocain, Cèdre Finances, qui a fait l’acquisition de ces deux unités dans l’optique d’en confier la gestion, dès fin 2010, à Shaza Hotels après plusieurs mois de restauration. Cèdre Finances, qui est contrôlé par l’homme d’affaires français Jean-Pierre Lamic, a également accompagné Shaza Hotels dans l’acquisition en 2008 de l’Imperial Borj Marrakech. Ce fleuron de l’hôtellerie de la ville ocre, aujourd’hui propriété de Ghic Maroc (filiale de Guidance Financial Group), devra arborer la marque Shaza dès l’année prochaine. Et avant même le démarrage des unités déjà acquises, le tandem Shaza-Cèdre Finances est d’ores et déjà en train de prospecter au nord du Maroc et plus particulièrement Tanger. Sur les 30 hôtels que compte atteindre la chaîne Shaza à l’horizon 2016, le Maroc sera ainsi bien représenté aux cotés d’autres destinations telles l’Egypte, l’Arabie Saoudite, la Turquie ou le Qatar.
"Nous sommes plus armés pour servir la finance islamique à Paris qu’à Londres" |
19/11/2009
Mercredi 18 novembre, l’université de Paris Dauphine organisait une conférence inaugurale de son diplôme sur les principes et pratiques de la finance islamique. A l’honneur, de multiples experts nationaux et internationaux sur le sujet, parmi lesquels Olivier Pastré, Professeur d'économie à l'Université de Paris VIII, membre du Cercle des économistes et coauteur du rapport Jouini-Pastré sur la finance islamique remis à Paris Europlace.
La crise renforce l’intérêt de la finance islamique. Cette finance est basée sur un principe qui est le partage des risques. Or c’est le non partage de risque qui est à l’origine de la crise financière.
La finance islamique est par ailleurs fondamentalement mutualiste. Or la banque mutualiste a montré une meilleure résistance face aux perturbations de ces deux dernières années que la banque capitaliste.
Il y a un boulevard pour la finance islamique.
Aujourd’hui, le marché représente environ 700 milliards de dollars. C’est presque le marché des subprimes. Cela mérite que l’on s’y intéresse. Le marché devrait représenter 1300 milliards à l’horizon 2020.
Un intérêt mutuel
Il est intéressant pour la France d'encourager le développement de la finance islamique à plusieurs titres. Cela peut contribuer à faciliter le financement à long terme de l’économie, peut permettre de créer des emplois qualifiés, favoriser l’exposition du pays dans la zone du Moyen Orient, ou encore en Asie du Sud est.
La France est intéressante pour la finance islamique. Ce pour trois raisons. Cela permet à la finance islamique massivement opérée à partir de Londres de diversifier ses risques. Le développement en France autorise également la diversification de l’expertise. Nous avons une communauté de recherche en matière de finance de qualité unique dans le monde.
Enfin, l’essor de la finance islamique en France l’amène à un meilleur positionnement par rapport à l’euro, une monnaie qui structurera le système monétaire international à l’avenir.
Paris contre Londres, la bataille fait rage
Je vois au moins cinq arguments en faveur de Paris. Tout d’abord l’existence d’un droit romain plus proche du droit islamique que ne l’est a priori le droit anglo-saxon. Ensuite, une expérience ancienne et confirmée de partenariat avec des opérateurs travaillant dans les régions où la finance islamique se développe. La population musulmane est trois fois plus nombreuse en France qu’en Grande Bretagne. Nous avons qui plus est, selon la Banque des règlements internationaux, un système bancaire plus solide qu’outre Manche. Enfin, nous disposons d’une plateforme technologique, NYSE Euronext, plus internationalisée que celle de Londres.
Il y a donc un potentiel majeur de développement de la finance islamique en France.
Un article est paru dans le journal La Tribune intitulé «La finance islamique peine en France». Je trouve ce titre véritablement non pertinent.
Les autorités publiques se sont saisies du dossier. Sur les dix réformes proposées, cinq ont soit été faites soit sont très avancées. Le gouvernement a clairement décidé de mettre en place les moyens juridiques de développer la finance islamique sans avoir un désavantage concurrentiel par rapport à d’autres places.
Au demeurant, le droit avance moins rapidement que les salles de marché.
Les banques françaises doivent être plus dynamiques
Il manque selon moi deux éléments importants. En premier lieu, la communication. Il faut expliquer, convaincre que la place de Paris est bien positionnée pour devenir un hub de la finance islamique en Europe. En outre, il faut que les banques françaises soient plus dynamiques. Elles sont très opérationnelles sur la finance islamique mais à l’extérieur de nos frontières. Il faudrait que les pouvoirs publics les incitent à développer la finance islamique intra muros.
Elyes Jouini : "Face à la crise, la finance islamique permet d'ajouter une corde à son arc" |
19/11/2009
Le responsable du diplôme "Principes et pratiques de la finance islamique" de Paris-Dauphine détaille le contenu et les enjeux de cette formation pour Lesechos.fr.
Les Echos : Comment est née l'idée d'un diplôme universitaire spécialisé dans la finance islamique ?
Elyes Jouini : Il y a deux ans, j'ai été chargé par Paris Europlace de conduire avec Olivier Pastré une étude sur le potentiel de la finance islamique en France. Nous avons alors pris conscience du manque de formations spécialisées, et ce à l'échelle internationale. Jusque-là, il y avait d'un côté ceux que l'on appelle les "Charia scholars", des spécialistes du droit musulman qui découvraient le monde de la finance, et, de l'autre, des spécialistes de la finance qui se penchaient sur la finance islamique. Mais aucune formation intégrée globale n'existait pour former de véritable spécialiste.
L'Université de Strasbourg a été pionnière en France en lançant il y a un an un diplôme universitaire (DU) Finance islamique. J'ai à mon tour proposé, en avril 2009 à Dauphine, de créer une formation spécialisée en la matière. Tout s'est ensuite enchaîné très vite puisqu'en juin, nous avions tous les feux verts et que vendredi 20 novembre seront donnés les premiers cours de ce DU Principes et pratiques de la finance islamique.
Quel est le profil des étudiants engagés dans cette formation ?
La trentaine de personnes retenues, âgés de 22 à 40 ans environ, ont été sélectionnés sur dossier en fonction de leur parcours. La moitié d'entre eux sont en formation continue : ce sont des cadres de banques, assurances et autorités de marchés, qui veulent avoir une formation pointue dans la finance islamique. Les autres, qui sont inscrits en formation initiale, ont une formation de gestion spécialisée en finance ou de juriste.
Ces étudiants sont de toutes cultures et de toutes origines, et nous insistons d'ailleurs sur le fait que la finance islamique n'est pas réservée aux musulmans ! De grandes banques comme Calyon sont ainsi présentes dans les pays du Golfe, sans s'appuyer nécessairement sur un personnel originaire de la zone. La finance islamique est surtout une question de savoir-faire.
Visiblement, le message est passé et nous avons même été surpris par le nombre de candidatures déposées pour cette formation. En dépit du fait que Dauphine n'a communiqué sur le lancement du diplôme qu'en juin 2009, 200 candidatures ont été reçues pour une trentaine de places seulement. C'est autant que pour certains des masters les plus sélectifs. On peut penser que face à la crise, un certain nombre de personnes se sont dit que la finance islamique permettait d'ajouter une corde à son arc.
Quel est le contenu de cette formation sur un an ?
Les étudiants doivent d'abord maîtriser les bases de la finance classique, auxquelles nous ajoutons les essentiels, juridiques et techniques, de la finance islamique. Dans un deuxième temps, ils toucheront aussi à "l'approche métier", plus concrète : qu'est-ce que la banque islamique, la gestions d'actifs islamiques... A cela, nous avons tenu à ajouter une couche supplémentaire de culture générale concernant la géopolitique du monde musulman, les relations des religions avec l'argent, l'histoire de celles-ci et du capitalisme financier...
Des débouchés se dessinent-ils déjà pour les étudiants ?
Les cours n'ont pas encore commencé et la moitié des étudiants sont déjà en stage. La France est prête pour accueillir la finance islamique, comme l'évoquait récemment Christine Lagarde. On évalue à 120 milliards d'euros les fonds que la France peut attirer, en matière de finance islamique, à l'horizon 2020... une somme consistante. Et Paris est en mesure de proposer les mêmes avantages que Londres, voire davantage, grâce à la présence d'une population musulmane plus importante et mieux préparée. Former dès aujourd'hui des spécialistes de la finance islamique ne peut que donner des atouts supplémentaires à la France.
Finance islamique : la ruée vers l'or noir ! |
18/11/2009
Finance Islamique France poursuit, dans sa veille quotidienne, sa revue des articles parus suite à la conférence inaugurale au Palais Brongniart de l’Executive Master de finance islamique de Paris-Dauphine en présence de personnalités clés de l’industrie et du monde politique telles qu’Hervé de Charrette, ancien ministre et Président de l’Institut Français de la Finance Islamique.
Ci-dessous, le » papier » de Marianne.
Feignant de louer l'éthique de la finance chariah-compatible , les pontes des marchés regardent avec gourmandise les juteux pétrodollars à même de solder leur dette sans vexer Bruxelles. Exemple au raout de la finance islamique organisé par l'université Paris Dauphine.
Sous la haute voûte empire de la Bourse de Paris, où se prélassent des Grâces de stuc portant le code des Marchés, les élèves attentifs et financiers fixent un écran sur lequel est projeté un diaporama sobre. Son titre : «Paris, le nouveau centre de la finance islamique en Europe.» Pour cette conférence inaugurale du nouveau diplôme de Finance islamique de l'université Paris-Dauphine, consultants, professeurs et politiques sont venus louer l'économie compatible avec la chariah.
Une filière plus que prometteuse en ces temps de crise car, en plus de revendiquer une posture éthique du plus bel effet auprès du grand public, elle donne accès aux réserves cyclopéennes de pétrodollars des pays du Golfe !
La panacée du lendemain de crise ? Loin de là...
Et du cabinet Baker and McKenzie à Paris Europlace, les gens sérieux se pressaient à la tribune. Entre experts, il est de bon ton de commencer son intervention par : «la finance islamique est-elle la panacée ?» Contrairement aux exposés dithyrambiques qui l'on élevée en 2008 en solution absolue aux déboires du capitalisme occidental, il se trouve que non !
«La finance islamique court les mêmes risques que la finance traditionnelle, assurait Patrick Rochette, cadre de la Bank of London and the Middle East, spécialisé dans ce type de gestion. Avec la crise, elle a également été frappée : du fait de son manque de diversification, du fait de la crise de liquidité... Son vrai atout, ce sont les outils de contrôle qui permettent d'anticiper les risques.» Une qualité, certes, à laquelle s'ajoutent l'interdiction de l'usure et le refus de financer certains secteurs, entre autres. Mais ce ne sont pas ces qualités qui font vibrer les financiers.
Des montagnes d'or noir inodores au nez de Bruxelles
Gilles Saint Marc, président de la Commission pour la finance islamique de Paris Europlace n'y va pas par quatre chemin : «la première raison de choisir la finance islamique est pragmatique : elle permet de mobiliser les fonds massifs du Golfe.» Au moment de la crise de 2008, contraint à l'endettement massif par l'effondrement de l'économie par contagion de la crise financière, les financiers du globe ont découvert un mot arabe magique : «sukuk».
Sur le principe, les Etats du Golfe peuvent émettre des sukuks pour entériner l'injection d'argent frais et «prendre participation» dans n'importe quelle affaire compatible avec les principes de la chariah : construction d'infrastructure, renflouement d'une entreprise... Mais là où l'émission de bonds du trésor fait froncer les yeux à Bruxelles qui les ajoutent à la dette, les sukuks, assimilés à des «titres de propriétés», ne tombent pas sous le coup des critères de Maastricht : de la dette mais sans la dette !
Dès 2008, l'AMF a donc émis une notice pour ce type de produit financier dont Christine Lagarde est devenue fan du jour au lendemain. «Financement immobilier, relance du private equity... les sukuks seront vraiment l'avenir de la finance !», s'enthousiasme Marc Mariani, partenaire chez Baker and McKenzie.
De General electric au Grand Paris : tout le monde en veut !
Si ce type de financement n'a pas dépassé les 2 milliards de dollars en Europe depuis 2004, Elyes Jouini, responsable du nouveau diplôme de Dauphine en la matière, évaluait le potentiel à 120 milliards d'euros juste pour la France à l'horizon 2020... «La finance islamique est bienvenue à Paris,» est venu clamer Christian Sautter, maire adjoint en charge du développement économique de la capitale, énumérant les projets de logements à l'horizon 2012. Impressionné par l'exposé d'un banquier venu de Dubaï, l'ancien ministre des Finances lui avait amicalement tapé sur l'épaule en l'invitant : «venez donc financer le Grand Paris !»
Mais dans toutes les bouches, la prophétie venait des Amériques : annoncé fin octobre, le premier sukuk américain de plus de 500 millions de dollars contracté par General electric faisait rêver les experts réunis au Palais Brongniart. «Il faut que nous puissions monter au delà des 500 millions de dollars pour atteindre une taille critique», soutenait l'un d'eux fièvreusement.
Les observateurs apprécieront la diversification : après avoir financé le terrorisme international, les théocraties pétrolières du Golfe vont désormais solder les errements de la finance occidentale. Des millions, des milliards de pétrodollars retombant en pluie fine sans affoler Bruxelles... Pragmatique, un étudiant applaudit la fin de la conférence : «malgré tous les discours sur l'éthique, s'il n'y avait pas eu l'argent du Golfe, personne ne se serait intéressé à la finance islamique !»
Quand l'université Paris-Dauphine inaugure un master de finance islamique |
18/11/2009
Article paru dans Le Point
C'est au palais Brongniart, la place financière de Paris, que la prestigieuse université de Paris-Dauphine a inauguré, mercredi 18 novembre, son nouveau master spécialisé en finance islamique. Pour l'occasion, l'institution a invité des professionnels et des universitaires renommés, mais aussi l'ancien ministre des Affaires étrangères Hervé de Charette, président du nouvel Institut français de finance islamique, ou encore l'ambassadeur de France à Bahreïn, un centre de la finance islamique.
Une inauguration en grande pompe qui contraste avec la fermeture surprise, annoncée il y a quelques mois, du master star de l'université, spécialisé dans les marchés financiers. Il faut dire qu'il existe un réel engouement pour la finance islamique, qui respecte la Charia en rejetant notamment la pratique des taux d'intérêt et la spéculation purement financière. Lors de la sélection des étudiants, le master a attiré plus de 200 candidats, pour seulement 35 admis, dont 20 en formation initiale et 15 en formation continue, selon l'université.
Kaouther Jouaber, coresponsable de la formation, souligne l'existence d'un "besoin de marché parmi les professionnels de la banque", essentiellement à l'étranger. Mais l'Hexagone devrait bientôt se mettre au diapason : le gouvernement a récemment affiché son ambition de développer la finance islamique. Un des objectifs : attirer encore plus de capitaux étrangers en France.
Tunisie : Best Bank s’appellera Banque Al Baraka Tunisie dès 2010 |
18/11/2009
A partir du 1er janvier 2010, Beit Ettamouil Saoudi Tounsi, plus connue sous le nom BEST Bank deviendra la Banque Al Baraka Tunisie.
La nouvelle dénomination s’inscrit dans le cadre de la décision d’Al Baraka Banking Group (ABG) d’unifier l’identité commerciale de son réseau bancaire international implanté dans 11 pays (Algérie, Bahreïn, Egypte, Jordanie, Liban, Pakistan, Afrique du Sud, Syrie, Soudan, Tunisie et Turquie).
Créée en 1983, la Banque Al Baraka Tounes est filiale à près de 80% d’Al Baraka Banking Group (ABG) basé au Bahreïn et fondé par le milliardaire saoudien Sheikh Salah Abdullah Kamel, l’un des pères de la finance islamique moderne. Les 20% restants du capital de la banque sont détenus par l’Etat tunisien.
La banque dispose actuellement d’un réseau de 8 agences dans les villes de Tunis, Ben Arous, Manouba, Sousse, et Sfax. Outre le financement de l’investissement, la banque offre une variété de services bancaires courants comme les comptes de dépôts, virements locaux et internationaux, payements électroniques, opérations liées aux commerce extérieur, e- banking, etc, destinés à la clientèle privée et corporate à l’image des autres banques de la place, en plus de l’activité de banque Off shore pour les comptes en devises.
Pour les particuliers, l’activité se limite aux services de dépôt, ainsi qu’à l’épargne rémunérée par un profit halal, généré par les activités de la banque qui, du fait de son statut de banque islamique, ne finance que des projets conformes à l’éthique de l’Islam. Un contrôle religieux des dossiers est pratiqué avant l’approbation des projets pour s’assurer de leur conformité avec la Charia.
Les entreprises clientes de la banque appartiennent principalement au secteur industriel, ainsi qu’à celui des services, du commerce et des activités agro-industrielles.
Les émissions de sukuk repartent à la hausse |
18/11/2009
Les émissions de sukuk ont fait un bond de plus de 40% sur les dix premiers mois de l'année par rapport à la période correspondante de l'an dernier, selon un "special report" de Moody's ("Global Sukuk issuance Surges as Effects of Credit Crisis recede : Overview and Trend Analysis").
Au deuxième trimestre 2009, les émissions de sukuk sont reparties à la hausse et au troisième trimestre, le rebond a été particulièrement marqué. Ce sont plutôt les émetteurs souverains ou liés aux gouvernements qui occupent le devant de la scène, les entreprises étant moins susceptibles de revenir sur le marché dans l'environnement économique actuel. "Pour l'ensemble de l'année, la croissance des émissions de sukuk dans le monde pourrait tutoyer les 50%, compensant le recul de 55% enregistré en 2008", estime l'auteur du rapport Faisal Hijazi, Business Development Manager chez Moody's pour les services de notation et la finance islamique.
Sous l'impact de la remontée des prix du pétrole, les Etats du Golfe ont été nombreux à dégager des excédents budgétaires pour la première fois depuis près de cinq ans. Et l'Arabie saoudite, le Qatar, Abu Dhabi ont de nombreux projets stratégiques (infrastructures, éducation, tourisme) dans les tiroirs ou déjà engagés.
Pour Moody's, cette évolution depuis longtemps attendue, à savoir la plus grande implication des pouvoirs publics sur le marché des sukuk, est une bonne nouvelle, car elle devrait contribuer à créer et/ou asseoir un marché des obligations islamiques plus efficace et plus solide. Cet engagement des Etats pourrait aussi permettre de développer une courbe des taux plus détaillée et par conséquent une grille des risques plus précise. Ce qui pourrait favoriser le retour des entreprises sur ce marché.
SABIC crée une chaire en finance islamique à l’Université Al Imam |
17/11/2009
A la Imam Mohammed bin Saud Islamic University en Arabie Saoudite, a été créée une chaire sous le nom de"SABIC Chair for Islamic Finance Market Studies" dont le but est de promouvoir la recherche et les études en finance islamique.
Luxembourg : une plus grande implication dans la finance islamique |
16/11/2009
Le bureau luxembourgeois de PricewaterhouseCoopers (PWC) dans un rapport sur la finance islamique, préconise une plus grande implication dans la finance islamique et invite le gouvernement luxembourgeois et les régulateurs, à ériger le Duché comme le hub européen de la finance islamique, spécialement pour les fonds islamiques et les sukuk.
Le rapport de PwC indique que la finance islamique est déjà une importante niche pour Luxembourg. 16 sukuk sont déjà cotés à la Bourse de Luxembourg. Par exemple, l’émission du sukuk Petronas EMAS de 1,5Mds$ en août 2009 a été enregistrée à Luxembourg, le groupe ayant préféré cette place au London Stock Exchange.
De plus, 31 fonds d’investissements islamiques sont domiciliés à Luxembourg.
Lors d’une tribune à l’ Islamic Financial Services Board (IFSB), le Gouverneur de la Banque Centrale de Luxembourg, Yves Mersch, a dit « malgré les turbulences actuelles, les praticiens du marché de la finance islamique au Luxembourg restent optimistes sur le fait que la finance islamique a des chances de croître fortement ces prochaines années en raison de l’appétit des investisseurs pour les produits financiers basés sur les principes éthiques. »
Deutsche Bank et GFH signent un accord de 100 M$ |
16/11/2009
Gulf Finance House (GFH) a annoncé avoir signé un accord avec Deutsche Bank pour le placement de sa seconde transaction de mourabaha convertible de 100M$.
Cette transaction entre dans le cadre de la recherche de liquidité de GFH,
avec l’augmentation de ses droits de souscription de 300M$, la vente partielle de QInvest
à Qatar Islamic Bank pour approximativement 51M$ et un premier placement de 100M$ d’un mourabaha convertible avec Macquarie Group.
Investment Dar : restructuration de 3,5 mds $ |
16/11/2009
Investment Dar de Koweït présentera aux créanciers et aux investisseurs ce mois-ci une proposition de restructuration d'environ 1 milliard de dinars (3,5 milliards $) de sa dette. L'entreprise d'investissement islamique, en défaut de 100 millions de dollars sur de la dette islamique en mai dernier [une première dans la région,ndlr] dit vouloir vendre certains actifs afin de satisfaire à ses obligations.
"Les engagements financiers de Dar sont un peu courts de 1 milliard de dinars", a déclaré à Reuters un porte-parole, qui a requis l'anonymat.
Dar, qui détient la moitié de Aston Martin, le constructeur automobile britannique de luxe, a déclaré qu'elle avait signé un accord avec les créanciers et les investisseurs pour geler les revendications temporairement.
La BID accorde 1Md $ en soutien pour les fermiers |
16/11/2009
La BID a annoncé un extra 1Md$ pour soutenir les fermiers dans les pays en développement dans un projet avec l’agence de nutrition de l’ONU, Food and Agriculture Organisation (FAO).
Les fonds seront distribués au cours des trois prochaines années pour financer les projets dans les pays membres de la BID et l’agence de l’ONU fournira le soutien technique.
Quel avenir pour la finance islamique en Algérie? |
16/11/2009
Si, dans certains pays occidentaux, les législateurs cherchent actuellement à créer les conditions réglementaires afin de permettre à leurs banques de capter les capitaux «halal», la législation algérienne a déjà autorisé ce genre d’opérations depuis 1991, lors de l’agrément de la première banque privée spécialisée dans ce financement, à savoir El Baraka Bank. Mais pour les spécialistes en la matière, ce marché, qui s’est développé dans le pays depuis 18 ans, demeure, cependant, en phase de démarrage. Il représente, selon les derniers chiffres connus, seulement 1% du système financier national et près de 15% des banques privées.
Et le nombre de banques et établissements agréés depuis se comptent sur les doigts d’une seule main : trois banques (El Baraka, Essalem et AGB) ainsi qu’une compagnie d’assurances (Salama) opèrent actuellement en Algérie selon les préceptes de la Charia.
Ce qui a fait dire d’ailleurs à certains spécialistes que la finance islamique en Algérie en est encore à un «stade embryonnaire». Motif ? La loi sur la monnaie et le crédit autorise, certes, les opérations d’investissement et de commerce conformes aux préceptes de la loi islamique (charia), mais ne les a pas clairement définies en tant que catégorie spécifique de financement.
«La finance islamique opère selon des règles différentes de la finance classique. Par conséquent, il faudrait avoir un système adapté au code de commerce, au niveau de la législation fiscale, parce que les transactions sont structurées d’une manière particulière par rapport aux banques classiques qui utilisent des intérêts. Dans le cas de la finance islamique, on utilise des opérations commerciales mais qui sont de nature financière», indique un expert. Ce manque de précisions serait à l’origine du timide développement de ce segment de la finance après deux décennies d’activité marquées par la présence seulement de quatre opérateurs financiers, dont trois n’ont qu’une année d’existence, qui offrent des produits financiers islamiques.
Certains experts, à l’image du directeur central d’El Baraka Bank, M. Nasser Hideur, ont vivement suggéré d’introduire certaines règles pouvant faciliter l’application ainsi que la réussite de ce type de financement en Algérie. En d’autres termes, ce banquier a indiqué que les lois bancaires, commerciales et fiscales gagneraient à être revues afin d’intégrer des dispositions particulières permettant d’assurer des opérations bancaires régies par les règles de la finance islamique. Existe-t-il une volonté politique de la part des autorités monétaires du pays pour la réussite d’une telle entreprise ? Affirmatif, répondent certains participants. En effet, ces derniers nous ont fait savoir que le ministère des Finances avait récemment affirmé que l’activité des banques islamiques en Algérie est codifiée de manière cohérente, en ce sens que la loi sur la monnaie et le crédit et les textes d’application de la Banque d’Algérie contient des textes législatifs visant à réguler les produits bancaires proposés par ces banques islamiques. Pour rappel, le premier argentier du pays avait annoncé également qu’un groupe de travail, formé de responsables de banques et établissements concernés, membres de l’Association des institutions financières et des banques, mène une étude exhaustive afin de formuler de nouvelles propositions pour le développement et le soutien de l’activité des banques islamiques en Algérie.
Selon un banquier exerçant dans une banque privée, sa banque ne peut pas aller à Ghardaïa pour ouvrir des agences, car ce ne sont pas des produits islamiques. Et c’est là un moyen pour nous de bancariser les gens dans ce sens. Donc, l’aspect culturel et religieux est déterminant, car en se référant aux principes de la religion, ils ont décidé de ne pas déposer leur argent dans les banques classiques». L’explication de ce spécialiste renseigne à quel degré la finance islamique peut avoir de beaux jours devant elle en Algérie.
Le Groupe Sarasin crée un nouveau benchmark en gestion de fortune islamique |
12/11/2009
Le Groupe Sarasin, une banque privée majeure de Suisse disposant d’un grand réseau international, a lancé une nouvelle offre sharia-compliant de services et de produits de banque privée.
Pour Fidelis M. Goetz, membre du conseil de direction et directeur du secteur banque privée de la Banque Sarasin, « le lancement de notre offre de gestion de fortune islamique reflète notre engagement de servir les besoins divers de nos clients, basé sur une approche responsable, de long-terme, ainsi que sur nos capacités uniques au regard de notre considérable expertise au Moyen-Orient et notre grande expérience en tant que gestionnaire d’actifs spécialisé. » M.Goetz a fait cette déclaration lors d’une conférence de presse à Doha, en présence de Sheikh Mohammed Bin Ahmed Al Thani, ancien ministre du commerce et de l’économie du Qatar.
“Une approche éthique à la finance est cruciale pour la reprise économique” |
12/11/2009
La finance islamique joue un rôle important dans la reprise économique en raison de son adhésion à des principes éthiques de la finance, a déclaré Hussain Al Qemzi, directeur général du groupe de Noor Islamic Bank et de Noor Investment Group.
Les pratiques financières éthiques, comme celles suivies par les banques islamiques, pourraient contribuer au cadre financier mondial, a déclaré ce haut responsable.
« Quand le système faillit, les personnes commencent à regarder des alternatives et la finance islamique avec son approche éthique peut combler ce manque, » a-t-il dit. Son commentaire reflète un changement dans la façon dont la finance islamique est en train de se positionner dans un système financier mondial post-récession. « Pour le développement d’une nouvelle structure financière, où un revirement vers l’éthique peut amener une touche humaniste, nous ne devons pas avoir besoin que la finance islamique et la finance conventionnelle coexistent, mais bien plutôt nous avons besoin d’un seul modèle éthique financier, » a-t-il ajouté.
Le développement des liens économiques entre la Malaisie et l’Indonésie passe par la finance islamique |
12/11/2009
La Malaisie et l’Indonésie ont signé un accord pour développer les liens économiques et commerciaux entre les deux pays, a déclaré le ministre des finances de Malaisie, M. Najib. Une partie des orientations se focalise spécifiquement sur la finance islamique.
Finance islamique et placements ISR |
12/11/2009
Philippe Zaouati, directeur du développement chez Natixis asset management répond à une question sur la finance islamique dans Le Figaro du 12/11
Comment expliquez-vous que la finance islamique soit plus médiatique que les placements ISR, alors que leurs positionnements sont proches ?
Les placements responsables dans le monde anglo-saxon sont conçus comme des fonds d'exclusion : les entreprises dont les produits ou les pratiques ne respectent pas les convictions morales défendues par le fonds sont exclues du portefeuille. C'est classiquement le cas des industries de l'armement, du tabac, des vins et spiritueux, sans oublier les sociétés dans la pornographie et les jeux. La philosophie de ces fonds est très proche des fonds éthiques, comme par exemple les fonds islamiques. Mais il existe d'autres types de placements ISR, notamment ceux qui défendent une approche de «meilleur élève», qui sont les plus répandus en France par exemple. Dans ces fonds, les gérants investissent dans chaque secteur sur les sociétés qui fournissent le plus d'efforts en matière de limitation de l'impact de leur activité sur l'environnement, qui veillent à améliorer leur politique sociale et leur gouvernance. Le grand public peine cependant à comprendre la logique de tels fonds, qui consistent à encourager les bonnes pratiques, mais dont le message n'est pas très clair. Ceci explique sans doute pourquoi ces fonds sont moins connus, et aussi moins médiatisés, que des fonds thématiques sur l'environnement ou les énergies renouvelables, par exemple.
Le développement de la finance islamique en Algérie |
12/11/2009
Selon M. Hideur, directeur central de la banque El-Baraka, qui s’exprimait à Alger, à l’occasion de la seconde édition du Forum algérien de la finance islamique, «les lois bancaire, commerciale et fiscale gagneraient à être revues en vue d’intégrer des dispositions particulières permettant de conférer aux opérations bancaires régies par les règles de la chari’a l’ancrage légal dont elles sont dépourvues à l’heure actuelle», a-t-il dit.
Dans ce cadre, M. Hideur préconise de prévoir dans la loi bancaire une troisième catégorie d’établissements autorisés à effectuer des opérations de commerce et d’investissement spécifiques tels que l’achat-vente de biens à crédit, la réalisation d’ouvrages à crédit et le financement participatif de projets ou d’opérations avec ou sans prise de participation dans le capital social. Il propose, aussi, de prévoir, dans le code de commerce, des dispositions intégrant dans les valeurs mobilières les titres d’investissement représentatifs de droit de propriété sur des actifs réels ou d’une part indivise de projets financés en participation. Pour lui, il est, également, important de consacrer dans une loi de finances le principe d’égalité fiscale vis-à-vis de ces produits, c’est-à-dire ni faveur, ni pénalisation.
Ces propositions ont été faites par M. Hideur, après avoir abordé la situation de la finance islamique en Algérie. A ce propos, le même responsable a affirmé qu’«il existe en Algérie un marché qui tente de résoudre la problématique de l’intérêt et d’offrir des produits financiers alternatifs à une large couche de la population».
Ce marché, qui s’est développé dans le pays depuis 18 ans d’existence avec l’arrivée de plusieurs banques et une compagnie d’assurance islamiques, demeure, cependant, «en phase de démarrage et représente seulement 1% du système financier national», a reconnu M. Hideur, qui a rappelé que trois banques, en l’occurrence El-Baraka, Essalam et AGB, ainsi que la compagnie d’assurance Salama opèrent actuellement en Algérie selon les préceptes de la chari’a. M. Hideur n’a pas manqué de souligner la réflexion de certaines banques étrangères activant en Algérie, portant sur l’introduction de produits bancaires islamiques.
BID et Banque Mondiale vont coopérer |
10/11/2009
Le Président de la Banque islamique de développement (BID) Dr. Ahmad Mohammed Ali, a reçu Dr. Ngozi Okonjo-Iweala, directrice exécutif de la Banque Mondiale. Les discussions ont porté sur une coopération entre ces deux institutions internationales.
QNB lance des services de private banking à Genève |
10/11/2009
Qatar National Bank (QNB) annonce le lancement de QNB Banque Privée (Suisse) à Genève.
Cette banque nationale leader au Qatar, qui a une activité de finance islamique, ciblera les riches fortunes dans ce pays où la banque privée est très développée.
Le roadshow des autorités de Malaisie pour “construire la finance islamique ensemble” |
09/11/2009
Les autorités de Malaisie ont opéré une tournée au Qatar et à Bahreïn pendant 6 jours, avec une délégation de 80 personnes, emmenée par le Vice-gouverneur de la Banque Centrale.
Depuis ces cinq dernières années, l’intérêt est croissant parmi les investisseurs du Moyen-Orient, pour le marché asiatique, spécialement la Malaisie, Singapour, l’Indonésie, la Chine et la Corée. Beaucoup d’institutions du Golfe ont pénétré le marché de Malaisie avec, en tête de file, Qatar Islamic Bank Group, qui a établi Asian Finance House, une banque islamique pleinement autorisée en tant que telle. Al-Rajhi Bank et Kuwait Finance House ont aussi lancé des banques islamiques en Malaisie. Unicorn Investment Bank et the Solidarity Group ont mis en place respectivement une banque islamique et une compagnie de Takaful.
A l’inverse, Maybank de Malaisie opère depuis 2001 à Bahreïn et CIMB est partenaire de Kanoo Group de Bahreïn depuis 2006 et a lancé CIMB Islamic Investment Bank à Manama.
L’Institut Africain de Finance Islamique organise une grande conférence en Afrique |
09/11/2009
« L’UEMOA, un marché attractif pour les banques et institutions financières islamiques : enjeux et perspectives pour les investisseurs et clients potentiels »
L’Institut Africain de Finance Islamique, en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances et avec l’appui de la Banque Islamique de Développement (BID), organise un Forum International sur la Finance Islamique les 11 et 12 janvier 2010 au Méridien Président sous le parrainage de Maître Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal.
L’Institut de Finance Islamique (AIIF) est l’initiative de deux experts financiers aux backgrounds assez différents mais complémentaires :
• Mouhamadou Lamine Mbacke, Président de l’Institut, un pur produit du secteur privé, est titulaire d’un MBA de Old Dominion University des USA en 1995 après une maîtrise de Mathématiques et un diplôme européen de 3ème cycle en Management en France. M. Mbacke a travaillé 3 ans aux Etats- Unis pour Saks 5th Avenue avant de rejoindre la Citibank Dakar comme Directeur du Cash Management et des PME. C’est d’ailleurs à la Citi qu’il eut ses premiers contacts, dès 2001, avec la finance islamique à travers Citi-Islamic,
la branche Islamique de Citibank à Bahreïn, et qu’il eut l’opportunité de rencontrer
Dr. Mohamed Mahathir, le leader charismatique de la Malaisie et le Directeur de l’Institut de Finance Islamique de Malaisie.
• Cheikh Mansour Diouf, administrateur dans AIIF, est un pur produit du secteur public, diplômé de l’Ecole Nationale d’Administration après une maîtrise en Droit, Contrôleur principal du Trésor, actuellement en exercice comme Agent Comptable Particulier du CROUS de Saint-Louis. Il est titulaire d’un DESS en Ingénierie Financière de l’ISM de Dakar. Intéressé par le développement de la Finance Islamique dans l’UEMOA, il a convaincu Lamine que le meilleur partenaire, dans ce sens, est le Ministère de l’Economie et des Finances.
Le Ministère des Finances, qui travaillait sur ce dossier depuis 2007, a mis sur pied un groupe de travail constitué de plusieurs directions du Ministère. A leur actif, un travail de prospection qui les a menés dans beaucoup de pays comme le Soudan et la Malaisie. A l’image de la France et l’Angleterre qui travaillent à rendre leurs réglementations bancaires favorables aux banques et institutions financières islamiques, les initiatives audacieuses du Ministère sur ce dossier visent à positionner le Sénégal comme locomotive dans l’UEMOA. L’attractivité du marché de l’UEMOA pour les investisseurs de fonds conformes à la Sharia se trouve cependant contrariée par le déficit d’expertise locale en Finance Islamique. Le Ministère ne pouvait rêver mieux que d’une initiative comme l’AIIF pour faciliter la résorption de ce gap en ressources humaines. Les cours de l’Institut privilégient les séminaires de formation continue, destinés d’abord aux professionnels publics et privés de la Finance et animés par les meilleurs spécialistes de la Finance Islamique dans le monde. La formation est cadrée par rapports aux besoins spécifiques et ponctuels de formation des banques, des compagnies d’assurances, des mutuelles de crédit et des institutions régulatrices de l’économie.
Une banque islamique au Canada? |
09/11/2009
Une première banque islamique pourrait voir le jour au Canada. Le groupe saoudien AlBassam House a demandé l’autorisation à Ottawa d'offrir des hypothèques « Sharia compliant » partout au Canada et de devenir ainsi la première banque islamique au pays.
La banque souligne que, si la demande est acceptée, cela permettra aux 700 000 Canadiens musulmans de s'acheter une maison tout en respectant leur foi.
« Nombreux sont les musulmans qui souhaitent investir dans l'immobilier, mais qui sont dans l’incapacité de le faire à cause de la restriction religieuse qui prohibe l’intérêt.» explique un représentant du groupe.
Mais, selon Tarek Fatah, du Congrès musulman du Canada, les financiers « islamiques » abusent les croyants qui veulent respecter la Sharia, car leurs frais sont beaucoup plus élevés que dans le système de crédit immobilier traditionnel.
La demande d’agrément est sur le bureau du ministre fédéral des Finances.
De nouvelles preuves à l’encontre de responsables de Tamweel |
09/11/2009
De nouvelles preuves viennent s’ajouter au dossier d’inculpation des responsables de Tamweel, accusés de fraude. Un expert du Département de l’audit financier, Mohammed Mustafa Hussein, a montré que plusieurs violations ont été commises par les responsables de Tamweel. L’une d’elles, est un contrat indiquant que Tamweel était partie prenante à hauteur de 90% dans un deal tandis que Bonyan l’était à 10%. Or, il était stipulé que Bonyan devait néanmoins recevoir 50% des profits.
Sultan Bin Saeed Al Mansouri: “Adopter l’éthos fondamental de la finance islamique face à la crise” |
08/11/2009
Sultan Bin Saeed Al Mansouri, Ministre de l’Economie des Emirats a déclaré, à l’occasion de la Réunion Ministérielle de COMSEC à Istanbul qu’ « une des leçons de la crise est le besoin d’adopter de fortes mesures de gouvernance d’entreprise et des hauts standards de transparence. Il s’agit de l’éthos fondamental de la finance islamique ».
Le Top 500 Islamic Financial Institutions de 2009 |
05/11/2009
The Banker a édité le Top 500 Islamic Financial Institutions de 2009. Les institutions financières islamiques croissent malgré la crise, « en raison d’une approche conservatrice en termes de risques. »
Selon The Banker magazine, les actifs détenus par des banques islamiques ou conventionnelles ayant un département islamique, ont crû de 28,6% atteignant 822 Mds$ en 2009 contre 639Mds$ en 2008.
La Conférence Fiqh sur la finance islamique |
04/11/2009
La 3ème Conférence Fiqh pour les Institutions de Finance Islamique s’est tenue à Koweït les 03 et 04 novembre. Une partie des débats s’est concentrée sur les questions de provisions des banques pour faire face aux besoins de liquidité.
Issam Al-Enizi, un expert financier, a notamment argué que la finance islamique devait prouver au monde financier international que, grâce à sa très grande flexibilité, cette industrie peut affronter tous les problèmes systémiques.
450 M$ de capital frais pour GFH en moins d’un mois |
02/11/2009
Gulf Finance House aura réussi à lever 450 M$ de capital frais en juste un mois.
GFH, principale banque d’investissement islamique du Moyen-Orient, annonce avoir reçu 300 M$ de l’augmentation de ses droits de souscription qui s’est terminée le 29 octobre.
Soutien de la BID à la filière cotonnière |
02/11/2009
« La BID, à travers la Société Internationale Islamique de Financement (ITFC), est très satisfaite des relations avec la SOFITEX. Elle est également fière de voir que dans ce contexte de crise cotonnière, cette société tienne la barre et reste l’une des plus grandes sociétés cotonnières au sud du Sahara ». Ces propos sont de M Moussa Touré, Directeur de Marketing (Afrique Francophone) de ITFC, une structure de financements créée par la BID en 2005.
La cérémonie présidée par le Ministre de l’Economie et des Finances M. Marie Noël Bembamba, a été l’occasion pour M. Touré de situer les uns et les autres sur les raisons qui ont amené son organisme à s’intéresser à la filière cotonnière du Burkina et de revenir sur l’importance du rôle que joue la SOFITEX dans la lutte contre la pauvreté. « La Bid essaie de concilier activités commerciales et activités de développement. C’est pourquoi le coton a été choisi, parce que non seulement il est stratégique et a un impact sur près de 3 millions de personnes, mais également il constitue un puissant vecteur de lutte contre la pauvreté, puisqu’en achetant le coton aux producteurs, la SOFITEX contribue à créer des richesses » a-t-il expliqué en substance.
Al-Mukhaizeem: le succès de KFH encourage les banques internationales à entrer dans le secteur de la finance islamique |
02/11/2009
Le Président et Directeur de Kuwait Finance House, Bader Al-Mukhaizeem, a déclaré qu’en dépit de sa courte histoire, comparée à celle de la finance conventionnelle, la finance islamique a réussi à prouver sa puissance et sa stabilité ces années passées, spécialement pendant les crises.
Il a ajouté que KFH est la preuve de l’efficacité du système bancaire islamique, puisque des personnes prédisaient que KFH ne parviendrait pas à réussir quand elle a été créée il y a 30 ans, voire qu’elle fermerait en quelques mois. Cependant, 30 ans après, KFH symbolise le succès du système bancaire islamique, et est parvenue en quelques années à faire des profits que lui envient bien des banques conventionnelles, incitant beaucoup d’entre elles, aujourd’hui, à entrer dans le domaine de la finance islamique.
Le Gouvernement indien pousse l’option de la finance islamique |
01/11/2009
Le ministre des finances indien, Pranab Mukherjee, a assuré une délégation de l’Indian Centre for Islamic Finance (ICIF) qu’il allait bientôt discuter avec la Gouverneur de la Reserve Bank of India de la faisabilité de l’introduction d’un système financier islamique dans le pays.
La Banque Centrale de Bahreïn participe à la première conférence sur la finance islamique en Allemagne |
31/10/2009
Khalid Hamad, directeur général de la supervision bancaire au sein de la Banque centrale de Bahreïn a participé à la Première conférence sur la finance islamique en Allemagne le 29 Octobre.
Cette conférence était organisée par le BAFIN, l’autorité de régulation financière allemande.
« La BID est un organisme de développement qui n’est guidé que par des critères de faisabilité et de viabilité des projets. Sa mission n’est pas de promouvoir l’Islam mais de contribuer au développement » |
30/10/2009
En marge du Forum ministériel sous-régional sur la mise en œuvre du Programme spécial pour le développement de l’Afrique (PSDA), le président de la Banque islamique de développement (BID), Ahmad Mohamed Ali a animé une conférence de presse, le 28 octobre 2009 à Ouagadougou pour clarifier les interventions de son institution.
L’organisme de financement basé à Djeddah met au service du progrès du continent
14 milliards de dollars US afin que cette partie du monde espère s’approcher des Objectifs du millénaire pour le développement en 2015.
Sept ans après la Déclaration de Ouagadougou constituant sa feuille de route pour des financements de projets de l’ordre de trois milliards de dollars US en cinq ans sur le continent, la capitale burkinabé a encore servi de cadre à la Banque islamique de développement pour une nouvelle perspective de coopération avec l’Afrique. Cette fois-ci, l’institution islamique internationale veut ouvrir cette partie de la planète aux capitaux étrangers. Il s’agit de faire bénéficier de ce modèle de financement 20 pays subsahariens sur les 22 réduits aux prêts concessionnels.
« Au rythme actuel, et en dépit des progrès réalisés, peu de pays d’Afrique subsaharienne pourraient atteindre tous les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) du fait d’un manque de ressources et de capacité d’absorption », s’est-on résolu à la BID. Un tel constat a conduit le Sommet extraordinaire de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) d’investir la Banque de la mission de financement d’un Programme spécial pour le développement de l’Afrique (PSDA). « Le PSDA a été conçu par des ministres africains, eux-mêmes gouverneurs de la BID. Ce programme nourrit exclusivement l’ambition de contribuer au progrès à travers la réduction significative de la pauvreté. Les financements s’inscrivent dans leurs recommandations et leurs directives dans des domaines tels que l’agriculture, la santé, les infrastructures…La différence fondamentale entre la BID et les autres institutions de financement c’est que cette fois-ci avec le PSDA, les différentes composantes et les contenus des projets ont été élaborés par des Africains eux-mêmes. Ils animent le Programme et guident les interventions de la BID dans ce qu’ils auront définis comme démarche et domaines prioritaires », a expliqué le président de la BID, Docteur Ahmad Mohamed Ali, en marge du Forum ministériel de mise en œuvre du PDSA.
« La sélection se fonde sur leur viabilité. Les prêts ne sont soumis à aucun intérêt sauf dans le cas des prises de participation. Les modes de financement sont aussi fonction de l’identité du bénéficiaire dont le potentiel financier permet d’appliquer l’intervention recommandée par la Charia », a indiqué Docteur Ali. Des projets nationaux peuvent bénéficier de financements allant de 10 à 15 millions de dollars US et ceux à caractère régional de 100 à 150 millions de dollars US.
Le premier responsable de la BID s’inscrit en faux contre toutes les rumeurs qui prétendent que l’intérêt particulier de son organisme pour le continent vise à promouvoir l’Islam dans cette région du monde. Il rappelle que la Charte ratifiée par les cinquante-six (56) Etats membres demeure la boussole : « Un tel jugement est faux. Ce n’est pas une institution religieuse. C’est un organisme de développement qui n’est guidé que par des critères de faisabilité et de viabilité dans le financement des projets. La mission assignée n’est nullement celle de propager ou de promouvoir l’Islam mais de contribuer au développement des pays membres. Sa charte en est la preuve ». Docteur Ahmad Mohamed Ali estime également que les Africains n’ont pas à exprimer un quelconque scepticisme face au PDSA à cause de son coût supposé élevé, ni à cause des balbutiements du NEPAD avec lequel certains établissent des rapprochements. Il clame que la BID intègre dans son action de nouvelles priorités en rapport avec la globalisation. Le commerce et la promotion du secteur privé occupent une place de choix dans les financements en vue d’améliorer la compétitivité des économies dans le cadre de l’ouverture des marchés.
Les domaines prioritaires incluent les projets d’infrastructures et d’interconnexions de nature à désenclaver et à réduire les coûts des facteurs. L’institution de Djeddah prône le rôle majeur de la micro-finance comme outil de développement pour les populations les plus pauvres.
HEC invitée à une session sur la FI au Qatar |
29/10/2009
The Qatar Faculty of Islamic Studies (QFIS) a accueilli un groupe de participants d’un Executive MBA d’HEC lors d’une session spéciale sur la finance islamique, au cours d’une visite à Doha emmenée par Joshua Kobb pour comprendre le rôle présent et futur de la région du Golfe.
Selon le doyen de la faculté, Hatem Al Karwanshawy, « le système de la finance islamique peut rendre nulle la possibilité d’une autre récession. Beaucoup de fondements de la finance islamique traitent de l’économie réelle, ce qui signifie que les produits ou les affaires basés sur le pari et les spéculations sur le risque sont interdits. Si on élimine ces facteurs d’un système économique, aucun crack économique ne peut avoir lieu.»
Barwa Bank, nouvelle banque islamique au Qatar |
29/10/2009
Barwa Bank, banque islamique enregistrée et régulée par la Banque Centrale du Qatar, au capital autorisé de 275 M$, a annoncé le lancement de ses opérations à Doha. Barwa Bank est une filiale détenue intégralement par Barwa Real Estate Company.
Barwa Bank a aussi annoncé qu’elle avait été désignée comme chef de file par Qatari Diar Real Estate Investment Company (Qatari Diar), à laquelle elle est associée, pour fournir 137,5 M$ d’un crédit syndiqué islamique d’1 Md $ pour aider à financer des investissements européens.
Le régulateur allemand favorable à la finance islamique |
29/10/2009
L’Allemagne veut s’établir comme un marché pour les produits financiers conformes à la loi islamique, a déclaré à Reuters le responsable de la régulation allemande lors d’une conférence sur la finance islamique à Francfort.
« Nous voyons beaucoup d’intérêt de la part des investisseurs des pays musulmans qui veulent investir leur argent en Allemagne en accord avec les principes de la Charia », a déclaré le président de la Bafin, Jochen Sanio.
« Nous espérons accueillir rapidement la première partie intéressée qui voudra offrir ces produits », a-t-il dit.
La Banque Zitouna ouvrira une dizaine d’agences dès la fin du premier trimestre 2010 |
29/10/2009
La Banque Zitouna, officiellement créée depuis quelques jours, devrait entamer ses activités commerciales à la fin du premier trimestre 2010. La banque compte couvrir progressivement toutes les principales villes tunisiennes d’ici cinq ans. Néanmoins, au démarrage, elle compte ouvrir une dizaine d’agences dont notamment quatre sur le Grand Tunis (Tunis centre ville, Ennasr, La Marsa, et le Kram), deux à Sousse et deux à Sfax.
La banque dispose actuellement d’un effectif d’une cinquantaine de personnes qu’elle devrait porter à 150 au démarrage des activités. La banque a lancé une campagne de recrutement sur Exceljob (www.exceljob.com) dés le mois de juillet 2009. La campagne a visé principalement des cadres expérimentés. Au delà, les dirigeants de la nouvelle institution comptent renforcer leurs équipes par des jeunes diplômés qui seront formés aux méthodes de la banque et aux techniques de la finance islamique.
Dubaï lève 2 Mds$ avec la plus grande émission de sukuk cette année |
28/10/2009
Le Gouvernement de Dubaï est parvenu à lever 1,93 Mds $, grâce à la plus forte émission de sukuk dans le Golfe cette année. Il a « pricé » avec succès une émission internationale de 1,25 Mds$ à 6.39% et une autre en devise locale de 680M$ à 5,65% sous son Trust Certificate Issuance Programme de 2,5 Mds$.
Cette émission de sukuk de tranche-duale a été extrêmement bien reçue dans le monde par les investisseurs et a généré un excès d’ordres de 6,3Mds$.
Les investissements de KFH du Koweït à Bahreïn excèdent les 20 Mds$ |
28/10/2009
L’ambassadeur du Koweït à Bahreïn, Sheikh Azzam Mubarak Al-Sabah, a rendu hommage aux performances au sein du Royaume de la principale banque islamique du Koweït, Koweit Finance House.
Pour l’ambassadeur les investissements de KFH (Baitak) dans le Royaume de Bahreïn ont excédé les 20 Mds$.
Le remboursement de Nakheel aide à dynamiser la dette islamique |
27/10/2009
La confiance dans le fait que le plus grand émetteur de dette sharia-compliant puisse honorer ses engagements de remboursement, a des chances de pousser la croissance du secteur, selon les observateurs.
« Nakheel est le porte-drapeau », dit Yannick Lopez de OFI Asset Management. « Un défaut de Nakheel pourrait avoir de plus grandes implications » sur le marché des obligations islamiques. « Notre point de vue est que la probabilité de défaut sur ce nom est très basse », a-t-il ajouté.
Nakheel, une entité publique contrôlée par Dubai World, doit plus de 5 Mds $ d’ici 2011 en obligations islamiques et a subi de lourdes pertes dans le secteur immobilier lequel a vu ses prix chuter de moitié.
Les sukuk ont recouvré une croissance de 27% cette année, suivant un indice HSBC. L’année dernière, le marché a chuté 4 fois autant que la dette corporate investment-grade conventionnelle
Les ventes internationales de dette islamique vont doubler l’année prochaine pour atteindre 14 Mds$ selon les prévisions d’HSBC, puisque les entreprises telles que General Electric prévoient d’en émettre.
« Il y a seulement trois ou quatre défauts dans les marchés islamiques, pas 3000, » a déclaré le renommé sharia scholar, Sheikh Nizam Yaqubi.
Lancement de IslamicAdvisory.com, premier certificat en finance islamique en ligne |
26/10/2009
IslamicAdvisory.com est le premier et unique certificat en finance islamique 100% en ligne, Ses examens débutent ce mois pour le Certified Islamic Finance Executive(TM) ou CIFE™ : http://www.IslamicAdvisory.com
Ce lancement a été bien perçu par certains responsables de l’industrie, tels Afaq Khan, CEo de Standard Chartered Saadiq pour qui « c’est un développement bienvenu pour l’industrie ; de telles solutions auront un long destin en fournissant des outils systématiques pour les praticiens. »
Partenariat dans le domaine de l’éducation entre (IIIBF) d’Inde et l’Université de Trisakti en Indonésie |
26/10/2009
L’International Institute of Islamic Business and Finance (IIIBF), basé en Inde, est entré dans un partenariat de long terme avec l’Université de Trisakti d’Indonésie qui inclut une reconnaissance mutuelle de ses programmes d’éducation ainsi qu’un développement de nouveaux cours dans des secteurs émergents tels que la micro-finance islamique et les organismes de charité et de non-profits islamiques.
Pour Mohammed Obaidullah, économiste senior au sein de la Banque islamique de développement (BID) d’Arabie Saoudite et fondateur de IIIBF, « le partenariat devrait fournir un grand dynamisme à la recherche et au développement des ressources humaines pour le nombre croissant de projets de micro-finance islamique et de réduction de la pauvreté à travers le monde. IIIBF offrirait maintenant des MA et des doctorats en économie islamique qui seraient délivrés par Trisakti. Ces programmes d’éducation se focaliseraient naturellement sur les meilleurs pratiques du micro-crédit islamique des innombrables expériences entreprises à travers l’Indonésie et encourager une réplique en Inde »
IIIBF, sponsorisé par IBF Net (Islamic Business and Finance Network) a offert des programmes certifiés dans le domaine de la banque, l’assurance et l’investissement islamiques depuis 99.
GFH réalise 50 M$ dans une vente partielle de Qinvest à QIB |
26/10/2009
Gulf Finance House (GFH), la principale banque islamique d’investissement du Moyen-Orient a annoncé la signature d’un accord avec Qatar Islamic Bank (QIB) en relation à la vente de 10% de détention dans Qinvest, alors que GFH en détenait 15% au total.
Qinvest, actuellement la principale banque d’investissement a été conçue par GFH en partenariat avec QIB en 2007. La vente réalisera approximativement 50M$ de liquidité, qui doit être additionnée 150M$ en capital avec l’émission des droits de souscription et l’investissement de 100M$ pour une murabaha convertible par le Macquarie Group.
Comment la Bourse de Londres se positionne-t-elle par rapport à ce l'on appelle la finance islamique ? |
26/10/2009
Xavier Rollet, directeur général du London Stock Exchange, répond à une question de BFM sur la FI dans une interview consacrée à la place de Londres
Comment la Bourse de Londres se positionne-t-elle par rapport à ce l'on appelle la finance islamique, qui veille au respect de la charia, au partage des pertes et des profits, à l'interdiction de toute forme d'intérêts et de toute spéculation, que Christine Lagarde, en France, veut séduire ?
Je pense qu'elle a raison, il y a une opportunité économique essentielle. Nous avons un avantage, c'est que nous sommes le leader mondial dans le domaine du listing, et nos relations privilégiées avec nombreux investisseurs du Golfe nous ont donné dans ce domaine une position de leader mondial. Je pense que Madame Lagarde, Madame la Ministre a tout à fait raison de considérer qu'il y a eu une opportunité pour Paris, concurrence loyale avec la Place de Londres. Que le meilleur gagne !
Un premier client pour Path Solutions en Irak |
24/10/2009
Path Solutions, fournisseur mondial de logiciels certifiés par l’AAOIFI, a annoncé que Cihan Bank, une des institutions financières les plus progressistes à Erbil, a signé un accord selon lequel Path Solutions exécuterait l’entier projet de IT pour Cihan, la première banque privée du Kurdistan.
Des dizaines de millions de pertes pour un investissement néo-zélandais de KFH |
23/10/2009
Kuwait Finance House a perdu plusieurs millions de dollars de son investissement dans une des marque de vêtements icônes de Nouvelle-Zélande, Canterbury Clothing.
Selon KPMG, la holding company de Canterbury devait plus de 100M$ à ses créditeurs en août, dont 54M$ à Kuwait Finance House. Les détenteurs ont estimé qu’ils recouvreraient 16M$ des autres compagnies de Canterbury et 14M$ ailleurs, laissant un déficit total de 71M$. La marque a depuis été vendue à un géant anglais JD Sports pour 16,2M$.
La Thaïlande autoriserait les firmes de Malaisie à entrer dans le capital de l’Islamic Bank of Thailand |
22/10/2009
La Thaïlande est ouverte à l’idée que les firmes malaisiennes détiennent des parts dans l’Islamic Bank of Thailand pour aider à fournir des services financiers islamiques en particulier aux personnes du sud du pays, a déclaré son ministre des finances, Korn Chatikavanij .
« Un facteur important pour restaurer la paix dans le Sud de la Thaïlande est de s’assurer qu’il y a un accès pour se financer, » a-t-il dit lors de la première visite du Kuala Lumpur Business Club à Bangkok les 15 et 16 Octobre.
Le système banquier islamique en Thaïlande a commencé via la possibilité d’introduire une ‘fenêtre islamique’ par le Government Savings Bank en 98.
Il a pris plus d’ampleur avec le soutien du gouvernement pour l’établissement de l’Islamic Bank of Thailand en 2003. L’Islamic Bank of Thailand est en partie détenue par des investisseurs du Moyen-Orient, mais reste sous contrôle du gouvernement Thaïlandais.
Si la Malaisie détient une part dans l’Islamic Bank of Thailand, ce n’est pas le premier pacte entre les deux pays dans le secteur bancaire.
Korn a indiqué que CIMB Group avait déjà une part majoritaire dans BankThai Public Co Ltd. Aujourd’hui cette banque connue sous le nom de CIMB Thai Bank Public Co Ltd, est la 11ème plus importante banque commerciale du pays avec des branches dans 147 localités. CIMB détient 92.04% de la banque.
Qui est le Directeur Général de la banque Zitouna ? |
21/10/2009
Ce premier Conseil d’Administration a nommé Mohamed Sakher El Materi Président du Conseil d’Administration de la banque, Mahfoudh Barouni Directeur Général et Walid Koubaa DGA de la Banque. Il est ici important de noter que Mahfoudh Barouni est considéré comme LE spécialiste de la finance islamique en Tunisie. Economiste de formation, l’homme peut se prévaloir d’une longue et riche carrière, dont 25 ans à la tête de la BEST Bank. Animateur de plusieurs séminaires sur les produits financiers islamiques, il a aussi été administrateurs dans plus d’un projet de développement, dont la société du Lac de Tunis et la Foire Internationale de Tunis.
Pour le seconder, Walid Koubaa, n’est pas non plus un inconnu dans le domaine bancaire et dans le secteur des finances islamiques. Haut cadre tunisien et ancien de la Citybank à Tunis, l’homme est celui qui a travaillé sur la création de la Noor-Bank et de la Sharjah Islamik Bank.
Tunisie : Banque Zitouna : liste des actionnaires et composition du conseil d'administration |
21/10/2009
Sur invitation du Fondateur de la Banque Zitouna, Monsieur Mohamed Sakher EL MATERI, les Actionnaires de la Banque se sont réunis en Assemblée Générale Constitutive mercredi 21 octobre 2009 à Gammarth
L’ordre du Jour de l’AGC portait principalement sur :
1- L’approbation définitive des statuts
2- La Vérification et la reconnaissance de la sincérité de la déclaration de souscription et de versement de la totalité du montant des actions composant le capital social.
3- La Nomination des premiers Administrateurs
4- La Nomination des Commissaires aux Comptes
5- La Constatation de la Constitution définitive de la Société
Il est à rappeler que le Capital de départ de la Banque Zitouna est de 30 millions de dinars. Cette structure lui assure déjà une solidité financière remarquable compte tenu de la qualité de son tour de table composé par les principaux groupes privés tunisiens à savoir :
- Le Groupe Princesse EL MATERI Holding, Fondateur et Actionnaire majoritaire avec plus de 51% du capital.
- Le Groupe La Carte.
- Le Groupe Poulina.
- Le Groupe TTS.
- Le Groupe Délice-Danone.
- Le Groupe UTIC (Ulysse Trading & Industrial Companies)
- Le Groupe Bouchamoui
Par ailleurs, l’Assemblée Générale Constitutive a nommé comme premiers Administrateurs :
- Monsieur Mohamed Sakher EL MATERI ;
- La société Princesse Holding représentée par Monsieur Moncef EL MATERI ;
- La société Portefeuille Invest et
- Messieurs Hassine Doghri, Abdelwaheb Ben Ayed, Aziz Miled, Hamdi Meddeb, Nabil Chaibi et Rafik Bouchamaoui.
En outre, les cabinets KPMG Tunisie et BAC, membres de l’ordre des Experts Comptables de Tunisie, ont été nommés commissaires aux comptes de la Banque Zitouna.
Le premier Conseil d’Administration ainsi formé a tenu le même jour réunion et a décidé de nommer :
1. Monsieur Mohamed Sakher EL MATERI Président du Conseil d’Administration
2. Monsieur Mahfoudh Barouni Directeur Général
3. Monsieur Walid Koubaa Directeur Général Adjoint de la Banque
Intervenant à l’occasion devant les Actionnaires et les Membres du Conseil à propos des choix et orientations stratégiques de la banque pour son plan de développement, le Président du Conseil, M. Mohamed Sakher EL MATERI a notamment indiqué que « ce projet est une confirmation des orientations du Chef de l’Etat Tunisien le Président Zine El Abidine BEN ALI et de son gouvernement, en matière de consolidation du dispositif bancaire et financier, en vue d’offrir aux ménages tunisiens de nouvelles solutions bancaires innovantes et d’appuyer et soutenir les entreprises et les investisseurs tunisiens et internationaux ayant choisi la Tunisie pour développer leurs activités. Banque Zitouna se veut ainsi une banque universelle, citoyenne, moderne et ouverte sur son environnement international ».
Le Fondateur de la Banque Zitouna a aussi précisé que « nous avons doté ce projet de tous les atouts nécessaires à sa réussite et avons pour cela fait appel aux meilleures expertises internationales et compétences nationales en matière financière et bancaire et principalement celles spécialisées dans la Finance islamique ».
«Le projet dispose ainsi de forts atouts lui permettant d’avancer rapidement et à pas sûrs. Le challenge est certes important, mais la motivation et le dévouement de nos équipes nous laissent confiants et rassurés quant à la réussite de notre banque … », a conclu le Président du Conseil.
Notons par ailleurs que la Banque Zitouna a été agréée en tant que banque universelle. Son siège social, en cours de construction, est situé aux Berges du Lac II. L'ouverture est prévue pour la fin du 1er trimestre 2010. Un vaste programme d’ouverture d’agences est déjà engagé et couvrira dans une première phase les principales villes de la Tunisie.
Une émission de sukuk envisagée par la Jordanie pour combler son déficit |
21/10/2009
La Jordanie est en train d’étudier l’éventualité d’une émission de sukuk pour la fin d’année en partie pour couvrir son budget grandement déficitaire.
Un comité a été mis en place pour étudier comment introduire les sukuk pour la première fois dans le royaume qui compte traditionnellement sur une obligation conventionnelle de maturité à 6 mois, 1 an ou 3 ans, a révélé une source du ministère des finances jordanien.
Une filiale de la Banque mondiale émet des actifs de finance islamique |
21/10/2009
Information que nous avions relevé dans notre veille du 14 octobre qui semble avoir fait le tour de la presse française
La Banque mondiale a annoncé mercredi qu'une de ses filiales, la Société financière internationale (SFI), allait émettre 100 millions de dollars d'actifs de finance islamique cotés à Dubai et Bahreïn.
La SFI, qui finance des projets privés dans les pays en développement, va lancer ses "premiers sukuk (certificats d'investissement de finance islamique) sur les Bourses Nasdaq de Dubaï et Bahreïn", a indiqué l'institution internationale dans un communiqué.
Dans la finance islamique, respectueuse de la charia qui proscrit l'usure, les sukuks sont des actifs proches du principe des obligations, mais qui au lieu d'un taux d'intérêt reposent sur le principe du partage des bénéfices générés par les projets ainsi financés.
"Les sukuk halal de la SFI seront une émission libellée en dollars (...) sans remboursement planifié avec une maturité de cinq ans", a précisé la Banque. Elles donnent une "part de propriété non divisée dans des actifs conformes à la charia" qui "soutiennent un ensemble de projets (...) dans des secteurs comme la santé, l'éducation et l'infrastructure".
La place financière de Dubaï a organisé mardi un forum sur "la finance islamique, des solutions pour un monde d'après-crise". Selon son directeur général Abdulla Mohammed Al Awar, le secteur représente "près de 1.000 milliards de dollars" dans le monde.
“La finance islamique – des solutions pour un monde d’après-crise”, DIFC |
20/10/2009
Le Dubai International Financial Centre (DIFC) a organisé un séminaire sous l’appellation “La finance islamique – des solutions pour un monde d’après-crise”, 6 ème séminaire issu de son cycle Knowledge Series. Ce séminaire doit permettre « d’explorer le potentiel de la finance islamique pour la transformer depuis un secteur de niche à un secteur majeur, » a déclaré Abdulla Mohammed Al Awar, CEO du DIFC.
En plus des différents thèmes traités tels que les aspects de régulation de cette finance, la gestion du risque ou le financement de projets notamment, un trait important a été la remarque sur les indices islamiques. Alors que les marchés d’action à Londres et à New York se sont effondrés, les indices financiers islamiques ont maintenu une tendance haussière, a noté un intervenant.
Emirates NBD reçoit une délégation du FMI |
19/10/2009
Emirates NBD, le plus grand groupe bancaire du Moyen-Orient en termes d’actifs et ayant une partie conséquente de ses activités islamiques, a accueilli une délégation du FMI.
La visite avait pour but un bénéfice mutuel à travers l’échange et l’expertise des deux institutions.
Nakheel Properties paie sa dette de 1,2 Md $ |
19/10/2009
Nakheel Properties a payé sa dette de 1,2 Mds$ auprès de Emirates NBD, Mashreqbank, Noor Islamic Bank et Samba d’Arabie Saoudite la semaine dernière. Bien que Nakheel avait rééchelonné la maturité des titres à novembre, ceux-ci ont été payés un mois en avance.
Nakheel a des sukuk à hauteur 3,52Mds$ atteignant leur maturité en décembre cette année et doit rembourser 4,02 Mds$ aux détenteurs d’obligations.
KFH revendique 63% de nationaux comme employés |
19/10/2009
Kuwait Finance House, une des institutions bancaires islamiques majeures, déclare avoir 63% de ses employés de nationalité koweitienne. KFH a été félicité par un award, car cette volonté correspond à la politique des autorités du Koweït de favoriser les emplois en faveur des nationaux.
Ithmaar Bank lève 500 M$ de capital pour devenir une banque de détail |
19/10/2009
Ithmaar Bank qui deviendra une banque islamique de détail après avoir été une banque d’investissement s’apprête à lever 500 M$ de capital : première phase deans sa stratégie d’accroître son capital initial, a déclaré un officiel de la banque.
Une banque islamique en création aux Maldives |
18/10/2009
Un accord a été signé avec Ridge Solutions International Holdings de Dubaï pour établir une banque islamique aux Maldives.
La compagnie de Dubaï détiendra 75% des parts de la banque, et l’Etat 25%. L’accord a été signé au nom du Gouvernement par le ministre des Finances Ali Hashim.
Le capital initial de la banque sera 20M$.
Le Gouverneur de la Banque Centrale de Bahreïn rencontre le Président de la République du Sénégal |
17/10/2009
Rasheed Mohammed Al Maraj, le Gouverneur de la Banque centrale de Bahreïn, a rencontré le Président de la République du Sénégal, Abdoulaye Wade.
La réunion a porté sur le secteur de la finance et plus particulièrement sur la finance islamique. Des réunions entre les banques centrales des deux pays ont été organisées dans le but de traduire les succès économiques de Bahreïn au Sénégal en termes de finance islamique.
Clifford Chance souligne le manque de connaissances des acteurs économiques en matière de finance islamique |
15/10/2009
Freinée par la crise, la croissance de la finance islamique devrait connaître une forte embellie ces prochaines années avec la remontée du baril de pétrole. Des grands groupes tels que BNP Paribas, HSBC, Deutsche Bank, Calyon, Total et GDF-Suez s'y sont mis, mais ils font plutôt figure d'exception, comme tend à le démontrer une étude mondiale que vient de mener le cabinet Clifford Chance.
Malgré la crise des liquidités, Clifford Chance affirme que plus de la moitié (52%) des cadres d'entreprises interrogés se disent "pas du tout intéressés" par ce type de financement - les réactions sont même parfois très épidermiques -, cette proportion atteignant 54% en Europe de l'Ouest, 56% aux Etats-Unis et 48% en Grande-Bretagne qui dispose, il est vrai, d'une longueur d'avance dans ce domaine. "Ce n'est pas tant l'adaptation du cadre réglementaire qui est en jeu que l'appropriation par les entreprises de ces nouveaux modes de financement", déclare Mustapha Mourahib, associé financements structurés chez Clifford Chance. Le cabinet, qui n'hésite pas à prêcher la bonne parole, prévoit de redoubler ses efforts de pédagogie pour convaincre ses clients des opportunités que ce mode de financement peut leur offrir.
Augmentation du capital autorisé de la seule banque islamique d’Azerbaïdjan |
15/10/2009
La seule banque islamique d’Azerbaïdjan, Kovsar Bank, devrait augmenter son capital autorisé suite à sa demande auprès de The Azerbaijani State Securities Committee (SSC), l’autorité monétaire du pays.
Son capital, actuellement de 2,495M$, devrait alors atteindre les 2, 994M$.
Cette banque a été créée en 1989 en étant une des premières banques commerciales d’Azerbaïdjan. En 2001, ses fondateurs ont décidé de la renommer sous l’appellation de Kovsar Bank et ont amendé sa charte pour remplir les pré-conditions d’une banque islamique.
Sorooh prévoit de lancer un fonds sharia-compliant européen |
15/10/2009
Sorooh Investment Company a signé un protocole d’entente avec Prime Property Consultants Company et Hamad Bin Abdullah Al-Attiyah pour créer un fonds sharia-compliant européen.
Ce fonds sera établi avec un capital de 200M d’euros. Il prévoit d’offrir aux investisseurs l’opportunité d’investir dans de l’immobilier commercial à hauts revenus en Europe.
Le Gouvernement annule l’émission de sukuk en Indonésie |
14/10/2009
Le Gouvernement a annoncé que, n’ayant pas réussi la souscription pour les séries IFR003 et IFR004, il en annulait l’émission.
Selon le directeur général de la gestion de la dette au département des finances, Rahmat Waluyanto, la souscription n’a pas été couverte parce que la moyenne des revenus demandés était au-dessus des obligations souveraines du marché secondaire. Une des raisons de l’échec est donc, pour lui « le coût relativement supérieur en raison d’un revenu demandé plus élevé », a-t-il dit.
Le directeur du financement islamique au département des finances Dahlan Siamat, a déclaré, à cette occasion, que le gouvernement avait toujours l’intention de recourir cette année à la vente d’obligations islamiques similaires.
La Banque Mondiale lève 100 M$ en sukuk |
14/10/2009
The World Bank’s International Finance Corporation projette de lever près de 100 M$ à travers des obligations islamiques,selon des sources proches du dossier.
HSBC, Dubai Islamic Bank, Kuwait Finance House Bahrain et Liquidity Management House sont sur le point d’organiser le roadshow pour le sukuk, qui, selon ces sources démarrera à partir du 18 octobre, dans les villes de Riyad, Abu Dhabi, Dubaï et Bahreïn.
Partenariat en finance islamique entre l’Angleterre et la Tunisie |
12/10/2009
M. Philippe Gautier, spécialiste financier de l’UK Trade & Investment (UKTI), agence gouvernementale britannique de développement du commerce extérieur et de l’investissement, a effectué du 5 au 9 octobre 2009 une mission en Tunisie. Le rôle de M. Gautier consiste, essentiellement, à renforcer la stratégie britannique de commercialisation à l’international.
L’expert de l’UKTI a eu des entretiens avec les responsables des institutions financières tunisiennes, dont le gouverneur de la Banque centrale, sur les moyens de développer le partenariat avec la City of London, notamment dans les métiers de la finance.
En outre, M. Gautier a indiqué que la finance islamique peut constituer une niche de partenariat. En Grande Bretagne, toutes les banques ont un département spécialisé dans la finance islamique. Le savoir-faire acquis par la City de Londres peut être transféré en Tunisie. L’objectif recherché est d’offrir plus de choix aux clients.
Parmi les atouts dont jouit la Tunisie, M. Gautier a cité la promulgation, l’été dernier, d’une loi fort incitative à l’investissement étranger. Il s’agit de la loi des services aux non-résidents. Cette nouvelle réglementation va favoriser une plus grande ouverture du marché local qui sera perceptible à travers une totale convertibilité du dinar et la fusion entre l’off shore et l’on shore. Autant d’atouts, selon l’expert, qui devraient, objectivement, encourager les banques britanniques à renforcer leur présence en Tunisie.
[webmanagercenter.com]
Une sukuk de 500 M$ pour Total et Aramco |
12/10/2009
Saudi Aramco et Total prévoient d'investir plus de 12 milliards de dollars (8,1 milliards d'euros) dans la construction de la raffinerie de Djoubaïl, en Arabie saoudite. Cette raffinerie, d'une capacité de 400.000 barils par jour, devrait être achevée fin 2012 et ses premières livraisons sont prévues pour mars 2013, a précisé Daniel Lacombe, responsable du projet, en marge d'une conférence sur le raffinage.
"Le coût EPC (ingénierie, achats et construction) est de 9,6 milliards de dollars, auxquels s'ajoutent d'autres coûts (....) des coûts pour les propriétaires dans notre cas, les coûts de financement, qui représentent environ 25% de plus, ce qui donne un peu plus de 12 milliards", a-t-il dit.
Le financement de la raffinerie, qui inclut une usine pétrochimique, sera assuré par des banques d'Europe, du Moyen-Orient et d'Asie, par des fonds saoudiens et par des instruments islamiques, dont une sukuk (obligation islamique), a ajouté Daniel Lacombe.
"La sukuk pourrait dépasser 500 millions de dollars et il est très probable que nous émettions une sukuk pour laquelle il y a un appétit certain dans le royaume", a-t-il poursuivi, précisant que l'opération pourrait concerner des fonds de pension publics saoudiens et des investisseurs privés.
La sukuk pourrait être émise l'an prochain, a-t-il déclaré.
Le projet dans son ensemble sera financé à 65% par endettement et à 35% sur fonds propres. Le financement devrait être bouclé en décembre ou en janvier prochains.
Pour l'instant, Aramco contrôle 62,5% du projet et Total 37,5%.
Lancement de la première plateforme mondiale d'investissement lié à la longévité conforme à la Sharia |
12/10/2009
StoneCross Capital a annoncé aujourd'hui qu'elle a reçu l'aval attendu : elle est la première société américaine de gestion d'actifs à créer et personnaliser des produits de longévité liés à l'assurance conformes à la Sharia, et fournit des services de conseil aux institutions financières internationales, dont des initiatives en matière de produits de longévité dirigées vers les investisseurs islamiques.
StoneCross Capital a intégré sa conception de produit et stratégie de gestion dans la classe des actifs de longévité, en appliquant les principes de la loi islamique. En se conformant aux principes juridiques de la Sharia, StoneCross Capital a donné aux institutions de la communauté islamique la possibilité de diversifier leur portefeuille et de satisfaire les futures demandes de produits au moyen d'une autre classe d'actifs, qui n'est corrélée à aucune autre existant sur le marché.
« En élevant ses propres normes et garantissant le respect de la Sharia, StoneCross Capital a consolidé son engagement envers le développement de la classe d'actifs de longévité liés à l'assurance à titre d'investissement alternatif pour les institutions dotées d'un nombre limité d'options d'investissement conformes à la Sharia », a remarqué Todd D. Gillespie, directeur de l'investissement de Stone Cross Capital.
Les dirigeants de StoneCross Capital possèdent collectivement plus de 15 ans d'expérience en investissement dans les marchés de longévité liés à l'assurance, ce qui leur permet de figurer parmi les gestionnaires d'actifs alternatifs internationaux les plus prospères dans le domaine de la longévité.
Tunisie : Gulf Finance House se restructure et se scinde en deux sociétés |
12/10/2009
Gulf Finance House, promoteur du Port Financier de Tunis, annonce que, dans le cadre de sa restructuration, elle a décidé de se scinder en deux entreprises « afin de s'aligner sur sa stratégie d'entreprise".
GFH, spécialisée dans le développement et l'organisation du financement de l'immobilier et de grands projets d'infrastructure, a précisé que cette décision a été prise pour "catalyser une nouvelle période de croissance».
Le nouveau modèle comprend deux activités spécifiques -- GFH Immobilier et Infrastructures et GFH bancaire, qui se composera de trois unités d'affaires , à savoir « Investment Management », « Investment Banking » et « Islamic Commercial Banking ».
Le PDG du groupe GFH, Fahour Ahmed a indiqué qu’il s’agit d’un « moment très important dans l’histoire de GFH. Notre nouveau modèle d'affaires nous permettra de dégager le maximum de valeur de nos initiatives existantes tout en mettant en place un cadre élaboré pour les opérations bancaires de GFH qui soient de niveau mondial en termes de services financiers islamiques ».
Il a annoncé la nomination de Ted Pretty, qui a une grande expérience internationale dans le secteur bancaire d’investissement, à la tête de la division de gestion des placements de la GFH pour les services bancaires aux entreprises, et celle de Salah Rahimi comme responsable de l'immobilier et des infrastructures.
DFSA lance une consultation pour développer la finance islamique |
12/10/2009
The Dubai Financial Services Authority (DFSA) a lancé la semaine dernière une consultation afin de livrer des propositions pour améliorer les règles de la finance islamique du Dubai International Financial Centre (DIFC).
Le ‘Consultation Paper’ n° 66 est disponible sur le site du DFSA www.dfsa.ae. La date limite de soumission des propositions est le 10 décembre
La BID annonce des plans de lancement d’une banque d’investissement |
12/10/2009
La Banque islamique de développement (BID) a annoncé le lancement d’une banque islamique d’investissement avec un capital initial de 1Md $ pour promouvoir la croissance de l’industrie financière islamique.
Dr Ahmad Mohamed Ali, Président de la BID, a déclaré que la contribution initiale de la BID à cette nouvelle banque serait de 250 M$.
Unicorn vise les parts de Dubai Group de Bank Islam de Malaisie |
12/10/2009
Unicorn Investment bank de Bahrain est intéressé par l’achat des parts de Dubai Group de Bank Islam de Malaisie et prévoit d’émettre une sukuk en Arabie Saoudite avant la fin de l’année, a déclaré son directeur.
Dubai Group a annoncé début octobre qu’elle revendait ses 40% de parts dans la deuxième plus grande banque islamique de Malaisie. Unicorn avait déjà essayé d’acquérir des parts dans la banque en 2006. En 2008, elle avait annoncé qu’elle consacrerait 2 Mds$ à l’acquisition de banques.
Le sukuk de la BID obtient les plus hauts ratings |
08/10/2009
Les trois agences de notation internationales –S&P, Moodys et Fitch- ont assigné les plus hauts ratings au programme de sukuk MTN d’1,5 Mds$ de la Banque islamique de développement (BID).
Précédent la note de Fitch du 21 septembre 2009, Moodys a assigné un triple A le 26 août dernier. « La base de capital de la banque est forte, les actifs utilisables de la banque –capital initial plus réserves- excèdent le total des actifs opérationnels et des investissements, et les ratios de couverture des risques de la banque sont meilleurs en comparaison des autres banques multilatérales de développement », note Moodys.
La finance islamique arrive en France |
08/10/2009
Le ministère de l'Économie veut attirer les investissements venus du Golfe, mais des élus UMP renâclent –Le Figaro.
Doit-on modifier le droit français pour le rendre «charia-compatible» et permettre le développement de la finance islamique, comme le préconise la ministre de l'Économie, Christine Lagarde?
Le débat est d'abord passé inaperçu, réservé au cercle des spécialistes de la finance. Mais les instructions fiscales données par la ministre en février 2009 pour faciliter ces investissements venus des émirats n'étaient apparemment pas suffisantes, et il fallait changer la loi pour que l'on puisse émettre des obligations «islamiquement correctes» : les sukuk. En mai, le sénateur UMP Philippe Marini a présenté un amendement en ce sens au sein d'une proposition de loi sur les PME. Les sénateurs l'ont voté sans sourciller, mais l'affaire a éclaté à l'Assemblée, en septembre, lorsque la députée Chantal Brunel, tout à son affaire de PME, a naïvement expliqué que cela visait à «introduire les principes de la charia dans le droit de la fiducie en la rendant compatible» . Depuis, les socialistes mènent la fronde. «Nous sommes en France, que faites-vous de la loi de séparation de l'Église et de l'État ?» , avait lancé Henri Emmanuelli en session. «Chacun connaît l'importance déjà ancienne des pétrodollars dans le monde. Mais il y a bien d'autres moyens de s'accorder avec le droit islamique, sans introduire chez nous les principes de la charia.» Les socialistes ont depuis déposé un recours devant le Conseil constitutionnel qui doit se prononcer au plus tard la semaine prochaine, et pourrait censurer l'amendement considéré comme un cavalier législatif, une de ces dispositions introduites dans une loi ou proposition portant sur un sujet distinct.
«S'il censure, nous représenterons un amendement dans un autre projet de loi sur la finance», avance-t-on déjà au cabinet de Christine Lagarde, où l'on s'efforce de dédramatiser l'affaire. Et de rassurer les députés UMP. En aparté, certains se disent gênés. Rapporteur de la mission burqa et élu de Seine-Saint-Denis, Éric Raoult reconnaît «que cela peut troubler. Il ne faudrait pas que l'on croie que l'État a deux discours : l'un pour la finance, l'autre pour les jeunes filles de quartier» . Il avait d'ailleurs interpellé la ministre pour réclamer des explications. Jacques Myard, député des Yvelines, est plus direct encore : «Il n'est pas question d'introduire le moindre amendement fondé sur la charia, la Torah ou la Bible.»
«Signal positif»
À Bercy, on exhorte à «sortir du fantasme. Nous n'allons imposer aucune norme religieuse aux Français. Ce sont les investisseurs qui s'engagent sur un cahier des charges particulier, comme pour les fonds éthiques», expliquent les conseillers de Christine Lagarde. «Ce sera une source de financement supplémentaire, notamment pour les grands travaux, les collectivités locales qui pourront émettre des sukuks.» Le ministère des Finances évoque également la rivalité avec la place de Londres, qui s'est lancée la première dans la finance islamique. «Toutes les opérations se réalisent en Grande-Bretagne, alors que cela pourrait être la place de Paris», se plaint Philippe Marini. Dans le même esprit, l'université Dauphine vient de créer un master 2 dédié à la finance islamique. Une trentaine d'étudiants, des traders, plus que des religieux, espèrent se former pour prendre leur part d'un marché toujours présenté, par ses acteurs, comme prometteur, avec des chiffres qui enflent. Il représenterait 700 milliards de dollars, dont 18 seraient déjà investis à Londres. «En réalité nous avons très peu de données factuelles» , tempère-t-on anonymement à la Banque de France. Le ministère des Finances reste d'ailleurs prudent sur les montants, et reconnaît qu'il s'agit aussi d'«émettre un signal positif pour nos partenaires du Moyen-Orient…»
Daimler se met à proposer des services financiers islamiques pour les Emirats |
08/10/2009
Le producteur d’automobiles de luxe, Daimler, va lancer une entité aux Emirats Arabes Unis pour offrir des crédits conformes à la Charia.
La division financière de Daimler a créé une joint venture avec l’importateur d’automobiles Mercedes-Benz à Abu Dhabi et à Dubaï pour offrir des prêts et des services de leasing pour des véhicules neufs et d’occasion, « incluant un produit financier sharia-compliant, » indique un communiqué.
Dépôt d'une demande d'agrément pour une banque islamique en France (BdF) |
08/10/2009
Une demande officielle d'agrément pour l'ouverture en France d'une succursale de banque islamique a été déposée et une seconde devrait l'être prochainement, selon la Banque de France (BdF), qui n'a pas précisé de quels établissements il s'agissait.
"Une demi-douzaine de contacts ont par ailleurs été pris" par des banques auprès de la BdF qui pourraient conduire à de nouveaux dépôts de dossiers, selon cette source.
Ces demandes pourraient aboutir dès l'année prochaine: "on peut raisonnablement envisager l'agrément pour la première banque islamique en 2010", a souligné dernièrement le directeur du Conseil des établissements de crédit et des entreprises d'investissement à la Banque de France, Didier Peny.
Lancement de Tadhamon Capital à Bahreïn, filiale d’un groupe yéménite |
07/10/2009
Tadhamon Capital est la première compagnie d’investissement bahreïni entièrement détenue par des actionnaires yéménites.
Tadhamon Capital est filiale à 100% de Tadhamon International Islamic Bank, la plus grande banque du Yémen, qui est elle-même majoritairement détenue par un grand et très renommé conglomérat yéménite, Hayel Saeed Anam & Co (HSA) Group.
Malaisie et Qatar : un fonds d’investissement commun |
07/10/2009
Khazanah Nasional Bhd, l’autorité publique d’investissement, et the Qatar Investment Authority sont sur le point d’établir un fonds d’investissement commun qui pourrait s’élever
à 1 Md $.
De nouveaux deals de trois nations asiatiques pour booster le marché des sukuk |
07/10/2009
L’Indonésie, le Pakistan et la Corée du Sud sont en train de préparer la vente de sukuk off shore. Ces différentes offres vont ajouter de la diversité au sein de cette niche, ce qui devrait revitaliser un marché ayant connu un fort ralentissement suite à la crise internationale du crédit.
Les deals souverains, qui devraient être lancés l’année prochaine, pourraient engranger un total de 2 Mds$ et faire émerger les sukuk comme mode de financement alternatif pour les gouvernements en Asie.
Le sukuk planifié en Indonésie suivrait la première émission internationale de ce pays d’avril dernier, qui a recueilli 650 M$ et a rouvert le marché des sukuk après sa fermeture due à la crise de fin d’année. L’Indonésie prévoit d’émettre un sukuk international en seconde moitié d’année 2010.
Le Pakistan, le seul autre pays asiatique à avoir émis un bon islamique off shore avec ses 600 M$ en 2005, planifie de lever 500 M$ en sukuk l’année prochaine.
Plus surprenant, la Corée du Sud, cherche à vendre ce qui pourrait être son premier sukuk historique puisqu’elle continue de réviser son système réglementaire pour faciliter une émission. La Corée du Sud souhaite attirer des capitaux des marchés islamiques pour diversifier ses sources de financements et réduire ses risques financiers. Le Gouvernement coréen prévoit à cet effet un roadshow en Malaisie et aux Emirats en Novembre.
ICD signe un deal avec les Maldives |
06/10/2009
The Islamic Cooperation for the Development of the Private Sector (ICD), la branche du secteur privé de la BID (Banque Islamique de Développement), a signé un accord avec le gouvernement des Maldives, pour développer conjointement les services en finance islamique aux Maldives.
Lancement d’une nouvelle firme d’investissement islamique : Fajr Capital |
06/10/2009
Fajr Capital Ltd annonce son lancement en tant que nouvelle firme d’investissement islamique avec un capital initial de 600M$. Elle est dirigée par Iqbal Khan, fondateur et premier dirigeant de HSBC Amanah.
Al Baraka lève 100 M$ de capital après un IPO pour des investisseurs du Golfe |
06/10/2009
Al Baraka Banking Group basé à Bahreïn a indiqué que Al Baraka Bank Syrie verrait ses parts offertes aux investisseurs syriens lors d’un appel public à l’épargne qui se terminera le 4 novembre. L’offre de capital est établie à 100 M$.
Le premier certificat mondial de finance islamique en langue arabe |
05/10/2009
The Talal Abu-Ghazaleh CIMA Academy accueillera le lancement mondial du CIMA (Chartered Institute of Management Accountants) de finance islamique en arabe le 12 octobre à Dubaï. Il s’agit du premier certificat à reconnaissance mondiale en arabe, dans le domaine de la finance islamique.
La Chine prochain grand acteur de la finance islamique ? |
03/10/2009
« La Chine est comme l’Indonésie, un géant dormant », a déclaré Zulkifli Ishak, directeur de l’investissement shariah au sein de Prudential Fund Management Bhd, entreprise qui gère 4,03 Mds$. Prudential a basé son équipe de finance islamique à Kuala Lumpur.
« Si la finance islamique peut attirer les musulmans, spécialement dans la région de Xinjiang, il y aura un grand potentiel islamique pour la Chine », a-t-il déclaré.
L’entrée de ICBC dans le système financier de Malaisie pourrait booster la finance islamique |
02/10/2009
L’entrée du plus important investisseur chinois, Industrial and Commercial Bank of China’s (ICBC), en Malaisie a créé une excitation parmi les économistes et analystes qui pensent que cela pourrait contribuer grandement à développer le commerce et les transactions dans la région. La politique de libéralisation du secteur bancaire en Malaisie semble bien avoir aiguisé l’appétence des banques chinoises pour ce marché.
Responsable d’Ernst & Young Malaysia, Abdul Rauf Rashid, a déclaré qu’en plus de développer le commerce entre les deux pays, cela permettrait de booster la finance islamique en Malaisie. « Il y a eu des demandes des clients de la compagnie à Hong-Kong, en Corée du Sud, au Japon et en Chine, indiquant un intérêt pour les marchés de capitaux et bancaires islamiques, » a-t-il dit. « La Malaisie a beaucoup à offrir en termes de services financiers islamiques à la Chine en faisant bénéficier ses banques et investisseurs de son expertise en la matière, » a-t-il ajouté.
Vers une fusion entre Amlak et Tamweel ? |
01/10/2009
Le groupe de travail du gouvernement des Emirats en charge de la restructuration des deux pourvoyeurs de crédits islamiques évoque une fusion entre Tamweel et Amlak.
La nouvelle entité créée aurait un capital de 1,36 Md$, doublant le capital de Tamweel et celui d’Amlak. « Le scénario le plus probable serait d’approuver la fusion des deux firmes et d’accroître leur capital en établissant une nouvelle entité qui prendrait la forme d’une banque islamique après avoir obtenu une licence de la banque centrale, » a déclaré une source proche du dossier.
Indonésie: des standards pour l’assurance prévus pour début 2010 |
01/10/2009
Après un délai prolongé, des standards pour l’assurance devraient voir le jour d’ici janvier 2010 en Indonésie. L’Association d’Assurance Sharia d’Indonésie (AASI) a établi une équipe pour la standardisation des critères de l’assurance sharia dirigée par Yudha Pratama.
« L’équipe s’efforcera cette année de standardiser l’assurance islamique afin qu’elle soit applicable parmi les acteurs de l’industrie le 1er janvier 2010,» a déclaré M. Pratama.
Après avoir présenté ces standards devant L’Association d’Assurance Générale d’Indonésie (AAUI), l’équipe ira devant le Sharia Board National du Conseil Indonésien des Oulémas, ainsi que devant le Bureau d’assurance Bapepam-LK.
La première émission française de "sukuk" devrait être émise en 2010 |
29/09/2009
La première obligation conforme à la loi islamique en France devrait être émise en 2010, a déclaré le directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde.
La procédure est freinée par un recours des parlementaires socialistes devant le Conseil constitutionnel sur le texte autorisant l'émission de ces instruments nommés "sukuk".
Lors du vote de cette proposition de loi mi-septembre, des députés socialistes avaient dénoncé une entorse à la laïcité.
Le Conseil constitutionnel a 30 jours pour statuer.
En marge d'une conférence sur la finance islamique, à Paris, Alexandre de Juniac a déclaré à des journalistes que cette première émission serait possible "l'année prochaine".
Une source proche du dossier a confirmé cette échéance et fait état d'"un autre projet pour faciliter les émissions de sukuk".
"Ça peut passer par d'autres véhicules", a dit cette source, sans plus de précision.
A la différence des obligations classiques, les sukuk sont nécessairement adossées à un actif tangible et ne paient aucun intérêt, les investisseurs recevant des coupons correspondant à une part des profits dégagés par l'actif sous-jacent.
La première émission française de sukuk devait à l'origine être lancée avant le mois d'octobre. Un représentant d'Europlace avait indiqué à Reuters en avril qu'une institution financière française comptait lever un milliard d'euros de cette façon, ce que n'a pas confirmé Alexandre de Juniac.
Noyer: la finance islamique doit s'intégrer au système |
29/09/2009
Les régulateurs bancaires occidentaux doivent s'assurer de la bonne interaction des activités de finance islamique avec le reste du système bancaire avant de permettre aux banques islamiques d'exercer sur leur sol, dans le but de préserver la stabilité financière, a déclaré mardi Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, lors d'une conférence à Paris.
Egalement membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, M.Noyer a notamment mentionné la nécessité de clarifier la gouvernance des banques islamiques et le rôle des "shariah boards" qui contrôlent la conformité du fonctionnement de la banque aux principes de l'Islam. Il a aussi évoqué la question de la gestion des liquidités et de l'accès qu'auraient ces banques à l'Eurosystème.
Bien qu'il soit difficile de déterminer l'impact de la finance islamique sur la stabilité financière, M.Noyer a évoqué des risques spécifiques, liés à la manière dont ces banques exercent leurs activités, qui diffèrent des risques posés au système par les banques conventionnelles.
Les banques islamiques sont confrontées à des problèmes spécifiques notamment en termes de gestion des liquidités, car l'interdiction par l'Islam des taux d'intérêt pèse sur leurs sources de financement, a souligné M.Noyer. L'absence de standardisation des produits et d'harmonisation des normes islamiques, qui dépendent de l'interprétation des textes par les exégètes de l'islam, crée des incertitudes sur les plan légals et opérationnel.
Les déclarations de M.Noyer interviennent alors que le Parlement a adopté récemment une proposition de loi ( qui fait cependant l’objet d’un recours devant le Conseil constitutionnel) autorisant l'émission d'obligations islamiques nommées "sukuk", et donnant ainsi à la France l'accès à une partie du marché en forte croissance de la finance islamique.
Traduction de 'Islamic Banking and Finance in the Kingdom of Bahrain' en japonais |
28/09/2009
La Banque Central de Bahrein a annoncé la publication de la traduction de 'Islamic Banking and Finance in the Kingdom of Bahrain' en japonais.
« Le partage de notre expérience et savoir est un facteur significatif dans la croissance de la finance islamique, et nous croyons que cette publication de valeur fera davantage prendre conscience de ce secteur, et de l’énorme potentiel que cette industrie émergente a à offrir parmi nos collègues au Japon, » a déclaré A.Rahman Al Baker, directeur de la supervision des institutions financières à la Banque centrales de Bahreïn.
Un séminaire proposé par Bank Islam Brunei Darussalam Bhd |
28/09/2009
Bank Islam Brunei Darussalam Bhd a conduit un séminaire d’une journée devant 300 personnes en présence de son président qui est aussi ministre de l’énergie.
Il s’agit d’un évènement crucial si l’on en croit la volonté du président de la banque qui évoque l’importance de tels forums de discussion qui devraient se répandre après « ce modeste séminaire. »
The Muslim Community Co-operative Australia (MCCA) lance un nouveau fonds |
28/09/2009
The Muslim Community Co-operative Australia (MCCA) a annoncé le lancement du MCCA Income Fund à la suite de sa récente mise en place du premier fonds sharia-compliant Australien dans le secteur des crédits hypothécaires.
Le directeur de MCCA, Chaaban Omran, se dit « confiant que les services de produits financiers qui sont développés sous les principes de l’investissement et de la finance éthiques continueront à croître en popularité et en demande des Australiens musulmans et non musulmans, et de ce fait, fourniront les fondations au projet de long terme de la MCCA d’être la première banque islamique de détail en Australie. »
Un MoU entre la Bank Negara et le régulateur de Hong-Kong |
28/09/2009
La Banque Centrale de Malaisie (Bank Negara) a annoncé avoir signé un protocole d’entente (MoU) avec the Hong Kong Monetary Authority (HKMA). Cet accord prévoit un partenariat stratégique de long terme qui repose essentiellement sur la finance islamique.
Crédit Agricole Asset Management lance sa première SICAV conforme à la Shariah |
28/09/2009
Bénéficiant de plus de 15 ans d’expérience dans la gestion de fonds conformes à la Shariah, Crédit Agricole Asset Management Group (CAAM Group) lance CAAM Islamic, sa première SICAV investie en conformité avec les principes de l’Islam. Cette SICAV UCITS III de droit luxembourgeois, enregistrée en France, a pour but d’offrir aux particuliers et institutionnels des compartiments investis sur différentes classes d’actifs respectant strictement les règles de la Shariah avec 3 compartiments disponibles en France : CAAM Islamic BRIC Quant, CAAM Islamic Asian Active Equity Ex-Japan et CAAM Islamic Multimanagers Global Equities.
* CAAM Islamic BRIC Quant est un fonds de gestion quantitative actions émergentes investissant sur le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine dont l’objectif est de surperformer l’indice Dow Jones Islamic Market BRIC equally weighted sur le long terme
* CAAM Islamic Asian Active Equity Ex-Japan est un fonds de gestion fondamentale actions Asiatiques investissant dans une sélection de titres compris ou non dans un univers d’indice Islamique, et dont le but est de surperformer l’indice Dow Jones Islamic Market Asia Pacific ex. Japan, Australia and New Zealand sur le long terme
* CAAM Islamic Multimanagers Global Equities est un fonds de fonds Islamiques actions internationales visant à surperformer l’indice Dow Jones Islamic Market World Index sur le long terme.
Afin de certifier la conformité des investissements de ces fonds aux principes de la Shariah, CAAM s’est doté d’un Comité de Conformité Shariah, composé d’érudits musulmans réputés.
Sur la base d’un rapport trimestriel, le Comité Shariah effectue une revue de chacun des portefeuilles de la SICAV CAAM Islamic. Il veille à l’application des règles de la Shariah dans la gestion et analyse la nature des dividendes distribués par les sociétés et OPCVM/OPC sur lesquels les portefeuilles sont investis. Ainsi, il évalue la part des dividendes résultant de la perception d’intérêt ou d’activités non-conformes. Le cas échéant, le montant correspondant est retiré des actifs du portefeuille et reversé à une œuvre caritative. En accord avec son Comité Shariah, CAAM Group a décidé d’en faire bénéficier l’association Action Contre la Faim dont il est le mécène.
Pascal Blanqué, Directeur de la gestion de CAAM Group déclare : « Avec le lancement de CAAM Islamic, CAAM Group réaffirme son engagement vis-à-vis de la gestion d’actifs Shariah. Nous souhaitons ainsi développer notre présence sur ce marché en pleine expansion au travers de fonds adaptés aux besoins des investisseurs. Nous comptons ainsi étendre progressivement notre offre à d’autres classes d’actifs ».
Jean-Michel Bourgoin, Responsable adjoint de la clientèle internationale ajoute : « Grâce à CAAM Islamic, nous souhaitons apporter à nos clients une offre de fonds ouverts bénéficiant du meilleur des expertises de gestion de CAAM Group et nous mettons à leur disposition notre longue expérience en matière de gestion de fonds Shariah. ».
Un cadre réglementaire nécessaire |
28/09/2009
« Un cadre légal robuste en finance islamique instillera la confiance du public et permettra aux praticiens de développer des produits financiers innovants et complexes pour faire face à la demande multi-facettes croissante de la part du consommateur », a déclaré Dr Zeti lors de son discours d’inauguration au 4ème séminaire sur les problématiques légales dans l’industrie financière islamique de l’IFSB.
Un accord de restructuration pour Investment Dar |
27/09/2009
The Investment Dar Co K.S.C.C annonce être entré en discussion pour un accord de restructuration avec les membres du Comité de coordination. Pendant la durée de vie de cet accord, les banques et investisseurs s’engagent à ne plus poursuivre Investment Dar. Une autre mesure de cet accord est la nomination d’un ‘Chief Restructuring Officer’, un responsable en chef chargé de la restructuration.
L’Association des Banques régionales de Russie recommande la FI |
26/09/2009
L’Association des Banques régionales de Russie (ARBR) recommande la finance islamique comme une méthode alternative de bonne gestion au regard des principes fondamentaux qui la sous-tende.
Dans d’anciennes républiques soviétiques, comme en Azerbaïdjan, seule la Kovsar Bank se réclame d’être en accord avec les principes de la finance islamique, mais la Banque Centrale du pays ne soutient pas l’idée de l’introduction de ces normes dans le pays.
L’Ouganda se prépare à la finance islamique |
26/09/2009
Des changements législatifs du ‘Financial Institutions Act’ en Ouganda sont imminents et permettraient l’essor de l’industrie bancaire islamique dans ce pays. Cette annonce est issue d’une déclaration de Justine Bagyenda, directrice de la supervision au sein de la Banque Centrale d’Ouganda lors d’un point presse sur les indicateurs financiers d’août.
« Ce n’est pas vrai que l’industrie est déjà saturée et qu’elle ne peut accorder de licences à de nouvelles institutions bancaires, » a évoqué Bagyenda en parlant de l’industrie bancaire conventionnelle dans son ensemble en Ouganda. « En fait, nous sommes toujours plus ouverts pour permettre d’autres opérateurs de venir », a-t-elle indiqué.
Elle a jouté que « la finance islamique est à ce jour restreinte par la loi, mais nous accueillerons les banques islamiques et leurs produits dans le futur. Mais nous devons être très prudents en modifiant le ‘Financial Institutions Act’ pour s’assurer qu’il est compatible avec la Loi islamique. Nous sommes aussi en grande consultation avec la Banque islamique de développement pour que notre nouvelle loi soit compatible.»
Abu Dhabi National Insurance Company sur le point de lancer des produits Takaful |
24/09/2009
Abu Dhabi National Insurance Company (Adnic) est en discussion avec des partenaires pour lancer des produits Takaful dans la seconde moitié de l’année.
Le deuxième assureur le plus important des Emirats considère le marché du Takaful comme une grande opportunité.
La Thaïlande se dote d’une nouvelle institution locale |
20/09/2009
Suite à l’accord du Conseil des ministres de Thaïlande du 25 août, les musulmans vont bénéficier d’une nouvelle institution islamique locale, a indiqué ‘the Southern Border Provinces Administration Centre’s (SBPAC)’, un organisme de construction de la paix.
Les provinces concernées par l’ouverture de l’institution de micro-crédit seront Yala, Pattani et Narathiwat.
Pantalonnades autour des obligations islamiques |
19/09/2009
Un article paru dans le Journal du Dimanche (JDD) du 19/09/2009
"En catimini." Voilà comment le texte autorisant les obligations islamiques a été adopté jeudi matin par l’Assemblée nationale, selon le député socialiste Jérôme Cahuzac.
Glissé dans une vaste proposition de loi sur le financement des PME, cet article permet désormais l’émission de "sukuk", ces obligations islamiques interdisant la pratique des intérêts, conformément aux principes de la loi coranique. "Pour cela, nous introduirons certaines dispositions compatibles avec la charia dans notre code civil", a précisé la députée UMP à l’origine du texte, Chantal Brunel.
"Code civil" et "charia": ces deux mots accolés ont déclenché l’ire de Jérôme Cahuzac et d’Henri Emmanuelli, qui crient au crime de lèse-laïcité en dénonçant un amendement "contraire à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat". "On ne fait pas un régime fiduciaire pour les hébreux, les catholiques ou les bouddhistes, raille le premier, député PS du Lot-et-Garonne. La France envoie des soldats en Afghanistan pour éviter que des hommes meurent sous la loi de la charia. Mais dès qu’il y a des gros sous derrière, on oublie tout ça…" Le député des Landes, lui, résume à sa manière: "Quand les musulmans sont riches, on cherche à les attirer. Quand ils sont pauvres, il faut les expulser!
Principal motif de ce courroux? Le fait que la finance islamique soit arrivée en France "par la petite porte". "Nous avons découvert en seconde lecture un texte que nous ne pouvions accepter, déplore J. Cahuzac. Ce sujet est trop délicat pour être voté subrepticement." Le texte sur le financement des PME avait pourtant été voté en première lecture par le groupe socialiste… avant d’être retouché par le Sénat à l’initiative du rapporteur UMP Philippe Marini, auteur de l’amendement polémique.
La droite, elle, défend sa nouvelle loi en invoquant la nécessité de soutenir les PME en pleine crise financière. "Ce nouvel outil permet à des investisseurs du Moyen-Orient de venir sur la place de Paris", a assuré le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi. L’objectif est de damer le pion à Londres, où un tel dispositif existe déjà. Selon l’UMP, les gains provenant des sukuk se chiffreraient à 700 millions de dollars par an.
"Personne n’a été pris en traître, assure Marini. Les socialistes se réveillent un peu tard." Ceux-ci, qui ont saisi hier le Conseil constitutionnel, se demandent en quoi les sukuk "concernent les PME". "Dans ma circonscription, ironise un député, je n’ai pas vu de fonds investis par des émirs du Moyen-Orient…"
Une souscription de 145% pour le Sukuk Ijara de la Banque Centrale de Bahrein |
19/09/2009
La Banque Centrale de Bahrein a annoncé une sur-souscription de 145% pour son sukuk de type Ijara. Le rendement attendu, qui va du 24 septembre 2009 au 24 septembre 2012, est de 3,75%.
Il s’agit du 16ème sukuk de la série des sukuk Al Ijara de long terme.
Première conférence en Angleterre du Nord |
18/09/2009
Une première conférence sur le thème de la finance islamique va avoir lieu dans le Nord de l’Angleterre. Elle se déroulera les 13 et 14 octobre à Leeds en présence d’acteurs locaux et de praticiens de Londres.
Site : http://www.isfinco.com/
Finance islamique: le FN dénonce un "péril communautariste" |
18/09/2009
Le Front national a dénoncé vendredi un "péril communautariste" après l'introduction de principes de la finance islamique en droit français, fustigeant les socialistes qui "le découvrent".
"Les députés socialistes s'émeuvent du vote par la majorité UMP d'une loi introduisant les principes de la finance islamique dans le droit français, conséquence de la mondialisation économique", juge dans un communiqué la vice-présidente du FN Marine Le Pen pour qui "les socialistes découvrent le péril communautariste".
"Les mêmes qui aujourd'hui brandissent haut et fort le principe de laïcité pour s'opposer au texte de loi, ont encouragé depuis des années, à l'instar de leurs adversaires sarkozystes, toutes les dérives communautaristes qui sapent les fondements de la République française", juge-t-elle.
"On ne peut aujourd'hui se prétendre républicain quand on n'a eu de cesse de soutenir l'immigration de peuplement, terreau de toutes les revendications communautaristes", ajoute l'eurodéputée.
L'introduction de principes de la finance islamique en droit français a conduit les députés PS à voter, jeudi en deuxième lecture, contre un texte UMP sur le financement des PME, qu'ils avaient pourtant -fait rare- endossé en mars en première lecture.
Kaouther Jouaber : "En France, la finance islamique intervient pour l'heure surtout dans le secteur immobilier" |
17/09/2009
Finance Islamique France vous informe d’un article paru dans Les Echos
Maître de conférences à l'Université Paris Dauphine, co-responsable du diplôme Principes et Pratiques de la Finance Islamique, Kaouther Jaouber revient pour Lesechos.fr sur les principes et les mécanismes de la finance islamique.
Que recouvre le terme "finance islamique" ?
La finance islamique est une forme de finance alternative qui fait appel à des techniques spécifiques de structuration financière. Elle a de nombreux points communs mais également de réelles différences avec la finance conventionnelle. En l'occurrence, elle poursuit les mêmes objectifs en termes de performance financière. Sa spécificité provient du fait qu'elle veille au respect d'un ensemble de règles et de principes dictés par l'éthique musulmane, parmi lesquels le principe de partage des pertes et des profits, la prohibition de l'intérêt usurier, l'obligation d'adosser tout placement à un actif réel, ou encore l'interdiction des activités jugées illicites en Islam. La finance islamique impose ainsi des contraintes spécifiques en matière notamment de traçabilité des investissements et des risques.
Dans quels pays est-elle mise en oeuvre ?
La finance islamique a aujourd'hui plus de 30 ans. Elle est née et s'est développée dans les pays musulmans du Golfe et de l'Asie du Sud-Est. Elle est ainsi présente en Malaisie, Indonésie, Pakistan, Singapour, Abu Dhabi... Des institutions financières islamiques existent également sur le continent africain, au Maroc, en Algérie ou encore au Soudan. Aujourd'hui, des banques islamiques ont également vu le jour en Europe occidentale, en Grande-Bretagne notamment, et aux Etats-Unis. De grandes banques occidentales, y compris françaises, se sont également implantées dans la région du Golfe et développent une activité conforme à la Charia pour proposer des produits islamiques aux entreprises et aux banques islamiques de la région.
Quels sont les principaux marchés et produits islamiques cotés ?
La finance islamique est dotée de ses propres instruments financiers, par exemple dans les domaines de la banque commerciale, du financement de projets, de la banque de marché, de la gestion d'actifs... La plupart sont des engagements de gré à gré comme les contrats de Murabaha, Ijara, Mudharaba, Mucharaka ou Takaful. La majorité de ces opérations sont encore très peu standardisées et souvent élaborées sur mesure. Le caractère islamique d'un produit financier est validé par un conseil de conformité à la Charia (Sharia Board) composé de savants (Sharia Scholars).
Il existe également des produits Sharia Compliant cotés tels que des fonds, des indices boursiers et des "trackers" sur indices. Toutefois, les marchés de produits financiers islamiques sont encore assez peu profonds et liquides, comparés à leurs équivalents conventionnels.
En France, la finance islamique intervient pour l'heure surtout dans le secteur immobilier, avec des opérations de financement "sharia compliant" réalisées pour le compte de clients particuliers institutionnels. Elle est amenée à se développer à la suite des mesures réglementaires réalisées et à venir.
En quoi les techniques financières islamiques diffèrent-elles de celles que nous connaissons ?
L'articulation particulière entre finance et religion que présente la fiance islamique fait qu'elle nécessite le développement de produits spécifiques. Si, en finance conventionnelle, la norme qui préside aux décisions financières est l'optimisation du couple risque-rentabilité, la performance n'est pas l'unique, ni le principal critère de décision pour les opérateurs islamiques. La finance islamique, tout en intégrant des objectifs de rentabilité, se doit de respecter l'ensemble des principes éthiques de la Charia. C'est cette contrainte majeure qui induit la nécessité d'innover et de développer de nouveaux produits structurés. En définitive, la finance islamique est un ensemble de techniques de structuration de produits financiers présentant un moyen alternatif pour investir et lever des fonds en conformité avec les principes de la Charia.
Tunisie : La constitution de la Banque Zitouna est officiellement annoncée |
17/09/2009
La constitution de la Banque Zitouna, au capital de 30 M$ a été officiellement annoncée.
La notice d’information de la Banque Zitouna vient d’être publiée au JORT à la date du 10 septembre 2009. Mr Mohamed Sakher El Materi sera à la tête du conseil d'administration de la société
Les objectifs de cette banque seront l’exercice de toutes opérations bancaires, à savoir la réception des dépôts du public quelles qu’en soit la durée et la forme, l’octroi de financement, l’exercice à titre d’intermédiaire des opérations de change, la mise à disposition de sa clientèle et la gestion des moyens de paiement et toute opération financière, industrielle, commerciales, agricoles, mobilière et immobilière pouvant se rattacher directement ou indirectement à l’objet social, pour son compte ou pour le compte de tiers.
L’Assemblée générale Constitutive sera convoquée ultérieurement et se tiendra au siège de la société.
Les obligations conventionnelles devancent les sukuk dans le Golfe |
16/09/2009
Les émissions obligataires conventionnelles ont représenté 12,8 Mds$ ces 12 derniers mois à comparer avec 4,3 Mds$ d’émissions de sukuk, alors que ces dernières les ont toujours dépassé, d’après Trowers and Hamlins.
Alors que les obligations ont connu une croissance de 15% dans le Golfe depuis les 11,2 Mds$ de l’année dernière, les émissions de sukuk ont enregistré une chute de 74% des 16,9 Mds$ de l’année dernière.
La Bank Negara d’Indonésie sépare sa filiale islamique |
16/09/2009
La Bank Negara Indonesia, la quatrième banque du pays en termes d’actifs, a annoncé la séparation de son entité de finance islamique. La filiale, qui gère actuellement 354M$ d’actifs au total, aura des fonds propres de 70M$ à 100M$.
« Nous allons faire de cette banque Sharia quelque chose de grand », a dit M. Suwondo, son directeur. « Une fois que nous établirons ceci, nous inviterons les investisseurs étrangers à renforcer le capital », a-t-il déclaré, ajoutant que la Bank Negara Indonesia voulait garder 40% des parts de cette entité.
CIMB lance un produit structuré innovant |
16/09/2009
Le nouveau produit du Groupe CIMB, Greater China and Commodities Income Protected Plus-i, doit fournir un rendement attendu de 8,5% par an.
Pour le chef de la structuration de CIMB Investment Bank, Chu Kok Wei, le nouveau produit fournit la confortable protection du principal via le CIMB Islamic Bank Tier 2 Junior Sukuk, avec la potentialité de capitaliser à la hausse sur la relance mondiale par le marché des actions et des matières premières chinois.
HSBC Amanah explore de nouvelles opportunités pour pénétrer de nouveaux marchés au Moyen-Orient |
16/09/2009
HSBC Amanah explore sérieusement des opportunités pour entrer dans de nouveaux marchés non représentés dans des régions peu ciblées telles que l’Algérie, l’Egypte, l’Iraq, l’Inde, la Chine, le Kazakhstan, la Turquie, en plus du Pakistan et du Koweït.
« Bien que nous n’ayons pas de plans immédiats pour des marchés comme l’Australie, l’Angleterre, l’Europe les Etats-Unis et le Canada, nous n’excluons pas de pénétrer ces marchés dans le futur », a déclaré Khaled Rasheed, responsable de l’expansion des marchés.
La première obligation islamique française retardée |
16/09/2009
La première émission d'une obligation islamique (sukuk) jamais lancée en France, initialement prévue avant octobre, a été retardée par des difficultés d'ordre technique, a déclaré mercredi Mohammad Farroukh Raza, directeur du cabinet de conseil Islamic Finance Advisory & Assurance Services (IFAAS).
Il a précisé que l'institution financière française à l'origine du projet, dont l'identité n'a pas été révélée, prévoyait toujours de procéder à cette émission un peu plus tard cette année ou au début de l'an prochain.
Il s'exprimait à l'occasion de la conférence annuelle "Islamic Finance News Roadshow" à Londres.
En avril, Gilles Saint-Marc, président du comité de finance islamique de Paris Europlace, avait déclaré qu'une institution financière française allait émettre un sukuk d'un milliard d'euros entre juin et octobre.
M. Raza a précisé à Reuters en marge de la conférence que le montant de l'opération pourrait être revu à la hausse.
Il a expliqué que le retard pris par le projet était lié à "un certain nombre de difficultés du point de vue de la charia (la loi islamique, NDLR) et sur le plan juridique".
"Il s'agit d'une émission très importante et c'est la première du genre", a-t-il noté.
A la différence des obligations classiques, les sukuk sont adossées à un actif tangible et ne paient aucun intérêt, les investisseurs recevant des coupons correspondant à une part des profits dégagés par l'actif sous-jacent.
Aucune entreprise européenne n'a émis de sukuk à ce jour.
Le gouvernement britannique avait lancé un projet de sukuk souverain susceptible d'atteindre deux milliards de livres, mais le projet a été abandonné en novembre dernier en raison de la crise financière.
La France s'efforce actuellement de lever les obstacles juridiques et fiscaux au développement de la finance islamique sur son sol, dans l'espoir d'attirer une part de ce marché, considéré comme un nouveau moteur de croissance pour les grandes places financières.
Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) s’exprime sur la finance islamique |
15/09/2009
[extraits d'une interview radiodiffusée sur Europe 1 dans l'émission d'Elkabach]
Q : La GB a une ou des BI, elles sont épargnées par la crise et elles accueillent l’argent des pays du Golfe, des musulmans et des non musulmans citoyens de sa majesté la reine Elizabeth
Est-ce que vous souhaitez en France la création d’une sorte de BI ?
R : Pas forcément. Par contre, nombreux sont les musulmans qui souhaitent que les banques classiques puissent offrir des produits financiers qui répondent à un éthique dite islamique qui en fait est une éthique responsable. A ce titre je pense par exemple à l’immobilier pour lequel les banques classiques proposent un prêt avec intérêt. Les banques dites islamiques proposent d’acheter un bien et de le revendre au client avec un bénéfice.
Q : Est-ce que vous dîtes qu’il y a un gisement potentiel de ressources qui ne vont pas forcément dans les banques et qui irait dans les banques islamiques ou dans les produits financiers nouveaux des banques classiques ?
R : Je le pense et les spécialistes parlent de 700Mds d’euros de potentiel. Je pense que la France a intérêt à bénéficier de cet apport financier. Et d’ailleurs la ministre de l’économie et des finances a déjà fait quelques avancées dans ce domaine
Le Koweït va créer une banque islamique |
15/09/2009
Le Conseil des ministres koweïtien a décidé de créer une nouvelle banque islamique dont les trois-quarts des actions seront gratuites pour ses clients koweïtiens, rapporte l'agence officielle Kuna.
Warba Bank, qui deviendra la quatrième banque islamique dans l'émirat, sera dotée d'un capital de 100 millions de dinars (350 millions de dollars), détenue à hauteur de 24% par la Kuwait Investment Authority, le fonds souverain koweïtien.
Les 76% restant des actions, soit l'équivalent de 265 millions de dollars payés par l'Etat, seront distribuées à parts égales entre les 1,1 million de Koweïtiens.
Cette donation, décidée lundi par le Conseil des ministres, est intervenue quelques jours avant l'Aïd el-Fitr, la fête marquant la fin du ramadan, le mois de jeûne musulman, prévue à partir de dimanche.
Le système bancaire islamique diffère du système conventionnel dans le sens où l'emprunt n'est pas soumis à un taux d'intérêt, assimilé à l'usure, interdite par la religion islamique.
Les banques islamiques ne versent pas non plus d'intérêts à taux fixe aux déposants, mais leur proposent une rémunération indexée sur la performance (bénéfices ou pertes) des investissements réalisés.
Le Koweït compte déjà trois banques islamiques dont la Kuwait Finance House, l'une des plus grandes dans le monde. Une banque commerciale a par ailleurs obtenu l'autorisation de se transformer en banque islamique.
Au total, l'émirat compte sept banques conventionnelles locales et des succursales de six banques internationales et du Golfe. L'émirat s'était ouvert aux banques étrangères en janvier 2004.
Malte veut s’imposer comme le leader en Méditerrannée |
14/09/2009
Suite au succès des évènements en finance islamique ces deux dernières années, le Malta Institute of Management (MIM) organise des évènements internationaux sur le sujet.
Un évènement de 5 jours « Islamic Finance in an EU financial services Jurisdiction » débutera avec une conférence d’une journée suivie de différents ateliers de travail. La discussion aura pour but d’identifier et de mettre en lumière Malte en tant que centre de la finance islamique, une opportunité qui ne doit pas être ratée par les praticiens maltais.
Comme il est souligné sur le site du MIM, “Malte avec sa législation ‘Trust and Trustees Act’ a une opportunité de premier plan pour fournir de tels services à la Communauté islamique de la Méditerranée”
Lancement du Certificat de CIMA aux Maldives |
14/09/2009
The Chartered Institute of Management Accountants, fondé en 1919 est le corps professionnel leader d’experts comptables au monde avec 170 000 membres. Cette institution a lancé le ‘CIMA Certificate in Islamic Finance’ aux Maldives le 18 août lors d’un séminaire d’un jour intitulé "Islamic Finance Principles with Business Context."
Un manque de qualifications internationales avec une réelle reconnaissance internationale, a poussé CIMA à introduire son programme certifié.
Le lancement du certificat CIMA aux Maldives a été pris au sérieux par les autorités qui souhaitent développer ce secteur. Ainsi le Gouverneur de la Maldivian Monetary Authority, Fazeel Najeeb, a-t-il prononcé un discours d’ouverture lors du séminaire.
Le Programme CIMA en finance islamique est sponsorisé par HSBC Amanah.
Intérêt pour le secteur de la FI à Toronto |
14/09/2009
Un séminaire de FI organisé par une entreprise naissante spécialisée dans le domaine, et sponsorisé par PricewaterhouseCoopers (PwC), a eu lieu à Toronto la semaine dernière.
Les principaux points d’interrogation soulevés pendant cette journée ont concerné la double taxation des produits sharia au regard de la présente règlementation au Canada, problème récurrent dans la plupart des pays et non spécifique à cette région.
Brunei se place comme un nouveau leader |
14/09/2009
Avec l’obtention du rôle de co-chef de file pour le prochain sukuk de 1,5Mds $ de la Banque islamique de développement (BID), Bank Islam Brunei Darussalam (BIBD) donne à Brunei une place majeure dans la structuration de titres jumbo.
La banque a été mandatée avec BNP Paribas, CIMB, Deutsche Bank et HSBC en juillet dernier pour la dernière offre de sukuk de la BID, qui doit avoir une maturité de 3 à 5 ans et un prix qui sont en cours de discussion.
« Le fait de choisir une institution bancaire de Brunei en tant que partie des principaux arrangeurs, pour nous correspond à du respect pour Brunei. Il a fait un grand travail en termes de cadre réglementaire, qui a mené à l’établissement de plusieurs institutions de finance islamique dans le pays, » a déclaré le vice-président de la BID, Abdul Aziz Al Hinai.
Obtention de licences en Allemagne pour les branches turques de KFH |
12/09/2009
Kuwait Finance House a annoncé que sa filiale turque, Baytak, a obtenu une licence pour opérer en Allemagne et ouvrira une branche à Mannheim pour des services de finance islamique.
Baytak Turkey prévoit aussi d’ouvrir d’autres branches en Allemagne en même temps que dans différents pays européens.
BNP Paribas va lever 150M$ pr fonds GCC d'ici mi-oct |
11/09/2009
BNP Paribas espère lever jusqu'à 150 millions de dollars d'ici à mi-octobre pour un fonds d'investissement spécialisé sur la région du golfe Persique, a déclaré le directeur régional de la banque lundi.
"Nous achevons la levée de fonds de la première tranche", a déclaré Jean-Christophe Durand lundi soir à la presse.
"Mi-octobre est notre objectif. Nous commencerons à investir peu après", a-t-il ajouté.
BNP Paribas, présent dans la région du Conseil de coopération du Golfe (GCC) depuis plus de 35 ans, estime que cette dernière offre de belles opportunités de transactions dans le capital-investissement et le financement d'entreprises.
"Il y aura de nombreuses opportunités de fusions et acquisitions à l'avenir dans tous les secteurs", a affirmé le dirigeant.
BNP apportera environ 25% de la taille du fonds en mise de départ, a ajouté J.-C. Durand.
"Le fonds sera opportuniste et focalisé sur la région GCC", a-t-il expliqué, ajoutant que la banque pourrait racheter des entités ou prendre des participations minoritaires en fonction des occasions qui se présenteront. Face à l'augmentation de la demande de financement de projets, BNP transfère des banquiers de l'Europe vers le Golfe persique.
“Mauvais moment pour l’annonce de l’introduction de la FI au Nigeria” |
10/09/2009
L’annonce de Sanusi Lamido, Gouverneur de la Banque Centrale du Nigeria, d’introduire la Fi dans ce pays, intervient à un bien mauvais moment en juge The Guardian Nigeria dans un article d’opinion.
Le timing était mauvais car le pays vient de connaître une violente irruption de la secte islamique Boko Haram dans certains Etats du Nord et le démantèlement préventif de la secte Daruslam dans l’Etat du Niger, à un moment où le secteur bancaire est devenu anxieux.
Procéder, comme Sanusi l’a fait, d’évoquer l’imminence des opérations de FI qui sont non familières dans le pays, ne pouvait que alarmer les ordinaires non musulmans, a ajouté le journal. Faire cette annonce lors d’une conférence de Ramadan, qui est un forum religieux, n’est pas la meilleure occasion pour un haut responsable d’un pays sécularisé.
Toutefois, note l’article du Guardian Nigeria, il est à noter qu’une délégation favorable à la FI a rendu visite au ministre Ngozi Okonjo-Iweala, un non musulman, en 2006, tandis que le projet de réforme réglementaire pour l’établissement de l’industrie de la finance islamique a été mis en place en mars dernier sous l’autorité d’un non musulman. Donc le projet de développer cette activité ne doit pas être mise au crédit des seuls musulmans, précise-t-il.
La Banque Centrale est aussi hypocrite lorsqu’elle évoque que la solution est un système islamique en accréditant la justesse de l’idée du mouvement islamique Kaduna, face à un malaise économique de long terme de plus de 31 ans. Au lieu de transformer les multi milliards de dollars de revenus du pays en bénéfice pour le pays, la Banque Centrale a collaboré pendant des années à les gâcher.
En plus de montrer que la FI est plus complexe et qu’elle n’est pas la panacée, l’article souligne enfin qu’il ne revient pas à la Banque Centrale de populariser et de promouvoir cette forme de finance, ce qui concerne davantage les affaires d’institutions bancaires et financières spécialisées.
La question du retail en France |
09/09/2009
Reuters évoque la question du retail en France. Extraits.
Une petite poignée de banques étrangères ont rencontré les autorités pour explorer les possibilités d’établir leur présence en France. Mais aucune source ne peut dire avec assurance si une banque va s’implanter cette année comme les rumeurs le laissent penser.
« Le marché français aujourd’hui est beaucoup plus petit que celui de Londres mais les juristes et comptables ont été très actifs », a déclaré Farmida Bi, avocate à Norton Rose à Londres.
Si le marché de détail émerge, ce sera probablement avec un partenariat entre une banque française et une banque étrangère. « Vous ne pouvez pas avoir une banque appelée La Banque Islamique Française. Il sera préférable de parler de financement alternatif », a précisé Jean-Paul Laramée de l’Institut Français de la Finance Islamique.
Un décollage difficile au Maroc |
09/09/2009
Au Maroc, force est de constater que le mode de financement «halal» bat toujours de l’aile. Pourtant les financements islamiques sont officiellement présents sur le marché bancaire marocain depuis le 1er octobre 2007.
Une pénétration qui avait été opérée en grande pompe sous l’impulsion de Bank Al-Maghrib, via trois catégories de crédit: l’ijara, la mourabaha et la mousharaka. Depuis cette validation par la banque centrale, quatre grosses banques de la place se sont empressées de proposer des produits islamiques «sur mesure». Ces dernières avaient parfaitement saisi l’importance de cette offre à grande valeur ajoutée. «Les produits bancaires alternatifs permettent de drainer les capitaux des clients qui refusent de confier leurs revenus aux banques conventionnelles pour des raisons religieuses. Des clients plus nombreux qu’on ne le croit », indique un responsable de banque. Une donne davantage exacerbée par une économie marocaine qui pêche par son très faible taux de bancarisation (près de 60% de la population ne détient aucun compte en banque).
Malgré tous ces enjeux, le concept ne semble pas encore susciter suffisamment d’engouement au Maroc. La raison principale en est la fiscalité plus élevée, rendant ces produits plus chers. «Ce qui nécessite encore du temps pour mettre en place une fiscalité adaptée, puisque l’imposition des produits alternatifs comme elle se présente aujourd’hui reste mieux adaptée aux transactions commerciales classiques qu’aux opérations bancaires», affirme un analyste de BMCE Capital. (Ce « frottement fiscal » n’existe plus en France, depuis les circulaires et instructions de Bercy en 2008 et 2009, ndlr)
Pour l’administration fiscale, le produit «Mourabaha» est un crédit comme un autre, soumis à une TVA à 10%. Le problème intervient toutefois une fois le bien cédé à l’emprunteur. La société de financement retombe de fait dans une situation classique de crédit de TVA. En effet, celle-ci ayant acquis le bien assorti d’une TVA à 20%, le vend par la suite sur la base d’un taux de 10%. Elle devra donc se faire rembourser le différentiel, et c’est là où le bât blesse. Cela entraîne assurément des difficultés de remboursement des crédits de TVA comme ce fut le cas pour la LOA.
D’autre part, dans l’Ijara et la Mourabaha, les transferts successifs de propriété entraînent l’exigibilité à répétition de droits d’enregistrement. Ces derniers s’avèrent souvent très importants, ce qui de fait génère des frottements fiscaux considérables.
«La finance islamique est l’un des secteurs les plus dynamiques. Est-ce qu’un jour Bank Al-Maghrib va autoriser une banque étrangère à s’installer pour vendre ce genre de produits? Si le marché marocain reste fermé aux banques étrangères, les banques ne feront pas beaucoup d’effort. Par contre, si elles se retrouvent menacées par un concurrent étranger, là beaucoup de choses vont se faire», commente le conseiller.
[Extraits synthétiques: L'Economiste]
Financement des PME: polémique autour de la "finance islamique" |
09/09/2009
La question de la "finance islamique" a provoqué la colère d'Henri Emmanuelli et Jérôme Cahuzac (PS) mercredi à l'Assemblée en commission lors de l'examen d'une proposition de loi UMP sur le financement des PME.
Présenté au Sénat il y a quelques mois, un amendement prévoit "d'introduire dans notre code civil certaines dispositions compatibles avec la charia", a déclaré le député PS Jérôme Cahuzac, qui assure reprendre les propos de l'auteure du texte, Chantal Brunel (UMP).
Présent en commission avec M. Emmanuelli, M. Cahuzac a indiqué que les députés PS avaient rejeté la proposition de loi de Mme Brunel, amendée au Sénat. Fait rare, ils avaient pourtant voté pour en première lecture en mars, avant la navette au Sénat et l'ajout de l'amendement polémique.
L'amendement "permettait la conformité de certaines opérations (financières) aux lois coraniques et j'ai utilisé une fois le mot charia", a indiqué à l'AFP Mme Brunel.
"L'amendement est technique et permet aux obligations islamiques, dite +sukuks+, de s'investir en France. Ce n'est pas une disposition pour adapter la fiducie à une religion mais pour ouvrir nos marchés à une économie qui dépend d'une religion", affirme-t-elle.
Une "association d'innovation pour le développement économique et immobilier", qui assure faire la promotion de la "finance islamique" depuis 2005, s'est félicitée dans un communiqué de "la proposition d'inclure des produits dit charia" en droit français.
L'examen de la proposition de loi aura lieu le 17 septembre.
09/09/2009
Extrait d’une interview dans le magazine ELLE où la question de la finance islamique est posée à Fadela Amara
Q : L’islam interdit la spéculation et les prêts d’intérêts. Mais n’est-ce pas un peu paradoxal qu’en France, pays laïc, s’ouvre à la rentrée universitaire un master en finances islamiques, que le ministère de l’Economie ait changé le droit fiscal pour introduire les produits « charia compatibles » et que des banques islamiques soient bientôt créées ?
F.A. Je comprends que cela interpelle. Mais la finance islamique se développe absolument partout en Occident et elle répond à une demande. Pourtant, il ne faudrait pas que ces produits financiers, sous prétexte qu’ils seraient mieux commercialisés par des musulmans, finissent par légitimer le port du voile. Mais, une fois encore, je fais confiance à la République.
Bangladesh : les activités de finances islamique et conventionnelle ne pourront être exercées simultanément |
09/09/2009
Le ministre des finances, AMA Muhith a annoncé que les activités de finances islamique et conventionnelle ne pourront être exercées simultanément par une même entité.
A la question de l’annulation du projet de loi sur les activités duales des banques commerciales et des compagnies d’assurance, il répond : « c’était une erreur à la phase initiale [du projet] de mêler les deux types d’activité. »
Il a ajouté que les banques du secteur de la finance islamique auront suffisamment de temps pour choisir une ligne d’activité, islamique ou conventionnelle.
Le président Wade rédige un ouvrage sur la finance islamique |
09/09/2009
Le président sénégalais Abdoulaye Wade s'est investi dans un projet de rédaction d'un livre consacré à la finance islamique comme réponse à la crise mondiale, a-t-on appris de bonne source à Dakar.
Dans ce livre, qu'il a commencé de rédiger, le président Wade, également président en exercice de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), a indiqué qu'il tente d'expliquer la vocation de cette institution et les nouveaux chantiers de la finance mondiale, indique la presse sénégalaise.
Le président du Sénégal précise avoir privilégié dans son ouvrage une option qui le rapproche de l'économie occidentale de marché en s'inspirant de la pensée économique keynésienne.
Il a souligné qu'en sa qualité d'économiste, son intention est de "jeter les ponts vers l'économie de marché".
A travers ce livre, le président Wade s'offre ainsi l'occasion de "contribuer à la réflexion sur la science économique gravement mise en cause pour n'avoir pas été en mesure de prévoir la crise qui a affecté l'économie mondiale".
"Interpellé comme tous les économistes, j'ai tenu à assumer ma part de responsabilité en proposant dans ce livre une nouvelle approche de la science économique aujourd'hui mise en cause", a-t- il indiqué.
Le chef de l'Etat sénégalais préside la Conférence de l'OCI depuis mai 2008 à l'issue du sommet de l'Organisation tenue à Dakar.
L’Inde ne perd pas de temps |
08/09/2009
Une grande conférence sur le sujet sera organisée à Calcutta entre la Banque islamique de développement (BID) et le Kerala State Industrial Development Corporation (KSIDC) les 3 et 4 octobre.
La conférence organisée par le département de 3ème cycle du Rouzathul Uloom Arabic College (RUAC), est qualifiée d’ « historique », intervenant au moment où l’Etat du Kerala tente d’introduire une première banque islamique.
Lancement de ‘Karama éthique’, produit financier islamique, par la Bred |
07/09/2009
En juillet 2008, la BFCOI avait été la première banque française à lancer un placement financier compatible avec la Charia. Elle a choisi en avril, faute de rendement, de rembourser ses souscripteurs. Mais la finance islamique reste un créneau attractif. La Bred a lancé à La Réunion la semaine dernière "Karama éthique", un fonds en actions qui respecte les préceptes du Coran.
Tâche ardue que celle de faire coïncider éthique et rendement, a fortiori en période de crise. La BFCOI l’a expérimenté avec le lancement du premier placement financier, en France, compatible avec la Charia. Mais malgré la conjoncture, la Bred a lancé la semaine dernière, comme tout le réseau de la Banque populaire, "Karama éthique", un produit de placement conforme à la Charia.
Ce fonds en actions euros s’adresse aux personnes physiques et morales, à raison d’un premier investissement minimal de respectivement 150 et 100 000 euros. À l’inverse de ce qu’avait proposé la BFCOI, c’est un placement à risque, sans capital garanti. Mais comme celui de la BFCOI, il a été agréé par des agents de conformité locaux et internationaux faisant autorité en la matière. "Pour nous, le constat était clair, une partie de notre clientèle ne disposait pas d’offre adaptée à ses convictions religieuses, déclare Rémy Ablancourt, directeur de la gestion de patrimoine à la Bred Océan Indien. Or, la demande est réelle à la Réunion, mais aussi à Mayotte, en région parisienne ou encore à Djibouti, où la Banque populaire est aussi présente." Dès la semaine dernière, plusieurs Réunionnais ont souscrit à "Karama Éthique". "D’autres clients de religion musulmane nous ont informés qu’ils attendaient la fin du Ramadan pour souscrire", précise Rémy Ablancourt. Ce placement de finance islamique serait-il donc hermétique à la crise ? "C’est justement quand le marché est déprimé qu’il est intéressant de souscrire, souligne Rémy Ablancourt. On a plus de chance de faire des plus-values en achetant des actions quand elles sont au plus bas qu’en pleine euphorie boursière."
Autre produit de finance islamique disponible localement, l’assurance-vie halal lancée en février dernier par les AGF-Allianz à la Réunion a reçu encore "peu de souscriptions à ce jour", selon l’assureur. Pourtant, la finance islamique continue de se frayer un chemin. L’Université Paris-Dauphine ouvrira à la rentrée un nouveau cursus dédié. Il y a un an, l’université de Strasbourg avait lancé la première formation de ce type en France. Mais seul l’avenir dira si la finance islamique relève de la tendance lourde ou du simple effet de mode.
La finance islamique est une niche dans un secteur bancaire surpeuplé au Kenya |
06/09/2009
La finance islamique représente 1% du total des actifs du secteur bancaire kenyan depuis son démarrage seulement en début d’année dernière, a déclaré la banque centrale. Cette industrie est en train de se développer en dehors de ses zones privilégiées que sont le Golfe et l’Asie du Sud-Est .
Les deux banques islamiques opérant au Kenya -Gulf African and First Community- ont un portefeuille de prêts de 64, 3M$ et 27 270 comptes de dépôts. « Leur performance en une courte période est méritoire », a précisé la Banque centrale. « Ces indicateurs montrent le gros potentiel de cette niche de marché qui n’a pas été visée jusqu’à présent. »
NBK lance son deuxième fonds Ijara en dinars koweitiens |
06/09/2009
National Bank of Kuwait (NBK) vient de lancer son ‘Islamic KD Ijara Fund II'. Ce fonds est la 18ème édition de fonds Ijara et la deuxième en devise koweitienne. Son retour mensuel devrait être de 6,25%.
Ce fonds est proposé suite « à l’énorme succès du 'Islamic KD Ijara Fund I' » lancé en juin et dont les souscriptions ont été bouclées en 3 jours seulement, précise-t-on à NBK.
Nigeria : l’annonce de M. Sanusi sur la finance islamique fait polémique |
06/09/2009
Le fait que M. Sanusi, le Gouverneur de la Banque centrale, à qui, pour certains, le gouvernement doit tout, ait annoncé que le Nigeria aurait à gagner avec le développement de la finance islamique, fait débat.
L’organisation Muslim Rights Concern (MURIC) répond aux critiques dont elle prétend que M. Sanusi, avec sa déclaration, a fait l’objet. Cette organisation soutient sa proposition d’introduire la finance islamique, faite devant le ‘Movement for Islamic Culture and Awareness (MICA)’. MURIC en profite pour régler ses comptes avec l’élite « ce segment de la population nigérienne, bien que infinitésimalement petite en force numérique, monopolise tous les moyens. »
“Les banques islamiques non affectées par la crise”, selon Adnan Yousif |
05/09/2009
La crise financière n’a pas réussi à impacter la finance islamique car ses principes n’ont pas permis d’activité économique spéculative, comme les dérivés, a argué Adnan Yousif, Président et CEO d’Al Baraka Banking Group.
Les bilans consolidés des banques du Golfe sont une preuve que l’impact de la crise sur les banques de la région est minimal. « Mais cela ne signifie pas que nous sommes isolés du reste du monde. Il est possible pour les pays du Golfe de devenir plus influents internationalement. Le Golfe sera la 5ème puissance du monde dans quelques années et pourrait entraîner qu’ils se dotent d’un système de monnaie commune et des liens économiques plus denses », a-t-il ajouté.
Appréciant la stratégie de développement de Dubaï, M. Yousif a dit que l’Emirat a achevé en 10 ans ce que la plupart des pays arabes ne sont pas parvenus à faire en 50 ans.
Chérif Mohamed Ali Aïdara, de l’Institut Mozdahir, précise les grandes lignes du système |
04/09/2009
L’Institut Mozdahir International dit être convaincu que la finance islamique est une alternative « salutaire et durable » à la finance traditionnelle qui a montré ses limites après la survenue de la crise économique. Réitérant son engagement à contribuer à la promotion de la finance islamique au Sénégal, cet ONG a clôturé le 14 août dernier à Dakar un atelier de renforcement de capacité sur la question en faveur des acteurs du monde de la finance. Occasion ne pouvait être plus propice pour le responsable morale de cette Ong, Chérif Mohamed Ali Aïdara, d’exposer les grandes lignes du système de financement islamique.
« La clé de voûte de la finance islamique tourne autour de l’interdiction du « Riba » et de son corollaire : la participation aux profits et aux pertes. L’interdiction du « Riba » ou taux d’intérêt fixe et prédéterminé, est en effet un complément dans le principe du partage des risques associés à l’activité économique. En sachant que le taux d’intérêt est un instrument majeur du système économique et financier classique, il reste à savoir comment une entreprise en respectant les règles islamiques et en absence du taux d’intérêt pourra fonctionner.
Dans la formation que nous avons suivi avec notre frère Ali Toussi, nous avons appris que l’absence du taux d’intérêt ne sera pas un obstacle car l’Islam prévoit des solutions alternatives au taux d’intérêt. L’exemple parfait d’une entreprise en Islam, est la banque islamique, qui malgré sa récente apparition depuis quelques décennies, participe à la gestion de 50% des capitaux dans les pays musulmans.
Etant donné que la loi islamique ne reconnaît pas les sociétés de types occidental, les sociétés islamiques reposent sur l’association. L’absence du taux d’intérêt n’empêche en rien que les entreprises islamiques fonctionnent et concurrence les sociétés fondées sur le taux d’intérêt. Comme nous l’a montré le Docteur Toussi dans son cours l’islam a prévu des alternatives à cet instrument majeur du système économique occidental.
Le succès actuel des banques islamiques est réel, et même ce modèle a été préconisé par des hommes politiques, des économistes et des financiers comme une solution à la crise et bancaire. Aujourd’hui, des centaines d’institutions financières et banques islamiques pratiquent les opérations financières islamiques.
Pour terminer, je voudrais vous dire que ces enseignements divins énoncés depuis le septième siècle par le Prophète MOUHAMMAD (psl) et préservés intacts par les douze Imams infaillibles issus de sa famille et choisis par Dieu pour lui succéder ont gardé toute leur actualité et leur pertinence à l’époque contemporaine. Nous avons pensé et entrepris d’appliquer ces enseignements détenus actuellement par leurs partisans (les chiites) dans un vaste programme de développement durable en Afrique de l’Ouest ».
Début des activités pour Syrian Islamic Insurance Company |
02/09/2009
Syrian Islamic Insurance Company débutera officiellement ses activités le 7 septembre. Le capital initial de 22M$ est le fruit d’un partenariat Syrien-Qatari. 46% du capital est syrien et se compose de Orient Investment Fund, Syrian General Establishment for Insurance, Syrian International Islamic Bank, al-Shahba Company for Equipment et Electronics and Commercial Engineering Company ainsi que d’autres investisseurs.
Le marché des sukuk a continué a progressé en 2009, malgré certains freins |
02/09/2009
Les nouvelles émissions les 7 premiers mois de 2009 représentent 9,3Mds$ en comparaison des 11,1Mds durant la même période en 2008, a annoncé Standard & Poors Ratings Services dans une étude "The Sukuk Market Has Continued To Progress In 2009 Despite Some Roadblocks."
« Le montant moindre des émissions n’était pas seulement dû aux conditions de marché toujours difficiles et à l’assèchement de la liquidité, mais aussi à l’environnement du Golfe qui les a moins soutenues, en particulier aux Emirats », dit Mohammed Damak, analyste crédit à S&P.
« Les perspectives de moyen et long terme du marché des sukuk restent positives, en raison, de notre point de vue, des émissions actuellement dans les tuyaux –au regard des annonces de sukuk ou des négociations de l’ordre de 50Mds$- et des efforts pour résoudre les difficultés principales empêchant le développement du marché des sukuk, » a-t-il ajouté.
La finance islamique, encouragée par l'Etat, reste embryonnaire en France |
02/09/2009
La finance islamique occupe une place encore confidentielle en France, malgré le soutien de la ministre de l'Economie Christine Lagarde et la mise en place d'aménagements fiscaux pour favoriser son essor.
Signe cependant de l'intérêt croissant pour le secteur, la prestigieuse université Paris-Dauphine ouvre à la rentrée un nouveau cursus dédié à la finance islamique. Il y a un an, l'université de Strasbourg avait ouvert la première formation de ce type en France.
La finance islamique s'appuie sur la charia (loi islamique), dont les principes interviennent dans la définition des produits d'investissement et de financement. Elle interdit notamment la pratique des intérêts.
"En ces temps de crise, nous souhaitons l'accueillir à bras ouverts sur notre sol", avait déclaré Mme Lagarde à l'ouverture d'un forum sur la finance islamique organisé par la chambre de commerce franco-arabe en 2008.
Depuis, elle a annoncé des "instructions fiscales" pour permettre le développement de nouveaux produits d'investissements islamiques.
Elle a aussi annoncé début juillet une réforme législative, à l'automne, destinée à permettre les émissions de "sukuk", des obligations islamiques. L'objectif affiché de l'Etat est de capter une partie des réserves financières du Moyen-Orient et d'Asie pour des investissements en France, afin de concurrencer Londres.
La France pourrait espérer collecter jusqu'à 120 milliards d'euros d'encours à l'horizon 2020, selon une étude des économistes Elyès Jouini et Olivier Pastré.
Les investissements étrangers pourraient représenter 113 milliards d'euros et les activités de banque pour les particuliers sept milliards, la France abritant la plus grosse communauté musulmane d'Europe, estimée à 5 millions de personnes. Seul frein, l'apathie des banques françaises, estime M. Pastré, qui compte sur l'arrivée de nouveaux acteurs pour débloquer la situation.
Plusieurs banques islamiques auraient d'ailleurs fait des demandes d'agrément auprès de la Commission bancaire.
Evaluer ce marché n'a pourtant rien d'évident, selon Mohamed Damak, analyste chez Standard and Poor's, pour qui "la demande pour ces produits aujourd'hui semble limitée".
La première tentative française de fonds islamique, lancée en 2008 à la Réunion par une filiale de la Société Générale, s'est soldée par un échec : il a fermé en avril dernier, faute de dégager un rendement suffisant, après avoir collecté 15 millions d'euros de dépôts.
Malgré des rumeurs, il n'y a pas eu non plus pour l'instant d'annonce d'émission de "sukuk" par une entreprise française, pas plus à l'étranger qu'en France.
Dov Ogien, professeur de finance à l'école de commerce ESG, et opposé au principe de la finance islamique qu'il décrit comme "une supercherie", va jusqu'à affirmer "qu'il n'y a aucun marché" islamique.
Les investisseurs du Golfe "vont là où ils ont envie d'investir. Ils ne sont pas gênés pour acheter de l'immobilier sur les Champs Elysées et sur la Côte d'Azur", fait-il valoir.
Le partenariat noué en mai entre le fonds d'investissement de l'émirat pétrolier d'Abou Dhabi Mubadala et le Fonds stratégique d'investissement (FSI), tend à montrer que les investisseurs du Golfe n'ont pas attendu que la France modifie sa réglementation pour venir y investir.
Une augmentation de capitale pour Boubyan |
02/09/2009
Boubyan Bank, le principal prêteur islamique du Koweït, envisage d’augmenter son capital à hauteur de 609M$.
Le conseil de Boubyan a recommandé d’augmenter son capital de 50%, à 0,87$ par part incluant la prime. Cela augmenterait à 609,3M$ le capital de la banque d’après les calculs de Reuters.
Le mois dernier, la banque a dit avoir nommé un nouveau directeur après que la
National Bank of Kuwait, la plus grande banque du pays par valeur de marché, deviennee le plus important actionnaire de Boubyan en détenant 27,55% des parts.
Al Hilal Bank va ouvrir des branches au Kazakhstan |
02/09/2009
Al Hilal Bank est sur le point d’ouvrir deux branches au Kazakhstan cette année a annoncé son directeur Mohammad Berro. Ainsi, ces ouvertures marqueront l’entrée de cette banque islamique dans ce pays d’Asie Centrale.
« Nous voyons cela comme une opportunité pour être les premiers dans cette économie », a affirmé Berro, ajoutant « nous serons positionné comme la première banque islamique dans les anciens pays de l’Union soviétique. »
En février, le gouvernement kazakh a adopté une législation pour réguler l’établissement et les opérations des banques islamiques, des titres et des fonds d’investissement. La population du pays de 15 millions a vu jusqu’à présent un seul sukuk, mais pas de services de banque commerciale ou de détail, ni de takaful.
Qatar Islamic Bank a annoncé ses intentions d’étendre ses activités au Kazakhstan, mais seul un protocole d’entente a été signé.
QInvest et Fortis Bank créent le premier fonds islamique mezzanine de fret |
02/09/2009
QInvest, la première banque islamique du Qatar, lance un nouveau fonds islamique de frêt de 5 ans. Ce nouveau fonds mezzanine doit capitaliser sur la dislocation que l’industrie du fret a connue ces 12 derniers mois.
t'AZUR Company lance le premier produit d’assurance charitable islamique au monde |
01/09/2009
t’azur, une compagnie d’‘assurance’ islamique (Takaful) a lancé le premier produit d’assurance charitable au monde ‘Sadaqah’.
Le plan Sadaqah investit des futures donations dans des fonds sharia-compliant durant un certains nombre d’années, après lesquelles le capital accumulé sert à financer des œuvres charitables du choix du donateur. En cas de circonstances imprévues qui empêchent le donateur de continuer ses dons, t’azur poursuivra ses donations régulières au nom du donateur à travers le Takaful garantissant ainsi que l’organisme de charité reçoive les donations prévues quelque soit l’évènement.
La première banque islamique en Inde commencera à Kerala en 2010 |
01/09/2009
La première banque islamique en Inde qui a reçu le soutien actif du gouvernement de Kerala a des chances de commencer ses opérations à Kochi l’année prochaine, car les formalités de registration sont actuellement remplies en quatrième vitesse. Le département des industries de Kerala est activement impliqué dans la nouvelle initiative et une réunion de haut comité a approuvé le 12 août le projet préparé par Ernst & Young.
Kerala State Industrial Development Corporation, designée comme l’agence pour la création de la banque, aura 11% des parts. Selon les officiels du gouvernement, elle sera enregistrée en tant que compagnie financière non-bancaire au début et transformée plus tard en banque intégralement sharia-compliant.
Le capital initial devrait être de l’ordre de 100M$ -5Mds Roupies.
Les préparatifs vont bon train pour l’ouverture de la banque tunisienne Zitouna |
31/08/2009
Les préparatifs vont bon train pour l’ouverture de la banque tunisienne Zitouna, une banque spécialisée dans la finance islamique, indique son promoteur, le jeune homme d’affaires Mohamed Sakher El Materi. Pour son lancement prévu au début de l’année 2010, la banque a consulté les plus grands cabinets internationaux et a fait appel aux plus grandes compétences. Son siège, sis aux Berges du Lac, est en cours de construction et sera achevé dans quelques mois, en vue du démarrage.
Banque Zitouna est déjà en train d’implémenter son système d’information de global banking, le cœur-même de toute institution financière moderne, marquant ainsi, et avant même son démarrage, une longueur d’avance sur plusieurs banques tunisiennes. Ce système d’information choisi sera celui de Temenos, le même sélectionné par la BIAT et la BEST Bank.
Depuis l’obtention de l’agrément en janvier 2009, le fondateur et promoteur de Banque Zitouna, M. Mohamed Sakher El Materi, président du Groupe Princesse El Materi Holding, a mis tous les moyens humains, techniques et financiers nécessaires pour réussir ce projet.
«Partant du challenge de lancement de la banque qu’on s’est fixé dès le départ pour le premier trimestre 2010, nous avons toujours voulu donner à ce projet tous les atouts nécessaires à sa réussite et ce en faisant appel aux meilleures expertises internationales en matière de création et de lancement de nouvelle banque et principalement celles spécialisées dans la Finance islamique», dit en substance M. Mohamed Sakher El Materi.
Dans l’objectif de confirmer les orientations stratégiques tracées par son fondateur, Banque Zitouna a consulté les principaux cabinets internationaux de consulting (McKinsey, EuroGroupe, Arthur D.Little, Oliver Wyman…) et a retenu McKinsey & Company pour l’accompagner dans toute la phase de création et notamment pour le choix du Système d’Information.La mission confiée à McKinsey a permis de décliner les axes stratégiques en matière de positionnement et targetting, gouvernance et organisation de la banque, ainsi que pour l’établissement du business plan sur les prochaines années.
Par ailleurs, la banque a consulté et comparé les offres des meilleurs providers mondiaux de Global Banking. Parmi ceux-là, seuls Temenos, Iflex et Path Solutions proposaient des solutions conformes à la Finance islamique. Dans un souci de prudence et d’optimisation, la banque a opté pour la solution T 24 de Temenos qui présente l’avantage d’être francophone, déjà utilisée par la BEST Bank (Banque Islamique off shore en Tunisie) et également en cours d’implémentation par la BIAT.
Banque Zitouna a su mener la phase de sélection du Global Banking en un délai extrêmement court et le challenge est de conduire aujourd’hui le projet d’implémentation de son système d’information sur une période record de 8 mois, alors que le processus prend normalement 24 mois.
Parallèlement au projet informatique, Banque Zitouna a déjà avancé sur différents chantiers en matière d’identité visuelle et de communication (confiée à un cabinet international), design et aménagement de ses agences bancaires, développement des produits et services, confection et montage juridique, recrutement des collaborateurs…
Par ailleurs, la construction du siège social de la Banque sis au Lac II, conçue sur sept étages avec une superficie de 8.000 m2 pouvant accueillir plus 600 collaborateurs, est déjà entamée et sera finalisée pour début 2010, soit un temps record de réalisation.
«Le projet dispose de forts atouts lui permettant d’avancer rapidement et à pas sûrs. Le challenge de la courte période de réalisation du projet est certes important, mais la motivation et le développement de nos équipes nous laissent confiants et rassurés quant au bon déroulement de cette phase de création…», conclut M. Mohamed Sakher El Materi.
Le Gouverneur de la Banque Centrale du Nigeria tire profit de la crise pour vanter les mérites de la FI |
31/08/2009
Sanusi Lamido Sanusi, Gouverneur de la Banque Centrale a tiré profit de la crise financière mondiale pour montrer la « Solution islamique à la récession économique mondiale », dans un papier présenté par son adjoint au symposium annuel du Ramadan, organisé par le ‘Movement for Islamic Culture and Awareness (MICA)’.
Si la crise a eu des impacts irrémédiables sur le système international, « la crise amène des opportunités. La crise a apporté des jurisconsultes, des juristes et des banquiers acquis aux opportunités de la finance islamique », a-t-il dit. « En regardant devant, il est envisagé que la finance islamique forme une partie significative du paysage financier nigérien », a-t-il affirmé.
Appel public à l’épargne d’Al Baraka en Syrie |
30/08/2009
La filiale d’Al Baraka Group en Syrie lancera un appel public à l’épargne à partir du 4 Octobre durant un mois. « Nous devons lever 35M$, ce qui représente 35% du capital, et cela doit être vendu aux Syriens seulement », a affirmé le directeur général Mamoun Darkazally.
La banque prévoit de débuter ses opérations en janvier l’année prochaine avec un capital de 100M$. La vente est gérée par la Banque BEMO Saudi Fransi. Emirates Islamic Bank détient 10% des parts dans la filiale syrienne d’Al Baraka.
Croissance de 66% des actifs islamiques en 2009, pour l’Asian Banker |
29/08/2009
D’après le ‘Asian Banker Research’ et son classement des 100 plus grandes banques islamiques par actifs, ceux-ci ont augmenté de 580Mds $ en 2009 contre 350Mds$ en 2008, correspondant ainsi à une croissance de 66%.
La Bank Melli Iran (BMI) est en tête du classement et Al Rajhi d’Arabie Saoudite en deuxième position, bien que cette seconde a connu une augmentation de 32% de ses actifs en comparaison de l’augmentation négligeable de BMI.
Toutefois, on peut noter que ce classement de l’Asian Banker semble biaisé puisque les banques iraniennes ne sont pas considérées normalement comme des banques islamiques notamment, et ce classement accorde une surreprésentation d’Al Rajhi au regard de ses activités.
Le soutien du gouvernement Thaïlandais au micro-crédit islamique |
28/08/2009
Le ministre de l’Intérieur de Thaïlande a vu sa proposition soutenue par le cabinet le 25 août pour développer le micro-crédit pour les 7,5 millions de musulmans dans ce pays.
Les provinces du Sud de la Thaïlande avaient commandé une étude pour trouver un modèle approprié au micro-crédit. Si cette étude montre que la plupart des villageois ignorent les mécanismes de transactions sous un système financier islamique, ils veulent cependant voir l’établissement du micro-crédit islamique. Après cette étude, ces provinces ont demandé l’accord du gouvernement pour développer ce système.
De nouvelles lignes directrices sur les opérations Murabaha de la Bank Negara |
28/08/2009
La Banque Centrale de Malaisie a annoncé des règles pour les structures de financements de Murabaha afin d’aider l’industrie à se développer.
Les lignes directrices sur les opérations Murabaha « permettront de contribuer à davantage d’harmonisation dans l’interprétation et l’application des vues et des opinions de la Charia, spécialement parmi les membres du Comité Charia », a fait état la Banque Centrale dans un communiqué.
Développements de HSBC en Malaisie |
28/08/2009
HSBC Amanah souhaite développer davantage ses activités en Malaisie suite à la réussite du lancement de ses derniers produits, affirme-t-on.
Le directeur général-adjoint Jonathan Addis dit que le nombre de cartes de crédit islamiques a connu une croissance de 50 000. « Notre nouveau prêt immobilier islamique a aussi reçu une bonne réponse depuis qu’il a été lancé il y a une quinzaine de jours », selon lui.
HSBC Amanah, forte de son profit de plus de 9M$ après s’être implanté en Malaisie seulement depuis février dernier, compte ouvrir d’autres branches au-delà de ses 4 existantes, a précisé Addis.
Moodys assigne un triple A au programme de sukuk MTN de la Banque islamique de développement |
27/08/2009
Moodys a assigné un triple A à la Banque islamique de développement pour son programme MTN de sukuk. L’émission de ces certificats seront utilisés pour acquérir un portefeuille d’actifs de sukuk comprenant des actifs Ijara, des contrats Murabaha, des contrats Istisna’a ainsi que des investissements en actions et en certificats de sukuk.
Des changements fiscaux sur les sukuk en Corée du Sud |
26/08/2009
La Corée du Sud envisage d’exempter les sukuk de taxes de redistribution dans sa volonté d’étendre ses marchés de capitaux et d’attirer les investisseurs musulmans du Golfe.
Les changements fiscaux s’appliqueront aux titres Murabaha et Ijara, les formes les plus communes de sukuk, a annoncé le Ministère de la Stratégie et des finances le 25 août. Le ministère soumettra ses propositions à l’Assemblée Nationale du pays à la fin de Septembre.
GFH signe un partenariat de 100M$ avec le groupe australien Macquarie |
25/08/2009
Gulf Finance House est en train de monter une plateforme de services financiers islamiques au Moyen-Orient avec le groupe basé à Sydney, Macquarie, un fournisseur de services financiers. Si le partenariat recevait l’accord des autorités de régulation, Macquarie auraient une présence sur ce secteur dans le Golfe et un investissement de Murabaha convertible de 100M$.
CIMB Islamic Asset Management Sdn cible une gestion d’actifs de 1,7mds$ |
25/08/2009
CIMB-Principal Islamic Asset Management Sdn Bhd, filiale d’une des banques islamiques phares en Malaisie, a pour objectif d’accroître ses actifs sous gestion jusqu’à 1,7Mds$ à la fin de l’année en raison du haut potentiel du marché pour les instruments islamiques qui existe au niveau mondial, a dit sa directrice générale Datuk Noripah Kamso.
La compagnie, filiale de CIMB Principal Asset Management Bhd, a près de 1,3 Mds$ d’actifs sous gestion au 30 Juin 2009. « Puisque nous sommes une compagnie indépendante, nous espérons gérer 400M$ supplémentaires cette année. »
D’un point de vue qualitatif, elle a ajouté que la gestion d’actifs islamiques est congruente avec l’investissement éthique qui se réclame des valeurs sociales et de la bonne gouvernance. L’endettement excessif et l’utilisation inefficace du capital sont découragés par la finance islamique.
« Les investissements charia-compatibles sont complémentaires de l’approche éthique avec un volet additionnel en termes de gestion du risque financier puisqu’ils évitent les entreprises trop endettées et la gestion de capital improductive, » selon Noripah. « Cela encouragera indirectement à la prudence dans le niveau et la dette du capital sous gestion, » a-t-elle ajouté.
La BID organise un séminaire sur le rôle des contractants |
25/08/2009
La Banque islamique de développement (BID) a organisé un séminaire sur le rôle des contractants dans les pays musulmans au regard de la mise en place de projets financés par la BID. Parlant à la tribune à cette occasion, le président de la BID, Dr Ahmad Mohammed Ali, a souligné l’importance de développer les projets d’infrastructure dans les pays membres de l’organisation.
Ali a noté que le secteur des transports et des communications constituait 29% des projets que la BID a contribué à financer. Il a souligné que la Banque avait contribué à financer plus de 230 projets d’infrastructure routière pour un total de 3Mds$.
Emirates Islamic Bank lance sa promotion de Ramadan |
23/08/2009
EIB souhaite s’inscrire dans ‘l’esprit du Ramadan’ avec le lancement de Intelaq. Basé sur le concept islamique de Murabaha, Intelaq Ramadan Promotion « permet de s’offrir plus facilement une voiture » durant ce mois-ci.
« Le Ramadan a une signification spéciale pour notre banque, pour nos clients et la communauté, et nous souhaitons refléter cela par le lancement d’une offre très spéciale qui reflète l’esprit du Ramadan ! » a commenté Faisal Aqil, directeur général de la banque de détail à Emirates Islamic Bank.
Création d’un institut supérieur de formation envisagée au Sénégal |
17/08/2009
Parce que la finance islamique peut apparaître comme une alternative à la crise internationale, l’Institut Mozdahir international (Imi) veut élargir son offre de formation supérieure en finance islamique au Sénégal. L’annonce a été faite par le président de l’Institut Mozdahir international (Imi), Chérif Mohamed Aly Aïdara lors de la clôture du séminaire de formation sur les finances islamiques. « Au-delà de cette formation, Mozdahir souhaite créer au Sénégal une formation de niveau supérieur en finance islamique », a dit le président de l’Imi. Ce souhait a trouvé un écho favorable auprès du pouvoir. Selon le représentant de la Direction de la monnaie et du crédit (DMC) au ministère de l’Economie et des Finances, Amadou Ngom, l’ambition des autorités est de « faire du Sénégal un hub de la finance islamique dans l’espace Cedeao ».
Cette volonté gouvernementale s’est traduite, en avril 2008, par la tenue à Dakar, d’une conférence internationale sur la finance islamique, a-t-il rappelé, saluant la « diversification des instruments de finance au Sénégal ».
KFH investit aux Etats-Unis |
15/08/2009
Kuwait Finance House annonce une joint venture avec UDR pour des investissements immobiliers sur le sol américain. UDR est une société majeure dans le domaine de l’investissement immobilier aux Etats-Unis.
Le partenariat a pour objet d’investir dans l’immobilier dans les principales villes américaines à hauteur de 450M$, où la participation de KFH sera de 70% et UDR de 30%.
Mohammad Sulaiman Al-Omar, le directeur de KFH précise que KFH est de retour comme un acteur majeur dans le marché américain immobilier, ce qu’il considère comme une continuation de la constitution d’un portefeuille dès les années 90 sous le nom de ‘Dana real estate portfolio’ suivi par l’acquisition de 5 autres portefeuilles immobiliers.
Augmentation de capital pour GFH afin de renforcer son bilan et de connaître une nouvelle croissance record |
12/08/2009
GFH a annoncé le 12 août un plan pour obtenir 300M$ de capitaux frais, destinés à renforcer son bilan et lui permettre de s’engager dans un grand nombre d’investissements à haut rendement générés par la récession économique mondiale. Cette opération d’augmentation sera faite par Bank of America Merrill Lynch (BAML).
Les notes des entités islamiques restent stables, Moody’s |
11/08/2009
Moody’s Investors Service indique que les notes des entités de cette industrie en forte expansion qu’est la finance islamique restent stables. Cette stabilité est due en grande partie à leur ample liquidité, leurs hautes marges de profit et un effet de levier conservateur.
Le commentaire spécial de Moody’s intitulé 'The Liquidity/Leverage Trade-Off for Islamic Banks' en date du 11 août, évalue le compromis entre liquidité et l’effet de levier des institutions financières islamiques et l’impact que ce rapport peut avoir sur la notation de celles-ci.
« Les institutions financières islamiques ont traditionnellement montré un faible effet de levier dû à des prescriptions religieuses, mais aussi en raison de leur actifs très profitables, des dépôts peu chers et des hauts niveaux de fonds propres. Cependant, la conséquence de reposer sur une concentration d’actifs liquides de court terme pour financer le passif signifie que les bilans des banques islamiques sont déficients pour les instruments de financements de moyen à long terme », déclare Anouar Hassoune, Vice-président de Moody’s et de l’Institut Français de Finance Islamique.
Fusion de Gatehouse Bank et de GSH en raison d’un contexte difficile |
10/08/2009
Securtities House KSCC, compagnie d’investissement islamique majeure cotée au Koweit Stock Exchange a annoncé la fusion de ses deux filiales de Londres, Gatehouse Bank PLC et Global Securities House (GSH) UK en une seule unité, sous l’appellation Gatehouse Bank Brand.
Cette fusion s’expliquerait principalement par les difficultés qu’a rencontrées Gatehouse Bank, qui n’aurait « bouclé » qu’un seul deal depuis son établissement, début 2008. Au même moment, Gatehouse Bank a recruté une trentaine de personnes, dont la plupart à des postes de niveau senior et medium. Cette fusion a entraîné la démission de David Testa, jusqu’alors directeur général. Il a été remplacé par Richard Thomas qui était lui-même président de Gatehouse Bank et simultanément directeur général de GSH UK. Le conseil de direction a nommé Fahed Faisal Boodai président de Gatehouse Bank.
Dubai Islamic Bank introduit la finance islamique dans les MBA de Floride |
08/08/2009
DIB a récemment conduit deux ateliers de travail sur les principes et les fondations de la finance islamique auprès de 44 professionnels seniors de la finance et étudiants de l’Executive MBA de Stetson University et Jacksonville University en Floride.
« Une plateforme globale est nécessaire pour la finance islamique » |
31/07/2009
« L’industrie de la finance islamique souffre de deux problèmes majeurs », selon Rushdi Siddiqui, directeur de la finance islamique à Thomson Reuters. Le premier concerne « les coûts de recherche d’information pour les structures sharia-compliant, les transactions, les produits, les institutions, les scholars, etc. qui […] sont très hauts. Et vous ne pouvez pas trouver cette information sur google. » D’autre part, «[…] l’industrie de la finance islamique doit avoir un connectivité globale, ce qui signifie que la comptabilité de la Islamic Bank of Thailand puisse se connecter avec ses homologues à Al Hilal Bank (Emirats) et/ou Qatar Islamic Bank et/ou Bank of London and the middle East (GB) ».
« Lorsqu’il y aura communication et correspondance entre et parmi les banques islamiques, les opérateurs Takaful, les gérants d’actifs, les régulateurs, etc., la collaboration et la contribution suivra avec comme résultat conséquent une convergence, signifiant le début de la standardisation. ». C’est ainsi que Rushdi Siddiqui évoque le rôle de la plateforme Thomson Reuters qui permet de réduire les hauts coûts de recherche d’information et qui permet de construire l’infrastructure pour la connectivité mondiale en finance islamique via la messagerie Reuters, et donc d’engendrer la standardisation nécessaire évoquée selon lui.
DIFC réalise une version mise à jour de son 'Guide to Islamic Finance' |
31/07/2009
La Dubai International Financial Centre Authority annonce la mise à jour de son ‘Guide to Islamic Finance in or from the DIFC'. Ce rapport permet, outre de connaître l’environnement émirati, de disposer d’un panorama actualisé de la finance islamique dans le monde.
Le Gouvernement luxembourgeois entend développer la finance islamique |
30/07/2009
Dans un communiqué en date du 30 juillet 2009, le ministère des finances du Luxembourg a indiqué vouloir développer la finance islamique parmi d’autres activités telles que l’ISR ou la micro-finance notamment. « Tout en contribuant à développer les activités internationales de gestion de patrimoine et de fonds d’investissement, le Gouvernement entend diversifier les activités de la place en mettant en place ou en renforçant les mécanismes nécessaires au développement de la micro-finance, des investissements socialement responsables, du financement des éco-technologies, de la finance islamique ou encore de la philanthropie comme corollaire du private banking. » est-il précisé.
Ouverture prochaine de la troisième banque islamique en Tunisie : Zitouna Bank |
30/07/2009
D’après l’hebdomadaire Jeune Afrique, la banque islamique, ZITOUNA Bank, créée par l’homme d’affaires Mohamed Sakhr el-Materi -lequel est président du groupe Princesse El-Materi Holding-, a été agréée par la Banque Centrale. L’ouverture de cette banque, initialement prévue pour le 7 novembre 2009 a été reportée pour le premier trimestre 2010 en raison d’un retard dans la mise en place du système informatique.
ZITOUNA Bank qui développera des produits financiers respectueux de la charia, viendra renforcer le secteur islamique tunisien qui compte déjà la banque BEST Bank (Bank Ettamwil Tounsi Saoudi) et la banque Emirate Noor Islamic Bank (NIB) qui a récemment ouvert son bureau régional pour l’Afrique du Nord.
Emission de sukuk envisagée pour le Kazakhstan après l’échec d’un Eurobond |
29/07/2009
Le gouvernement du Kazakhstan vendra des titres islamiques d'ici la seconde moitié de l'année, a déclaré Aibek Bekhazanov, directeur des produits islamiques, au Regional Financial Center d'Almy.
Cette annonce intervient après l'échec de l'émission d'un Eurobond cette semaine.
Première audience pour les accusés de l’affaire Tamweel |
29/07/2009
Cinq hauts responsables de Tamweel et Bonyan Holding sont accusés d’avoir détourné plus de 12M$ -46M Dhs- dans la dernière affaire de corruption aux Emirats.
Les cinq responsables, incluant le président du conseil de direction de Tamweel, entreprise qui est la plus importante dans le domaine du financement du secteur immobilier, ont tous plaidé non coupable des charges de corruption, lors de la première audience en première instance de la Cour de Dubaï.
Le président du conseil de direction ainsi que le directeur général de Tamweel sont accusés d’avoir reçu des terrains, faisant partie du projet Sama al Jidaff, de la part du président de Bonyan Holding, en contrepartie d’un accord de partenariat entre les deux compagnies. Les deux hauts responsables de Tamweel sont accusés par le Procureur général de Dubaï d’avoir ensuite engrangé près de 5,8M$ -21,27M Dhs- en revendant les lots à un prix supérieur. De plus, les deux hommes sont aussi accusés d’avoir reçu 3,76M$ -13,8M Dhs- en contrepartie d’une vente à un prix bien inférieur.
Les deux hommes sont aussi accusés avec le directeur du département de l’investissement de Tamweel, d’avoir dispersé plus de 2,1M$ -7,8MDhs. La prochaine audience aura lieu le 6 septembre.
Salama change officiellement de nom |
28/07/2009
The Islamic Arab Insurance Company, fournisseur de solutions d’assurance sharia-compliant à travers le monde, a décidé de changer officiellement son nom au Dubai Financial Market, de ‘IAIC’ à ‘Salama.’
BLME confirme le lancement du premier fonds money market sharia-compliant |
28/07/2009
Bank of London and The Middle East plc ("BLME") a confirmé le lancement du
‘Sharia'a Dollar Income Fund’. Il s’agit du premier fonds lancé par BLME et le premier et plus important fonds money market sharia-compliant en Europe. Le fonds est actuellement d’un montant de 50M$ et géré par Jason Kabel.
Le fonds est structuré comme une SICAV-SIF domiciliée au Luxembourg pour fournir un niveau de revenu compétitif avec un haut degré de sécurité de capital. Le fonds cherche à parvenir à ce résultat en investissant dans un portefeuille diversifié d’instruments islamiques monétaires de haute qualité, tels que des sukuk et des formules de leasing d’actifs –Ijara.
Gulf Finance House nomme un nouveau directeur |
27/07/2009
Gulf Finance House (GFH), la principale banque d'affaires islamique du Moyen-Orient, basée à Bahreïn, vient d'annoncer qu'elle a nommé M. Ahmed Fahour en tant que son nouveau Président Directeur général. M. Fahour est l'ancien Directeur Exécutif et PDG des opérations australiennes à la National Australia Bank.
Né au Liban, et ayant grandi en Australie, Mr Fahour a rejoint la National Australia Bank (NAB) en 2004 pour gérer ses activités australiennes et asiatiques et a joué un rôle crucial dans un revirement à large échelle et une croissance de l'établissement financier qui représente une icône dans le monde de la finance. Au début de l’année 2009, il a quitté la NAB pour fonder le Partenariat d’Investissement d’Affaires Australien (ABIP), un établissement en joint venture entre le Gouvernement du Commonwealth et quatre plus grandes banques d’Australie. Le but principal d'ABIP est de fournir un soutien, sous forme de liquidité à concurrence de 30 milliards de $, au marché immobilier commercial frappé par la crise financière. Avant de rejoindre la NAB, M. Fahour était le Président Directeur Général de Citigroup pour l'Australie et la Nouvelle Zélande après avoir servi dans son bureau de New York en tant que Vice-président pour les Investissements de Citigroup et PDG pour les Investissements Alternatifs.
Dr. Esam Janahi, Président Gulf Finance House, a déclaré : « M. Fahour est un banquier chevronné disposant de capacités rares et un professionnel qui peut capitaliser sur des années d'une large expérience au sein des sphères les plus élevées de la communauté financière internationale. »
« Il appliquera les normes les plus strictes de la gouvernance, du processus et de la supervision institutionnels à travers toute l'organisation et jouera un rôle important dans l'évolution des pratiques bancaires islamiques. Janahi a rappelé que cette nomination doit permettre à GFH d’atteindre son but principal « devenir un établissement financier islamique véritablement international. »
« En tant que musulman il a une appréciation inhérente des valeurs islamiques qui sous-tendent notre travail et la philosophie tissée dans toutes les initiatives clés de GFH. Nous sommes ravis d’avoir quelqu'un de son calibre pour capitaliser sur une décennie de réalisations et pour conduire l'émergence continue de GFH en tant que banque d'affaires islamique de classe mondiale.»
Commentant sa nomination, M. Fahour a déclaré : « Je suis honoré et passionné d’accepter le rôle de directeur de Gulf Finance House. En tant qu’entreprise, elle est visionnaire, ambitieuse, et téméraire - toutes les caractéristiques que j'admire profondément - toutes les caractéristiques qui ont récompensé logiquement des économies émergentes et les investisseurs au cours des dix dernières années. »
« L'équipe de GFH est d’avis, tout comme moi, qu'en inculquant une culture de l'excellence, il n'y a aucune limite au succès que nous pouvons réaliser ensemble. C'est pour cette raison que je suis enchanté d’assumer le rôle de PDG de GFH, et ce faisant, de jouer un rôle crucial dans la croissance, la diversification et la prospérité continues de la Banque».
GDF Suez et GIC obtiennent 1,6 milliard USD pour un projet à Bahreïn |
27/07/2009
GDF Suez SA (GSZ.FR) et Gulf Investment Corp. (GIC) ont annoncé la finalisation du financement de 1,6 milliard de dollars du projet d'électricité et d'eau d'Al Dur, au Royaume de Bahreïn.
Un syndicat de 20 banques internationales, commerciales régionales et islamiques, ainsi que la Banque d'import-export des Etats-Unis participent au prêt de 1,6 milliard de dollars, ont indiqué GDF Suez et GIC dans un communiqué commun.
Le projet Al Dur, dont le coût de construction s'élève à 2,1 milliards de dollars, fournira en électricité et en eau l'Electricity and Water Authority (EWA) de Bahreïn, selon les termes d'un contrat d'achat d'énergie et d'eau d'une durée de 25 ans, d'après le communiqué.
GDF Suez est le principal actionnaire du projet avec une participation de 45%.
Social Insurance Organization of Bahrain, Instrata Bunya Fund, Capital Management House, Bahrain Islamic Bank et First Energy Bank sont de nouveaux actionnaires du projet, selon le communiqué.
La famille des indices Dow Jones Islamic Market étend son univers à 11 nouveaux pays |
27/07/2009
Dow Jones Indexes, annonce que l’Argentine, la Colombie, la Croatie, le Liban, Maurice,
le Nigeria, le Pérou, l’Arabie Saoudite, la Serbie, la Tunisie et l’Ukraine seront ajoutés
à l’univers des indices Dow Jones Islamic Market (DJIM). Les indices DJIM couvriront ainsi 68 pays, contre 57 aujourd’hui.
KFH seule banque koweïtienne dans le classement des 10 meilleures banques du Moyen-Orient. |
26/07/2009
The Banker a inscrit Kuwait Finance House, une des banques islamiques majeures, comme une des 10 les plus importantes du Moyen-Orient en termes de capital. KFH est ainsi la seule banque koweitienne à être sur la liste des banques les plus importantes du Golfe.
Le Gouvernement de Ras Al Khaimah complète une émission de 400 M $ sur son programme de 2 Mds $ de sukuk |
23/07/2009
Le Gouvernement de Ras Al Khaimah, émirat des Emirats Arabes Unis, complète 400M$ d’émission de sukuk de son programme de 2Mds$ de sukuk. Standard Chartered, BNP Paribas et Liquidity house dirigent l’opération.
Il s’agit de la deuxième émission du programme d’émission de sukuk du Gouvernement. La première émission était un sukuk de 272M$ -1Md Dirham- en mai 2008 où Standard Chartered a agi en tant que seul arrangeur et bookrunner.
La BID pèse les différentes options pour lever des fonds |
22/07/2009
Suite à la forte demande de financements des pays membres, face à la crise financière, la BID est en train de considérer plusieurs options pour lever des fonds.
Selon Mohammed Tariq, directeur de la trésorerie de la BID, le total du financement nécessaire pour la banque ces 5 prochaines années s’élèverait à 5 Mds $, avec la priorité accordée au financement de projets. La banque va lever des fonds sur le marché pour diversifier ses sources de capital de long terme et réduire sa dépendance des souscriptions d’actions.
Pour Tariq, « le zéro risque accordé à la BID sous Bâle II, suivant les directives du Parlement et selon les notations AAA par les trois agences principales simultanées, signifie que la BID est bien placée pour attirer une demande forte pour son crédit .»
Emission du plus important sukuk de 2009 |
16/07/2009
Saudi Electricity Company (SEC) a émis un sukuk de 1,87Mds$, soit le plus important à ce jour en 2009. En même temps, cela constitue la première émission publique de 2009 en Arabie Saoudite. Allen & Overy LLP, via ses avocats partenaires basés à Londres et en Arabie ont conseillé l’opération.
11M$ de financements de la BID pour la construction et la rénovation de centres hospitaliers au Cameroun |
16/07/2009
La Banque islamique de développement (BID) vient de signer un accord de financement avec le gouvernement camerounais. La signature de cet accord de financement a eu lieu en présence des ministres camerounais L.P.Motaze et de A.Mama Fouda, et du représentant de la banque islamique de développement. Il s’agit d’un financement à hauteur de 11M$ qui servira à la réhabilitation et à la construction des centres hospitaliers des villes de Ambam, de Kousseri, de Kribi, de Maga, qui sont des villes frontalière. Le Cameroun financera à hauteur de 13% et la BID à 87%.
Les investisseurs du sukuk de Saad se forment en comité |
14/07/2009
Suite à la restructuration de la dette de Saad, conglomérat saoudien, les détenteurs de bons du sukuk de 650M$ ont décidé de se constituer en comité pour trouver un compromis au défaut de paiement. Ce comité les représenterait lors des réunions des créditeurs.
La résolution qui a été adoptée stipule que le comité tiendra des réunions avec les trustees de Citicorp Trustee Company Ltd et « toute partie concernée ».
Nakheel pourrait réviser le délai de son paiement de 750M$ |
14/07/2009
Nakheel, le développeur de Dubaï, a déclaré qu’il envisageait de réviser le terme de son paiement de son sukuk de 750M$, lequel sera mature en 2011.
Dans ces termes révisés, Nakheel pourrait baisser le paiement du coupon dû à la fin du mois et accroître le montant final payable à la date de rédemption du bon, selon une note envoyée aux investisseurs par Deutsche Bank AG, laquelle est l’agent principal du paiement du sukuk.
Premier sukuk fondé sur des actifs canadiens |
14/07/2009
Siraj Capital de Dubaï a annoncé lors du Sukuk Summit 2009 le premier sukuk majeur fondé sur des actifs canadiens.
Ainsi, le ‘Bear Mountain Resort sukuk’ représentera-t-il le premier sukuk important dans un pays comme le Canada qui n’a pas vu jusqu’à ce jour d’émission majeure de sukuk, ni d’un sukuk noté ou d’un sukuk ayant attiré les investisseurs étrangers. The Bear Mountain sukuk sera d’un montant de 350M$, dans le but de développer the Bear Mountain Resort sur l’île de Vancouver dans l’Etat de Victoria au Canada.
Succès de la mission émiratie en Australie |
14/07/2009
La délégation émiratie de finance islamique a achevé sa tournée en Australie à la demande des autorités d’accueil avec les responsables du Trésor à Canberra. Aux dires des deux parties, cette mission a été un succès et les changements règlementaires devraient rapidement voir le jour.
Cependant, des Etats en Australie tels que celui de Victoria ont déjà approuvé le ‘State Taxation Act (Amendment) Act’ de 2004 via le parlement de cet Etat fédéré. Les droits de mutation ne sont donc pas doubles pour les transactions de finance islamique dans cet Etat.
Pas de fusion entre Amlak et Tamweel, mais fusion probable entre Emirates Industrial Bank et Real Estate Bank |
13/07/2009
La superfusion entre Amlak et Tamweel, maintes fois envisagée par le Gouvernement émirati, pour créer un géant pourvoyeur de fonds sharia-compliant dans le secteur immobilier avec ces deux entités, n’aura certainement pas lieu comme nous l’avons déjà évoqué –cf archives.
Toutefois, des discussions entre Emirates Industrial Bank et Real Estate Bank sont à l’ordre du jour comme l’indiquent des communiqués de presse du Gouvernement. La possibilité d’une fusion entre ces quatre entités, en ajoutant Amlak et Tamweel, n’est plus actuelle, mais une ‘Emirates Development Bank (EDB)’ pourrait être créée entre Emirates Industrial Bank et Real Estate Bank.
Mention du Séminaire de Reims Business School dans The Economist |
09/07/2009
Dans la rubrique ‘News from the schools, June 2009’ de The Economist du 24 juin 2009, est fait mention du lancement du séminaire ‘Islamic Banking’ de Reims Business School.
Le jurisconsulte Maulana Umair Ilyasi se prononce en faveur de la finance islamique |
09/07/2009
Lors du 3ème Congrès des Religions du Monde se déroulant à Astana au Kazakhstan, Maulana Umair Ilyasi, basé à Dehli, Secrétaire général de ‘The All India Organization of Imam of Mosques’, a tenu des propos très élogieux sur la finance islamique.
Dans ce congrès important, regroupant des représentants influents de toutes les religions, il a affirmé que le système financier islamique est, pour lui, la réponse à la crise économique mondiale.
Le conseil des ministres du Mali valide deux accords pour la construction du barrage de Taoussa |
09/07/2009
Deux projets de loi autorisant la ratification de l’Accord de prêt, signé à Achgabat (Turkménistan), le 3 juin 2009, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Islamique de Développement (BID), ont été validés par le Conseil des ministres du Mali pour le financement partiel du Projet de construction du barrage de Taoussa.
Les accords, objets de ces deux projets de loi, s’inscrivent dans le cadre de la réalisation du barrage de Taoussa qui vise la réalisation sur le fleuve Niger d’un barrage d’une capacité de 3 milliards de m3 d’eau, d’une route d’accès au barrage et d’aménagements hydro-électriques.
Par le premier accord, le Fonds de Solidarité Islamique pour le Développement met à la disposition du Mali, un prêt d’un montant de 12M$ environ, et à travers le second accord, la Banque Islamique de Développement met à la disposition de ce pays un prêt d’un montant de 22M$.
Allocution d’un sénateur australien |
09/07/2009
Le sénateur australien Nick Sherry a adressé un discours lors d’une conférence à l’Université de La Trobe en Australie sur la finance islamique. Il a salué la création du master dans ce secteur créé au sein de cette université.
Ensuite, le sénateur a évoqué, comme il avait été fait par d’autres autorités ces jours-ci, à l’heure de la venue d’une délégation du Golfe, à la demande australienne, pour introduire cette finance dans ce pays, que l’Australie ne se limitera pas à sa population musulmane mais peut devenir une place majeure dans ce domaine en Asie. Aussi, a-t-il mentionné la table ronde en mars dernier organisée par the Australian Financial Centre Forum et le Trésor de ce pays pour lever les barrières fiscales.
Appel à consultation pour une centrale électrique en Egypte |
09/07/2009
La compagnie Holding de l'électricité a invité les entreprises étrangères à soumissionner pour un contrat-conseil pour la construction d'une centrale thermique de 650 MW. La centrale sera financée sur un prêt de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Banque islamique de développement (BID).
Pas d’impact de Saad sur l’industrie pour la Banque centrale de Malaisie |
08/07/2009
Il n’y a pas eu de risques systémiques provenant de la restructuration de la dette de Saad d’Arabie, a déclaré le gouverneur de la banque centrale de Malaisie, répondant à une question posée lors d’une conférence à Kuala Lumpur. Dr Aziz a ajouté que la finance islamique était à peine dans sa phase d’internationalisation et restait très domestique.
Les défauts de paiements pourraient toucher 5 à 8% des sukuk |
08/07/2009
Alors que Investment Dar a fait défaut sur son sukuk de 100M$ en mai, une première pour un instrument public islamique dans le Golfe, le conglomérat saoudien Saad Group est en train de restructurer sa dette tout comme Ahmad Hamad Algosaibi & Bros.
Pour Neale Downes, de Trowers & Hamlins, il y aurait 5 à 8% des sukuk susceptibles de faire défaut car une bonne part a été émise pour financer des projets immobiliers. Toutefois, il ajoute qu’une bonne partie d’entre eux concerne en dernier ressort des souverains ou quasi souverains et qu’ils pourront donc bénéficier du soutien gouvernemental, qu’il soit de façon publique ou en coulisses.
Jordan Dubai Islamic Bank reçoit sa licence bancaire |
06/07/2009
Dubai Islamic Bank, a annoncé que Jordan Dubai Islamic Bank avait reçu une licence bancaire préliminaire par la Banque Centrale de Jordanie pour opérer en tant que banque islamique. Son capital initial est de 100M$.
Plus tôt cette année, DIB a fait état du re-lancement officiel de Industrial Development Bank (IDB) de Jordanie, en tant que Jordan Dubai Islamic Bank. Mesc Investments détient désormais 52% des parts dans la nouvelle entité, Mesc qui est détenue à 40% par DIB et 60% par Jordan Dubai Capital.
Interview d’Elyès Jouini, responsable du nouvel Executive Master de Dauphine sur la finance islamique, dans ‘20 Minutes’ |
06/07/2009
L'université Paris Dauphine s'apprête à lancer une formation en un an, de niveau master 2, intitulée « Principes et pratiques de la finance islamique ». Elyès Jouini, son responsable, explique les enjeux de ce secteur et de ce diplôme.
Sur quels principes repose la finance islamique ?
Il s'agit d'une finance qui respecte les principes du droit musulman. Elle exclut par exemple le prêt à intérêt, puisqu'elle interdit de séparer le risque et le gain. Elle bannit aussi les prises de risque excessives. Enfin, elle défend d'investir dans des activités considérées comme porteuses de vices, comme l'armement ou les alcooliers. Attention cependant aux amalgames avec « islamiste » et financement du terrorisme. Ils sont non fondés, mais j'admets que la terminologie française est malheureuse.
Pourquoi l'université Dauphine lance-t-elle dans cette formation ?
Nous avons voulu nous adresser aux étudiants qui ont déjà un master en poche mais aussi aux professionnels de la banque et des assurances, musulmans ou non. Dans la situation de crise actuelle, il est probable que de nombreux financiers vont avoir envie de se reconvertir. Et en France, il y a une clientèle potentielle d'épargnants importante pour la finance islamique.
Ne s'agit-il pas plutôt d'un phénomène de mode ?
Elle est en fait déjà très présente dans les institutions financières françaises, qui pratiquent ce type d'opérations à l'étranger et qui aimeraient profiter du potentiel français. Je pense aussi que parmi les raisons qui ont mené à la crise actuelle, il y a eu la perte du lien entre le risque et le gain. La finance islamique, qui permet la traçabilité des risques, pourrait être une source d'inspiration comme une autre. Une affaire Madoff ne pourrait pas se produire dans ce contexte.
MCCA évoquée comme première banque islamique en Australie |
06/07/2009
Le nom de the Muslim Community Co-operative (Australia) Ltd (MCCA) est évoqué pour devenir la première banque islamique du pays.
Pour son directeur général, Chaaban Omran, la coopérative serait en train de travailler en collaboration avec l’Australian Prudential Regulatory Authority (APRA) pour changer son statut en banque. Il s’agirait alors de transformer cette licence d’entité ‘RSE (registrable superannuation entity) en banque pour devenir une banque islamique, a-t-il déclaré lors d’une conférence sur ce sujet à Melbourne.
Lancement des indices Russell-Jadwa Shariah. |
05/07/2009
Russell Investments et Jadwa Investment ont signé le 24 juin dernier à Londres, en présence du Président de Jadwa Investment, le Prince Faisal Bin Salman, et de Monsieur Andrew Doman, CEO de Russell, un accord pour lancer une nouvelle offre Sharia compatible : les indices Russell-Jadwa Shariah.
Russell Investments est le leader mondial des fournisseurs d'indices. Les familles d'indices Russell 1000, Russell 2000 et Russell 3000, créées en 1982, sont aujourd'hui les indices de référence les plus utilisés dans l'univers des actions américaines avec près de 4.400 Milliards de dollars benchmarkés. Afin de fournir aux investisseurs une représentation plus fidèle des marchés actions à l'échelle mondiale, Russell a lancé, en 2007, une nouvelle gamme d'indices mondiaux ("Russell Global Index"), suivant plus de 10.000 actions dans le monde.
Cette gamme, qui comprend notamment des indices de style et de capitalisation, est la plus complète du marché avec une couverture de 98% des marchés actions mondiaux.
Pour mémoire, la finance islamique, basée sur les principes de la loi musulmane, exclut des secteurs ou des entreprises dont les activités sont considérées comme inacceptables ou non-compatibles avec la loi islamique, notamment celles en lien avec l'alcool, les armes, le tabac, la finance, les jeux de hasard, la pornographie, les cellules souches/le clonage d'embryons humains, la production et la distribution de certaines viandes...
L'offre Russell-Jadwa Shariah Indexes
Cette famille d'indices Sharia compatibles sera divisée en régions, pays, marchés émergents et développés, taille de capitalisation et secteurs, afin de fournir des benchmarks entièrement modulaires, représentant les larges opportunités dans chaque segment. L'indice Russell-Jadwa Shariah contiendra, parmi les 10.000 titres de l'univers global des indices Russell, environ 2.700 titres répartis dans plus de 60 pays.
Andrew Doman précise que "l'équipe de Jadwa est réputée pour ses innovations majeures dans l'industrie financière Sharia compatible et nous sommes fiers de collaborer avec eux sur ce thème." Il ajoute : "La dernière décennie fut celle de la croissance pour la finance islamique et les fonds Sharia compatibles. Les indices que nous avons construits avec Jadwa incluent des valeurs de 62 pays, offrant aux investisseurs la couverture pays la plus complète actuellement existante. Parallèlement, nous pensons que notre filtre offre une stricte compliance Sharia. Nos clients sont demandeurs de cette approche solide et nous nous attendons à ce qu'un milliard de dollars d'actifs suive notre nouvelle famille d'indices".
L'indice Russell-Jadwa Shariah sera surveillé et contrôlé par un comité Sharia indépendant composé d'éminents spécialistes.
"Alors que Russell Investments est reconnu dans le monde comme l'un des principaux fournisseurs d'indices, c'est un aspect de l'offre de prestations du Groupe qui reste encore méconnu en France. Il m'est apparu indispensable de profiter de la sortie de cet indice Sharia compatible pour révéler ce qui est l'une de nos meilleures spécialités, qui s'avère fort complémentaire à la multigestion, et au moment où la finance islamique devient un enjeu stratégique pour la place financière de Paris" a déclaré Serge Héringer, Directeur Général de Russell Investments France.
L'indice Russell-Jadwa Shariah sera disponible dès cet été pour les investisseurs qui recherchent une juste mesure de la performance de leur offre Sharia.
[Boursier.com]
GFH nie les rumeurs de fusions |
05/07/2009
Gulf Finance House (GFH) a qualifié ‘d’erronées et de complètement infondées’ les rumeurs véhiculées dans les medias sur une fusion avec First Investment Bank du Koweït ou avec n’importe qu’elle autre banque.
Un protocole d’entente signé pour des formations en finance islamique au Qatar |
05/07/2009
Menatsa Training and Development basée au Qatar a signé un protocole d’entente avec First Global Knowledge Center (FGKC) pour offrir des formations spécialisées en finance islamique pour les institutions et les individus. FGKC est la branche formation de First Global Group.
Une réforme législative à l'automne en faveur de la finance islamique |
02/07/2009
La ministre de l'Economie Christine Lagarde a annoncé qu'une réforme législative destinée à permettre les émissions de "sukuk" (obligations islamiques) serait mise en place à l'automne.
A la différence d'une obligation, le sukuk est adossé à un actif permettant de rémunérer le placement en contournant le principe de l'intérêt.
En outre, le ministère des Finances "publiera d'ici la fin du mois une nouvelle instruction fiscale pour permettre le développement de nouveaux produits Ijarah et Istinah", a indiqué Mme Lagarde dans une intervention vidéo diffusée dans le cadre du forum financier Paris Europlace. La ministre accompagnait en effet le Premier ministre pour une visite en Irak.
Depuis deux ans, la ministre n'a pas ménagé ses efforts pour développer la finance islamique en France. Des adaptations de la fiscalité et du régime de la fiducie ont notamment été réalisées pour éviter que les montages financiers conformes à la loi islamique ne génèrent des surcoûts qui les rendent inattractifs.
L'enjeu est notamment d'attirer les investisseurs du Golfe, plutôt tournés vers Londres, afin qu'ils contribuent au financement de l'économie française.
L'"Ijara" s'apparente au crédit-bail. L'acheteur qui souhaite acquérir un bien le loue, s'acquitte d'un loyer, et le rachète éventuellement au terme du contrat. L'"Istinah" consiste à faire financer la production d'un bien par l'acheteur. L'acheteur fournit le capital, le vendeur produit le bien et le livre à une date ultérieure.
Standard & Poor's nommée meilleure agence de notation Takaful |
02/07/2009
Pour la deuxième année, Standard & Poor's est nommée meilleure agence de notation Takaful, lors du International Takaful Awards 2009.
S&P a rappelé avoir noté pour la première fois une compagnie Takaful en 1997. Elle revendique 8 notations sur des firmes Takaful et ReTakaful entre l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie, soit plus qu’aucune autre agence de notation.
La finance islamique un des dossiers phares de Paris Europlace |
02/07/2009
Extraits de l’interview d’Arnaud de Bresson sur EasyBourse le 02/07/2009
Vous évoquez les fonds souverains des pays du Golfe. Le dossier de la finance islamique a été un important dossier cette année…
AdeB : La finance islamique a effectivement été un de nos dossiers phares de cette année. Il a été fortement soutenu par la Ministre de l'Economie et des Finances Mme Christine LAGARDE. Plusieurs mesures ont été adoptées de manière à autoriser l'ouverture de sociétés de gestion et la commercialisation de produits de gestion collective charia compliant, et adapter le marché français à l'émission de sukuks (instruments obligataires charia compliant). Un régime fiscal particulier a été prévu pour favoriser les opérations immobilières.
La place de Paris entend jouer un rôle leader dans l'accueil de la finance islamique à Paris dont les développements représentent aujourd'hui un enjeu majeur.
KFH lance un financement pour les étudiants |
02/07/2009
Kuwait Finance House Bahrain a annoncé le lancement d’un produit financier étudiant basé sur les principes charia. Ce nouveau produit est dessiné afin de faciliter l’entrée dans le système universitaire en finançant les frais de scolarité en licence et en master à Bahreïn, ainsi qu’à l’étranger.
De nouvelles alliances pour Salama |
01/07/2009
Salama, une des compagnies leaders de la région, a signé une alliance stratégique avec Dubai Bank pour lui fournir les solutions sharia-compliant.
D’autre part, Salama a annoncé s’être unie à Emirates Investment Services Ltd pour offrir des fonds d’investissement islamiques. Emirates Investment Services est le bras ‘gestion d’actifs’ du groupe NBD, un des plus importants acteurs dans ce domaine dans la région.
Nouvelles lois pour les émissions obligataires aux Emirats : une garantie ministérielle possible |
01/07/2009
The Federal National Council (FNC) des Emirats Arabes Unis a approuvé une loi garantissant les émissions obligataires, qu’elles soient conventionnelles ou islamiques.
Pour Obaid Humaid Al Tayer, Ministre des affaires financières des Emirats, « la nouvelle loi est un important changement législatif transitoire vers la garantie des dépôts. Avec celle-ci, il existe désormais une infrastructure légale pour garantir les dépôts, les obligations et les sukuk. » La loi ne s’applique pas aux branches de banques ou institutions étrangères, mais aux banques et institutions financières locales enregistrées auprès de la Banque centrale des Emirats.
« Le ministère des finances a l’autorité pour garantir les obligations et les sukuk à partir du moment où la nouvelle loi entre en vigueur jusqu’au 10 Octobre 2016. Et cette garantie ministérielle ne sera effective qu’à partir du moment où le ministère émettra un certificat de garantie. Le ministère a le droit d’accepter ou de rejeter la garantie demandée par la banque », a-t-il précisé.
Les obligations ou sukuk doivent remplir un certains nombres de critères pour recevoir la garantie. Le ministère se coordonnera avec la Banque centrale pour imposer certaines restrictions sur la demande de garantie par la banque pendant la période de validité de la garantie.
Premier financement immobilier au Qatar après le début de la crise financière |
30/06/2009
Salam Bounian a signé une opération de financement musharaka avec Qatar Islamic Bank pour 56M$. Cette opération représentera une partie du plan de financement pour la Tour de Jumana, un des projets de Salam Bounian à The Pearl Qatar.
Cette opération est d’une haute importance dans la mesure où elle marque le premier accord de financement immobilier signé et réalisé au Qatar depuis le début de la crise financière au troisième trimestre de l’année passée.
La finance islamique, un secteur d’avenir? |
30/06/2009
Secure Finance/Finance Islamique France vous fait part d’une analyse parue dans la newsletter n°2/2009 de la Place financière du Luxembourg
Le fait que la finance islamique intègre une dimension éthique aux services financiers va-t-il contribuer à l'essor de ce type d'activité ?
Le succès de la conférence sur la finance islamique récemment organisée à Luxembourg montre que ces produits sont en passe de devenir une catégorie à part entière de l’industrie des fonds. Pendant deux jours, des spécialistes de l’Islam et des experts en finance islamique d’Europe, du Moyen-Orient et d’Asie ont fait part de leur expérience à un public convié par l’Institut de formation bancaire, Luxembourg (IFBL), l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (ALFI) et Luxembourg for Finance, l’agence pour le développement de la place financière. Plusieurs messages sont ressortis de ces échanges.
Musulmans et non musulmans s’accordent pour voir dans la finance islamique un choix éthique qui permet d’éviter les dérives de la spéculation à outrance tout en réinstaurant certaines valeurs négligées par la finance conventionnelle, comme la confiance. Les chiffres montrent que la crise actuelle a suscité un engouement pour les produits de finance islamique qui pourraient devenir des produits courants. Ce secteur pourrait représenter 4.000 milliards de dollars US d’ici cinq ans. Les participants reconnaissent toutefois que la crise n’a pas épargné la finance islamique, même si ses caractéristiques – des produits actions dont le profil de rentabilité est adossé à des actifs tangibles, un fort degré de transparence et l’interdiction de spéculer et de payer des intérêts – ont permis d’atténuer le choc. Tous les cours boursiers mondiaux ont chuté, mais grâce à une exposition moindre à la crise des crédits, le repli des indices conformes à la charia a été moins prononcé que celui des indices traditionnels. De leur côté, les sukuk (obligations conformes à la charia) ont lourdement souffert du manque de liquidités et ce secteur a connu ses premiers cas de défaut de paiement. A ce jour, les sukuk sont les instruments de finance islamique qui ont connu le plus grand succès en dehors de la communauté musulmane : 60% des sommes investies en sukuk proviennent ainsi d’investisseurs non musulmans. La France et le Royaume-Uni font partie des pays qui envisagent l’émission de sukuk souverains.
Prérequis au développement du marché
Relativement parlant, la finance islamique n'en est qu'à ses débuts. L’absence de recul, de taille critique, de standardisation et d’expérience constituent ses principaux handicaps. Les spécialistes admettent la nécessité de développer des méthodes spécifiques de gestion des risques, qui viendraient compléter les outils de gestion des risques utilisés en finance classique. L’harmonisation des différentes cultures, normes, pratiques, interprétations de la charia et des principes de supervision est une autre condition à la poursuite de la croissance. Les praticiens de la finance islamique doivent comprendre la culture de leurs autorités de tutelle tandis que les prestataires de services et les différentes juridictions doivent appréhender et respecter les principes fondamentaux de la finance islamique et accepter le fait qu’il existera toujours des divergences entre les différents courants de pensée musulmans. Par ailleurs, il est nécessaire de créer un marché secondaire pour les sukuk ou d'autres produits à revenu fixe équivalents. Il existe toutefois une contradiction entre cette nécessité de marché secondaire, indispensable à l’essor de ces produits, et l’obligation, selon la charia, de conserver un investissement jusqu’à son échéance. La loi coranique interdit en effet la spéculation et donc les activités de trading sur le marché secondaire. De plus, le marché des sukuk souffre d'un manque d’émetteurs de catégorie AAA et aurait besoin d'un taux de référence propre. La gestion des liquidités est problématique pour les gestionnaires de fonds puisque les intérêts (riba) sont prohibés, de même que le recours à l’emprunt classique. Il existe toutefois des solutions, parmi lesquelles l’ouverture d’un compte classique qui ne génère pas d’intérêts ou le recours à certains dispositifs pour la mise en place de comptes conformes à la charia. Les fonds d’investissement islamiques sont autorisés à utiliser des lignes de crédit à court terme pour couvrir tout découvert de trésorerie, une disposition extrêmement importante pour les OPCVM , en particulier pour ceux qui investissent en sukuk, vu l'absence de marché secondaire.
Conseils de l’autorité de surveillance du secteur financier
La Commission de surveillance du secteur financier luxembourgeois (CSF) et d’autres intervenants habitués aux procédures d’agrément, ont émis certains conseils à l’attention des éventuels promoteurs de fonds :
-- comprendre le sujet ;
-- choisir la juridiction, comme pour un fonds classique ;
-- les procédures de demande d’agrément et de réglementation sont identiques, avec toutefois des questions supplémentaires sur les objectifs d’investissement propres à certains instruments, comme les sukuk ;
-- accepter que le fonds doit tout d’abord relever du droit du pays de domiciliation puis de la loi coranique ;
-- insérer dans le prospectus toutes les informations relatives aux processus d’investissement conformes à la charia et leurs conséquences potentielles (par ex. la purification) ;
-- gérer les risques comme dans un fonds classique, en étant cependant conscient des risques supplémentaires : risque de conformité à la charia, risque de liquidité (recours à l’emprunt limité, investissements peu liquides) et risque de change (absence de couverture). La composition du comité de conformité à la charia et le respect des principes de la loi coranique sont du ressort du conseil d’administration et non de l’autorité de surveillance (sauf dans le cas où l’un des membres du comité de conformité à la charia est également membre du conseil d’administration ou lorsque les principes de la charia touchent à la réglementation des OPCVM). Toutes les décisions d’investissement sont du ressort du conseil d’administration. La CS F ne prévoit pas d'établir de règles spécifiques ou d'imposer une définition des fonds conformes à la charia qui devraient être détaillées dans le prospectus d'émission, mais n’exclut pas la possibilité d’émettre un jour des directives. L’autorité de surveillance luxembourgeoise connaît les principaux types d’actifs conformes à la charia, notamment les diverses formes de sukuk, et peut donc émettre un avis sur la conformité des différents investissements en se basant sur la structure décrite dans la documentation.
L’expérience internationale du Luxembourg séduit les promoteurs de fonds
Les établissements qui sont intervenus à la conférence
– parmi lesquels HSBC , Bank of London and the Middle East, BMB Islamic, Blackrock, NCB Capital et Nomura Asset Management – sont tous convaincus que les OPCVM peuvent contribuer à accroître la notoriété et la distribution des fonds islamiques à l’international. Ces établissements se félicitent de la facilité avec laquelle les fonds islamiques peuvent être créés et distribués à l’étranger depuis le Luxembourg. Ils apprécient notamment la souplesse du cadre juridique et réglementaire, réglementaire, l'expérience internationale de la main-d'oeuvre et l'ampleur du réseau de conventions fiscales. On recense actuellement 23 fonds et compartiments de fonds islamiques domiciliés au Luxembourg et dix autres structures ont reçu leur agrément mais n’ont pas encore été lancées. Ces fonds sont essentiellement des OPCVM gérés par des sociétés de gestion européennes, mais les prestataires de services confirment l’intérêt croissant d’acteurs du Moyen-Orient et d’Asie.
Première année pour International Islamic Trade Finance Corporation (ITFC) |
29/06/2009
L’International Islamic Trade Finance Corporation (ITFC) vient de compléter sa première année d’opérations avec un total d’accords excédent les 2,5Mds $ de ses propres ressources, de la BID et de capitaux mobilisés sur les marchés internationaux malgré la crise économique actuelle. Les objectifs de l’ITFC est de soutenir le commerce entre pays membres de l’OIC en apportant notamment un appui aux PME.
La part du lion a été le financement totalisant 812M$ pour l’Arabie Saoudite, le Maroc, le Koweït et l’Egypte. Cependant, les opérations de financement du commerce ayant eu le plus d’impact ont eu lieu pour des projets agricoles au Soudan (50M$), et pour des secteurs pharmaceutiques et de produits de consommation en Jordanie (48,5M$).
En Afrique Sub-Saharienne, l’ITFC a approuvé 12 opérations de financement dans 8 pays totalisant ainsi 235,11M$, dont 58% mobilisés de ressources extérieures, représentant ainsi le plus haut pourcentage de fonds mobilisés pour toutes les régions.
Le Gouvernement luxembourgeois soutient la finance islamique |
29/06/2009
Voici les principales étapes en faveur du développement de cette industrie par les autorités du Luxembourg
-- En avril 2008, le ministre Luc Frieden a chargé un groupe de travail d’identifier les obstacles potentiels au développement de la finance islamique au Luxembourg ainsi que les pistes de développement futur.
-- Le Gouvernement a demandé aux autorités fiscales d’examiner les caractéristiques des transactions de la finance islamique et de proposer des solutions pour que ces transactions bénéficient d'un traitement fiscal équivalent à celui appliqué aux transactions bancaires et financières traditionnelles.
-- Le Gouvernement examine également dans quelle mesure les produits de finance islamique, comme les sukuk, pourraient être utilisés pour financer certaines activités du Gouvernement ou des entités publiques.
-- Le Gouvernement soutient la candidature de la Banque centrale du Luxembourg pour devenir le premier membre associé « non régional » de L’Islamic Financial Services Board, le régulateur des marchés financiers islamiques.
Augmentation de capital de 626M$ pour EIB |
29/06/2009
Emirats Islamic Bank a reçu l’accord des actionnaires pour accroître le capital de plus de 626M$ (2,3Mds Dh).
La banque parent Emirates NBD avait déclaré vouloir augmenter de 3Mds de dirham afin d’augmenter son ratio de capital d’adéquation avec un minimum de 11% le 30 juin et un minimum de 12% le 30 juin 2010.
Condamnation de 5 hauts responsables par la Cour d’Abu Dhabi |
29/06/2009
La Cour de Première instance d’Abu Dhabi a condamné deux anciens présidents et trois membres du conseil d’administration de la Islamic Finance Company pour abus de confiance au sujet de plus de 115M$. Un ancien président de Islamic Finance Company a été condamné à 3 ans d’emprisonnement, tandis qu’un autre à 2 ans. Trois membres du conseil d’administration doivent purger 1 an d’emprisonnement.
VTB s’apprête à lancer le premier sukuk russe |
25/06/2009
La Russie lancera son premier sukuk corporate cette année, dans un effort pour attirer les investisseurs du Golfe.
« Nous avons été mandatés sur le sukuk et nous ciblons la date d’émission pour cette automne », a affirmé Yuri Soloviev, président et CEO monde de VTB Capital, deuxième banque de Russie. « Il y a un grand réservoir de liquidités dans le Golfe, qui attend une opportunité d’investissement sharia-compliant en Russie », a-t-il déclaré.
La BID prévoît 6 Mds $ de sukuk pour les cinq prochaines années |
25/06/2009
La Banque islamique de développement (BID) prévoît d’émettre 6 Mds $ de sukuk ces
5 prochaines années, a déclaré son président, Ahmed Mohamed Ali. Un sukuk de 500M$
va être lancé ces prochaines semaines, suivi d’un autre de 500M$. Il a ajouté que la banque s’apprête à émettre 1.25Mds $ chaque année pendant 5 ans.
Introduction du premier REIT à Bahreïn |
24/06/2009
Bahreïn vient de voir l’introduction du premier Real Estate Investment Trust (REIT) à la bourse de Bahreïn. Celui-ci est sharia-compliant et a été mis en place par une banque d’investissement, Inovest. La Banque Centrale de Bahreïn a ainsi approuvé le premier REIT sous la loi des Trusts financiers.
La Chine et son projet pilote |
24/06/2009
The China Banking Regulatory Commission a donné son accord à un projet pilote de la Bank of Ningxia pour introduire les services financiers islamiques en Chine.
La finance islamique aurait une croissance supérieure aux chiffres annoncés |
24/06/2009
D’après les chiffres circulant dans l’ensemble de l’industrie financière islamique, celle-ci connaîtrait une croissance de 15 à 20% par an. Pourtant pour l'Asian Banker Research Group, le pourcentage serait supérieur à celui fréquemment évoqué et représenterait même 26,7% pour l’ensemble des 100 plus importantes banques islamiques.
Les institutions financières islamiques rencontrent le régulateur australien |
23/06/2009
Dubai Export Development Corporation, emmenée par son directeur général, Saed Al Awadi, a rencontré le régulateur australien. Cette réunion fait suite à la demande du gouvernement australien de bénéficier du savoir des Emirats en matière de finance islamique, via la première mission en Australie des services financiers islamiques.
Chris Bowen, le ministre des finances australien, a déclaré, « je pense qu’il y a de grandes opportunités pour la finance islamique. La majorité de la population mondiale islamique vit en Asie et je pense que l’Australie peut jouer un rôle en fournissant des produits financiers islamiques. »
La délégation a rencontré des officiels de l’Australian Financial Markets Association (AFMA), et de l’Australian Prudential Regulation Authority (APRA). Cette délégation a ainsi appris que l’AFMA avait formé le Comité de la finance islamique et qu’elle a un dialogue régulier avec le Trésor en matière de fiscalité, ce qui est important pour la finance islamique en raison de la nature de ses contrats.
La finance islamique en Australie s’accélère avec le partenariat avec Dubaï |
22/06/2009
Dubai Export Development Corporation (EDC), en association avec the Australian Trade Commission (Austrade), a démarré l’'Islamic Financial Services Mission', une initiative gouvernementale pour introduire les services et produits financiers islamiques depuis les Emirats en Australie.
’The Islamic Financial Services Mission’ commencera par des réunions avec les agences gouvernementales de l’Etat de Victoria telles que the Australian Prudential Regulation Authority, Australian Securities and Investment Commission, le Gouvernement de New South Wales, des associations de l’industrie telles que the Australian Financial Markets Association, Investment and Financial services Association et Insurance Council of Australia. La délégation se rendra ensuite au Trésor à Canberra, puis à Sydney.
Première étude historique sur l’investissement islamique socialement responsable |
21/06/2009
DinarStandard et Dar Al Istithmar annoncent avoir commencé la collecte de données pour une première étude sur les investissements socialement responsables des institutions de finance islamique.
L’objectif de l’étude est de créer un benchmark des institutions financières islamiques sur leurs efforts en matière d’investissements socialement responsables.
« Comme l’industrie de la finance islamique est en phase de transition vers une approche-ISR, des outils tels que le nôtre vont devenir de plus en plus importants », note Sayd Farook, consultant senior à Dar Al-Istithmar.
« Il est ironique qu’une industrie, dont les fondamentaux sont la responsabilité sociale, n’ait pas de critère pour évaluer cet aspect important. Nous espérons que cette étude contribuera à soutenir les efforts en termes d’ISR des institutions de finance islamique et souligner davantage le bien-fondé de cette industrie à un moment de crise économique mondiale », a déclaré Rafi-uddin Shikoh, directeur général de Dinar Standard.
De surcroît, cette étude a reçu le soutien de l’AAOIFI (the Accounting and Auditing Organisation for Islamic Financial Institution).
Une proposition de banque islamique Qatari-syrienne en Turquie |
21/06/2009
Dr Sheikh Khalid bin Abdullah bin Thani Al Thani a dirigé une delegation d’investisseurs qataris et syriens en Turquie avec pour objet la création d’une banque islamique en joint-venture en Turquie.
Des scholars en appellent à l’instauration d’un sharia board unique sous les auspices de la Banque centrale |
21/06/2009
Un sharia board sous les auspices de la Banque centrale devrait être créé pour remplacer la pratique actuelle de chaque institution financière islamique ayant son propre conseil de conformité. Cela permettrait de la neutralité, de la transparence et des décisions harmonieuses qui dépassent le propre board.
« Il est incongru qu’un jurisconsulte soit payé par un tiers recherchant une fatwa. C’est contre les principes islamiques que celui arbitrant soit payé par une des parties en présence », a déclaré Dr Abdulazeem Jalal Abozaid, Professeur de Droit islamique à l’université de Damas, Faculté de Charia, et consultant et formateur pour des institutions financières islamiques dans les Emirats. Il a ajouté que certains produits estampillés ‘islamiques’ étaient parfois sujets à controverse.
Dr Mabid Al Jarhi, Président de l’Association internationale pour l’économie islamique et expert financier à l’Emirates Islamic Bank a formulé un avis similaire sur la clarification que pourrait engendrer un sharia board unique sous le contrôle de la Banque centrale. Il a dit que les membres devraient être détenteurs de doctorats d’universités reconnues.
VTB Capital de Russie annonce le lancement de ses activités au Moyen-Orient |
21/06/2009
VTB Capital, la banque d’investissement détenue par VTB Group, la deuxième institution financière de Russie, a annoncé le lancement de ses opérations dans le Golfe et dans la région d’Afrique du Nord avec l’ouverture d’un bureau à Dubaï.
VTB Capital a l’intention de développer des services de structuration intégralement islamiques pour ses clients en Russie.
Les prévisions pour les opérations d’investissement structurées islamiques sont bonnes |
18/06/2009
Pour Abdulla Janahi, CEO de Seera, banque ayant récemment reçu le prix du ‘Deal de l’année’ par The Banker du Financial Times, les deals en investissements structurés islamiques n’ont pas diminué malgré la crise économique mondiale
La finance islamique soutenue par les autorités politiques au Luxembourg |
18/06/2009
Lors de la conférence qui a eu lieu au Luxembourg les 5 et 6 mai, Fernand Grulms, CEO de Luxembourg for Finance, a fait passer quatre messages de la part du Gouvernement.
En s’adressant à une audience composée de savants de la religion Islamique (Islamic scholars) et d'experts en finance islamique venus d'Europe, du Moyen-Orient et d’Asie, Grulms a identifié la finance islamique comme un concept qui ne se limite pas uniquement au monde arabe mais qui au contraire a des valeurs communes avec les principes d’investissement socialement responsable qui sont de plus en plus appréciés dans les pays occidentaux. Etant donné la grande incertitude qui pèse sur le futur immédiat du secteur financier, les standards d'investissement éthiques "inspireront nos actions d’aujourd’hui et de demain".
Fernand Grulms a fait passer 4 messages de la part du ministre du Trésor et du Budget, Luc Frieden:
1. Le Gouvernement luxembourgeois est convaincu des opportunités intéressantes de développement offertes par la finance islamique. C’est pour cette raison, qu’en avril 2008, le ministre Frieden a réuni au sein d'un groupe de travail les parties les plus intéressées à la finance islamique. La mission de ce groupe est de repérer les obstacles potentiels au développement de la finance islamique à Luxembourg ainsi que les pistes de développement futur.
2. Le Gouvernement a demandé aux autorités fiscales d’examiner les caractéristiques des transactions de la finance islamique et de proposer des solutions pour que ces transactions bénéficient d'un traitement fiscal équivalent à celui appliqué aux transactions bancaires et financières traditionnelles.
3. Le Gouvernement examine également dans quelle mesure les produits de finance islamique, comme les sukuk, pourraient être utilisés pour financer certaines activités du Gouvernement ou des entités publiques.
4. Le Gouvernement supporte la candidature de la Banque centrale du Luxembourg pour devenir le premier membre associé "non régional" de L’Islamic Financial Services Board, le régulateur des marchés financiers islamiques.
[Agefi Luxembourg]
Noor Islamic Bank et DIB récompensées |
18/06/2009
Noor Islamic Bank s’est vu décerné la récompense de la ‘meilleure Nouvelle Banque’ de 2009 lors du meeting annuel du Banker Middle East.
Par ailleurs, Dubai Islamic Bank (DIB) a été élue ‘meilleure banque de l’année’ par le magazine.
Un sukuk souverain de 750M$ émis par Bahreïn |
17/06/2009
Le gouvernement de Bahreïn est sur le point d’émettre un sukuk de 750M$ qui sera coté au London Stock Exchange. Les chefs de file seront Calyon, Deutsche Bank et HSBC.
"Vision3" signent un protocole d'accord avec Attijariwafa |
16/06/2009
Vision3, conçue par Gulf Finance House, Abu Dhabi Investment House et Ithmaar Bank, a conclu lundi 15 juin un protocole d'accord avec Attijariwafa la plus grande banque du Maroc. Un partenariat visant à établir au Maroc une institution d'investissement spécialisée dans l'alimentation et l'agriculture. La nouvelle banque d'investissement offrira des solutions financières intelligentes à des projets de développement agricole au Maroc, dans l'Afrique du Nord et sub-saharienne, la Méditerranée et l'ensemble de la région MENA.
Le Royaume du Maroc est caractérisé par une abondance de ressources naturelles et de main-d'œuvre qualifiée qui lui donne beaucoup d'avantages dans le secteur de l'agriculture par rapport à la plupart des autres pays dans le monde arabe. La banque a été conçue pour répondre à l'énorme potentiel commercial dans le secteur de l'agriculture régionale en profitant de l'expérience de l'alliance stratégique de Vision3 et Attijariwafa Bank. L'initiative sous forme de joint-venture offrira une variété de produits et services adaptés qui englobe la gestion d'actifs, le capital d'investissement et l'engagement de prise de participation et la syndication, augmentation de la dette, les fusions et acquisitions et le développement de projets plus vastes. En outre, la création d'une entreprise investissement pour le financement du secteur de l’agriculture s'inscrit dans le cadre de la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI de «Maroc 2020» pour un Maroc écologique et la promotion de l'environnement, l'écologie et l'agriculture.
Le Président de Vision3 Esam Janahi, a commenté l'accord d'aujourd'hui en disant: «Nous sommes fiers d'annoncer cette initiative qui fournira les ressources intellectuelles financières à cet important secteur économique et social. La demande actuelle et future dans le secteur de l'agriculture régionale ne peut être surestimée. L'accroissement de la population, les changements climatiques et l'augmentation de la demande en ressources hydriques limitées signifient que les prix de la nourriture et des aliments devraient augmenter au cours des prochaines années. Maintenant plus que jamais, des projets de développement agricole auront besoin de l'appui des spécialistes en ressources financières et, en étroit partenariat avec Attijariwafa, nous prévoyons que cette nouvelle initiative permettra exactement de réaliser cet objectif. »
Vision3 est une alliance stratégique entre Gulf Finance House, Ithmaar Bank et Abu Dhabi Investment House. Une alliance visant à développer des fonds et des projets dans trois secteurs clés qui sont essentiels aux économies de MENASA : l'agriculture, les infrastructures et l'hospitalité.
Le ministre des finances des Maldives s’implique dans la finance islamique |
15/06/2009
Dr. Abdul Majeed Bari, le ministre des affaires islamiques, s’est engagé par un protocole d’entente avec la faculté de Villa College de fournir l’assistance en matière de finance islamique. Il a félicité les efforts de Villa College pour accroître la connaissance en matière de finance islamique au moment où le pays va faire l’expérience d’une première banque islamique sur son territoire. Il a aussi déclaré que la présence de personnes formées dans ce domaine était nécessaire au sein de la Maldives Monetary Authority (MMA) et dans les instances juridictionnelles pour le succès des opérations d’une banque islamique.
Standard Chartered pourrait offrir des produits islamiques au Qatar |
15/06/2009
Standard Chartered étudie la possibilité d’offrir des produits sharia-compliant au Qatar.
Le CEO du Qatar et d’Afrique du Nord, Tom Aaker, voit une opportunité pour la banque dans ce pays.
« Nous avons une banque dédiée à la finance islamique par l’intermédiaire de Standard Chartered Saadiq, basée à Dubaï. Elle effectue des opérations en Malaisie, en Indonésie, au Pakistan et au Bangladesh. Mais nous n’avons pas encore introduit Standard Chartered Saadiq au Qatar, et n’avons pas de licences pour ça,” a-t-il déclaré.
« Nos chercheurs ont indiqué que le Qatar serait la meilleure économie en 2009 », a-t-il souligné, expliquant ainsi l’intérêt de Standard Chartered.
Pour Afaq Khan, ‘il y a de la liquidité dans le marché’ |
15/06/2009
« Contrairement à ce que les nouvelles reportent, il y a de la liquidité dans le marché [de la finance islamique] », a déclaré Afaq Khan, CEO de Standard Chartered Saadiq.
M. Khan a évoqué plusieurs transactions pour corroborer ses propos. « En mars 2009, the Dubai Electricity and Water Authority a levé 2,2Mds$ via un mode de financements syndiqués », une transaction notamment dirigée par Standard Chartered. Il a énuméré d’autres programmes significatifs avec la Banque centrale du Pakistan pour accroître ses réserves islamiques, avec les autorités monétaires de Singapour, et celles de Malaisie et de Bahreïn.
Amlak enregistre près de 19M$ de pertes ce trimestre |
15/06/2009
Amlak, le fournisseur de prêts islamiques, a enregistré une perte de 18,8M$ ce trimestre en raison des des positions qu’il a pris sur des prêts de propriétés encore en cours de construction.
« C’était une des périodes les plus difficiles auxquelles l’industrie du prêt immobilier dans son ensemble a dû faire face depuis le lancement d’Amlak en 2000 », a déclaré son président Nasser Al Shaikh.
L’Australie à l’heure de la finance islamique |
14/06/2009
Chris Brown, le nouveau ministre des finances d’Australie, cherche des moyens d’attirer la finance islamique à Sydney.
Parallèlement, une des plus importantes banques d’Australie, the National Australia Bank, évoque un programme structuré pour établir des transactions sharia-compliant.
Quatre banques islamiques pourraient ouvrir au Kazakhstan |
12/06/2009
Trois ou quatre banques islamiques pourraient ouvrir et lancer leurs opérations dans l’ancienne République Soviétique, a déclaré le directeur de la banque centrale du Kazakhstan, Grigory Marchenko. Ce pays, en changeant sa législation en février dernier,
a permis l’essor de la finance islamique.
Lancement du très attendu centre financier tunisien par GFH |
12/06/2009
La banque islamique Gulf Finance House (GFH) lance en Tunisie un projet de plateforme financière off-shore, qui est la première du genre en Afrique du nord, pour un coût de 3 milliards de dollars.
"Les travaux du chantier débuteront au dernier trimestre 2009 pour la réalisation d'une première composante du projet sur quatre ans", a indiqué à la presse, Esam Janahi, président de la banque bahreïnie.
"Il s'agit d'un projet de développement durable qui aura des retombées à long terme", a-t-il déclaré en référence au contexte de la crise financière mondiale.
Le projet couvrant 450 hectares en front de mer à Raoued, à 30 km de Tunis permettra la création de 16.000 emplois, a ajouté M. Janahi, qui a assisté au au coup d'envoi du projet par le président Zine El Abidine Ben Ali.
Baptisé "Tunis Finance Harbour", le projet comportera un centre de services d'investissement bancaire et de conseil, un centre de sociétés, un centre d'assurance "Takaful" et un centre de transactions internationales.
Sont aussi au programme une "business school" et un complexe commercial et résidentiel (100.000 résidents) avec marina et infrastructures sportives, dont un terrain de golf.
Le projet permettra à la Tunisie de "développer une industrie de services financiers off-shore dans le cadre d'une plateforme de niveau international" entre l'Europe et le Moyen-Orient, a affirmé le promoteur.
"La rentabilité du projet est "assurée", a dit M. Janahi, louant la vitalité de l'économie, la stabilité et la présence de personnels qualifiés en Tunisie.
Le parton de GFH a par ailleurs affirmé que la crise économique n'aurait pas d'impact sur les projets financés par sa banque en Afrique du nord.
"Nous n'avons pas l'intention de renoncer, ni de geler nos activités", a-t-il déclaré, évoquant des projets immobiliers à Tanger et à Marrakech (Maroc) et un projet énergétique en Libye.
Présente aussi en Algérie, en Jordanie et au Liban, la GFH, créée en 1999, est considérée comme le leader du fonds islamique d’investissement.
Ses investissements dans la région sont estimés à 12 milliards de dollars pour des bénéfices record de 302 millions de dollars US durant les 9 premiers mois de 2009.
Emirats: les banques appelées à suspendre les prêts à deux groupes saoudiens |
11/06/2009
La Banque centrale des Emirats arabes unis a demandé aux banques dans le pays de suspendre l'octroi de prêts à deux groupes saoudiens, en butte à des difficultés, a rapporté jeudi la presse locale.
Dans une circulaire, la Banque centrale demande aux banques de "ne plus ouvrir de nouvelles lignes de crédit" à Algosaibi Group et à Saad Group, contrôlé par Maan Al-Sanea, l'une des plus grosses fortunes d'Arabie saoudite, a précisé le quotidien Emirates Business 24/7.
Cette mesure sera en vigueur "jusqu'à nouvel ordre", ajoute le journal en citant des sources bancaires à Abou Dhabi.
Les groupes Algosaibi et Saad sont en butte à des difficultés financières, apparues dans la foulée de la crise financière internationale.
La semaine dernière, la Banque centrale d'Arabie saoudite a gelé les comptes bancaires privés de Maan Sanea, l'une des grosse fortunes du royaume, en raison de difficultés que connaît l'International Banking Corp, un établissement basé à Bahreïn dans lequel Sanea aurait des intérêts et que contrôle le groupe Algosaibi.
Le Koweït a pour sa part ordonné la suspension de toutes les opérations financières avec les deux groupes saoudiens qui doivent plus de 750 millions de dollars à des banques koweïtiennes, selon le quotidien koweïtien Al-Raï. Cette information a été ensuite démentie par Saad, la qualifiant d'"inexacte".
Financement de gros projets d’infrastructures au Mali par la BID |
11/06/2009
Le ministre de l’Economie et des Finances du Mali, Sanoussi Touré, et le président de la Banque islamique de développement (BID), le Saoudien Ahmed Mohamed Ali ont signé, le 3 juin dernier à Achkabad, capitale du Turkménistan, deux accords de prêt totalisant un montant global de 74,5 millions de dollars portant sur le financement du projet d'aménagement du barrage de Taoussa et le développement rural de Tien Konou, annonce un communiqué du département de l’Economie et des Finances.
Les accords ont été signés en marge des travaux de la 34è assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs de la Banque islamique de développement, à laquelle M.Touré a pris part les 2 et 3 juin.
Le premier accord de financement d'un montant de 50 millions de dollars traduit la concrétisation de l'engagement pris par la BID au cours de la Table ronde des bailleurs de fonds du projet d'aménagement du barrage de Taoussa. Cette Table ronde s’était tenue au siège de la banque à Djeddah en novembre 2007, en présence du Premier ministre Modibo Sidibé, précise le texte.
Le projet d'aménagement du barrage de Taoussa est un ambitieux programme de développement des régions du Nord. Il va réduire la pauvreté dans les 3 régions septentrionales par le renforcement de la sécurité alimentaire, la couverture des besoins énergétiques et la régénération des écosystèmes mis à mal par de longues années de sécheresse, de déficit pluviométrique et de désertification.
Le second accord porte sur un montant de 24,5 millions dollars comptant pour le soutien de la BID à la mise en œuvre du projet de développement hydroagriole de Tien Konou en 4è Région. Ce projet contribuera principalement à l'amélioration de la riziculture dans deux des quatre systèmes hydrauliques de l'Office riz Ségou à savoir le système de Dioro (15 167 ha) et celui de Tamani (9 122 ha).
Majid Al Refai nommé ‘banquier de l’année’ |
11/06/2009
Majid Al Sayed Bader Al-Refai, fondateur et directeur général de Unicorn Investment Bank a été nommé ‘banquier de l’année’ lors de la cérémonie du ‘Banker Middle East Industry Awards for 2009.’
Al-Refai est considéré comme un des pionniers de l’industrie de la finance islamique et a été
un acteur actif de celle-ci depuis plus de 20 ans. Il a fondé plusieurs institutions financières islamiques tout au long de sa carrière, incluant Commerce MGI Sdn Bhd en Malaisie et First Islamic Investment Bank (aujourd’hui renommée Arcapita) à Bahreïn. En 2004, il a établi Unicorn Investment Bank, dans le siège est à Bahreïn, avec l’aide d’investisseurs influents à travers la région du Golfe.
Logements sociaux financés par la BID |
11/06/2009
Entre 2007 et 2012 seront réalisés 4 200 logements sociaux dans le seul District de Bamako, sur un total de 10 000 attendus sur l'ensemble du territoire national. Les 866 logements de Tabacoro constituent la première tranche de ce programme.
3500 autres logements viendront renforcer ce programme des 10 000 logements sociaux programmés entre 2007 et 2012 grâce à un financement assuré par la Banque islamique de développement (BID).
Majid Al Refai nommé ‘banquier de l’année’ |
11/06/2009
Majid Al Sayed Bader Al-Refai, fondateur et directeur général de Unicorn Investment Bank a été nommé ‘banquier de l’année’ lors de la cérémonie du ‘Banker Middle East Industry Awards for 2009.’
Al-Refai est considéré comme un des pionniers de l’industrie de la finance islamique et a été
un acteur actif de celle-ci depuis plus de 20 ans. Il a fondé plusieurs institutions financières islamiques tout au long de sa carrière, incluant Commerce MGI Sdn Bhd en Malaisie et First Islamic Investment Bank (aujourd’hui renommée Arcapita) à Bahreïn. En 2004, il a établi Unicorn Investment Bank, dans le siège est à Bahreïn, avec l’aide d’investisseurs influents à travers la région du Golfe.
GFH, meilleur fournisseur de financements islamiques de l’année |
11/06/2009
Gulf Finance House (GFH) reçoit l’award de la “Best Islamic Finance House” lors du Banker Middle East Industry Awards 2009. La récompense souligne la position de GFH en tant que banque islamique d’investissement majeure et la plus innovante dans la région.
Emaar Properties réalise un hôtel de luxe à Marassi |
11/06/2009
Le promoteur immobilier émirati réalise un hôtel de luxe et 50 villas privées à Marassi (1 217 M€).
Un nouveau dossier sur la finance islamique en France dans la revue « Echanges » |
11/06/2009
Le propos. Annoncée par Bercy, l'arrivée des obligations islamiques sur la place de Paris est-elle plus qu'un petit pas ? « Echanges », la revue professionnelle des dirigeants financiers, n'en doute pas. Dans un dossier intitulé sans ironie « Tout est prêt », très complet voire pratique, elle met clairement en avant la nécessité économique qui s'impose à notre pays, avec l'avance grandissante des Anglo-Saxons en la matière. Mais quel est son avenir en France ? demande l'économiste Michel Ruimy, qui souligne l'impossibilité d'évaluer l'ampleur des attentes, vu le manque d'offre.
L'interrogation. Jean-Jacques Pluchart, professeur à Paris-II, élargit le sujet sur la capacité des autorités bancaires et religieuses dans le monde à s'accorder, « puisque chacun des acteurs légitimes est attaché à la stricte logique économique d'un marché ou à l'orthodoxie d'un dogme philosophique ou religieux ».
La citation. « Il n'est pas anodin de pouvoir créer des liens financiers, en plus des liens commerciaux [...], entre l'Occident et le monde musulman. Le développement de la finance islamique apparaît ainsi comme le prolongement du «doux commerce», facteur de paix, cher à Montesquieu », souligne Hervé de Charette, ancien ministre et actuel président de la Chambre de commerce franco-arabe.
« Echanges », la revue des dirigeants financiers, juin 2009, 70 pages, 10 euros.
BRI: le comité de supervision bancaire s'élargit avec des membres du G20 |
10/06/2009
Le comité de supervision bancaire de la Banque des règlements internationaux (BRI) a élargi le nombre de ses membres avec l'arrivée de plusieurs pays du G20, pour renforcer son action de régulation des marchés financiers, a-t-il annoncé mercredi.
Le comité a invité comme nouveaux membres les représentants de l'Argentine, l'Indonésie, l'Arabie saoudite, l'Afrique du Sud et la Turquie, tous membres du groupement des pays industrialisés et émergents du G20, selon un communiqué.
Hong Kong et Singapour ont également été accueillis au sein du comité, a précisé ce dernier.
L'objectif de cet élargissement est "de mettre en place d'une manière plus efficace les réformes nécessaires du système financier international", a souligné le communiqué.
Le comité de supervision bancaire de la BRI a annoncé en novembre une série de mesures pour faire face à la crise financière, notamment de renforcer les capitaux tampons et d'aider à contenir l'endettement dans le système bancaire.
Ce groupement, fondé en 1974, était jusqu'à présent composé des gouverneurs de banques centrales mondiales (Australie, Brésil, Belgique, Canada, Chine, Corée du Sud, Inde, Mexique, Russie, France, Allemagne, Italie, Japon, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni et Etats-Unis). Il se réunit quatre fois par an.
Le marché saoudien des sukuk sur le point d’être lancé |
10/06/2009
Le Tadawul, bourse d’Arabie Saoudite, s’apprête à lancer le nouveau marché des sukuk samedi prochain. Les heures de trading pour les sukuk et les obligations seront entre 11h30 et 3h.
KFH Group introduit Liquidity House en Malaisie |
09/06/2009
Liquidity Management House for Investment K.S.C.C (Liquidity House), une filiale de Kuwait Finance House vient d’être créée en Malaisie. Liquidity House est une compagnie d’investissement propriété intégrale de KFH et doit servir de pôle d’investissement pour KFH dans sa logique permanente d’expansion.
L’assurance islamique arrive au Maroc |
08/06/2009
Après les produits bancaires, la mode halal semble avoir conquis les assureurs. «La direction des assurances et de la prévoyance sociale (DAPS) travaille actuellement sur un modèle de contrat pour la commercialisation du produit alternatif Takaful» , explique-t-on au ministère des finances. Une fois homologués, ces produits d’assurance seront vraisemblablement régis par le code des assurances en vigueur. Pour décerner le label «produit respectant la charia», la DAPS prévoit un contrôle de conformité aux préceptes de la loi religieuse. Le contrôle concernera également la politique de placement adoptée par les compagnies d’assurance.
Les produits de leasing au Maroc se normalisent |
08/06/2009
Leur introduction fera l’objet d’une modification de la recommandation de Bank Al Maghrib relative aux produits Ijara, Moucharaka et Mourabaha.
Le traitement comptable et fiscal sera discuté avec la direction générale des impôts.
Bank Al Maghrib (BAM) et le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) travaillent d’arrache-pied pour concevoir un cadre légal pour deux nouveaux produits destinés aux professionnels : les contrats Salam et Istissnaâ. «Plusieurs réunions tenues entre BAM et GPBM dans le cadre de la commission juridique mixte ont abouti à l’élaboration d’un premier projet de contrat pour le produit Salam. En revanche, les travaux concernant le contrat Istisnaâ sont encore en cours», confie une source bancaire qui a participé à ces réunions.
Signalons d’abord que le produit Salam dont l’équivalent dans l’offre bancaire classique est «l’avance sur marchandise» (ASM) mais seulement pour les biens meubles, fait l’objet d’un contrat à double engagement. Dans un premier temps le client formule une demande auprès de l’établissement de crédit sollicitant son accord pour acquérir un bien déterminé et de le lui revendre sous forme de financement par Salam, il s’agit du premier engagement. A cette fin et sur la base du devis (ou tout autre document spécifiant les caractéristiques dudit bien) produit par le client, l’établissement de crédit acquiert ledit bien dans le but de le lui revendre dans les conditions et modalités prévues par le contrat (deuxième engagement).
«Afin de s’assurer de son intégrité, le bien restera entre les mains du vendeur ou fournisseur en sa qualité de tiers consignataire jusqu’à sa remise à l’acquéreur», souligne une source bancaire. Physiquement, en fait la banque, même si elle acquiert le bien, n’entre pas en sa possession. Le tiers consignataire (fournisseur) s’engage à mettre en œuvre tous les moyens pour s’assurer que l’utilisation qui en sera faite est conforme aux stipulations du contrat. Par conséquent, les risques inhérents au bien restent à sa charge jusqu’à la livraison qui sera matérialisée par la signature d’un procès-verbal de réception, entre l’acquéreur et le fournisseur. Ce document sera ensuite remis par le premier à l’établissement bancaire. Le prix de la vente du bien inclura, évidemment, outre les frais et dépenses, une rémunération convenue entre les deux parties. «Le montage contractuel tripartite adopté permet de fluidifier les rapports entre les trois signataires, en l’occurrence l’établissement de crédit, le fournisseur et le client bénéficiaire de financement», tient à préciser notre banquier qui indique, par ailleurs, la procédure qui sera suivie. Soulignons que le prix est réglé sous forme de traites payables selon une périodicité arrêtée en commun accord entre l’établissement de crédit et le client.
Actuellement en cours d’étude, Al Istisnaâ qui s’apparente au leasing réservé aux professionnels peut concerner aussi bien les biens meubles qu’immeubles et se définit comme étant l’opération par lequel le donneur d’ordre (Moustasni’i), généralement la banque, demande au fournisseur (Sani’i) de lui fabriquer une marchandise ou un ouvrage dont les caractéristiques sont décrites dans le contrat. En contrepartie, le premier propose au second une rémunération payable d’avance, de manière fractionnée ou à terme. «Ces deux parties se mettent aussi d’accord sur le délai de livraison, le prix et la date de paiement. Leur engagement est irrévocable, même si le paiement peut être différé», explique la même source. Dans un deuxième temps, le Moustasni’i (donneur d’ordre) revend la marchandise fabriquée au client en se réservant une margé bénéficiaire en fractionnant, bien entendu, le paiement.
Engagement irrévocable pour Al Istisnaâ
Pour ce qui est du traitement comptable et fiscal de ces deux produits, la commission mixte BAM/Gpbm saisira sous peu la direction générale des impôts (DGI) pour en discuter. Parallèlement, une commission fiscale devra étudier le traitement fiscal applicable auxdits produits notamment en ce qui concerne l’Impôt sur les sociétés (IS), de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), des droits d’enregistrement ainsi que de la patente.
Une fois finalisés, ces deux contrats feront l’objet d’une modification apportée à la recommandation de BAM n° 33/G/2007 relative aux produits déjà lancés : Ijara (leasing pour particuliers), Moucharaka (capital-risque) et Mourabaha (vente à tempérament).
[La Vie Eco]
Les relations de la BID et du Togo |
07/06/2009
Le ministre de l’Economie et des Finances du Togo, Adji Othèth Ayassor, a regagné Lomé samedi après avoir participé à Ashgabat au Turkmenistan à la réunion annuelle de la Banque islamique de développement (BID). Les 56 pays membres de l’institution participaient aux travaux sous la direction du président turkmène, Gurbanukuly Bardi Muhammadov. Les discussions ont porté sur les effets de la crise économique et financière mondiale
La BID favorise la coopération sud-sud et est impliquée dans de nombreux projets au Togo. En mai dernier, le président Faure a Gnassingbé avait reçu le vice-président de la Banque, Birama Sidibé.
« La BID a toujours soutenu le pays, y compris pendant les moments difficiles de son histoire, elle entend continuer de le soutenir » avait à cette occasion déclaré M. Sidibé.
La BID finance dans le pays des projets dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, des infrastructures et de l’hydraulique villageoise.
Le rapport entre l’ISR et la finance islamique |
07/06/2009
Propos sur la finance islamique de Dominique Blanc, Responsable de la recherche ISR au sein de Novethic. Extraits d’une interview sur l’ISR parue sur Easybourse
« Le marché de l'ISR atteint 30 milliards d'euros, en croissance de 37% »
De quelle manière se positionne le marché français de l'ISR vis-à-vis de ses voisins européens?
Le marché de l'ISR de l'Europe du Nord continue à être plus important qu'en Europe du Sud. Les deux grands pays dominants étant le Royaume-Uni et les Pays-Bas.
Si nous considérons les statistiques européennes pour 2007, il est clair que la France a un marché de l'ISR dynamique. Ce n'est pas forcément le marché où les encours sont les plus importants en volumes, mais c'est un marché qui se caractérise par des pratiques très structurées.
Au Royaume-Uni, où les encours sont significatifs, c'est l'approche d'exclusion sectorielle qui domine le marché. La sélection ESG s'applique à un volume d'encours bien moindre.
Au demeurant, nous ne mesurons pas la même chose dans l'ensemble des pays européens. Le marché allemand est inexistant sur des segments qui sont extrêmement développés dans notre pays. Les compagnies d'assurance et les fonds de pension sont quasi absents du marché. On note en revanche une grande part de fonds thématiques environnementaux.
Si nous changeons de continent, le Canada s'affiche comme un pays très impliqué dans l'approche ISR. Un mouvement ISR est également notable sur le continent asiatique où la finance ISR est assimilée dans certains pays à la finance islamique.
A ce sujet, de quelle manière appréhendez-vous l'interaction entre finance ISR et finance islamique?
Nous avons réalisé une note prospective sur le sujet. Dans la mesure où l'ISR a des racines éthiques et religieuses, la question est de savoir si l'on peut imaginer que dans les pays à forte culture musulmane où la finance islamique se développe par essence plus facilement qu'ailleurs, il pourrait émerger un marché de l'ESG. Même si les points communs sont évidents, les métiers empruntent un chemin différent. Ceci étant, a récemment été créé le premier fonds water charia compliant proposé par la société de gestion suisse SAM.
Vers un mariage entre la finance islamique et le développement durable ? |
07/06/2009
Dans une déclaration à la MAP, en marge de la séance de clôture de la 3e édition du Forum africain de l'énergie électrique (4 et 5 juin), initié sous le thème "Energie compétitive et développement durable", M. Boutayeb a ajouté que les pays de l'Afrique du Nord peuvent servir aussi de passerelle notamment en terme de recherche de financements auprès des pays arabes, des institutions financières et des banques d'investissements pour drainer davantage ces investissements vers le Continent africain.
"La sagesse, la coopération et l'esprit de tolérance des pays de l'Afrique subsaharienne peuvent constituer aussi de grands acquis, à même de permettre une meilleure réflexion pour l'optimisation de la coopération transrégionale et transfrontalière avec l'Afrique du Nord", a-t-il souligné.
"Grâce au soleil, au vent, à l'eau et à la terre et loin de la pollution politicienne, l'énergie sera verte, propre, alternative, renouvelable, constante, durable et positive et j'espère équitable pour tous, pour que la lumière éclaire nos vie, nos cœurs et nos intelligence", a-t-il dit.
Et M. Boutayeb d'ajouter qu'il a été question aussi de l'examen du rôle que peuvent jouer la Banque islamique de développement, les institutions financières arabes ainsi que l'ensemble des bailleurs de fonds arabes pour la promotion et le développement des énergies, en l'occurrence celle électrique, au sein du Continent africain.
C'est dans ce cadre que le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) a donné un aperçu détaillé sur la politique et les grandes orientations institutionnelles du Maroc en matière de financement et de promotion des énergies renouvelables, a-t-il rappelé, notant que les différents partenaires africains se sont montrés très intéressés par l'expérience marocaine en la matière.
DTZ publie un livre blanc de l’immobilier durable et lance son institut de recherche |
04/06/2009
La société de conseil en immobilier d’entreprise DTZ vient d’annoncer la création de l’Institut DTZ Research qui a pour vocation « de produire, rassembler et éditer des informations sur l’immobilier d’entreprise en s’appuyant sur des études originales et innovantes ». Au programme, « La finance islamique dans l’immobilier d’entreprise », « L’histoire du bureau », « La relance immobilière par la culture », etc., des articles de fond mis à la disposition des medias et des universitaires. En France, le pôle DTZ Research est dirigé par Magali Marton. Juriste de formation, elle a débuté sa carrière au GRECAM (Groupe de recherche sur l’économie de la construction et de l’aménagement) en 1988, puis a rejoint DTZ mi-2005 en qualité de Directrice des Etudes et pilote, depuis cette date, le pôle DTZ Research pour la France.
Augmentation du capital de la Banque islamique de développement |
04/06/2009
L’Arabie Saoudite, l’Iran et le Qatar ont augmenté leur parts dans le capital de la Banque islamique de développement (BID) basée à Jeddah, a annoncé le président de celle-ci, Ahmed Mohammed Ali.
Le conseil de direction de la BID avait quelque peu auparavant accepté de financer des projets pour 575M$, incluant un barrage de 91M$ en Iran, et une station hydro-électrique au Pakistan. La Turquie bénéficiera de 220M$ pour l’achat de trains électrique, le Turkménistan de 31M$ pour des tankers de pétrole, le Liban de 52,7M$ pour un projet hydraulique et le Surinam de 5,5M$ pour moderniser son port de pêche.
Belkacem Boutayeb et la finance islamique |
04/06/2009
Extraits des Afriques d’un portrait et d’une interview de Belkacem Boutayeb
Avec sa douce soixantaine, qu’il porte avec élégance dans un costume impeccable, Belkacem « Mamadou » Boutayeb est un « marginal séquent » qui promeut la rencontre entre les peuples. L’implantation de la première banque américaine à Casablanca, en 1967, lui ouvre grandes les portes d’une trépidante carrière professionnelle, et d’un parcours de migrant international militant, comme le prédestinait déjà sa naissance algérienne…
En 1975, il s’envole pour la Côte d’Ivoire, 3e étape migratoire de son parcours, pour y implanter une filature et une usine de tissage, pour le compte d’investisseurs libanais. Il se retrouve à Paris fin 1979, au sein des différents départements de l’UBAF (Union des banques arabes et françaises), avant de se voir confier la direction du développement de la filiale offshore de Bahrein, avec juridiction sur les pays du Conseil de coopération du Golfe.
Fin 1982, il rejoint à Genève la nouvelle équipe qui se formait autour du Prince Mohamed Al Fayssal, pour finaliser la configuration de ce qui allait devenir le 1er groupe de banques islamiques, au capital initial d’un milliard de dollars, Dar Al Maal Al Islami.
Et depuis… entre différents mandats de conseil et d’expertise en finance islamique, en développement international et en médiation interculturelle, dans « son village planétaire pluriel » il œuvre, avec générosité et humilité, au rapprochement culturel et économique entre ce Maroc qu’il vénère et cette Algérie qu’il aime et respecte… il s’évertue à dire que si le Maghreb est arabo-amazigh, il est aussi résolument africain…
LA : Que signifie d’après vous le concept Economie islamique ?
BB : Ce concept est basé sur l’économie réelle. Il interdit la thésaurisation. Pour lui, l’argent n’est pas une marchandise, mais un outil d’échange et de création de croissance ou de richesse pour l’ensemble de la Communauté. Celui qui jouit des bienfaits de richesses, doit s’associer avec des gens de savoir, d’expertise et d’expérience dans le cadre de la dynamique de partage des trois R : responsabilité, risque et revenus.
LA : N’est-ce pas ce que nos amis occidentaux appellent finance éthique ou économie solidaire ?
BB : La finance islamique s’adapte bien à ces concepts de solidarité communautaire dans l’adversité du quotidien. Je vois de toute évidence des similitudes avec des concepts de capital risque et de capital développement, promus et développés avec succès par les Allemands et les Américains depuis la nuit des temps.
LA : Reste que la finance islamique est réfractaire à la bourse, contrairement au capital-risque ?
BB : En principe, la finance islamique rejette toute démarche spéculative, mais reste mercantile dans la mesure où il est admis que l’on fasse des marges bénéficiaires confortables entre acheteurs et vendeurs. La notion de partage de risques et de solidarité communautaire reste à mon avis une caractéristique fondamentale de cette finance islamique. Elle a un côté restrictif, dans la mesure où la banque islamique ne prête jamais d’argent, mais finance un projet inscrit dans les normes de rentabilité et exclut tout rapport avec l’armement, l’alcool, la viande de porc ou les approches de spéculation outrancière et aggravante de misère humaine.
Une nouvelle identité pour Al Baraka |
04/06/2009
Al Baraka Banking Group, un des premiers groupes au monde dans le domaine vient d’arborer une nouvelle identité après une cérémonie qui s’est tenue mercredi 03 juin.
« L’importance de la nouvelle identité du groupe pour Al Baraka, tient au fait que ce n’est pas un projet ordinaire pour nous », a déclaré Adnan Ahmed Yousif son président. La nouvelle identité repose sur le principe de « votre banque partenaire » pour symboliser un partenariat mutuel bénéfique.
Belgique : le ministre des Finances propose la constitution d'un groupe de travail pour examiner la situation spécifique du secteur financier islamique |
03/06/2009
M. Reynders, ministre des Finances, a reçu Taoufik Amzile et Ibrahim Soteras, les représentants de l'Association Belge des Professionnels Musulmans (ABPM). A l'issue de cet entretien, il a proposé la mise en place à la Chambre des représentants d'un groupe de travail réunissant des experts de la CBFA, de la Banque Nationale de Belgique, de l'APBM et d'autres acteurs intéressés afin d'établir un état des lieux des dispositions légales qui devraient être modifiées en vue de rendre compatible notre législation aux mécanismes sur lesquels se fondent la finance islamique. Il s'agira en particulier de s'assurer que de tels mécanismes ne sont pas inutilement pénalisés par des dispositions réglementaires ou fiscales et de favoriser le développement des relations financières avec le monde musulman
Qatar Islamic Bank retarde son arrivée en France |
02/06/2009
Qatar Islamic Bank annonce retarder son arrivée en France qui aurait pu lui permettre de devenir la première banque islamique en France. Les officiels de la banque attendent de voir les réactions du marché après le lancement d’une première banque islamique en France – prévue en juin ? - avant de se lancer.
Les investissements basés sur la Charia dépassent les 1,5Mds$, selon Abdul Rahman Al-Baker |
01/06/2009
Les investissements conformes à la Charia auraient dépassé les 1,5Mds$ selon Abdul Rahman Al-Baker, le directeur exécutif de la supervision de la Banque centrale de Bahreïn. Il est donc nécessaire, a-t-il ajouté, de créer une régulation adéquate pour les instruments d’investissements islamiques que les acteurs de l’industrie puissent utiliser pour accroître leurs activités.
« Il y a un besoin pour les institutions financières islamiques de développer des alliances stratégiques avec les autres institutions financières mondiales, spécialement dans la structuration de produits et l’offre, car la formation de telles alliances aidera à parvenir à des économies d’échelle et à améliorer les services à travers l’industrie d’investissement islamique, » a déclaré Abdul Rahman Al-Baker.
Actuellement, il y a 500 fonds au niveau mondial en conformité avec les principes islamiques, dont 1/3 lancés ces deux dernières années.
Abu Dhabi Islamic Bank compte s’installer en Algérie |
30/05/2009
Une autre banque islamique prépare activement son implantation en Algérie. Il s’agit d’Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB). Cette banque émiratie espère ainsi offrir ses services dans la région du Magheb, en commençant parl’Algérie. Ayant déposé la demande d’agrément en décembre 2007 au Conseil de la monnaie et du crédit (CMC) de la Banque d’Algérie, ADIB compte offrir une meilleure gamme de produits et services à ses futurs clients. Des produits qui, selon ses responsables, sont «conformes» aux préceptes de la Charia.
Ainsi, ADIB sera la deuxième banque émiratie à s’implanter en Algérie après Essalam et la troisième sur le marché national avec Al-Baraka Bank, spécialisée dans la finance islamique. Pour ce faire, pas moins de 110 millions d’euros seront consacrés dans un premier temps en Algérie. «Nos produits sont 100% islamiques, dont deux nouveaux seront mis sur le marché une fois notre banque opérationnelle. Il s’agit de la carte de crédit islamique ainsi que El Kheir», nous a précisé la représentante de ladite banque.
Avec la carte «El Kheir», explique la même source, il sera possible d’acheter touts les crédits contractés chez d’autres banques pour les fédérer au sein d’ADIB. Le but de cette opération, au demeurant originale, est de permettre aux clients d’avoir affaire à une seule et unique banque. «Le produit El Kheir, permettra aux clients de gagner du temps et d’argent en ayant affaire seulement à nos services», nous a précisé plus loin la même source, pour laquelle ledit produit est le premier du genre proposé dans le paysage bancaire algérien. Abordant le marché algérien, notre interlocutrice nous a fait savoir que l’Algérie demeure le meilleur marché dans toute la région du Maghreb, car ce secteur est juteux en raison de la forte demande. «Le marché algérien est de loin meilleur que celui du Maroc ou de la Tunisie», souligne-t-elle.
Il est utile d’indiquer qu’Abu Dhabi Islamic Bank demeure parmi les établissements bancaires les plus puissants dans la région du Golfe. Les chiffres d’affaires réalisés ces derniers temps à travers toutes les succursales installées dans les quatre coins du monde parlent d’eux-mêmes. «Avec 126 agences, notamment en Egypte, au Soudan et en Arabie Saoudite, notre banque a réalisé un chiffre d’affaires de 2,6 milliards de dollars en 2008, soit plus de 15% et ce en pleine crise financière», ajoute la même source.
La finance islamique rempart contre la débâcle financière ? |
30/05/2009
Finance Islamique France vous fait part dans sa veille de cet article issu d’une intervention orale sur BFM radio :
Cette finance respectueuse du Coran est au cœur du Forum du dialogue bancaire Franco-Arabe, organisé les 28 et 29 mai à Paris. Avec ses 700 milliards de dollars d'encours, elle fait figure de riposte aux pratiques révélées par la crise.
"Vous ne léserez personne et vous ne serez point lésé". C'est l'un des grands principes sur lequel repose la finance islamique. Un concept qui est particulièrement vendeur au moment où les grandes banques occidentales sont pointées du doigt. Mais la finance islamique est-elle réellement plus vertueuse que la finance conventionnelle ?
Une finance qui rejette les montages périlleux
La réponse d'Anne-Sylvie Vassenaix, associée chez Norton Rose : "La finance islamique a quand même pour spécificité d'être beaucoup plus proche des actifs : les actifs, financés au travers d'un certain nombre de structures qui sont parfois particulièrement complexes, doivent néanmoins ne pas être trop éloignés, ce qui veut dire que l'on ne connaît pas de montages de type titrisation ou autres. Ce qui laisse entendre quelque part, comme on l'a beaucoup dit récemment, qu'elle est moins exposée que la finance conventionnelle et qu'à bien des égards elle a moins connu les soubresauts récents qu'on a pu connaître en matière de finance conventionnelle".
Un marché épargné par les subprimes... pas par la récession
La finance islamique serait donc moins risquée. A-t-elle pour autant mieux résisté à la crise. Pas vraiment selon Ladislas Gallant, responsable de la finance islamique chez Calyon : "La finance islamique a échappé aux premiers effets de la crise, c'est-à-dire aux subprimes, car les banques islamiques n'étaient pas autorisées à détenir ce type d'actifs, comme les CDO et tous les actifs complexes qu'on a pu avoir et qui ont créé des problèmes de valorisation. Cependant, la finance islamique n'est pas décorrélée de l'économie puisque c'est une finance qui veut soutenir l'économie et l'entreprenariat. Donc même si elle est basée principalement dans le Golfe et en Asie du Sud-Est où l'économie a mieux résisté à la crise qu'ailleurs dans le monde, la baisse du prix du pétrole et le ralentissement que l'on peut voir dans le Golfe ont amené la finance islamique a quand même souffrir face à la crise mais moins que la finance conventionnelle."
Pas totalement épargnée donc, mais la finance islamique a tout de même été largement protégée par toutes sortes de règles qui ont pourtant été édictées il y a plus de 1 500 ans.
Ecoute disponible sur le lien suivant :
http://www.radiobfm.com/edito/home/32979/la-finance-islamique-rempart-contre-la-debacle-financiere-/
QInvest aquiert des parts dans la compagnie financière d’investissement Panmure Gordon |
24/05/2009
La plus grande banque d’investissement du Qatar a acquis 44% de parts dans la compagnie financière d’investissement britannique, Panmure Gordon. QInvest devient ainsi l’actionnaire majoritaire de cette compagnie.
QInvest est régulée par le Qatar Financial Centre Regulatory Authority et a un capital autorisé de 1Mds $.
La banque islamique de développement accorde au Maroc un prêt pour financer la construction d'une centrale à turbines à gaz |
23/05/2009
Selon Ali Fassi Fihri, directeur de l'ONE, la réalisation de ce projet entre dans le cadre du programme d'urgence visant à assurer l'approvisionnement du Maroc en électricité. «Le lancement de ce projet intervient une semaine seulement après le lancement de celui de Jerf Lasfar. Ceci pour dire que le Maroc est engagé dans la concrétisation du plan d'urgence», souligne M. Fihri.
En effet, la nouvelle centrale électrique de Kenitra permettra d'assurer les besoins de la population en électricité, grâce à la construction de trois turbines à gaz de 100 MW.
Ces nouvelles unités couvriront les besoins de pointe, mais pourront aussi constituer une marge de réserve pour la période 2011-2012.
Par ailleurs, la banque a accordé au Maroc deux dons d'un montant de 11 millions de dirhams (1,375M$) relatifs au financement de projets lancés par l'INDH et la réalisation d'une étude visant à améliorer les antidotes contre les morsures vénéneuses. Le premier don (8,2 MDH) sera donc déployé à accompagner les efforts du Maroc en matière de lutte contre la pauvreté dans le monde rural et contre l'exclusion sociale en milieu urbain.
Quant au deuxième (2,6 MDH), qui bénéficiera d'ailleurs à l'Institut Pasteur, il sera destiné à la réalisation d'une étude sur les antidotes. Intervenant lors de la signature des accords relatifs aux dons jeudi dernier à Rabat, Salaheddine Mezouar qui a présidé la cérémonie de signature, s'est félicité du soutien que ne cesse d'apporter la BID aux projets de développement marocain. Un soutien qui témoigne selon lui, de la confiance dont bénéficie le Maroc en tant que partenaire et bénéficiaire des services de la banque. «Une confiance qui s'est traduite notamment par l'augmentation des montants accordés au Royaume ces deux dernières années pour atteindre 490 millions de dollars», explique M. Mezouar.
Pour sa part, Mohammed Ali, président de la BID a indiqué que la place de choix qu'occupe le Royaume parmi les autres partenaires de la banque est méritée grâce notamment à l'engagement du Royaume dans des projets de développement avant-gardistes comme l'INDH. M. Ali a appelé d'ailleurs le pays à faire partager cette initiative avec d'autres voisins appartenant au monde arabe pour qu'ils puissent bénéficier de l'expérience du Maroc dans ce domaine.
Le président du groupe a félicité le Maroc aussi pour avoir réussi à réaliser des projets grandioses en matière de construction de barrages. Rappelons que les montants accordés par la BID au Maroc depuis 1975 et jusqu'à 2008 ont dépassé les 28 MMDH. Cette enveloppe, accordée sous forme de prêts et de dons, a contribué au financement de plusieurs projets dans les secteurs de l'Eau potable, les Autoroutes, l'Agriculture et l'Electricité et d'autres. «Le Maroc souhaiterait, néanmoins, que la BID continue a apporter son soutien pour la réalisation d'autres projets de développement», déclare le chef de département de la Finance. En effet, le Royaume désire que la banque apporte sa contribution financière pour la réalisation d'une autoroute à Berrchid et une autre qui liera Khouribga à Beni Mellal. D'autres projets nécessitant aussi un financement de la banque est l'approvisionnement du monde rural à Taza et le sud de la ville de Fès en eau potable.
La Banque islamique de développement va octroyer 100 M euros à la Syrie |
23/05/2009
La Banque islamique de développement (BID) va accorder à la Syrie 100 millions d'euros sous forme de prêt destiné au secteur de l'électricité.
L'accord de prêt a été signé par le ministre syrien des Finances Mohammad Hussein et le directeur de la BID, Ahmed Mohamed Ali.
Il servira à "financer l'extension de la centrale de Deir Ali" à 25 km au sud de Damas, l'une des plus importantes du pays.
La BID a déjà financé une trentaine de projets en Syrie d'une valeur totale de 740 millions de dollars.
La BID est la banque de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), qui regroupe 57 membres. Elle accorde des prêts à faibles taux d'intérêt aux Etats membres pour contribuer à leur développement et les aider à surmonter leurs difficultés financières.
Côte d’Ivoire : création d’une Université islamique avec enseignement de finance islamique |
22/05/2009
L'université musulmane de Côte d'Ivoire (UMCI) dont le maître d'ouvrage est le Conseil national islamique (CNI) démarrera ses activités académiques en octobre 2009.
L'UMCI dispensera des enseignements en trois langues : français, anglais et arabe. L'institution adoptera le système Licence-Master-Doctorat dans la délivrance des titres et grades académiques. Les étudiants auront le choix entre 5 facultés : sciences économiques, juridiques et politiques ; sciences et technologies ; langues et communication ; philosophie et théologie et sciences de l'homme et de la société.
L'UMCI disposera en son sein de 7 instituts de recherche dans des domaines variés : Economie et finance islamique, droits communautaires, technologies numériques, langue arabe, civilisations musulmanes, civilisations occidentales et Islam en Côte d'Ivoire.
Le président du CNI, l'imam Koné Idriss Koudouss, a par ailleurs engagé des pourparlers avec la Banque islamique de développement (BID) pour la réalisation des infrastructures du campus universitaire de l'UMCI, dont le coût de réalisation est de 19,2M $ (9 milliards FCFA).
La création de cette université s'inscrit dans un projet global du Conseil national islamique de Côte d'Ivoire prenant en compte tous les cycles d'enseignement (primaire, secondaire et supérieur). Le cycle primaire existe depuis 2003 et le cycle secondaire est en phase d'implémentation.
L'UMCI sera la 3ème université confessionnelle en Côte d'Ivoire après les universités catholique et méthodiste.
Financements de logements sociaux au Mali par la BID |
22/05/2009
Le gouvernement et la Banque islamique du développement (BID) vont signer, avant le 31 mai prochain, un accord cadre relatif à la réalisation d’un programme de 3 400 logements sociaux. C'est la principale conclusion de la mission effectuée, du 7 au 11 mai, par la ministre du Logement, des affaires foncières et de l'urbanisme, Mme Gakou Salamata Fofana, au siège du groupe de la Banque Islamique de Développement (BID) à Djeddah.
En retour, le président de la BID a remercié le président de la République du Mali et a réitéré l'engagement de son institution à soutenir d'une part, les efforts de développement du Mali, d'autre part, à assister, son gouvernement pour la mobilisation du financement du projet.
Wildgen Partners in Law agrandit son équipe |
20/05/2009
Carole Lacroix et Barbara Imbs, toutes deux spécialisés en droit des sociétés et des affaires ont été nommées ‘directors’ au sein de Wildgen, basé à Luxembourg. Carole Lacroix et Barbara Imbs vont ainsi renforcer en partie de l’équipe de Finance islamique de Wildgen.
Pour le ministre mauricien des Finances, la finance islamique "c'est du business" |
19/05/2009
La conférence sur la finance islamique organisée par la Banque de Maurice, s'est tenue
à Pointe-aux- Piments, dans le nord de l'île, devant près de 200 participants dont certains venus d'Arabie Saoudite, de Malaisie, du Pakistan, d'Indonésie, des Emirats Arabes Unis et du Soudan.
Inaugurant cette conférence, , Ramakrishna Sithanen,
a dit vouloir faire de Maurice la porte d'entrée privilégiée de la finance islamique dans la région.
Il a déclaré qu'il n'y a rien de politique, de religieux ou de culturel à propos de la finance islamique.
"C'est du business. Contrairement à ce que certaines personnes peuvent penser, nous ne visons pas une partie de la population avec la finance islamique", a-t-il fait ressortir.
Selon le ministre, la finance islamique est compétitive "et a su résister remarquablement à la crise financière globale" .
Estimant qu'il y a des opportunités à saisir dans ce domaine, M. Sithanen a dit que tout sera fait pour doter l'île d'un cadre légal et régulateur approprié et des incitations fiscales nécessaires pour qu'elle puisse saisir ces opportunités.
"Nous n'hésiterons pas à amender le cadre légal et à émettre, si nécessaire, de nouvelles directives pour faciliter le développement de la finance islamique", a-t-il souligné.
Pour le Gouverneur de la Banque de Maurice, Rundheersingh Bheenick, il est très important pour Maurice d'exploiter au maximum la fenêtre d'opportunité qui lui est ouverte dans le domaine de la finance islamique.
"Notre ambition est assez grande et nous voulons aller vite", a-t-il affirmé.
Quant au secrétaire général de l'Islamic Finance Service Board (ISFB), le Professeur Ahmed Abdel Karim Rifaat, il a dit que, malgré la compétition farouche entre les centres financiers à travers le monde pour développer la finance islamique, il y a des possibilités pour toute place financière de trouver une niche.
Selon lui, Maurice, peut se lancer dans la gestion des fonds, le marché des actions ou la participation au capital des entreprises ou encore développer un marché d'obligations pour les entreprises et pour l'Etat.
Luxembourg veut recouvrer sa juste place dans l’industrie |
18/05/2009
Le Luxembourg, à l’instar de la France, a mis en place un groupe de travail pour réfléchir à la neutralité fiscale en matière de produits tels que les sukuk et les mourabaha. Toutefois, les fonds d’investissements domiciliés au Luxembourg font déjà l’objet d’une neutralité fiscale.
Aujourd’hui, 14 sukuk avec une valeur combinée de 5,5Mds$ et 42 fonds sharia sont cotés à la bourse du Luxembourg. Cependant, la finance islamique au Luxembourg n’est pas récente, car diverses institutions dans les années 80 ont été créées, comme Takaful SA, filière du puissant groupe Dar Al-Maal Al-Islami (DMI) du Prince Mohammed Al-Faisal. basé à Genève.
« Le marché de détail islamique en France s'élèverait à 3 milliards d'euros » |
18/05/2009
Jean-Paul Laramée, Directeur général de Secure Finance et spécialiste de la finance islamique est interviewé le 18/05/2009 par Easy Bourse
(Easybourse.com) Comment expliquez-vous que la finance islamique soit tant médiatisée aujourd'hui en France ?
Le président de la République Nicolas Sarkozy, au moment de son élection a clairement affiché sa volonté d'accroître la compétitivité de la place financière de Paris, notamment en développant sa capacité d'accueil de la finance islamique, en comblant le retard pris par rapport à Londres et en faisant ainsi de Paris la première « place financière islamique d'Europe».
La localisation de Paris dans la zone euro a vocation à renforcer significativement l‘attractivité de la capitale, eu égard à la liquidité provenant du Golfe, de la Malaisie, de l'Indonésie…
Ces éléments sont exacerbés par le fait que nous traversons une crise, que nous avons de plus en plus besoin en France d'investisseurs extérieurs notamment pour les PME et pour les collectivités locales qui ne reçoivent plus d'argent de Dexia, de la Caisse des dépôts, alors qu'elles ont par ailleurs des quantités de projets à financer.
Il est estimé un potentiel d'investissement provenant de la finance islamique de près de 10 milliards de dollars dans les entreprises françaises. Qu'en pensez-vous ?
C'est le chiffre consensuellement retenu.
Cela dépendra de plusieurs paramètres. Tout d'abord de la situation financière mondiale. Ensuite de la capacité de la place financière de Paris à développer les possibilités de création de sukuks.
Justement quel regard portez-vous sur les réformes juridiques entreprises dans le but de favoriser l'émission de sukuk en France ?
Le gouvernement français a choisi une voie quelque peu différente de celle qui avait été empruntée par Gordon Brown au Royaume Uni à l'époque.
Il a été décidé de ne pas mettre en place de cadre juridique pour spécifiquement faciliter la création de produits financiers islamiques. Ainsi s'agissant des sukuk, on a fait en sorte que ces instruments financiers puissent être émis à partir de la fiducie. En cela une réforme de la législation régissant ce mécanisme est envisagée.
La réforme n'est pas officiellement justifiée par le désir de faire croitre le marché de la finance islamique en France.
La modification de cette loi qui date de trois ans, qui n'a pas été beaucoup utilisée et qui est quelque peu rudimentaire est censée permettre la multiplication des possibilités de création de produits financiers issus de la fiducie.
Cette réforme constitue un dossier épineux ?
On n'a effectivement pas choisi la voie la plus facile. Mais cette réforme, au-delà du fait de favoriser la création de produits de finance islamique, a le mérite de développer en France la pratique de la fiducie qui jusqu'à présent était inexistante. Aussi cette solution ne me parait pas déraisonnable.
Un projet de loi qui serait spécifiquement destiné à la création de produits financiers islamique sous entendrait un débat difficile dont l'issue est incertaine. Il ferait incontestablement l'objet d'un recours devant le Conseil constitutionnel. La Constitution française prévoit que tous les individus sont égaux devant la loi et qu'il n'est pas possible d'adopter une réglementation qui avantagerait tel ou tel groupe d'individus plutôt qu'un autre.
Pensez-vous que Paris peut aspirer à devenir la capitale de la finance islamique ?
Cela me semble plausible. Nous observons une multiplication des contacts avec les pays qui pratiquent la finance islamique au plus haut niveau de l'Etat.
A une époque où une banque islamique se crée tous les quinze jours en Afrique, il sera pratiquement impensable de travailler avec ce continent sur le plan financier et économique si on n'a pas les outils de finance islamique, et les gens compétents qui se spécialiseraient dans le domaine.
A ce propos, de quelle manière considérez-vous le fait qu'il y ait en France très peu de compétence dans le domaine ?
Si on veut ouvrir des guichets, faire de la recherche, être créatifs sur le plan des produits… il faut des gens compétents.
Il faut alors former ces gens. Les trois quart des personnes qui travaillent dans la finance islamique ont été formées à Londres, ou dans le Golfe.
Une offre professionnelle sera dispensée à travers l'Institut français de la finance islamique, dès octobre prochain. Il sera présidé par Hervé de Charette en sa double qualité d'ancien ministre des affaires étrangères et de président de la chambre de commerce franco-arabe. Les premières promotions sont prévues pour 2010.
Mais cela n'est pas suffisant.
De quelle manière percevez-vous le développement de l'offre des banques islamiques ?
Il y a dans notre pays six millions de musulmans. Un certain nombre d'associations, de personnalités militent depuis longtemps pour que l'on ouvre des banques islamiques de détail à l'instar de ce qui s'est fait au Royaume Uni.
En réalité, nous devrions, dans un premier temps, voir apparaître des banques islamiques dans le domaine de l'investissement, du financement corporate, et celui des collectivités locales (par exemple du grand Paris qui va coûter 35 milliards d'euros sur 6 ou 7 ans)
Ces banques devraient opérer en association à hauteur de 20% avec les grandes banques de dépôt. C'est à travers les guichets de ces banques conventionnelles qu'ont vocation à être proposés des produits relativement basiques.
Il vous semble peu probable de voir s'établir des banques islamiques isolées. Pourquoi ?
Je vois mal comment la République française, laïque, pourrait accepter la création de banques destinées en particulier à une communauté. Cela semble politiquement difficile à mettre en œuvre.
Par ailleurs, à mon sens, ce projet est quelque peu irréaliste dans la mesure où les meilleures études réalisées sur le sujet estiment l'importance de ce marché de détail islamique en France autour de trois milliards d'euros, ce qui représente relativement peu d'argent.
Il faudrait, par ailleurs, que tous les musulmans qui ont mis leur argent sous forme de dépôts auprès des institutions françaises « conventionnelles » retirent leur argent pour le transférer dans les banques islamiques.
Il faudrait, enfin, plusieurs guichets de ces banques islamiques dans le pays, au moins une centaine, des outils de back office performants, du personnel formé... autrement dit, des investissements considérables.
Ces investissements me semblent disproportionnés par rapport aux parts de marché susceptibles d'être acquises.
Comment appréhendez-vous la cherté des produits proposés ?
Par essence les produits de la finance islamique sont plus chers que les produits de la finance conventionnelle car ils sont plus complexes. D'autant plus qu'il y a très peu de gens qui savent faire cela.
Nous pouvons supposer le cout d'un prêt islamique à 6/7% lorsqu'un prêt conventionnel serait offert avec un taux d'intérêt de 4%.
Dans deux à trois, quand nous aurons des gens mieux formés, des fenêtres qui n'auront pas besoin de locaux particuliers, les coûts tendront à se rapprocher et les produits de la finance islamique seront alors compétitifs.
Le premier pavillon français à la WIBC |
18/05/2009
Le premier pavillon français a été confirmé pour la 5 ème édition annuelle de la World Islamic Funds and Capital Markets Conference (WIFCMC 2009), la plus grande réunion au monde de la finance islamique. Le pavillon français sera mené par la délégation de Paris Europlace, l’organisme en charge de la promotion de la place financière de Paris qui a mis en place, avec l’appui de Secure Finance, le Comité de finance islamique de Paris Europlace. Cette nouvelle édition se déroulera les 25 et 26 mai prochains à Bahreïn.
Dubai Islamic Bank ajoute un nouveau produit à son offre avec le Al Islami Takaful Programme |
18/05/2009
Dubai Islamic Bank (DIB) a annoncé le lancement de Al Islami Takaful Programme, son plan d’épargne avec des avantages de Takaful –‘assurance’ islamique. The Al Islami Takaful Programme est la dernière addition à la suite de développements de produits qui ont inclus des plans d’épargne, des fonds mutuels et d’autres produits structurés. Ce nouveau programme combine des plans d’épargne et d’investissement avec une protection de Takaful, créant un produit unique qui offre deux bénéfices clés, à savoir l’épargne et la protection, dans le même programme.
The Al Islami Takaful Programme a été développé pour les besoins des clients par FWU –un acteur principal dans l’expertise Takaful, avec Dubai Islamic Insurance & Reinsurance Company (Aman).
Une industrie en pleine croissance selon State Street |
18/05/2009
Dans son dernier « Vision Report » , State Street estime que le total des actifs gérés par les institutions financières islamiques dépasse désormais 600 milliards de dollars.
Pour Rod Ringrow, senior vice president de State Street à Doha, Qatar, « jusqu’à présent la crise a eu un effet limité sur l’industrie de la finance islamique car les investisseurs recherchent des classes d’actifs et des marchés stables. » De surcroît, « Les principes de la finance islamique - faible levier, transparence et absence de spéculation - en font une option d'investissement attrayante quel que soit l'environnement du marché, et plus particulièrement dans le contexte actuel", indique-t-il
Dans cette étude, il est fait état que le marché de la finance islamique se développe au rythme de près de 20 % par an depuis 2003.
Jean-Michel Fourgous : Il faut encourager la finance islamique en France |
16/05/2009
Le député UMP et maire d’Élancourt, Jean-Michel Fourgous, est favorable au développement de la finance islamique en France. Il s’en explique au « Cri du contribuable ».
La France est un grand pays capitaliste. L’enrichissement d’un pays passe, notamment en crise mondiale, par la capacité à attirer les talents et les capitaux, y compris les fonds islamiques et les fonds souverains. Il est indéniable que la croissance de notre PIB ne peut se développer qu’en mettant en place une politique d’ouverture vis-à-vis du capital étranger, la première matière première.
La finance islamique représente aujourd’hui une source de capitaux non négligeable : 250 banques ou établissements d’investissement islamiques dans le monde, 700 milliards de dollars d’actifs, une croissance annuelle de 10 % à 15 %… et une exposition qui serait moindre à la crise financière, selon plusieurs spécialistes. Nous ne pouvons faire l’impasse sur cette manne financière.
La France compte cinq millions de personnes de confession musulmane.
Nous sommes le premier pays européen « musulman ». Nous sommes historiquement liés aux pays du Golfe et d’Afrique du Nord, et nous entretenons aujourd’hui encore de bonnes relations avec eux. Pourtant, les activités de finance islamique sont quasi inexistantes en France.
Nous avons donc des cartes à jouer pour développer la finance islamique dans notre pays.
Notre pays pourrait acquérir le leadership mondial en matière de finance islamique au prix d’un petit nombre de réformes et attirer ainsi 100 milliards d’euros d’épargne principalement en provenance des pays du Golfe.
Le dynamisme de l’économie française passe inéluctablement par l’accueil des fonds étrangers, donc des fonds islamiques.
La finance islamique à l'épreuve de la crise |
15/05/2009
Finance Islamique France vous indique un article paru dans Le Monde du 15 mai centré sur Investment Dar, qui a suspendu le paiement de sa dette (cf notre dépêche)
Les spécialistes de la restructuration partis en mission dans le Golfe persique sont confrontés à une problématique inédite. Investment Dar est une holding financière islamique koweïtienne qui détient une participation majoritaire dans le capital du constructeur automobile de luxe britannique Aston Martin. Elle a suspendu le paiement de sa dette, qui s'élève à un milliard de dinars koweïtiens (2,5 milliards d'euros). La crise du crédit est venue contrarier sa stratégie habituelle de financement à court terme, et la charia - la loi coranique - n'apporte aucune réponse quant à ce qu'il faut faire.
La finance islamique n'existe que depuis peu de temps. Le but était de créer des produits financiers fonctionnant exactement comme les instruments de dette occidentaux, mais qui évitent le paiement d'intérêts, interdit selon certaines interprétations de la charia. En résumé, on appelle l'emprunteur un "investisseur" et le montant des intérêts un "bénéfice". Jusqu'à présent, dans la mesure où aucun débiteur d'importance n'a fait défaut, cette terminologie spécifique à l'islam n'a pas eu d'incidence pratique.
Investment Dar va fournir l'occasion d'une première mise à l'épreuve du système. Référencée sur un marché koweïtien coutumier des évolutions en dents de scie, son action s'est effondrée de 90 % en Bourse en un an. Actuellement, sa cotation est suspendue. Aux dernières estimations, la holding financière jouissait d'une capitalisation boursière de 250 millions de dollars (185 millions d'euros), et d'un portefeuille d'actifs évalué à 4,9 milliards de dollars en septembre 2008. La société a par ailleurs reporté la publication de ses résultats du dernier trimestre 2008.
UNE SITUATION INÉDITE
La réglementation koweïtienne en matière de communication financière étant assez rudimentaire, il est difficile pour des tiers de se faire une idée juste de la structure de la dette. On dénombre plus d'une centaine de créanciers différents, tant au niveau local que régional ou international. Investment Dar considère qu'ils ont tous la même priorité, ce qui apparemment ne passe pas bien auprès de certains d'entre eux.
Crédit suisse a présenté un plan de restructuration qui inclut quelques cessions - Aston Martin n'est pas concerné - et le rééchelonnement de la totalité de la dette. Les créanciers ne semblent guère en position de force. Pour le monde de la finance islamique, qui n'a jusqu'ici eu à faire face ni au défaut de remboursement ni à la faillite, la situation est inédite.
Tous ceux qui ont prêté des capitaux à Investment Dar finiront peut-être par récupérer leur dû, mais ils auront appris qu'investir dans le système financier islamique comporte des risques un peu particuliers.
La position de Rachida Dati sur la finance islamique : « un mode de financement, avant d’être une solution pour une communauté particulière » |
15/05/2009
Rachida Dati a répondu à l’invitation lancée conjointement par le Business Bondy Blog et La Nouvelle PME, « réseau social dédié aux entrepreneurs issus des minorités ou des quartiers ».
L’atmosphère, conviviale et sympathique, n’a pas empêché l’apparition de tensions, à propos de la finance islamique notamment, thème cher à quelques-uns des participants. « Je suis contre le communautarisme, a indiqué la Garde des Sceaux. La finance islamique, si elle se conforme à la législation, pourquoi pas ? C’est avant tout un mode de financement, avant d’être une solution pour une communauté particulière. »
Les actifs des banques islamiques de Bahreïn croissent de 50% à 24,6Mds$ |
14/05/2009
La valeur totale des actifs des banques islamiques de Bahreïn a connu une augmentation de 50% en 2008 à 24,6Mds $ en comparaison des 16,4Mds$ en 2007, selon les chiffres de la Banque Centrale de Bahreïn. La croissance est fulgurante au regard de la taille de l’industrie qui ne représentait, en 2000, que 1,7Mds$.
Ouverture de l’aéroport international de Diass au Sénégal en septembre 2010 |
14/05/2009
L’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIDB), en construction à 47 km au sud de Dakar, verra dans un premier temps la construction des bâtiments de sa plateforme s’achever en décembre prochain avant qu’il ne soit prêt et ouvert au trafic en septembre 2010, a annoncé jeudi le directeur général de la société.
Des études projettent, à l’horizon 2015, quelque 2,4 millions de passagers, 25.000 mouvements d’avions et 37.000 tonnes de fret par an. La croissance du trafic se situe à 7% par an, dans une hypothèse optimiste, et à 4,8% dans une projection pessimiste.
La Banque africaine de développement, la Banque islamique de développement et l’Agence française de développement sont parmi les partenaires qui accompagnent le gouvernement du Sénégal dans la réalisation de ces projets d’infrastructures.
Déroulés en concertation avec le Fonds monétaire international, soucieux de leur impact sur l’équilibre des finances publiques, ces projets sont jugés comme des infrastructures structurantes par la Banque mondiale, autre partenaire du projet d’autoroute de Dakar.
Protocole d’Accord entre Paris Europlace et Qatar Financial Centre (QFC) |
14/05/2009
Comme Arnaud de Bresson, délégué général de Paris EUROPLACE, l’avait annoncé il y a quelques jours, le Qatar Financial Centre (QFC) Authority et Paris EUROPLACE ont signé un Memorandum of Understanding définissant les domaines de coopération entre les deux instututions en vue de contribuer au développement de la croissance des services financiers entre les deux pays. Le protocole d’accord couvre plusieurs secteurs et métiers de l’industrie financière pour lesquels une coopération est envisagée, notamment dans les domaines de la gestion d’actifs, de la finance environnementale, de la finance islamique, de l’assurance, de l’immobilier, des marchés boursiers et de la promotion.
Ithmaar Bank voit ses profits chuter de 88% |
14/05/2009
Ithmaar Bank, la banque islamique d’investissement de Bahreïn, a vu ses profits chuter de 88%, en raison de son fonds immobilier d’Amérique Latine.
Le résultat net de ce trimestre est de 3,8 M$ en comparaison de 32 M$ de profits de l’année passée.
Ouverture d’un programme de master en gestion financière islamique à Effat |
13/05/2009
L’Université d’Effat, en Arabie Saoudite, a lancé un Executive master en gestion financière islamique en collaboration avec l’Ecole Supérieure des Affaires (ESA), et la Rotterdam School of Management (RSM).
Les principales firmes d’investissement font défaut sur les émissions obligataires |
13/05/2009
Investment Dar, une des principales institutions de finance islamique est en défaut de paiement sur un sukuk de 100M$. Dans un communiqué auprès du Barhain Stock Exchange, Investment Dar a annoncé qu’un défaut de paiement était intervenu dans la redistribution périodique aux détenteurs de coupons.
Investment Dar est la deuxième institution islamique à avoir fait défaut au Koweït après Global Investment House, dont l’annonce est intervenue en décembre dernier. Ces deux firmes sont très sensibles au paiement de la dette de court terme. Elles ont dû négocier, avec leurs créanciers, des plans de restructuration de dettes pour refinancer le paiement de leur dette ou rééchelonner leurs paiements.
« La crise a créé des opportunités pour les banques islamiques » |
13/05/2009
Le président directeur général de Liquidity Management House (LMH) qui est intégralement détenue par Kuwait Finance House (KFH), Emad Al-Menaie, a déclaré que la crise financière a créé des opportunités pour les banques islamiques, en prouvant la fiabilité de leurs méthodes qui leur ont permis d’alléger les effets de la crise.
M. Al Menai, s’exprimait lors de la 6th Islamic Financial Services Conference (IFSB) qui s’est tenue à Singapour en présence de six gouverneurs de banques centrales asiatiques.
Des profits nets de 43M$ pour Al Baraka Banking Group au premier trimestre 2009 |
12/05/2009
Al Baraka Banking Group a annoncé un profit net de 43M$ au premier trimestre 2009 soit une augmentation de 5,1% par rapport au profit net du dernier trimestre 2008.
Selon sa direction, les ressources financières d’Al Baraka BG lui permettent de continuer à investir dans toute opportunité lucrative qui émerge dans la situation actuelle.
Sénégal : une nouvelle assemblée générale pour une banque islamique |
11/05/2009
Une assemblée générale a été organisée à Mbour pour mettre en place la Mutuelle d’épargne et de crédit islamique (Mecis) du Sénégal.
Des assemblées similaires avaient été organisées à Dakar, Diourbel, Kaolack et Tambacounda.
Le secrétaire général du Rassemblement islamique du Sénégal, Mansour Ndiaye, a estimé que, dans un pays musulman à 95%, il est nécessaire d’aller vers les systèmes de financement islamiques qui combattent l’usure et l’intérêt.
Démenti de Noor Islamic Bank sur la fermeture de son bureau à Tunis |
11/05/2009
Noor Islamic bank a publié le 11 mai 2009 un démenti sur l’annonce parue dans les media tunisiens annonçant la fermeture de son bureau de représentation à Tunis.
Hussain Al Qemzi, CEO du Groupe Noor Islamic Bank: « Notre bureau de représentation à Tunis est opérationnel et nous continuons à explorer les opportunités de marché en Afrique du Nord. Nous sommes activement engagés à évaluer les tendances du marché régional et l’impact des conditions économiques actuelles mondiales, et nous avons ajusté nos plans pour refléter la réalité du ralentissement économique ».
Article de Yusuf Talal DeLorenzo : « Le crédit immobilier islamique propose d’autres solutions » |
10/05/2009
Un article écrit par le très renommé jurisconsulte, membre des plus prestigieux sharia boards, Yusuf Talal DeLorenzo, pour le Service de Presse de Common Ground (CGNews)
Le modèle commercial et la croissance du secteur de la finance islamique - le seul système financier qui soit encadré par les enseignements d’une grande religion – pourrait présenter de nouvelles chances pour les foyers américains – aussi bien musulmans que non musulmans.
Le secteur du crédit immobilier islamique est très actif dans près de 40 états des Etats-Unis. Quoique fonctionnant sur un modèle financier sans intérêts, les institutions islamiques de financement des acquisitions immobilières sont en tout compatibles avec le capitalisme moderne, au même titre que les institutions financières classiques.
Il existe pourtant certaines différences.
Le modèle islamique repose sur le principe selon lequel l’action de prêter est un acte charitable et non commercial, et que la dette ne peut donc être exploitée pour un profit.
Au contraire, la finance islamique s’inspire d’un modèle participatif qui vise à faire entrer toutes les parties dans un partenariat où chacun partage les risques et les bénéfices, sans garantie de profits.
En interdisant la perception d’intérêts, l’islam interdit aussi en fait le "désintérêt", puisque les partenaires sont incités à pratiquer une gestion active, doublée de transparence, de responsabilité et d’un contrôle concerté.
Dans le crédit islamique aux ménages, la banque et son client-partenaire acquièrent conjointement un bien immobilier en tant que co-investisseurs. Là où les banques traditionnelles profitent des intérêts, les sociétés de financement immobilier islamiques trouvent leurs bénéfices dans les accords de copropriété aux termes desquels la société de crédit reçoit de son client-partenaire un loyer proportionnel à sa mise de fonds.
En règle générale, ces remboursements sous forme de "loyer plus amortissement" sont égaux à ce que seraient des remboursements sous forme d’"interêt et principal". Lorsque le client-partenaire accède à la pleine propriété de sa maison, les remboursements locatifs à la banque prennent fin.
Dans la mesure où le crédit immobilier islamique s’adresse à des primo-acquéreurs qui, pour des raisons de conscience ou financières ne peuvent envisager des hypothèques traditionnelles avec intérêts, cette formule continue de s’étendre et de prospérer à mesure que les banques islamiques déploient leurs services sur le marché américain, même en cette époque de crise économique et de contraction du marché du travail.
Les trois principales sociétés de crédit immobilier islamique (la Devon Bank à Chicago, Guidance Residential en Virginie et University Bank dans le Michigan) font savoir qu’elles ont "substantiellement accru" leurs activités au cours des deux premiers mois de 2009 par rapport à la même période de 2008. La Devon Bank signale que son volume d’affaires pour cette même période a quasiment doublé.
Conforme au principe de partenariat et de partage du risque, le crédit immobilier islamique est plus intéressant pour l’acquéreur américain parce qu’il est fondé sur des contrats sans recours. Cela signifie que le créancier ne peut exiger de son débiteur, en cas de défaut de paiement, une somme supérieure à la valeur réelle de son bien. S’il est vrai que, dans certains états, le droit des hypothèque traditionnel respecte bien ce principe, il n’en va pas de même ailleurs où, même si la valeur du bien tombe au dessous du montant financé, la société de crédit peut exiger le remboursement de la totalité de la dette. Dans le financement islamique, le créancier ne peut exercer aucun recours au titre des autres biens de son débiteur.
Les sociétés de crédit immobilier islamiques se montrent aussi plus enclines à restructurer la dette de leur client qu’à les mettre en défaut de paiement. Ainsi, les trois principales institutions de crédit islamiques affichent un taux d’impayés de moitié inférieur à celui des crédits hypothécaires classiques.
Certes, ce secteur de crédit (estimé à moins d’un milliard de dollars par an pour chacune des trois grandes institutions américaines) reste encore modeste. Mais avec son moindre taux de mises en demeure, accompagné d’une volonté de restructurer les prêts, il donne un bon exemple de ce que peut être une philosophie de partenariat responsable et de responsabilité partagée.
Le temps est peut-être venu d’un retour à des valeurs éthiques et religieuse dans la pratique bancaire en générale et dans le crédit immobilier en particulier. En 2009, alors que le monde entier cherche des solutions à la crise financière qui l’accable, le but de la finance islamique, comme celui de tout commerce florissant, doit être de faire des affaires en partageant son savoir-faire avec d’autres.
La finance islamique prend de l’importance à l’Ile Maurice |
10/05/2009
Une conférence sur les particularités et les perspectives de développement d'un marché de capitaux suivant les principes de la Charia se tiendra les 19 et 20 mai à Pointe-aux-Piments, dans le nord de l'île Maurice, à l'initiative de la Banque de Maurice.
La finance islamique est un domaine en pleine effervescence, a relevé le gouverneur de la Banque de Maurice, Rundheersingh Bheenick, qui estime qu'il y a des opportunités à saisir.
"Nous sommes assez bien partis pour espérer jouer un rôle dans ce secteur d'activités", a-t-il indiqué, soulignant que l'encadrement légal et régulatoire nécessaire pour pouvoir réaliser une percée dans ce marché était déjà en place à Maurice.
Il a annoncé que les détenteurs des premières licences pour opérer une banque islamique dans l'île ne devraient pas tarder à lancer leurs opérations.
Selon le Gouverneur, environ 200 participants, dont une quarantaine venant de l'étranger, participeront à cette conférence où des interventions par des spécialistes de la finance islamique sont prévues.
Comparaison du rôle du ‘Jour’ et de la BIS par Cheikh Oumar Tall |
09/05/2009
Le directeur du mensuel sénégalais ‘’Le Jour – Al Yawmou’’, Cheikh Oumar Tall,a plaidé pour l’institutionnalisation de débats post-pèlerinage, destinés annuellement à faire le bilan et à imprimer de nouvelles perspectives à la participation des musulmans sénégalais au ‘’haj’’.
Outre l’aspect précédent, il a dit qu’un autre ‘’combat’’ du mensuel qu’il dirige consiste à ‘’jouer dans le monde des médias sénégalais le même rôle que joue actuellement la Banque islamique du Sénégal (BIS) dans le secteur bancaire sénégalais’’.
Il s’agit, a-t-il précisé, d’apporter ‘’la touche islamique dans le monde des finances, défi que la Banque islamique, partenaire officiel du pèlerinage, a déjà relevé et que tente actuellement de faire notre journal dans le secteur de la presse laïque sénégalaise’’.
Pour le Gouverneur de la Banque centrale d’Arabie, « La finance islamique s’avance vers une nouvelle étape » |
09/05/2009
La finance islamique, qui met l’accent sur le partage des risques et profits entre les parties contractantes, est attrayante, spécialement après l’explosion de la crise financière, a dit Muhammad Al-Jasser, Gouverneur de Saudi Arabian Monetary Agency (SAMA), la Banque centrale d’Arabie Saoudite.
« La finance islamique s’avance désormais vers une nouvelle étape où, au lieu d’être dirigée par les décisions individuelles basées sur la foi, est en train de se développer en raison de ses propres mérites en termes de produits et services efficients dans le marché mondial », a déclaré Al-Jasser, qui est aussi président du Conseil de l’IFSB. Cette intervention s’est tenue lors du 6ème Sommet annuel de l’Islamic Financial Services Board (IFSB) à Singapour.
Pose de la première pierre de la nouvelle centrale thermique au Mali financée par la BID |
08/05/2009
Dans le cadre de l’augmentation de l’offre d’énergie sur le réseau interconnecté de EDM- SA, une nouvelle centrale thermique verra bientôt le jour à Balingué au Mali.
Cette nouvelle Centrale thermique vise à améliorer la continuité de service, réduire les coûts de production avec l’utilisation du fuel lourd à la place du fuel léger et surtout minimiser les risques de défaillances liées aux aléas de production et au retard dans la réalisation des projets hydroélectriques et d’interconnexion programmés de Félou, Kénié et celle de la Côte d’Ivoire- Mali.
La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du président de la République, en présence du représentant de la Banque islamique de développement.
D’un coût d’environ 70,4 M$ -34 milliards FCFA-, le financement est assuré quasi totalement par la Banque islamique de développement, soit à hauteur de 68,3M$ -33Mds FCFA- et les 2M$ restants par l’Etat malien.
Gatehouse Bank et SAM proposent le premier investissement sur l’eau sharia-compliant |
07/05/2009
Gatehouse Bank avec SAM (Sustainable Asset Management: Gestion d’actifs en développement durable) lance le premier investissement sharia-compliant jamais réalisé dans le domaine de l’eau. Gatehouse, la banque islamique d’investissement britannique, s’est associée avec SAM, un des principaux acteurs dans la gestion d’actifs dans le domaine du développement durable. Islamic Finance News a nommé Gatehouse Bank, la meilleure nouvelle banque islamique en 2008.
Noor Islamic Bank ferme son bureau régional ouvert à Tunis |
06/05/2009
Noor Islamic Bank ferme son bureau régional à Tunis. Cette décision a été prise en raison de la crise qui l’a durement touché, le groupe émirati a pris la décision de suspendre son plan d’expansion régionale pour concentrer ses efforts sur la région du Golfe.
Il est à rappeler que dans un cadre convivial, et au cour d'une conférence de presse qui s'est tenue vendredi 20 juin 2008 à l'hôtel Golden Tulip à Tunis que la Banque islamique Noor PJSC (BIN) a annoncé l'ouverture d'un bureau de représentation en Tunisie pour offrir des services bancaires dans les pays de l'Afrique du Nord, ce qui en fait la première opération d'outre-mer de la banque en dehors des Émirats arabes unis.
A propos de la Banque Islamique Noor
Fondée en 2006 à Dubaï, la Banque Islamique Noor est comme une icône mondiale qui transforme l'offre et l'expérience de la finance islamique moderne pour répondre aux besoins des consommateurs d'aujourd'hui. En tant que banque offrant toute sorte de services, la Banque Islamique Noor offre la plus large gamme de produits pour les comptes personnels, des entreprises, et des consommateurs SME, avec un accent porté sur les services uniques et personnalisés.
Les produits et les services de la Banque Islamique Noor sont régis par les principes islamiques. La Banque Islamique Noor dispose de 10 agences aux Émirats Arabes Unis à Abou Dhabi, Al Ain, Dubaï et Sharjah. La Banque Islamique Noor a également un bureau de représentation en Tunisie.
10M$ pour soutenir la micro-finance islamique en Syrie |
06/05/2009
Le Royaume de Jordanie a signé 3 nouveaux accords d’une valeur de 10,7M$ avec la Banque islamique de développement (BID) en la présence de la reine Rania, après la visite de cette dernière au siège de la BID à Jeddah l’année passée où elle avait cherché à améliorer les accords bilatéraux de coopération dans les projets de développement
Ainsi, 10M$ vont-ils être utilisés à des fins de développement des petites institutions du secteur de la micro-finance islamique. Le Royaume a aussi signé un accord de prêts de 350 000 $ pour apporter le soutien technique et la formation aux institutions du secteur de la micro-finance islamique. 300 000 autres dollars ont pour but de soutenir un projet de petites exploitations dans la région de Al Mudawara.
Lancement du premier guichet de services bancaires islamiques à l'île Maurice par HSBC Amanah |
05/05/2009
HSBC a lancé, mardi, son premier guichet de services bancaires islamiques à Maurice, a t-on appris de sources bancaires à Port-Louis.
"Aujourd'hui constitue une date historique avec le lancement des services bancaires islamiques de HSBC Amanah qui répondent aux principes de la charia", a déclaré Sandeep Uppal, le directeur général de la banque.
M. Uppal a souligné que le nouveau service est entrain d'être offert à des clients mondiaux dans le domaine des affaires "puisqu'il existe de nombreuses opportunités dans le secteur offshore."
M. Uppal estime que l'île Maurice peut offrir de la valeur aux clients éventuels au Moyen-Orient.
« Nous allons nous concentrer sur les clients locaux au moment opportun», a ajouté le directeur général.
Le gouverneur de la banque de Maurice, Rundheersingh Bheenick, a dit que la finance islamique n'est pas seulement pour les personnes de foi musulmane.
"Les bons principes éthiques qui sous-tendent la finance islamique représentent une alternative attrayante à des produits financiers conventionnels. La finance islamique offre des avantages aussi bien aux musulmans et qu'aux non-musulmans ", a souligné Bheenick.
Sur le plan juridique et réglementaire, il a dit que Maurice était prêt pour des opérations bancaires islamiques.
"Le défi commence lors de la présentation de Maurice comme une destination de choix pour la finance islamique. Nous entrons dans un domaine très concurrentiel", a fait remarquer Bheenick.
Le gouverneur a pris un engagement personnel pour faire tout ce qui est nécessaire pour aider les licences mauriciennes à bien mettre en œuvre les opérations bancaires islamiques.
« Paris, capitale de la finance islamique ? » |
05/05/2009
Gilles Saint-Marc
Avocat associé au sein du cabinet Gide Loyrette Nouel et président de la commission finance islamique au sein de Paris Europlace et co-auteur de ‘Finance islamique à la française’ est interviewé par Easybourse
(Easybourse.com) Comment expliquez-vous que la finance islamique soit actuellement à la mode en France?
Nous pouvons mentionner au moins trois raisons pour lesquelles la France s'intéresse de manière étroite au développement de la finance islamique.
Tout d'abord la France a la population musulmane la plus importante d'Europe, près de 6 millions, soit trois fois plus qu'en Grande Bretagne. Ensuite, de manière pragmatique, dans le contexte actuel, la France s'efforce de tout mettre en œuvre pour accueillir dans les meilleures conditions les investissements provenant du Moyen Orient ou de l'Asie du Sud Est pour financer son économie nationale. Enfin, sur un plan plus structurel, la finance islamique constitue une finance alternative par rapport à la finance conventionnelle.
Pourquoi?
La finance islamique est une finance simple. Or nous découvrons aujourd'hui les beautés de la simplicité.
C'est qui plus est une finance pérenne qui s'inscrit dans une perspective de long terme.
Par ailleurs, la finance islamique est une finance participative : le bailleur de fonds contribue aux profits et aux pertes de l'actif qu'il finance. Sa posture ressemble alors davantage à celle d'un entrepreneur. Cela est d'autant plus intéressant que dans la finance islamique, il n'y a pas de rupture entre le rendement et le risque. Autrement dit, le rendement est une fonction directe du risque pris.
Au-delà, la finance islamique permet de financer l'économie réelle par opposition à ce qu'il est convenu de dénommer la sphère financière. Dans ces conditions, elle a pour vocation de financer des actifs tangibles, des projets d'infrastructure dans des collectivités locales, des biens immobiliers, des flottes de véhicules automobiles, la construction de navires, de réseaux de chemin de fer…
Paris, capitale de la finance islamique ? Aura-t-elle les moyens de ses ambitions?
Londres a incontestablement une longueur d'avance. Ceci étant, la place de Paris a réalisé au cours des 12 derniers mois une modification de son cadre juridique et fiscal comparable à celle qu'a réalisé la place de Londres en quatre ans. Quatre textes ont été adoptés sur le plan normatif.
Nous avons l'intention de compléter le dispositif amorcé au cours de cette année. Nous devrions avoir d'ici fin 2009 dans notre boite à outils tous les instruments nécessaires pour faire de la finance islamique au même coût et sans frottement juridique et fiscal par rapport à de la finance conventionnelle.
De quelle manière percevez-vous le retard pris par rapport à la Grande-Bretagne?
Nul ne peut réécrire l'histoire. Mais finalement peu importe. L'essentiel est que la place de Paris ait pris conscience de tout l'intérêt que présentait la finance islamique, que la volonté politique soit présente, et que des actions aient été prises pour parvenir à un résultat.
Paris offre par rapport à Londres l'accès à la zone euro. Pour de multiples investisseurs situés au Moyen Orient ou en Asie du sud est, il est intéressant d'envisager la France comme étant le hub de leurs investissements ou pour la cotation de leurs sukuks dans l'Eurozone.
Les musulmans de France y trouveront-ils leur compte?
Les projets de création de banques islamiques qui sont évoqués sont des projets de banques universelles qui auront pour ressources des dépôts qu'ils utiliseront sous forme de prêts. Il ne devrait pas y avoir de distinction entre banque d'investissement et banque de détail.
Il est mis en avant la cherté éventuelle des crédits qui seront octroyés par ces banques qui pratiquent la finance islamique en raison notamment de l'expertise sous jacente à la structuration des prêts distribués?
Il est vrai que la finance islamique fait appel à des intervenants qui n'existent pas dans la finance conventionnelle, à commencer par le « charia board » de la banque et suppose alors des frais fixes supplémentaires eu égard à la finance conventionnelle.
Mais je pense qu'à l'instar de tous les produits innovants, il y a un effet d'apprentissage. Dès lors que le produit tendra à se banaliser, les coûts devraient s'aligner.
En outre, au-delà des coûts, il y a lieu de raisonner en termes de rendements. Si la finance islamique permet de faire des investissements dans des actifs plus rentables, qui ne sont pas soumis aux aléas des marchés financiers, et qui se situent dans une optique de plus long terme, alors il faut considérer les bénéfices des produits de la finance islamique par rapport à leurs couts supposés.
Mieux vaut payer un peu plus cher pour accéder à un produit qui soit effectivement rentable, plutôt que de payer bon marché un produit qui s'avérera être un fiasco sur les opérations de marché à terme et où finalement l'investisseur ne récupère rien.
La finance islamique, une alternative au système financier dérégulé actuel. Qu'en pensez-vous?
La crise actuelle conduit les acteurs à reconsidérer leurs modes habituels de financement, notamment l'excès de l'effet de levier.
Mais je crois véritablement que la finance islamique est un complément à la finance conventionnelle sur laquelle repose fortement l'économie mondiale. Il ne faut pas lui donner un rôle plus important qu'elle ne peut jouer.
Un débat se pose quant à la pertinence de coller l'étiquette islamique à des produits bancaires qui se veulent avant tout éthiques?
C'est là un débat lexicographique. A partir du moment où la finance islamique respecte les lois de la République française, je ne vois pas de difficultés à ce que cette finance que certains dénomment « alternative », « éthique », trouve ses sources dans l'interprétation d'un livre sacré.
D'autant plus, qu'à bien y regarder, la finance islamique présente un certain nombre de principes qui se retrouvent dans notre ordre juridique français de tradition judéo chrétienne.
Il n'y a absolument pas de guerre de religion de second tour à faire entre la finance islamique et la finance conventionnelle.
Ne craignez-vous pas un effet marketing autour de la finance islamique?
Pas vraiment.
Où en sont vos travaux à ce jour ? Que vous reste-t-il à accomplir?
D'ici la fin juin, les deux ateliers prioritaires sont l'élaboration du cadre juridique qui permettra l'émission de sukuks en droit français et l'agrément par la Banque de France d'une banque islamique.
Le ministre des finances de Syrie inaugure la première compagnie Takaful du pays |
04/05/2009
Dr. Mohammad al-Hussein, ministre des finances de Syrie, a inauguré la première compagnie Takaful –‘assurance islamique’- de Syrie, al Aqeelah Takaful Insurance Company, avec un capital de 42, 5M$.
Le marché syrien comporte 13 compagnies d’assurance à ce jour. Les banques islamiques quant à elles ont enregistré 1,14M$ de profits.
Des profits nets de 125M$ pour Tamweel malgré de réelles difficultés |
04/05/2009
Le principal pourvoyeur de prêts islamiques dans le secteur immobilier des Emirats, Tamweel, a annoncé ses résultats positifs nets de l’ordre de 125M$. Les financements islamiques ont connu une croissance jusqu’à plus de 2,86Mds $. Toutefois, ce chiffre ne comporte pas quelques 108M$ hors bilans d’actifs titrisés.
Tamweel a néanmoins rencontré de réelles difficultés malgré ces chiffres qui semblent indiquer un état de santé financier irréprochable. En effet, le quatrième trimestre de 2008 s’est achevé avec 30,6M$ de pertes nettes.
Cheikh Khaled bin Zayed bin Saqer Al-Nehayan, Président de Tamweel, reconnaît l’impact de la crise des subprime sur le secteur des prêts immobiliers. Pour lui, « le Gouvernement Fédéral est intervenu à temps et a formé un Comité pour diriger, revoir, estimer et faire des recommandations pour que le Gouvernement Fédéral prennent les mesures appropriées. Un des objectifs de ce Comité est de trouver des possibilités de revivifier le marché des prêts immobiliers et du secteur immobilier aux Emirats et le Comité est en train de travailler en étroite collaboration avec le Conseil de direction de Tamweel pour exécuter certaines des mesures. »
Si la seconde moitié de 2008, marquée fortement par la crise financière, a affecté le secteur immobilier des Emirats, les fondamentaux de l’économie des Emirats sur le long terme restent prometteurs.
Standard Chartered s’associe avec Salama-Islamic Arab Insurance Company |
04/05/2009
Standard Chartered s’est associé avec Salama-Islamic Arab Insurance Company pour fournir un large panel de solutions Takaful déjà offert par Salama.
Ce partenariat signifie que Standard Chartered sera en mesure d’offrir des produits d’assurance de toutes sortes comprenant l’éducation des enfants, la retraite et les plans d’épargne classiques.
Commentant sur le lancement, Afaq Khan, CEO de Standard Chartered Saadiq : « C’est une opportunité excitante pour Standard Chartered pour élargir l’étendu des principaux produits que l’on fournit à nos clients, ce qui nous permettra de participer à la croissance future du marché Takaful du pays. L’introduction de ce produit fait partie d’un engagement vis-à-vis de la clientèle beaucoup plus grand que Standard Chartered a envers nos clients pour leur offrir de solides solutions sharia-compliant et à valeur ajoutée. »
HSBC Amanah en Malaisie vise une croissance de 10 à 15% de ses activités cette année |
04/05/2009
HSBC Amanah en Malaisie, dopée par sa division retail, vise une croissance de 10 à 15% de ses activités cette année a déclaré son directeur exécutif Musa Abdul Malek. « Nous sommes optimites pour parvenir à nos objectifs de taux de croissance en raison de l’introduction de nouveau produits cette année. »
KFH, une banque en pleine croissance à travers le monde |
04/05/2009
KFH, une des principales institutions de finance islamique au monde, continue son expansion mondiale comme l’atteste ses activités en Arabie, en Russie, en Chine, à Singapour et en Australie. La banque a désormais un réseau de 175 branches, principalement au Koweït, à Bahrein, en Malaisie et en Turquie. KFH a aussi pénétré à nouveau le marché de l’immobilier américain et est sur le point d’entériner une transaction de 250M$ dans la zone de Chicago.
KFH pense aussi particulièrement bénéficier de l’accord d’une licence de banque quelques semaines auparavant donné par les autorités monétaires d’Arabie Saoudite (SAMA) pour la création de Saudi Kuwaiti Finance House (Saudi-KFH) avec un capital de 134M$.
L’International Islamic Financial Market tient sa 20ème réunion de son conseil de direction |
04/05/2009
La 20ème réunion du conseil des directeurs de l’International Islamic Financial Market (IIFM) s’est tenu la semaine dernière au sein de la banque Standard Chartered au DIFC à Dubaï. Toutes les personnes de l’industrie en charge de la régulation étaient présentes pour cette occasion : Banques centrale de Bahrein, Bank Indonesia, Labuan Offshore Financial Services Authority (LOFSA) de Malaisie, Ministère des finances de Bruneï, Banque centrale du Pakistan, du Soudan, Dubai International Financial Centre (DIFC), BID, Bank Muamalat Indonesia, Bank Islam Malaysia Berhad, Kuwait Finance House, National Bank of Kuwait, ABC Islamic Bank, Calyon Corporate & Investment Bank et European Islamic Investment Bank.
Ces experts ont discuté des progrès fait par l’IIFM pour faire avancer l’industrie et notamment le Master Agreements for Treasury Placement (MATP) qui a été mis en place par cette institution l’année dernière pour harmoniser toutes les transactions sur les matières premières de gré à gré de Murabaha.
Les banques du Kenya réclament un organe indépendant de regulation des banques islamiques |
04/05/2009
Les banques islamiques locales au Kenya ont proposé la formation d’un organe national indépendant pour réguler les institutions sharia-compliant de la même manière qu’un organe tel existe pour les banques conventionnelles. Cela permettra qu’elles opèrent toutes en conformité avec la Charia a déclaré Chief Kadhi Sheikh Hammad Kassim.
L’Azerbaïdjan s’engage dans la finance islamique |
04/05/2009
L’Azerbaïdjan est sur le point de revoir sa législation afin d’introduire une loi visant à faciliter les opérations de finance islamique dans le pays. Pour certains responsables, c’est la cause de l’absence de banque islamique sur le territoire. L’année dernière toutefois, a été signé une opération de 20,5M$ par la Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD), la branche focalisée sur le secteur privé de la BID, comme nous l’avions relaté dans nos archives de Finance Islamique France et de Secure Finance.
La finance islamique en Chine? |
30/04/2009
Finance Islamique France a évoqué plusieurs l’intérêt des Chinois pour la finance islamique notamment dans la province de Xinjiang où 70 à 90 millions de musulmans résident, sans parler du développement de cette finance à Hong-Kong. Un des développements récents est la proposition par le Comité Financier affilié au Parti national chinois, le Kuomintang, le 3 mars 2009, durant une session de « développer les opérations de finance islamique en Chine. » Pour le Comité Financier, « la Chine, en tant qu’importateur important de pétrole, devrait développer les opérations de finance islamique car cela […] bénéficierait au développement économique de la Chine. »
Rencontre entre un ministre de Djibouti et la BID |
29/04/2009
Le Ministre de l'Agriculture de l'Elevage et de la Mer de Djibouti, Monsieur Abdoulkader Kamil Mohamed s’est entretenu avec le groupe de la Banque Islamique de Développement du 17 au 20 avril 2009 à Djeddah. A été traitée la question relative au financement du Programme National de Sécurité Alimentaire et sur l'Etat d'avancement du Programme Spécial de Sécurité Alimentaire (PSSA).
Les derniers développements en Malaisie |
29/04/2009
Le Gouvernement de Malaisie prévoit d’accorder jusqu’à neuf licences de banques et d’assurances islamiques supplémentaires d’ici 2011 et d’autoriser les étrangers à détenir jusqu’à 70% du capital des banques islamiques du pays, a affirmé le Premier ministre Najib Razak.
Les banques islamiques au Kenya jugées très dynamiques par la Banque Centrale |
29/04/2009
La Banque Centrale du Kenya a déclaré que la finance islamique a permis d’incorporer la population exclue du système bancaire. Intervenant dans une conférence sur la finance islamique à Nairobi, Rose Detho, en charge de la supervision bancaire, a dit que le concept avait bien contribué à l’inclusion financière.
Les deux premières banques islamiques, Gulf African Bank et First Community Bank ont obtenu leur licence pour opérer sur le territoire l’année dernière en milieu d’année. 5 autres banques conventionnelles ont introduit des produits bancaires islamiques.
« La Banque Centrale est impressionnée par le fait que les banques islamiques qui ont opéré depuis à peine une année ont fait leurs preuves », a dit Rose Detho. Les deux banques représentent à ce jour 1% de l’ensemble du marché kenyan.
Al Khaliji ouvre sa première branche ‘Al Khaliji Al Islami’ |
29/04/2009
Al Khaliji Commercial Bank (Al Khaliji) a officiellement ouvert sa première branche ‘Al Khaliji Al Islami’ pour les entreprises et les institutionnels au Qatar. Cette banque a obtenu une licence en novembre dernier et est régulée par la Banque centrale du Qatar.
Pour son Excellence Cheikh Hamad Bin Faisal Bin Thani Al-Thani, Président du conseil de direction et directeur de la banque, « la finance islamique n’est plus un marché de niche dans l’arène internationale, elle a atteint le statut de finance majeure car de plus en plus de pays à travers les continents ont des acteurs importants dans leurs propres marchés. »
Le point de vue de Dr Abbas Mirakor, ancien directeur exécutif du FMI |
29/04/2009
Pour l’ancien directeur exécutif du FMI, Dr Abbas Mirakor, la Malaisie ne doit pas comparer sa structure financière islamique aux autres pays musulmans, mais doit se focaliser sur l’amélioration de son propre cadre. « Je pense que désormais, la Malaisie montre le chemin au monde musulman en termes non pas seulement économique, mais aussi d’un point de vue social », a-t-il déclaré. Cet aspect social réside dans le fait que, selon lui, « la Malaisie a instauré un haut degré de tolérance au sein de la société de Malaisie, devançant les pays musulmans ».
« Je crois que le futur de l’Oumma sera probablement guidé par la Malaisie à travers sa dévotion continuelle d’améliorer le système financier islamique et d’exprimer son islamicité » a-t-il ajouté.
De nouvelles licences de Takaful aideront à développer l’ensemble de l’industrie |
28/04/2009
L’Association des Assurances-vie de Malaisie -The Life Insurance Association of Malaysia (LIAM)– a dit que l’accord de deux nouvelles licences de Takaful augmentera d’avantage le taux de pénétration en Malaisie qui est actuellement à un niveau très bas.
Le Premier ministre de Malaisie, Datuk Seri Najib Tun Razak, a annoncé des mesures variées pour libéraliser le secteur financier, dont parmi elles l’offre de nouvelles licences Takaful à des acteurs qui peuvent apporter une valeur significative à la Malaisie pour pousser la développement de l’industrie.
L’Association a aussi bien accueilli l’augmentation de la limite des parts étrangères dans le capital de 49% à 70%, considérant que cela contribuerait à faire de la Malaisie une place attractive pour les acteurs internationaux de premier plan.
The Malaysian Institute of Accountant (MIA) aussi apprécié cet annonce du Premier ministre.
Dubai Islamic Bank voit ses profits chuter de 33% ce premier trimestre |
28/04/2009
Dubai Islamic Bank, la plus grande banque des Emirats Arabes Unis en conformité avec la Charia, a annoncé un effondrement de ses profits de 33%, atteignant 101M$, en raison de provisions sur de mauvais prêts.
Toutefois, Mohammed Ibrahim Al Shaibani, le président de DIB fait des prévisions optimistes pour les mois à venir. Les actifs de la banque représentent près de 25,9Mds$ à la fin mars, soit 12% de plus qu’à la fin 2008. Les dépôts des épargnants ont connu une croissance de 15% à près de 21Mds$.
D’autre part, lundi dernier, les actionnaires ont prévu une augmentation de capital d’environ 817M$. Ils ont aussi autorisé la conversion de dépôts du gouvernement fédéral en capital tiers 2 afin de protéger ses positions d’emprunt durant la crise économique actuelle.
First Community au Kenya souhaite se lancer dans l’investissement |
27/04/2009
La banque islamique intégrale, First Community Bank, déclare avoir demandé, avec l’objectif d’intégrer le marché islamique d’investissement, une licence de banque d’investissement auprès des autorités monétaires du Kenya afin de pénétrer dans le marché des émissions de sukuk, des financements structurés, et des fusions-acquisitions.
« Nous sommes sur le point d’acquérir une licence pour une banque islamique d’investissement », a délcaré Mr Nathif Adam, son directeur.
La Mutuelle d’épargne et de crédit du Sénégal diffuse la Finance Islamique |
27/04/2009
Le Sénégal voit dans la Finance islamique une solution à la pauvreté.
Après Dakar, Diourbel, Kaolack, Tambacounda, c’est au tour de Mbour, la capitale de la Petite Côte, d’accueillir la Mutuelle d’épargne et de crédit du Sénégal (Mecis). « Dans un pays à 95% musulman il faut aller vers des systèmes de financement islamiques qui combattent l’usure et l’intérêt » a déclaré Mansour Ndiaye, Secrétaire général du Rassemblement islamique du Sénégal. « Il faut assurer un système équitable pour vaincre la pauvreté » a-t-il encore soutenu. Pour adhérer à cette banque, il faut cotiser 5.000 F (environ 7,60 EUR) seulement.
Première émission de sukuk en Corée |
27/04/2009
RHB Investment Bank de Malaisie va faire un roadshow le mois prochain afin de promouvoir le premier sukuk émis par un emprunteur coréen. Ce sukuk pourrait s’élever à 275 M$,
a indiqué le directeur de la banque Chay Wai Leong.
« Nous avons vu un grand intérêt pour les sukuk jusqu’à présent, du Moyen-Orient, en passant par Londres et New York. Ce premier sukuk en Corée, sera un sukuk multi-devises, émis en dehors de Malaisie et distribué mondialement », a précisé M. Chay.
Les deals avec la Corée du Sud ne s’arrêtent pas là, car RHB serait en négociation avec GS Caltex, la première entreprise pétrolière de Corée. Des sources locales évoquent même d’autres opérations avec une autre firme coréenne.
RHB BI avait déjà arrangé des émissions obligataires pour the Export-Import Bank of Korea, the Industrial Bank of Korea et Woori Bank.
Commencement de l’exécution des travaux d’« Energy City Libya » |
27/04/2009
La société libyenne "Al Niquat Alkhams For Development and Tourism Investment" et la "Gulf Finance House" ont signé à Tripoli un accord d’exécution du projet "Energy City Libya" visant la création d'un hub de technologie de pointe d'un coût de 5 milliards de dollars américains.
Paraphé par Khaled Senoussi Ftiss, président du conseil d’administration de la société
"Al Niquat Alkhams For Development and Tourism Investment" dépendant du Fonds économique et social libyen, qui dispose de 40% du projet, et le directeur exécutif de "Energy City Libya", qui représente la "Gulf Finance House" disposant des 60% restant, l’accord marque le début d’exécution du projet qui sera réalisé dans la région de Sabratha (70 km, ouest de Tripoli) sur une superficie de 780 hectares.
Cette cité qui, selon les promoteurs, est le premier hub de technologie de pointe en Afrique du Nord, abritera un centre de bases de données, un centre de consultations environnementales, d'énergie renouvelable et de consulting, un complexe destiné aux compagnies de production de pétrole et de gaz naturel, plus d'autres complexes relatifs aux services du secteur de l'énergie, de l'infrastructure et d'industries de transformation, dedistribution, etc.
Le directeur du projet "Energy City Libya" a indiqué que ce projet bénéficiera de l'expérience acquise par les promoteurs financiers qui ont déjà initié des projets similaires au Qatar, en Inde et au Kazakhstan, et précisé que le choix de la Libye pour abriter ce projet dans la région Méditerranéenne a été fait en raison de sa position géographique, de ses énormes réserves pétrolières, du taux de croissance économique de 8% pendant ces dernières anées, et des dispositions de promotion d'investissement dans le pays.
Bahrain Islamic Bank : 16 M$ de profits au 1er T 2009 |
25/04/2009
Bahrain Islamic Bank, la première banque islamique fondée à Bahreïn, a annoncé des résultats de 16 M$ de profits sur le premier trimestre 2009.
Les dépôts ont connu une croissance de 5% les trois premiers mois de cette année, tout comme les financements islamiques.
Finance islamique : la Réunion fait marche arrière |
24/04/2009
Le premier fonds de placement islamique de France, créé il y a un an à la Réunion ( cf notre base « archives ») par la Banque française commerciale (BFC), a été fermé et ses prescripteurs remboursés en raison d'un rendement insuffisant.
"Les taux de marchés à court terme ayant fortement baissé en raison de la crise financière, la rémunération de ce placement devenait extrêmement modeste" a déclaré à l'AFP, le directeur général de la BFC Roger Munoz.
Secure Finance avait annoncé en avant-première, il y a un an, le lancement, par la BFC, filiale de la Société générale de ce premier fonds français de placement compatible avec les obligations de l'islam, nommé Shariah Liquidités.
Le fonds avait attiré quelque 200 souscripteurs, pas seulement issus de la communauté musulmane de l'île (chefs d'entreprises, particuliers, associations) dont le montant total des dépôts s'étaient élevé à plus de 15 M EUR. Le montant minimum de la souscription était de 10.000 euros.
L’argent du fonds était investi dans des opérations de "murâbaha", c'est à dire d'achat et de revente des matières premières (cuivre et zinc principalement).
Début avril la BFC a remboursé intégralement les souscripteurs. "Ce fonds avait des coûts de gestion qui faisaient que sa rentabilité nette était proche de zéro" a expliqué M.Munoz, qui a souligné que "le travail réalisé avec les responsables religieux resservira à l'avenir".
La Réunion compte environ 60.000 musulmans (sur une population totale de 750 000 habitants) bien implantés dans les secteurs économiques.
Au début de l'année, un autre produit financier islamique touchant à l'assurance-vie a été mis en place par Allianz Luxembourg et commercialisé dans l'île par AGF.
Le Gouvernement britannique retire les ultimes barrières pour l’émission de dette islamique |
22/04/2009
Le rapport du Budget 2009 envisage des changements fiscaux pour retirer les pénalités fiscales aux entreprises britanniques qui émettraient des sukuk. Le Trésor britannique souligne que les changements dans la taxe en question –‘stamp duty land tax’- sont des éléments-clés dans l’objectif de « promouvoir le Royaume-Uni comme un centre de la finance islamique ».
Ces mesures entreront en application à la fin du troisième trimestre. Plusieurs fiscalistes se sont félicités de cette annonce. Pour Mohammed Amin de PwC, « ces changements fiscaux sont très importants car cela n’était pas praticable pour une entreprise d’émettre des sukuk alors que cela va être possible désormais ».
Arab Banking Corporation annonce des profits de 32 M$ pour le premier trimestre |
22/04/2009
Arab Banking Corporation annonce des profits de l’ordre de 32 M$ pour le premier trimestre de 2009. Ainsi, ABC Group affiche un bilan consolidé avec un profit significatif dans ce climat mondial détérioré et en comparaison de ses pertes nettes de 28 M$ affichées au trimestre précédent.
Al Baraka sur le point de lancer une banque islamique en France d’après son directeur |
22/04/2009
Adnan Yousif, directeur de Al Baraka Banking Group, a révélé des projets de lancer une banque islamique en France et que le Groupe avait fait sa demande auprès des autorités de regulation.
Dans un entretien à CNBC Arabiya à Dubai, Yousif a expliqué que les autorités françaises de régulation avaient démontré un intérêt majeur pour les produits financiers islamiques.
Une banque ouvre ses portes à Gaza |
22/04/2009
[Finance Islamique France diffuse cette nouvelle par souci d'information même s'il ne serait pas trop difficile de démontrer que cette banque revendiquée comme 'islamique' ne s'inscrit pas dans le phénomène de la finance islamique]
Une première banque liée au mouvement islamiste Hamas, dotée d'un capital initial de 20 millions de dollars, a ouvert ses portes dans la bande de Gaza.
"Nous ouvrons la banque aujourd'hui et commençons à offrir nos services au public", a déclaré à l'AFP le président du conseil d'administration de la "Banque nationale islamique", Alaa Al-Rafati, peu avant la cérémonie d'ouverture à Gaza.
L'établissement hébergera dans un premier temps les comptes de quelque 6.000 "fonctionnaires" de l'administration du Hamas à Gaza qui pourront retirer des sommes en liquide à partir du 1er mai après le versement de leurs salaires d'avril par le « gouvernement islamiste », a ajouté M. Rafati, un membre du Hamas.
La banque, qui fonctionnera sur les préceptes de la finance islamique, est dotée d'un capital initial de 20 millions de dollars, a-t-il précisé. "Nous n'avons aucune crise de liquidités, ni en shekels (la monnaie israélienne utilisée à Gaza) ni en dollars. Cela devra nous permettre de gagner la confiance des clients", a souligné M. Rafati en faisant allusion à la crise de liquidités dont pâtissent les autres banques de Gaza en raison du blocus israélien.
Bien que sa direction soit largement composée de personnalités appartenant au Hamas, M. Rafati a affirmé que la nouvelle banque était "une entreprise privée à but lucratif qui n'est pas associée au Hamas ou au gouvernement de Gaza".
L'Autorité monétaire palestinienne, qui joue le rôle de banque centrale auprès de l'Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas, a refusé d'octroyer une licence à la nouvelle banque et a appelé à son boycottage.
La bande de Gaza échappe au contrôle de M. Abbas, dont l'Autorité a été délogée de cette région par la force en juin 2007 par le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne.
Le royaume va t-il soutenir l'islam économique ? |
22/04/2009
Le marché de la finance islamique, dont la croissance est estimée à 15% par an et les fonds à 800 milliards de dollars, connaît un essor indéniable, d'autant plus remarquable qu'il semble traverser la crise financière sans heurt majeur.
Sa pénétration des pays du Maghreb demeure pourtant marginale. Au Maroc, les débats suscités par le développement progressif des produits dits « alternatifs » au sein du pays ne perdent pas en intensité depuis l'ouverture tardive opérée par la banque centrale. Il a fallu attendre 2007 pour observer la mise en place d'une politique économique concrète par le gouverneur de la banque centrale, Abdellatif Jouahri. Pourquoi tant de réticences à solliciter les « winners pieux », fiers de leur individualisme, de leur religion et de leur compte en banque ?
Les financements islamiques sont officiellement entrés sur le marché bancaire marocain le 1er octobre 2007, via la mesure des « crédits halal » qui autorise trois types de crédit : l'ijara, la mourabaha et la mousharaka. Depuis, quatre banques marocaines se sont empressées de proposer des produits islamiques.
Pour Abderrazak Belabes, chercheur à l'université de Jeddah (Arabie Saoudite), dont Jeune Afrique publie une longue analyse (que nous résumons ci-dessous), cette mesure permettra de « capter les capitaux des citoyens marocains qui ne veulent pas déposer leurs revenus dans les banques conventionnelles ». Et favorisera la confiance de millionnaires pieux dont les fortunes restent inaccessibles. L'argument est d'autant moins anecdotique que l'économie marocaine pêche par son faible taux de bancarisation (environ 80% de la population n'a pas de compte en banque). De plus, nombreux sont les émigrés marocains qui pourraient déposer leurs économies dans des banques islamiques depuis la France, la Hollande ou l'Espagne. Une enquête IFOP récente montre par exemple que 47% des musulmans vivant en France seraient intéressés par un contrat d'épargne qui respecte l'éthique islamique.
Face au potentiel des produits alternatifs, la frilosité de la banque centrale à faire référence à des produits « islamiques » peut surprendre. Pour le docteur Belabes, un seul motif justifie l'attitude de la BAM : « la Banque centrale refuse toute référence explicite à l'islam pour ne pas lâcher la pression sur les mouvements islamistes et ne pas leur offrir l'occasion de banaliser leurs discours ». Le Parti Justice et Développement (PJD), mouvance islamiste la plus importante au Maroc à ce jour, avait fait de la finance islamique un enjeu électoral en 2007, « saboté » par la soudaine ouverture prônée par la BAM.
Les mutations du secteur financier concourent sur un terrain hautement politique. Dire que les représentants politiques n'y voient pas que des avantages relève de l'euphémisme. D'importantes pressions sont exercées par le lobby des banques traditionnelles sur le gouvernement. Considérant les produits « alternatifs » comme des concurrents directs aux produits « classiques » qu'elles proposent, elles n'ont aucun intérêt à voir se diversifier les offres de produits. Le gouvernement répugne d'autant plus à officialiser le développement de l'islam économique qu'il est ouvertement engagé dans le combat contre l'islam politique. Or, il n'est pas rare qu'islam politique et économique soient amalgamés dans la presse et par le grand public, et le risque de confusion n'est pas négligeable pour un pays dont la première source de revenus est le tourisme.
Pourtant, l'ouverture est en marche et, à terme, la fracture sémantique pourrait bien passer de « alternatif/conventionnel » à « islamique/non-islamique ». Les débats au Maroc seront in fine influencés par l'attitude de la France - qui a montré depuis l'année dernière des signes d'intérêt nouveaux pour la question - étant donné la dynamique des flux migratoires et économiques entre les deux pays. La ministre des finances française déclarait à la fin du mois de novembre 2008 : « Nous souhaitons faire de Paris une place attractive pour la finance islamique, surtout dans ce contexte de crise, d'excès et de crédits, de volatilité, et de cupidité » - enthousiasme dû au dynamisme de la concurrence européenne sur la question.
Oscillant entre ouverture et ré-appropriation de l'islam, entre libéralisation et « fin de l'ère du laxisme », les atermoiements du gouvernement attestent de la sensibilité de la question de l'islam au Maroc. Si le pays accuse un retard certain en la matière par rapport aux pays du Golfe, le processus d'ouverture progresse sans jamais reculer. 7 à 10 banques étrangères (Arabie Saoudite, EAU, Qatar) seraient en lice pour des partenariats avec des banques marocaines, promettant de nouveaux débats enflammés dans le pays.
[Jeune Afrique]
Echec du Sommet sur le débat de la conformité à la Charia |
22/04/2009
Les décideurs du secteur de la finance islamique ne sont pas parvenus à résoudre la problématique de la conformité à la Charia après un Sommet de deux jours.
La controverse fait suite à la déclaration, l’année dernière, de Taqi Usmani estimant que la plupart des sukuk n’étaient pas compatibles à la Charia. Certains délégués au Sommet ont interpellé les sharia scholars, leur reprochant de ne pas prendre le temps de débattre des problèmes relatifs à un produit avant son lancement sur le marché.
Différentes options sur la conformité à la Charia ont été évoquées, sans qu’une unanimité ne puisse se dégager ni du côté de sharia scholars, ni de celui des financiers. Un intervenant a proposé dans la session de clôture que la conformité à la Charia des produits soit assignée à un seul corps sous l’autorité de l’OIC, l’Organisation de la Conférence Islamique.
Un autre intervenant a souhaité que les jurisconsultes ne soient pas « placés sur un haut piédestal » et soient simplement traités comme des experts de n’importe quel autre domaine. Un autre a proposé que les sharia scholars soient placés sous l’autorité d’un gouvernement ou d’une Autorité et soient payés à des hauts salaires comme les juges du Conseil constitutionnel.
Guinée - BID : 150 millions de dollars américains pour la réalisation de plusieurs projets |
20/04/2009
La Banque islamique de développement (BID) s'est engagée à débloquer une enveloppe de 150 millions de dollars américains sur un montant global de 200 millions en vue de résoudre les problèmes récurrents d’eau et d’électricité, réhabiliter les différentes centrales électriques et renforcer les moyens de production par la réalisation de forages.
En matière de santé, un programme de lutte contre le paludisme, la réhabilitation des hôpitaux Donka et Ignace Deen sera mise en oeuvre et ce à travers la mise à la disposition du ministère de la santé de médicaments essentiels et le renforcement des capacités institutionnelles du secteur.
Dans le secteur de l’Agriculture, on assiste à la mise en oeuvre d’une intervention d’urgence contre l’invasion des chenilles. Et en matière de pêche, elle est favorable au financement d’un projet relatif à l’accès des pêcheurs aux crédits bancaires et la mise à disposition du matériel de pêche.
La Tribune relate le lancement du cours en finance islamique à Reims Business School |
20/04/2009
Finance Islamique France relaye l’article sur le cours à Reims Business School paru dans La Tribune
Après l'EM Strasbourg, dont le diplôme universitaire en finance islamique a démarré en janvier, Sup de Co Reims se positionne sur ce créneau, en pleine croissance malgré la crise qui a conduit Dauphine a fermer sa formation en finance traditionnelle.
Sup de Co Reims lance cette année un cours électif de spécialisation consacré à la finance islamique. « Au moment où le modèle de la finance traditionnelle est en crise, sa mise en place répond à une forte demande des professionnels, banques françaises installées à l'international ou institutions désireuses de développer ce type d'offres en France, qui font face à une pénurie de compétences », explique Ghassen Bouslama, professeur de finance à la Reims Management School.
Intitulé « Islamic Banking and Finance » et dispensé en anglais, ce cours s'adresse aux étudiants de l'école inscrits en Master I ou II, appelés à choisir parmi une centaine d'enseignements pour construire leur parcours. « C'est un bon complément à l'attention de ceux qui souhaitent se spécialiser en finance », souligne Ghassen Bouslama. D'une durée de 45 heures, il vise à leur permettre d'acquérir des connaissances sur les principes et les règles qui régissent le fonctionnement des banques et des assurances islamiques: pas d'intérêts, pas de spéculation, pas d'investissement dans les secteurs illicites, etc. Prévu pour débuter en juin, il compte déjà 70 inscrits.
Premier établissement à s'être lancé sur ce créneau, l'école de management de Strasbourg revendique quant à elle 35 étudiants pour son diplôme universitaire en finance islamique, ouvert en janvier dernier. Parmi eux, 5 sont en formation initiale, étudiants en Master I ou II. « La demande émane surtout de professionnels des banques, des assurances, ou des cabinets d'avocats, indique Michel Kalika, directeur de l'EM Strasbourg. Cela prouve qu'il y a un vrai besoin ». La formation proposée s'étale sur une durée d'un an et se compose de cinq séminaires de trois ou quatre jours chacun. Compatible avec une activité professionnelle, elle attire aussi des étudiants par-delà les frontières. « Nous accueillons des individus en provenance de six pays européens », précise Michel Kalika. L'école prévoit d'ailleurs de proposer ce diplôme en formation à distance dès la rentrée prochaine.
Décès de l'ancien gouverneur de la Banque d'Angleterre Eddie George |
20/04/2009
Lord Eddie George, ancien gouverneur de la Banque d'Angleterre, est mort samedi à l'âge de 70 ans après une longue bataille contre le cancer, a annoncé l'institution monétaire.
Eddie George était à la tête de la Banque d'Angleterre quand Gordon Brown, alors ministre des Finances, a donné en 1997 à cette institution une plus grande indépendance, lui accordant la capacité de fixer elle-même ses taux d'intérêts.
Surnommé "Steady Eddie" ("Eddie la stabilité"), il a passé l'ensemble de sa carrière à la Banque d'Angleterre après être sorti diplômé de l'université de Cambridge en 1962, à l'exception de trois ans au Fonds monétaire international (FMI) dans les années 1970. La finance islamique lui doit beaucoup étant donné qu’il a impulsé les premières réformes en Angleterre et qu’il a œuvré pour son développement dès les années 90. Il avait mis en place le premier groupe de travail pour lever les obstacles fiscaux sur les crédits hypothécaires islamiques. Ceux-ci ont été suivis par la mise à niveau égal sur le plan fiscal avec les produits financiers conventionnels par Gordon Brown dans le Budget en 2003.
Mervyn King, qui a succédé à Lord George à la tête de la Banque d'Angleterre en 2003, s'est dit "attristé" par cette disparition, et Gordon Brown a salué dans un communiqué la mémoire "de l'un des plus grands et des plus respectés gouverneurs de banque centrale".
"Eddie George a été le premier gouverneur de la Banque d'Angleterre indépendante", a souligné le Premier ministre britannique.
Premier Sommet de finance islamique dans la République du Tatarstan |
19/04/2009
Le premier Sommet de finance islamique dans la République du Tatarstan en Russie aura lieu les 11 et 12 juin 2009. Il est le fruit d’une coopération entre les autorités politiques locales avec le gouvernement de la République du Tatarstan (Fédération de Russie) et la Banque islamique de Développement (BID). Les autres partenaires sont the Russian Centre of Islamic Economics and Finance (Tatarstan, Russie), the Centre of Perspective Economic Research of Academy of Science (Tatarstan, Russie), Kuala-Lumpur Business School (Malaysie) et IFC Linova (Tatarstan, Russie).
Une convergence prévue entre les normes IFRS et islamiques |
19/04/2009
Les normes de finance islamique pourraient être intégrées aux standards conventionnels phares que sont les normes IFRS dans le courant de l’année.
Selon Robert Garnett, membre du conseil de direction de l’International Accounting Standards Board (IASB), il existe de « légères différences » entre les deux mais qui peuvent être surmontées.
« Nous devons embrasser tous les produits financiers donc nous avons besoin de changer nos standards », a-t-il précisé lors d’une rencontre IFRS à Dubaï.
« Pour converger avec la finance islamique, il est nécessaire pour nous d’avoir des discussions détaillées avec l’AAOIFI (Accounting and Auditing Organisation for Islamic Financial Institutions), afin d’avoir une meilleure compréhension de nos préoccupations et pour pouvoir les intégrer dans un IFRS révisé », a indiqué Garnett.
Le conseil des gouverneurs de la BID tient son 34ème meeting annuel |
18/04/2009
Le conseil des gouverneurs de la Banque islamique de développement (BID) tient son 34ème meeting annuel dans la capitale du Tukménistan les 4 et 5 mai prochains.
Plus de 600 participants sont attendus dont les ministres des finances et de l’industrie des 56 Etats membres, en plus des envoyés des banques et institutions financières islamiques. Jusqu’à présent plus de 57Mds de dollars ont été fournis par la BID pour des projets de développement.
Les banques islamiques à l’affût du marché en Irak |
17/04/2009
Les banques islamiques du Golfe et d’Asie sont en train de se positionner en Irak pour pénétrer le marché relativement peu développé dès que la situation s’améliore, a affirmé Boston Consulting Group.
« Ces 12 à 15 derniers mois, il y a eu des décisions de prises quant à l’ouverture de bureau de représentation en Irak. La stratégie est de permettre d’avoir une présence établie dans le pays, de façon à ce que les banques en question soient sur le terrain le moment venu », selon Boston Consulting Group.
Une banque française projette d'émettre un sukuk de 1 milliard d’euros |
17/04/2009
Un établissement financier français émettra un sukuk d'un milliard d'euros peut-être dès juin et ce sera sans doute la première émission d'un emprunt d'entreprise islamique en Europe, a déclaré jeudi Gilles Saint-Marc, président du comité de finance islamique de Paris Europlace.
L'emprunt sera émis "idéalement avant la fin juin" mais certainement d'ici à octobre, a précisé Gilles Saint-Marc.
Des investisseurs du Moyen-Orient sont présents pour couvrir l'émission, a-t-il ajouté, sans autre précision, à l'occasion du sommet Reuters sur la finance et la banque islamiques.
"Ce sera un sukuk coté sur Euronext et ensuite sur une autre Bourse du Moyen-Orient", a dit Saint-Marc. "Les investisseurs sont identifiés et sont prêts. Ce sera un sukuk pour le secteur financier français et l'argent proviendra du Moyen-Orient".
Il n'a pas précisé quel serait l'établissement qui émettrait l'emprunt mais le nombre de banques françaises pratiquant de la finance islamique est limité.
Saint-Marc a ajouté que la première banque islamique en France recevrait sa licence d'ici à la fin juin.
Succès de la première émission d'obligations islamiques en Indonésie |
17/04/2009
La première émission d'obligations islamiques (sukuks) lancée en Indonésie, plus grand pays musulman au monde, a permis de lever 650 millions de dollars sur le marché international, a annoncé vendredi un responsable gouvernemental.
L'émission, qui offre un rendement de 8,8% pour une maturité sur cinq ans, a été sur-souscrite environ sept fois, a indiqué Rahmat Waluyanto, un responsable du ministère des Finances. Les fonds levés sont destinés à permettre à l'Etat de "financer ses besoins budgétaires, de diversifier ses sources de financement et de renforcer les sukuks sur le marché international", a-t-il indiqué.
L'émission a été souscrite à hauteur de 30% par des investisseurs du Moyen-Orient, à 40% d'Asie, à 19% des Etats-Unis et à 11% d'Europe.
L'Indonésie a beau être le plus grand pays musulman (près de 90% de ses 235 millions d'habitants), la finance islamique y était jusqu'à présent moins développée que dans d'autres pays d'Asie, comme la Malaisie.
Le gouvernement avait donc donné une large publicité au lancement des premiers sukuks à destination des investisseurs particuliers.
Ces obligations sont dites islamiques dans la mesure où, à la différence des bons du Trésor traditionnels, elles n'impliquent pas le paiement d'un intérêt, afin de respecter la Charia qui proscrit l'usure de l'argent. La rémunération des investisseurs se fait via les revenus d'actifs auxquels l'emprunt est adossé.
UBS table sur la finance islamique pour l’expansion de ses activités |
15/04/2009
Armen Papazian, nouvellement nommé à la tête de la finance islamique chez UBS, a dit avoir reçu un mandat global afin de dessiner des produits innovants sharia-compliant. Sa nomination correspond à un nouvel engagement de la banque et met en lumière à nouveau que la finance islamique est un enjeu stratégique d’UBS, selon lui. Le futur de cette industrie se trouve en amont, au niveau de la recherche pour créer des produits innovants, estime-t-il.
GFH s’apprête à lancer des fonds immobiliers et de sukuk |
15/04/2009
La banque islamique d’investissement Gulf Finance House (GFH) localisée à Bahreïn projette de lancer un fonds immobilier commercial britannique sharia-compliant de 74M$ et un fonds sukuk de 50M$ dans la région du Golfe.
Le marché de l’immobilier commercial britannique est un marché mature, bien régulé et avec des opportunités attractives, a attesté lors du Reuters Islamic Banking and Finance Summit Alan Durrant, responsable de la gestion d’actifs dans la banque de Bahreïn.
« Nous sommes en train d’envisager le fonds en ce moment. Nous allons probablement lancer une série de fonds similaires sur les mêmes types d’actifs et les réunir ensemble pour permettre des économies d’échelle », a-t-il dit dans son intervention lors de ce sommet.
Un second fonds immobilier pourrait être mis en place cette année, d’après celui-ci. L’éventualité d’un tel qu’un fonds aux Etats-Unis a été évoquée.
Unicorn envisage des acquisitions « agressives » |
15/04/2009
Majid al-Sayed Bader al-Refai, CEO de Unicorn Investment Bank, a annoncé que la banque est dans une position d’acquisition « agressive » de deux prêteurs du monde arabe, à la fois dans le segment retail et dans celui d’investissement. Par ailleurs, Unicorn projetterait des acquisitions de banques de détail au Pakistan, en Inde, en Malaisie en Grande-Bretagne et en Europe continentale.
Les hauts revenus des sukuk incitent les firmes de Dubaï à investir |
15/04/2009
Mashreq Capital a déclaré vouloir monter un fonds islamique de 50M$ à 100M$ pour investir dans les hauts revenus générés à l’heure actuelle en raison des spreads anormalement élevés.
Le bon islamique de 3,52Mds $ émis par Nakheel –le plus grand sukuk émis- offre des retours de l’ordre de 20%, tandis que ceux de DEWA et de Aldar accordent des bénéfices pour les investisseurs entre 9 et 12%.
Gulf Finance House recherche 600M$ |
14/04/2009
Gulf Finance House (GFH) est en train de chercher à lever 600M$ de fonds pour des projets énergétiques en Libye et au Kazakhstan. La moitié de ces capitaux devraient servir au financement du projet d’‘Energy City Libya’. L’autre moitié devrait permettre de financer une certaine partie du projet de 10Mds de dollars pour la construction de l’infrastructure économique d’un centre de recherche et de formation dans le domaine du pétrole sur la mer Caspienne.
Le DIFC souhaite booster la formation en finance islamique |
14/04/2009
Le Dubai International Financial Centre (DIFC) va mettre en place un conseil afin de réfléchir au développement de la formation en finance islamique. Nik Norishky Thani, directeur exécutif de la finance islamique au DIFC, a déclaré que plus de ressources formées dans ce domaine sont souhaitables en raison du fait que les grandes banques conventionnelles entrent de plus en plus dans l’arène islamique.
Le vice-président de la BID reçu par le Président du Burkina Faso |
13/04/2009
Dans le cadre des visites de prise de contact qu’il effectue dans la sous-région, après sa prise de fonction, le vice-président de la Banque islamique de développement (BID), Birama Boubacar Sidibé a été reçu vendredi 10 avril par le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré. Cette visite a permis de passer en revue la coopération entre le Burkina Faso et la BID.
"Je suis venu au nom des hautes autorités de la Banque islamique de développement (BID) visiter le Burkina Faso et faire le point de la coopération entre ce pays et la BID" a déclaré M. Sidibé à sa sortie d’audience. Expliquant que le Burkina Faso entretient avec la BID une coopération de très longue date. Parlant de la BID, il a laissé entendre : "Nous sommes un partenaire persistant et avons soutenu le pays dans plusieurs secteurs telles les infrastructures, l’agriculture, les œuvres sociales".
Communiqué de la cellule de fiqh du centre islamique de la Réunion à propos du remboursement des parts du SGAM AI Sharia Liquidité |
12/04/2009
Au début de l’année 2008, un appel public à l’épargne très particulier était lancé par la BFCOI (filiale de la Société générale) : celui-ci concernait le SGAM AI LIQUIDITE, premier produit de placement en euros sharia compatible ayant reçu l’aval de l’Autorité des marchés financiers.
Les fonds du SGAM AI LIQUIDITE étant exclusivement investis dans des opérations de Mourabaha (achat-revente de matières premières avec une marge bénéficiaire), les recettes produites ne constituent rien d’autre que des parts du bénéfice réalisé à travers les transactions effectuées et sont donc tout à fait licites pour le musulman.
M. Jérôme de Fresnes a récemment informé le CFCI que, après plusieurs mois d’activité positive du SHARIA LIQUIDITE, la baisse générale des conditions de marché des matières premières et la conjoncture générale très difficile ne permettent plus à présent d’engager un pronostic optimiste sur le devenir de la performance de cet investissement.
Le capital placé dans le SHARIA LIQUIDITE n’étant pas garanti, conformément aux impératifs du droit musulman, la banque française commerciale de l’océan Indien a ainsi, dans un souci de préservation des intérêts des investisseurs et de protection de la plus-value acquise, décidé de procéder au remboursement sans aucun frais des parts détenues pour l’ensemble des porteurs. Par conséquent, le CFCI informe que son avis de sharia compatibilité du SGAM AI SHARIA LIQUIDITE – Fatwa N°01-10/07, datée du 19/10/2007– est suspendu à compter du 2/04/09.
Fait à Saint-Pierre de la Réunion, le 31 Mars 2009
Finance islamique: "Une manifestation formidable de l'intégration" |
09/04/2009
Jean-Paul Laramée, directeur de Secure Finance, est l'auteur de La Finance islamique à la française (Ed Secure Finance). Interrogé par LEXPRESS.fr, il écarte les risques de communautarisme que pourrait présenter ce système.
La finance islamique associe le financier et le religieux, n'est-ce pas paradoxal?
Tous les systèmes bancaires et financiers dans l'histoire étaient fondés au départ sur des principes religieux. Et l'islam se distingue du judaïsme et du christianisme car il n'est pas seulement une religion, il présente des principes à la fois religieux et sociaux qui règlent l'oumma, la communauté des musulmans. C'est une philosophie de vie qui se décline aussi en économie.
Les musulmans français connaissent-ils bien la finance islamique aujourd'hui?
La plupart des gens se trompent, faute d'informations, sur le système de la finance islamique. Beaucoup de musulmans pensent que la finance islamique correspond le mieux à leur façon de vivre et à leur foi et que l'islam interdit le prêt à intérêt. Du coup, 80% des musulmans interrogés pensent que les produits -notamment de prêts- sont moins chers. Or, c'est l'inverse! Les produits financiers sont pour l'instant compliqués à mettre en oeuvre et si une banque de détail s'ouvrait à la finance islamique, les taux seraient sensiblement plus élevés que dans les banques "classiques".
On pense aussi que la banque islamique est à visée plus caritative que lucrative. C'est faux, le but des banques islamiques, comme toutes les banques, est de faire du profit!
Le système est-il applicable en France?
La finance islamique a beaucoup de choses à mettre au point pour ne pas être en marge du milieu bancaire français. A terme, les banques islamiques qui souhaiteraient proposer des produits financiers "grand public" auraient sans doute intérêt à développer des partenariats avec les grandes banques françaises "classiques" pour que soient ouvertes des "fenêtres islamiques". Ces guichets proposeraient des produits financiers conformes aux exigences de la charia, avec, sans doute -comme c'est aujourd'hui le cas au Maroc-, une étiquette autre qu'"islamique": "alternatif" ou "éthique". Ces appellations auraient le très grand avantage d'éviter tout communautarisme. En effet, si vous dites "produits islamiques", vous donnez l'impression de ne vous adresser qu'aux musulmans. Or, la finance islamique française doit s'adresser à tout les Français.
La crainte de repli identitaire émise par certains laïcs détracteurs de la finance islamique est-elle fondée?
Non, la laïcité ne doit pas interdire de travailler avec des systèmes économiques qui tirent ses principes fondateurs d'une religion. Au contraire, comme le soulignait récemment Mme Christine Lagarde, le système financier conventionnel ferait bien d'intégrer, pour se réformer et construire un meilleur système bancaire mondial, certains principes de la finance islamique.
La synergie entre ces deux systèmes doit également permettre d'abandonner tout communautarisme. Le cosmopolitisme est une chance. Et puis, est-ce du communautarisme que de constater qu'il existe une jeunesse française, républicaine et musulmane, compétente, qui maîtrise parfaitement, tout à la fois, le français, l'arabe et l'anglais... et les techniques de finances, islamique et "conventionnelle"? Ces élites musulmanes bénéficient, par ailleurs, d'une compréhension de la culture musulmane que doit encourager la France. On est bien loin de la vision stéréotypée du musulman qui "deale" dans les rues d'Argenteuil! La finance islamique serait une manifestation formidable de l'intégration des musulmans dans notre société.
09/04/2009
Finance Islamique France et Secure finance vous signalent cet article paru dans l’Express en date du 9 avril 2009:
Avec ses produits conformes au Coran, la finance islamique a désormais droit de cité en France. Un "plus" éthique en ces temps de crise ou un facteur de repli?
C'est à ce genre d'avancées, discrètes et sèchement techniques, qu'on mesure les changements de société. Depuis le 25 février, la finance islamique, fondée sur les prescriptions du Coran, a la voie libre en France, pourtant méfiante en matière d'ingérence religieuse. Grâce à une modification du droit fiscal, publiée au Bulletin officiel, la vente de produits financiers "charia compatibles" est désormais possible au pays de Voltaire. Moins spectaculaire que la construction d'une mosquée à minaret en plein centre-ville, cette nouvelle étape conforte la présence dans le paysage national des quelque 5 millions de musulmans de l'Hexagone, dont un tiers de pratiquants proclamés. Un "marché" unique en Europe, et bien trop vaste pour rester en jachère, pensaient, depuis quelque temps déjà, de nombreux observateurs avisés. Début avril, un rapport du groupe UMP à l'Assemblée en soulignait encore tous les attraits.
A ce stade, un point théorique s'impose: la finance islamique bannit l'intérêt (riba), l'usure et la spéculation. L'investisseur ne vend que ce qu'il possède, partage avec sa banque ou son partenaire commercial ses bénéfices comme ses pertes, et s'interdit d'investir dans les secteurs jugés illicites par la tradition musulmane, tels que l'alcool, la restauration non halal, les jeux de hasard, la pornographie ou les armements.
Les volontaires pour lancer cette finance d'inspiration divine en France ne manquent pas. D'ici juin, le temps d'obtenir l'agrément des pouvoirs publics, une banque d'affaires pilotée par des investisseurs des pays du Golfe devrait ouvrir ses portes à Paris. D'autres organismes à pétrodollars sont sur les rangs: la Qatar Islamic Bank, Al-Baraka Banking Group -une holding de Bahreïn- la Koweit Finance House et la Dubai Islamic Bank. Dans le cercle bancaire hexagonal aussi, on s'agite. Depuis le printemps dernier, la Société générale propose deux produits financiers halal aux musulmans de la Réunion. La BNP et le Crédit agricole, implantés de longue date dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient, bûchent également sur le sujet. Preuve que le monde de la finance suit le dossier de près: ces jours-ci circulait sur Internet une offre d'emploi pour un poste de PDG dans une banque de détail - du genre de celle de M. et Mme Tout-le-Monde.
Une manne à ne pas bouder
Réputée plus sûre, plus éthique, plus solidaire, face à un système financier classique discrédité par ses délires spéculatifs, "la finance islamique constitue une alternative crédible au système classique" affirme Zoubaïr Ben Terdeyet, fondateur du site Isla-Invest Consulting. La crise tombe à point. Pas un mois, pas une semaine sans un forum ou un colloque sur le sujet. En février dernier, le Conseil français du culte musulman, peu habitué à ce genre de bulletins, annonçait dans un communiqué de presse une rencontre organisée par une association maghrébine d'avocats du droit des affaires, en collaboration avec l'école de formation professionnelle des barreaux de la cour d'appel de Paris. L'université de Strasbourg a lancé un diplôme en finance islamique en janvier ; Sup de co Reims propose un cours, et un institut est en projet... Bref, ça n'arrête plus.
Les pouvoirs publics y sont pour beaucoup. Christine Lagarde, ministre de l'Economie, s'était publiquement engagée à favoriser l'aménagement juridique fiscal. "On ne lâchera pas l'affaire", glissait-elle encore récemment en privé. Plongé dans le long tunnel de la crise, l'Etat aurait mauvaise grâce à bouder la manne des pétrodollars islamiques. Les chiffres parlent d'eux-mêmes: les activités du secteur affichent un taux de croissance annuel de 15 % et le volume des opérations financières musulmanes à l'échelle mondiale atteindrait, d'après les estimations, plus de 500 milliards de dollars. Ces fonds doperont l'économie nationale, espère-t-on à Bercy. La future banque d'affaires parisienne devrait ainsi financer des PME innovantes et apporter son appui à des projets "socialement responsables", comme la construction d'hôpitaux high-tech, d'après l'un de ses maîtres d'oeuvre.
Une demande à susciter
Les musulmans français joueront-ils le jeu? Dans un sondage commandé l'an dernier à l'Ifop par l'Association d'innovation pour le développement économique et immobilier, une personne interrogée sur deux déclarait ne pas se sentir concernée par ces produits financiers halal. Actuellement, la plupart des fidèles recourent aux officines bancaires classiques. Pour Jean-Christophe Despres, PDG de Sopi Communication, une agence spécialisée dans le "marketing identitaire", "la finance islamique répond aux interrogations de certains musulmans tout autant qu'elle fait naître de nouveaux besoins chez les autres". En clair, on crée l'offre avant la demande, principe tout ce qu'il y a de capitaliste, celui-là.
D'après les spécialistes, seuls de 200 000 à 300 000 musulmans seraient réellement tentés par l'aventure. Des jeunes, essentiellement, instruits et plus religieux que leurs parents, attachés à un "mode de vie différent", comme l'explique Mustapha, 32 ans, cadre commercial parisien, qui parle de "démarche idéologique". Mouloud, fleuriste, y croit, lui aussi, dur comme fer, "à condition que les musulmans soient bien informés. Les banques, insiste-t-il, devront aller les chercher".
La question est aussi politique. "Facteur d'intégration" pour ses partisans, la finance islamiquement correcte est dépeinte par les militants laïques comme un nouveau cheval de Troie du communautarisme. "Elle favorise le repli identitaire, gronde Pascal Hilout, musulman pratiquant et rédacteur de la revue Riposte laïque, éditée sur Internet. En outre, elle fait rentrer le religieux là où il ne devrait pas avoir droit de cité, puisque les banques vont devoir s'adresser à des imams pour faire certifier leurs produits."
A sujet inflammable, prudence de Sioux. Sur demande expresse de la Banque de France, la première officine bancaire française coranique n'affichera pas le terme " islamique " sur son fronton. Trop "marqué". Son nom renverra à l'idée de blancheur et de pureté. Sobre et consensuel.
Un nouveau directeur au MBA de finance islamique de Cass Business School |
09/04/2009
Roy Batchelor est nommé nouveau directeur du Executive MBA de Dubai. Offert en conjonction avec le Dubai International Financial Centre (DIFC), l’EMBA de la Cass Business School est le premier à offrir une spécialité en finance islamique et en énergie.
Un ancien ministre poursuivi à Dubaï |
08/04/2009
Le procureur de Dubaï a poursuivi un ancien ministre pour son implication dans les scandales de corruption de la Dubai Islamic Bank et d’avoir ‘porté atteinte aux intérêts de l’Etat’. Mohammed bin Kharbash, fait ainsi l’objet d’une enquête à propos des fraudes au sein de Deyaar, l’entité immobilière de Dubai Islamic Bank, quand il était président de Deyaar.
Mohammed bin Kharbash est un influent membre de l’establishment des Emirats, et est la figure la plus éminente à avoir été poursuivie dans cette fraude massive où 25 responsables ont été arrêtés.
Dubaï : corruption dans les institutions financières islamiques |
08/04/2009
"C'était un marché en plein boom. Tout le monde devient gourmand et c'est comme ça que vient la corruption", explique l'économiste Eckart Woertz, du Centre de Recherche sur le Golfe, basé à Dubaï. "Vous avez l'occasion de toucher un pot-de-vin et vous cédez à la tentation".
L'économie de Dubaï, une ville qui fait partie des Emirats Arabes Unis, a connu une croissance vertigineuse avant la crise économique mondiale.
Le moteur de la croissance était l'immobilier qui a bénéficié de la décision des autorités en 2002 d'autoriser les étrangers à devenir propriétaires, alors même que l'explosion des cours du pétrole provoquait une abondance de liquidités en mal d'investissement.
Rien d'étonnant donc si la plupart des affaires de corruption à Dubaï sont liées à l'immobilier.
En tarissant le crédit, la crise a entraîné une chute des prix de l'immobilier de 25% en moyenne en six mois.
Début mars, sept hommes ont comparu devant un tribunal dans deux affaires de pots-de-vin, les premiers procès pour corruption depuis les premières arrestations il y a un an.
La première affaire concerne quatre dirigeants de Sama Dubai, une firme appartenant à Dubai Holding, propriété du gouvernement de Dubaï, et un ancien cadre de la firme privée Damac Properties. Les pots-de-vin atteindraient 2,28 millions de dollars US.
Dans l'autre affaire, les deux accusés sont d'anciens responsables commerciaux de Nakheel, société contrôlée par le gouvernement local. Les dessous-de-table seraient là de 1,4 million de dollars.
Nakheel, qui a créé les célèbres îles artificielles en forme de palmier au large de Dubaï, a refusé de commenter l'affaire.
En février, la police a arrêté trois autres cadres de Nakheel.
Le plus ancien détenu dans les affaires de corruption est l'ancien P.-D.G. de Deyaar Development, Zack Shahin, un Américain d'origine libanaise arrêté en mars 2008. Le parquet de Dubaï l'accuse, ainsi que d'autres suspects, d'avoir détourné plus de 27 millions de dollars.
Un site Internet appelé "Save Zack Shahin" (Sauvez Zack Shahin) a affirmé qu'il avait été torturé pendant sa détention et a mis en ligne des photos de lui dans un hôpital.
Mais la plus grosse affaire de corruption concerne la Dubai Islamic Bank, qui aurait été délestée de 501 millions de dollars dans une opération de fraude menée par sept hommes, dont deux sont en fuite.
Les suspects, deux cadres de la banque et cinq hommes d'affaires, sont accusés d'avoir escroqué la banque en falsifiant des documents et en montant de faux projets immobiliers.
"Il faut porter au crédit des autorités leur volonté d'attaquer de front ce problème, en dépit de la publicité négative" que cela peut générer, souligne Ali Shihabi, P.-D.G. de la banque d'investissement Rasmala.
"L'approche arabe traditionnelle consiste à cacher ce genre de problème ou à l'ignorer totalement", dit-il.
Certains journaux locaux ont rendu compte de ces affaires de manière suivie.
Mais cela pourrait changer en raison d'un projet gouvernemental de loi sur les médias en vertu de laquelle la publication "d'informations erronées pouvant nuire à l'économie nationale" deviendra un délit. Or, la définition de ce qui constituera une "information erronée" sera laissée aux autorités.
La BID accorde une subvention de 1,6 M $ au Mali |
08/04/2009
Le Mali et la Banque islamique de développement (BID) viennent de conclure un accord de subvention de 1.578.000 dollars US destinée à soutenir la relance de la production agricole face aux effets néfastes de la crise alimentaire.
Cette subvention vient s'ajouter à deux accords de financement récemment approuvés par le conseil exécutif du BID pour soutenir la production agricole en maîtrise totale de l'eau à Tieu Konou et à Tamani en zone Office Riz de Ségou (centre) et pour l'aménagement hydro- agricole de Taoussa (région de Gao, dans le nord du Mali).
Elle aidera non seulement à la production de semence de riz Nerica mais permettra aussi de financer des mesures d'accompagnement de renforcement du service semencier national.
La BID prévoit de soumettre prochainement au conseil exécutif le programme de production de sucre à Markala, venant renforcer le porte- feuille des projets de la BID dans le secteur du développement rural.
Les documents ont été signés par le ministre malien des Finances, Abou-Bakar Traoré et le vice-président de la BID, Birama Sidibé.
30 millions de dollars de bénéfice pour Al Baraka d’Algérie |
07/04/2009
L’année 2008 a été bénéfique pour la banque Al-Baraka en Algérie qui a engrangé des gains nets de 30 millions de dollars, soit une hausse de 30% par rapport à l’exercice 2007, selon les déclarations du président du conseil d’administration d’Al Baraka Bank Algérie.
Ces performances financières de la banque sont justifiées par l’embellie financière que connait le pays et le boom du marché des crédits de véhicules et de l’immobilier.
Les chiffres du 1er semestre restent exceptionnels et montrent la bonne santé financière de cet établissement qui a pu quadrupler son capital en 2006. La banque islamique dispose aujourd’hui de 25 agences réparties à travers le territoire national. La banque prévoit aussi d’élargir ses offres de produits en proposant à sa clientèle des caisses d’investissements islamiques ainsi que la mise sur le marché de produits de bancassurances. Al Baraka d’Algérie projette, pour l’année en cours, l’ouverture de cinq nouvelles agences et le lancement des travaux de construction du nouveau siège de sa direction générale dans la « zone des banques » près de l’aéroport international d’Alger.
Une filiale de KFH scelle un contrat de finance islamique en Russie |
06/04/2009
Liquidity Management House, une filiale de Kuwait Finance House (KFH),, vient de signer un accord officiel avec la grande banque russe VTB Capital, comme nous l’avions laissé prévoir.
Masroor Haq, responsable du Moyen-Orient et de l’Afrique à VTB Capital a déclaré à cette occasion, « nous sommes heureux d’entrer dans un partenariat avec Liquidity Management House pour développer des produits financiers islamiques en Russie ».
Quatrième banque islamique en Syrie |
06/04/2009
Le Président de AlBaraka Banking Group, Adnan Yousif, a indiqué que AlBaraka-Syria Bank venait d’être lancée avec un capital initial de 100M$. Elle devient ainsi la quatrième banque islamique de Syrie.
Les trois autres banques islamiques sont Cham Bank, dans laquelle les institutions financières koweitiennes détiennent 49% des 100 millions de $ de capital, Syria International Islamic Bank (SIIB), dans laquelle le Qatar détient aussi 49% des 100 millions de $ de capital initial, et la très récente Syrian Iranian Commercial Bank (Banki).
La BID finance une centrale électrique au Maroc |
06/04/2009
La Banque Islamique de Développement (BID) a approuvé pour un montant de 197M$ la centrale électrique de Al-Quneitrah au Maroc. Ce projet est planifié sur deux ans.
Jusqu’à février dernier, la BID a totalisé pour 3,5Mds de $ de projets de développements au Maroc.
Un sukuk souverain jordanien planifié ? |
06/04/2009
Selon des officiels jordaniens, le pays pourrait s’apprêter à émettre un sukuk qui constituerait une première. Une étude de la Banque Centrale avait débuté mais la procédure avait été interrompue.
2009 pourrait voir le premier sukuk jordanien, après les relances de ce marché par l’Indonésie et Singapour du côté des entités publiques, même si les responsables jordaniens estiment les conditions de marchés non favorables à l’heure actuelle.
GFH à la conférence « Banque, assurance et finance islamiques au Royaume de Bahreïn » |
06/04/2009
Gulf Finance House doit considérer sa venue à Paris lors de la conférence se tenant à la Chambre de Commerce et d’Industrie comme suffisamment significative pour diffuser dans les medias sa présence lors de cet évènement important. Cela montre qu’un des acteurs les plus importants de cette industrie qu’est GFH, sponsor de platine lors de cette occasion, ne peut plus ignorer le cas français désormais.
Dr Ala'a Al-Yousuf, économiste en chef à GFH, a affirmé durant son intervention que « l’industrie de la finance islamique, dans laquelle GFH est un acteur majeur, a évité le désordre engendré par la crise des subprimes grâce à ses forts business models d’actifs sous-jacents, qui sont enracinés dans les principes islamiques. »
La Banque Centrale de Bahreïn accueille un workshop sur la gestion du risqué en FI |
06/04/2009
La Banque Centrale de Bahreïn en partenariat avec l’Union des Banques Arabes va accueillir un workshop intitulé ‘La gestion du risque en finance islamique’ les 14 et 16 avril prochains. La question de la gestion du risque des banques islamiques est une des principales préoccupations que les Banques centrales telle celle du Royaume de Bahreïn, se sont engagées officiellement à surveiller de très près.
Un crédit syndiqué Ijara pour le Gouvernement de Dubaï |
05/04/2009
Le Gouvernement de Dubaï a annoncé le succès d’un crédit syndiqué Ijara de 600M$. Cette opération est à des fins de refinancement d’une opération existante Ijara de l’Aviation civile de Dubaï de 1Mds$ avec maturité en avril 2009.
Al Hilal Bank établit la première banque islamique au Kazakhstan |
04/04/2009
Al Hilal Bank a annoncé l’établissement de la première banque islamique au Kazakhstan. Il s’agit de surcroît de la première implantation d’Al Hilal en dehors des Emirats, laquelle n’a été lancée qu’en juin 2008.
Cet accord a été signé à Abu Dhabi en la présence du Ministre délégué des finances du Kazakhstan, Ruslan Dalinov.
HSBC lance son premier sukuk local à Hong-Kong |
04/04/2009
HSBC a annoncé avoir reçu l’accord des autorités monétaires de Hong-Kong pour lancer son premier sukuk en devise locale. Elle devient ainsi la première banque locale du territoire à réaliser une opération de ce type.
Pour Bruno Lee, directeur de la Dette et de la gestion du patrimoine, « le lancement de sukuk est une première étape pour nous pour toucher les marchés du Moyen-orient et des autres pays islamiques ». Il a rappelé que ce marché était, à Hong-Kong, à son stade de création.
Pour S&P’s, le Takaful connaît une grande croissance malgré la crise |
02/04/2009
L’industrie Takaful –‘assurance’ islamique- prend son essor selon Kevin Mills, analyste chez S&P’s. «Nous avons vu une rapide croissance dans le monde arabe et une expansion à travers l’Europe. Un développement supplémentaire du marché a été la croissance du retakaful comme une version sharia-compliant de la réassurance ».
La région du Golfe représente un marché de 170M$, selon cette étude, tandis que le marché mondial est estimé à 2Mds $.
Le micro-crédit islamique a un fort potentiel selon Jacques Attali |
01/04/2009
C’est au cours d’une conférence de presse en Tunisie intitulée « crise financière et contribution de la microfinance », que Jacques Attali, président de l'association de micro-crédit Planet Finance, a déclaré que la micro-finance islamique a un fort potentiel. Toutefois, il a précisé que la condition est « d’être ouverts à tous » pour qu’il en soit ainsi.
Pour favoriser les investissements et partenariats bilatéraux, Secure Finance lance l’Institut Français de Finance Islamique |
01/04/2009
Une réunion sur le Grand Paris s’est tenue à la résidence du Consul général de France en présence de Thierry Jacquillat, président de Paris Capitale Economique, devant un parterre d’investisseurs saoudiens.
Quelques jours avant la conférence « Banque, assurance et finance islamiques au Royaume de Bahreïn », Thierry Jacquillat, membre d’une institution co-organisatrice, a entre autres, évoqué l’essor de la finance islamique en France en 2008.
M. Jacquillat a tenu le même discours de « bienvenue en France à la finance et aux investisseurs islamiques », à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, où se tenait, le 2 avril, à l’invitation de l’Ambassadeur du Royaume de Bahrein en France, S.E. M. Naser M.Y. Al Belooshi, et en présence de Mme. Anne Marie Idrac, secrétaire d’Etat au commerce extérieur, un séminaire sur le thème banques, assurance et finance islamiques au royaume de Bahreïn. Jean-Paul Laramée, directeur général de Secure Finance, a annoncé, à cette occasion, le lancement, à l’initiative de Secure Finance, de l‘Institut Français de Finance Islamique, présidé par M. Hervé de Charrette, ancien ministre des affaires étrangères. La vocation première de cette Association, qui est appelée à réunir les grands acteurs publics et privés de la finance islamique française et internationale, sera la formation et la recherche en matière de finance islamique et de synergies avec le système financier français.
La méga-banque islamique de Salah Kamel, plus que d’actualité |
01/04/2009
Sur la chaîne CNBC Arabiya, Adnan Yousef, CEO d’Al Baraka BG, a de nouveau évoqué la très attendue méga-banque islamique qui sera lancée prochainement par Cheikh Saleh Kamel.
Pour Adnan Yousef, « après que nous ayons fait toutes les recherches nécessaires pour le lancement de banque islamique, les discussions entre Cheikh Saleh Kamel et les investisseurs sont en cours pour préparer l’introduction en bourse ». Celle-ci devrait être de 3 Mds $, alors que le total du capital initial de la banque devrait représenter 10 Mds de $.
La fraude de la DIB est suffisamment importante pour ‘influencer’ l’économie |
31/03/2009
« La fraude avérée de la Dubai Islamic Bank, d’un montant de 501 M $, est massive et influence l’économie de Dubaï et des Emirats », a déclaré Tarek Yaqoub Al Khayyat de Deira, s’adressant au juge pendant son audition.
Dans cette fraude qui a secoué Dubai Islamic Bank et le pays, 5 des 7 accusés -2 ont pris la fuite- ont plaidé ‘non coupable’.
Lancement du cours électif de l’Ecole Supérieure de Commerce de Reims |
31/03/2009
Sup de Co Reims vient d’ouvrir le cours électif « Islamic Banking and Finance ». Coordonné par Ghassen Bouslama, professeur de finance à RMS, et entièrement dispensé en anglais, il vise à fournir une compréhension des fondements de la finance islamique et de ses applications les plus récentes.
Les meilleurs spécialistes du domaine interviendront comme Mohammad Damak, Credit Analyst chez Standard & Poor’s, Valéry Foussé, Associé chez KPMG Financial Services, correspondant Islamic finance KPMG France et Anouar Hassoune, Vice-président, Senior Credit Officer chez Moody’s.
CIMB s’apprête à lancer pour 2,5Mds $ de sukuk en 2009 |
30/03/2009
CIMB Islamic Bank de Malaisie, le premier arrangeur au monde de sukuk, est sur le point de lancer pour 2,5Mds $ de sukuk cette année.
La banque malaisienne a 19 mandats de clients d’Asie, ainsi qu’une demande d’une entité souveraine du Golfe de 1,38Mds $.
Un autre projet concerne un sukuk mutli-devises de 1Md $.
Une première banque islamique au Sri Lanka? |
30/03/2009
Le Amana Group a reçu la ‘Letter of Provisional Approval’ des autorités de régulation du Sri Lanka. Il s’agit d’une première étape vers l’établissement de la première banque islamique intégrale du pays.
Amana Bank devrait s’associer à cette occasion avec des experts de l’industrie, que sont les banquiers de Bank Islam Malaysia Berhad (BIMB).
La finance islamique assez fiable pour surmonter la crise? |
30/03/2009
Badlishah Abdul Ghani, CEO de CIMB Islamic Bank, pense que la finance islamique est en danger d’une crise latente, non pas en raison du ‘credit crunch’ –rétractation du crédit-, mais en dépit de ses contradictions internes et des anomalies entre les différentes juridictions.
Abu Dhabi Islamic Bank recapitalisée par le Gouvernement |
30/03/2009
Abu Dhabi Islamic Bank a obtenu ce 30 mars dans une mesure d’urgence, 599 M $ de dépôts gouvernementaux.
Tirad Mahmoud, directeur général de la banque, a indiqué que cet argent reçu par la banque, l’a été car autrement « les autres banques pourraient être vues mieux capitalisées », qu’ADIB.
Tamweel en appelle au Gouvernement pour injecter de la liquidité dans le marché de l’immobilier aux Emirats |
30/03/2009
Sheikh Khaled bin Zayed, le président de Tamweel, le deuxième plus grand fournisseur de prêts immobiliers des Emirats, qui est de surcroît islamique, enjoint le Gouvernement à injecter des capitaux dans les banques pour revitaliser le secteur.
Le Gouvernement doit urgemment ajouter de la liquidité pour limiter la chute dans les prix de l’immobilier selon lui, car cette chute est en train d’engendrer de « grandes pertes » aux investisseurs dans le pays.
Le problème est que Tamweel et Amlak, les deux principaux fournisseurs de prêts, n’en octroient plus depuis novembre en attendant des décisions au sujet de leur avenir, en raison de plans de fusion prévus mais reportés depuis. Les deux sont actuellement dans l’expectative face aux projets du Gouvernement.
KFH participe à un financement de projet immobilier de 6 Mds $ en Malaisie |
28/03/2009
Ali Al-Ghannam, président de Kuwait Finance House, a entériné le plan de financement d’un très important projet immobilier en Malaisie, dans la ville d’Eskandar.
Cette région reliera la Malaisie à Singapour et permettra une plus grande coopération entre les deux pays.
L’ONU à travers Stiglitz, favorable à la FI |
26/03/2009
Pour qu’il y ait une sortie de crise, il faut que la reprise concerne à la fois les pays développés et en développement. C’est ce qu’a notamment considéré le Président de la Commission d’experts du Président de l’Assemblée générale sur la réforme du système monétaire et financier international de l’ONU, M. Joseph Stiglitz, lors d’une conférence de presse au Siège de l’ONU, à New York.
Le lauréat 2001 du prix Nobel d’économie, qui avait présenté plus tôt les recommandations de la Commission à l’Assemblée générale, a souligné à plusieurs reprises la nature globale de la crise et la nécessité d’en minimiser les répercussions dans les pays en développement grâce à des instruments de régulation « eux-mêmes globaux et adaptés à l’ampleur du défi ».
L’autre recommandation de la Commission sur laquelle M. Stiglitz a insisté porte sur la création d’un nouveau système mondial de réserve visant à rendre l’économie « plus stable et plus juste ». Il a précisé qu’un tel système contribuerait à atténuer les risques d’effondrement des valeurs dus aux fluctuations brutales du dollar, qui ne peut plus être considéré comme une monnaie refuge.
C’est un paradoxe, mais la crise actuelle, par sa gravité même, ouvre des perspectives considérables en matière de refonte systémique, perspectives qui étaient encore inconcevables il y a quelques mois, a noté Joseph Stiglitz. Selon lui, la crise redonne à des principes keynésiens presque centenaires une nouvelle jeunesse, si l’on entend par là la nécessité vitale de revenir expressément aux fondamentaux économiques.
Il est tout de même frappant qu’une crise pareille trouve ses racines dans une succession de phénomènes déclenchés par des erreurs de jugement et des décisions prises en dépit du bon sens, a encore dit M. Stiglitz. Il a cité à ce propos la mauvaise gestion de la crise asiatique de 1997, « où l’épargne accumulée n’avait finalement pu être allouée qu’à des investissements dans des produits financiers qui se sont avérés peu sûrs », ou encore les modes de consommation américains, « par lesquels on est incité à dépenser l’argent que l’on n’a pas ».
Joseph Stiglitz a reconnu l’intérêt que porte la Commission à la finance islamique. Tout d’abord, a-t-il lancé, la Malaisie est le pays d’Asie du Sud-Est qui, à l’époque, a su le mieux gérer, et de façon éthique, la crise économique asiatique.
Il semblerait que la finance islamique ait gardé à l’esprit que pour qu’un système financier puisse fonctionner, il lui faut, à sa base, des liquidités réelles, a plaisanté l’économiste américain.
Création d’une nouvelle banque islamique: Qatar First Investment Bank (QFIB) |
25/03/2009
En la présence à la cérémonie inaugurale de Bill Clinton, une nouvelle banque islamique d’investissement, Qatar First Investment Bank (QFIB) a été lancée.
Cette banque a un capital autorisé de 1Md $ -capital initial de 430M$, dont 59% provenant du Qatar et le reste du Golfe.
NBD s’apprête à pénétrer le marché islamique égyptien |
25/03/2009
Mme Nevine Lotfy, nouvellement nommée à la tête de National Bank for Development (NBD) Egypte a pour mission de transformer cette institution bancaire en banque islamique.
NBD, banque créée en 1980, a depuis longtemps un portefeuille composé à la fois d’actifs islamiques et conventionnels.
Toutefois, Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB) a racheté 49% de parts de NBD et choisi de réorienter la direction de la banque vers des activités purement islamiques. Aussi, Mme Lotfy, qui a quitté Citigroup après 30 années passées au sein de cette institution, a-t-elle pour but assigné de faire de NBD la première banque islamique d’Egypte.
Dubai Islamic Bank approuve la redistribution de dividendes de 25% |
25/03/2009
Suite à son assemblée générale, DIB a approuvé la redistribution de dividendes de 25% pour l’année 2008.
Cette redistribution démontre, pour la troisième banque sharia-compliant au monde, une forte croissance dans ses activités principales, avec des profits nets de plus de 292M$ pour 2008.
Projet de financement d’infrastructure par la BID en Tunisie |
24/03/2009
M. Afif CHelbi, ministre de l’Industrie, de l’énergie et des PME a reçu, à Tunis, une délégation de responsables de la Banque européenne d’investissement (BEI) et de la Banque islamique de développement (BID).
M. Ridha Ben Mosbah, PDG de la compagnie de phosphates de Gafsa (CPG) et du groupe chimique tunisien (GCT) a présenté à cette occasion, en présence notamment des responsables du secteur phosphatier et dérivés, les termes de l’accord de prêt accordé par ces deux institutions financières à la société mixte tuniso-indienne TIFERT pour financer la réalisation d’une unité de production d’acide phosphorique à Skhira.
M. Chelbi s’est félicité de ces accords qui ouvrent, a-t-il dit, une nouvelle étape dans la coopération industrielle tuniso-indienne, mettant en exergue les opportunités offertes par le site de Skhira pour renforcer et diversifier ce partenariat à l’avenir.
Il a mis en exergue également l’importance de la coopération établie avec les bailleurs de fonds de ce projet félicitant la BEI et la BID pour leur contribution à l’effort de développement du secteur phosphatier de la Tunisie.
Les responsables de la BID et la BEI ont loué de leur côté la coopération avec la Tunisie, de plus en plus intense, et se traduisant par leur présence dans plusieurs secteurs économiques ce qui dénote, ont-ils soutenu, de la crédibilité du pays et des projets d’envergure mis en œuvré.
Auparavant, le siège du GCT à Tunis, a abrité une cérémonie de signature de deux conventions de crédits de l’ordre de 316 Millions de dollars US sur une période de 15 ans au profit de la société « Tuniso-indienne des Engrais » ( TIFERT).
Ces conventions ont été signées par M. Ridha Ben Mosbah, représentant la société TIFERT et M. Bernard Gordon, Responsable à la BEI et sidi Mohamed OULD TALEB responsable à la BID.
Deux spécialistes de la Charia chez Gatehouse Bank |
24/03/2009
Gatehouse Bank, banque islamique d’investissement basée à Londres, a fait appel Moilim El-Azhar et Shahid Feroz pour développer les activités Charia de la banque
Cet appel à deux spécialistes de la Charia vient renforcer l’instance de conseils dirigée par Mufti Muhammad Nurullah Shikder. De plus, ce dispositif vient compléter le conseil de conformité à la Charia présidé par Sheikh Nizam Yaqubi.
Moilim a passé deux années au sein du départment de conseil à la Charia en tant que chercheur sous la direction de Dr. Muhammad Abdulhakim Zoeir, secrétaire général du Sharia board de DIB. Shahi est diplomé en théologie islamique et commerce international en Angleterre.
Moilin et Shahid viendront aider le sharia board dans la recherche documentaire et l’audit, et fourniront l’assistance nécessaire au suivi des transactions sharia-compliant.
Fusion de banques islamiques à Bahreïn |
24/03/2009
Al Salam Bank et Bahrain Saudi Bank ont annoncé leur fusion, engendrant une valeur de marché combinée de 400M$. Les responsables ont déclaré au Bahrain Stock Exchange que l’évaluation sera complétée dans les semaines à venir.
La Bourse de Bahreïn nomme SHAPE comme consultant |
23/03/2009
La Bourse de Barheïn a choisi comme conseil SHAPE™ Financial Corp, une des agences de consulting pionnières dans la finance islamique, dont le directeur, Abdulkader Thomas, a joué un grand rôle dans le développement de cette industrie aux Etats-Unis.
Les banques islamiques de Bahreïn d’accords pour renforcer leurs liens face à la crise financière |
19/03/2009
Un grand nombre de CEOs et de décideurs de haut niveau au sein de l’industrie financière de la finance islamique ont plaidé pour se rencontrer régulièrement afin de s’entre aider face aux défis présents de la crise financière.
Cette initiative est considérée comme le début d’une coopération de long terme qui va « contribuer significativement » à améliorer un soutien mutuel entre les banques islamiques du Royaume, a indiqué une déclaration conjointe.
La seconde banque de Russie pourrait être la première du pays à émettre un sukuk |
18/03/2009
VTB, la seconde banque de Russie s’apprêterait à émettre un sukuk selon son directeur alors que les compagnies russes doivent faire preuve de créativité pour financer leurs dettes suite à l’assèchement des liquidités.
« Nous étudions la possibilité de pénétrer ce marché (la finance islamique) à la fois pour nous et pour nos clients », a déclaré le directeur de VTB Capital Yuri Solovyov. Il a ajouté qu’alors le financement de la dette souhaitée s’élèverait à plusieurs millions de dollars.
VTB Capital et Liquidity Management House, une filiale de Kuwait Finance House, ont d’ailleurs signé mercredi dernier un protocole d’intention afin de coopérer au développement de la finance islamique en Russie et dans les anciens pays soviétiques.
D’après le Président du Kazakhstan, son pays est sur la voie de réguler la finance islamique |
18/03/2009
« Il y a une grande similitude entre les économies des Emirats Arabes Unis et le Kazakhstan, qui dépendent du pétrole et du gaz. Par conséquent, elles doivent trouver des moyens conjoints pour diversifier les revenus de leurs ressources et économies nationales », a déclaré Nazarbayev, le Président du Kazakhstan évoquant les liens stratégiques entre les deux pays.
A cette occasion, le Président du Kazakhstan a ajouté que son pays allait endosser les régulations nécessaires pour la mise en place des filiales des banques islamiques des Emirats.
Standard Chartered entre sur la marché hypothécaire sharia-compliant émirati |
18/03/2009
Standard Chartered vient de lancer une offre de produit sur le marché hypothécaire aux Emirats Arabes Unis à travers sa branche islamique, Saadiq.
L’expansion de Standard Chartered Islamic Banking a été très importante ces deux dernières années et ses responsables envisagent de continuer ainsi. En mars dernier, Saadiq a été lancé à Bahreïn, fournissant ainsi à la banque une plateforme pour accroître sa présence dans les services clés de la finance islamique.
Les émissions de sukuk dans le Golfe pourraient encore chuter en 2009 |
18/03/2009
Le haut responsable de Kuwait Finance House pour les opérations d’Asie prévoît que les émissions de sukuk dans le Golfe vont encore baisser par rapport à 2008, qui était déjà une mauvaise année –chute déjà de 56% en 2008 par rapport à 2007, soit à 14,9Mds$,. Pour Salman Younis, la plupart des prochaines émissions ces deux prochaines années dans le Golfe seront en devise locale et non en dollars.
Le premier forum d’affaires sur la finance islamique en Espagne |
18/03/2009
IE Business School basée à Madrid, considérée comme une des meilleures d’Europe, a organisé conjointement avec King Abdul Aziz University de Jeddah, le premier forum sur la finance islamique en Espagne.
Amar Shata, directeur général de Al-Khabeer a présenté à cette occasion devant une cinquantaine de personnes, un papier où il voit la finance islamique comme une opportunité de créer un pont entre le monde arabe et occidental.
L’Allemagne approuve la transformation de KFH Turquie en opérateur financier |
18/03/2009
Kuwait Finance House (KFH) a eu l’autorisation des autorités allemandes de transformer son bureau opérationnel KFH-Turkey, établi en Allemagne, en une branche de services financiers.
Ce changement va permettre de fournir des services bancaires islamiques à des milliers de Musulmans vivant en Allemagne et en Europe, principalement d’origine turque, a déclaré le directeur général de KFH, Mohammed Al-Omar.
Le leader de l’opposition à Malte favorable à la finance islamique |
16/03/2009
Pour Dr Joseph Muscat, leader de l’opposition à Malte –parti travailliste-, s’est exprimé favorablement au sujet de la finance islamique qu’il a estimée être une ‘grande opportunité’ pour l’industrie financière maltaise.
50 M$ sharia-compliant pour les PME indonésiennes |
16/03/2009
The Islamic Corporation for Development of the Private Sector (ICD), le bras pour le secteur privé de la Banque islamique de développement (BID) a approuvé 50M$ pour le développement des PME en Indonésie.
Pour Khaled Al-Aboodi, CEO et directeur général de ICD, « les principes économiques islamiques ont reçu une réponse positive des secteurs privés sous les circonstances financières actuelles, spécialement des pays non musulmans tels que la Russie, la France et les Etats-Unis. » « Le pourcentage des actifs de la finance islamique est encore très petit en comparaison avec d’autres marchés tels que la Malaisie et le Moyen-Orient ».
L’Indonésie émettrait un sukuk de 580M$ |
16/03/2009
L’Indonésie envisage d’émettre un sukuk pour 580M$ pour son premier du genre, a affirmé un officiel du ministère des finances.
« Les principaux investisseurs attendus proviendraient du Moyen-Orient, mais aussi certainement des investisseurs asiatiques», a déclaré Dahlan Siamat, en charge de la dette islamique au ministère, ajoutant qu’il y avait toujours un intérêt de la part des investisseurs pour le marché mondial des sukuk.
L’Ecosse incitée à créer une banque islamique |
16/03/2009
Un vétéran banquier écossais, John Wright, a appelé à la création d’une banque islamique à la sauce écossaise pour attirer plus d’investisseurs du Golfe. L’idéal serait une joint venture entre un groupe financier islamique et une institution bancaire écossaise existante.
Le gouvernement écossais aurait déjà amorcé des pourparlers avec des institutions financières islamiques à travers son bras économique international, le Scottish Development International.
Unicorn Investment Bank annonce un profit net de 35M$ pour 2008 |
16/03/2009
Alors que les banques occidentales affichent des pertes, voire que certaines font faillite, une nouvelle banque islamique, Unicorn Investment Bank, enregistre un profit net de 35M$ pour l’année 2008.
Même dans cette période de crise financière, Unicorn est parvenue à lever des capitaux à travers un placement privé international. Ces ressources de capital accrues, combinées avec le modeste effet de levier et une forte liquidité, ont fourni à Unicorn les fonds nécessaires à son expansion régionale et internationale, explique la banque dans un communiqué.
Le Koweit applaudit le succès de Kuwait Finance House |
15/03/2009
La ministre du développement du Koweit, madame Al-Homoud, a félicité Kuwait Finance House pour son rôle pionnier dans la finance islamique, au Koweït et à l’étranger, ainsi que pour ses succès dans différents secteurs. Cela prouve, selon elle, l’habileté des Koweitiens à exceller.
Les guidelines de la Banque centrale du Nigeria: prohibition du nom ‘islamique’ pour les banques |
13/03/2009
La Banque Centrale du Nigeria a réalisé un premier document de lignes directrices pour la régulation et la supervision d’un système bancaire islamique.
Toutes les banques sharia-compliant doivent avoir un mécanisme d’authentification de conformité à la Charia et un sharia board dans leur structure de gouvernance.
Aussi, les lignes directrices de la Banque Centrale indiquent-elles clairement que « les banques offrant des produits et des services bancaires sans l’intérêt ne devraient pas inclure le mot ‘islamique’ dans leur nom »
La BID forme des officiels haut placés |
13/03/2009
The International Islamic Trade Finance Corporation (ITFC), une entité autonome au sein de la Banque islamique de développement (BID) a tenu récemment un séminaire de formation à Ankara pour les officiels principaux d’organisations de commerce d’Arabie Saoudite, des Emirats, d’Egypte, de Palestine, d’Iran, d’Albanie et du Nigeria.
Le CEO d’ITFC, Waleed Al-Wohaib, a déclaré que « l’ITFC prend l’initiative de conduire des programmes de formation dans beaucoup de pays pour améliorer les capacités de promotion du commerce et s’assurer que ces initiatives commerciales sont effectivement appliquées pour mieux atteindre le but de la BID qui est de promouvoir et financer le commerce pour apporter des bénéfices économiques qui se traduisent par des meilleurs standards pour la population dans les pays membres de l’OIC –Organisation de la Conférence Islamique. »
Gatehouse, meilleure nouvelle banque islamique de l’année |
11/03/2009
Gatehouse Bank, filiale de Securities House du Koweït, a été élue meilleure nouvelle banque islamique de l’année par le magazine de référence Islamic Finance News.
David Testa, directeur de cette banque londonienne a évoqué les activités de consulting de la banque dans le domaine des financements structurés, notamment à travers la nouvelle plateforme du nom de Milestone Sukuk program qui a été récemment ajoutée aux services de cette institution.
Mauritus Leasing lance ‘l’Islamic Leasing’ |
09/03/2009
Mauritius Leasing Company Ltd (MLC), l'une des plus importantes compagnies de crédit-bail de l’ïle Maurice, lance aujourd'hui son premier produit financier suivant les principes de la Shariah, un ‘Ijarah’, destiné tant aux clients individuels qu'aux entreprises.
Cet Ijarah a été approuvé par le Shariah Board au sein duquel siègent des érudits locaux et étrangers spécialistes de la finance islamique. Il constitue pour la direction de MLC, une ouverture sur l'environnement financier islamique qui se met en place graduellement à Maurice.
Ce produit, explique Ashraf Esmael, directeur général de MLC, vient à un moment opportun car le gouvernement et l'industrie du crédit-bail sont en train de travailler sur l'introduction du financement, sous forme de crédit-bail, de projets immobiliers. " Nous venons créer une nouvelle opportunité pour les clients, musulmans ou pas, qui veulent acquérir des biens en ayant recours à un mode de financement qui répond à leurs valeurs morales ", indique Ashraf Esmael.
L'Ijarah, soulignent les promoteurs, est une alternative au système de crédit-bail conventionnel. Il combine les techniques modernes de crédit et de financement avec des concepts de partage de risques et des bénéfices. La direction de MLC s'attend à une progression des opérations dans le domaine du crédit-bail et ce dans le sillage d'une demande accrue pour les produits et services respectant les principes du Shariah.
MLC, souligne Ashraf Esmael, vient démontrer, à travers l'introduction du produit Ijarah, son engagement continu et son désir d'innovation dans le secteur en question. Le directeur général de la compagnie annonce que le financement est possible pour les moyens aussi bien que les projets d'acquisition : véhicules ou machines sophistiquées. Un communiqué de MLC fait ressortir que l'Ijarah est techniquement un accord de location en vue de l'utilisation ou acquisition éventuelle d'un produit spécifique (machines, véhicules ou équipement de bureau) dont le droit de propriété demeure en les mains du lessor (ici, MLC) avec ou sans l'option d'achat à la fin de la durée du crédit-bail. La location ou l'acquisition de l'équipement peut durer de trois à sept ans.
La transaction multi-devises murabaha de Dubai Group de 1,5Mds$ est le meilleur deal tawarruq de l’année |
09/03/2009
Dubai Group a reçu le titre de meilleur deal Tawarruq de l’année 2008 pour leur transaction de 1,5Mds $ d’août 2008.
Cette transaction était le crédit syndiqué murabaha multi-devises sur les matières premières le plus important en son temps. Un total de 24 banques du Moyen-Orient, d’Europe et d’Asie y a participé.
L’ICIEC participe au lancement d’un nouveau produit en Algérie |
09/03/2009
La Compagnie algérienne d’assurance et de garantie des exportations (Cagex) compte lancer, courant 2009, l’assurance crédit documentaire et l’assurance crédit investissement en Algérie au profit des banques opérant dans le financement des exportations ou des investissements, a annoncé M. Djillali Tariket, P-DG de la compagnie. L’assurance crédit documentaire « permettra aux banques d’élargir l’éventail des banques étrangères acceptables dans leurs relations et de se protéger contre d’éventuels risques de non paiement des lignes de crédits aux échéances convenues, grâce à la garantie de la Cagex », a indiqué M. Tariket dans un entretien accordé à l’APS.
L’assurance crédit à l’investissement, destinée aux opérateurs algériens qui investissent à l’étranger et des étrangers qui investissent en Algérie, est délivrée avec le concours et le partenariat de la Société arabe d’assurance et de garanties des investissements et la Société islamique d’assurance des investissements et des Crédits à l’Exportation (ICIEC), partenaires de la Cagex dans les domaines des assurances et de réassurance, a-t-il expliqué.
L’ICIEC est une société multilatérale d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation fondée en 1994 et basée à Djeddah (Arabie Saoudite). Elle est détenue par trente-quatre gouvernements du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie et par la Banque Islamique de Développement. Elle délivre des garanties d’assurance crédit à l’exportation conformes à la Shariah dans ses 35 pays membres et couvre tant les risques commerciaux que politiques.
Pour El Gamal, les banques islamiques sont aussi responsables de la crise financière |
06/03/2009
Pour Mahmoud El Gamal, professeur à Rice University, les banques islamiques doivent partager la même responsabilité avec les banques conventionnelles pour la présente crise financière mondiale. Pour lui, les banques islamiques ne fournissent pas de réels produits financiers islamiques.
Dr. El Gamal a ajouté que l’on n’avait pas d’image de la taille réelle de la finance islamique et que le chiffre des 900Mds$ représentant le poids total de l’industrie mondial n’était pas vérifiable.
La Banque islamique de développement prévoît une augmentation de 15% de ses emprunts |
05/03/2009
La BID prévoît une augmentation de 15% de ses emprunts après avoir emprunté 4,5Mds$ en 2008. Elle projette actuellement l’émission d’un sukuk, même si Ahmad Mohamad Ali, son président, ne souhaite pas préciser la taille exacte de ce sukuk. Dr. Ali a toutefois ajouté que ce sukuk de la BID sera émis d’ici quelques mois.
Un sharia scholar donne un avis favorable sur les frais supplémentaires en cas de garantie par les banques |
05/03/2009
Mohd Daud Bakar, un des sharia scholars les plus renommés, s’est prononcé sur une question très controversée, celle des frais supplémentaires engrangés par une banque lorsque celle-ci accorde une garantie.
Certains sharia scholars ont déclaré que les institutions financières ne devraient pas ajouter de frais pour octroyer une garantie, ce qui aurait affecté les lettres de garanties islamiques et la performance des bons.
Cependant, Dr. Daud a rejeté l’objection en indiquant, que les réalités commerciales exigent un paiement en retour pour le transfert de risque. « Comment voulez-vous que la banque garantisse au gouvernement que le contractant délivrera à temps sans charge supplémentaire ? » a-t-il déclaré.
Les Philippines envisagent de lancer un indice islamique |
05/03/2009
La Bourse des Philippines (PSE) est en train de considérer un indice sharia-compliant pour concurrencer les indices similaires malaisiens et capturer une partie du marché de l’investissement islamique.
Selon Francisco Lim, président de la Bourse des Philippines, 30 firmes cotées au PSE sont sharia-compliant.
Action sociale de la BID proposant des opérations chirurgicales de la cataracte gratuites |
05/03/2009
Une campagne au Mali est organisée sur financement de la Banque islamique de développement (BID) et en partenariat avec le ministère de la Santé et l'Association marocaine médicale de solidarité (AMMS).
Cette campagne de chirurgie gratuite de la cataracte vise à opérer 400 malades par une équipe médicale marocaine forte de 7 ophtalmologues (dont trois professeurs) et d'un technicien qui officie en collaboration avec des médecins et techniciens de l'institut. L’initiative est sponsorisée par la BID à hauteur de 70 000 euros
L'IOTA ambitionne d'opérer plus de 1 500 malades de cataracte. La présente campagne sponsorisée par la BID s'inscrit dans cette vision.
Financement de travaux d’infrastructures routières au Sénégal par la BID |
05/03/2009
Le Conseil des ministres du Sénégal a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif à l’exécution des travaux de construction et de bitumage de la route Saraya-Kita (tronçon Sékokoto-Kita).
Dans le cadre de la réalisation du projet de la route Trans-Sahélienne Dakar -N’Djaména, le gouvernement a conclu, en 2006, un marché d’un montant de 13M$ et un délai d’exécution de 20 mois pour la construction et le bitumage du tronçon Sékokoto-Kita d’une longueur de 39 km environ avec une largeur de 7 m. Le financement dudit marché devait être assuré par la Banque islamique de développement (BID) à hauteur de 88 % et le budget national (12 %).
Cependant, au cours de l’exécution des travaux, quelques problèmes sont apparus nécessitant la révision du délai d’exécution et de la clause financière relative au taux de participation au financement du projet en raison de la dépréciation du dinar islamique, la monnaie de l’accord de prêt, par rapport au dollar américain et de la prise en charge par l’Etat du gap constaté à la signature du marché initial d’autre part.
Aux termes de cet avenant, les taux de participation au financement du projet sont modifiés de telle sorte que la BID financera 64,15 % au lieu de 88 %, le reste étant à la charge de l’Etat Malien.
Ouverture à Sfax du salon MédiBat 2009, malgré la crise |
05/03/2009
La 10e session du Salon Méditerranéen du Bâtiment (Médibat) s’est ouverte mercredi à Sfax en Tunisie et se poursuivra jusqu’au 7 mars courant.
Organisé par Chambre de Commerce et de l’Industrie de Sfax (CCI) et le Conseil de l’Ordre des Architectes de Tunisie et placé sous le patronage du président de la République, Médibat est devenu un rendez-vous biennal maghrébin important des affaires et de la sous-traitance dans le secteur du bâtiment et de la construction.
«C’est une édition spéciale comptant aussi des événements parallèles d’envergure internationale », a déclaré M. Khaled Boulila, directeur des grandes manifestations à la CCI de Sfax. En effet, le Forum sera l’occasion d’ateliers auxquels prennent part la Banque islamique de Développement (BID), la Banque africaine de Développement (BAD) et la Banque européenne d’investissement (BEI).
«Les banques ont besoin d’étoffer leur portefeuille de clients fiables et solvables », a indiqué, Ridha Fourati, le vice-président de la CCI de Sfax
«De l’autre côté, explique M. Fourati, les donneurs d’ordres à l’échelle maghrébine ont des projets grandioses qu’ils tiennent à réaliser. »
La finance islamique lien de la coopération Golfe-Afrique ? |
04/03/2009
Lors de la première phase du Africa-Arab Gulf Relationship project co-organisé par New York University Abu Dhabi Institute et New York University Africa House, Abdullah Bin
Ahmed Al Saleh, directeur général du Ministère du commerce extérieur des Emirats, a évoqué deux secteurs particuliers qui figurent comme des cibles stratégiques et montantes pour une meilleure coopération entre le Golfe et l’Afrique: le tourisme et la finance islamique. Ainsi, a-t-il développé ces deux points dans son intervention à la tribune, même s’il en est resté à des considérations générales sur l’état de ces industries.
Une banque islamique en Russie? |
04/03/2009
Sheikha Lubna Bint Khalid Al Qasimi, Ministre du commerce extérieur des Emirats Arabes Unis a rencontré Arkady Dvorkovich, le conseiller du président russe pour les affaires économiques.
Au cours de cette réunion, en présence de Omar Saif Ghabash, ambassadeur des Emirats, ce dernier a questionné le conseiller du président sur l’absence de banque islamique en Russie.
M. Dvorkovich a assuré que la Russie avait l’intention de développer des lois appropriées pour les opérations des banques islamiques. Le conseiller a ainsi cité l’Angleterre comme modèle qui a développé la finance islamique en dehors de l’appréciation de l’importance de la finance islamique et de sa popularité dans le monde.
La Gouverneure de la Banque centrale de Malaisie appelle à la création d’un régime de régulation pour la finance islamique |
04/03/2009
Mme Zeti Akhtar Aziz, Gouverneur de la Banque Centrale de Malaisie, a appelé au développement d’un système de régulation international pour la finance islamique.
Elle a notamment souligné la principale carence de l’industrie, à savoir le manque d’un marché interbancaire islamique au niveau international.
Dr Zeti a considéré que la Banque islamique de développement (BID) pouvait faire office de prêteur en dernier ressort.
Pour les dirigeants des pays musulmans, la finance islamique est une alternative au modèle financier conventionnel |
04/03/2009
La finance et la banque islamiques doivent être développées comme une alternative au modèle financier de Wall Street, discrédité par la crise mondiale, ont estimé les participants du Forum économique islamique mondial (WIEF) qui s'est terminé mercredi à Jakarta.
Dans une déclaration finale, le Forum a appelé à "la promotion de la finance islamique en tant qu'alternative viable au système financier conventionnel".
Il a notamment demandé "aux gouvernements et aux banques islamiques de développer les micro-crédits conformes à la charia", pour en faire bénéficier les entreprises des pays en voie de développement.
"La déclaration contient une série de propositions qui, si elles sont largement appliquées, entraîneront des changements importants pour le monde musulman comme non-musulman", a déclaré le président de la Fondation du WIEF, Tun Musa Hitam.
La 5è édition du Forum a réuni quelque 1.500 représentants de 38 pays et des hommes d'affaires et investisseurs. Nombre d'entre eux ont mis en cause le système financier actuel, présenté symboliquement comme celui de "Wall Street", dans la crise mondiale. Contre "l'avidité débridée" du marché, selon le Premier ministre malaisien Abdullah Ahmad Badawi, ils ont fait l'éloge des principes de la finance islamique qui interdit les transactions ayant recours à l'intérêt et à la spéculation.
La Banque islamique de développement (BID) a été appelée à jouer un rôle moteur pour sa promotion alors que les encours de la finance islamique sont estimés entre 700 millions et un milliard de dollars.
Le Forum a également appelé, dans sa déclaration, à maintenir l'élan pour l'ouverture des marchés face à la tentation du protectionnisme. "Tout le monde serait perdant dans une guerre commerciale", a averti le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono.
Les dérives de la finance mondiale dénoncées au 5è Forum économique islamique |
02/03/2009
Les dérives du système financier ont été dénoncées comme le principal facteur de la crise mondiale au 5è Forum économique islamique mondial (WIEF), qui s'est ouvert lundi 2 mars à Jakarta pour promouvoir la solidarité économique entre pays musulmans.
Le Premier ministre malaisien Abdullah Ahmad Badawi a appelé à l'avènement d'un modèle financier alternatif capable de contrôler "l'avidité débridée" que permet l'actuel système financier.
"Nous avons hérité d'un système qui permet aux acteurs (du marché) d'effectuer des transactions avec ce qu'ils ne possèdent pas", a regretté dans un discours M. Badawi, en faisant l'éloge des principes de la finance islamique qui interdit les transactions ayant recours à l'intérêt et à la spéculation.
"Je crois que l'avenir de la finance islamique est prometteur", a-t-il ajouté, à condition que ses principes soient les mêmes partout.
Le vice-président indonésien, Jusuf Kalla s'est félicité que les pays ayant adopté des principes économiques islamiques "soient moins affectés" que les autres par la crise mondiale.
En ouvrant le WIEF, le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono a par ailleurs mis en garde contre la tentation du protectionnisme car "tout le monde serait perdant dans une guerre commerciale".
Le Forum réunit, pendant deux jours, des responsables politiques, comme le Premier ministre marocain Abbas El Fassi, et des hommes d'affaires d'une trentaine de pays, notamment du Golfe.
Première conférence sur la finance islamique en Ecosse |
02/03/2009
La première conférence sur la finance islamique en Ecosse est annoncée pour le 2 avril prochain, organisée conjointement par le Scottish Financial Enterprise (SFE) et le Islamic Finance Council (IFC) de Glasgow.
Certaines institutions écossaises sont déjà impliquées dans ce secteur, tel le Scottish Widows Investment Partnership qui gère 60 M £ de monnaie institutionnelle en termes islamiques. Aberdeen Asset Management a acquis, quant à elle, une licence de fonds islamique en Malaisie avec le but d’accroître le montant des 70 M £ déjà gérés sur une base sharia.
La BID finance l’industrie alimentaire en Afrique |
02/03/2009
Les travaux du forum sur le développement des industries alimentaires en Afrique qui se sont déroulés au Centre international de conférence de Bamako, ont pris fin vendredi dernier, 27 février 2009.
Le secrétaire général du ministère de l'Économie, de l'Industrie et du Commerce, Mamadou Sinaly Traoré, entouré du ministre de l'économie et du commerce du Soudan, Ahmed Ousmane, des représentants de l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI), du groupe de la Banque islamique de développement (BID), des partenaires techniques et financiers ainsi que les participants venus de plusieurs pays de l'O.C.I, a procédé à la clôture du premier forum des industries alimentaires en Afrique.
Après trois jours d'échanges et de débats, quatorze recommandations ont été adoptées.
A cette occasion, les participants ont notamment sollicité les lignes de financement accordées par la Banque Islamique de Développement pour aider le secteur privé dans le domaine de l'industrie alimentaire. Aussi, a-t-il été demandé aux Banques locales de poursuivre les négociations avec le groupe Banque Islamique, et à la BID d'assouplir ses conditions d'octroi des crédits aux PME.
Le Groupe BMB a remporté le mandat pour gérer le Global Zakat and Charity Fund |
01/03/2009
The International Zakat Organisation ('IZO'), une importante institution caritative de l’Organisation de la Conférence Islamique (OIC), a annoncé avoir sélectionné BMB Group pour diriger une nouvelle initiative mondiale qui s’annonce comme la plus importante du monde musulman en étant dotée de 3 Mds $.
Rushdi Siddiqui, nommé Head of Islamic Finance de Thomson Reuters |
26/02/2009
Rushdi Siddiqui, précédemment Directeur mondial des Indices Dow Jones Islamic, qu’il a dirigés depuis leur création il y a dix ans, vient d’être nommé directeur de la nouvellement créée division de Finance Islamique.
M. Siddiqui, commentant sa nomination, a fait part des racines profondes de Thomson Reuters dans les places existantes et émergentes de la finance islamique.
AGF lance la première assurance-vie “Halâl” |
25/02/2009
Un journal de La Réunion, Clinacoo, relate les produits Takaful certifiés par l'ACERFI
Après les banques, c’est au tour des assurances de proposer des produits financiers compatibles avec la Sharia. AGF vient ainsi de lancer sur l’île de La Réunion une assurance-vie labellisée Halâl.
“C’est une première pour La Réunion, mais aussi pour la France entière”. C’est avec un enthousiasme peu dissimulé que les responsables d’AGF (groupe Allianz) ont présenté leur première assurance-vie Takaful (Halâl). Proche d’une assurance-vie “classique”, cette nouvelle assurance respecte notamment les interdictions d’accorder des prêts à intérêts,
de spéculer et d’investir dans des secteurs prohibés par le Coran (tabac, alcool, armement…). “Cette assurance-vie a été validée par deux instances qui l’ont décrétée compatible avec la Sharia : au niveau national par le Sharia Board constitué des Sheikhs Yaqubi et Bahar et du Docteur Dar et au niveau local, par le CFCI (Cellule de Fiqh du Centre Islamique) et l’ACERFI”, explique Pascal Plazia, le directeur de la zone Océan Indien d’AGF. Les différents partenaires du projet rappellent cependant que leur produit n’est pas exclusivement réservé à une clientèle islamique : “Ce type de service vient combler un manque et les 10 % de Réunionnais de confession musulmane qui étaient jusqu’à présent privés d’assurance-vie pourront désormais en profiter. Mais il n’était pas question pour nous de faire un produit communautariste. Ces assurances vie sont donc ouvertes à tous”, insiste Chakil Omarjee, membre permanent du CFC. À terme, si le produit rencontre un succès suffisant, il pourrait se voir exporter en métropole. La Réunion fait donc office de test pour AGF qui attend beaucoup de ces formules “respectant une certaine éthique”, dixit Pascal Plazia.
Le projet de Gulf Finance House à Marrakech prend forme |
25/02/2009
Finance Islamique France suit, depuis plusieurs mois, déjà le projet de Gulf Finance House à Marrakech. A ce titre, nous relatons un article paru dans L'Economiste au Maroc.
Un master développeur. C’est la vocation de Royal Ranch Marrakech, dont le siège est installé dans la commune de Tamesloht. Dans le hall de ce siège, Esam Jenahi, président de GFH, impose ses marques.
Au siège de Tamesloht, une trentaine de cadres marocains veillent à la réalisation du projet de cette filiale de Gulf Finance House, qui a choisi d’investir d’abord à Tanger et Marrakech. André Azoulay, conseiller du Roi, a réussi à attirer cet investisseur pour un troisième projet à Essaouira. Il s’agit d’un resort de santé et de bien-être pour un investissement de 1,8 milliard de dollars. Le protocole d’accord, rappelons-le, a été conclu lors du 39e forum de Davos.
Dans la région de Marrakech, son projet phare est le Royal Ranch, une cité à usage mixte (sportif, touristique et résidentiel) à 30 kilomètres de Marrakech sur la route d’Amezmiz. Un projet sis sur quelque 380 hectares rachetés aux Domaines en concluant une convention d’investissement avec l’Etat pour un montant d’un milliard de dollars d’investissement.
Sur le plan touristique pur, le projet qui devra être achevé à l’horizon 2012, apportera à la région 3 hôtels, des résidences immobilières touristiques, un golf associé à un ensemble résidentiel, une cité équestre avec terrains de polo, écuries et piste de course et une autre cité dédiée à la mode. «C’est une sorte de médina développée sous le nom Porta Moda de 31 hectares et qui comprend quelque 700 appartements et une centaine de magasins, ainsi que des centres de loisirs», explique Youssef Benyaich, responsable marketing du Royal Ranch Marrakech.
L’investisseur GFH ne construit pas. En tant que master développeur, il prend en charge l’infrastructure in situ et une partie de l’hors site.
Concrètement, il aménage des infrastructures qui comprennent les voieries, la connexion aux réseaux d’électricité, de téléphone, la construction d’une station d’épuration, de bassins d’infiltration (une douzaine). GFH devra aussi assurer les travaux d’aménagement du golf, signé Greg Norman, grand designer de greens. L’investisseur s’est chargé de monter le projet en concevant l’architecture du site avec ses 4 cités (mode, équestre, résidentiel et golf). Pour leur commercialisation et leur construction, il s’appuie sur ses partenaires investisseurs. «Nous sommes des banquiers et notre objectif est de trouver le bon investisseur qui adoptera notre philosophie», confie Youssef Benyaich qui rassure quant au timing de la réalisation de ce projet.
Auprès des responsables de GFH, on espère que les travaux d’infrastructures seront achevés d’ici fin 2009, début 2010 au plus tard. La deuxième partie du projet, Porta Moda, a déjà trouvé acquéreur. Les deux dernières parties de l’ensemble du Royal Ranch sont en cours.
Emirates Islamic Bank, « meilleur fournisseur de prêts immobiliers islamiques » |
23/02/2009
Emirates Islamic Bank, une des principales institutions financières islamiques de la région du Golfe, s’est vue décerner le titre de ‘Best Islamic Home Finance’ par CPIFinancial. Ses produits sont proposés dans le cadre du Manzili Home Finance mis en place depuis 2006 pour toucher une offre complète de produits.
Un nouveau produit d’assurance-vie shariah-compliant validé par des membres d’Acerfi |
23/02/2009
Un deuxième produit de placement financier shariah compatible vient de recevoir la certification de l’ACERFI, comité de conformité à la Charia. Ce support d’assurance-vie développé par "Allianz Life Luxembourg" et commercialisé à l’île de la Réunion par A.G.F. permet d’accéder à l'"Allianz Global Islamic Fund Platform".
Après revue de la documentation légale décrivant la structure et le fonctionnement de ce fonds, des rapports d'analyse et d'audit effectués par un Comité de Conformité Shariah, (comprenant notamment Sheikh Nizâm Ya'qoûbi) et des documents de souscription au contrat d'assurance-vie proposé par "Allianz Life Luxembourg", Moufti Louqman Ingar, Moufti Fayzal Valy, Moufti Chakil Omarjee et Mohammad Patel, tous membres du C.F.C.I. et de l'A.C.E.R.F.I., ont émis un avis local de sharia compatibilité pour ce produit sous réserve notamment que :
• le client ne souscrive pas à la "Garantie optionnelle en cas de décès" proposée dans le contrat d’assurance-vie
• le capital investi par le client ne soit pas garanti de façon contractuelle et qu’il soit donc soumis au risque lié aux opérations réalisées par le gérant du fonds.
L'investissement de l'"Allianz Global Islamic Fund Platform" est essentiellement effectué dans des actions cotées de sociétés.
Par ailleurs, la part infime de dividendes ayant pu être générée par des activités illicites fait l'objet d'un processus de purification réalisé par le gestionnaire du fonds sous la supervision du Comité de Conformité Sharia.
Le nouveau Sukuk Fund attire les investisseurs |
21/02/2009
Emirates NBD, le plus important groupe bancaire de la région en termes d’actifs, a présenté son Sukuk fund devant une affluence d’investisseurs. Emirates NBD a souhaité lancer ce fonds de sukuk en cette période d’effondrement des émissions de sukuk, car justement pour les responsables, « les spreads sont anormalement élevés » -cf nos archives.
Ce fonds sera mature en 2013 et offrira des rendements élevés en raison des actifs, jugés risqués à l’heure actuelle.
38 Mds $ de sukuk attendent d’être émis |
20/02/2009
Plus de 100 sukuk, pour un montant de 38 Mds $ sont en attente d’émission, dont 50% proviennent de la région du Golfe, selon Global Investment House.
Toutefois, en raison de la crise, certaines ne seront pas reportées mais bien annulées selon Global.
Ces chiffres attestent malgré cela, qu’une longue file d’émissions attend le redémarrage de l’économie mondiale, prête à faire son entrée dans le marché.
Les nouveaux standards sur les modèles d’investissements collectifs et la titrisation de sukuk de l’IFSB sont disponibles |
20/02/2009
L’IFSB, l’organisme de standardisation de l’industrie de la finance islamique, vient d’adopter deux nouveaux standards et rend ses documents disponibles sur son site :
http://www.ifsb.org/standard/ifsb6.pdf
http://www.ifsb.org/standard/ifsb7.pdf
Il s’agit de standards distincts sur les schémas d’investissements collectifs d’une part – ‘Guiding Principles on Governance for Islamic Collective Investment Schemes’ (IFSB-6)- et sur les exigences d’adéquation du capital pour les titrisations de sukuk et les investissements immobiliers -‘Capital Adequacy Requirements for Sukuk Securitisations and Real Estate Investment (IFSB-7).
Ces deux documents complètent les standards de l’IFSB existants, à savoir ‘l’adéquation du capital pour les institutions offrant seulement des services financiers islamiques –IFSB-2-, et ‘les principes directeurs sur la gouvernance des entreprises pour les institutions offrant seulement des services financiers islamiques –IFSB-3-’, qui ont été émis en 2005 et 2006 respectivement.
“Il n’y a pas de meilleur moment pour émettre un sukuk” |
19/02/2009
L’économiste en chef du DIFC, Nasser Saidi, a déclaré qu’il n’y avait pas de meilleur moment pour les gouvernements du Golfe pour commencer à émettre des sukuk.
En utilisant des sukuk pour financer des projets majeurs tels que des centrales d’énergie, des routes et des ports, les gouvernements du Golfe aideront la région à consolider sa position comme un centre international de la finance islamique.
« C’est le temps où les gouvernements devraient être actifs avec leurs banques centrales pour créer des marchés monétaires en instruments sharia-compliant que les banques centrales pourront utiliser pour assister et fournir la liquidité pour les institutions sharia-compliant », a-t-ilsouligné.
S’ils ne choisissent pas d’investir, maintenant, les surplus accumulés pendant les six années du boom du pétrole – qu’il estime aux alentours de 950 Mds $ -, les gouvernements risquent de perdre les investissements qui pourraient continuer de leur rapporter un revenu, a noté Dr Saidi.
Concernant les prix bas des sukuk du Golfe dans le marché secondaire, il estime qu’ils vont revenir, dans un futur proche, à des niveaux plus raisonnables. « Cela ne fait pas réellement sens pour moi que l’on évalue la dette des Emirats à un risque semblable à celui de l’Islande ».
« Le déclin dans les émissions de sukuk est dû au credit crunch qui a forcé les investisseurs à s’éloigner des marchés à revenu fixe, incluant le marché islamique », a-t-il précisé.
GFH approuve la répartition de 52,56 M $ de dividendes |
19/02/2009
Les actionnaires de la banque islamique bahreïnie Gulf Finance House ont approuvé la répartition de 52,56 M $, en plus de 20% de partage de bonus, lors de l’Assemblée générale du 18 février.
La banque a enregistré un profit net de 291 M $ pour 2008, soit une baisse de 49 M $ par rapport au profit record de 2007, qui atteignait les 340 M $.
Premier fonds indien sharia-compliant de gestion active |
18/02/2009
Taurus Mutual Fund vient d’annoncer le lancement de Taurus Ethical Fund, premier fonds indien sharia-compliant de gestion active.
L’ouverture de ce fonds aux investisseurs a débuté le 19 février pour s’achever le 30 mars. Le fonds investira seulement dans des compagnies indiennes cotées et conformes à la Charia. Les benchmarks seront le BSE 100 et le S&P CNX 500 Shariah index.
Plus de 7 Mds $ benchmarkés aux indices du Dow Jones Islamic Market Indexes |
18/02/2009
Les indices Dow Jones commémorent le 10ème anniversaire de la naissance des Dow Jones Islamic Market Indexes. Ainsi, plus de 7 Mds $ sont benchmarkés sur ces nombreux indices DJIM.
Sumeet Nihalani, Directeur, Asie-Pacifique et Moyen-Orient, Dow Jones Indexes, a souligné que ces indices, lancés en février 1999, étaient les premiers benchmarks à mesurer la performance d’actions sharia-compliant à travers le monde.
Les indices DJIM ont permis de définir les premiers ETF islamiques dans le monde et ont aussi reçus plus de 16 récompenses prestigieuses de l’industrie pour leur caractère innovant et leur excellence, a-t-il ajouté.
Un comité de normes de finance islamique en Arabie |
17/02/2009
L’Arabie Saoudite prévoit de mettre en place un comité de jurisconsultes en finance islamique d’ici 2010 pour aider à standardiser les normes de cette industrie dans le royaume.
The Islamic International Foundation for Economics & Finance est en pourparlers avec des sharia scholars et espère ‘institutionnaliser’ des règles islamiques d’ici un an, a déclaré Yousef Abdullah al-Zamil, son secrétaire général adjoint.
Le Royaume-Uni, toujours au travail pour le premier sukuk |
17/02/2009
Le sukuk britannique serait toujours à l’étude, selon Ian Luder, maire de la City de Londres et chargé à cet égard de promouvoir la place financière, qui s’est exprimé lors de sa rencontre avec les autorités du Dubai International Financial Centre (DIFC).
Le Salon de la Banque et Finance du CESAG |
17/02/2009
Le premier Salon de la Banque et de Finance organisé par le programme Master en Banque et Finance (Mbf) du Centre d’études supérieures en gestion (CESAG) de Dakar a été l’occasion, pour le Directeur général du CESAG, de jeter un regard sur l’avenir de l’Afrique, face à la crise financière qui secoue le monde entier.
Mady Koranda a indiqué que «cette crise met à nu la nécessaire maîtrise des instruments financiers par des spécialistes africains rompus aux techniques les plus modernes pour mieux comprendre, anticiper et conseiller les dirigeants d’entreprise et des Etats».
Ce qui lui fait dire que le Master en Banque et Finance du CESAG «fruit de la coopération entre la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique, la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et du Centre et la Banque de France, a été créé pour répondre à ce besoin».
Selon M. Koranda, cette initiative va contribuer à une meilleure compréhension des sujets d’actualité tels que «la crise financière, la finance islamique, le développement du marché financier régional entre autres». Ainsi, elle va, à son avis, doter les banques et les structures financières de professionnels de haut niveau pour faire face aux enjeux de la globalisation des marchés financiers. «C’est à juste titre que l’Hebdomadaire international indépendant « Jeune Afrique dans sa parution hors série n° 19 finance de l’année 2008 classe le MBF en tête des formations en Afrique dans le métier de la Banque et de la Finance», s’est-il enorgueilli.
L’envoyé spécial du président incite KFH à s’implanter en Indonésie |
16/02/2009
L’envoyé spécial du président indonésien, Irman Gusman, incite Kuwait Finance House (KFH) à opérer en Indonésie et à bénéficier des opportunités d’investissement prometteuses dans cette économie émergente d’Asie du Sud-Est.
L’Indonésie peut apprendre de la longue expérience de KFH dans le domaine des services financiers islamiques, a précisé M. Gusman, après avoir rencontré le Président du conseil de direction et directeur de KFH, Bader Al-Mukhaizeem.
Lancement officiel de Jordan Dubai Islamic Bank |
15/02/2009
Dubai Islamic Bank a annoncé le re-lancement de l’institution jordanienne, Industrial Development Bank –cf base « archives » de Secure Finance- après l’achèvement du placement privé de 26 M de parts de la nouvelle ‘Jordan Dubai Islamic Bank’ (JDIB) pour 100 M $.
Le maire de la City en visite au DIFC |
15/02/2009
Le maire de la City de Londres, Ian Luder, a rencontré les officiels du Dubai International Financial Centre (DIFC) pour évoquer la crise financière, mais aussi la finance islamique et le potentiel pour une interaction rapprochée entre la City et le DIFC.
Plus tard, il a discuté le rôle de la finance islamique dans l’environnement financier international devant les étudiants du MBA de l’antenne à Dubaï de Cass Business School, la prestigieuse Ecole de commerce de la City, .
30 Mds $ de sukuk dans les tuyaux du Golfe, si… |
13/02/2009
Les institutions financières et les compagnies industrielles du Golfe vont bientôt émettre pour 30 Mds $ de sukuk, d’après les analystes de Moody’s.
Les compagnies ont retardé les émissions en raison des conditions économiques générales, mais devraient reprendre leurs activités à la mi-juin s’il y a un engagement des gouvernements et une croissance dans les prix du pétrole, a déclaré Faisal Hijazi business development manager et analyste chez Moody’s à CNBC Arabiya.
Noor Takaful lancée en Syrie |
12/02/2009
La compagnie Noor Takaful, du Groupe koweitien Noor, a été lancée à Aleppo, ville du Nord de la Syrie. Elle dispose d’un capital initial de 30M $.
Le total des investissements du Groupe Noor en Syrie est de 300M$.
Le principal mufti de Syrie, cheikh Ahmad Badr Hassoun, a salué le lancement de la nouvelle compagnie Takaful en Syrie pour « améliorer la sécurité sociale » dans le pays.
Budget validé pour le programme de développement de l’irrigation au Mali |
12/02/2009
Le programme de développement de l'irrigation dans les bassins de Bani et Sélingué (PDI-BS) sera financé à hauteur de plus de 208 M $ sur 5 ans.
Le gouvernement a élaboré un ambitieux programme de développement rural dans ces bassins, notamment dans les zones d'intervention du Projet d'aménagement du périmètre irrigué de Maninkoura (PAPIM), du Projet du Moyen Bani (Seuil de Talo) et du seuil de Djenné.
Le seuil de Djenné permettra, grâce à la synergie créée avec celui de Talo, de réguler le cours du Bani et par conséquent de restaurer les conditions hydrauliques d'avant la sécheresse et de générer des impacts socio-économiques majeurs dans l'ensemble du bassin de cet affluent du fleuve Niger.
La Banque Africaine de Développement prend donc en charge 28% du total, suivie par le gouvernement qui déboursera 13%. Suivent à égalité de contribution la Banque islamique de développement (BID), la Banque ouest africaine de développement (BOAD), le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) qui ont accepté de débourser 9% chacun. D'autres partenaires, et non des moindres, comme la Banque mondiale, les Fonds koweïtien, saoudien et de l'OPEP, la Banque d'investissements et de développement du commerce de la CEDEAO, les coopérations canadienne et japonaise ont aussi annoncé des contributions.
Bahreïn, toujours à la pointe de la finance islamique |
11/02/2009
Alors que l’industrie des services financiers dans le monde est en net retrait en raison du credit crunch, la réputation de Bahreïn comme centre international de la finance islamique et la capitale financière du Moyen-Orient reste solide, a affirmé le Ministre du commerce et de l’industrie Dr Hassan Fakhro durant le Meftec 2009.
ADIB affirme une croissance de 51% de profits |
11/02/2009
Abu Dhabi Islamic Bank, une des banques islamiques leaders de la région, a annoncé enregistrer, au 4ème trimestre 2008, des profits nets en augmentation de 51% en comparaison avec la même période en 2007. Les revenus nets tirés de ces opérations sont passés de 50M$ à 75M$ entre ces eux périodes.
Le Groupe comprend ADIB, Burooj Properties; Abu Dhabi Islamic Financial Services (ADIFS); Kawader Services; Abu Dhabi National Takaful Company (Takaful), et Paradigm Investments.
Une finance aux effets cosmétiques? |
11/02/2009
Abdel Attou, consultant international et professeur de l’université Oxford, s’est exprimé sur la finance islamique lors d’une conférence-débat tenue au siège de l’Assemblée nationale populaire (APN) à Alger sur l’impact de la crise financière en Algérie.
Pour lui, à la question si la finance islamique, qui a le vent en poupe actuellement dans le monde, pourrait être l’alternative au capitalisme, M. Attou s’est montré sceptique, tout en estimant que « ce mode de financement n’a pas de théorie fondamentale capable de corriger le système occidental, si ce n’est du cosmétique ».
Concernant la question de la crise en Algérie, il a estimé « honnêtement, la crise de liquidités va affecter les banques locales. Il n’y a aucun doute là-dessus. Les crédits seront difficiles à obtenir. Il y aura un impact sur les investissements et sur les prix du pétrole »
Bahrain Islamic Bank, première banque du Royaume de Bahreïn à être notée par Moody’s |
11/02/2009
« C’est la première fois que l’agence a assigné une notation à une banque islamique dans le Royaume de Bahreïn », a déclaré Khalid Abdulla Al Bassam, président de Bahrain Islamic Bank. La banque a reçu un Baa 1 de long terme et un D+ bank financial strength rating (BFSR).
Moody's ratings reconnaît le rapide processus d’augmentation d’actifs entre 2005 et 2008, avec une croissance d’actifs de 37%. « BisB a précédemment peu entretenu sa forte étiquette et sa bonne réputation, mais dans les premières années de la décennie actuelle elle a recouru a des changements organisationnels majeurs et s’est engagé dans un programme de recrutement qui a résulté en la venue de banquiers seniors expérimentés ces récentes années », a déclaré Anouar Hassoune, Vice-président de Moody’s.
Financement du barrage de Kandadji |
10/02/2009
Le Conseil d'Administration du Fonds Saoudien de Développement (FSD) a décidé d'octroyer au gouvernement du Niger un prêt d'un montant de 75 millions de Rials Saoudiens, soit l'équivalent de 20 millions de dollars US, pour contribuer au financement du projet du barrage de Kandadji, indique un communiqué de l'Ambassade d'Arabie saoudite à Niamey.
Selon ce communiqué, ce prêt du Fonds saoudien a pour vocation d'appuyer les efforts de développement du Niger.
La Banque islamique de développement (BID) a décaissé en mai 2008, 50 millions de dollars US pour le financement de la première phase de construction, rappelle-t-on.
Le président nigérien Mamadou Tandja a, en octobre dernier, posé la première pierre de la construction de ce gigantesque ouvrage qui a pour objectif de contribuer à la réduction de la pauvreté grâce à la régénération du milieu naturel, l’amélioration de la sécurité alimentaire et la couverture des besoins en énergie.
Le barrage de Kandaji sur le fleuve Niger à 180 km à l’ouest de Niamey a pour objectifs spécifiques de régénérer et préserver les écosystèmes fluviaux par la régularisation des débits du cours d’eau, assurer la disponibilité en eau pour les différents usages socio-économiques (eau potable, irrigation, transport, cheptel, etc.), améliorer la sécurité alimentaire et les conditions de vie des populations et accroître la sécurité énergétique du pays.
Une fois achevé, l'ouvrage permettra de stocker près de 1,6 milliard de mètres cubes d'eau, d'irriguer et d’exploiter quelque 222.000 hectares de terre sur les rives du fleuve pour la production vivrière de quelque 320 000 tonnes selon les spécialistes.
Tunisie : GFH soutenu par la confirmation de sa notation ‘BBB-/A-3’ par S & P |
09/02/2009
Gulf Finance House, leader des banques d’investissement islamiques au Moyen-Orient, s’est vu confirmer sa notation BBB-/A-3 par l’agence internationale de notation de crédit Standard & Poor’s (S&P).
La confirmation de cette notation a été faite à GFH en raison de sa bonne performance financière, sa liquidité adéquate et sa capitalisation suffisante, ainsi que pour sa structure de coûts bas et flexibles. Cette notation intervient alors que GFH vient de publier ses profits pour l’exercice 2008 qui s’élèvent à 291 millions de dollars.
La confirmation de ce rating intervient donc dans un contexte économique mondial difficile et confirme la durabilité du modèle économique diversifié de GFH et sa gestion prudente du risque et de la liquidité. Alors que le cœur de métier de GFH (et l’un de ses points forts !) a été de se concentrer traditionnellement sur les initiatives d’infrastructures économiques dans les pays du CCG, de l’Asie et de l’Afrique du Nord, l’année dernière a connu le développement d’une gamme diversifiée de produits dans des domaines comme le capital-risque, les capitaux propres privés, la gestion d'actifs et les entités financières Islamiques.
Si Standard & Poor's a révisé les perspectives de GFH de stable à négatif, ce changement est motivé par l'environnement d'exploitation et reflète les difficultés des marchés financiers dues à la conjoncture internationale. Le fait que les notations à long terme et à court terme de la banque soient confirmées, en dépit de la tendance à la dégradation observée chez plusieurs agences de crédit, témoigne aussi de la robustesse de la position de la banque.
Mehran Jamsheer, Directeur Général Adjoint de GFH, s’est dit « satisfait de noter que S&P considère nos financements et profil de liquidité comme adéquats et que nous avons enregistré des performances financières solides dès le départ », ajoutant : «le maintien de la notation de GFH par Standard & Poor's conforte notre position en ces temps de ralentissement de l'économie. Outre nos initiatives d’infrastructures économiques, des capacités diversifiées dans le capital-risque, les capitaux propres privés et la gestion d’actifs nous procurent la flexibilité nécessaire pour s'adapter aux conditions changeantes du marché. Cette année nous sommes en bonne position pour capitaliser sur des actifs sous-évalués dans la région».
Plaidoyer pour la micro-finance islamique africaine |
09/02/2009
Avec des relations plus solidaires entre emprunteurs et épargnants, la micro-finance islamique pourrait être une véritable opportunité pour l’Afrique.
L’une des causes de la débâcle financière mondiale reste l’asymétrie informationnelle entre les banques et les usagers, accentuée par la multiplication des actifs fictifs ou virtuels. S’est ajoutée à ce défaut originel, une recherche « absolue » de l’intérêt, qui a détourné les institutions financières de leurs rôles d’intermédiation sur les actifs tangibles et l’investissement par la création de richesses. Cette dérive du capitalisme occidental impose d’elle-même d’autres alternatives. C’est ainsi que la finance islamique, politiquement incorrecte il y a seulement deux ans en France, est aujourd’hui remise au goût du jour. C’est une alternative crédible car plus éthique et plus « socialement responsable ». C’est une finance qui favorise l’investissement et encourage la rigueur car le bénéfice et la perte sont partagés. La liquidité actuelle de la finance islamique milite pour une adaptation des cadres africains à cette alternative. Pourquoi, compte tenu du caractère limité du pouvoir d’achat des épargnants, ne pas vulgariser la micro-finance islamique pour lutter contre la pauvreté ?
La finance islamique représente aujourd’hui entre 500 et 800 milliards de dollars d’actifs cependant, son apport reste faible en Afrique, malgré les 412 millions de musulmans qui constituent près de 50% de la population globale. En tout, l’on recense 37 institutions financières en Afrique. Le potentiel du marché de la finance islamique pourrait atteindre 235 milliards de dollars. Pour le moment, l’on est encore loin de ce chiffre et loin du dynamisme observé au Moyen-Orient et en Malaisie, chef de file du pôle de la finance islamique en Asie du Sud-Est. A la fin 2007, l’intermédiation financière conforme à la Charia s’établissait à 18 milliards de dollars, ce qui représentait une part de marché inférieur à 8% de sa taille potentielle. Le développement de la finance islamique sur le continent africain doit pallier le déficit chronique par une approche plus calquée sur les réalités du terrain. L’introduction de la finance islamique améliorerait la contribution du secteur de la micro-finance en général dans la mobilisation de l’épargne. Cette contribution n’excède pas aujourd’hui 5%. Pour redynamiser le secteur, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest a élaboré en 2003 un programme régional d’appui à la finance décentralisé (PRAFIDE) pour la période 2004-2008. Ce nouveau dispositif, dont les volets essentiels ont fait l’objet d’une large concertation impliquant l’ensemble des acteurs du secteur, vise à maintenir, voire à consolider les fondations existantes et à bâtir un secteur solide et performant capable de répondre durablement à la demande sociale.
Stratégie en quatre axes
Cette stratégie d’intervention se décline en quatre axes principaux : l’aménagement du cadre juridique, le renforcement des capacités des acteurs et la valorisation de l’expertise locale, l’amélioration de l’information sur le secteur (modernisation des systèmes d’information de gestion) et l’accroissement de l’efficacité des mécanismes de surveillance interne et externe. Au Sénégal et en Côte d’Ivoire, la micro-finance est particulièrement développée. Dans ce dernier pays, le secteur reste largement dominé aujourd’hui par la FENACOOPEC (Fédération Nationale des Coopératives d‘Épargne et de Crédit) puisque cette structure, à elle seule, représente 88% de la clientèle, 91% des dépôts et 78% des crédits.
Mouhamed Diakité, Expert en Finance et en Intelligence Economique
[Les Afriques]
Le Forum International de la finance Suisse-Algérie évoquera la finance islamique |
09/02/2009
Comme chaque année, et depuis cinq ans déjà, l'Association du Forum international de la finance (Suisse) organise à Alger une rencontre internationale dédiée à la finance. Cet événement économique majeur, placé sous le haut patronage du Président de la République, prévu les 12 et 13 mai 2009, intervient dans un contexte tout particulier, marqué par la crise financière internationale et ses effets aux niveaux mondial et national.
Parmi les nombreux thèmes, sera abordée la finance islamique. Les autres interventions et les travaux d'ateliers thématiques porteront sur une série de sujets stratégiques, en particulier sur la gestion de fortune du patrimoine public, les métiers de la banque en Algérie, notamment en rapport avec la gestion administrative moderne des banques, l'audit bancaire, le management du risque bancaire, la gestion des systèmes d'informations bancaires.
Global Banking Corporation annonce des résultats en hausse cette année |
08/02/2009
Global Banking Corporation B.S.C (c) (GBCORP), la banque islamique d’investissement de Bahreïn, a annoncé avoir une croissance de 8,1% de ses revenus soit 53.1M$ contre 49.2M$ en 2007. Son profit net a atteint 21,2M$, engendrant une hausse de 12,4% de fonds propres.
Le volume total de ses actifs a connu une croissance significative de 93% à 455,9M$ contre 236,2M$ l’an passé.
Une croissance de 30,8% pour Qatar Islamic Bank |
07/02/2009
Qatar Islamic Bank annonce des profits records pour 2008 de 451,2M$, avec une croissance de 30,8% en 2008.
Le portefeuille de QIB a atteint 5,2Mds$ en 2008, une hausse de 60,7%. La moyenne de retour sur fonds propres est de 6%, se classant parmi les meilleurs rendements de l’industrie bancaire de la région.
La banque a fait des investissements majeurs en 2008 comme l’acquisition de 25% des parts de Shard of Glass à Londres de 300M$, un montage de 250M$ pour le projet énergétique de Ras Laffan, un financement de 144M$ pour Qatar Power and Water Company et un sukuk pour Al Salam Bounian Company de 137,5M$, et un financement de plus de 302M$ pour les projets de Barwa Real Estate Company notamment.
Ses filiales telles que Arab Finance House (AFH) au Liban, Asian Finance Bank (AFB)en Malaisie et European Finance House (EFH) en Grande-Bretagne ont aussi enregistré de bonnes performances. QIB prévoit de poursuivre son expansion en France, en Turquie et en Allemagne.
Bahrain Islamic Bank, ‘meilleure Banque institutionnelle islamique du Golfe’ |
07/02/2009
Bahrain Islamic Bank (BisB) a reçu le prix de la ‘meilleure Banque institutionnelle islamique du Golfe’ par le magazine World Finance.
L'Agence française de développement (AFD) et la BID au Forum économique de l’UMA 2009 |
07/02/2009
La 10ème édition du salon méditerranéen du bâtiment "MEDIBAT 2009" se déroule du 04 au 07 mars 2009, à la Foire internationale de Sfax.
Ce salon, sous le haut patronage du président de la République, reflète le grand intérêt accordé à cette importante manifestation économique internationale, devenue un rendez-vous incontournable des investisseurs des différents pays du monde.
En marge du salon, un Forum économique sera organisé les 06 et 07 mars 2009 avec au programme, une journée maghrébine au cours de laquelle seront présentés les projets structurés pour le développement dans les pays de l'UMA et une journée pour le financement des projets par les banques de développement régional et international, tel que la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID), la Banque européenne pour l'investissement (BEI), l'Agence française de développement (AFD).
Coup de frein spectaculaire dans l’immobilier émirati |
06/02/2009
582 Mds USD, c'est le montant des projets de construction qui ont été gelés aux Emirats arabes unis en raison de la crise financière mondiale, après le boom des dernières années, selon une étude publiée à Dubaï.
La crise a conduit à un manque de liquidités et à un durcissement des conditions d'octroi des prêts bancaires. Un responsable de la chambre de commerce d'Abou Dhabi, la capitale, avait averti en décembre que jusqu'à 45 % des employés du secteur du bâtiment pourraient perdre leur emploi en 2009 en raison de cette crise.
Noor meilleur arrangeur islamique |
05/02/2009
Noor Islamic Bank est le premier chef de file dans les opérations sharia-compliant qui se sont déroulées dans les Emirats, et a atteint la 3ème place en tant que bookrunner dans le pays, pour sa première année d’opérations, selon la liste de Bloomberg.
Noor Islamic Bank a mené 10,4% du total du volume des opérations en finance islamique dans ce pays en 2008.
Dubaï : la finance islamique comme alternative à la crise financière |
05/02/2009
Le Ministère des affaires islamiques et des activités charitables organise à Dubaï une conférence les 1ers et 3 mai sur la finance islamique pouvant protéger des méfaits de la crise financière. 36 projets de recherche sur le sujet seront débattus durant cet événement.
Cheikh Ibrahim Ben Khalifa Al-Khalifa évoque les partenariats publics-privés au Maroc |
05/02/2009
Le Maroc est le premier pays arabe à voir réussi un partenariat efficace entre les secteurs public et privé, particulièrement en matière d'habitat, a relevé, mardi soir à Casablanca, le ministre bahreïni de l'Habitat, Cheikh Ibrahim Ben Khalifa Al-Khalifa, actuellement en visite de travail au Maroc.
Cheikh Ibrahim Ben Khalifa Al-Khalifa a également affirmé que le Royaume du Bahreïn constitue le premier centre de Banques islamiques dans le monde, banques qui s'activent particulièrement dans le domaine de l'Habitat.
La finance islamique appelée en soutien de l'économie française |
05/02/2009
En cette période de crise, l’argent des Etats pétroliers est convoité. Un plan en huit points a été arrêté par la commission finance islamique de Paris Europlace, dans la foulée de la visite de Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, et d’une délégation de Paris Europlace dans les Emirats arabes unis en janvier.
Dans la foulée de l’adaptation de la fiscalité pour les produits islamiques, le programme prévoit notamment d’adapter le régime juridique de la fiducie, permettant l’enregistrement des sukuk (produits obligataires) en droit français. Une réunion se tiendra la semaine prochaine avec Euronext Paris dans le but de créer un compartiment spécifique pour ces produits. La commission entend également s’atteler à l’assurance et la réassurance (takaful et re-takaful). Concernant les particuliers, la commission prévoit d’autoriser la souscription d’un crédit-bail; semblable à l’ijarah, il est aussi perçu comme un moyen d’encourager l’accès à la propriété.
Au cœur du programme se trouve la création de banques islamiques. Le projet le plus avancé concerne des investisseurs du Qatar et du Bahreïn, qui devraient déposer une demande d’agrément ce mois-ci, pour un démarrage en septembre. La Banque islamique du Qatar a également un projet pour début 2010, tout comme un établissement britannique.
Ces projets ne sont pas motivés par la banque de détail, malgré les six millions de musulmans que compte la France. «Les projets sont à l’origine motivés par l’activité corporate», souligne Gilles Saint Marc, avocat chez Gide et président de la commission. Deux clientèles sont visées: les groupes internationaux français, qui utilisent encore peu les produits compatibles avec la charia dans leurs financements de projets, et le tissu local français. «Les fonds apportés par les investisseurs islamiques peuvent servir de relais aux 26 milliards que l’Etat consacrera à mille projets destinés aux collectivités locales, souligne Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace. En outre, ils peuvent répondre aux besoins des PME, notamment dans les pôles de compétitivité.» Une délégation de PME se rendra au Qatar ce mois-ci.
Les contacts entre Paris Europlace, le Qatar et le sultanat d’Abou Dhabi se poursuivent, dans l’idée de lancer des coopérations similaires à celle signée avec le Dubaï International Financial Centre en janvier.
Le Gouvernement d’Abu Dhabi injecte 4,357Mds$ dans le capital principal des institutions financières d’Abu Dhabi |
05/02/2009
Le Gouvernement d’Abu Dhabi a décidé de mettre en place un plan d’action pour injecter 4,357Mds$ (16MdsDhs) de capital supplémentaire dans les institutions financières d’Abu Dhabi suivantes : Abu Dhabi Commercial Bank, Abu Dhabi Islamic Bank, First Gulf Bank, National Bank of Abu Dhabi and Union National Bank.
Cette initiative par le Gouvernement démontre aussi sa volonté de maintenir la croissance économique de l’Emirat d’Abu Dhabi des autorités des Emirats et d’Abu Dhabi, déclare le ministère des finances.
De nouveaux produits pour Al Maghrib |
05/02/2009
Banque Al Maghrib et le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) ont tenu une première réunion le 20 janvier au sujet des financements islamiques aux entreprises, Salam et Istisna.
A ce titre, le Groupement professionnel des banques du Maroc a tenu le 20 janvier une réunion avec la direction de la supervision bancaire de l’institut d’émission. «Il s’agit de la première réunion relative au lancement de deux nouveaux produits alternatifs. Les deux parties règlent actuellement les détails du lancement sur le marché qui ne devrait pas tarder», confie une source proche du dossier. Les deux nouveaux produits sont Salam et Istisna. Contrairement à leurs trois prédécesseurs qui visent les particuliers, les deux nouveaux produits seront, eux, destinés aux entreprises.
La crise donne un nouveau souffle à la finance islamique |
04/02/2009
De nombreuses positions ont tenté de présenter face à la crise financière, la finance islamique. Finance Islamique France rapporte l’opinion de Hachemi Siagh, PDG du cabinet conseil Stratégica, qui vient de publier « L’islam et le monde des affaires ».
M. Siagh, au cours d'une émission diffusée sur les ondes de Canal Algérie, a estimé que c'est l'obsession du gain et de la performance à tout prix qui a poussé aux subprimes.
Et d'ajouter que dans les banques occidentales, le niveau des salaires est tributaire des performances des personnels. Ce qui pousse banquiers et traders à faire dans l'excès et à rechercher le gain à tout prix, sans s'encombrer des questions d'éthique. Evoquant les subprimes, M. Siagh relève que ce système a battu en brèche tous les principes du crédit hypothécaire classique. Accordé sans aucune garantie, titrisé et échangé sur fond de spéculation, le subprime a la double tare de n'être assis sous aucun actif sous-jacent et de pousser vers des intérêts très élevés, dont les taux ont atteint 12 %, alors que dans le crédit hypothécaire classique, les taux d'intérêt ne dépassent pas 6 ou 7 %.
Cela ne peut être qualifié selon lui, que par de l'usure. Une pratique interdite par les trois religions monothéistes (Judaïsme, Christianisme et Islam)…et dans la législation française (ndlr).
Dans ce sens, M. Siagh estime que la finance dite islamique peut constituer une réponse à la situation de crise actuelle. Il est d'ailleurs plus enclin à utiliser le terme de finance éthique au lieu du terme de finance islamique. Le P-DG de Strategica estime qu'au-delà du fait que la finance islamique s'interdit de financer toute opération illicite du point de vue religieux, celle-ci se distingue techniquement de la finance dite classique par un process qui fait la différence. Le fait est que la finance islamique s'interdit l'usure. Les opérations de crédits ne sont en fait que des opérations commerciales de location où l'intérêt est banni. C'est une association (mourabaha) entre la banque et le contractant qui partagent, de fait, les bénéfices et les pertes. C'est aussi le cas pour les sukuk, où le même principe est appliqué. Aussi, la finance islamique se distingue par le fait qu'elle se fonde toujours sur des actifs sous-jacents et ne fait pas dans l'irréel ou le virtuel. Par ailleurs, ce genre de finance s'appuie toujours sur une double gouvernance technique et éthique. L'éthique est si essentielle dans les banques islamiques, selon M. Siagh, que celles-ci ont développé les sciences du comportement dans la finance et ont introduit la philosophie du juste milieu afin d'éviter tout excès.
L’insolente santé financière du Golfe en défaut |
04/02/2009
Le mois qui vient de s’écouler a apporté des éléments de réponse sur l’état réel de la santé financière des institutions financières du Golfe.
Pour certains acteurs aux métiers diversifiés comme, Gulf Finance House, l'année 2008 se termine avec des résultats nettement en recul. L’institution basée à Bahreïn a ainsi réalisé un bénéfice de 291 millions de dollars, en baisse relative par rapport au résultat de 2007. Sur le dernier trimestre 2008, Gulf Finance House a perdu 10 millions de dollars, selon un communiqué.
Un océan d’incertitudes
Cependant, GFH fait presque figure d’un ilot de prospérité au milieu d’un océan d’incertitudes et de pertes. Parmi les exemples les plus saillants, la Kuwait Finance House, première banque islamique du Koweït, fait état de 221 millions de dollars de pertes. Quant à Global Investment House KSCC, elle est en train de signer la première cessation de paiement des banques de la région. Des cabinets auraient été mandatés pour négocier avec les créanciers. L’établissement a besoin de 1 milliard de dollars pour refinancer sa dette internationale. De son côté, Gulf Bank KSC, deuxième institution du pays par le total au bilan, serait aussi sur une perte de 1 milliard d’euros à cause d'opérations de trading risquées.
Perte de confiance
Signe de la perte de confiance chez les investisseurs, les 7 places boursières de la région (549 milliards de dollars en capitalisation boursière) ont perdu 51 milliards de dollars durant le seul mois de janvier. Les gouvernements du Golfe qui font état de 2 500 milliards de dollars de réduction de leurs actifs financiers de par le monde, réagissent à la donne en soutenant le secteur immobilier en général (et la forte exposition des bancaires) ou comme dans le cas du Koweït, en lançant un programme financé à plusieurs milliards de dollars pour soutenir les institutions incapables d’honorer leurs dettes. Epargné encore il y a six mois, le système financier du Golfe semble payer le prix du retournement de tendance du marché pétrolier et, relativement, de son exposition à l’immobilier.
[Les Afriques]
Communiqué intégral de la Commission Finance Islamique de Paris Europlace |
03/02/2009
Finance Islamique France vous fait part du communiqué dans son intégralité de la Commission Finance Islamique de Paris Europlace du 3 février
Au cours de la réunion de la Commission « Finance islamique » de Paris EUROPLACE du 3 février 2009 Arnaud de BRESSON, Délégué Général et Gilles SAINT MARC, Président de la Commission, ont fait le point sur les avancées réalisées en 2008 par la Place de Paris et les actions à entreprendre en 2009.
Arnaud de BRESSON a souligné que la Place de Paris a adopté, au cours des 6 derniers mois, des mesures qui lui permettent aujourd'hui d'être le « hub » de la finance islamique en Europe, et d'être au moins aussi compétitive, voire plus compétitive, que la place de Londres notammenten raison de l'accès qu'elle offre à la zone Euro.
Il a rappelé les 3 mesures phares adoptées en 2008 :
- Conditions de la cotation de sukuk sur Euronext - Paris (recommandation AMF du 2
juillet 2008) ;
- Neutralité fiscale des opérations de murabaha (opérations d'achat au comptant suivies
d'une revente à terme), notamment au regard des droits d'enregistrement; en effet, le régime
fiscal des marchands de biens est étendu à ces opérations et le double transfert de propriété ne
donne pas lieu à double droits d'enregistrement (5.09% sur les biens immobiliers) (1ère fiche
doctrinale publiée par l'administration fiscale le 18 décembre 2008) ;
- Déductibilité fiscale de la rémunération versée au titre des sukuk, obligations ou prêts
indexés : compte tenu de l'indexation de la rémunération à la performance de l'actif sous-jacent ou au résultat de l'émetteur, on aurait pu craindre que cette rémunération ne soit
assimilée fiscalement à du dividende non déductible; l'administration fiscale au contraire a
affirmé le caractère déductible de cette rémunération pour l'émetteur et l'absence de retenue à
la source pour l'investisseur non résident (2ème fiche doctrinale publiée par l'administration
fiscale le 18 décembre 2008).
Ces 3 mesures complètent la recommandation de l'AMF de juillet 2007 qui autorise les
OPCVM indiciels Shariah (c'est-à-dire investis dans un panier de valeurs considérées comme
Shariah compliant en raison de leurs activités et leurs règles de gestion).
En matière d’actions à mettre en oeuvre pour 2009, la Commission Paris EUROPLACE
« Finance islamique » a défini 8 axes d'actions visant à poursuivre et approfondir le
développement de la finance islamique en France :
1. Modifier le régime de la fiducie afin de permettre l'émission de sukuk en droit
français ;
2. Etendre le régime du crédit-bail aux particuliers (aujourd'hui, il est limité aux
professionnels) afin notamment de permettre aux particuliers d'acquérir leur résidence en
crédit-bail (concept de l'ijara en finance islamique) ;
3. Expertiser les obstacles au développement en France de l'assurance takaful et
réassurance retakaful ;
4. En collaboration avec Euronext, développer un compartiment spécial pour la cotation
de sukuk et autres obligations indexées sur Euronext Paris ; créer un indice de valeurs
Shariah à l'instar du DJ (NY) ou du Footsee (à Londres) afin de permettre la création
d'OPCVM investis dans des valeurs Shariah cotées sur Euronext Paris ;
5. Réfléchir sur la loi applicable aux contrats de finance islamique (loi de la Shariah) et
de sa reconnaissance par les tribunaux français dans le cadre de l'exequatur d'une sentence
arbitrale ;
6. Recenser, coordonner et développer l’effort de formation académique et
professionnelle en finance islamique (responsable du dossier : Jean-Paul Laramée, Secure Finance) ;
7. Favoriser l’accueil des banques islamiques en France et informer sur les modalités
d’agrément;
8. Mettre en oeuvre sur le plan pratique les accords de coopération (Memorandum of
Understanding - MOU) signés par Paris EUROPLACE (voir § C. ci-dessous).
Enfin, Arnaud de BRESSON indique que la mission de contacts organisée par Paris
EUROPLACE dans les pays du Golfe du 17 au 22 janvier 2009, dans le cadre de la visite de
M. Christian NOYER, Gouverneur de la Banque de France, a été l’occasion :
- d’échanger sur le plan du savoir et de l'expérience. A cet effet, Paris EUROPLACE a signé un MOU avec l'AAOIFI (Accounting and Auditing Organisation for Islamic Financial
Institutions) basée à Bahrein, et qui édicte les normes juridiques, financières et comptables en
matière de finance islamique : murabaha, mudaraba, musharaka, ijara, sukuk ; cet accord
permettra à la Place de Paris d'avoir accès, à la source, aux normes de la finance islamique et
à leur interprétation par ceux qui les ont élaborées.
Dans le prolongement de cette démarche, la Banque de France accueillera, le 4 mars à Paris,
le 3ème forum de l'IFSB (Islamic Financial Services Board), l'organisme de supervision des
banques islamiques dont le siège est à Kuala Lumpur (Malaysie) et dont le thème cette année
sera centré sur la question de la liquidité des banques islamiques qui s'interdisent d'accéder au
marché interbancaire en raison de la prohibition du riba.
- d’examiner avec les bourses de Doha (Qatar), Abu Dhabi et Dubaï les possibilités d'une
double cotation (dual listing) sur ces bourses et sur Euronext Paris afin d'élargir la base des
investisseurs aux OPCVM, compagnies d'assurance… qui ont des contraintes réglementaires
leur imposant d'investir dans des titres cotés sur un marché réglementé de l'OCDE.
- de présenter aux fonds souverains (QIA, ADIA,…) les opportunités d’investir dans des
OPCVM indiciels Shariah investis dans des blue chip companies, mais également dans des
PME innovantes (en particulier celles situées dans l'un des 70 pôles de compétitivité)
- d’évoquer l'intérêt des banques islamiques de développer leurs activités en France, notamment le projet de Qatar Islamic Bank d’ouvrir une filiale à Paris.
Emirats NBD lance un fonds sukuk |
03/02/2009
Alors que les émissions de sukuk se tarissent partout dans le monde, Emirates NBD a lancé un fonds sukuk pour tirer avantage des hauts rendements dans les bons islamiques après la chute des prix au quatrième trimestre 2008 due à l’aggravation de la crise financière mondiale.
The Emirates Sukuk Fund No 1. Limited (the 'Fund') qui sera géré par Emirates Investment Services Ltd ('EIS') achètera les sukuk ciblant des rendements annualisés de 12% ces 4 prochaines années.
« Désormais, il y a une grande opportunité d’acheter des sukuk à des prix faibles. Nous croyons que la plupart des ventes sous l’effet de panique l’année dernière étaient injustifiées, mais cela signifie que ces actifs solides sont disponibles à des valorisations extrêmement attractives », a déclaré Jamal Bin Ghalaita, Manager général de Consumer Banking et Wealth Management à Emirates NBD
« Beaucoup de sukuk régionaux sont émis par des compagnies gouvernementales ou quasi-gouvernementales. Les obligations sont évaluées par des agences internationales de notation, or, ils sont évalués comme ayant un grand risque de défaut. Nous croyons que le risque de défaut par les émetteurs garantis par le gouvernement est extrêmement faible, nous permettant ainsi de cibler des rendements de types actions avec un titre à revenus fixes, » a-t-il indiqué.
Emirates Sukuk Fund n°1 investira dans un panier d’émissions pour diversifier son risque dans la zone du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord et dans des noms connus tels que
Aldar Properties, détenu en partie par le Gouvernement d’Abu Dhabi, et JAFZA, un constructeur du Dubai World.
L'éthique de la finance islamique |
03/02/2009
La finance islamique intéresse aussi les experts du développement durable: article paru dans 'Novethic, le media expert du développement durable'
Mesures fiscales, opérations de communication, création de diplôme spécialisé... La France ouvre ses portes à la finance islamique. Les valeurs éthiques de ces instruments financiers qui respectent la loi coranique sont mis en avant pour valoriser une source d’investissement potentielle de 100 milliards d’euros en France d’ici 2020. Une aubaine alors que le système financier doit se refaire une crédibilité.
Une nouvelle forme de finance éthique ferait-elle son entrée en France en 2009 ? La finance islamique, implantée historiquement dans les pays du Golfe persique, présente en Grande-Bretagne depuis quatre ans, attire aujourdhui les convoitises du marché financier français. Elle représente 700 milliards de dollars et draine les fonds de musulmans désireux d’investir ou épargner dans le respect des préceptes de l’Islam. La finance islamique « se caractérise avant tout par une dimension éthique », expliquait Anouar Hassoune, vice-président de l’agence de notation Moodys, dans un rapport d’information de la commission des finances du Sénat (mai 2008).
Bien sûr, la rémunération d’un placement est envisagée d’une autre manière : « la finance islamique reste un business qui tient compte des potentialités de rentabilité.Elle vient se greffer à la finance conventionnelle avec un filtrage (interdiction de l’intérêt, de l’incertitude, du hasard...) qui tente de l’assainir », explique Ibrahim Cekici, co-responsable du tout nouveau diplôme en finance islamique de l’Ecole de management de Strasbourg.
L’interdiction de l’intérêt prend son sens éthique lorsqu’il est associé aux principes de partage des pertes et profits (la rémunération est fonction du résultat économique du placement) et de connexion à un actif réel (le prêt ou l’investissement doit servir à créer de l’activité et de la richesse). Le rendement d’un placement n’est alors pas le fait du simple temps qui passe, mais correspond à la rémunération du service d’intermédiation bancaire associée à une activité économique réelle dont le risque est partagé entre le prêteur et l’emprunteur.
Cette connexion à l’économie réelle permet d’avancer, selon Ibrahim Cekici, que « la finance islamique n'a pas participé aux causes de la crise financière. Car le crédit à intérêt hypothécaire risqué est interdit et les produits dérivés (subprimes, titrisation de créance) sont entachés d'incertitude, l'actif sous-jacent étant un package de crédits revendus sur le marché. Or un principe de l'islam dit : on ne vend pas ce qu'on ne possède pas ».
BNP Paribas lance BNP Paribas Islamic Asset Management Malaysia Sdn Bhd |
02/02/2009
BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP), qui a obtenu une licence de compagnie de gestion de fonds islamique en Malaisie, a lancé BNP Paribas Islamic Asset Management Malaysia Sdn Bhd.
BNP Paribas IP a connu le succès en Asset Management en Malaisie depuis sa présence en 2007, quand BNP Paribas AM Malaysia Sdn Bhd a été mise en place, a déclaré le groupe.
Pour la responsable du Islamic Business Development Asia, Angelia Chin, BNP Paribas Islamic Asset Management Malaysia sera le hub régional de BNP Paribas IP en Asie.
Première banque commerciale islamique dans l’émirat d’Ajman |
02/02/2009
L’émirat d’Ajman se dote de sa propre banque islamique avec le lacement par Sheikh Humaid bin Rashid Al Nuaimi, le Gouverneur d’Ajman, d’Ajman Bank, première banque commerciale islamique de cet émirat des Emirats Arabes Unis.
Ajman prévoit d’ores et déjà des plans d’expansion dans les autres émirats de Sharjah, Dubai et Abu Dhabi au cours du premier semestre de 2009 et une deuxième branche doit ouvrir à Ajman plus tard ce mois-ci.
La Banque islamique de développement et l’IFSB cherchent des moyens de gérer les problèmes de liquidité. |
02/02/2009
La Banque islamique de développement (BID) et l’IFSB, l’organisme de standardisation de la finance islamique, ont tenu une réunion pour discuter des problèmes de gestion de la liquidité dans le secteur de la finance islamique.
Cette réunion a débouché sur une proposition de formation d’un conseil de supervision pour travailler sur le développement des marchés, des produits et des institutions pour accroître la liquidité des institutions et des services financiers islamiques.
La réunion a aussi défendu l’idée de la création d’une task force pour développer un cadre stratégique et opérationnel qui faciliterait l’accroissement du marché de produits charia-compatibles.
De nombreuses institutions internationales étaient présentes, telles la Banque Mondiale et le FMI.
Les conséquences des 51 Mds $ de pertes du Golfe sur le secteur de la finance islamique |
02/02/2009
51 milliards de dollars sont partis en fumée en un mois au total dans le Golfe, réduisant à 549 milliards de dollars la capitalisation des sept marchés. Cette situation a, bien sûr, eu de graves effets sur le secteur de la finance islamique.
Les marchés restent déprimés par les mauvais résultats de sociétés au quatrième trimestre 2008. Le géant de la pétrochimie saoudienne, Sabic, a vu ses bénéfices fondre de 95,5%, alors qu’il venait d’émettre des dettes islamiques, et la première banque islamique du Koweït, Kuwait Finance House, a perdu 221 millions de dollars.
Un Mémorandum signé avec le Maroc pour 1,8Mds$ |
01/02/2009
Au 39e Forum de Davos, le Maroc a signé avec Itmaar developpement Abu Dhabi investment et Gulf Finance House un mémorandum pour la réalisation d'un grand resort de santé et de bien-être à Essaouira pour un investissement de 1,8 milliard de dollars.
Édifié sur une superficie de 270 hectares, ce projet est important par sa localisation au niveau d'Essaouira qui connaît un développement et un afflux important de touristes, selon les signataires de cette lettre d’intention. Gulf Finance House (GFH) est l’une des banques d’investissement islamiques leaders dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. GFH a déjà financé plusieurs projets au Maroc.
GFH annonce des bénéfices annuels de 291 millions de dollars |
30/01/2009
Gulf Finance House a annoncé des bénéfices d’environ 291 millions de dollars, soit une baisse de 14% par rapport à 2007. Pour la majeure partie de l’année, la banque a maintenu son niveau de profit en comparaison avec 2007, malgré une conjoncture internationale difficile et une communauté d’investissement plus prudente.
Suite aux bénéfices considérables enregistrés durant les trois premiers trimestres de l’année 2008, GFH a enregistré une perte de 10 millions de dollars au cours du 4e trimestre en raison des prévisions d’investissement en repli. Alors que les bénéfices annuels ont techniquement baissé, 84 millions de dollars sur les 340 millions de bénéfices en 2007 ont été comptabilisé pour la vente de 60% de la part de GFH dans Khaleeji Commercial Bank, un évènement exceptionnel non récurrent.
Les bénéfices annuels ont été favorisés à la fois par l’investissement dans nos initiatives d’infrastructures économiques – à savoir : Le port financier de Tunis, la Cité de l’énergie de Libye et le Centre d'Énergie Caspien- et le succès de Cemena et First Energy Bank. Ce qui souligne l’importance croissante de notre gamme de produits diversifiés. Un revenu supplémentaire a été également tiré des parts de GFH dans le revenu net de Khaleeji Commercial Bank et Qinvest.
Esam Janahi, Président de Gulf Finance House, a commenté aujourd’hui en affirmant : «S’agissant du secteur international d’investissement bancaire, nous avons toutes les raisons d’être satisfaits de nos résultants durant l’exercice écoulé. Bien que le dernier trimestre fût plutôt difficile, il est important de voir nos résultats dans le contexte de la crise économique internationale. Nous avons pu dégager un bénéfice raisonnable et compétitif dans un marché difficile. En tant que banque islamique, nous ne sommes pas directement exposés aux CDO (obligations adossées à des actifs) et nous continuons à offrir des opportunités visionnaires d’investissement dans les économies émergentes les plus compétitives.
"La finance islamique commence à intéresser les entreprises" |
29/01/2009
Finance Islamique France se fait l’écho d’un nouvel article de l’équipe du master de finance islamique de Strasbourg paru dans l’Express :
L'Ecole de Management de Strasbourg vient de lancer son diplôme de finance islamique. Une première en France. Les explications de son directeur, Michel Kalika.
La finance islamique, qu'est-ce que c'est ?
C'est une finance conforme aux principes et aux convictions de l'Islam, qui respecte les préceptes du Coran. Par exemple, la religion islamique interdit la pratique des taux d'intérêts. Les produits sont donc conçus très différemment. Cela a des implications à tous les niveaux, notamment fiscal.
Existe-t-il une forte demande pour ces produits bancaire islamique ?
Oui, elle apparaît progressivement. La finance islamique commence à intéresser les entreprises. Les établissements financiers cherchent donc à comprendre les spécificités des produits qu'elle offre. Le développement de la finance islamique pourrait aussi attirer en France davantage de fonds souverains. La position de Bercy sur le sujet a d'ailleurs évolué. Le ministère autorise maintenant le lancement de tels produits bancaires. Il est donc nécessaire de former des personnes capables de gérer des fonds musulmans.
A qui s'adresse votre master ?
A des financiers, à des juristes notamment. Pour cette année de lancement, nous avons été très surpris de voir qu'une large majorité des admis au master était issue du monde de l'entreprise. Sur 35 personnes, 30 viennent de cabinets d'avocat ou d'institutions financières. Ils viennent de toute l'Europe, de la Belgique, du Luxembourg, de l'Allemagne, de Suisse et bien sûr de France. Pour les autres masters de l'école, le nombre de cadres ne dépasse généralement pas la dizaine. Preuve que le monde de l'entreprise est intéressé par cette formation...
Quel est le contenu de la formation ?
La gestion bancaire et financière traditionnelle mais aussi le droit des marchés dans le cadre de la finance islamique, le régime des contrats de droit musulman... Notre enseignement forme à la prise en compte des éléments de compatibilité entre les systèmes juridiques français et les systèmes de droit islamique. Il s'agit d'apprendre à régler les contradictions juridiques, à questionner les techniques manageriales au regard des pratiques religieuses. A l'heure de la diversité, nous tentons de former des gens à mettre en perspective les valeurs spirituelles et les systèmes juridique et financier.
Les nouvelles opportunités de la finance islamique |
29/01/2009
[Article paru dans Les Echos, le 29/01 avec des contributions de co-auteurs de « Finance islamique à la française » (éditions Secure Finance) et de membres du réseau financeIslamiquefrance.fr]
Bercy est déterminé à stimuler les placements en provenance du Golfe. Trois interdictions touchent cet islam financier
Moins affectée par la crise, la finance islamique constitue une source de financement importante dans un environnement où les liquidités se sont raréfiées. Elle progresse depuis dix ans de 15 à 20 %. Les actifs islamiques sous gestion dans le monde avoisinent aujourd'hui 700 milliards de dollars.
Il était de l'intérêt stratégique pour la France de réunir les conditions propices au développement de ce nouveau segment de marché. Le ministère des Finances et de l'Economie a adopté le 18 décembre 2008 les textes fiscaux qui vont permettre à la France de " mieux accueillir " les investisseurs immobiliers respectant les règles de l'éthique musulmane. " Une bonne nouvelle pour l'attractivité de la place de Paris ", se félicite Mohamed Bachir Ould Sass, expert de droit musulman et membre de l'Acerfi (1). Ajoutant que " ces nouvelles mesures ouvrent aux investisseurs des pays du Golfe l'opportunité de diversifier leur portefeuille ". Il était temps que la France rattrape son retard sur la Grande-Bretagne. Notre voisin a en effet pris des dispositions pour travailler avec les fonds islamiques il y a cinq ans et ainsi profité de la manne pétrolière de ces pays. " Alors que les placements spécifiquement immobiliers des fonds moyen-orientaux s'élèvent à quelque 320 milliards de dollars dans le monde, ils n'ont représenté que 2 % des volumes investis en France en 2008, avec un pic de l'ordre de 5 % en 2007, et ils ont porté sur 7 % outre-Manche et même jusqu'à 10 % en 2007, confirmant l'hégémonie britannique sur cette source financière ", indique Anass Patel, directeur de l'investissement et de la stratégie chez DTZ Asset Management Europe. " Le marché de l'investissement français, avec ses fondamentaux plus équilibrés que dans d'autres pays européens, pourrait attirer davantage de liquidités, dès lors que des signaux positifs leur sont envoyés comme a commencé à le faire Bercy et Europlace ", commente cet expert.
Les principes
Alors que les acquisitions classiques d'actifs immobiliers se signent entre acheteur et créancier, celles des fonds islamiques requièrent un troisième intervenant sous la forme d'une société ad hoc créée pour permettre l'achat d'un immeuble moyennant la contraction d'un emprunt. " Le comité charia qu'est l'Acerfi a pour vocation de valider les contrats financiers afin de permettre aux musulmans d'acquérir des biens en conformité avec les principes éthiques de l'Islam, poursuit Mohamed Bachir Ould Sass. Dans cette optique, nous sommes animés par une forte volonté de contribuer à la compétitivité de la France par le biais du développement de la finance éthique et l'aide à la création de produits financiers destinés à une population de 5 millions de Français de confession musulmane, soit la communauté musulmane la plus importante d'Europe. "
Les interdictions
Trois interdictions principales distinguent cet islam financier : la pratique de l'intérêt et de l'usure, d'ailleurs contestée par les trois religions monothéistes, celle de la spéculation et celle de l'induction en erreur (gharar). Sont naturellement exclues les activités jugées illicites, de facto hors du champ d'investissement islamique : industries du tabac, de l'alcool et de l'armement, pornographie, consommation de porc.
En accord avec ces principes, les nouvelles mesures fiscales adoptées fin 2008 concernent deux techniques de financement : les contrats d'achat qui font l'objet d'une vente à tempérament, c'est-à-dire dont le paiement est différé incluant une marge (murabahas) et les " obligations " islamiques (sukuks) adossées à des actifs tangibles. " L'objectif est d'offrir un cadre fiscal plus adapté permettant notamment aux banques islamiques souhaitant s'installer en France de mettre en place des opérations chariacompatibles ", précise Foued Bourabiat, avocat chez Herbert Smith. Les aménagements juridiques, notamment la fiducie, relevant du domaine législatif cette fois-ci devraient être mis en oeuvre cette année.
" L'enjeu de ces mesures de doctrine est, d'une part, de déterminer si (...) les outils de la finance islamique sont fiscalement assimilables à des produits de dette ou de capital, et d'autre part d'analyser ces opérations, qui impliquent souvent des opérations d'achat-vente, au regard de possibles frottements fiscaux ", souligne la Direction du Trésor. " L'objectif des textes retenus est essentiellement d'assurer un traitement fiscal équivalent à celui appliqué aux opérations de financement conventionnel ", ajoute l'avocat.
Retour à l'économie réelle
Les aménagements promis par Christine Lagarde en juillet 2008 doivent assurer la viabilité économique et financière de ces opérations en neutralisant par exemple les frottements fiscaux résultant des doubles droits de mutation lors des opérations d'achat et de revente et en assurant la déductibilité des charges financières, équivalent économique des intérêts d'emprunt.
Parler, voire encourager, le développement de la " finance islamique " pourrait soulever des polémiques. Pourtant, argumente Foued Bourabiat, " la finance islamique ne peut pas tomber dans les écueils qui nous ont menés à la crise financière que subit la planète aujourd'hui, née notamment de la spéculation, de l'endettement excessif ("subprime"), de la vente à découvert et des cessions massives de dettes ".
Les résultats d'un sondage commandé à l'Ifop par l'association Aidimm (2) et le cabinet de conseil Ifaas, réalisé pendant le printemps 2008 sur un échantillon représentatif de la population musulmane de France, montrent que " plus de 500.000 clients potentiels seraient séduits par cette offre de produits éthiques. Le sondage relève que plus de 55 % des musulmans français sont intéréssés par une offre bancaire compatible avec leurs convictions religieuses ou éthiques ". Ces chiffres complètent le rapport Jouini-Pastré pour Europlace " Enjeux et opportunités du développement de la finance islamique pour la place de Paris ", estimant que " notre pays pourrait acquérir le leadership mondial en matière de finance islamique au prix d'un petit nombre de réformes " et attirer ainsi 100 milliards d'euros d'épargne, principalement en provenance des pays du Golfe.
(1) Acerfi (Audit, conformité éthique et recherche en finance islamique).(2) Aidimm (Association d'innovation pour le développement économiqueet immobilier).
La Banque islamique de développement et le Département du Royaume-Uni pour le développement international ensemble pour combattre la pauvreté |
28/01/2009
Un accord bilatéral a été signé entre la Banque islamique de développement et le Département du Royaume-Uni pour le développement international (UKDID) pour joindre leurs efforts afin de lutter contre la pauvreté.
Celui-ci a été conclu entre le Président de la BID Ahmed Mohammed Ali et le Ministre du développement international britannique, Michael Foster.
S&P’s revoit à la baisse la note de Gulf Finance House |
28/01/2009
Après avoir jugé Gulf Finance House comme ‘stable’, l’agence de notation Standard & Poor’s a révisé à la baisse sa note, qui passe ainsi à ‘négatif’.
« Cette révision reflète l’environnement difficile croissant dans lequel opère la banque, ce qui risque de limiter sa capacité à exécuter de nouvelles transactions et par conséquent d’engendrer une plus faible performance financière », a argué Emmanuel Volland, analyste crédit à S&Ps.
Le Gouverneur de l’Agence monétaire d’Arabie saoudite (SAMA) assurera la présidence annuelle de l’IFSB |
28/01/2009
Hamad Al Sayari, gouverneur de l’Agence monétaire d’Arabie saoudite (SAMA) a été désigné pour assurer la présidence annuelle du conseil et de l’assemblée générale de l’organisme de création des standards internationaux de la finance islamique, l’Islamic Financial Services Board (IFSB).
Il succède à Dr. Sabir Mohamed Hassan, Gouverneur de la Banque centrale du Soudan.
BMB Islamic, meilleure firme de conseil Shariah |
28/01/2009
BMB Islamic, qui a en son sein plusieurs pionniers de la finance islamique en Angleterre, connus pour leur expertise en montages financiers, a été nommée ‘meilleure firme de conseil Shariah’ par Islamic Finance News, après un sondage conduit par Redmoney Group.
Paradigm Mortgage Services distribuera les produits d’Islamic Bank of Britain |
27/01/2009
Paradigm Mortgage Services a annoncé être distributeur exclusif des produits Sharia compliant de l’Islamic Bank of Britain, suite à la signature d’un partenariat, le 26 janvier.
Les membres de cet intermédiaire financier - Paradigm Mortgage Services - auront accès à tous les produits de l’Islamic Bank of Britain.
Deux entreprises financières saoudiennes créent une nouvelle compagnie immobilière Sharia compliant |
27/01/2009
Alors que le marché saoudien des prêts hypothécaires ne vient de s’ouvrir à tous les citoyens que récemment, et que 70% des Saoudiens de moins de 30 ans ne sont pas propriétaires, Al-Khabeer Merchant Finance Corporation et Al Mutajra Installments ont joint leurs forces pour créer une firme Sharia compliant ‘Dari for Home Loans’ d’un capital de 276M$ (1Md RS).
La fiscalité française s’adapte à la finance islamique |
26/01/2009
Bercy vient de procéder à des aménagements fiscaux pour favoriser les montages de finance islamique afin d'attirer les investisseurs du Proche-Orient. Le 18 décembre, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait annoncé des mesures pour favoriser le développement de la finance islamique en France.
Les aménagements fiscaux ont déjà été publiés sur le site Internet du ministère de l'Economie et des Finances et sont désormais opposables à l'administration fiscale.
L'enjeu était de savoir si les outils de la finance islamique - comme, par exemple, le «murabaha» (équivalent du leasing avec option d'achat) ou encore les « sukuk » (obligations) - étaient fiscalement assimilables à des produits de dette ou de capital.
L'administration française s'est en outre penchée sur les frottements fiscaux liés à ces opérations, qui impliquent souvent des achats-ventes. Sous le régime classique, un investisseur souhaitant, par exemple, acquérir un immeuble avec un montage conforme à la Charia était ainsi taxé deux fois sur les droits d'enregistrement liés à la transaction.
Avec un montage de finance islamique, un intermédiaire - une banque ou bien un véhicule créé pour l'occasion - commence en effet par acquérir le bien, qu'il loue ensuite à l'investisseur, avant de le lui céder à l'issue d'une période définie. Un tel montage permet en effet de substituer le versement d'intérêts, qui est prohibé par la loi islamique, au versement de loyers. En revanche, il suppose deux transactions, ce qui crée un frottement fiscal.
Se pose en outre la question du traitement fiscal des loyers. Dans un schéma de finance classique, les intérêts sont en effet déductibles de l'impôt sur les sociétés.
L'administration fiscale s'est donc prononcée sur ces deux points. Les véhicules ad hoc créés pour permettre ce genre de montage sont désormais assimilés fiscalement à des marchands de biens, ce qui permet de ne taxer qu'une fois la transaction.
Les loyers versés sont en outre considérés comme des intérêts par l'administration. Ces aménagements visent avant tout à attirer les grands investisseurs du Golfe et n'ont pas vocation à promouvoir les produits conformes à la loi islamique dans la banque de détail.
[Un article sur la finance islamique dans Les Echos]
Le Gouverneur de la Banque de France, invité d’honneur au Forum du DIFC |
25/01/2009
Mr. Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France, a été l’invité d’honneur du Emirates Bankers Forum, le rendez-vous mensuel du Dubai International Financial Center (DIFC), où il a exposé ses vues dans une intervention sur les réponses publiques et privées à la crise financière.
Après son discours, le Gouverneur de la Banque de France a pris part à une discussion sur la stratégie des fonds souverains face à la crise, les stratégies de la place financière de Paris sur les marchés de capitaux, de la finance islamique, des plateformes d’échanges, et le développement de la finance durable.
La plus grande banque islamique au monde sera lancée en juin |
25/01/2009
Le milliardaire et précurseur de la finance islamique moderne, Cheikh Saleh Kamel, a annoncé que le lancement de la plus grande banque islamique au monde aura lieu en juin prochain.
Cette banque islamique, basée à Bahreïn, sera dotée de 11Mds $ de capital et aura comme actionnaire principal, la Banque islamique de développement (BID).
Global, meilleur gérant de fonds islamiques |
23/01/2009
Global Investment House (Global) a été nommé ‘Meilleur Gérant de Fonds Islamique’ par CPI Financial aux Islamic Business and Finance Awards.
Paris Europlace signe avec Dubaï son premier accord dans le Golfe |
22/01/2009
Paris Europlace annonce avoir signé à Dubaï un accord de coopération, le tout premier dans la région du Golfe, avec le "Dubai International Financial Center" (DIFC), la place financière de cet émirat.
"C'est un accord vraiment important, car on n'existait pas il y a quelques années", a déclaré le Délégué Général de Paris Europlace, Arnaud de Bresson, au terme d'une tournée d'une semaine dans le Golfe du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, accompagné d'une délégation d'une vingtaine de hauts responsables financiers français.
Le mémorandum signé à Dubaï avec le DIFC a pour but de développer des actions communes dans six domaines: marchés financiers, gestion des fonds d'investissement, finance islamique, systèmes de paiement, recherche et éducation, et enfin réglementation.
Dans le domaine de la finance islamique, un secteur en plein essor, M. de Bresson a rappelé que la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, avait annoncé en décembre, à l’occasion du II Forum Français de la Finance Islamique, organisé par Secure Finance, des mesures pour favoriser le développement de la finance islamique en France.
"Le fait qu'on ait signé un mémorandum d'entente avec le DIFC montre qu'il y a quelque chose qui bouge. Ils ont compris que Londres aujourd'hui connaissait des problèmes et qu'il n'était pas absurde de faire des choses avec la place financière de Paris", a-t-il souligné.
"C'est la première fois qu'on arrive à faire passer le message que la place financière de Paris existe et qu'on peut peut-être travailler ensemble", a poursuivi M. de Bresson, qui a attribué ce changement au fait que "la place de Paris avait plutôt mieux résisté que d'autres" à la crise financière.
Les ventes de sukuk coporate de Malaisie devraient atteindre 4Mds $ en 2009 |
22/01/2009
Les ventes de sukuk coporate de Malaisie devraient atteindre 4Mds$ en 2009 selon CIMB Islamic, un des principaux acteurs du secteur.
Si le marché des sukuk en Malaisie a chuté de 78% l’année dernière, « les émetteurs des autres régions du monde sont en train de rechercher de nouveaux marchés où ils peuvent émettre et le marché des sukuk en ringgit semble être très attractif » a déclaré Badlisyah Abdul Ghani, directeur de CIMB.
Débats sur la finance islamique avec les principaux acteurs de l’industrie |
22/01/2009
Les grands noms du secteur se sont réunis à Kuala Lumpur la semaine dernière pour discuter du système économique islamique dans la crise financière mondiale.
Parmi les intervenants, étaient présents, Cheikh Salah Kamel, Président du General Council for Islamic Banks and Financial Institutions, Rifaat Abdel-Karim, Secrétaire Général de l’IFSB, le professeur d’économie qui figure parmi les premiers occidentaux à avoir étudié la finance islamique, Volker Nienhaus, ainsi que le Gouverneur de la Banque centrale de Malaisie, Zeti Akhtar Aziz.
Début de la consultation de l’IFSB sur les principes de Takaful |
22/01/2009
L’’Islamic Financial Services Board’ (IFSB), organisme de création des standards internationaux dans la finance islamique, a réalisé un draft sur ses “Guiding Principles on Governance for Islamic Insurance Operations” afin de lancer une consultation publique.
L’IFSB a annoncé qu’elle allait créer et auditionner deux groupes de travail pour prendre en compte les apports du public sur ce document qui relève les principales questions relatives à la gouvernance par rapport au Takaful –‘assurance islamique’.
Le public pourra commenter aussi les deux autres drafts de l’IFSB: “Conduct of Business for Institutions offering Islamic Financial Services” et “Guiding Principles on Shari`ah Governance System.”
« La crise du crédit est la cause de la baisse des émissions de sukuk » |
22/01/2009
« A la fin de 2008, les émissions mondiales de sukuk ont chuté de 50% » dit Faisal Hijazi, Moody's Business Development Manager for Islamic Finance et auteur du dernier commentaire spécial de Moodys intitulée « Moody's: Sukuk Issuance Slowdown Mainly Due to Credit Crisis, But Shari'ah Compliance Also An Issue. »
« Mondialement, les marchés de crédits ont connu un baisse significative d’émissions de dette, principalement en raison du manque de visibilité économique mondiale, le pricing et un manque d’investisseurs engagés. Le Golfe et la Malaisie ont été durement touchés avec une baisse des émissions de sukuk de 55% et de 59% respectivement, » indique M. Hijazi dans son étude.
-En exclusivité: consulter le rapport de Moodys sur notre site -Cf: 'Rapports' dans la rubrique 'Documents'
Dow Jones Indexes, ‘meilleur fournisseur d’indices islamiques’ en 2008 selon un sondage |
22/01/2009
Suite à un sondage organisé par Islamic Finance News, les indices Dow Jones se sont vu attribuer le titre de ‘meilleur fournisseur d’indices islamiques’ en 2008. Ce sondage se base sur le vote de plus de 2500 professionnels du monde de la finance islamique.
Dow Jones offre plus de 90 indices régionaux, par pays et par industrie pour la finance islamique. Actuellement il comporte plus de 75 licences avec plus de 7Mds$ en actifs benchmarkés sur les indices islamiques du Dow Jones.
Singapour lance son sukuk pour attirer les investisseurs du Golfe |
21/01/2009
La Monetary Authority of Singapore (MAS) a annoncé un programme d’émissions de sukuk. Les chefs de file pour ce programme sont Standard Chartered et Islamic Bank of Asia.
« Ce programme est important puisqu’il est la première ‘reverse enquiry’ (émission réservée à un investisseur) sur base de sukuk Ijara d’un émetteur d’une telle qualité au monde », a déclaré Abdullah Hasan Saif, président de Islamic Bank of Asia, en se référant au Gouvernement de Singapour qui est un souverain triple A.
Commentant le contexte défavorable à l’émission de sukuk, M. Saif ajoute que « la crise financière ne va pas pouvoir arrêter la grande croissance mondiale des marchés de capitaux islamiques ».
« Les émissions de sukuk sont toujours en train de prendre de l’importance dans le Golfe comme un des moyens d’investissements préférés, au moment où les projets d’infrastructure dans le Golfe sont estimés à 1 trillion de dollars », selon lui.
Proposition du Premier ministre de Malaisie de mettre en place des standards mondiaux de la finance islamique |
21/01/2009
La Malaisie a proposé une réunion pour créer des standards mondiaux de la finance islamique. Le Premier ministre de Malaisie, Datuk Seri Abdullah Ahmad Badawi, en a discuté avec son homologue qatari, Sheikh Hamad Jassem Jabor Al-Thani, lors de la visite de la délégation malaisienne au Qatar, et lui a proposé que la première réunion ait lieu à Kuala Lumpur l’an prochain.
M. Abdullah a déclaré que des standards mondiaux de la finance islamique résoudraient les problèmes par une approche commune et élimineraient toute confusion.
Le lancement du diplôme de finance islamique de l’Université de Strasbourg dans les medias (3) |
21/01/2009
-article paru dans ’20 Minutes’ le 21/01/09 :
La finance islamique au tableau
Un nouveau pilier pour les professionnels de l'économie. L'Ecole de management de Strasbourg (EMS) lance ce matin une formation en finance islamique, la première du genre en France. De niveau bac + 5, elle vise à offrir à ses étudiants un bagage suff...
Un nouveau pilier pour les professionnels de l'économie. L'Ecole de management de Strasbourg (EMS) lance ce matin une formation en finance islamique, la première du genre en France. De niveau bac + 5, elle vise à offrir à ses étudiants un bagage suffisant pour travailler sur les marchés respectant les préceptes du Coran. « La finance islamique se fonde sur un certain nombre de valeurs, explique Michel Kalika, directeur de l'EMS. Les plus connues sont la prohibition de l'intérêt et l'interdiction d'investir dans les secteurs des armes et de la pornographie. Aujourd'hui, c'est un domaine qui émerge dans l'environnement financier international. Il existe une véritable demande en termes de recrutement et donc de formation, d'où l'idée de ce cursus. »
Certes, mais pourquoi l'ouvrir à Strasbourg ? Pour Michel Kalika, la réponse est simple. Abritant déjà des facultés de théologie catholique et protestante ainsi qu'un diplôme d'islamologie, la ville était toute trouvée pour proposer l'enseignement de pratiques managériales et financières en lien avec le Coran. Sans oublier une certaine renommée pour l’école. La preuve, sans faire de pub spécifique, elle va accueillir 36 étudiants dans sa première promotion. Parmi eux, une majorité de professionnels de la banque et des assurances originaires de France, mais aussi de Belgique, d'Allemagne, du Luxembourg et du Maghreb, qui suivront une formation continue. A terme, des cours par visioconférence pourraient être proposés pour augmenter le nombre d'élèves.
Le lancement du diplôme de finance islamique de l’Université de Strasbourg dans les medias (2) |
21/01/2009
-article paru dans Le Figaro le 21/01/09
Strasbourg: diplôme de finance islamique
.
L'Ecole de Management de Strasbourg (est) a lancé aujourd'hui un diplôme de finance islamique, une formation inédite en France, qui enseigne le droit et les techniques financières islamiques, notamment pour former des gestionnaires de fonds musulmans.
La première promotion de ce "University Degree Finance islamique" est composée de 36 étudiants de nationalités diverses (Français, Allemands, Luxembourgeois, Suisses, Tunisiens, Algériens) qui suivront en onze mois 405 heures de cours, à raison de trois à quatre jours par mois, a indiqué la direction de l'école de commerce.
Cette formation est sanctionnée par un diplôme de niveau bac+5 (cinq années d'études supérieures).
Selon la direction, la création du cursus résulte du constat que "les institutions financières ainsi que les autorités de régulations sont et seront de plus en plus sollicitées par de nouveaux acteurs économiques ayant des aspirations éthiques et religieuses en matière de financement et d'investissement".
A l'issue de ce cursus, les étudiants peuvent espérer accéder à des postes à responsabilité notamment dans le secteur bancaire, des assurances ou de la finance.
Le lancement du diplôme de finance islamique de l’Université de Strasbourg dans les medias (1) |
19/01/2009
Après le grand succès médiatique du lancement du premier diplôme sur la finance islamique lancé par l’Université de Strasbourg, Secure Finance reporte en intégralité les articles parus dans les grands quotidiens nationaux. Nombreux étaient les auteurs de l’ouvrage ‘Finance Islamique à la française’ –Ed Secure Finance- à être présents pour cette journée d’inauguration.
Interviewé sur Radio Classique, Jean-Paul Laramée, directeur général de Secure Finance, tout en adressant ses félicitations aux animateurs du master alsacien, a tenu à rappeler que, depuis fin décembre, l’Institut français d’Etudes des Sciences Islamiques (IFESI), dirigé par M. Abidi, a lancé un enseignement diplômant qui connaît un vif succès, auquel participent tous les auteurs de l’ouvrage qui résident en France.
-Article de Libération du 19 janvier 2009 :
Un diplôme de finance islamique à l'Ecole de management de Strasbourg
L'Ecole de management de Strasbourg innove. Pour la première fois en France, elle lance, ce mois-ci, un diplôme universitaire de "finance islamique" de niveau bac + 5. En Europe, une telle formation n'existe pour l'heure qu'au Royaume-Uni. La naissance de ce diplôme "atypique sur le plan culturel" - même si l'université de Strasbourg dispose déjà de facultés de théologie catholique et protestante - est "le fruit d'un raisonnement après analyse de marché en termes d'opportunités de développement", explique Michel Kalika, directeur de l'EMS : "C'est un sujet qui monte, il y a une attente des entreprises dans ce domaine et c'est aussi un moyen de véhiculer la diversité culturelle dans l'institution, puisque l'on va faire le lien entre des techniques de management et une éthique religieuse".
Conforme aux préceptes du Coran, la finance islamique se distingue de la finance classique par "quatre ou cinq grands principes", détaille Ibrahim Cekici, enseignant-chercheur à l'EMS et coresponsable du programme : "Le plus connu est l'interdiction de l'intérêt. On ne peut pas contracter des prêts à intérêts et investir dans un secteur de l'économie où l'intérêt régule les activités. La spéculation est aussi interdite. Un autre grand principe est que chaque transaction bancaire ou financière doit être adossée à un actif réel tangible. C'est l'un des piliers de la finance islamique, qui prohibe par ailleurs les investissements dans l'industrie porcine, les industries liées à l'alcool et au tabac et à la pornographie. L'un des instruments de la finance islamique qui a le vent en poupe est le "sukuk", que l'on peut assimiler à des obligations, mais sans intérêts et adossées à des actifs. Que l'on soit musulman ou non n'a pas d'importance pour accéder à ces produits. 80 % des souscripteurs de sukuks sont d'ailleurs des non-musulmans".
Selon l'EMS, on recense aujourd'hui plus de 250 banques ou établissements d'investissement islamiques dans le monde et leurs actifs dépassent les 500 milliards de dollars. "Face à la crise financière actuelle, les banques islamiques sont beaucoup moins touchées parce qu'elles ne prêtent pas de l'argent pour de l'argent, elles spéculent beaucoup moins", indique Laurent Weill, professeur à l'EMS et coresponsable du diplôme.
Les activités de finance islamique se sont développées au Royaume-Uni, mais très peu en France, où la commission des finances du Sénat a pointé "l'existence d'une certaine inertie nationale" dans ce domaine. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, envisage cependant un aménagement du cadre juridique et fiscal pour permettre l'essor de produits financiers compatibles avec la loi coranique.
En développant ce nouveau diplôme adossé à un pôle de recherches en finance islamique, l'EMS joue sur deux tableaux: elle anticipe l'installation de banques et d'établissements d'investissement islamiques en France ou dans les pays voisins (Suisse, Luxembourg) et répond aux besoins de banques françaises (Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale...) qui ont développé des filiales dédiées à la finance islamique dans des pays de culture musulmane. "Les étudiants sont des gens du milieu, la plupart ont un emploi dans le secteur de la banque, mais il y a aussi quelques commerciaux et informaticiens. Un peu plus d'un tiers d'entre eux sont originaires de pays étrangers francophones : Luxembourg, Suisse, Maroc, Tunisie. Tous ont envie de se spécialiser dans un secteur où il y a une pénurie à l'heure actuelle", relate Ibrahim Cekici.
"Je voulais me détacher de la finance traditionnelle et c'est une bonne passerelle vers un secteur en pleine expansion", confirme Yassir El Jabri, un consultant parisien de 24 ans. "Ouvert à une expérience à l'étranger", le jeune homme espère pouvoir à l'issue de sa formation intégrer "un fonds islamique, pour (se) faire la main". Le diplôme universitaire est ouvert en priorité aux cadres du secteur bancaire et financier titulaires d'un bac + 4 ou justifiant d'une "expérience professionnelle réussie". La première promotion devrait compter 25 étudiants, voire une trentaine compte tenu d'une "demande forte", dont un tiers de femmes. Les deux tiers sont originaires de pays du Maghreb ou issus de l'immigration. Leur formation prévoit 405 heures d'enseignement sur douze mois, regroupées entre le jeudi et le samedi. Au programme, introduction à l'islam, à l'économie et au droit islamique, droit bancaire et droit financier dans la finance islamique, régime juridique des contrats... La pratique de la langue arabe est un plus, mais elle n'est pas obligatoire, les cours étant dispensés en français et en anglais par "des universitaires et des professionnels, avocats, banquiers, agents de notation, consultants...", précise Ibrahim Cekici. "Ces personnes vont faire partager leur expérience professionnelle, car on ne veut pas se limiter à des cours théoriques. Et ça permettra aussi à nos étudiants de voir qu'il y a des débouchés en la matière. "
La Banque de France va accueillir le IFSB-FSI forum en mars |
19/01/2009
La Banque de France accueille le 4 mars à Paris un forum intitulé le ‘défi européen’, co-organisé par l’Islamic Financial Services Board (IFSB) et le Financial Stability Institute (FSI).
La deuxième édition du Islamic Financial Services Forum s’était déroulée l’année dernière à Francfort.
Communiqué de la délégation Paris-Europlace |
18/01/2009
La crise financière actuelle contraint les centres financiers internationaux à accélérer les mesures pour soutenir les marchés financiers et mettre en place de nouvelles stratégies de développement.
En accompagnement de M. Christian NOYER, Gouverneur de la Banque de France, qui effectue une visite dans les pays du Golfe (Bahreïn, Qatar, Abu Dhabi et Dubaï) du 17 au 22 janvier 2009, une délégation de Paris EUROPLACE composée de représentants d'investisseurs institutionnels, d'autorités de supervision, de banques et de sociétés de gestion, de cabinets d'avocats, conduite par M. Arnaud de BRESSON, Délégué général de Paris EUROPLACE, a rencontré les représentants de la communauté financière de Bahreïn, afin d'échanger sur les conséquences de la crise financière, les recommandations du G20, les stratégies des centres financiers internationaux, les nouvelles opportunités d'investissement.
M. Christian NOYER a souligné que les Gouvernements européens, sous la Présidence française de l'Europe, ont mis en place un plan d'actions solide: 1) garanties des Etats pour faciliter le refinancement par les banques des économies européennes ; 2) importantes réformes comptables mises en place ; 3) entrée, si besoin, des Etats dans le capital des banques européennes. Selon Arnaud de BRESSON, la place financière de Paris a, à ce stade, mieux résisté à la crise financière grâce à un certain nombre de caractéristiques :
- le modèle français de " banque universelle " fondé sur une diversification des activités supportées par la banque de détail pour la distribution de produits financiers ;
- la qualité de la régulation : la place financière de Paris a pu compter sur le professionnalisme de ses régulateurs, la qualité du dialogue entre professionnels et régulateurs dans la gestion de la crise actuelle, et mis en valeur le bon équilibre entre la protection des investisseurs et l'attractivité de la Place dans le cadre d'un nouvel environnement réglementaire européen.
- les capacités en termes de recherche et de formation, avec un savoir-faire particulier en matière de gestion des risques et d'innovation financière.
Paris EUROPLACE met en avant les nouvelles réformes annoncées en décembre 2008 par Mme Christine LAGARDE, Ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi pour permettre le développement de la finance islamique en France, et notamment : l'autorisation d'indices de fonds Sharia compatibles; la cotation de sukuk en France; la neutralité de la taxe dans les transactions sur les murabaha; la déduction de la taxe sur la rémunération des sukuk.
Dans ce contexte, un MOU a été signé entre Paris EUROPLACE et l'Accounting and Auditing Organisation for Islamic Financial Institutions (AAOIFI) afin de soutenir le développement de la finance islamique en France. Selon les termes de l'accord, Paris EUROPLACE assurera la promotion des standards Sharia de l'AAOIFI en France afin d'encourager le développement d'initiatives en matière de gestion d'actifs et de développement de nouvelles activités de banque et d'assurance. Paris EUROPLACE et l'AAOIFI prévoient d'organiser des réunions de travail et Forums à Paris et à Bahreïn dans le but de développer la formation et les pratiques en matière de finance islamique.
Paris EUROPLACE met en avant l'offre de la place financière en matière de :
- titres de la dette publique française sont sûrs, et représentent des investissements rentables, en particulier, en période de crise financière ;
- cotation sur NYSE Euronext, 1ère plateforme boursière mondiale, tant en termes de liquidité que de sécurité des marchés.
- gestion: la place financière de Paris bénéficie d'une position de leader en Europe, qui témoigne, également, de la qualité de la recherche française en matière de finance et de gestion des risques ;
- expertise reconnue dans les produits dérivés et les produits structurés ;
- qualité de la recherche et de la formation en finance.
Paris EUROPLACE soumettra prochainement un projet de coopération aux autorités de Bahreïn afin de développer des actions dans différents secteurs : finance islamique, éducation, recherche, gestion d'actifs, assurance .
* * *
Délégation Paris EUROPLACE:
- Arnaud de BRESSON, Délégué général, Paris EUROPLACE
- Jean-Christophe DURAND, Directeur Régional GCC, BNP Paribas
- Fadila PALMER, Présidente, Lunalogic
- Jean-François PINCON, Responsable, Crédit Agricole Asset Management (CAAM)
- Gilles SAINT-MARC, Avocat associé, Gide Loyrette Nouel
- Jean-Daniel TORDJMAN, Ambassadeur délégué aux pôles de compétitivité, Ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi
- Marc ZAFRANY, Président, Global Financial Services (GFS).
Fairfax lance un fonds islamique immobilier de 500 M $ en Russie |
18/01/2009
Fairfax Middle East pévoit de lancer un fonds sharia-compliant de 500M$ pour investir dans les projets de grande échelle résidentiels et commerciaux dans les principales villes de Russie.
Le fonds est aussi entré en partenariat avec Sistema-Hals, la filière du conglomérat Sistema coté sur la bourse de Londres, pour co-développer certains de ses projets principaux localisés à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Sistema investira 200 M $ dans le nouveau fonds islamique.
Global Investment House reçoit l’autorisation de la Saudi Financial Authority |
18/01/2009
Global Investment House (Global) a annoncé avoir reçu l’autorisation des autorités monétaires saoudiennes pour opérer sur ce territoire. Global Investment House Saudi dispose d’un capital de 13,5M$.
Le ministre des affaires étrangères de Malaisie intervient dans la Commission conjointe Malaisienne-Bahreinie |
18/01/2009
La Malaisie et Bahreïn devraient pleinement utiliser la commission conjointe qu’ils ont décidé d’établir en 2001, pour développer davantage les liens entre les deux pays, a déclaré le Ministre des affaires étrangères, Datuk Seri Dr Rais Yatim.
Le Ministre s’est prononcé sur les protocoles d’accord entre les deux pays qu’il estime devoir être revisités afin d’être mieux appliqués. Parmi ceux-ci figurent des pactes concernant la finance islamique, les transports, la culture et les technologies de l’information.
10 Mds $ de projets prévus pour GFH cette année |
18/01/2009
La banque islamique d’investissement Gulf Finance House (GFH) prévoit de lancer deux projets d’infrastructure pouvant atteindre le montant de 10 Mds $ cette année.
« La période envisagée n’est pas encore arrêtée à ce stade, mais nous pouvons lancer un ou deux projets d’infrastructure économique en 2009 », a déclaré Jinesh Patel, directeur exécutif de GFH. « Les conditions à travers le monde sont un réel défi actuellement, mais de bonnes opportunités sont là et nous serons très sélectifs » a précisé M. Patel.
Téhéran organise une conférence sur le système banquier malaisien |
17/01/2009
Téhéran organise une conférence le 20 janvier sur l’expérience malaisienne relative à son secteur bancaire. Des officiels de premier ordre du secteur bancaire de Malaisie sont attendus, incluant le directeur de International Institute of Islamic Finance Inc. et le directeur de l’Association of Islamic Banking Institutions of Malaysia.
Kuwait Finance House rencontre des étudiants de l’Université espagnole |
17/01/2009
Mohammed Al Omar, le CEO d’une des principales banques islamiques, Kuwait Finance House, a rencontré des étudiants de l’Université espagnole ESAD pour discuter avec eux des perspectives de l’industrie de la finance islamique.
Un forum de DIB et Real Estate Regulatory Agency pour faire face aux problèmes de l’immobilier |
17/01/2009
Dubai Islamic Bank (DIB) en partenariat avec la Real Estate Regulatory Agency (RERA), a accueilli plus de 50 promoteurs immobiliers lors d’un forum pour évoquer les enjeux du secteur immobilier à Dubaï. La Real Estate Regulatory Agency (RERA) a été créée en 2007 afin de réguler le marché de l’immobilier.
« La finance islamique a besoin de plus d’experts de la Charia », selon la Banque Centrale de Malaisie |
15/01/2009
Pour que la Malaisie continue à émerger comme un carrefour de la finance islamique, il est nécessaire que ce pays développe ses compétences en matière d’expertise chariatique, a soutenu Datuk Mohd Razif Abdul Kadir, Vice-gouverneur de la Banque centrale de Malaisie.
« Il y a actuellement un enjeu de fuite des cerveaux avec la montée de centres financiers islamiques, lesquels nécessitent une forte demande de sharia scholars, de praticiens et de juristes de divers centres », a-t-il affirmé.
« Par conséquent, il y a un besoin de développer un bassin d’experts pour faire face à cette croissance exponentielle de l’industrie de la finance islamique », selon le Vice-gouverneur.
GBCORP, ‘meilleure nouvelle banque islamique’ |
15/01/2009
Global Banking Corporation (GBCORP), basée à Bahreïn, a reçu le prix de la ‘meilleure nouvelle banque islamique’ par CPI Financial.
« Cette récompense est une réaffirmation et une reconnaissance de nos stratégies d’affaires », a déclaré le responsable des investissements, Ahmed Al Khan.
Chute brutale des émissions de sukuk en 2008, mais bonnes perspectives à long terme du marché, selon S&P |
14/01/2009
Malgré un déclin brutal des volumes en 2008, les perspectives à long terme des émissions de sukuk dans le monde sont toujours bonnes, indique l’agence de notation Standard & Poor’s, dans un rapport "Sukuk Market Declined Sharply In 2008, But Long-Term Prospects Remain Strong" publié le 14 janvier.
Plus de 45% des sukuk émis en 2008 était basés sur une structure ijara (financement proche du leasing), probablement comme une conséquence directe du débat sur la conformité à la Charia des sukuk qui est intervenu après les doutes émis par des jurisconsultes de l’AAOIFI. La valeur des sukuk émis en 2008 a chuté de 56% -14,9mds$- comparé à 2007. Toutefois, les perspectives à long-terme sont estimées bonnes, car les sukuk annoncés sont à un niveau supérieur à 45Mds$.
Dubai Islamic Bank domine le Islamic Business and Finance Awards 2008 |
14/01/2009
Dubai Islamic Bank (DIB), la plus ancienne banque islamique au monde, s’est vu attribuer 4 awards lors du Islamic Business and Finance Awards 2008, outrepassant ainsi toutes les autres banques islamiques.
DIB a été nommée ‘la meilleure firme de gestion d’actifs islamiques’ pour 2008, et a reçu des récompenses pour ses efforts d’expansion dans le monde, ainsi que pour la structuration innovante du sukuk de 2mds$ de la Zone portuaire Jebel Ali.
Les autorités monétaires de Malaisie ont conscience de la compétition des places financières pour le leadership en finance islamique |
13/01/2009
« La course a commencé (dans le secteur de la finance islamique). Il y a une dure compétition des autres centres », a attesté l’adjoint du gouverneur de la Banque Centrale de Malaisie, Datuk Muhammad Ibrahim.
En novembre dernier, lors du IIème Forum Français de la Finance Islamique, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a annoncé l’intention de la France de faire de Paris « la capitale de la finance islamique ». L’Angleterre est dans un processus de consultation pour émettre un sukuk souverain. Mais, plus près de la Malaisie, dit M. Muhammad, Singapour a lancé le Islamic Electronic Trading Fund, Hong-Kong envisage d’être un carrefour de la finance islamique et le Japon a approuvé une nouvelle loi pour permettre aux banques d’offrir des produits financiers islamiques.
Pour répondre à ce défi, « Nous devons attirer les profils de haut niveau et les meilleurs universitaires et chercheurs, promouvoir la culture de la recherche et la soif de savoir, et continuellement comparer notre système d’éducation », a t-il dit.
Les méga-projets du Maghreb seront discutés lors du 'Médibat2009' |
13/01/2009
Alors que la Tunisie se prépare à lancer des méga-projets d’un montant de 50Mds$, tout comme au Maroc, en Algérie et en Libye, les préparations de la 10ème Exposition de construction Méditerranéenne ‘Médibat2009’ du 4 au 7 mars prochains s’accélèrent à Sfax en Tunisie.
Un des points clés de cet évènement sera un forum économique dont le but est de développer des partenariats et qui inclura des groupes de travail organisés par la Banque islamique de développement (BID).
La Corée s’intéresse aux capitaux islamiques |
13/01/2009
La Corée du Sud étudie la possibilité d’attirer des fonds des pays riches musulmans, a indiqué le Gouverneur du Financial Supervisory Service (FSS), Kim Jong-chang, lors d’un séminaire sur la finance islamique qui se tenait à Séoul cette semaine.
La finance islamique pourrait être une alternative pour surmonter la crise financière, a déclaré le plus haut responsable des autorités monétaires coréennes.
Cette déclaration est intervenue dans le cadre du séminaire annuel de l’organisme de création de standards islamiques internationaux, l’IFSB, qui se déroulait à Séoul cette année, après Tokyo et Hong-Kong les années précédentes.
Le Gouvernement de Malaisie engagé à mettre en oeuvre les programmes consacrés à la finance islamique |
12/01/2009
Le Gouvernement de Malaisie est très engagé à continuer de mettre en oeuvre et à développer ses programmes de finance et d’économie islamique dans le pays, a déclaré le vice-premier Ministre et Ministre des finances, Datuk Seri Najib Tun Razak, lors de l’inauguration du Troisième Congrès de l’Economie Islamique.
Les parlementaires koweitiens ouvrent la 9ème Conférence internationale des institutions financières islamiques |
12/01/2009
Jassem Al-Kharafi, porte-parole du parlement Koweitien, a inauguré la 9ème Conférence internationale des institutions financières islamiques.
L’attention de la conférence, à laquelle toutes les grandes institutions de la finance islamique sont présentes, porte sur « les Problèmes techniques et les points de vue de la Charia ».
Une nouvelle banque islamique : Capinnova Investment Bank |
11/01/2009
Une nouvelle banque d’investissement islamique va voir le jour sous le nom de Capinnova. Enregistrée auprès de la Banque Centrale de Bahreïn, cette nouvelle banque se veut le bras islamique de Bank of Bahrain and Kuwait (BBK).
Capinnova dispose d’un capital autorisé de 500M$ et d’un capital initial de 125M$.
Deutsche Bank lance une plateforme d’émission sharia-compliant ‘révolutionnaire’ |
11/01/2009
Deutsche Bank a annoncé le lancement de Al Mi’yar, une plate-forme qui se veut la première du genre pour aider à faciliter l’émission de titres Sharia-compliant.
'Al Mi'yar', de l’arabe, ‘le Standard', est domiciliée à Luxembourg et développée par Deutsche Bank, avec Luxembourg Financial Group A.G. en tant que manager de l’investissement Sharia.
Geert Bossuyt, Directeur des produits structurés pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord de Deutsche Bank a déclaré « Deutsche Bank est extrêmement fière d’être à la pointe de l’innovation dans la finance islamique, comme le démontre notre capacité à s’adapter à tous les types de produits d’investissement et de stratégies pour le monde Sharia-compliant. Al Mi'yar va, selon moi, révolutionner l’émission de titres islamiques. La plate-forme, qui bénéficie de tous les derniers standards de l’Accounting and Auditing Organization of Islamic Finance Institutions (AAOIFI) pourra ainsi être reconnue dans le monde entier »
A la différence des autres plates-formes islamiques, Al-Mi'yar maximisera l’efficacité et la protection des intérêts des investisseurs, tout en générant une liquidité abondante et des rendements importants. L’aspect ‘révolutionnaire’ est que la protection des intérêts des clients est accrue par l’introduction d’un cadre fiduciaire. L’approche n’est donc plus le contrôle de la banque pour émettre les titres, mais le recours à la fiducie.
L'étude relativisant le poids de la finance islamique ne présente rien de nouveau |
09/01/2009
Selon le cabinet de conseil américain Cerulli Associates, la taille de l'industrie des fonds conformes à la charia serait de 65 milliards de dollars dans le monde, un montant beaucoup plus faible que les chiffres qui circulent habituellement. Dans une étude, la société estime tout de même à 12% le taux de croissance annuel des actifs "charia" dans les cinq ans.
En fait, cette étude relativise uniquement les chiffres des fonds conformes à la Charia donnés régulièrement par les journalistes. Elle ne remet en rien en cause les chiffres qui font autorité tels ceux de l’IFSB. A la fin 2006, les fonds sukuk et les autres fonds –equity, private equity et immobiliers- représentaient 6.9% + 2.2% de 500 mds, soit 46Mds$. En 2008, les 65 mds, qu’évoquent Cerulli Associates, constituent un taux de croissance annuel moyen de 18.9%, ce qui est parfaitement en phase avec les taux de croissance de l'industrie.
Moody's reçoit le prix de la meilleure agence de notation islamique 2008 |
09/01/2009
Moody’s s’est vu décerner hier le prestigieux titre de la meilleure agence de notation de la finance islamique 2008 par la revue Islamic Finance News. Anouar Hassoune, vice-président de Moody’s, s’est félicité qu’une récompense aussi convoitée revienne à Moody’s cette année.
Secure Finance, qui s’honore d’un partenariat constant, depuis le premier Forum Français de la Finance Islamique, avec M. Hassoune, qui est également co-auteur de l’ouvrage de référence « Finance islamique à la française », récemment publié sous la direction de Jean-Paul Laramée, s’associe tout naturellement aux félicitations que mérite cette distinction.
La France veut faire savoir aux Etats du Golfe qu'elle est prête à ouvrir ses portes à la finance islamique |
09/01/2009
Une délégation menée par le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, et par le délégué général de Paris Europlace, Arnaud de Bresson, va effectuer à partir du 10 janvier, une visite officielle aux Emirats arabes unis, à Bahreïn et au Qatar. Cette tournée est destinée à communiquer sur les mesures fiscales, financières et législatives que Paris a mis (et va continuer de mettre) en place pour devenir aussi accueillant que Londres, où cinq banques islamiques se sont installées depuis 2004 et où seize sukuk - pour un montant de 11 milliards $ - sont maintenant cotées.
Une mission plus technique d'Europlace suivra, du 19 au 21 janvier, à laquelle participera Jean Sebeyran, secrétaire général de la Caisse des dépôts et PDG de sa filiale CDC International.
Depuis plusieurs mois, Paris prépare activement cette évolution. En mai, Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, avait publié un rapport intitulé "La finance islamique en France : quelles perspectives ?". L'AMF a rédigé deux recommandations sur l'émission d'OPCVM islamiques et les sukuk. Début décembre, Paris Europlace a publié le rapport de deux professeurs, Elyès Jouini et Olivier Pastré, présentant "dix propositions pour collecter 100 milliards €". Quelques jours plus tard, la Direction générale du Trésor (DGTPE) a diffusé des fiches doctrinales destinées à éliminer les "frottements fiscaux" concernant les murabaha et les sukuk. D'ici juin, une première banque islamique pourrait être agréée.
A condition qu'elle ait trouvé un "parrain" européen, et qu'elle ait résolu les problèmes des règles comptables concernant ses liquidités. Les cabinets d'avocats y travaillent d'arrache-pied, notamment Gide Loyrette Nouel (avec Me Gilles Saint-Marc, président de la commission finance islamique de Paris Europlace) et Herbert Smith ( avec Me Mehdi Haroun), tous deux sponsors du second Forum Français de la Finance Islamique, organisé à Paris, le 26 novembre 2008, par Secure Finance. Une manifestation internationale qui, depuis sa première édition de décembre 2007 a puissamment contribué à mobiliser les différents acteurs autour de la « finance islamique à la française » !
Les entrepreneurs nigérians réclament le développement de la finance islamique |
08/01/2009
La directrice de Lotus Capital Limited, Hajara Adeola, a souligné la nécessité pour le Gouvernement de financer le développement du économique du pays, en particulier l’infrastructure et le financement de projets, à travers l’utilisation de produits financiers islamiques. Lors d’un forum à Lagos sur la finance islamique, elle a remercié de leur présence, Monzer Kahf et Neil Miller, spécialistes de la finance islamique aux Etats-Unis.
Après le succès de l’appel aux investisseurs de son Halal Investment Fund, l’année dernière, Lotus Capital a annoncé ses plans pour être coté au Nigerian Stock Exchange (NSE) avant la fin du premier trimestre 2009.
Gulf Finance House lance un projet en Tunisie de 3 milliards de dollars |
08/01/2009
Gulf Finance House (GFH), banque d'investissement basée à Manama (Bahrein), a annoncé qu'elle s'apprête à lancer un nouveau méga-projet en Tunisie pour un montant d'investissement de 3 milliards de dollars.
Issam Youssef Janahi, président exécutif du Gulf Finance House, a déclaré après un entretien avec le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, que le nouveau projet porte le nom de "Tunis City communication".
Les composantes de ce projet, a-t-il expliqué, sont une université et une bourse internationales de communication, un groupement pour le développement des technologies, une zone de libre-échange, un pôle technologique dans les domaines du multimédia et des développements de contenus.
Le projet, a-t-il poursuivi, vise essentiellement à contribuer à la promotion des compétences tunisiennes dans le domaine des technologies de la communication, à la création de 26.000 emplois environ et à la mobilisation de capitaux d'un montant de 3 milliards de dollars.
"Tunis city communication" figure parmi les principaux pôles technologiques en Afrique du Nord et constitue un projet intégré comportant en plus des institutions de formation, d'enseignement et de recherche, des projets immobiliers, résidentiels et de loisirs, a indiqué M. Janahi.
En décembre 2007, la Gulf Finance House avait annoncé son 1er projet de création du Port Financier de Tunis (Tunis Financial Harbour) dans le Golfe de Tunis, avec un investissement de près de 3 milliards de dollars.
L'Indonésie émettra des obligations islamiques en février |
08/01/2009
Le ministère indonésien des Finances émettra des obligations islamiques (connues sous le nom de sukuk) à l'adresse des investisseurs individuels pour une durée de trois ans, a annoncé mercredi à Jakarta le directeur général du Département du Trésor du ministère,
M. Rahmat Waluyanto.
Il a fait savoir que la préparation de l'opération concernant ces sukuk se déroulera du 6 au 18 février et que leur émission débutera le 25 février.
"Le montant des sukuk dépendra de la quantité qu'absorbera le marché", a déclaré M. Rahmat à Xinhua.
Les Américains ont élaboré un plan de relance qui, selon des prévisions, pourrait attirer les investisseurs pour qu'ils achètent des actions dans les économies émergentes, dont l'Indonésie.
Jakarta avait prévu d'émettre, l'année dernière, des obligations conventionnelles et des sukuk à l'échelle internationale, mais la crise financière mondiale en a repoussé l'émission.
La finance islamique participe au nouveau visage de la Libye |
08/01/2009
Un peu partout fleurissent des panneaux annonçant la construction des prochaines tours, des nouveaux bâtiments ou encore d’un hôtel cinq étoiles. « Les entreprises sont en plein essor et l’année prochaine promet d’être encore meilleure », déclare Mustapha, un Tunisien qui travaille pour le groupe italien de mobilier Doimo. "Energy City Libya’, un projet d’investissement de 5 milliards de dollars, fruit d’un partenariat entre "Gulf Finance House" pour 60% et le Fonds économique et social libyen à hauteur de 40%, pourrait voir rapidement le jour.
Un Sharia Hedge Fund Index à Dubai |
07/01/2009
Si, dans l’industrie, l’idée de hedge funds islamiques ne fait pas l’unanimité, Secure Finance relate toutefois cet évènement :
Dubai Multi Commodities Centre Authority (DMCCA) et Sharia Capital, Inc. compagnie financière basée aux Etats-Unis, mettent en place le ‘Dubai Shariah Hedge Fund Index’.
Il s’agit du premier indice incluant exclusivement des hedge funds jugés islamiques.
The Dubai Shariah Hedge Fund Index sera calculé et reporté par Thomson Reuters.
L’indice reflète la performance du DSAM Kauthar Commodity Fund, Ltd. ('DKCF'). DKCF est un fonds de fonds, focalisés sur les matières premières et qui investissent dans des hedge funds longs et courts, sur la plateforme Al Safi Trust. Al Safi Trust est une plateforme Sharia-compliant spécialement destinée aux hedge funds, lancée récemment par Barclays Capital et Shariah Capital. Distribués sous le label DSAM Kauthar, les quatre fonds sous-jacents à l’indice ont été capitalisés de 50M$ chacun par DMCCA.
Dubai Shariah Hedge Fund Index lui-même n’est pas un véhicule d’investissement. Cependant, il reflète les rendements du DSAM Kauthar Commodity Fund (DKCF) qui est ouvert aux investisseurs institutionnels et aux particuliers sur une base mensuelle.
La fusion de Noor Islamic Bank n’est plus envisagée |
07/01/2009
La fusion de Noor Islamic Bank avec une autre banque islamique, que Secure Finance avait évoquée (cf archives des veilles de Finance Islamique France), n’est plus envisagée, étant donné que la banque Noor Islamic a ses propres projets d’expansion, a annoncé le représentant du CEO, Dr Ahmed Aljanahi.
« Nous sommes dans une meilleure position que les autres banques. Il y a une crise de liquidité dans le système mondial, mais nous sommes une des rares banques à ne pas être affectée par la crise financière. »
Noor Islamic Bank a été lancée en janvier 2008 et dispose de 12 branches aux Emirats Arabes Unis.
Lancement de Noor Takaful |
07/01/2009
Noor Investment Group a lancé Noor Takaful mardi dernier pour offrir des produits d’assurance islamique aux Emirats Arabes Unis et dans le Golfe.
Le secteur Takaful est estimé à 2Mds$ dans le monde avec une croissance de 20-25%. L’expansion aux Emirats, quant à elle, enregistre une hausse beaucoup plus forte, atteignant 60 à 70% cette année.
Hussain Al Qemzi, directeur de Noor Investment Group, estime que « le lancement de Noor Takaful intervient à un moment difficile dans la conjoncture économique mondiale. Toutefois, ce lancement montre notre confiance dans notre économie locale ».
Islamic Bank of Thailand cible les opérations corporate |
06/01/2009
Islamic Bank of Thailand prévoit d’étendre ses opérations visant les entreprises pour l’année 2009. Les prêts corporate ne représentent que 27% des prêts enregistrés par la banque en 2008. A l’inverse, les prêts aux particuliers s’élèvent à 460M$ (16Mds de baht).
Teerasak Suwannayos, le président de la Islamic Bank of Thailand projette d’ouvrir 8 nouvelles branches en 2009, pour compléter ses 26 branches existantes.
Premier sukuk souverain en Turquie pour bientôt ? |
05/01/2009
Dans un pays laïc comme la Turquie, où la question de la montée des forces politiques islamistes est perçue comme une érosion du modèle kémaliste, le lacement d'un sukuk étatique est problématique. Toutefois, la dette de l'Etat turque est considérée comme suffisamment critique pour dépasser ces conceptions au regard de l'initiative prise par le ministre du commerce extérieur, Kursat Tuzmen, qui a demandé une étude et une consultation sur l'éventualité d'une émission souveraine de sukuk .
Co-financement par la BID de l'autoroute Marrakech-Agadir |
05/01/2009
La première section de l’autoroute Marrakech-Agadir, longue de 50 km, a été mise en service lundi 5 janvier selon un communiqué du ministère de l’Equipement et des Transports. Il s’agit de la section autoroutière Marrakech-RN8 faisant partie du projet de l’Autoroute Marrakech-Agadir, dont les travaux avaient été lancés le 3 janvier 2006 par SM le Roi Mohammed VI, et dont l’achèvement total est prévu pour l’été 2010.
Le financement a été couvert par la Banque Islamique de Développement (BID) à hauteur de 106 millions de dollars, soit environ 880 millions de dirhams, et par la Banque Africaine de Développement (BAD) pour un montant équivalent à 150 millions de dirhams.
Les vœux du président du Mali adressés à la BID |
05/01/2009
Amadou Toumani Touré, le chef d'Etat du Mali, a fait état dans ses vœux des projets de construction du barrage de Taoussa prévu au début 2009, dont la Banque islamique de développement (BID) est un des principaux partenaires. Il s'est aussi félicité du choix porté sur le malien Birama Sidibé en tant que vice-président de la BID.
Premier fonds commun islamique en Inde |
02/01/2009
L'autorité de régulation indienne, Securities and Exchange Board of India, a donné un accord très attendu au premier fonds commun de placement islamique d'Inde au Taurus Mutual Fund et à son partenaire, Parsoli Corporation.
La BID finance un projet de développement en Gambie |
30/12/2008
La Banque islamique de développement (BID) a signé un accord pour fournir 4,7M$ aux fins de développement d'un projet d'approvisionnement en eau. Cet accord a été signé entre l'ambassadeur de Gambie, Lamin Kiti Jabang, et le président de la BID, Ahmad Mohamed Ali.
Une conférence sur la finance islamique avec des officiels en Russie |
30/12/2008
BankConference Company propose les 11 et 12 février prochains une conférence sur le thème de la finance islamique au Ritz Carlton de Moscou. Sont annoncés des responsables de la Banque Centrale de Russie et des ministères de l'Economie et des Finances, ainsi que de la Chambre de Commerce de la Fédération de Russie.
72M$ de nouveaux projets approuvés par le Islamic Solidarity Fund |
28/12/2008
Le conseil de direction du Islamic Solidarity Fund (ISFD) a approuvé 72,2M$ pour de nouveaux projets dans 5 Etats membres.
Le conseil de direction, qui a tenu sa 8ème rencontre au quartier général de la Banque islamique de développement à Jeddah sous la présidence de Dr. Ahmad Mohamed Ali,
a passé en revue son rapport sur la performance du fonds et de ses futures plans.
Les nouveaux projets couvrent 18M$ pour un approvisionnement en énergie solaire au Bangladesh, 15M$ pour des projets de développement en Indonésie, 12M$ pour un projet de développement hydro-agricole au Burkina Faso, 6,05M$ de prêts pour de la mirco-finance au Tchad et 11,2M$ pour un projet de route au Tchad.
Auparavant, le conseil de direction de la Banque islamique de développement avait approuvé son plan opérationnel pour 2,47Mds $.
HSBC réaffirme son engagement dans la finance islamique |
28/12/2008
HSBC Amanah, la division de finance islamique du Groupe HSBC a célébré son 10ème anniversaire à Londres avec son tout nouveau logo, « Islamic Finance for Life ». Zed Cama, président et CEO de HSBC Malaysia, a réaffirmé l’engagement d’HSBC dans la finance islamique, à cette occasion.
L’Arabie Saoudite et la Malaisie sont les deux principaux marchés pour HSBC Amanah. Les actifs d’HSBC dans le secteur de la finance islamique sont de 15Mds de $.
Ouverture d’une banque islamique à Djibouti |
27/12/2008
Une banque islamique, en collaboration avec les hommes d’affaires de Djibouti et de Somalie, a été lancée à Djibouti. Salam African Bank a été ouverte en présence du président de la République de Djibouti, Ismail Omar Guelleh.
Bréhima Boubacar Sidibé nommé vice-président de la BID |
25/12/2008
Le président de la République du Mali, Amadou Toumani Touré, a reçu le nouveau vice-président de la Banque islamique de développement (BID), chargé des opérations, Bréhima Boubacar Sidibé.
Ce dernier était venu informer le chef de l'État du choix porté sur sa personne par le président de la BID, le Dr. Ahmad Mohamed Ali, pour occuper le poste. Le Mali est un partenaire important de la BID. Il bénéficié de 530 millions de dollars d'engagements de la banque pour 87 projets.
Bréhima Boubacar Sidibé, banquier expérimenté, a travaillé auparavant pendant 17 ans à la Banque Africaine de Développement (BAD).
Sheikh Nizam Yaquby reçoit la Récompense Badawi dont il est le plus fier |
25/12/2008
Au cours de l’International Real Estate Finance (IREF) 2008 Awards of Excellence, le jurisconsulte renommé qui conseille dans les sharia boards des plus grandes banques islamiques, Sheikh Nizam Yaqubi, a reçu la Récompense Zaki Badawi en l’honneur du défunt, l’un des musulmans les plus respectés du Royaume-Uni.
Sheikh Nizam Yaqubi a estimé que, de toutes les récompenses qu’il a reçues, c’est celle-ci qui a le plus de signification pour lui, du fait qu’elle lui est attribuée au nom d’un des plus distingués jurisconsultes d’Al Azhar.
Les actionnaires de Qatar Islamic Bank autorisent l’émission de 20% du capital à QIA |
24/12/2008
Les actionnaires de Qatar Islamic Bank (QIB) ont approuvé la proposition du conseil de direction d’émettre 39 millions d’actions, représentant plus d’1Md $, soit 20% du capital de la banque, en direction de la Qatar Investment Authority (QIA).
IBQ lance sa division islamique |
24/12/2008
International Bank of Qatar, communément appelée IBQ, a lancé sa division spécialisée dans la finance islamique Al Yusr Islamic Bank. Cette unité vient de réaliser une transaction de Murabaha sur les matières premières d’un montant de 89M$ pour le compte de Ezdan Contracting Company.
Qatar National Bank élue banque qatarie de l'année par The Banker |
23/12/2008
C'est dans cette période de crise qui a secoué le monde que Qatar National Bank a établi son nouveau record de performances en enregistrant un profit de 824M$ (3Mds de riyals du Qatar) dans les 9 premiers mois de l'année 2008. QNB, qui offre des produits financiers conventionnels et islamiques, s'est ainsi vu décerner le prix convoité de The Banker Magazine, en tant que meilleure banque du Qatar de l'année 2008.
Le Sénat examine les conditions de développement de la finance islamique en France |
23/12/2008
A l'initiative de MM. Jean Arthuis (UC, Mayenne), président de la commission des finances, et Philippe Marini (UMP, Oise), rapporteur général, le Sénat a examiné, à l'occasion de la discussion sur le collectif budgétaire pour 2008, les modalités permettant de lever un obstacle fiscal au développement de certains produits dits de « finance islamique ».
Cette initiative s'inscrit dans la continuité du rapport d'information « La finance islamique en France : quelles perspectives ? »[1], publié par la commission des finances, à la suite des tables rondes[2], organisées sur ce thème le 14 mai 2008.
Mettant en lumière les enjeux considérables que le développement de la finance islamique constituerait pour la France, ce rapport avait identifié les éventuels « frottements » juridiques ou fiscaux nécessitant des adaptations du droit positif français.
Au regard du vif intérêt que suscite le développement de la finance islamique, et dans le souci d'instaurer un chaînage vertueux entre le contrôle et la législation, le Sénat entend promouvoir sur la place de Paris ce marché en plein essor.
Si la France a aujourd'hui toutes les capacités juridiques et institutionnelles pour proposer des gammes de produits de finance islamique et permettre aux banques de réaliser des opérations conformes à ses principes, quelques frottements juridiques et fiscaux perdurent néanmoins.
Il a donc été proposé que la rémunération de certains produits puisse, dans certaines conditions, être fiscalement traitée comme des intérêts. Il s'agit de la rémunération versée pour des titres ou prêts participatifs, des prêts indexés sur des actifs, ou des opérations d'achat/revente sur une courte période (murabaha).
M. Eric Woerth, ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique, a indiqué en séance que des éléments de doctrine fiscale, de nature à lever ces obstacles, étaient désormais consultables sur le site du ministère. Ces précisions ont satisfait la commission des finances.
[1] Rapport d'information n° 329 du 14 mai 2008 (2007-2008), disponible à
l'adresse
suivante : http://www.senat.fr/noticerap/2007/r07-329-notice.html
[2] Pour consulter la vidéo des tables rondes :
http://www.senat.fr/evenement/finance_islamique/index.html
« La finance islamique à la française » édité par Secure Finance est ‘le livre du Jour’ dans Les Echos (du 23/12 : p11) |
23/12/2008
« LE LIVRE DU JOUR
Une alternative éthique pour le crédit Le thème. Les principes de la finance islamique restent confinés à un cercle étroit de spécialistes. Quels sont ces principes et comment expliquent ils le formidable développement de la finance islamique ? Un collectif de professionnels (avocats, financiers, experts immobiliers) répond à ces questions et montre comment le droit
français peut accueillir les exigences de la Charia. L’interdiction du prêt d’argent avec intérêt
impose de considérer le financier non plus comme un simple prêteur mais comme un partenaire qui, par exemple dans l’immobilier, est propriétaire de l’actif qu’il vend. Lesbiens qui font l’objet de transactions s’inscrivent dans des principes éthiques prohibant la pornographie, les armes, les alcools et les casinos.
L’intérêt.
Moins affectée par la crise, la finance islamique constitue une source de financement dans un environnement où les liquidités se sont raréfiées. Elle progresse depuis dix ans de 15% à 20 %. Les actifs islamiques sous gestion dans le monde avoisinent 700milliards de dollars.
Une phrase.
« Il est de l’intérêt stratégique pour notre pays de réunir au plus vite les conditions propices au développement de la finance islamique […] Cela ne nécessitera pas de révolution juridique. Il s’agit surtout d’éliminer quelques “frottements” réglementaires et fiscaux. » Hervé de Charrette
A. C.
« La Finance islamique à la française ». Editions Secure Finance,
314 pages, 25 euros. »
Saleh Kamel veut créer une nouvelle banque islamique |
23/12/2008
Le très influent Saleh Kamel, un des pères fondateurs de la finance islamique moderne, a fait une première présentation de son plan pour créer une nouvelle banque islamique avec comme base Bahreïn. Elle aura un capital estimé de 11Mds de $ avec des fonds provenant de Saoudiens, de Bahreinis, et de Kuwaitis.
Le capital de la banque sera réparti entre 1Md$ pour les administrateurs de la banque, qui ne seront pas vendues, les 10Mds$ restants seront placés dans le public.
Chaque année, la banque fera une augmentation de capital d’1Md de $. Une étude complète de faisabilité pour la création de la banque est toujours en cours, a déclaréM. Kamel.
Après la réassurance non-vie, SCOR obtient une licence de Re-takaful en réassurance vie |
22/12/2008
La Labuan Offshore Financial Services Authority (LOFSA) de Malaisie a accordé à SCOR, le premier réassureur français, une licence d’exploitation Takaful, permettant au réassureur d’offrir à ses clients des produits de réassurance conformes aux principes de la finance islamique. Par ailleurs, SCOR Global Life a également obtenu de la LOFSA une licence traditionnelle, c'est-à-dire non-Takaful.
En 2007, SCOR avait obtenu une licence d’exploitation Re-takaful dans le domaine de la ré-assurance non-vie. Pour le groupe SCOR, il s’agit de sa deuxième licence Re-takaful, cette fois dans le domaine de la réassurance vie. Cette succursale, située à Labuan en Malaisie, proposera ses services aux clients Takaful de SCOR Global Life dans le monde entier.
Gilles Meyer, CEO de SCOR Global Life, a déclaré : « La grande majorité des entreprises Takaful opère aujourd’hui en Asie du sud-est et au Moyen-Orient. SCOR Global Life y est bien implantée avec une part de marché importante puisqu’elle compte plus de 150 clients et a enregistré ces dernières années une croissance à deux chiffres. Nous soutenons depuis 1995 des entreprises Takaful dans le cadre de nos activités traditionnelles de réassurance Vie. Grâce à cette licence Retakaful, nous continuerons d’offrir à nos clients islamiques des solutions de réassurance très complètes et sur-mesure et pourrons également respecter les nouvelles exigences réglementaires. Nous prévoyons que cette nouvelle licence nous apportera d’ici un an une vingtaine de clients Takaful supplémentaires. Nous avons en outre grands espoirs de développement à moyen terme »
[RiskAssur.com]
« Un sukuk public peut aider à créer une source stable et régulière de financement » |
22/12/2008
« Traditionnellement les institutions islamiques ont cherché des financements des investisseurs institutionnels et des banques mais n’ont pas créé de relations avec les petits investisseurs ou l’homme ordinaire » a déclaré Sohail Zubairi, CEO de Dar Al Sharia, une entreprise consultante de Dubaï qui a été impliquée dans des opérations de sukuk de Tamweel.
« La plupart des sukuk lancés aux Emirats et dans le Golfe ont été arrangés par les banques conventionnelles et acquis par des investisseurs institutionnels conventionnels. Ces investisseurs ont tendance à venir avec des fonds empruntés et il y a toujours un coût associé à de tels fonds. Cela est bien compris par les promoteurs de sukuk et il en résulte des retours structurés artificiellement pour les investisseurs plutôt que des dividendes réellement basés sur l’équité, » a ajouté Zubairi.
« Mobiliser l’intérêt public dans les sukuk par le passé aurait aidé à réduire les coûts et les contraintes qui l’accompagne ». Selon M. Zubairi, les financements islamiques sur la base de sukuk publics permettraient aux institutions de mettre sur le marché leurs actifs de temps en temps, créant ainsi une source de financement régulière et stable.
Une cotation permettrait une issue de sortie aux investisseurs, qui pourraient vendre les sukuk au prix du marché à tout moment. Et l’entreprise pourvoyeuse de crédits immobiliers ne rencontrerait plus de problèmes de liquidité. « Si de telles émissions publiques avaient été lancées dans le passé, elles auraient pu continuer à opérer à un certain degré dans la situation actuelle », a ajouté Zubairi.
Le fonds de pension islamique suédois surpasse le marché |
22/12/2008
Le fonds de pension sharia-compliant suédois, The Sharia Fund, a surpassé le marché depuis son lancement en Octobre. Ce fonds, faisant partie du ‘Premium Pension Authority's (PPM) fund system’ national de Suède, a été conçu pour les musulmans afin que l’argent de leur retraite soit placé en actions en évitant l’intérêt.
Ces trois derniers mois, le fonds a surclassé la Bourse de Stockholm, perdant seulement 20% de sa valeur en comparaison des 28% de pertes subies par l’indice OMX.
Le gouvernement français publie des fiches doctrinales sur les sukuk et murabaha |
18/12/2008
« Christine Lagarde a décidé de mettre en œuvre les propositions de ce groupe d’experts en publiant des fiches doctrinales qui ont vocation à être insérées à brève échéance dans le corpus des rescrits fiscaux. Ces fiches doctrinales traitent des questions fiscales relatives à deux outils de la finance islamique : les sukuk et les murabaha.
La présentation vise à exposer synthétiquement le contenu des mesures de doctrine fiscale décidées par Christine Lagarde. La présentation synthétique ci-dessous ne constitue pas un document opposable à l’administration fiscale. Seuls les développements figurant dans le corps des fiches de doctrine (accessibles au moyen des liens ci-dessous) lui sont opposables. Ce sont ces fiches qui seront insérées dans le corpus des rescrits fiscaux.
L’enjeu de ces mesures de doctrine est d’une part de déterminer si compte tenu de leurs caractéristiques propres, les outils de la finance islamique sont fiscalement assimilables à des produits de dette ou de capital et d’autre part d’analyser ces opérations (qui impliquent souvent des opérations d’achat-vente) au regard de possibles frottements fiscaux (TVA et droits de mutation notamment). Pour ce faire, les fiches présentent tout d’abord le profil type des outils de finance islamique. Elles analysent ensuite impôt par impôt le traitement fiscal qui doit leur être réservé. »
http://www.minefe.gouv.fr/directions_services/dgtpe/secteur_financier/haut_comite_place/dev_fin_islam.htm#note
Toutes ces fiches sont disponibles sur notre site rubrique 'ressources'
Cinquième réunion du Haut comité de place |
18/12/2008
Le 18 décembre 2008, Christine LAGARDE, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi a présidé la cinquième réunion du Haut comité de place qui réunit les principaux acteurs et utilisateurs de la Place financière française.
Christine LAGARDE a réaffirmé l’attachement du Gouvernement au développement du crédit à l’économie. Elle a rappelé l’engagement des banques à accroître le crédit à un rythme annuel de +3 à +4% jusque fin 2009. Cet engagement est la contrepartie des mesures exceptionnelles prises par le Gouvernement pour soutenir le crédit.
Afin de faire de la Place financière française une place internationale de premier rang en matière de finance islamique, Christine LAGARDE a annoncé des mesures destinées à favoriser le développement de la finance islamique en France. Ces mesures font suite à la publication le 8 décembre dernier du rapport de l’association Paris Europlace sur ce thème.
Christine LAGARDE a souligné que « la publication et la mise en ligne de rescrits fiscaux concernant les opérations de sukuk et de murabaha va enfin permettre d’apporter aux investisseurs et aux opérateurs la certitude juridique et fiscale qui est nécessaire au développement de ces opérations de finance islamique en France ».
A cette occasion, Christine LAGARDE a rappelé : « la France est ouverte à l’établissement de banques de finance islamique sur son territoire ». Christine LAGARDE a également annoncé qu’elle soumettra prochainement à consultation des modifications du régime juridique de la fiducie afin de faciliter son utilisation pour la finance islamique.
Retrouver le détail des mesures annoncées sur le site Internet du Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi : http://www.minefe.gouv.fr/directions_services/dgtpe/secteur_financier/haut_comite_place/dev_fin_islam.htm
La BID non affectée par la crise |
18/12/2008
La Banque islamique de développement (BID/IDB) n’est pas affectée par la crise financière, a répété son président, Ahmed Mohammed Ali. « Nos ressources et notre capacité financières sont totalement épargnées par la crise », a-t-il déclaré. « Nos opérations financières sont totalement sauves car nous suivons les principes de la Shariah et la principale raison de la crise actuelle est la vente de dettes, qui est prohibée par la Shariah » a ajouté M. Ali.
La Banque islamique de développement est la seule banque de développement dans laquelle les pays occidentaux n’ont aucune part. A l’inverse, l’Arabie Saoudite a 28% des parts de la banque, qui a un capital de 30Mds$.
La finance islamique pour soutenir l’immobilier |
17/12/2008
Une interview d'Anass Patel, un membre du réseau financeislamiquefrance.fr dans le magazine Capital
A l’heure où le gouvernement envisage d’offrir un cadre juridique et fiscal plus favorable pour accueillir la finance islamique, Anass Patel, directeur stratégie et recherche chez DTZ Asset Management et l’un des auteurs du livre « finance islamique à la française : un moteur pour l’économie, une alternative éthique (309 pages, 25 euros, éditions Secure Finance),explique en quoi ce mode de financement pourrait aider à relancer le marché de l’immobilier.
Q : Les banques et le gouvernement s’intéressent de plus en plus à la finance islamique. Quel est aujourd’hui l’impact de ce mode de financement sur l’immobilier en France ?
Anass Patel : Cette finance se conforme à la Charia, droit islamique que doivent respecter les musulmans. L’intérêt, assimilé à l’usure, est interdit, mais les bénéfices sont autorisés. En d’autres termes, et un peu schématiquement, les banques ne font pas de prêts d’argent, mais proposent des contrats d’achats-ventes ou de crédit-bail à leurs clients. Dans l’immobilier : soit la banque achète le bien à un tiers pour le revendre par la suite à son client avec une marge ; soit elle acquiert le bien pour le louer à son client avec une option d’achat en fin de contrat.
Depuis le début des années 2000, toutes les grandes banques françaises ont développé ces pratiques pour le compte d’investisseurs institutionnels issus du Moyen-Orient. Mais la finance islamique ne représente encore que 3 à 4% des 27 milliards d’euros d’investissements institutionnels immobiliers en France. En cause : des contraintes juridiques et fiscales encore trop nombreuses, comme par exemple la double imposition du financier sur les droits de mutation dans les contrats d’achats-ventes… La ministre de l’économie a promis de lever ces verrous d’ici la fin de l’année. Ce qui offrirait un vrai appel d’air et permettrait de doubler la part de la finance islamique dans les investissements immobiliers institutionnels.
Q : Peut-on aussi s’attendre à l’éclosion de nouvelles offres de financement immobilier pour les clients particuliers ?
Anass Patel :En France, plus de 500 000 personnes sont déjà intéressées par ce type de produits, selon un récent sondage Ifop réalisé avec l’association Aidimm. Il y a donc un vrai potentiel. Plusieurs banques françaises ou européennes souhaiteront à coup sûr développer des offres conformes à la Charia pour le grand public. En Angleterre, ces produits existent déjà depuis cinq ans. Une banque comme l’Islamic Bank of Britain compte près de 50 000 clients particuliers.
Q : La finance islamique pourrait-elle aider à soutenir le marché de l’immobilier en France ?
Anass Patel : Clairement. Car elle peut représenter une alternative intéressante à un marché du crédit gelé qui mine aujourd’hui les transactions. Pour le banquier le risque est en effet moins élevé. Que l’on soit dans le système de l’achat-vente ou du crédit-bail, l’établissement financier est partie prenante de l’opération et reste même, dans le second cas, propriétaire du bien qu’il vend à l’acheteur. De toute évidence, ces mécanismes font qu’il est moins exposé aux éventuels défauts de paiement de l’acheteur. Ce mode de financement pourrait donc faciliter l’accès à la propriété et aider à soutenir les prix. Seul bémol : le crédit-bail immobilier reste encore interdit pour les particuliers. L’UMP a récemment évoqué l’idée de lever cette interdiction.
Egyptian Saudi Finance Bank (ESFB) sélectionne Misys pour ses activités de finance islamique |
17/12/2008
Le fournisseur de software, Misys, a été choisi par ESFB, une des principales banques égyptiennes, pour équiper ses 11 branches.
Fondée en 1988, ESFB est une banque complètement engagée dans les produits et services en conformité avec la Charia. Elle opère à travers ses bureaux principaux basés au Caire et dans ses 11 autres branches à travers le pays.
Deutsche Bank reçoit une licence de la Banque centrale des Emirats pour des activités de banque de gros |
17/12/2008
Deutsche Bank a reçu l’autorisation de la Banque centrale des Emirats Arabes Unis pour proposer des opérations de banque de gros, lui permettant ainsi de prendre des dépôts institutionnels et d’offrir des prêts à des entreprises et à des institutions gouvernementales et semi-gouvernementales. Elle pourra ainsi pleinement développer des activités de finance islamique aux Emirats.
La plus grande banque japonaise s’implique dans la finance islamique |
16/12/2008
L’unité malaisienne de Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ a obtenu une licence de la Banque centrale de Malaisie comme entité de finance islamique ayant une activité en devises internationales. La licence permet à l’unité d’opérer dans le domaine de la finance islamique en devises étrangères telles que le yen et le dollar.
La section de finance islamique de la banque japonaise aura sa propre équipe destinée à cette activité. Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ (Malaysia) Bhd recevra ainsi les dépôts et fournira des prêts en utilisant des comptes séparés des autres activités de la banque.
Des projets d’expansion pour Abu Dhabi Islamic Bank |
15/12/2008
Abu Dhabi Islamic Bank prévoît d’accroître sa présence aux Emirats Arabes Unis et plus largement dans la région durant la période de croissance actuelle de la demande de finance islamique.
Abu Dhabi Islamic Bank projette d’ouvrir six branches aux Emirats avant avril, et recherche activement des acquisitions dans le Golfe et au Moyen-Orient, a déclaré son directeur Tirad Mahmoud
Dolphin des Emirats, sur le point d’émettre un sukuk d’1Md $ en 2009 |
15/12/2008
Dolphin Energy des Emirats émettra un sukuk d’1Md $ l’année prochaine comme partie de son opération de financement de 5Mds $ en 2009.
La compagnie utilisera le capital pour refinancer 3,45M$ de dette existante et le reste pour son projet de pipeline pour livrer le gaz du Qatar aux Emirats et à Oman.
En plus de ce sukuk d’1Md $, Dolphin va réunir 500M$ de sources de financements islamiques.
Moody’s dégrade la note de quatre banques des Emirats |
15/12/2008
Les notations de Abu Dhabi Commercial Bank (ADCB), First Gulf Bank (FGB), et Dubai Islamic Bank (DIB) ont été modifiées de 'stable' à ‘négative’, alors que celle de Dubai Bank (DB) a changé de 'positive' à 'stable'. Une des principales raisons avancées a été la dégradation des conditions de liquidité aux Emirats lors du 3ème trimestre.
KFH ouvre une nouvelle branche dans la plus grande ville industrielle de Malaisie |
15/12/2008
Kuwait Finance House-Malaysia a ouvert sa sixième branche dans la ville de Beyan Lepas, située au Nord de la Malaisie. Cette branche était une priorité, rappellent les responsables de la banque islamique d’investissement, dans cette ville qui est la 10ème plus importante d’Asie en matière industrielle.
Le Japon s’oriente progressivement vers la finance islamique |
12/12/2008
L’intérêt du Japon pour la finance islamique croît dans cette crise financière internationale.Au début du mois (cf notre base « archives »), la Financial Services Agency (FSA) a amendé des règlementations financières pour permettre aux filiales de banques de faire des opérations de finance islamique.
Des entreprises japonaises ont déjà participé à des opérations de finance islamique à l’étranger, comme la filiale de Mizuho Corporate Bank en Hollande, qui a été chef de file d’un crédit syndiqué pour un projet d’Arabie Saoudite. Une partie de ce prêt était faite à travers un financement islamique.
En Malaisie, une filiale de Aeon Credit Service Co. et Toyota Capital Malaysia Sdn. Bhd offrent des prêts pour l’acquisition de voitures par des financements islamiques, tout comme le Tokyo Marine Group, qui vend du Takaful.
La finance islamique se développe aussi à la bourse de Tokyo, où un indice sharia-compliant a été mis en place. Daiwa Asset Management Co, dans le même temps, a créé des Shariah-compliant exchange-tradable funds.
Japan Bank for International Cooperation (JBIC) a pris la tête des opérations de finance islamique au Japon, en participant à des projets d’investissement de prêts syndiqués en 2005 et en 2006, respectivement à Bahreïn et en Arabie Saoudite. JBIC était la première organisation japonaise à intégrer l’IFSB, l’organe de création des normes internationales de la finance islamique.
Al Rajhi, première banque islamique étrangère à rejoindre le MEPS |
12/12/2008
Al Rahji Bank est la première banque islamique étrangère à rejoindre le Malaysian Electronic Payment System (MEPS). MEPS est le réseau de service de paiement interbancaire de Malaisie.
La finance islamique, les banquiers y pensent |
11/12/2008
Christophe Jacquemin est affirmatif, dans son interview à Agefi : « Il y a des opportunités à saisir avec le développement de la finance islamique. » Cet associé du cabinet d’avocats d’affaires Allen & Overy en est d’autant plus persuadé qu’il a conseillé trois opérations dans ce domaine en 2008 et travaille sur d’autres encore. Ceux qui sont aujourd’hui privés de perspectives de carrières dans les grandes banques occidentales ont donc toutes les raisons de s’intéresser à un marché dont l’essor peut leur apporter de nouvelles voies.
En France, poursuit le quotidien financier, la finance islamique intervient pour l’heure surtout dans le secteur immobilier, avec des opérations de financement « shariah compliant » réalisées pour le compte de clients particuliers (ou institutionnels) musulmans. « Depuis l’été 2007 et plus encore désormais, les investisseurs du Moyen-Orient se sont montrés très intéressés par l’investissement immobilier en France. Leur demande en produits financiers ‘charia’ s’est par ailleurs renforcée ces dernières années, explique Christophe Jacquemin, qui s’est formé seul aux montages islamiques en examinant les dossiers traités par son cabinet. J’ai appris ce type de financement en étudiant les instruments qui avaient déjà été conçus par notre cabinet pour des opérations islamiques et en les adaptant aux contraintes du droit français. Je dialogue aussi parfois avec nos bureaux situés dans le Golfe ou à Londres afin de leur demander par exemple comment ils sont parvenus à surmonter certaines difficultés sur leurs transactions. »
Avoir une expertise financière
Ce professionnel affiche une expérience de plus de dix ans en tant qu’avocat dans le domaine des financements structurés. Un atout. Car si la finance islamique n’emploie pas les outils conventionnels, il est néanmoins indispensable, pour travailler sur ces transactions, d’avoir une expertise pointue en matière de financement. Ainsi, pour Anass Patel, depuis deux ans directeur investissement et stratégie chez DTZ Asset Management, société spécialisée dans l’investissement immobilier pour des institutionnels, sa connaissance de l’éthique musulmane comme ses études supérieures axées sur la finance lui sont utiles dans son activité professionnelle. « Il est vrai que je porte un intérêt personnel à la finance islamique en raison de mes convictions. Mais j’y consacre également une part non négligeable de mon activité professionnelle du fait de mes responsabilités avec les investisseurs du Moyen-Orient dans la gestion de fonds et d’actifs immobiliers, indique ce trentenaire. Chez DTZ Asset Management, j’ai eu l’opportunité d’être en charge d’un fonds géré pour un investisseur du Moyen-Orient, un fonds ‘shariah compliant’. J’ai participé au montage des opérations ainsi qu’aux différentes modalités de gestion, ce qui m’a permis de développer des compétences opérationnelles et de lier le métier de la gestion d’investissement immobilier à la finance islamique pour cette clientèle. »
Les banquiers occidentaux peuvent aussi tenter l’aventure dans le sérail. De fait, la finance islamique, si elle n’est pas généralisée à toute l’industrie bancaire, est très présente dans les pays du Golfe Persique - au sein des établissements locaux, mais aussi européens. BNP Paribas, Calyon (filiale de Crédit Agricole SA) ou encore Deutsche Bank sont en effet implantés dans la région depuis plusieurs années et savent jongler avec les produits « charia ». « A la fin de mon VIE (volontariat international en entreprise), un de mes responsables était nommé pour reprendre et développer le département de finance islamique de Calyon. Je lui ai demandé s’il cherchait des juniors. Un mois plus tard j’étais à Bahreïn », raconte Ladislas Gallant qui, à 26 ans seulement, occupe le poste de directeur adjoint de la division Global Islamic Banking de Calyon à Bahreïn. Le jeune Français a été nommé début 2007. A son arrivée dans le Golfe, il ne connaissait pas du tout cette forme de finance. « J’étais intrigué et curieux. C’est la pratique de la conception de produits islamiques qui m’a permis de connaître cette forme de finance. Mon management a été très encourageant aussi, c’est à mon avis la meilleure façon d’apprendre. »
Les banques françaises n’hésitent pas à confier des responsabilités à de jeunes financiers motivés et intéressés par la finance islamique au sein de leurs entités locales. Tarek Boulfoul, âgé lui aussi de 26 ans, a rejoint au début de l’année BNP Paribas Najmah à Bahreïn où il est structureur de produits islamiques. « Ce qui a intéressé le management de la banque lorsqu’il m’a rencontré, c’est ma maîtrise contractuelle et opérationnelle des produits en banque de financement et d’investissement, déclare-t-il. Ce que j’apprécie, c’est de participer aux opérations de A à Z en étant présent dans les différentes phases : origination, structuration, rédaction du contrat, la partie commerciale... Ce qui est plus rare lorsque l’on travaille dans les grandes places européennes où les fonctions sont plus segmentées. »
Dialoguer avec le comité « charia »
Autre particularité pour ceux qui conçoivent les produits et opérations islamiques : le rôle clé du comité « charia » avec lequel les banquiers entretiennent des discussions régulières afin d’obtenir sa validation. « Le dialogue avec les membres du ‘shariah board’ est essentiel. Car dans le montage des instruments, on a régulièrement besoin de savoir si les structures sont acceptables ou pas », affirme Ladislas Gallant, de Calyon. Même façon de procéder chez BNP Paribas, où Tarek Boulfoul confirme aussi que « le dialogue avec le ‘shariah board ‘est direct. On débat avec eux de la structure des produits, c’est véritablement un échange. On peut par exemple avoir des discussions sur les produits dérivés. »
Pour œuvrer dans ce marché qui mêle religion et finance, est-on mieux armé si l’on est de confession musulmane ? De l’avis général, la réponse est négative. « Le fait de ne pas être musulman n’a pas été une barrière pour moi », affirme ainsi Ladislas Gallant. Ce qui est incontournable en revanche, c’est qu’il vaut mieux connaître la culture musulmane et s’y intéresser, car les investisseurs sont assez sensibles à cette ouverture d’esprit. « Avoir une connaissance de la culture musulmane est indispensable, estime le spécialiste de BNP Paribas. Sinon, ce serait comme vouloir travailler sur le marché obligataire sans s’intéresser aux obligations ! »
Phénomène à prévoir pour les banquiers opérant dans les banques occidentales dans le Golfe : ils vont être plus que jamais « chassés » par des banques locales. Avec la crise, ces dernières vont recruter, voire débaucher, probablement à moindre prix, des spécialistes de la banque de financement et d’investissement pour développer elles-mêmes ce savoir-faire. « Aujourd’hui se retrouve sur le marché de l’emploi un gisement important de matière grise plus facilement recyclable au sein de l’industrie financiere islamique, constate Anouar Hassoune, vice president senior credit officer chez Moody’s France. Alors, en effet, c’est moins difficile pour une banque islamique de recruter des hauts profils aujourd’hui, notamment parmi les banquiers occidentaux. » Il y a donc des opportunités pour tous.
[Agefi]
La Bourse de Sao Paulo s’intéresse à la finance islamique |
11/12/2008
La Bourse de Sao Paulo a promu un séminaire sur la finance islamique au Brésil, intitulé « les marchés de capitaux et financiers du monde islamique : opportunités et défis ». Les responsables de la Bourse de Sao Paulo ont cherché a évaluer les possibilités de financements qu’offre la finance islamique dans cette période de manque de liquidité.
C’est cette perspective qui a été défendue par Angela Martins, directrice de ABC Brazil (Arab Banking Corporation) qui vient de publier un livre sur la finance islamique. Elle a indiqué qu’ « il est possible de rechercher des investissements à l’étranger ». Pour illustrer ses propos, Mme Martins a montré que les lignes de crédit de la filiale brésilienne d’ABC sont bien irriguées, disposant de 150M$ actuellement et pouvant aller jusqu’à 300M$.
Différents représentants des banques islamiques dans le monde - HSBC Amanah, Gatehouse Bank d’Angleterre, WEST LB - et des institutions influentes –Securities Exchange Commission de Malaisie- étaient présents durant ce séminaire et ont, dans leur ensemble, partagé la même opinion sur la liquidité que la directrice d’ABC Brazil.
Takaful Malaysia recherche un partenaire stratégique en Indonésie |
11/12/2008
La compagnie d’’assurance islamique’ Syarikat Takaful Malaysia Bhd, est à la recherche d’un partenaire stratégique, probablement une banque indonésienne, a affirmé le directeur du groupe, Datuk Hassan Kamil.
« Oui, c’est possible, mais il n’y a pas de candidats pour le moment », a-t-il déclaré.
Takaful Malaysia, qui détient 56% des parts dans P.T. Syarikat Takaful Indonesia,
souhaite augmenter davantage sa présence en Indonésie en ayant un partenaire stratégique.
Arcapita Bank voit sa notation réaffirmée par S&P |
11/12/2008
Arcapita Bank B.S.C(c), une des banques islamiques d’investissement de premier plan basée à Bahreïn, a annoncé que Standard & Poor’s a réaffirmé sa notation BBB/A-2.
Cette réaffirmation, qui intervient pourtant dans une période d’incertitude économique prolongée, est, selon S&P, « le résultat de sa capitalisation adéquate, de la diversification
de ses sources de revenus ainsi que de sa base de clientèle fortunée du Golfe »
Le potentiel de la finance islamique en Ouganda |
10/12/2008
Alors que le marché des banques commerciales est saturé en Ouganda, ce pays a paradoxalement une « sous-bancarisation » avec seulement 2 millions de comptes ouverts pour une population de 30 millions d’habitants.
La National Islamic Bank of Uganda annoncée en juin dernier lors de l’Organisation of Islamic Conference (OIC) par Ahmed Darwish AlMarar, directeur du board de la banque, espère répondre à cette carence. Tropical Africa Bank, projette de se lancer dans la finance islamique d’ici moins de deux ans, a aussi annoncé son directeur exécutif, Prince Kassim Nakibinge.
Les moyens d’attirer les capitaux islamiques, selon Elyés Jouini |
10/12/2008
Répondant à la question « que doit faire la France pour attirer ces fonds ? », Elyés Jouini, vice-président du conseil scientifique de l'université Paris Dauphine et co-auteur du récent rapport sur la finance islamique avec Olivier Pastré, estime qu’ « il faut tout d'abord améliorer la communication. »
Pour Elyés Jouini « un certain nombre d'investisseurs français connaissent mal ce type de finance et confondent souvent islamique et islamiste voire finance islamique et financement du terrorisme », reprenant ainsi les éléments soulignés dans le rapport.
« Par ailleurs, la communication doit se faire en direction des pays où la finance islamique se développe. Ensuite, la France doit modifier ses réglementations afin que les montages financiers de la finance islamique ne soient pas désavantagés. L'Angleterre a fait évoluer sa législation, ce qui lui a permis de devenir le leader européen de la finance islamique. Désormais la France se doit de rattraper son retard. »
[Extraits: Capital]
Un profit net croissant de 67% pour Jordan Islamic Bank |
10/12/2008
La Jordan Islamic Bank a reporté une croissance de 67% de son profit net pour les 9 premiers mois de l’année. Cette branche du Groupe Al Baraka a atteint un profit net avant impôts de près de 63M$ contre 37,5M$ l’année dernière à la même période. Le profit net après impôt est de 43M$.
RHB Islamic de Malaisie retire ses contrats controversés par les Sharia scholars du Moyen-Orient |
08/12/2008
Le prêteur islamique malaisien, RHB Islamic Bank Bhd, n’utilisera désormais plus un contrat rejeté comme non-islamique par les jurisconsultes du Moyen-Orient. RHB Islamic adoptera ainsi les standards chariatiques internationaux.
RHB Islamic est le bras de finance islamique du 4ème prêteur de Malaisie RHB.
Le contrat « bai bithaman ajil » en cause intervient quand une banque achète un actif pour son client et le revend avec un profit, avec le montant repayé en échéances. Pour les Sharia scholars du Moyen-Orient, cette structure ressemble beaucoup trop à un financement avec intérêt.
RHB Islamic utilisera désormais une structure de contrat musharaka mutanaqisah par lequel un partenaire donne le droit à un autre d’acquérir un actif acheté à travers un paiement en une seule ou plusieurs fois.
L’émission du sukuk du gouvernement britannique encore ajournée |
08/12/2008
Le ministre du budget britannique, Alistair Darling, a annoncé dans le rapport pré-budgétaire, que le Trésor ne va pas émettre de sukuk dans le marché des capitaux dans la conjoncture présente. Toutefois, il s’agit d’un report et l’éventualité d’une émission –initialement prévue au printemps 2008- est toujours sur l’agenda, a précisé le Trésor.
Les députés gabonais demandent des précisions sur un prêt de la BID |
06/12/2008
Les députés ont demandé en début de semaine au ministre délégué aux Finances, Charles Mba, de réviser son projet d’ordonnance pour la contraction d’un prêt de 71,2M€ par l’Etat gabonais auprès de la Banque islamique de développement (BID) pour l’aménagement de la route reliant Akiéni à Okondja dans le Haut-Ogooué.
La Commission des finances, du budget et de la comptabilité publique a reconnu la portée socio économique de ce projet qui touchera 300 000 habitants, mais a demandé au ministre délégué aux Finances de réviser le texte de loi en y apportant des éclaircissements sur le détail et la nature des travaux et les procédures de prêts et de remboursement.
Le ministre des Travaux publics, Flavien Nziengui Nzoundou, a été invité à présenter la portée de ce projet et les détails de son exécution, après quoi les députés pourront réexaminer le projet de loi du ministre délégué aux Finances pour adoption.
Les banques islamiques, désormais plus immunisées contre la crise |
06/12/2008
La finance islamique n’est désormais plus immunisée contre la crise financière mondiale, sa principale source de financement qu’est le Golfe se trouvant affectée.
Selon Moodys, les institutions financières islamiques dans le Golfe ont toutefois montré une grande résilience pendant la crise financière mondiale, mais elles ne sont pas protégées contre la crise en raison d’une carence d’instruments liquides et de l’absence d’un marché interbancaire islamique.
La BID contribue à un financement de 42M$ au Yémen |
05/12/2008
La BID va financer trois projets de développement au Yémen, d’un montant total de 42M$, dans les régions d’Abyan et de Hodeidah, suite à la signature d’un accord avec le ministre de la planification et de la coopération internationale.
La Bourse de Malaisie établit de nouvelles règles pour accroître l’émission de sukuk |
04/12/2008
La Bourse de Malaisie a introduit de nouvelles règles pour la cotation des titres islamiques ou sukuk. Ainsi, les sukuk libellés en ringgit ou en devise étrangère émis par les entités locales ou internationales pourront-ils être cotés à la Bourse.
Datuk Yusli Mohamed Yusoff, directeur général de la Bourse de Malaisie, a estimé que la cotation de ces instruments islamiques accroîtra la transparence pour les investisseurs. Cette décision accompagne le développement du marché de capitaux islamiques de Malaisie, ainsi que les initiatives du Malaysia International Islamic Financial Centre (MIFC) pour être le hub de la finance islamique mondiale.
L’IFSB partenaire avec l’IAIS |
04/12/2008
L’Islamic Financial Services Board (IFSB) a annoncé un partenariat avec l’International Association of Insurance Supervisors (IAIS) afin d’augmenter la coopération dans la supervision de l’industrie Takaful –‘assurance islamique’.
L’IFSB va publier, fin 2008, un guide des principes de gouvernance sur les opérations Takaful.
04/12/2008
La ‘Qatarisation’ semble être en voie d’accomplissement. En effet, 20% des institutions autorisées à opérer par la Qatar Financial Centre Regulatory Authority (QFRCA) dans le pays sont Qataris. Al Mal Bank, une institution de finance islamique a été ainsi la 100ème à recevoir la licence du Qatar Financial Center.
Un séminaire sur la finance islamique à Séoul |
04/12/2008
L’Islamic Financial Services Board (IFSB) a organisé un séminaire sur la finance islamique les 13-14 janvier 2009 à Séoul. Ce séminaire, le premier organisé par l’IFSB en Corée du Sud, est co-organisé par les autorités de régulation de Corée. Il s’agit d’étudier les questions relatives à la régulation de la finance islamique dans ce pays.
Immobilier : Qatar mieux que Dubaï |
04/12/2008
Le Qatar connaît une croissance en termes de financements de projets immobiliers.
La branche islamique de Qatar National Bank (QNB Al Islami) et Qatar International Islamic Bank (QIIB) ont annoncé le 2 décembre avoir fourni un financement ijara de 215M€
à la Qatar Real Estate Investment Company pour ses projets immobiliers.
Pour les dirigeants des deux banques, c’est la preuve de la solidité du secteur immobilier au Qatar, à la différence de la bulle qu’est en train de connaître Dubaï.
« Le marché de l’immobilier au Qatar est très différent de Dubaï, où il y a une douzaine de développements immobiliers comme à Jumeira, Jebel Ali et The Palm pour cette dernière. Il y a définitivement un niveau de saturation qu’a atteint Dubaï à cet effet », a déclaré le responsable sales de The Land Qatar, Hussain Fakhri.
Le diplôme en finance islamique à l’EM Strasbourg sera en formation continue |
04/12/2008
Longtemps cantonnée aux seuls pays musulmans, la banque islamique entre par la grande porte dans l’enseignement français: Michel Kalika, directeur de l'Ecole de management de Strasbourg (EM Strasbourg) lui consacre un programme de master (niveau bac + 5).
A la demande des professionnels européens de l’assurance et de la finance, ce programme démarrera dès janvier prochain en formation continue, sous forme de séminaires bloqués et au coût de 3000 euros pour un volume de 400 heures d’enseignement.
De fait, les réseaux bancaires français sont mal préparés à traiter de cette finance qui respecte la Charia alors que la City accueille ces institutions depuis plus de quatre ans.
Pionnier en France, avec l’IFESI de Boissy Saint Léger, l'autre formation de haut niveau regroupant les meilleurs spécialistes en France, le master de l’EM Strasbourg pourrait être assez vite concurrencé. En effet, Christine Lagarde a annoncé le 26 novembre son intention de faire de Paris « une grande place d’accueil de la finance islamique», lors du IIème Forum Français de la Finance islamique, organisé par la Chambre de Commerce Franco-Arabe et Secure Finance.
Les investissements islamiques pourraient apaiser la tempête financière |
03/12/2008
Les investissements islamiques ont connu un troisième semestre difficile en raison de la chute brutale des prix des matières premières et de l’énergie, mais surclassent le marché cette année.
L’industrie de la finance islamique a été touchée avec ses portefeuilles reposant grandement sur les matières premières et l’énergie. Toutefois, note Jahangir Aka, analyste à SEI, la finance islamique sera à l’abri de la crise financière, du fait qu’elle est moins fondée sur la dette. Il n’exclut pas une augmentation des matières premières et de l’énergie qui permettrait une remontée des indices Shariah le prochain semestre.
La position de la BID à la Conférence de Doha |
01/12/2008
Lors de la quatrième table ronde organisée dans le cadre de la Conférence de Doha, les participants se sont penchés sur les questions touchant au renforcement de la coopération financière et technique internationale au service du développement.
Ils ont notamment estimé que la crise financière actuelle ne devrait pas servir d’argument aux pays donateurs pour ne pas honorer leurs engagements en matière d’aide publique au développement (APD). Les congressistes ont indiqué que l’amélioration de la distribution et de l’utilisation de l’aide était une responsabilité partagée entre pays développés et en développement, dont l’action commune doit être guidée par les principes de la Déclaration de Paris de 2005 sur l’efficacité de l’aide et du Programme d’action adopté en 2008 à Accra.
Ahmed Mohamed Ali, Président de la Banque islamique de développement, a relevé qu’à ce jour l’effort international de développement n’avait pas permis d’éliminer l’extrême pauvreté dans les régions les plus touchées par ce fléau. Quarante pour cent des membres de la Banque appartiennent à l’Afrique subsaharienne, une région où la misère s’est brutalement accrue sous l’effet des crises alimentaire et énergétique et des changements climatiques, a ajouté le conférencier. Il faut améliorer la cohérence dans la mise en œuvre des programmes conduits au titre de l’APD, a-t-il souligné. Il a cité un groupe de coordination piloté par la Banque islamique de développement chargé d’unir les efforts des donateurs dont les fonds sont gérés par les organismes arabes de développement économique, dont la Banque arabe pour le développement économique en Afrique et le Fonds de l’OPEP pour le développement. Il a insisté sur l’importance d’intensifier les transferts des compétences et les savoirs pour aider les pays les plus pauvres à devenir autonomes.
Au nombre des initiatives, M. Al-Madani a parlé du groupe des amis de la Banque islamique de développement, dont la mobilisation des ressources privées a permis la fourniture des services de santé au Bangladesh, au Yémen et au Soudan. Enfin, il a estimé que l’enseignement islamique était au service d’un développement durable soucieux du bien-être matériel mais aussi spirituel de tous. Toutes les idées comptent, a-t-il dit, et pour que les ruisseaux deviennent des rivières, il nous faut faire en sorte que chacun ait quelque chose à gagner au développement.
La BID, un partenariat réussi au Mali |
01/12/2008
La production prévisionnelle au Mali de riz paddy pour la campagne 2008/2009 était
de 1 618 323 tonnes, soit une hausse de 50% par rapport à la campagne 2007/2008.
La campagne dégage une production de riz marchand (décortiqué) de l’ordre d’un million de tonnes. Elle couvrira les besoins internes du pays qui sont estimés à 900 000 tonnes et permettra de dégager un excédent commercialisable de 100 000 tonnes.
La réussite de ‘l’initiative riz’ est le fruit de l’Etat et du partenariat avec le Fonds international pour le développement agricole et la Banque islamique pour le développement. Chacune de ces institutions financières met à la disposition du pays environ 1,15M€ pour l'achat de semences.
La finance islamique pourrait investir 100 milliards en France |
01/12/2008
Suite à notre revue de presse sur les retombées du IIème Forum Français de la Finance Islamique, nous retranscrivons l’article du Figaro paru le 1er décembre :
« La crise remet en cause les idées reçues et fait voler en éclats les certitudes. Elle offre également de nouvelles frontières dans tous les domaines. Alors que la finance mondiale est à la recherche de nouveaux équilibres, Elyès Jouini, directeur scientifique de l'institut Europlace de la finance, ¬professeur à l'université de Paris-Dauphine, et Olivier Pastre, professeur à Paris-VIII Saint-Denis, encouragent la France à attirer les capitaux de la finance isla¬mique.
Dans un rapport intitulé «Enjeux et opportunités du développement de la finance islamique pour la place de Paris» remis à la mi-novembre à Paris Europlace, ils estiment que «notre pays pourrait acquérir le leadership mondial en matière de finance islamique au prix d'un petit nombre de réformes» et attirer ainsi 100 milliards d'euros d'épargne.
Cette voie est explorée par les pouvoirs publics. Christine Lagarde, ministre de l'Économie, a déclaré jeudi dernier, lors d'un forum organisé à Paris par la chambre de commerce franco-arabe, qu'un groupe d'experts mis en place par ses services publierait d'ici à la fin de l'année une instruction fiscale afin de permettre notamment l'émission d'obligations islamiques dans l'Hexagone.
Balayant les idées reçues sur les liens entre épargne musul¬mane, terrorisme, et communautarisme, Elyès Jouini et Olivier Pastre estiment que Paris dispose de réels atouts pour s'imposer. «En Europe, Londres domine, de manière injustifiée, le marché de la gestion des capitaux d'origine islamique. Pour simplifier, on peut dire que les gestionnaires de capitaux pétroliers, en particulier ceux du Golfe, vont à Genève pour la gestion privée, à Londres pour la gestion institutionnelle et à Paris… pour faire leurs courses avec leurs épouses. Cette situation peut et doit changer !» affirment-ils.
Les deux experts avancent dix propositions pour attirer des capitaux qui «vont connaître une croissance rapide et durable. À l'horizon 2020, ce marché devrait représenter 1 000 milliards d'euros. Soit l'équivalent des fonds propres de l'ensemble des banques mondiales en 20 07».
Ils souhaitent ainsi que les institutions financières islamiques puissent s'installer en France et proposent la création d'un indice boursier islamique sur Euronext. Les Bourses de New York, Londres et Genève possèdent déjà ce type d'indice.
Toutes ces mesures ne seront efficaces que si elles sont mises en scène. «La bataille se jouera sur plusieurs plans : de l'information à l'éducation en passant par les aménagements législatifs. Mais aucune réforme n'aura de véritable impact si elle n'est pas accompagnée d'une politique de communication ambitieuse» dans les pays arabes et en France. Car la mise à bas de certains clichés doit se faire des deux côtés de la Méditerranée. »
Un emprunt obligataire de 135 millions d’euros pour Holcim du Maroc |
01/12/2008
Holcim S.A. l’industriel du ciment, filiale du groupe Holcim, diversifie ses sources de financement pour subvenir aux coûts de croissance de ses activités à travers une émission d’obligations pour un montant d’environ 135 millions d’euros. Et ce ne sont pas moins de 15.000 obligations, d’une valeur nominale unitaire de 100.000 DH (environ 9 000€), qui seront émises et reparties en deux tranches. D’abord une tranche A, cotée à la Bourse de Casablanca, ensuite une seconde tranche B, non cotée. La maturité des titres portera sur 7 ans pour une période de souscription allant du 03 décembre au 05 décembre 2008.
Introduite en Bourse en 1993, l’entreprise détient un capital social à 421 millions de DH, entièrement libéré et réparti en 4,2 millions d’actions d’une valeur nominale d’environ 9 euros. Parmi les actionnaires de la société, Holcibel (qui est une holding détenue à 100% par le groupe Holcim) et la Banque islamique de développement (BID).
ACERFI, premier comité francophone de conformité en finance islamique |
01/12/2008
Le forum de la finance islamique qui s’est tenu à Paris le 26 novembre et qui a accueilli plusieurs docteurs en droit musulman (sharia scholars), mondialement reconnus, a mis en lumière la nécessité de constituer un véritable comité francophone de conformité au Droit musulman dédié au secteur de la finance, gage de développement authentique et transparent de la finance islamique. Le Sheikh Nizam Yaqubi, officiant déjà au sein des grandes banques françaises pour leurs montages « Sharia compatibles », a salué la présence de ces savants francophones et la naissance d’ACERFI, premier comité de conformité sharia consacré à la validation de produits financiers.
ACERFI (Audit, Conformité, Ethique et Recherche en Finance Islamique) a été en effet officiellement annoncé à cette occasion par Sheikh Louqman Ingar, dans un discours mettant en avant le rôle primordial des docteurs en droit musulman; ceci a été illustré notamment par la première expérience sur l’Ile de la Réunion en juin 2008, lors de la validation du produit « Sharia Liquidité » élaboré par le groupe Société Générale et distribué par sa filiale la BFC.
Les non-musulmans de plus en plus nombreux à considérer la finance islamique, selon OCBC |
01/12/2008
Beaucoup de banques comme OCBC, le troisième prêteur de Singapour, se sont mis à la finance islamique. « La finance islamique est en train de prendre pied dans le marché actuellement et attire pas seulement des musulmans, que ce soit en Malaisie, tout comme dans les autres parties du monde », a déclaré Syed Abdull Aziz Syed Kechik, directeur de OCBC Al-Amin Bank.
Selon lui, les non-musulmans représentent la moitié des clients. Les produits islamiques tels que les prêts hypothécaires et l’assurance ont attiré l’intérêt des communautés chinoises et indiennes de Malaisie.
La crise favorise les investissements dans les fonds islamiques |
30/11/2008
Les soucis prioritaires de prévention des risques va amener les investisseurs à préférer des investissements plus conservateurs comme ceux de la finance islamique, a déclaré Deborah Ho, directeur de Shariah fund house Asian Islamic Investment Management. « L’environnement mondial a tellement changé que l’on constate un retour à la simplicité, un retour à la transparence. »
Les produits islamiques sont, par nature, tels qu’ils ne permettent pas une gestion où on ferait des investissements trop osés, selon elle.
BNP Paribas, première banque française à obtenir la distinction de «The Banker». |
28/11/2008
La banque BNP Paribas a annoncé dans un communiqué l'obtention du prix «Banque mondiale de l'année 2008», décerné par le magazine anglais; «The banker », propriété du groupe Financial Times (cf nos précédentes éditions et notre base « archives »). Selon le porte-parole du magazine, BNP est la première banque française à obtenir cette distinction depuis la création du prix en 2000. (l'année dernière, la Société générale avait obtenu le prix de «banque de l'année » pour les produits dérivés, ndlr).
La banque, explique le magazine, «a fait preuve d'excellence dans les domaines clés de croissance», comme « la finance islamique », et elle a su «saisir les bonnes opportunités», comme le rachat des activités de service aux fonds spéculatifs de Bank of America, puis l'acquisition des activités belges et luxembourgeoises de Fortis.
L’Asie offre de plus en plus d’opportunités pour la finance islamique |
28/11/2008
L’Asie sera la prochaine zone de croissance pour l’industrie en pleine expansion qu’est la finance islamique, affirme un haut responsable de Kuwait Finance House (KFH), Baljeet Kaur Grewal. Celui-ci estime la croissance potentielle en Indonésie dans ce secteur à 52% entre 2008 et 2010, pour atteindre alors les 680M€.
En Thaïlande, le budget d’infrastructure de 5 ans de 38,5Mds$ va booster les secteurs d’infrastructure, et par conséquent, le potentiel pour les financements islamiques d’infrastructure et d’immobilier.
Les medias soulignent l’engagement de Christine Lagarde, en faveur du développement de la finance islamique en France, lors du IIème Forum Français de la Finance Islamique |
27/11/2008
La couverture par les media nationaux et internationaux du IIème Forum Français de la Finance Islamique a été très forte. TV, radios et presse écrite (Le Parisien, Le Figaro, Les Echos, et Challenges, notamment) ont tous souligné l’engagement clair de la ministre de l’économie et des finances, Christine Lagarde, en faveur du développement de la finance islamique en France, lors de ce sommet international de la finance islamique, organisé par la Chambre du Commerce Franco-Arabe (CCFA) et Secure Finance.
Dans un message diffusé à l’assistance, elle a en effet, affirmé sa conviction « que Londres n’est pas le seul point de passage obligé de la finance islamique » et a montré sa détermination à parfaire, d’ici la fin décembre, le cadre juridique et fiscal permettant de faire de Paris une place majeure de la finance islamique. A cet effet, elle a annoncé les principales mesures fiscales que le gouvernement entend mettre en œuvre pour accueillir la finance islamique qui sont « l’absence de prélèvement à la source, la déductibilité de la rémunération versée par les sukuk –obligations islamiques-, ainsi que la neutralité fiscale à l’occasion des opérations de mourabaha –achat-revente plus marge-. ». Avant de souligner une nouvelle fois, avec force, que « le territoire français est prêt à accueillir les banques [qui] souhaiteraient réaliser des opérations conformes aux dispositions de la Charia », Christine Lagarde a rappelé la position adoptée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) sur l’adaptation de la réglementation au développement des fonds d’investissement respectueux des prescriptions de la Charia.
Répondant les propos de Jean-Paul Laramée, directeur général de Secure Finance, qui avait affirmé, dès l’ouverture du Forum, que « c’est en intégrant la nécessité de répondre, par priorité, à l’exigence croissante d’éthique que l’on pourra rétablir la confiance et dégager, entre finances conventionnelle et islamique, les synergies les plus fortes et les plus porteuses d’innovations et d’optimisations », Mme Lagarde a également souligné l’aspect éthique de « la finance islamique [qui] présente bien des avantages, en ce qu’elle condamne la spéculation et le hasard. »
Olivier Pastré, professeur et membre du Cercle des Economistes a, quant à lui, souligné que « la finance islamique a un rôle historique à jouer » du fait qu’elle est adaptée à la situation actuelle, notamment parce qu’elle préconise le partage des risques et permet le financement durable. M. Pastré commentait, lors de la table ronde de clôture du Forum, le rapport commandé par Paris Europlace pour le Haut Comité de Place, dont il est l’auteur, avec Elyès Jouini, économiste et professeur à Paris-Dauphine, dans lequel sont formulées « 10 propositions pour collecter 100 milliards d’euros » dans le marché financier islamique, estimé à 700 milliards de dollars en 2008.
Hervé de Charrette, ancien ministre et président de la CCFA, a repris, en clôturant les travaux du Forum, les propos de Mme. Lagarde soulignant que la place de Paris est prête à accueillir la finance islamique, ajoutant sa conviction que ceci permettrait d’une part, de financer l’économie et d’être, d’autre part, un instrument d’intégration.
La Qatar Islamic Bank veut s'implanter en France |
27/11/2008
La Qatar Islamic Bank envisage de s'associer à la Caisse d'Epargne ou à la Banque Postale pour proposer une offre bancaire islamique à une clientèle de particuliers, a-t-on appris, lors du Forum Français de la Finance Islamique.
S'exprimant en marge de ce sommet international de la finance islamique, organisé par la Chambre de Commerce Franco-Arabe et Secure Finance, Jean-Marc Riegel, directeur général à la Qatar Islamic Bank (QIB), a indiqué qu'il espérait voir s'ouvrir une succursale en France, d'ici 2010.
Selon lui, la Qatar Islamic Bank souhaite proposer une offre de finance islamique dans deux domaines, le financement du logement et de la retraite et pourrait s'associer, pour ce faire, à un grand réseau de distribution, comme la Banque Postale ou la Caisse d'Epargne.
La France pourra également bénéficier, par cet intermédiaire, des fonds originaires du Qatar, a-t-il fait valoir, précisant que cette banque dispose d'un "vaste réseau de clients privés et institutionnels qui souhaitent investir en France, principalement dans l'immobilier, les infrastructures et l'énergie".
Le rapport de Moody’s sur les banques islamiques face à la crise financière mondiale |
27/11/2008
Les institutions financières islamiques dans le Golfe ont connu une dure résilience pendant la crise financière actuelle, a affirmé, lors du Forum Français de la Finance Islamique, Anouar Hassoune, vice-président de Moody’s et auteur du rapport. Selon Moodys, ce n’est pas seulement grâce à leur forte croissance et à leur approche conservatrice, mais aussi parce que les principes centraux des banques islamiques les ont protégé des facteurs de la crise.
Les actifs de la finance islamique ont crû de 27% environ et une croissance de 20-30% reste attendue cette année. Même si l’année 2009 risque d’être plus dure pour les banques islamiques, celles-ci bénéficient de garde-fous. Leurs portefeuilles de crédit sont essentiellement nationaux ; elles ont de fortes plateformes de détail, avec une grande fidélité des clients et une stabilité des dépôts ; et leur haute capitalisation et leur grande liquidité leur octroient une grande confiance en retour.
La BID va émettre des sukuk pour affronter la crise financière |
27/11/2008
La Banque islamique de développement (BID) va émettre des bons islamiques pour collecter des fonds des marchés internationaux, en soutien des Etats membres affectés par la crise financière mondiale, a annoncé son président Ahmed Mohammed Ali.
CIMB Islamic lance ses premiers produits sharia-compliant |
26/11/2008
CIMB Islamic Bank, le bras islamique de la deuxième plus grande banque de Malaisie,
a lancé son premier produit sharia-compliant à Hong-Kong et a signé la première transaction avec Hong Leong Bank pour son premier Commodity Murabahah Deposit. Le produit utilisera les matières premières comme l’huile de palme, le métal et d’autres matières premières échangeables comme actif sous-jacent.
La finance islamique très exposée par ses investissements massifs dans l’immobilier |
25/11/2008
La crise de liquidité mondiale et une grande exposition à l’immobilier ont impacté grandement l’industrie de la finance islamique dans la région, mais le Moyen-Orient est toujours classé comme le centre le plus important pour la finance islamique.
« Qu’il s’agisse de banques islamiques ou conventionnelles, les prêts ont stoppé, et c’est un mythe que pendant cette crise financière mondiale, la finance islamique ne sera pas affectée », a déclaré Khalid Abdullah-Janahi, président d'Ithmaar Bank
“Ces 8 dernières années, les banques islamiques dans la région sont devenues de vrais brokers d’immobilier”, a déclaré Janahi. « Nous devons sortir de ça », a-t-il ajouté. Cette sur-exposition aux risques en raison d’investissements massifs dans l’immobilier est le grand défi pour beaucoup d’analystes.
Une première banque islamique en France dans 6 mois |
24/11/2008
C’est sur le site Finance Islamique France qu’Anouar Hassoune et Gilles Saint Marc ont annoncé la nouvelle.
Selon Anouar Hassoune, vice-président de Moody’s, et Gilles Saint Marc, avocat associé du Cabinet Gide Loyrette Nouel et Président de la Commission Finance Islamique de Paris Europlace, une banque islamique pourrait voir le jour en France, d’ici juin 2009.
Il s’agirait alors d’une banque d’investissement et non de détail. « Sur la question de l'ouverture de banques islamiques en France, plusieurs projets sont à l'étude. Le stade des questions de principe est passé. On n’en est plus aux questions de traitement comptable et donc prudentiel des opérations, et également d'ALM des banques puisqu'elles s'interdisent de recourir à des financements interbancaires conventionnels », a déclaré M. Saint Marc à l’occasion d’un chat avec les auteurs du livre « Finance islamique à la française »,
paru le 26 novembre prochain (cf financeislamiquefrance.fr).
La préface de ce livre est signée par Hervé de Charrette : « Alors que nous devons faire face au risque de choc des civilisations que beaucoup alimentent en cultivant les clichés et les fantasmes, il n’est pas anodin de pouvoir créer des liens financiers, en plus des liens commerciaux, à travers la planète et notamment entre l’Occident et le monde musulman. Le développement de la finance islamique apparaît ainsi, potentiellement, comme le prolongement du « doux commerce », facteur de paix cher à Montesquieu ».
Publié dans Les Afriques, le 24/11
http://www.lesafriques.com/actualite/une-premiere-banque-islamique-en-france-dans-6-mois.html?Itemid=89?article=11483
Appel à plus d’innovations |
24/11/2008
Le Dr. Jamil El Jaroudi, directeur général d’Elaf Bank, une banque islamique d’investissement de Bahreïn avec un capital autorisé de 500M$ ,a appelé à plus d’innovations dans le domaine de la finance islamique.
Dr Jaroudi a affirmé que « la croissance des instruments de liquidité va ouvrir la voie à des investissements de long terme, en particulier, et que les instruments de gestion de liquidité ‘asset-backed’ sont un domaine croissant pour l’innovation.»
Il a appelé à plus de produits pour transférer les risques à travers les frontières et spécialement les risques liés aux devises. Il a évoqué les récents produits tels que les Islamic Profit Rate Swap (IPRS) ou les Islamic Cross Currency Swaps (ICCS) et a appelé à développer l’analyse de la Diminishing Equity Participation (DEP) comme un outil pour encourager plus de personnes à regarder la Moucharakah comme un instrument plus enraciné dans les principes de la finance islamique.
La BID et la BAD discutent des manières de contenir la crise mondiale |
24/11/2008
La Banque islamique de développement (BID) et la Banque asiatique de développement (BAD) ont discuté des voies pour alléger la crise mondiale au sein de leurs pays membres communs.
Ahmed Mohammed Ali, president de la Banque islamique de développement, et Haruhiko Kuroda, président de la Banque asiatique de développement, ont rappelé leur attachement à la Déclaration de Paris et au Accra High-Level Forum on Aid Effectivenes.
M. Kuroda a fait l’éloge du rôle majeur de la BID en finance islamique et de ses nombreux programmes et initiatives, en particulier en Asie. Les deux présidents sont tombés d’accord pour diversifier davantage et augmenter la coopération en cofinancement. Les récentes activités conjointes des deux institutions incluent l’établissement du Islamic Asia Infrastructure Fund de 250M$.
La finance islamique moins affectée par la crise |
24/11/2008
Le rapport établi par McKinsey pour la 15ème édition de la World Islamic Banking Conference (WIBC) accorde une attention particulière à la finance islamique dans la crise mondiale.
« Contrairement à la perception commune, les banques islamiques ont été touchées à un certain degré par la crise financière mondiale, spécialement en raison des risques inhérents à la finance islamique tels que l’exigence d’une plus grande maturité que les banques conventionnelles et l’exposition de beaucoup d’acteurs au secteur immobilier, » souligne le rapport.
Toutefois, il est précisé que « l’impact de la crise financière a été moindre en comparaison des banques conventionnelles. Les banques islamiques sont moins dépendantes de la dette et plus dépendantes des dépôts des clients pour la liquidité, limitant ainsi leur exposition au marché de crédits ».
Singapour, prête à émettre des sukuk |
24/11/2008
Singapour s’apprête à émettre des sukuk a affirmé Heng Swee Keat, directeur général de la Monetary Authority of Singapore (MAS). Il a précisé que le sukuk envisagé serait basé sur une structure Ijara.
L’émission se fera sur une base d’une requête inversée, ce qui signifie que le montant et la période d’émission peuvent être ajustés à la demande, a ajouté M. Heng, lors de la 15ème édition de la World Islamic Banking Conference à Bahreïn.
Un séminaire de finance islamique à Malte |
21/11/2008
The Malta Institute of Management (MIM), the Malta Union of Bank Employees (MUBE) and the Malta Employers Association (MEA) vont organiser le deuxième séminaire sur la finance islamique à Malte le 28 novembre.
L’autorité monétaire de Malte est en train d’étudier la possibilité de saisir l’opportunité de la finance islamique et a lancé une consultation auprès de l’industrie des services financiers à ce sujet.
Les partenariats entre la Banque islamique de développement et le gouvernement tunisien |
21/11/2008
« Notre activité en Tunisie couvre une multitude de secteurs depuis le financement du projet du port de Sfax en 1977 », a rappelé Ahmed Musbah Elsadig, responsable de la Banque islamique de développement. « Cette activité couvre notamment les secteurs de la santé, l'éducation, l'assainissement et un ensemble de partenariats avec le secteur privé. Ces dernières sont concrétisées par notre part dans le capital de plusieurs entreprises à savoir ‘Les ciments d'Enfidha’ », a-t-il ajouté.
Ahmed Musbah Elsadig, a ensuite largement détaillé les projets de l’IDB. « La banque a décidé, le mois dernier, de financer la société Tuniso-indienne des engrais (conclu entre le groupe chimique tunisien et une entreprise indienne spécialisée dans les phosphates et les engrais) de l'ordre de 120 millions de dollars. Concernant le financement des projets publics, les projets de l'IDB peuvent être résumés comme suit :
• La coopération avec la SONEDE surtout dans les gouvernorats de Mahdia et Sfax dans la mise en place de plusieurs stations.
• Les projets d'assainissement (en coopération avec l'ONAS) de l'ordre de 80 millions de dollars.
• Le financement d'importants projets d'enseignement supérieur comme le pôle technologique de Sidi Bouzid et trois facultés technologiques à Kasserine et Bizerte.
• Deux projets d'électricité (en coopération avec la STEG) d'un investissement total de 60 millions de dollars. »
[synthèse d'une interview: Audinet Tunisie]
Le système financier islamique n'est pas immunisé contre les risques |
20/11/2008
" Le système financier islamique n'est pas immunisé contre les risques et peut être touché par la crise financière », a prévenu, Rifaat Ahmed Abdel Karim, le secrétaire général de l'Islamic Financial Services Board (IFSB), à Kuala Lumpur.
« Tant que les finances islamiques sont étroitement liées au secteur immobilier, les développements négatifs imprévus dans ce secteur peuvent affecter les activités commerciales, ainsi que les performances des banques islamiques, en l'absence d’un contrôle solide et efficace des risques », a-t-il expliqué lors de l'inauguration d'une conférence de IFSB-IIF (Institute of International Finance).
Les banques islamiques risquent d'être tentées de poursuivre de manière agressive des stratégies d'investissement spéculatif caractérisées par plus de risques et plus de rentabilité, sans introduire les normes indispensables de contrôle des risques, a indiqué M. Rifaat.
Elles risquent aussi de violer les principes de la Charia, ou de manquer à leurs responsabilités fiduciaires envers les investisseurs, dans leurs opérations commerciales,
ce qui peut causer des pertes financières et une crise de confiance au détriment du système financier islamique, a ajouté M. Rifaat.
La banque islamique du Sénégal participe à un projet social |
20/11/2008
La Banque islamique du Sénégal (Bis) et Askia assurance ont permis d’aider le programme de renouvellement des taxis de Dakar en assurant son financement, jugé difficile par Sam Lèye, président de Gie Takku Liguèye. Les membres du Gie Takku Liguèye, une société de transport, ont pu ainsi se doter de nouveaux taxis pour leur activité.
Le directeur général d’Askia Assurance, Amadou Seck, a appelé les banques à accompagner ces types d’initiatives. Il s’est ainsi félicité du fait que « c’est la première fois qu’on voit un concessionnaire faire un engagement financier au niveau des banques ». A son avis, « les banques et les sociétés d’assurance doivent être des institutions financières qui doivent densifier la protection sociale des agents économiques comme ceux du secteur informel ». Selon M. Seck, Askia assurance a voulu inverser la tendance dans ce projet en donnant aux chauffeurs de taxi une garantie tout risque.
BNP Paribas et Natixis Transport Finance finalisent un financement islamique |
19/11/2008
Comme nous l’indiquions la semaine dernière, BNP Paribas et Natixis Transport Finance ont finalisé un financement islamique de 336 M USD pour le compte de AirAsia, en qualité d'arrangeur chef de file, coordinateur global et teneur de livre.
Cette opération permet à la compagnie de financer jusqu'à 8 Airbus A320-200 en se conformant aux principes de la Charia. La structure mise en place est un Ijarah (bail islamique) en intégration fiscale française, le premier financement islamique optimisé franco-malaisien de ce type.
En plus d'un financement à 100%, l'opération permet à AirAsia de conserver le bénéfice de ses amortissements dérogatoires en Malaisie. Chaque avion sera financé en trois tranches.
Landesbank Hessen-Thuringen Girozentrale, Irish Branch (Helaba) est intervenu en qualité d'arrangeur chef de file mandaté, RHB Islamic Bank Berhad (RHB Islamic) en qualité d'arrangeur, et Bank Rakyat en qualité d'arrangeur chef de file mandaté du Murabaha de matières premières.
Les projets de la BID en Tunisie tiennent toujours |
19/11/2008
L’impact de la crise financière sur les projets actuels dans les pays arabes a été analysé lors du Forum économique de Tunis qui a eu lieu les 14 et 15 novembre à Gammarth avec la participation de spécialistes et d'experts économiques provenant de plusieurs pays arabes.
En marge du Forum, la Banque islamique de développement (BID) a signé avec la Tunisie une convention pour un financement de 123 millions d'euros en vue de créer deux unités de production d'électricité à Fériana et à Thyna.
Selon Mr Ahmed Mohamed Ali, président de la banque, ce montant constitue le financement le plus important octroyé pour la concrétisation d'un seul projet en Tunisie. Il a formulé son espoir de poursuivre la coopération avec les pays membres de la banque -qui n'a pas ressenti les effets de la crise financière- au cours de la prochaine étape malgré une conjoncture mondiale précaire.
Manama, capitale de l’Afrique |
19/11/2008
Le royaume de Bahreïn accueillera en décembre un forum consacré à la coopération entre les pays du CCG (Conseil de coopération du Golfe) et l’Afrique, sous le patronage du Premier ministre, Cheikh Khalifa Bin Salman Al Khalifa. La conférence de trois jours est organisée par le « Crans Montana Forum » en partenariat avec le fonds de l’Opep pour le développement, l’OCDE et l’Unido.
C’est la première fois que pays du Golfe et d’Afrique seront rassemblés à Bahreïn pour évoquer différents thèmes dont le rôle des institutions internationales (Banque mondiale, FMI, Banque africaine de développement, …), et de la finance islamique, les transferts de technologies, accords commerciaux, banque et télécommunications, tourisme, santé ou encore politique de privatisation.
L’émission de sukuk va connaître à nouveau une croissance à deux chiffres dans les mois à venir |
18/11/2008
Alors que le marché des sukuk a connu une rude baisse cette année, l’agence de notation de Malaisie RAM Rating Services Bhd prévoît une croissance à deux chiffres pour les 6-9 prochains mois.
En Malaisie, les émissions de sukuk n’ont pas été supérieures aux émissions conventionnelles pour la première fois depuis 5 ans a précisé RAM.
Coopération accrue entre la Malaisie et l’Angleterre en matière de finance islamique |
18/11/2008
La double inscription est une voie possible pour une collaboration accrue entre la Malaisie et la Grande-Bretagne dans le secteur de la finance islamique, a déclaré le président de Gatehouse Bank, Richard Thomas, depuis Kuala Lumpur.
La Grande-Bretagne est le centre pour la liquidité islamique et la gestion des biens, alors que la Malaisie est un fort marché obligataire islamique, 60% des sukuk au niveau mondial étant en provenance du pays.
Les marchés des capitaux et le commerce transfrontalier comptent aussi parmi les domaines de la finance islamique dans lesquels les deux pays peuvent collaborer, a-t-il affirmé lors du Forum de Finance islamique Kuala Lumpur 2008.
« L'un des récents sukuk de Bahrein est coinscrit en Grande-Bretagne », a-t-il indiqué, ajoutant qu'il prévoit une telle coopération entre la Malaisie et la Grande-Bretagne.
La collaboration entre la Malaisie et la Grande-Bretagne n'était pas très forte ces derniers temps et il existe une nécessité d'accroître le dialogue, a-t-il assuré.
Il y a eu une augmentation d'intérêt dans la finance islamique depuis le début de la crise financière dans le système conventionnel, a-t-il ajouté.
La finance islamique pourrait être un modèle dans la refonte du système financier mondial |
17/11/2008
S ‘exprimant dans le cadre de la 15ème World Islamic Banking Conference (WIBC 2008), Toby Birch, un des rares économistes qui avaient prédit la crise financière mondiale, a déclaré qu’il y avait des opportunités pour des changements systémiques.
Sur la question de la finance islamique comme une alternative, il a dit que « les bénéficiaires de prêts hypothécaires islamiques payent une rente à la place d’un intérêt et les banques font correspondre les prêts avec les dépôts. La méthode peut sembler être de la pure sémantique, mais il y a une différence cruciale : éviter la création de crédits, qui est inflationniste pour l’économie et, en fait, auto-destructrice pour les banques. Sous cette forme de finance, il n’y a pas de garanties ou de protection des dépôts, mais le prêt est beaucoup plus responsable. »
La vision d’El Salam Bank, banque islamique d’Algérie |
17/11/2008
Ibrahim Fenick, le directeur général d’El Salam, explique les projets de la récente banque islamique d’Algérie. Selon lui, « en réalisant des financements dans le secteur agricole on aide la banque à faire des profits mais on aide aussi l’Algérie à minimiser les importations. C’est une façon de participer au développement du secteur agricole et de réduire les importations. »
Aussi, Ibrahim Fenick ajoute-t-il « nous essayerons, et c’est l’un de mes objectifs en tant qu’Algérien ayant vécu à l’étranger, de former une équipe de banquiers algériens qui ont le même niveau qu’un banquier aux Etats-Unis, en Angleterre, en France, au Golfe ou à Singapour. C’est mon objectif primordial de former d’ici 5 à 10 ans une génération de vrais banquiers algériens. »
[extraits d'une interview: La Tribune d'Algérie]
QNB Al Islami lance ses premières branches en dehors du Qatar |
15/11/2008
QNB Al Islami qui est entièrement détenue par Qatar National Bank (QNB) a annoncé le lancement de ses premières branches islamiques à Khartoum, Soudan.
QNB Al Islami a été mise en place en 2005, constituant ainsi la première banque islamique créée par une banque conventionnelle du Qatar.
La BID accorde un financement de 155M$ à la Tunisie |
15/11/2008
La Banque islamique de développement (BID) a accordé à la Tunisie un financement d'un montant de 155 millions de dollars (215 millions de dinars) pour la réalisation de deux centrales électriques à Fériana, dans le gouvernorat de Kasserine, et à Thyna, dans le gouvernorat de Sfax.
L'accord de financement a été signé à Tunis par le ministre tunisien du Développement et de la Coopération internationale, Mohamed Nouri Jouini, le président du conseil d'administration de la BID, et le PDG de la STEG, Othman Ben Arfa, en marge du 2e Forum économique de Tunisie.
Ce projet qui sera réalisé sur une période de 28 mois, vise à répondre à la demande croissante d'électricité dans le pays par la réalisation de deux centrales d'une capacité de 126 mégawatts (MW) chacune.
Le total des interventions de la BID en Tunisie s'élève à 2. 500 millions de dinars tunisiens, soit l'équivalent de 1.940 millions de dollars.
Le rapport Jouini-Pastré sur la finance islamique vise à attirer 100Mds € sur la place de Paris |
14/11/2008
Olivier Pastré, économiste renommé et Elyès Jouini, Professeur à l’Université de Paris Dauphine ont établi dix propositions sur la finance islamique dans le cadre d’un rapport remis à Paris Europlace.
Pour les auteurs du rapport, l’objectif est d’attirer sur la place de Paris un montant d’environ 100 milliards d’euros. Ils émettent dix propositions de réforme à cet effet de poids différent comme ils l’indiquent :
1-Un important effort de communication de la part de la Place Financière de Paris en direction des pays où la Finance Islamique se développe le plus rapidement.
2-Un encouragement donné à l’implantation d’une ou plusieurs institutions financières islamiques, banques et compagnies takaful, en France.
3-La création d’un indice boursier islamique par NYSE Euronext.
4-Le développement accéléré de formations en matière de Finance Islamique, en partenariat avec des structures existant dans les pays musulmans.
5-La création, au sein de NYSE Euronext, d’un compartiment dédié aux sukuk suivie d’une ou plusieurs émissions privées de sukuk.
6-Le développement de la collecte de l’épargne des Résidents Musulmans en France, dans le prolongement du rapport Milhaud sur ce thème.
7-La suppression de la double taxation en matière de publicité foncière et de droits d’enregistrement dans le cadre d’opérations d’achat-revente sans intention spéculative. Déductibilité de la rémunération et confirmation de l'absence de retenue à la source.
8-La réforme de la réglementation concernant la fiducie, réforme jugée, par ailleurs, indispensable.
9-L’exonération de la garantie des vices cachés dans le cadre d’achat/vente simultanés et la possibilité de cession à titre civil de garanties.
10-La réforme des conditions de refinancement en matière de crédit-bail.
Financement d’un projet agricole en Mauritanie par la BID |
14/11/2008
La Banque islamique de développement (BID) va financer un projet d’aménagement agricole du lac R’ Kiz, dans le sud-ouest du pays, pour un montant de 13M$, a indiqué un communiqué du ministère des Affaires économiques et du Développement.
Le marché immobilier islamique britannique redémarre après les appels de Gordon Brown |
13/11/2008
En octobre 2008, HSBC Amanah Global Properties Income Fund, le plus important fonds immobilier islamique au monde, a achevé l’acquisition d’un portefeuille immobilier islamique; le financement de celui-ci a été fourni par la Royal Bank of Scotland.
Nombre d’autres transactions similaires ont eu lieu ou sont en cours actuellement en Angleterre. Bank of London & Middle East (BLME) a pris part à différent deals immobiliers sharia-compliant et Gulf Finance House est en train d’oeuvrer à la mise en place du Gulf Atlantic Real Estate Fund.
Quelques semaines auparavant, le Premier ministre Gordon Brown lors de sa visite dans les pays du Golfe pour trouver du soutien dans son combat contre la crise financière, a réitéré que « de grandes opportunités pour encore plus de prospérité lient désormais le Golfe et le Royaume-Uni. »
« Ces défis mondiaux demandent des solutions mondiales. La longue tradition de partenariat entre le Royaume-Uni et les pays du Golfe sera cruciale pour cette solution mondiale », a-t-il ajouté.
Cette démarche proactive de Gordon Brown serait, pour certains, à l’origine de la reprise des investissements charia-compatibles dans le domaine de l’immobilier.
Les institutions financières islamiques toujours largement épargnées |
13/11/2008
« Les institutions financières islamiques ont été largement à l’abri de la crise financière actuelle », a déclaré le Gouverneur de la Banque centrale de Bahreïn, Rasheed Al Maraj.
Cependant, il a précisé qu’« il est inévitable qu’elles soient affectées à un certain degré, étant donné qu’elles font partie d’un plus vaste système économique mondial. » Il a appelé à cet égard à la prudence sur la gestion des risques des institutions financières islamiques.
Un protocole d’entente avec l’Université King Abdulaziz |
13/11/2008
Al Khabeer Merchant Finance Corporation, un des principaux fournisseurs de solutions compatibles avec la Charia a annoncé avoir récemment conclu un protocole d’entente avec la King Abdulaziz University d’Arabie Saoudite.
L’accord prévoit de former et d’apporter un soutien matériel aux étudiants nationaux de la Faculté d’économie et d’administration de l’Université King Abdulaziz dans le domaine des investissements islamiques et des services financiers.
University Islamic Financial devient membre de l’AAOIFI
|
12/11/2008
L’institution financière islamique opérant sur le marché de détail américain, University Islamic Financial, devient membre de l’AAOIFI, l’organisme de régulation et de création de standards internationaux en finance islamique.
Selon le président directeur général, Stephen Ranzini, « University Islamic Financial veut servir de modèle aux Etats-Unis pour opérer à 100% en conformité avec la Charia ». L’adhésion à l’AAOIFI devrait permettre d’atteindre cette ambition.
Qatar Islamic Bank sponsor de la conférence annuelle de la Banque Mondiale et de l’AAOIFI sur la finance islamique |
12/11/2008
Qatar Islamic Bank a été sponsor de la prestigieuse conférence annuelle préparée conjointement par la Banque Mondiale et l’AAOIFI, l’Autorité créatrice de normes dans
le domaine de la finance islamique, qui a eu lieu à Bahreïn. Cette conférence se tient chaque année pour définir et promouvoir une harmonisation des standards à un niveau international.
Le CEO de QIB, Salah Jaidah, a déclaré à cet effet, « en tant que secteur émergent, la finance islamique nécessite de se doter d’une institution guide pour donner forme au marché et définir les caractéristiques de l’industrie ».
Une nouvelle centrale électrique co-financée par la Banque islamique de développement au Sénégal |
12/11/2008
Une nouvelle centrale électrique a été inaugurée à Kaolak, dans la partie centrale du Sénégal, par le président sénégalais Abdoulaye Wade. Financée à hauteur de 64 millions de dollars par la Banque islamique de développement (BID), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et la Banque interafricaine pour le développement et le commerce (BIDC), elle vient s'ajouter à une première centrale d'une puissance de 10 MGW.
« Les garde-fous éthiques et moraux manquent dans le système conventionnel » |
12/11/2008
Le Premier ministre de Malaisie, Abdullah Ahmad Badawi, a déclaré que le marasme financier actuel montre le besoin de lois inscrites dans la finance islamique, laquelle prohibe la spéculation et de hauts niveaux de dettes.
« Ces garde-fou éthiques et moraux manquent dans le système conventionnel », a-t-il affirmé. M. Badawi a toutefois appelé à l’humilité et à l’auto-critique. « Par exemple, avons-nous réellement établi un système alternatif ou sommes-nous toujours en train d’imiter le système conventionnel établi ? »
La princesse Haya Bint Al Hussein inaugure la branche ‘femmes’ de Emirates Islamic Bank |
11/11/2008
Emirates Islamic Bank, une des principales institutions financières islamiques de la région, a inauguré sa nouvelle branche réservée exclusivement aux femmes, Al Reem, en présence de la princesse Haya Bint Al Hussein, épouse de Cheikh Mohammed Bin Rashid Al Maktoum, lui-même vice-président et premier ministre des Emirats Arabes Unis et gouverneur de Dubaï.
« Un standard d’ émission des sukuk, qui laisse la place à l’innovation », |
11/11/2008
La plupart des experts s’accordent sur le besoin de réévaluer le processus d’émission de sukuk. Outre celle de leur conformité à la Chari’a ( cf notre base « archives »), la question de leur coût, supérieur à celui d’une émission conventionnelle, est notamment posée, en raison de frais juridiques supplémentaires occasionnés.
« Nous avons besoin d’unir les efforts des banques islamiques pour s’accorder sur une manière standardisée pour émettre des sukuk, tout en laissant la place à l’innovation »,
a déclaré Khalid Al Saeed, Directeur de la trésorerie de Samba Financial Group, qui recommande d’émettre davantage de sukuk mudarabah et musharakah, à la place de sukuk ijarah, qu’il juge moins proches des préceptes de la Chari’a, du fait de la garantie du rachat de l’actif à maturité.
Unicorn Investment Bank obtient sa licence pour opérer en Arabie Saoudite |
11/11/2008
Unicorn Investment Bank a annoncé l’attribution de sa licence par les autorités monétaires saoudiennes. Ayman Amin Sejiny, co-fondateur de Unicorn Investment Bank, sera directeur général et CEO de Unicorn Capital Saudi Arabia.
Gulf Finance House : une nouvelle « ville énergétique » à Tripoli |
10/11/2008
Gulf Finance House, la Banque d'Affaires islamique renommée pour la conception d’initiatives d'infrastructure économique de niveau mondial, a dévoilé le schéma directeur de la Energy City Libya (cf notre base de données « archives »).
Tout dernier projet des « villes énergétiques » situées au Qatar, en Inde et au Kazakhstan, Energy City Libya, d’un montant de 5 milliards de dollars US, prendra forme sur 6 kilomètres carrés, à l'ouest de la capitale Tripoli, en intégrant toutes les composantes nécessaires pour livrer une véritable plateforme énergétique de niveau mondial, qui sera ainsi la principale d’Afrique du Nord.
Le Président Esam Janahi de la société Gulf Finance House a déclaré que « la Libye est en train de vivre une renaissance commerciale passionnante et que c’est le bon moment pour mettre à profit ce progrès enregistré par le pays […] pour accueillir l’une des principales communautés énergétiques mondiales.»
Le projet est financé à hauteur de 60% par la GFH, basée à Bahreïn, et à 40% par le Fonds libyen de développement économique et social à travers une société mixte, a précisé M. Janahi.
« Toutes les études nécessaires ont été achevées » et le premier coup de pioche de ce projet doit être donné en début de l'année 2009. Les travaux devraient durer de trois à cinq ans.
Pourquoi l’Allemagne est-elle en panne de sukuk ? |
10/11/2008
Simon Grieser, avocat au cabinet Mayer Brown LLP, après avoir souligné l’augmentation des transactions de finance islamique, en particulier dans le domaine de l’immobilier et des marchés des capitaux, ne parvient pas à identifier les raisons pour lesquelles l’Allemagne n’a pas connu davantage d’émissions de sukuk –corporate et publiques- après le quasi-souverain premier sukuk d’Europe du land de Saxe-Anhalt de 2006.
Des banques de premier ordre telles Deutsche Bank, Commerzbank et Dresdner Bank sont pourtant impliquées sur ce marché, bien que leurs activités se situent à l’étranger. Deutsche Bank, par exemple, a parmi ses multiples opérations dans le secteur, co-dirigé des émissions de medium-term note (MTN) pour la Banque islamique de développement.
En 2006, Abu Dhabi Investment House a, quant à elle, lancé le Gulf German Residences Fund, un fonds immobilier islamique de 600M€ qui avait investi dans une centaine d’immeubles situés à travers l’Allemagne.
Islamic International Arab Bank (IIAB) reçoit un award de Global Finance Magazine |
09/11/2008
Islamic International Arab Bank (IIAB), filiale à 100% de Arab Bank, s’est vu attribuer une récompense en marge de réunions du FMI et de l’International Institute of Finance (IIF) auxquelles elle participait à Washington DC. IIAB a ainsi été récompensée par Global Finance Magazine en tant que ‘meilleure institution financière islamique hors région Golfe-Afrique du Nord’.
La Turquie attire les investissements islamiques étrangers |
08/11/2008
Vision3, le promoteur de AgriCap, véhicule d'investissement islamique conçu pour financer des initiatives dans le secteur de l'agriculture sur la grande région MENA, a annoncé la signature d’un protocole d'accord avec le Gouvernement de la République de Turquie.
Aux termes de cet accord, les partenaires de l'alliance stratégique de Vision3, qui sont Abu Dhabi Investment House, Gulf Finance House et Ithmaar Bank, ainsi que l’Autorité de développement des investissements de Turquie vont conjuguer leurs efforts en vue de favoriser des projets de développement de la production alimentaire et de l'élevage, mais aussi de technologie agricole ( biomédecine, biocarburants, nouvelles biotechnologies…).
Dans le même temps, alors que le gouvernement de Tayyip Erdogan a affirmé, malgré la crise financière mondiale, se refuser à demander l'aide du FMI, Gulf Finance House s’est dite résolue à investir 6 milliards de dollars en Turquie
al khaliji, banque conventionnelle et islamique, rachète la banque française BLC Bank pour 250M$ |
05/11/2008
La banque qatarie Al khaliji vient d’acquérir à 100% la banque française BLC Bank pour 250M$.
L’historique des négociations et le statut mixte d’al khaliji éclairent cette transaction d’un jour particulier.
L’année dernière, en effet, al khaliji annonçait être en négociation pour le rachat des seuls actifs aux Emirats Arabes Unis de BLC Bank (France) SA, incluant les branches d’Abou Dhabi, Dubaï, Ras Al Khaimah et Sharjah. C’est dans la toute dernière ligne droite des négociations que la transaction a été étendue pour inclure l’acquisition de la totalité du capital de BLC Bank (France) SA, dont les activités de la banque à Paris.
Extension considérable, justement saluée par David Proctor, directeur général d’al khaliji, soulignant que sa banque « avait désormais le plus grand réseau parmi toutes les banques qataries aux Emirats et une pleine licence pour opérer en Europe ».
L’accroissement des relations commerciales entre le Golfe –le Qatar en particulier- et la France est un des facteurs principaux ayant favorisé la décision d’acquérir intégralement la banque, selon M.Proctor.
al khaliji, banque conventionnelle, a obtenu très récemment, en 2008, sa licence pour des opérations de finance islamique. Elle a, depuis, été chef de file dans deux opérations d’envergure, une Murabaha de 700M$ pour Barwa Real Estate Company et le Sukuk Al Mana d’environ 163M$, respectivement en janvier et mai 2008.
Le sukuk Al Mana était l’un des premiers sukuk corporate du Qatar non libellé en dollars à être coté au DIFX de Dubaï. Cela marquait la première étape, selon ses dirigeants, pour devenir un acteur majeur des marchés de capitaux du Golfe.
Unicorn Investment Bank affiche de très bons résultats |
05/11/2008
Les gains de Unicorn Investment Bank, une des banques islamiques d’investissement montantes, ont connu une croissance de 121%, passant de 84,6M$ les neuf premiers mois de 2007 à 186,7M$ à la même période en 2008. Les profits nets ont augmenté de 21,6M$, passant de 31,8M$ à 53,4M$ sur cette période.
Ces profits records sont la résultante des investissements de Unicorn Investment Bank dans les domaines de l’électronique, de l’immobilier, des services, dans la Sillicon Valley, à Bahreïn, aux Emirats Arabes Unis et en Turquie
Des produits financiers islamiques de la Société Générale en Algérie d’ici 2009 |
05/11/2008
«Certaines banques sont tentées par l’expérience et commencent à réfléchir sérieusement
à l’application, même partielle, d’une finance islamique, en ouvrant des guichets offrant des produits conformes à la Chari’a», a relevé Fouaz Sid, chargé de l’investissement à la Société Générale Algérie, lors d’un forum.
Pour étayer ses propos, M. Sid a cité l’exemple de sa propre banque, rappelant que le président du directoire de la Société Générale a déclaré récemment au magazine Le Point que sa banque (filiale Algérie) proposera des produits islamiques à partir de 2009.
Et en France ?
« L’approche islamique a garanti le succès de Al Baraka Group », selon son président |
05/11/2008
Le groupe pionnier de la finance islamique, Al Baraka Group, basé à Bahreïn, attribue sa forte croissance à son approche « islamique », dans un contexte de crise financière mondiale, selon les mots de son président directeur général Adnan Ahmed Yousif.
« C’est grâce à son « modèle islamique » que le groupe est parvenu à une forte croissance, à la fois en termes de revenus d’opérations et en volumes d’investissements », a affirmé
M. Yousif, qui a annoncé que la banque allait se doter d’une nouvelle identité d’ici 2009.
Plus islamique ?
A suivre
Le DIFC soutient l’initiative de l’unification de l'industrie |
04/11/2008
Le Dubai International Financial Centre (DIFC), en association avec l’International Islamic Finance Market (IIFM), a réaffirmé son soutien au Master Agreements for Treasury Placement (MATP), une initiative majeure favorisant l’unification et la croissance de l’industrie des services financiers islamiques.
Le directeur du DIFC, Nasser Al Shaali, a estimé que le MATP était « une référence » dans l’industrie avec l’harmonisation des ‘commodity murabaha’ (ventes au comptant de matières premières comportant une commission pour l’intermédiaire, ndlr) qui représentent 100Md$.
Waqf Fund sponsorise des étudiants dans un programme de formation diplômante en finance islamique |
04/11/2008
Dans le but de développer les ressources humaines dans le secteur de la finance islamique, le Waqf Fund for Research, Education and Training a mis en place son Graduate Sponsorship Program.
Un programme intensif diplômant de niveau master et regroupant 20 étudiants sélectionnés, sera intégralement sponsorisé par le Waqf Fund, et les étudiants feront partiellement leur stage dans des établissements partenaires du Waqf Fund. Ce dernier regroupe la Banque centrale de Bahreïn ainsi que 18 banques de premier plan, islamiques et conventionnelles dotées de fenêtres islamiques.
Le premier financement islamique franco-malaisien |
03/11/2008
A l’occasion du 2e Forum financier sino-français, l’annonce a été faite que Natixis Transport Finance est « Lead Arranger et Bookrunner », aux côtés de BNP Paribas, du premier financement « islamique » franco-malaisien.
L’opération lancée pour le compte de la compagnie aérienne malaisienne Air Asia, permet à cette compagnie, qui est le 1er opérateur « low cost » en Asie, avec une flotte de 70 Airbus A320, de financer huit nouveaux Airbus A320-200, avec le double avantage d’être en conformité avec les principes de la Charia et de bénéficier de conditions favorables par rapport à un prêt classique.
Cette opération, soutenue et validée par la Banque centrale de Malaisie et l’Autorité du centre financier offshore de Labuan (LOFSA), confirme l’expertise de Natixis dans les financements aéronautiques « islamiques », qui a valu à la banque française deux Awards internationaux récompensant l’innovation dans les produits financiers Shariah compliant (cf notre base « archives).
'La finance islamique n'a pas vocation à remplacer le système capitaliste, juste à lui apporter une éthique' |
03/11/2008
Samedi 25 octobre s’est tenu un séminaire de formation de l’AIDIMM (Association d’Innovation pour le Développement économique et IMMobilier).
Pour son président, Anass Patel, "la finance islamique n'a pas solution à tous les problèmes, et n'a pas vocation à remplacer le système capitaliste en place. Elle a besoin de toutes ses énergies, mais peut apporter une conception, un regard différent, une certaine éthique dans les affaires".
L’AIDIMM a déjà contribué, en partenariat avec le cabinet de conseil britannique spécialisé en finance Islamique, IFAAS (Islamic finance advisory and auditing services), à la création d'ACERFI (Audit, conformité et recherche en finance islamique), premier comité d'éthique francophone de la finance islamique et "structure de base en vue de l’élaboration du premier Shariah Board francophone".
L'ACERFI est composée entre autres personnalités de Cheikh Zakaria Seddiki, Cheikh Mohammed Patel ou encore de Cheikh Mohammed Al Bachir, ce dernier faisant partie des trois principaux intervenants de la journée, les deux autres étant Oumar Seye, contrôleur financier, et Hakim Latrache, auteur d’une thèse sur la "recherche de formules innovantes d’accession à la propriété".
[Extraits d'article: Saphir News]
Finance islamique pour le Groupe Zurich |
03/11/2008
Le groupe Zurich a conclu un accord de coentreprise avec la société Abu Dhabi National Takaful Company PSC, un assureur basé à Abu Dhabi. La nouvelle entité, qu'il contrôlera à 51%, va s'installer à Dubaï, dans le Dubai International Financial Centre. La notion de Takaful fait référence à un type particulier d'assurance, conforme aux principes de la Chari’a (loi islamique).
La Banque islamique de développement soutient un projet agricole en Mauritanie |
02/11/2008
La Banque islamique de développement (BID) va accorder à la Mauritanie plus de 10M$ pour le financement d'un projet d'aménagement agricole du lac R'Kiz, dans le sud-ouest du pays, indique un communiqué du ministère des Affaires économiques et du Développement, publié dimanche à Nouakchott.
La décision a été prise le 27 octobre à Djedda, en Arabie Saoudite, lors d'une session du Conseil des directeurs exécutifs de la BID.
Ce financement va servir à l'aménagement de 2.400 hectares et à la réalisation d'infrastructures de base. «L'approbation de la participation de la BID au financement de ce projet illustre la confiance dont la Mauritanie jouit auprès des partenaires au développement», souligne le communiqué.
[PANA]
Options islamiques pour les flottes aériennes |
31/10/2008
Diverses sources font état de pourparlers de Boeing avec des banques du Golfe pour étudier des financements – ou des co-financements – islamiques, pour l’achat – ou la location - d’appareils civils du constructeur américain.
Airbus développe également, sur ce secteur, des co-financements conventionnels-islamiques, via notamment de grandes banques françaises, parmi lesquelles Natixis a été distinguée, il y a deux ans, par deux Awards internationaux, qui ont été présentés au Ier Forum Français de la Finance Islamique.
Les techniques de montage de co-financements de ce type fera l’objet d’un des ateliers
du II Forum Français de la Finance Islamique, qui se tiendra le 26 novembre prochain ( www.forumfrancais-financeislamique.com.
Les profits d’Emirates Islamic Bank ont bondi de 207% |
30/10/2008
Emirates Islamic Bank a annoncé hier une grande augmentation de ses profits de 207% au troisième trimestre atteignant les 120M$ contre 39M$ à la même période l’année dernière.
La banque islamique a indiqué que ses revenus ce troisième trimestre sont d’environ 320M$ comparés aux 178M$ à la même période l’année précédente.
Les services du Shariah Supervisory Board de Failaka/Amanie |
30/10/2008
Failaka Advisors, le leader en matière de recherche sur les fonds islamiques vient d’annoncer sa volonté de servir davantage l’industrie de gestion de fonds islamique en collaborant avec Amanie Business Solutions pour lancer ses propres services de conseil de conformité à la Charia pour les fonds de long terme dans les régions du Moyen Orient et d’Afrique du Nord.
Ce comité prendra le nom de ‘Amanie-Failaka International Shariah Supervisory Board’ et sera composé de quatre jurisconsultes parmi les plus renommés : Dr. Mohamed Ali Elgari (Arabie Saoudite), Dr. Mohd Daud Bakar (Malaisie), Dr. Muhammad Amin Ali Qattan (Koweït), Dr. Osama Al Dereai (Qatar)
Le secrétaire général de l’AAOIFI relance la polémique sur les causes du recul du marché des sukuk |
29/10/2008
« Les déclarations faites par notre président du Sharia board à propos de la non- conformité de certaines sukuk ont fait s’effondrer le marché », a regretté le secrétaire général de l’AAOIFI, l’organisme d’élaboration des standards internationaux de la finance islamique.
Mohammed Nedal Alchaar fait référence, dans son propos, à la déclaration de novembre 2007 de Cheikh Mohammed Taqi Usmani, l’un des plus renommés jurisconsultes de la finance islamique, soutenant que 85% des sukuk n’étaient pas conformes à la Charia, qui avait causé force spéculations et participé, sans doute, au recul soudain de ce marché, jusqu’alors florissant.
Usmani n’a, quant à lui, pas voulu commenter en retour les propos du Dr. Alchaar.
Koweït : garantie des dépôts bancaires |
29/10/2008
Le Parlement koweïtien a approuvé à une écrasante majorité un projet de loi garantissant les dépôts dans les banques locales. L’adoption de cette loi est intervenue après que Gulf Bank, la deuxième banque commerciale du riche émirat pétrolier, a annoncé avoir subi des pertes à la suite de transactions sur des produits dérivés.
La nouvelle loi autorise le gouvernement à recourir à des fonds publics pour couvrir le déficit que pourrait accuser une banque, sans fixer de restrictions sur les montants à verser ou la période des garanties. Ces garanties couvriraient aussi bien les comptes courants que d'épargne, selon le texte.
Le ministre des Finances, Mustafa Al-Chamali, a déclaré après le vote que la loi "servira à stabiliser le secteur bancaire et à rassurer les déposants".
"Nous ne permettrons à aucune banque koweïtienne d'être affectée par la crise financière mondiale", a-t-il ajouté aux journalistes. Il a cependant indiqué que "cette loi n'était pas nécessaire, mais elle a été adoptée dans la foulée de mesures similaires prises par des pays voisins".
Le Koweït est le troisième pays arabe du Golfe, après les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite, à annoncer des garanties gouvernementales sur les dépôts bancaires dans la foulée de la tourmente financière qui ébranle les principales Bourses et qui menace d'une récession économique dans le monde.
Mercredi, M. Chamali avait annoncé que son gouvernement apporterait de l'argent frais au capital de Gulf Bank si ses actionnaires le demandaient.
La Banque centrale de Koweït avait annoncé dimanche que Gulf Bank avait subi des pertes en raison de transactions sur des produits dérivés en euros pour le compte de certains clients, et nommé un contrôleur pour cette banque dont la cotation en Bourse est suspendue depuis dimanche.
Les difficultés de cette banque ont amené le gouvernement à s'engager à garantir les dépôts dans les banques de l'émirat et à déposer son projet de loi.
Le Koweït compte sept banques commerciales et trois banques islamiques. Leurs dépôts cumulés s'élevaient fin septembre à 22 milliards de dinars (82 milliards de dollars).
L’IDB finance les projets environnementaux marocains |
29/10/2008
Le Roi Mohammed VI a adressé un message aux participants à la 3e Conférence des ministres de l'Environnement des Etats membres de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), dont les travaux se sont ouverts mercredi matin à Rabat.
Après avoir rappelé que « plus de 120 grands ouvrages hydrauliques ont été construits, permettant la mobilisation d'une retenue supérieure à 16 milliards m3…. qui apportent une plus grande protection contre les inondations, tout en favorisant la mobilisation des ressources en eau pour répondre aux besoins du pays en périodes de sécheresse»,
le Roi a précisé que « ces projets n'auraient pu voir le jour sans un soutien islamique efficace et sans la solidarité des organismes islamiques de financements », remerciant, à cet égard, la Banque Islamique de Développement et les fonds arabes concernés.
Un appel pour l’établissement de procédures pour réguler la finance islamique |
29/10/2008
‘The 3rd Annual World Islamic Infrastructure Finance Conference’ vient d’avoir lieu à Doha.
Dans son discours d’ouverture, le ministre des finances et de l’économie, Yousuf Hussain Kamal, a souligné l’importance pour les banques centrales des pays islamiques de mettre en place des procédures conjointes pour réguler la finance islamique.
Il a indiqué que les banques centrales devaient inclure un chapitre sur les transactions financières sharia-compliant.
Un programme de travail sur la micro-finance islamique |
29/10/2008
Un programme de travail sur la micro-finance islamique a été organisé par le forum de discussions sur la finance islamique IBF.net et son Institute of Microfinance and Development à New Dehli.
Des personnes comme Mohammed Obaidullah, économiste en chef à la Banque islamique de développement (IDB) et Dr Ausaf Ahmad, l’ancien économiste en chef à l’IDB et président d’IBF Net, étaient présentes lors de ce rendez-vous
Un livre "Introduction to Islamic Microfinance" par Dr Mohammed Obaidullah a été présenté à cette occasion.
Emirates NBD reçoit une équipe du FMI |
29/10/2008
Emirates NBD le plus grand groupe bancaire du Moyen-Orient en termes d’actifs, qui a une partie de ses activités sharia-compliant, a reçu une délégation de haut niveau du Fonds Monétaire International (FMI).
La délégation a discuté des récents développements dans le secteur bancaire et sa performance et des récents développements des marchés financiers et d’immobilier, ainsi que la demande de crédit, et les sources et utilisations des fonds dans le pays et dans la région.
Un groupe de travail de la Banque islamique de développement pour étudier les effets de la crise financière internationale |
29/10/2008
La Banque islamique de développement a approuvé la formation d’un groupe de travail composé d’experts et de praticiens pour étudier les effets de la crise financière internationale sur l’industrie de la finance islamique.
Les sharia scholars débatent du credit crunch à la première session du CPD en Angleterre |
28/10/2008
Après le lancement officiel par la Secrétaire d’Etat au Trésor, Kitty Ussher, la session inaugurale du programme du Continuing Professional Development (CPD) a pris place le 25 octobre.
'The Islamic Finance Council UK (IFC) and the Securities & Investment Institute (SII) programme’ a pour la première fois réuni les principaux jurisconsultes britanniques et internationaux, comme le très renommé Cheikh Nizam Yaqubi et Dr.Daud Bakr. Ce dernier a souligné l’importance pour les jurisconsultes de participer à de tels programmes.
Un point clé couvert durant le programme a été une analyse détaillée de la crise mondiale du crédit. Cet événement a fourni le premier forum formel en Angleterre pour les principaux sharia scholars de la finance islamique pour discuter de la crise financière mondiale et comparer les approches financières conventionnelles et islamiques.
Le ‘CPD programme’ a été entièrement soutenu par la UK Trade and Investment, ainsi que par Lord Digby Jones, Ministre du commerce extérieur -Minister of State for Trade and Investment- et par les sharia scholars de part le monde.
Un appel pour de nouvelles banques islamiques d’investissement |
28/10/2008
Face à la crise financière actuelle, l’industrie financière islamique devrait mettre en place des banques d’investissement pour mettre en œuvre la mission du système économique islamique et présenter au monde une nouvelle vision et différentes méthodes de gestion d’actifs et de nouveaux produits d’investissement correspondant à de la vraie valeur économique, a déclaré Ahmed Mohammed Ali, président de la Banque islamique de développement.
Cette intervention a eu lieu lors de la séance d’ouverture du ‘Forum on Global Financial Crisis and its Impact on the Islamic Financial Industry’ au siège de la Banque islamique de développement dont le but était de valoriser la finance islamique en tant qu’alternative au système conventionnel.
« L’ordre économique islamique, la solution à la débâcle financière mondiale » |
27/10/2008
« L’ordre économique islamique est la solution à la débâcle financière mondiale ». Ce point de vue tranché est celui d’un théologien de l’université Al-Azhar du Caire, Shoib-bin-Mukhtar, s’exprimant lors d’une conférence à l’université de Cashmir où il intervenait sur le thème, "Global Financial Debacle- An Eye-Opener Towards Framing Islamic Economic Order”.
« Le système économique islamique a été un système couronné de succès depuis des milliers d’années et il peut seul guérir et empêcher l’occurrence de la crise économique à laquelle le monde est confronté actuellement. Il a déjà interdit les facteurs qui ont mené à la crise économique », souligne le théologien.
Pour ce religieux, « l’économie capitaliste est suicidaire tout comme le socialisme communiste l’était ; seul le modèle islamique est le palliatif aux problèmes économiques ».
First Investment Bank : une nouvelle banque islamique à Bahreïn |
27/10/2008
Une nouvelle banque islamique d’investissement de 200M$ de capital autorisé vient d’être créée à Bahreïn. Il s’agit de First Investment Bank qui projette d’investir dans la région du Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Ses shareholders sont First Investment Company, Koweït; Boubyan Bank, Koweït; Commercial Real Estate Company, Koweït; Gulf Investment House, Koweït; Tabayun Investment SPC, Bahreïn; Abdullatif AlIssa Group, Arabie Saoudite; Al Mawarid Finance, Dubaï; et Noor Capital, Abu Dhabi.
Le président de First Investment Bank est Dr Mohammed A. Al-Alloush, personnalité très reconnue dans le milieu de la finance islamique.
Les actifs des institutions islamiques à Bahreïn ont augmenté de 34,4% la dernière année, avec les banques islamiques totalisant 16,4Mds$ l’année dernière. Ces chiffres relatent la croissance significative que le secteur financier islamique connaît actuellement.
Le sharia board de la banque est considéré par celle-ci comme progressiste, avec des jurisconsultes tells que Cheikh Nizam Yaqubi, Cheikh Esam Mohammed Ishaq et Cheikh Dr. Abdul Aziz Al Qassar.
Les autorités américaines à l’écoute de la finance islamique |
27/10/2008
Le Trésor américain admet examiner les fondamentaux de la finance islamique qui pourraient être pris en compte pour sortir de la crise financière actuelle, a déclaré Robert Kimmitt, le secrétaire délégué intermittent du Trésor, lors d’une conférence à l’Ambassade américaine en Arabie Saoudite, en présence de l’ambassadeur américain à Ryad, Ford M. Fraker.
M. Kimmit, qui a été managing director de 1993 à 97 de Lehman Brothers, est en tournée dans la région pour présenter la stratégie américaine de sortie de la crise financière et écouter les points de vue des autres pays.
« Nos experts au Trésor ont eu connaissance des principales caractéristiques de la finance islamique […] ». Soulignant que le système financier islamique a, jusqu’à présent, réussi à résister à la crise financière mondiale, M . Kimmitt a déclaré « que la finance islamique est un enjeu important qui est en train d’être discuté en ce moment par des experts à la fois des secteurs privés et publics. »
La Banque islamique de développement finance des banques en Turquie |
26/10/2008
Des banques turques ont signé un deal de 60M$ avec la International Islamic Trade Finance Corporation (ITFC), une entité autonome au sein de la Banque islamique de développement (IDB). Cet accord a été conclu en présence du premier ministre délégué Nazim Ekren avec la Participation Banks Association of Turkey, qui inclut 4 des principales institutions financières du pays : Turkey Finance, Al Baraka Turk, Bank Asya and Kuwait Turk Bank.
Dr. Waleed Al Wohaib, CEO d’ITFC, a déclaré, « le montant total des accords signés est de 60M$ et le but est de faire croître les échanges commerciaux entre les pays membres de l’Organisation de la Conférence Islamique pour amener la prospérité sociale et booster le développement économique. »
Un groupe britannique prêt à lancer un fonds islamique basé pour l’agriculture |
25/10/2008
The Cru Investment Management, une compagnie d’investissement basée au Royaume-Uni ayant sous gestion plusieurs milliards de dollars, a pour objectif de lancer un fonds islamique aux Emirats Arabes Unis, qui sera focalisé sur l’agriculture commerciale en Afrique. Le nouveau Islamic Africa Agriculture Fund sera mis sur pied en mars prochain.
Cru a de grandes ambitions, puisque cette compagnie projette de lever 13 Mds$ d’ici quelques années pour investir dans différents pays d’Afrique sub-saharienne.
La finance islamique cherche à tirer profit de sa spécificité éthique |
24/10/2008
[Le Monde]
L'un des plus influents théologiens musulmans au monde, Youssef Al Qaradaoui, en est persuadé : la crise financière actuelle prouve toute la pertinence de la finance islamique. "L'effondrement du système capitaliste fondé sur l'usure et sur le papier et non sur l'échange de marchandises démontre que la philosophie économique islamique se tient", a déclaré, le 12 octobre à Doha, celui qui fut dans les années 1970 l'un des premiers promoteurs de la finance islamique.
La réalité est plus nuancée, même si, avec son éthique particulière, la finance fondée sur la loi islamique pourrait échapper en partie aux dérives observées ces derniers temps. Ainsi que le rappellent les spécialistes, elle est théoriquement adossée à l'économie réelle, selon le principe suivant : on ne vend que ce que l'on possède. Les ventes à découvert sont interdites, de même que la spéculation ou les opérations incertaines ; pertes et profits sont partagés entre les acteurs, l'usure est prohibée et l'argent ne peut être investi dans les secteurs liés à l'alcool, au porc, à la pornographie.
En vertu de ces principes, les banques islamiques n'ont théoriquement pas misé sur les subprimes, ces crédits hypothécaires à risque à l'origine de la crise actuelle. "Mais, nuance Ibrahim Zeyyad Cekici, enseignant-chercheur à l'Ecole de management de Strasbourg, qui lance en janvier la première formation universitaire française consacrée à la finance islamique, ces crédits hypothécaires risqués ont été titrisés, souvent revendus sous forme de produits dérivés sur les marchés financiers, et on ne sait pas encore avec exactitude qui a investi. Il faut attendre la publication des résultats financiers pour connaître précisément les conséquences de cette crise sur la finance islamique."
"Ce secteur, qui pèse jusqu'à 1 000 milliards de dollars (765 milliards d'euros), constitue une goutte d'eau dans l'économie mondiale, et ses acteurs évoluent dans un monde interconnecté", précise Mohammed Boulif, consultant en finance islamique, basé à Bruxelles. Il souligne que les banques islamiques des pays du Golfe ont investi l'argent du pétrole dans des actifs immobiliers ou des compagnies occidentales, qui sont à leur tour touchés par la crise.
CROISSANCE DE 10 % À 15 % PAR AN
Portée par une forte demande, la finance islamique connaît une croissance de 10 % à 15 % par an, et l'offre de ses produits financiers se développe à un rythme soutenu. Un emballement jugé trop rapide par certains experts. "En voulant aller trop vite, la finance islamique a tendance à créer des produits "islamiques" imitant en fait les produits conventionnels", note M. Boulif.
Des théologiens s'en sont émus, estimant récemment que "la majorité des sukuk (certificats islamiques) n'étaient pas conformes à la loi islamique". "Le sharia board (comité de surveillance) de l'AAOIFI (Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions) a redéfini des conditions plus rigoureuses de la légalité islamique de ces sukuks", rappelle M. Cekici.
Malgré ces limites, la finance islamique, réputée plus éthique, plus solidaire et plus écologique, pourrait profiter de "la crise de confiance des particuliers et des investisseurs dans le système financier conventionnel", juge Jean-Paul Laramée, directeur général de Secure Finance, spécialiste du sujet.
Son succès auprès des minorités musulmanes des pays européens s'inscrit en outre dans un contexte d'affichage identitaire revendiqué, au même titre que la consommation de produits hallal. En France, colloques et formations sur la finance islamique se multiplient. Et, en mai, un rapport du Sénat l'a reconnue comme un enjeu de développement des années à venir.
« Le potentiel [de la finance islamique ] est là »,en Europe, affirme le gouverneur délégué de la Banque du Liban |
24/10/2008
Avec le resserrement du crédit, les Européens regardent de plus près la finance islamique. « Le potentiel est là », a souligné dr. Ahmed Jachi, premier gouverneur délégué de la Banque centrale du Liban, qui sera l’un des invités-vedettes du prochain (26/11) Forum Français de la Finance Islamique (www.forumfrancais-financeislamique.com), lors d’une conférence, il y a quelques jours. « La seule question est de permettre la création concrète du marché », a-t-il lancé à l’adresse des autorités de régulation européennes et françaises, soulignant l’intérêt d’accroître rapidement les efforts entrepris pour permettre aux musulmans d’investir et d’avoir accès à des services bancaires en conformité à la Chariah, à l’instar e ce qui a déjà été entrepris en Angleterre, où la finance islamique est déjà intégrée dans le système financier.
Au cours de ce colloque, M. Antoine Decitre, managing director de Velcan Energy, qui développe des centrales hydro-électriques au Brésil et en Inde, a fait part de ses contacts avec une banque islamique intéressée par des financements écologiques et dont les projets ont pour but d’aider les populations pauvres.
Les banques islamiques peu touchées par les perturbations économiques mondiales |
24/10/2008
Les perturbations économiques mondiales n'ont pas d'impact négatif sur les banques islamiques en Malaisie et dans le reste du monde, a déclaré Mohamed Azahari Kamil,
PDG de la Asian Finance Bank (AFB), banque islamique de Malaisie.
Selon lui, les banques islamiques, très prudentes dans la conception de leurs produits, pourraient souffrir de l'exposition en terme de change, mais ne seraient pas considérablement touchées par la crise mondiale.
L'AFB est l'une des trois banques islamiques étrangères ayant obtenu une licence
de la banque centrale malaisienne. Elle est appuyée par un consortium d'actionnaires des principales institutions financières du Moyen-Orient, notamment la Qatar Islamic Bank, la RUSD Investment Bank Inc d'Arabie Saoudite et la Global Investment House du Koweït.
La crise financière mondiale et la finance islamique |
23/10/2008
« Le système de finance islamique, en introduisant une plus grande discipline dans l’économie et en liant l’expansion du crédit à la croissance de l’économie réelle, est capable de réduire la sévérité et la fréquence des crises financières », pense Umer Chapra, un économiste saoudien renommé et lauréat du King Faisal International Prize for Islamic Studies ».
« La finance islamique peut aussi réduire le problème des emprunteurs de subprime en leur fournissant des prêts à des montants abordables. Cela sauvera des milliards de dollars qui sont dépensés pour payer les banquiers riches ».
M. Charpa estime le marché des dérivés à 600 billions, plus de 10 fois la taille de l’économie mondiale. Les dérivés décrits par George Soros comme « des bombes à hydrogène » et par Warren Buffet comme des « armes financières de destruction massives », incluent des credit default swaps (CDS) d’un montant de 54,6 billions $, estime-t-il.
Décrivant les régimes de régulation en finance islamique, M.Chapra précise : « Les actifs qui sont vendus ou loués doivent être réels, pas imaginaires ou virtuels ; le vendeur doit posséder les biens vendus ou loués ; la transaction doit être authentique avec la pleine intention de les livrer ; et la dette ne peut être vendue et, ainsi,le risque associé avec lui ne peut être transféré à quelqu’un d’autre. »
Pour Umer Chapra, la finance islamique peut éviter les transactions spéculatives en étant la contrepartie de l’économie réelle et restreindre l’expansion excessive du crédit.
La crise financière actuelle a été rendue possible, selon lui, en raison de trois facteurs : « une discipline de marché inadéquate dans le système financier résultant de l’absence de partages de pertes et profits (PPP) ; la folle expansion de la taille des dérivés, en particulier les CDS ; et le concept de ‘too big to fail’ des banques qui croient que la banque centrale viendra toujours à leur secours. »
BNP Paribas reçoit le prix de la ‘Islamic Finance House of the Year’ |
23/10/2008
BNP Paribas, qui a créé son département de finance islamique en 2003, sous le nom de Najmah, s’est vu décerner le prix de la ‘Islamic Finance House of the Year’ au cours de la cérémonie des Banker Investment Banking Awards à Londres. Le prix a été remis à Jacques Tripon, directeur régional Corporate et finance islamique.
Booz & Company souligne le potentiel de la finance islamique en Suisse |
23/10/2008
La tradition veut que la Suisse soit une des plus importantes places financières offshore au monde, très prisée des clients issus du monde islamique. "Nous voyons dans le secteur de la gestion de fortune islamique un énorme potentiel de croissance pour les établissements financiers suisses", affirme Carlos Ammann, Président Directeur Général et expert du secteur financier de Booz & Company. Rien que dans les Etats du Golfe, le potentiel de marché à conquérir dans ce domaine s'élève à près de 170 milliards de
francs.
"Les grands instituts financiers suisses et les principales banques privées ont déjà renforcé leur présence onshore dans les principaux marchés musulmans au cours des dernières années. Néanmoins, le potentiel pour les offres conformes à la Charia dans les secteurs des banques privées et de la gestion de fortune a été insuffisamment exploité", explique M. Ammann. Sur le plan de la concurrence internationale, les banques suisses disposent des meilleures conditions, jouissant d'une excellente réputation dans le monde islamique.
Le "Swiss Islamic Banking" pourrait ainsi devenir un avantage compétitif décisif par rapport aux concurrents internationaux tels que la Grande-Bretagne, l'Allemagne ou l'Asie.
‘’L'essentiel est de développer des approches holistiques pour la gestion de fortune islamique prenant en considération les restrictions particulières au système financier islamique et assurant dans le même temps une performance concurrentielle", explique Philipp Wackerbeck, expert en finance islamique de Booz & Company. Mais les établissements financiers suisses ne devraient plus uniquement se concentrer sur le marché des Emirats arabes unis et du Singapour comme ils l'ont fait jusqu'à présent mais aussi réaliser des potentiels en Arabie saoudite, au Koweït et en Indonésie.
"Par ailleurs, il s'agit de combiner les offres onshore et offshore de manière intelligente pour ne pas céder le terrain en Suisse à la concurrence étrangère", poursuit M. Wackerbeck. Les établissements financiers expérimentés de l'espace arabe se montrent déjà intéressés par la conquête de la clientèle musulmane en Europe.
Faisal Private Bank, la première banque islamique suisse, offre depuis peu ses services aux musulmans fortunés directement en Suisse depuis Genève.
L'étude de Booz & Company recommande par ailleurs de répondre à la demande croissante en financements conformes à la Charia également dans les domaines des activités de banques de gros et de la gestion d'actifs en proposant des offres novatrices telles que des obligations islamiques, fonds de crédit-bail ou des fonds indiciels négociables en bourse sur des indices islamiques. A la différence de ces relais de croissance prometteurs, le marché suisse de la banque de détail n'offre que peu de potentiel pour les services financiers islamiques en comparaison avec les autres pays européens. Les experts de Booz & Company ont calculé pour ce secteur une taille de marché annuelle d'environ 270 millions de francs, principalement pour les solutions hypothécaires, crédits de consommation et produits d'épargne conformes à l'Islam.
Pas de nécessité de fusion pour les banques islamiques des Emirats |
23/10/2008
Alors que la fusion de Amlak et Tamweel est annoncée, que la fusion d’Emirates Bank et National Bank of Dubai (NBD) - désormais Emirates NBD - s’est révélée un succès, la question des fusions pour les banques islamiques des Emirats Arabes Unis pourrait se poser, notamment en raison de l’instabilité financière,.
Parmi les 48 banques opérant aux Emirats, « les 8 banques islamiques n’ont pas besoin de fusionner, étant donné qu’elles ont chacune plus de 1Md de dirham [272M$] de capital », affirme Dr Maabad Al Jarhi, Président de l’International Association for Islamic Economics.
Pour Dr Ahmed Al Janahi, directeur-adjoint de Noor Islamic Bank et Noor Islamic Group, « il est possible qu’Al Noor Bank fusionne avec une autre. Mais, l’idée n’est pas discutée actuellement, la banque étant nouvelle et bénéficiant d’un capital versé de 3Mds de dihram [817M $] et d’un important portefeuille d’investissements de 18Mds de dihram [4,9Mds].»
Les profits de Sharjah Islamic Bank bondissent |
23/10/2008
Sharjah Islamic Bank, troisième prêteur sharia-compliant des Emirats par sa valorisation, a connu une hausse de 88% de ses profits au troisième trimestre. Le revenu net a cru à 25,95M $.
Sharjah Islamic Bank est détenue à 47% par le gouvernement de Sharjah et Kuwait Finance House.
Malgré le marché baissier des sukuk, une hausse de ceux-ci annoncée |
22/10/2008
Même si la liste des retards des émissions de sukuk s’allonge, le marché international des sukuk devrait croître à 40-45Mds $ cette année, soit 10% de plus que l’année dernière qui avait vu l’émission de 32,65Mds $ d’entre eux, d’après Baljeet Kaur Grewal, Managing director et économiste en chef à KFH.
Les émissions programmées, selon lui, sont de 34,5Mds $, un chiffre supérieur de 5,6% à l’année dernière.
Les subprimes n’ont toutefois pas été sans effet dans la région, car Dana Gas a été affectée dès l’année dernière. Grewal rappelle le report de l’émission de Dana Gas d’1Md $ initialement prévue en juillet 2007 et qui a été effectuée le 7 octobre. D’autres retards sont ceux d’Ithmaar Bank pour 300M$ et National Bank of Abu Dhabi de 1,7Mds$ jusqu’à ce que les conditions du marché de dettes s’améliorent.
Al Salam Bank débute ses activités en Algérie |
21/10/2008
Al Salam Bank Algeria vient d’être inaugurée le 20 octobre. Dotée d'un capital de 100 millions de dollars américains, la banque entend investir les créneaux de la finance islamique et du crédit à la consommation.
Al-Salam Bank avait obtenu l'approbation du Conseil de la Monnaie et du Crédit pour le lancement de ses activités bancaires en Algérie, avec un réseau réduit de deux agences dans une première phase, qui « connaîtra un développement durable sur les années à venir ».
Dans son allocution, Hussein Mohammed Al-Miza, vice-président, a affirmé que "de grandes opportunités d'investissement existent en Algérie et qu'une grande catégorie de la société algérienne aspire à une ouverture du domaine bancaire en offrant de nouveaux services bancaires islamiques touchant l'ensemble de l'activité économique. Le marché algérien connaît actuellement une vraie révolution en enregistrant 6.162 (projets) estimés à 10 milliards de dollars, outre les investissements directs étrangers (IDE) estimés à 10 milliards de dollars, jusqu'à la mi- 2007 ". Le volume des investissements devrait atteindre 50 milliards de dollars vers la fin de l'année en cours, ce qui fera participer Al Salam Bank au remodelage du paysage économique en général.
[Extraits: Le Maghreb]
La Malaisie souhaite des standards internationaux de finance islamique |
21/10/2008
La Malaisie veut que les autorités de régulation islamiques poussent à la création de standards internationaux, la réduction des différences de doctrine ou d’appréciation étant la condition sine qua non pour que le processus d’intégration puisse s’accélérer et que le marché poursuive sa croissance.
La Malaisie a le plus important marché de sukuk au monde, mais le manque de textes de réglementation et de pratiques standardisées est une contrainte clé pour l’émergence plus rapide du secteur.
“Il n’y a pas de différence basique sur ce qui est considéré comme islamique ou ne l’est pas. Nous sommes d’accord avec 95% des produits. Nous en refusons 5%”, a déclaré le ministre délégué des finances de Malaisie, Nor Mohamed Yakcop.
Une nouvelle formation en finance islamique en Australie avec l’appui de la Bank Negara |
20/10/2008
La Banque centrale de Malaisie, Bank Negara, va participer à l’introduction d’une formation de finance islamique à La Trobe University en Australie, le ‘Master of Islamic Finance Programme’.
Il s’agit de fournir aux étudiants de niveau master des compétences techniques exigées par les marchés financiers islamiques et les institutions.
Les enseignements seront certifiés par l’International Centre of Education in Islamic Finance (INCIEF), un institut de formation dans le secteur, filière de Bank Negara.
Les grands projets peuvent être en danger |
20/10/2008
Avec les conditions de crédit empirant pour les projets immobiliers, la viabilité de certains d’entre eux doit être ré-examinée, selon le dirigeant de Dubai Islamic bank.
« L’époque de l’argent pas cher est passée. Soyez prêts à payer plus cher », a déclaré Khaled al-Kamda à une conférence sur l’immobilier. Dubai Islamic Bank est un des plus importants prêteurs du Golfe et un acteur clé pour les développements massifs aux Emirats tels que le fameux The Palm. Les grandes îles faites par la main de l’homme en forme de palmier nécessitent à eux seuls 13,6Mds $ en 2009.
La fusion entre Amlak Finance et Tamweel se poursuit |
20/10/2008
Dans le prolongement de l’annonce du 4 octobre, où nous avions annoncé la fusion éventuelle entre Amlak et Tamweel, les discussions de fusions se poursuivent et tout comme les consultations avec les principales parties prenantes dont Investment Corporation of Dubai (“ICD”), représentant le Gouvernement de Dubaï. Tous les stakeholders ont réaffirmé leur volonté de voir la fusion aboutir.
« Les deux compagnies forment une partie intégrale du Plan Stratégique du Gouvernement de Dubaï, et sont d’une importance critique pour le développement économique des Emirats Arabes Unis, particulièrement son secteur immobilier », a déclaré Son Excellence Mohammed Ibrahim.
Bank, comme membre du conseil d’administration d’Arcapita Bank. |
20/10/2008
Le président de Qatar Islamic Bank devient membre du board d’Arcapita
Arcapita Bank a nommé Cheikh Jassem bin Hamad bin Jassem bin Jabor Al Thani, président de Qatar Islamic
Deux autres membres du board sont Khalifa Mohamed Al Kindi, directeur général de Abu Dhabi Investment Council et Dr Haji Mohammed Amin Liew Abdulla, directeur général de Brunei Investment Agency.
IDB finance deux projets de développement au Yemen |
18/10/2008
La Banque islamique de développement (IDB) a signé deux accords avec la République du Yémen.
Il s’agit de financer deux projets d’infrastructures routiers et d’approvisionnement en eau -21,2M$.
Les banques islamiques en Europe impactées par la crise |
18/10/2008
La croissance du récent secteur financier islamique sera ralentie comme les marchés de crédit paralysés ont étouffé la demande pour des sukuk, a déclaré John Weguelin, CEO de European Islamic Investment Bank
Si les banques islamiques ne sont pas directement touchées par la crise internationale car elles n’ont pas été exposées aux crédits subprime, elles l’ont été indirectement. Les banques islamiques opèrent sur les marchés des capitaux et les marchés des capitaux –conventionnels et islamiques- ont été impactés de la même manière avec la chute des liquidités, a expliqué John Weguelin.
« Un des secteurs qui a été clairement impacté est le marché des sukuk en raison du resserrement de crédit et le manqué de demande au sein du marché des sukuk pour ces produits », a-t-il dit. « L’exposition concentrée [de cette industrie] à une classes d’actifs limitée en particulier l’immobilier », signifie qu’elle n’échappera pas à la crise mondiale.
L’Algérie doit adopter le système bancaire islamique, selon Soltani |
17/10/2008
Le président du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), Aboudjerra Soltani a mis en doute toutes les déclarations des responsables officiels algériens concernant l’impact de la crise financière internationale sur l’économie de l’Algérie. « Tout ce que disent les responsables officiels est faux. Il est difficile de croire que l’Algérie n’est pas et ne sera pas touchée par les conséquences de la crise qui a ébranlé tout le système financier américain et mondial », a-t-il indiqué à l’ouverture d’une journée d’études concernant la crise économique mondiale organisée hier par son parti à Alger.
Comme solution, le président du MSP propose aux pouvoirs publics d’adopter le système bancaire islamique en Algérie. « C’est un système que nous n’avons pas encore mis en application chez nous. Je pense que l’occasion se présente pour le connaître mieux et surtout pour le généraliser », a-t-il indiqué.
Aboudjerra Soltani a ajouté que « contrairement aux banques occidentales, toutes affectées par la crise mondiale, les banques islamiques n’ont pas été touchées par la crise est sont restées indemnes contre toute menace ».
Crise : la Chari’a, une alternative au système capitalisme " pas encore mûre dans la pratique" |
16/10/2008
La crise financière et la menace d'une récession mondiale confirment, pour certains théologiens musulmans, la supériorité du système économique basé sur la Chari’a qui interdit l'intérêt, mais autorise le bénéfice.
L'actuelle crise a montré "la nécessité d'opérer une refonte radicale et structurelle du système financier mondial (...) et le système économique basé sur les préceptes de l'islam offre une alternative qui pourrait réduire les risques", a déclaré à l'AFP le doyen de la Faculté des Etudes théologiques à l'université de Doha, Hatem Al-Naqrachaoui.
"Les banques islamiques n'achètent pas de crédit, mais gèrent des avoirs concrets (...), ce qui les met à l'abri des difficultés que connaissent actuellement les banques américaines et européennes", a, pour sa part, expliqué le directeur général de la "Qatar International Islamic Bank", Abdel Bassat Al-Chibi.
Intervenant lors d'une récente conférence à Doha, l'influent théologien qatari Youssef Al-Qardaoui a lui aussi vanté les mérites du système islamique.
"L'effondrement du système capitaliste fondé sur l'usure et sur le papier, et non sur l'échange de marchandises sur le marché, est la preuve qu'il est en crise et démontre que la philosophie économique islamique se tient", a-t-il affirmé.
Abondant dans le même sens, un dignitaire saoudien, Souleiman Al-Aoudah, a prôné la tenue d'"un sommet islamique international pour définir le cadre et les étapes d'une alternative économique islamique".
Certains experts admettent toutefois que cette alternative n'est pas immédiatement opérationnelle.
"Théoriquement, le système économique islamique offre un mécanisme complémentaire et solide (...), mais dans la pratique, l'expérience bancaire islamique n'est pas encore mûre, car elle offre des produits limités", a ainsi ajouté à l'AFP M. Aoudah.
Sa prudence est partagée par l'intellectuel égyptien Fahmi Houaidy, pour lequel le système islamique "pourrait apporter des solutions à certains problèmes bancaires, mais ne pourrait pas constituer une baguette magique" pour venir à bout de la débâcle financière qui secoue le monde.
L’ancien patron de Dubai Islamic Bank en garde-à-vue |
16/10/2008
L’ancien patron de Dubai Islamic Bank, Saad Abdul Razak, a été mis en garde-à-vue en raison de preuves d’irrégularités financières dans la filière immobilière de la banque, Deyaar.
Celui-ci, en poste actuellement à l’Investment Corporation of Dubai, a été arrêté pour interrogatoire il y a deux semaines. Abdul Razak fait partie des personnes soupçonnées de fraude dans le cadre de l’enquête judiciaire.
Indonésie : la finance islamique doit connaître une croissance de 52% entre 2008 et 2010 |
16/10/2008
RNCOS, un institut de recherche, vient de publier un nouveau rapport de recherche intitulé « Sharia Banking System in Indonesia ».
Parmi les éléments clés de ce rapport, il est estimé que le marché de la finance islamique en Indonésie doit connaître une forte croissance de 52% entre 2008 et 2010. Par ailleurs, le système bancaire et financier en Indonésie devrait permettre des opportunités d’émissions de sukuk. De nombreux banquiers islamiques sont en train de cibler le secteur des PME, pouvant ainsi engendrer une recrudescence dans ce domaine. Enfin, en termes de financements et de dépôts, le marché de la finance islamique d’Indonésie devrait connaître une forte croissance.
La finance islamique, solution anti-crise ? |
15/10/2008
En pleine crise financière internationale, la Bahrain Islamic Bank (BIsB) affiche une insolente santé avec des profits en hausse de 84% (85 millions de $) au troisième trimestre 2008, contre 46 pour la même période l’année dernière.
Pour le président de la Blsb, Khalid Abdulla Al Bassam, ces excellents résultats sont dus à des investissements prudents et très diversifiés. « Nous ne voulons pas engager la banque dans des opérations risquées, nous faisons donc très attention », explique-t-il.
La Blsb se conforme aux règles de la Charia pratiquant la finance islamique dans les règles de l’art. Résultat : une santé de fer et d’importantes liquidités disponibles.
« La finance islamique a la grand avantage de nous mettre à l’abri de crises comme celle que nous observons actuellement », souligne Khalid Abdulla Al Bassam.
Le royaume du Bahreïn compte plusieurs établissements financiers de cette nature. Les banques traditionnelles opérant sur place ne semblent pas avoir été affectées pour le moment par les turbulences internationales.
« La crise n’affectera pas» la Banque Islamique de Développement |
15/10/2008
Le président de la Banque islamique de développement (IDB), Dr. Ahmad Mohamed Ali, a souligné que son institution bancaire n’était pas atteinte par la crise financière qui affecte beaucoup de banques majeures internationales.
L’IDB a lancé la Déclaration de Jeddah où elle a alloué 1,5Mds $ pour aider les pays pauvres à surmonter la crise alimentaire ; l’IDB a aussi développé un programme spécial allouant 4Mds $ pour 5 ans en direction des 27 membres de l’IDB en Afrique. Enfin, l’IDB a mis en place un programme dans le but est de former les pays membres à la micro-finance.
« Nous [l’IDB] sommes confiants que la crise n’affectera pas l’application de ces trois principes », a déclaré Dr Ali.
La Banque islamique de développement (IDB) projette de tenir un forum spécial à la fin du mois avec les principales banques islamiques pour discuter la menace de la crise financière mondiale sur le Moyen-Orient.
1,74 milliards de dollars de profits pour KFH au 3T |
15/10/2008
Kuwait Finance House (KFH) a enregistré d’importants profits pour le troisième trimestre de 1,74Mds $, soit une hausse de 18% en comparaison des 1,478Mds $ de l’année précédente.
Selon Bader Abdul-Mohsin Al-Mukhaizeem, président et directeur général de KFH : « le profit net a atteint 826,66M $ avec une croissance de 25% comparée à la même période l’année dernière. Le total des actifs est de 39,59Mds $, représentant une augmentation de 8,60Mds $ par rapport à la même période l’année précédente, soit 28% de croissance ».
Le WIBC 2008 entend montrer la stabilité de la finance islamique |
15/10/2008
Le rendez-vous annuel qu’est, pour la 15ème année consécutive, la World Islamic Banking Conference (WIBC) de Bahreïn, s’inscrit cette fois dans une démarche de mise en exergue de la stabilité de la finance islamique face à la crise.
A cet effet, Toby Birch, l’auteur du ‘Final Crash' devrait intervenir à cette conférence accueillant 1000 personnes pour montrer les limites du système capitaliste actuel.
Le centre financier islamique Iskandar, évènement du Cityscape |
13/10/2008
Iskandar Financial District (IFD), le grand projet malaisien de centre financier islamique, a été l’attraction du Cityscape de Dubaï, où sont exposés les projets immobiliers du monde entier.
Le projet d’un montant de 4,5 milliards de dollars, vision du Premier ministre de Malaisie, a pu bénéficier des avancées de 25 ans de développements législatifs en matière de finance islamique, pour faire de l’IFD le cœur de cette finance en Asie du Sud Est. Sa vocation de hub dans cette partie du monde est justifiée par son emplacement à 20km de Singapour et au carrefour de l’Inde et de la Chine.
Qatar Islamic Bank, non touchée par le credit crunch |
13/10/2008
Qatar Islamic Bank (QIB), le plus grand prêteur du Qatar, vient d’annoncer qu’elle ne reverrait pas ses plans stratégiques d’expansion, n’ayant pas été atteinte par la crise du crédit. Les plans d’expansion concernent l’Egypte, la Turquie et le Kazakhstan.
Le CEO de QIB, Mohammed Al Jaidah, a rappelé que la banque « n’était pas exposée au marché américain », exerçant ses activités sur différents territoires comme la Malaisie, l’Angleterre et l’Asie de l’Ouest.
Sur les craintes du manque de liquidité du système financier international, Al Jaidah, a déclaré, « En raison de la confusion sur le marché des actions et de l’appétit pour le marché de l’immobilier, les gens ont tendance à garder lure cash. Vous devez réaliser ceci. Ce cash ne va pas s’évaporer soudainement. Les gens vont toujours garder leur argent, recherchant de bonnes opportunités d’acquisitions. Cet argent va certainement revenir dans le système. C’est juste une affaire de temps ».
Un deuxième sukuk souverain pour créer un nouveau benchmark de prix |
13/10/2008
La raison de la récente proposition de la Banque centrale d’émettre un deuxième sukuk souverain sur le marché international, a pour objectif, selon les économistes, d’établir un nouveau benchmark de prix pour les émissions en ringgit.
« Dans cette crise financière mondiale, si nous (la Malaisie) pouvons lever des fonds dans le marché international, cela signifie que notre notation souveraine de crédit est intacte », selon l’économiste en chef de RAM Holdings Bhd, Dr Yeah Kim Leng.
« Peut-être que le raisonnement est de fournir un benchmark de prix sans risques pour les émissions de bons en ringgit. Pour promouvoir un bon en ringgit, nous avons besoin d’un benchmark qui est liquide et sans risques », a-t-il ajouté.
Le Gouverneur de la Banque centrale, Dr Zeti, a récemment annoncé que la Malaisie devrait vendre un second sukuk souverain. « Nous avons indiqué au gouvernement qu’il serait bon de lever des fonds à nouveau pour accroître notre notoriété dans le marché ».
Cela fait 6 ans que le Gouvernement de Malaisie a émis son premier sukuk international souverain en 2002, entraînant dans sa lancée l’émission par d’autres gouvernements comme les Emirats Arabes Unis, Bahreïn et le Pakistan.
Bahreïn a coté son deuxième sukuk souverain de 350 millions de dollars au London Stock Exchange en mars dernier, où 50% des titres ont été vendus à des investisseurs européens et le reste à des investisseurs du Moyen-Orient.
Un deuxième émission souveraine sur le marché international viserait à financer le déficit du budget de Malaisie.
Pas de menaces sur les banques conventionnelles et islamiques à Bahreïn |
13/10/2008
« A Bahreïn, les banques locales et les établissements étrangers sont sûrs et il n’y a aucune raison de s’inquiéter ». C’est ce qu’a déclaré lundi le gouverneur de la Banque centrale du royaume, Rasheed al-Maraj. Et pour mieux rassurer investisseurs et épargnants, le ministre des Finances, Cheikh Ahmed al-Khalifa, a indiqué que la plupart des banques de Bahreïn avaient procédé à des investissements dans la région en croissance du Golfe plutôt que dans des produits financiers complexes et à risques.
Quand aux établissements pratiquant la finance islamique, le ministre à ajouté qu’ils n’étaient en aucune façon exposés au moindre problème.
« Les transactions à base de riba sont à l’origine de la crise financière mondiale », selon Ahmed Issaâd |
13/10/2008
Comme cela a été le cas au cours des interventions des membres du Parlement, durant les débats autour du projet de loi de finances pour 2009, la crainte vis-à-vis de la crise financière mondiale et de ses répercussions sur l'Algérie a constitué un point important dans les interventions des chefs de groupes parlementaires qui ont souligné,
"la nécessité de prendre des mesures efficaces pour préserver l'économie nationale des conséquences de la crise".
Malgré les déclarations rassurantes du ministre des Finances et du chef du gouvernement, les parlementaires ont jugé qu'"il est plus qu'urgent de réfléchir sur la façon de protéger l'Algérie d'une crise financière dont les conséquences néfastes ont touché même les économies les plus fortes du monde".
Tous les groupes ont évoqué les mesures qu’ils pensent être nécessaires pour pallier la crise financière à venir, selon la plupart. Ahmed Issaâd, le chef du groupe parlementaire du Mouvement pour la société de la paix (MSP), a , quant à lui, recommandé d'encourager l'implantation en Algérie de banques islamiques qui constituent, à ses yeux, une alternative permettant d'éviter les transactions à base de "riba" (l'usure) qui est, selon son analyse, à "l'origine de la crise financière mondiale". A ce titre, le MSP insiste sur "la mise en place d'une économie inspirée des préceptes de l'Islam, qui abolit l'usure, pour prévenir l'économie contre toute crise".
« Remplacer le capitalisme par un système financier islamique » |
12/10/2008
« L’effondrement du système capitaliste basé sur l’usure et le papier et non sur les biens échangés sur le marché est la racine de la crise et montre que la philosophie de l’économie islamique se tient », a déclaré l’influent chef spirituel sunnite Cheikh Yusuf al-Qaradawi.
« Toutes les richesses sont de notre côté… la nation islamique a tout ou presque tout le pétrole et nous avons une philosophie économique que personne d’autre n’a », a déclaré Cheikh Qadarawi à Jérusalem, lors d’une conférence organisée par l’Institution internationale Al Quds pour la conservation de la ville sainte.
Des économistes saoudiens proposent l’adoption de la finance islamique comme substitut à la finance conventionnelle |
11/10/2008
Des économistes d’Arabie Saoudite ont proposé d’adopter la finance islamique comme substitut au système bancaire conventionnel pour résoudre la crise financière internationale, révèle le quotidien pan-arabe Al Hayat. L’économiste Ahmad Al Islambouli est ainsi cité dans l’article.
Première convention-cadre sur les opérations mourabaha |
09/10/2008
L’International Islamic Financial Market (IIFM) a lancé la première convention mondiale sur les opérations financières mourabaha de gré à gré.
La ‘commodity murabaha’, c’est-à-dire des ventes spots islamiques sur les matières premières, est le produit financier islamique le plus utilisé dans le Golfe, en raison de besoins de gestion de liquidité et représente 100 Mds$. A cet effet, une convention-cadre valable partout dans le monde pour ce genre d’opérations vient d’être proposée par l’IIFM.
L’IIFM est une institution créée conjointement par les banques centrales de Bahreïn, d’Indonésie, de Malaisie, du Pakistan, du Soudan, le ministère des finances de Bruneï et la Banque islamique de développement.
L’occident se tourne vers les sukuk alors que les marchés de la dette s’assèchent |
09/10/2008
Les compagnies occidentales incapables de trouver des fonds sur les marchés de la dette se tournent vers les sukuk, a déclaré le secrétaire général de l’Association of Southeast Asian Nations (ASEAN), alors même que le marché des sukuk a chuté depuis l’année dernière.
L’ancien ministre des affaires étrangères de Thaïlande, Surin Pitsuwan, s’exprimait en marge de la réunion regroupant les ministres des finances de l’ASEAN à Dubaï. « Je crois que les compagnies étrangères réalisent qu’il existe des alternatives et vont les explorer davantage, et voir les nouvelles initiatives comme les banques islamiques pour rechercher plus de capitaux et de ressources pour servir leurs clients. C’est certainement en train de croître ».
La Banque Islamique de Développement accorde au Gabon un prêt de 255 millions de dollars |
08/10/2008
La Banque islamique de développement (BID) a accordé au gouvernement gabonais quatre prêts d’un montant global de 255 M$ pour financer la réalisation d’un aménagement routier de 287 km, couvrant les tronçons Lalara-Makokou et Akiéni-Okondja, souligne le communiqué final du Conseil des ministres publié mercredi.
Ce communiqué précise que le démarrage des travaux est prévu courant mars 2009, après adjudication du marché.
Le vaste programme d’aménagement routier défini concerne 800 km de routes au total pour un financement équivalent à 890M$ (426Mds de FCFA).
Le Gabon compte environ 10 000 km de routes dont près de 1000 km sont bitumées et 9 000 km en latérite.
La Banque islamique de développement est un organisme financier créé en 1975 et est basée à Djeddah, en Arabie saoudite.
Le but de la banque, rappelle-t-on, est de stimuler le développement économique et le progrès social des pays membres et des communautés musulmanes, selon les principes de la loi islamique de la Shari'ah.
[extraits: PANA]
Ventes short : la leçon de la finance islamique |
08/10/2008
Pendant la crise financière, le régulateur des marchés américains, la Securities and Exchange Commission (SEC), a interdit la vente short le 24 septembre, avec pour objectif de retirer cette interdiction le 9 octobre. La SEC semble affirmer, d’une certaine manière, un des principes fondamentaux de la finance islamique, pour laquelle ‘être short’ sera toujours interdit.
La vente short intervient lorsque des participants du marché vendent des stocks ou des matières premières qu’ils ne possèdent pas pour profiter d’une chute des prix qu’ils anticipent. C’est une stratégie largement utilisée par les hedge funds, qui sont souvent blâmés pour contribuer à la chute des instruments de marché. D’une part, en étant court, on peut entraîner une avalanche de ventes courtes, engendrant des déséquilibres pour l’entreprise pouvant entraîner sa faillite. D’autre part, la vente short au quotidien est considérée comme de la spéculation. Pour ces deux raisons la vente short est interdite.
« En finance islamique, nous rejetons la façon conventionnelle de penser, qui veut créer un nouveau dollar tiré de chaque dollar », déclare le renommé jurisconsulte Sheikh Dr. Taqi Usmani. « En vendant short, l’‘investisseur’ peut gagner tandis que la compagnie en relation perd de la valeur ».
L’assurance islamique lancée à Maurice |
08/10/2008
La British American Insurance (BAI), l’un des plus grands groupes d’assurance dans l’île Maurice, a lancé la première police d’assurance fondée sur les règlements de la loi islamique appelée "BAI Takaful".
"Notre démarche est d’offrir aux Mauriciens, particulièrement de foi islamique, un produit qui leur offre la tranquillité d’esprit et les bénéfices d’une police d’assurance conventionnelle, sans compromettre leur foi", a déclaré le directeur de cette compagnie, Sansjiv Nuckchady.
Il a rappelé que la loi islamique (Charia) comprend des règlements très stricts qui n’autorisent pas l’investissement dans des produits à revenus fixes et interdisent également certains types d'investissement.
M. Nuckchady a expliqué que la "BAI Takaful" est différente d’une police d’assurance conventionnelle, où les risques sont transférés du détenteur de la police à la compagnie d’assurance.
"La BAI Takaful est une structure où les risques sont partagés entre toutes les parties concernées", a-t-il affirmé.
Les Mauriciens, qui souhaitent souscrire à cette police d’assurance, doivent acheter des unités valant chacune 50.000 roupies (1.725 dollars US) qui seront versées dans un fonds.
"Ce fonds est ensuite investi dans des secteurs qui respectent la Charia, non pas dans des activités ou services illégaux et immoraux au regard de l'Islam et tout bénéfice obtenu est versé au fonds", a souligné le directeur de la BAI.
"Ensuite, le fonds est utilisé pour payer les réclamations en cas de décès ou d’incapacité physique du détenteur de la police ou à terme du contrat qui varie entre 5 et 30 ans", a-t-il ajouté.
La BAI compte aujourd’hui plus de 100.000 clients, une vingtaine de plans d’assurance et d’investissement et neuf succursales à travers l’île Maurice.
[extraits: PANA]
Ajournement d’émission de sukuk pour cause de « credit crunch » |
07/10/2008
Abyaar Real Estate Development Co. du Koweït ajourne la vente de bons islamiques d’1Md$, initialement prévue pour cette année, en raison du « credit crunch » mondial.
« Nous avons ajourné les bons jusqu’à un moment plus propice. Aucune compagnie ne peut émettre de sukuk actuellement. Il n’y a plus de cash », a déclaré le vice-président de la compagnie Marzouk Al-Rashdan.
Nakheel pourrait recourir à un appel public à l’épargne pour supporter le financement de son sukuk |
07/10/2008
Nakheel, le bras de développement immobilier de Dubai World, est en train d’étudier les options pour supporter le financement du sukuk de près 1,1 Md$, dont la maturation est prévue en 2009. Sera envisagée l’option de prendre ou non la voie d’un appel public à l’épargne durant les 12 prochains mois, indique le CEO de Nakheel, Chris O’Donnell.
« Toutefois, précise-t-il, nous avons inclu le montant de remboursement du sukuk dans nos flux de trésorerie futurs, c’est pourquoi nous ne nous attendons pas à rencontrer de problèmes dans le remboursement de la dette. »
La firme s’apprêterait à exporter son expertise pour le développement de fronts de mer dans deux autres pays.
La finance islamique en France |
06/10/2008
A partir de janvier, l'Ecole de Management de Strasbourg proposera pour la première fois en France des cours de finance islamique.
"La finance islamique est une autre façon d'investir, une autre façon d'acquérir un bien. On préfère éviter les transactions incertaines", résume Ibrahim Zeyyad Cekici, membre de l'équipe pédagogique et enseignant-chercheur en droit à l'EMS.
S'il existe déjà un diplôme similaire en Grande-Bretagne, pays où s'est développée la première industrie de la finance islamique en Europe, et de nombreuses formations en ligne, cet enseignement est en France encore inédit.
Le diplôme universitaire propose 405 heures d'enseignement en formation continue. Homologué BAC+5, il est ouvert aux titulaires d'un master, d'un BAC+4 et aux personnes possédant une expérience professionnelle significative.
Au programme : introduction à l'islam, à l'économie et au droit musulman, puis un noyau dur où seront abordés le régime juridique des contrats de droit musulman, le droit bancaire et le droit des marchés financiers avec les titres islamiques.
L'intérêt suscité par ce diplôme adossé à un programme national de recherche dépasse cependant de loin le seul espace français, car les candidatures viennent d'Angleterre, du Maghreb, d'Inde et du Pakistan.
A l'issue de leur année, les étudiants peuvent espérer accéder à des postes à responsabilité notamment dans les secteurs de la banque, des assurances ou de la finance.
Présentant cet enseignement, M. Cekici a souligné que les investisseurs du Golfe persique ont été épargnés par la crise des "subprime" à laquelle est confrontée la finance mondiale.
Car "revendre des créances, les racheter, les revendre, puis les racheter: ce genre de montages n'est pas accepté dans la finance islamique", explique-t-il, le taux d'intérêt variable et la cession de créance étant interdits.
Le développement de la finance islamique, sur fond de crise financière mondiale, est précisément le thème central du prochain Forum Français de la Finance Islamique, organisé le 26 novembre prochain par Secure Finance et la Chambre de Commerce Franco-arabe (cf forumfrancais-financeislamique.com).
Les ajustements de la finance islamique au Maroc |
06/10/2008
« Le Maroc n’est pas opposé aux produits bancaires “alternatifs” (islamiques). La commercialisation de ces produits a commencé dans le royaume (depuis octobre 2007), mais son extension nécessite notamment une formation des personnels des banques, une harmonisation fiscale, le règlement de problèmes comptables et une évaluation des risques », a déclaré récemment M. Abdellatif Jouahri, gouverneur de la Banque centrale du Maroc.
Selon «Ribh», l’observatoire de la finance halal, une dizaine de banques islamiques ont déjà demandé l’autorisation de s’installer au Maroc. Mais aucune réponse. Comme première étape, on les invite, par ailleurs, à nouer des partenariats avec des banques conventionnelles marocaines. Notons que le système fiscal actuel ne favorise pas l’installation ni l’engagement de partenariats. Selon la même source, les produits islamiques sont plus chers de 36% que leurs confrères conventionnels sur le marché marocain.
Avec la prochaine présentation de la loi de finances 2009 devant le Parlement, le 20 octobre 2008, les partisans de la finance islamique au Maroc espèrent toujours un ajustement de la fiscalité en faveur de l’entrée définitive des banques islamiques dans le pays.
[extraits: Webmanagercenter]
M. Abderrahim Bouazza, Directeur de la supervision bancaire de la banque centrale marocaine fera le point sur les produits « alternatifs » et l’avenir de la finance islamique au Maroc, lors du prochain Forum Français de la Finance Islamique, organisé le 26 novembre prochain par Secure Finance et la Chambre de Commerce Franco-arabe (cf forumfrancais-financeislamique.com).
La compétition pour la tour la plus haute du monde est ouverte |
06/10/2008
Le constructeur Nakheel de Dubaï a annoncé son projet de construire une tour d’1 km de haut. L’ensemble du projet pourrait coûter plus de 38 milliards de dollars. Jusqu’à présent, la tour la plus haute du monde, le Burj Al Dubai, dont les travaux seront bientôt achevés, fait 688 mètres de haut, selon son constructeur Emaar.
Selon Chris O'Donnell, CEO de Nakheel, ce projet pourrait être accompagné d’une quarantaine d’autres tours, pour héberger 55 000 personnes.
La compétition pour la tour la plus haute du monde est ouverte puisque Kingdom Holding Company, contrôlée par le milliardaire Prince Alwaleed bin Talal, prévoit de dessiner les plans pour une tour de 1609 mètres à Jeddah ce mois-ci.
Première réunion du groupe de travail entre UK Trade & Investment (UKTI) et Qatar Financial Centre Authority (QFCA) |
06/10/2008
La première réunion du groupe du travail entre la Chambre de commerce et d’industrie du Royaume-Uni (UKTI) et l’Autorité du centre financier du Qatar (QFCA) s’est tenue le 29 septembre dernier, avec pour objectif dedévelopper les liens financiers entre ces deux pays. En juin, le UKTI et la QFCA avaient signé un accord de principe de coopération.
Le Qatar est un des 17 marchés de forte croissance cible de l’UKTI. Andrew Cahn, son directeur général, expose : « avec des revenus affluant de la troisième réserve de gaz naturel du monde, générant plus de 130 milliards de dollars en projets d’infrastructure, il y a désormais une forte demande pour un éventail plus grand et plus sophistiqué de solutions financières au Qatar ».
Les membres du groupe de travail bitanniques sont Gray, Anthony Trew (QNB London -Banque), Simon Powley (European Finance House –Finance islamique), Jose Ribeiro (Lloyds of London – Assurance et Réassurance), Chris Jones (Credit Suisse – Administration de fonds), Patrick Grant - (Schroders Asset Management), Samer Hijazi (UKTI Londres) et Carli Darbyshire (UKTI Doha).
Du côté du QFCA, les membres sont QFCA Pearce, Desmond Holmes (Banque et gestion d’atifs), Fetooh Al Zayani (Assurance et Réassurance), James Sutherland (Assurance et réassurance), Shashank Srivastava (Stratégie et développement), Jon Morton (Développement et formation finanicière) et Steve Martin (Marketing et communication des entreprises).
A noter que la Qatar Islamic Bank est partenaire officiel du prochain Forum Français de la Finance Islamique, organisé le 26 novembre prochain par Secure Finance et la Chambre de Commerce Franco-arabe (cf forumfrancais-financeislamique.com).
Fonds de solidarité islamique : 100 000 dollars octroyés à dix associations au Sénégal |
06/10/2008
Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Dr Cheikh Tidiane Gadio, a présidé, hier, la cérémonie de remise de chèques du Fonds de solidarité islamique (FSI), à 10 associations musulmanes.
Ces associations et institutions musulmanes s’occupent de l’éducation, la formation et l’entretien des mosquées. Cette somme est allouée par le FSI (différent de celui créé récemment pour des grands projets de développement dans les pays pauvres de la Oummah) depuis une vingtaine d’années. Cette année, dans le contexte de l’organisation du Sommet de l’OCI par le Sénégal, dix associations et institutions musulmanes sénégalaises ont pu bénéficier de ce programme, contrairement aux années précédentes où seulement trois ou quatre associations étaient sélectionnées, a précisé Cheikh Tidiane Gadio. Il a ensuite remercié le Fonds de solidarité qui, « par ce geste, illustre son attachement aux valeurs de solidarité et d’entraide qui sous-tendent la religion ».
« C’est un domaine sensible. La donation, c’est bien, mais la transparence, c’est mieux », a-t-il averti en s’adressant aux associations récipiendaires. Pour rassurer sur la transparence du choix des associations bénéficiaires, il a précisé que le ministère des Affaires étrangères peut servir d’intermédiaire entre les associations et le Fonds de solidarité et faire des recommandations, mais n’intervient pas dans le choix.
[extraits: Le Soleil]
Les développements de la finance islamique en Malaisie |
04/10/2008
Le secteur financier islamique de Malaisie est perçu comme un des plus progressistes et attractifs au monde, étant donné les nombreuses initiatives planifiées dans les prochaines années. Les stratégies sont mises en pratique à travers des politiques claires et délibérées dans le cadre du ‘Financial Sector Master Plan’ et du ‘Capital Market Master Plan’.
Actuellement, la Malaisie est le plus grand pays de finance islamique au monde, avec une masse critique d’acteurs diversifiés –banques islamiques de détail, d’investissement, des compagnies Takaful, des institutions financières de développement, des institutions d’épargne, des compagnies de gestion de fonds, des brokers et des unit trusts.
Tan Sri Nor Mohammad Yakcop, ministre des finances de Malaisie, s’exprime sur le rôle de la Malaisie en matière de développement de la finance islamique, avant le rassemblement extraordinaire de l’Association of Southeast Asian Nations.
« Le gouvernement malaisien a toujours été pleinement derrière les initiatives pour développer la finance islamique, depuis ses débuts, il y a plus de 25 ans », indique-t-il.
Parmi les initiatives, « la Malaisie a mis en place des produits pionniers –le premier exchangeable sukuk par Khazanah Nasional Berhad de 750 millions en 2006- et en matière de régulation –la Malaisie est le membre fondateur et accueille le Islamic Financial services Board », selon lui.
D’autre part, « le gouvernement a lancé en août 2006 l’initiative du Malaysia International Financial Centre (MIFC). Cette initiative fournit un cadre coordonné de régulation, des incitations fiscales et facilite l’environnement des affaires ».
Pour Tan Sri Nor Mohammed Yakcop, la coopération entre Dubaï et la Malaisie dans le domaine de la finance islamique « n’est pas un jeu à somme nulle ». Il prévoit de continuer les initiatives en matière de reconnaissance mutuelle des standards nationaux et précise que les investissements croisés entre les deux pays pourraient être bénéfiques.
Fusion annoncée entre Amlak Finance et Tamweel |
04/10/2008
Avec le soutien de Cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, Amlak Finance PJSC et Tamweel PJSC, les deux principaux fournisseurs de financements immobiliers des Emirats, qui sont contrôlés par le gouvernement, ont annoncé qu’ils avaient commencé des pourparlers pour une possible fusion de leurs opérations respectives.
Les principaux actionnaires des deux compagnies –Emaar Properties pour Amlak Finance ; et Dubai Islamic Bank et Dubai World pour Tamweel- sont pleinement favorables à la fusion. Il en résulterait alors le plus important financier d’immobilier du Moyen-Orient.
Le ministre des finances d’Indonésie prévoit un brillant avenir pour les sukuk |
02/10/2008
Selon Sri Mulyani Indrawati, la ministre des finances d’Indonésie, parlant avant la rencontre des ministres des finances de l’Association of Southeast Asian Nations qui aura lieu à Dubaï le 8 octobre prochain, les sukuk ont un avenir particulièrement brillant dans son pays.
« Nous croyons toujours que notre plan de vendre des sukuk est pertinent et nous allons recevoir des réponses positives des investisseurs du Golfe. Notre sukuk attirera les demandes du Golfe pour plusieurs raisons : ce sukuk est intégralement garanti par le gouvernement ; le gouvernement a un bon track-record concernant les obligations, beaucoup d’investisseurs attendent l’émission de sukuk ; et l’Indonésie est le plus grand pays musulman, et le sukuk est un instrument pour améliorer l’amitié entre les investisseurs des pays du Golfe et d’Indonésie », a-t-elle déclaré.
Dubai Bank : un programme 5Mds$ de sukuk |
02/10/2008
Dubai Bank prévoit de vendre cette année 500 millions de dollars de bons islamiques comme première tranche d’un programme d’émission de 5 Mds de dollars. Ceci afin de financer une croissance qui peut l’aider à devenir une source mondiale de prêts islamiques d’ici 2013.
« La première tranche pourrait être vendue dans les deux prochains mois », a déclaré son CEO Salaam al-Shaksy.
Les chefs de file de l’opération pour coter l’émission sur les places de Londres et de Dubaï seront UBS et Standard Chartered.
BankIslami étend son réseau à travers le pays |
30/09/2008
BankIslami Pakistan Limited commence la deuxième phase de son plan de croissance agressive et se dote de quatre branches supplémentaires. BankIslami accroît ainsi sa position de banque islamique leader au Pakistan, qui pourrait s’étendre dans 48 villes d’ici décembre 2008, si elle respecte ses objectifs.
Les principes de la finance islamique protègent les banques islamiques de la crise |
30/09/2008
Le seul respect des principes fondant la finance islamique et notamment l’interdiction de la spéculation et l’absence de revente de dette explique pourquoi les banques islamiques n’ont pas été touchées par la crise, selon des responsables de banques islamiques.
Le CEO de Albaraka Banking Group, Adnan Ahmed Yousif note ainsi que « la finance islamique se distingue par le fait qu’il est interdit d’acheter de la dette sous la loi islamique ; par conséquent, les banques islamiques sont épargnées des effets de la crise financière mondiale ».
Dr. Fouad Nadim Matraji, directeur général de Arab Finance House, souligne, pour sa part, que outre l’absence d’échange de dettes, la finance islamique se caractérise par des projets moins risqués. « Si les profits des banques islamiques peuvent être affectés par la crise financière international, le capital est protégé », explique-t-il.
Le manque de liquidité impacte les émissions de sukuk |
30/09/2008
La moindre liquidité dans le marché international et régional est responsable d’un ralentissement de 39% dans les 8 premiers mois de cette année. Les émissions ont ainsi chuté à 14 milliards de dollars ces 8 premiers mois, contre 23 milliards de dollars durant la même période l’année dernière.
Contrairement à l’argument avancé par certains, imputant cette chute à la déclaration des jurisconsultes de l’AAOIFI, voyant 85% des émissions de sukuk comme non-islamiques, c’est bien le manque de liquidité qui serait la cause de l’effondrement.
Ce que confirme M. Yavar Moini, directeur général des marchés de capitaux à Morgan Stanley, qui souligne que des transactions importantes sont survenues après la déclaration de l’AAOIFI : Nakheel (980M$), Aldar (1Md$), Tamweel (300m$) et Tabreed (460m$).
La finance islamique a son diplôme en France |
29/09/2008
[Les Echos] :
Planche de salut dans la tempête mondiale qui agite la finance classique ? Première en France à se lancer sur ce créneau en formation supérieure, l'Ecole de management de Strasbourg, dirigée par Michel Kalika, vient de créer un diplôme d'université de finance islamique de niveau bac + 5.
Ce cycle de 405 heures devrait commencer avec une promotion d'une quinzaine d'étudiants, tant en formation initiale que continue. « L'université de Durham, en Grande-Bretagne, se lancera dans un an, nous les avons pris de vitesse », se réjouissait mercredi Michel Storck, directeur du centre du droit de l'entreprise de l'université Robert-Schuman à l'issue de la conférence inaugurale donnée par Mohammed Boudjellal, professeur à la faculté des sciences économiques et de gestion de Sétif.
« Dans les années 1970, on prédisait la disparition des institutions financières islamiques, mais elles prospèrent aujourd'hui dans 65 pays. On estime leur nombre à 700, gérant 1 milliard de dollars d'actifs », explique le professeur Boudjellal.
L'économiste algérien n'a pas manqué de faire référence à l'actualité financière pour appuyer ses propos : « Le monde serait meilleur si certaines règles de conduite étaient appliquées. L'économie islamique interdit la titrisation. C'est d'abord une économie monétaire et de marché adossée sur des actifs réels. »
La place londonienne a quelques longueurs d'avance sur la France dans ce domaine mais Christine Lagarde a annoncé début juillet (cf notre base « archives ») son intention de « clarifier » le statut fiscal et juridique de la finance islamique en France. « Ce secteur a un intense besoin de compétences et de recherche. Les débouchés sont évidents et nombreux, dans le secteur financier mais aussi dans l'immobilier, en France et à l'international. Le Luxembourg regarde notre initiative avec le plus vif intérêt », fait observer le professeur Storck qui n'a eu aucun mal à recruter les intervenants dans les plus grandes enseignes de la banque et de l'audit.
Vente de 40% des terrains du projet du Royal Ranches Marrakech |
29/09/2008
Le Royal Ranches Marrakech est un des projets phares au Maroc de Gulf Finance House, banque islamique d’investissement fondée en 1999 et basée à Bahreïn. Le Royal Ranches Marrakech a annoncé la vente d'environ 40% de ses terrains au groupe Equestrian Management Services (EMS). Cette vente représente le troisième projet récemment réalisé par l'EMS dans la région Afrique du Nord et Moyen orient.
Le centre équestre qui sera réalisé à Marrakech comptera parmi les meilleurs de la région en termes d’équipements et de luxe.
Situé sur les hauteurs des montagnes de l’Atlas, Royal Ranches Marrakech sera érigé sur 380 hectares de terrain pour devenir l’un des premiers complexes équestres 5 étoiles à travers le monde.
La conception du projet sera basée sur les spécificités de la culture marocaine et reflétera la signification historique des chevaux dans le royaume.
Royal Ranches Marrakech est le second complexe que les experts du développement d’infrastructure de Gulf Finance House ont lancé au Maroc, le premier étant le Royal Resort Cap Malabata.
Pendant plus de huit ans, Gulf Finance House a réussi à lancer des investissements et projets d’infrastructure économique d’une valeur totale de 12 milliards de dollars et a reçu un nombre de prix pour sa politique innovatrice de la Banque et la Finance Islamique.
Ses parts sont activement échangées dans la bourse de Londres (GDR), Koweït, Bahreïn et Dubaï. L’année 2007 était un succès dans l'histoire de la banque, avec un résultat net de 340 millions de dollars américains et une croissance de 61% en comparaison avec l’année précédente.
Marché des sukuk : le potentiel africain encore inexploité |
29/09/2008
[Les Afriques]:
Dans une étude publiée le 9 septembre par Standard & Poor’s, l’analyste crédit Mohamed Damak souligne l’essor du marché des obligations financières islamiques – les sukuk – et l’intérêt croissant que l’Afrique y porte.
Les Afriques : Dans le rapport qui vient de sortir et dont vous êtes co-auteur, on voit la Gambie apparaître sur le marché des sukuk et d’autres pays africains s’y intéresser. C’est nouveau ?
Mohamed Damak : Absolument. Le marché des sukuk en Afrique est de taille très limitée… pour le moment. Seule la Gambie a émis une série de sukuk – une trentaine – par le biais de sa banque centrale, pour un montant total équivalent à 4 millions de dollars. Mais nous pensons qu’il existe un potentiel pour ce marché en Afrique.
LA : Ce potentiel est-il important ?
MD : Très important. D’ailleurs un certain nombre d’entités domiciliées sur le continent ont déjà annoncé leur intention d’y recourir : la Housing and Development Bank en Egypte projette d’en émettre pour un montant total de 200 millions de livres égyptiennes ($ 37 millions), pour son activité de financement de l’immobilier et des rumeurs de projets de sukuk se font entendre du côté des gouvernements du Sénégal et du Kenya. Le gouverneur de la Banque centrale du Kenya a déclaré publiquement qu’il n’excluait pas d’y avoir recours, à partir du moment où c’est bénéfique pour le pays.
La deuxième raison qui nous pousse à penser qu’il y a du potentiel sur le marché des sukuk en Afrique, c’est que les besoins en infrastructures et les besoins de financement en général sur le continent africain restent très élevés. Une partie de ces besoins pourrait être comblée par la finance islamique, et plus particulièrement par des transactions en conformité avec la charia. On a vu quelques exemples pour des projets en Tunisie et au Maroc lancés par Gulf Finance House, qui est une banque d’investissement basée à Bahreïn. En Tunisie, par exemple, il y a un projet de développer un centre financier offshore. La finance islamique en général, et le marché des sukuk en particulier, pourraient jouer un rôle de pont entre le continent africain, où il y a des pays à fort besoin de financement, et les pays du Golfe qui ont une forte capacité de financement grâce à leur manne pétrolière.
LA : Vous soulignez dans le rapport l’intérêt croissant des pays non musulmans pour ce type de financements. Quels sont-ils en Afrique ?
MD : S’agissant de l’Afrique, la majorité des pays qui ont manifesté leur souhait d’émettre des sukuk sont des pays largement musulmans : je pense notamment au Sénégal et à l’Egypte. Pour les pays non musulmans, ce sont surtout des pays en Europe ou en Asie.
« Sur les huit premiers mois de 2008, seuls 13,3% de sukuk ont été émis en dollars par rapport à 41,8% en 2007 et 85% en 2002 ! »
LA : Autre point souligné dans votre rapport, il y aurait moins d’émissions de sukuk libellés en dollars.
MD : Oui, principalement pour trois raisons. Premièrement, les conditions sur les marchés internationaux sont devenues beaucoup plus difficiles ; deuxièmement, la faiblesse du dollar au cours des 18 derniers mois ; et troisièmement les anticipations d’un changement de la politique de change des cinq pays du Golfe. Aujourd’hui, ces pays (hormis le Koweït) sont en régime de taux de change fixe par rapport au dollar. Or, avec la montée de l’inflation et la faiblesse du dollar, il y a eu une spéculation anticipant que les banques centrales du Golfe allaient changer leur politique de change.
LA : Quelle est l’évolution de ce désintérêt pour le dollar dans le cadre des sukuk ?
MD : Sur la totalité des sukuk émis sur les huit premiers mois de 2008, seuls 13,3% ont été émis en dollars par rapport à 41,8% en 2007 et 85 % en 2002 !
LA : Au niveau des conditions d’émission, comment se comparent les sukuk par rapport à des crédits classiques ?
MD : Par rapport aux émissions conventionnelles, le coût est quasiment équivalent, peut-être avec une petite marge de plus pour les instruments qui sont en conformité avec la charia car les transactions sont un peu plus complexes. Donc, en recourant aux sukuk, il s’agit davantage d’une diversification des sources de financement plutôt que d’accès à des financements moins coûteux.
Croissance rapide de l’industrie Takaful et Retakaful |
29/09/2008
L’industrie Takaful, assurance mutuelle islamique, et Retakaful, réassurance islamique continue à connaître une croissance rapide et est reconnue comme un domaine majeur de toute l’industrie financière islamique.
Selon Datuk Dr Adnan Alias, CEO du Islamic Banking and Finance Institute Malaysia, « tant que le secteur de Takaful est concerné, la croissance est très encourageante. Mais le secteur de Retakaful est aussi en train de prendre forme, même s’il a été introduit plus tard ».
« Actuellement, explique-t-il, une large part du business Retakaful était entre les mains des réassureurs conventionnels car les compagnies locales de Retakaful manquaient de l’expertise nécessaire pour gérer de tels risques ».
Unicorn prête à acheter une banque en Angleterre |
29/09/2008
Unicorn, la banque d’investissement islamique de Bahreïn, a annoncé qu’elle allait dépenser jusqu’à 2Mds de $ pour acheter des banques en Angleterre, en Asie du Sud-Est et dans le Golfe.
Unicorn prévoit aussi d’arranger l’émission de sukuk pour 1,5Mds de $ d’ici la fin d’année. Dans le cas d’un achat d’une banque conventionnelle, Unicorn se dit prête à la transformer en banque respectant les principes islamiques.
Fonds sharia-compliant du Canada : lentement mais sûrement |
28/09/2008
Le Canada connaît doucement l’émergence de la finance islamique sur son territoire.
Le premier fonds sharia-compliant a vu le jour en novembre 2006, sous le nom de the FrontierAlt Oasis Canada Fund.
Celui-ci a augmenté de 1 million de dollars sous gestion à ses débuts à 3 millions aujourd’hui. Il suit les screenings du Dow Jones Islamic Market Index (DJIM), fondés sur les indices sélectionnés par les jurisconsultes du conseil de conformité à la Charia du Dow Jones.
Le Premier ministre d’Ecosse cible les investissements du Qatar |
28/09/2008
Alex Salmond, le Premier ministre d’Ecosse, s’apprête à demander aux riches Qataris d’investir en Ecosse pour apporter les milliards de pounds manquants pour les projets d’infrastructure.
Salmond veut que le Qatar apporte les financements aux projets massifs que le Gouvernement écossais ne peut se permettre, incluant le nouveau Forth Road Bridge de 4Mds de £ et l’installation de câbles sous-marins de 5Mds de £. Il souhaiterait ainsi s’adresser au fonds souverain du Qatar, actuellement de 60 Mds de dollars et qui pourrait doubler d’ici 2010.
Alex Salmond a personnellement sollicité the Islamic Finance Council, un organisme financier d’Ecosse, pour explorer « la possibilité d’utiliser des structures financières islamiques pour répondre aux besoins d’infrastructure d’Ecosse ». A donc été suggérée l’idée d’un sukuk du gouvernement écossais.
Le Maroc prêt à développer la finance islamique |
27/09/2008
Les autorités financières islamiques, critiquées par la puissante opposition islamiste pour le lent démarrage de la finance islamique, sont déterminées à développer des services financiers islamiques. Selon le Gouverneur de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri, lors d’une conférence de presse,
« nous avons commencé l’expérience de la finance islamique. Nous mesurons les résultats et nous partirons de ces éléments pour développer davantage de services bancaires islamiques ».
L’année dernière, le Maroc a autorisé des segments de la finance islamique – baptisés « produits alternatifs » - en partie pour attirer les investissements des pays du Golfe dont dépendent les secteurs du tourisme et de l’immobilier.
Mais des banques ‘entièrement’ islamiques n’ont toujours pas l’autorisation d’opérer en tant que telles. Le Maroc permet seulement à des banques conventionnelles d’offrir des produits Ijara, Murabaha et Musharaka.
Les produits financiers islamiques connaissent toujours une taxation supérieure aux produits conventionnels. « Il y a un problème avec la taxe et nous sommes sur le point de le résoudre complètement », a ajouté Jouahri.
M.Jouahri a indiqué que la Maroc devait autoriser des banques islamiques étrangères à opérer sur son territoire en raison de la position en porte-à-faux dans laquelle se trouvaient de plus en plus les autorités. Il a déclaré qu’une dizaine d’investisseurs des pays arabes et islamiques avaient exprimé l’intérêt d’ouvrir des banques islamiques au Maroc.
M. Abderrahim Bouazza, Directeur de la Direction de la Supervision Bancaire de Bank Al-Maghrib, Banque centrale du Maroc, expliquera la position marocaine et les premiers résultats des « produits financiers alternatifs », très positifs quant à la croissance du taux de bancarisation des populations les moins aisées, lors du II Forum Français de la Finance Islamique, organisé par Secure Finance et la Chambre de Commerce Franco-arabe, le 26 novembre prochain.
Augmentation des revenus nets de BEST Bank de Tunisie de 37% |
27/09/2008
Les résultats de BEST Bank, Bank Et-Tamweel Al-Tunisi Al-Saudi, filiale de Albaraka Banking Group d’Arabie Saoudite, sont en pleine croissance avec une augmentation de 37% de ses revenus nets, de 18% de l’ensemble de ses actifs, de 21% de ses financements et investissements et de 22% de ses dépôts.
Après déduction des ses dépenses d’opérations de 3,26 millions de dollars, le résultat net de ses opérations a connu un accroissement significatif de 37%, passant de 3,88 millions de dollars à 5,33 millions de dollars au premier semestre.
Bank of London and the Middle East partenaire de Blue Ocean |
25/09/2008
Blue Ocean Wireless Ltd (“BOW”), une compagnie irlandaise opérant dans le domaine des communications GSM pour le secteur de la marine marchande, a annoncé aujourd’hui son partenariat avec la banque islamique anglaise, Bank of London and the Middle East (BLME).
Bank of London and the Middle East doit apporter pour 25 millions de dollars de financements pour les projets de développement de Blue Ocean. Cette compagnie est aussi parmi les premières firmes irlandaises à recourir à des financements sharia-compliant.
Zakat payable par carte et en ligne |
25/09/2008
Le Zakat Fund a lancé un nouveau service en ligne sur son site web pour aider les musulmans à payer par carte de crédit la Zakat, ‘la taxe religieuse’ obligatoire pour toues les musulmans.
Ce service est sponsorisé et accrédité par le gouvernement de Dubaï.
Deux projets de financements islamiques à Djibouti |
24/09/2008
Le conseil des ministres vient d’approuver le projet de loi portant ratification d'un Accord de prêt entre la République de Djibouti et la Banque Islamique de Développement pour deux projets. Le premier est destiné à la construction de la route de Loyada pour plus de 9,6 millions de dollars.
Selon le rapport de la séance du conseil des ministres, « l'objectif global du projet vise la réduction de la pauvreté par le développement de l'activité économique au moyen de l'augmentation du trafic de marchandises avec la Somalie, l'intensification de l'intégration économique régionale et l'amélioration des conditions sanitaires des riverains de la route Djibouti-Loyada ».
Le second projet avoisinant les 9 millions de dollars concerne la réalisation de travaux d'infrastructures à Balbala « pour améliorer les conditions de vie de la population locale ».
Deutsche Bank va lancer une plateforme de hedge fund sharia-compliant |
24/09/2008
Deutsche Bank va étendre un service existant sur une base sélective, a déclaré Geert Bossuyt. La plateforme - ou éventail de produits financiers - offrira des techniques pour permettre aux hedge funds de s’ajuster à des règles d’investissements islamiques.
Deutsche Bank va cibler des hedge funds existants qui souhaitent suivre des stratégies sharia-compliant à côté de leurs autres investissements. Cette démarche fait suite au lancement par Barclays de Al Safi en juin et d’un produit similaire l’année dernière par Newedge, la joint venture entre Calyon et Société Générale.
Les transactions sharia-compliant nécessitent de la transparence durant tout le processus d’investissement. La vente short est interdite car cela équivaut à vendre un actif que l’on ne possède pas, et la gestion du risque exclut certains dérivés en raison de leur nature spéculative.
Le service a été approuvé par le sharia board de la compagnie d’investissement, Dar Al-Istithmar, détenue à 55% par le groupe financier allemand.
Le premier bon islamique du gouvernement thaïlandais |
24/09/2008
La Thaïlande prévoit de lever 600 millions de dollars avec son premier sukuk qui cherche à attirer des capitaux du Moyen-Orient pour des travaux publics.
« Nous souhaitons toucher ainsi les petrodollars des pays du Moyen-Orient qui ont beaucoup d’argent », a déclaré Dheerasak Suwannayos, président de la banque d’Etat, Islamic Bank of Thailand. Les bons devraient être à échéance de 7 ans à partir du troisième trimestre 2009.
Koweït : avantage numérique et de croissance pour les entreprises d’investissements sharia-compliant |
24/09/2008
Les entreprises islamiques d’investissement ont dépassé en nombre les institutions financières conventionnelles, avec 48 compagnies islamiques contre 45 institutions conventionnelles à la fin juillet.
Toutefois, en analysant les statistiques publiées par la Banque centrale du Koweït, le volume des actifs gérés par les compagnies islamiques reste toujours inférieur.
Le montant total des actifs détenus par les établissements conventionnels est de 40Mds de dollars (10,6Mds de KD) à la fin du mois de juillet, à comparer aux 30 Mds de dollars (7,9Mds de KD) des entreprises islamiques.
On note un avantage de croissance pour les actifs sharia-compliant depuis janvier de 18,7% pour 14% enregistré par les compagnies conventionnelles.
Iskandar Financial District, nouveau hub de la finance islamique en Asie du Sud-Est |
24/09/2008
Aldar Properties d’Abu Dhabi et Millenium Development International de Malaisie ont annoncé qu’ils seront les leaders du projet de plusieurs milliards de dollars de Iskandar Financial District, à l’extrême sud de la Malaisie, adjacent à Singapour.
L’entité qui investira dans ce projet est Global Capital, regroupant investisseurs du Golfe et de Malaisie, tels que Mubadala, Aldar Properties, Malaysia Ventures, Unity Capital, United World Infrastructure et Iskandar Investment Berhad.
Iskandar Financial District a pour but d’être le hub de la finance islamique en Asie du Sud-Est.
Fin Bank du Nigeria a acquis Arab Gambia Islamic Bank (AGIB) |
23/09/2008
Fin Bank, qui vient de changer son précédent nom de First Inland Bank, a annoncé l’acquisition récente de Arab Gambia Islamic Bank (AGIB) basée à Banjul, en Gambie, dans sa logique d’expansion régionale.
Le directeur général de Fin Bank, Okey Nwosu, a révélé l’acquisition de 70% des parts d’AGIB, montrant ainsi une logique de diversification de la banque avec l’introduction de produits financiers islamiques dans son portefeuille.
AGIB avait été établie par la Banque islamique de développement (IDB), laquelle conserve toujours 15% des parts en l’état.
Des investissements en Malaisie pour Unicorn |
23/09/2008
Unicorn, une banque islamique d’investissement montante basée à Bahreïn, avec une filière en Malaisie, regarde activement de potentiels investissements dans ce pays. Le secteur immobilier figure en place principale sur la liste des investissements envisagés, selon le président de Unicorn International Islamic Bank Malaysia Bhd, Vaseeher Hassan.
Les actifs islamiques du Qatar représentent 16% du total des actifs du pays |
23/09/2008
Si les profits des banques islamiques du Qatar n’ont fait que croître, les actifs sharia-compliant ne représentent que 16% de l’ensemble du secteur financier.
Le nombre de banques au Qatar reste inchangé depuis 2006. Sur les 16 banques qui opèrent au Qatar, neuf sont qataries dont 3 sont des banques islamiques.
Le Qatar bien placé pour prendre l’ascendant mondial dans l’émission de sukuk |
23/09/2008
Selon la nouvelle édition du rapport sur le Qatar de Oxford Business Group, ce pays est bien placé pour prendre l’avantage sur le marché mondial des sukuk.
Même si Qatar Islamic Bank a été créée dès1982, le segment de la finance islamique a jusqu’à récemment joué un rôle mineur au Qatar dans l’industrie financière.
Le rapport montre que la situation est en train de changer. Ces 18 derniers mois, de nouvelles institutions, à la fois locales et étrangères, sont apparues et celles existantes ont élargi leurs activités. Même les banques non-islamiques ouvrent des fenêtres islamiques.
Dubai veut – aussi - être le centre mondial de la finance islamique |
23/09/2008
Dubai Group, un conglomérat de sept institutions financières privées, mise sur la finance islamique pour son expansion.
« C’est important pour nous d’être le centre de la finance islamique », a déclaré Soud Ba'alawy, président de Dubai Group. « La finance islamique croît. Il existe plus d’opportunités et cela signifie qu’il y a la place pour plus de banques. Nous pensons que Dubai [Group] avec Dubai International Finance Centre deviendra le centre de la finance islamique ».
Ba’alawy qui est aussi président du DIFC, dit que les filiales islamiques du groupe - Dubai Banking Group et Noor Investment Group (NIG) - sont dans un mode agressif d’expansion dans la finance islamique pour catapulter Dubaï dans la première ligue.
« Juste comme DP World, Emaar, Emirates et Jumeirah sont des icones dans leurs secteurs, Noor veut être reconnue internationalement comme une icône de la finance islamique » a déclaré Dr Ahmed Al Janahi, Directeur-adjoint de Noor Investment Group.
Le premier cabinet d’avocats d’affaires d’Asie du Sud-Est à opérer au DIFC |
22/09/2008
Le cabinet d’avocats d’affaires Zaid Ibrahim & Co est devenu le premier d’Asie du Sud-Est à recevoir une licence de la Dubai Financial Services Authority (DFSA) pour fournir des services juridiques aux clients du Dubai International Financial Centre (DIFC).
Les opérations de la firme à Dubaï sont dirigées par l’associé senior Farid Hussain et une équipe de finance islamique, de corporate et de financements projets.
Zaid Ibrahim & Co est le plus grand cabinet d’avocats d’affaires de Malaisie avec plus de 160 avocats répartis dans la région asiatique.
American International Assurance Bhd (AIA Bhd) reçoit la première licence d’« International Takaful Operator » |
22/09/2008
American International Assurance Bhd (AIA Bhd) a reçu la première licence d’International Takaful Operator (ITO) de la Banque centrale de Malaisie. La licence va permettre à AIA Takaful International Bank de fournir de ‘l’assurance-vie’ et autres types d’assurance et de réassurance islamiques en devises internationales.
HSBC Amanah a réuni son Global Advisory Shariah Board à La Mecque |
22/09/2008
Dans le prolongement de ses efforts pour engager un dialogue constructif entre sharia scholars et banquiers sur les futurs enjeux de la finance islamique, HSBC Amanah, la division de finance islamique de HSBC, a tenu son 3ème rendez-vous bi-annuel des sharia scholars à La Mecque, le 4 septembre dernier.
Selon Nabeel Shoaib, Directeur Monde de HSBC Amanah : « nous croyons que le futur de la finance islamique dépend beaucoup des décisions des experts religieux ».
Un nouveau CEO nommé à Dubai Islamic Bank |
22/09/2008
Abdulla Al Hamli est le nouveau CEO de Dubai Islamic Bank. Il a précédemment servi comme Chef des opérations et des technologies d’information à DIB, et a travaillé pour la banque durant 9 ans. Il a précédemment passé 16 ans dans les principales organisations publiques et privées de Dubai, dont plus de dix ans en tant que directeur des systèmes d’informations à la Dubai Ports Authority et à la Jebel Ali Free Zone. Abdulla Al Hamli est actuellement membre du conseil de direction de Deyaar Development.
Islamic Bank of Britain voit ses pertes diminuer |
19/09/2008
Islamic Bank of Britain dit que ses pertes avant impôt ont diminué au premier semestre en raison d’un accroissement de ses revenus d’opérations et d’une réduction des frais d’opération de 6%.
La banque a connu une perte avant impôt de 3,059 millions de livres contre 3,876 millions de livres l’année d’avant, alors que les revenus tirés de ses opérations ont crû de 22% à 2,624 millions.
La banque Islamique emiratie Es Salam d’Algérie va commencer ses opérations après le ramadan |
17/09/2008
La banque Islamique Emiratie « Es Salam » a annoncé avoir obtenu l’accord officiel et définitif du Conseil du Crédit et de la Monnaie, qui lui permet de lancer ses activités sur le marché algérien avec un capital prescrit et versé estimé à 7,2 milliards de dinars, soit l’équivalent de 100 millions de dollars américain. « Es Salam » devrait commencer ses opérations après l’Aïd al Fatir.
Cette banque dont les responsables ont animé, avant-hier, une conférence de presse à Delly Brahim, après la réunion de son Conseil d’Administration, présidée par son Vice Président, M. Hocine Salem El Meiza, commencera officiellement son activité en Algérie, le mois d’octobre prochain. Elle fera partie des plus grandes banques islamiques installées en Afrique du Nord.
M. El Maiza, Vice président du Conseil d’Administration de cette banque et également membre délégué et président de la commission de la banque « Es Salam Algérie » a remercié le Gouvernement algérien pour sa coopération et pour les facilités qu’il a accordées à ce projet.
M. El Maiza a expliqué que la banque « Es Salam Algérie » participera à renforcer l’économie algérienne en réalisant des projets d’investissement ainsi que par les meilleurs services qu’elle apportera et qui vont de pair avec les développements et nouveautés économiques que connaît actuellement l’Algérie, notamment dans le secteur des banques qui connaît une grande croissance.
Le premier real estate sukuk à La Mecque |
17/09/2008
Clifford Chance LLP a conseillé le premier Al Mudaraba sukuk dans le domaine de l’immobilier à la Mecque. Le bon islamique, de plus de 265 millions d’euros, a une maturité de 4 ans et a pour chef de file HSBC. La transaction utilise à la fois les structures Ijara et Mudaraba.
Gulf Finance House va lancer un fonds islamique real estate en Grande-Bretagne |
17/09/2008
Gulf Finance House, la banque islamique d’investissement, doit lancer un fonds islamique dans le domaine de l’immobilier, après le Ramadan, pour se capitaliser après la chute des prix dans le pays.
La finance islamique dans la société |
16/09/2008
Le don pour les plus nécessiteux n’est pas juste une activité saisonnière pendant le Ramadan, mais un des cinq piliers de l’islam. La Zakat est aussi une partie intégrante de la finance islamique, rappelle Cheikh Mohammed Bin Rashid Al Maktoum avec sa nouvelle initiative Noor Dubai. ‘Noor’, qui signifie « lumière » en arabe, a pour but de collecter des dons pour 5 millions de personnes.
En 2007, l’initiative de Cheikh Al Maktoum pendant le Ramadan, Dubai Cares, avait glané près de 460M de dollars, avant qu’il n’en rajoute autant sur ses propres deniers. Cette somme a servi à financer des écoles dans les pays musulmans les plus pauvres.
La finance islamique à Trinidad et Tobago |
16/09/2008
Une récente étude du FMI montre que la finance islamique tend à se développer en dehors de pays musulmans. Darul Llm Ltd, une firme de consulting et de formation en finance islamique, fait une conférence de quatre jours ces jours-ci à St Clair, Trinidad et Tobago.
Trinidad et Tobago a vu la première banque islamique recevant une licence des autorités en 2001, the Clico Investment Bank.
Les banques de développement asiatique et islamique, partenaires |
16/09/2008
La Banque asiatique de développement et la Banque islamique de développement (IDB) ont conclu un accord pour fournir jusqu’à 2Mds de dollars chacune pour co-financer des projets de développement, ces trois prochaines années, dans 11 pays, principalement en Asie centrale et de l’Ouest.
Les pays ciblés sont l’Afghanistan, l’Azerbaïdjan, le Bangladesh, l’Indonésie, le Kazakhstan, la République du Kirghiz, les Maldives, le Pakistan, le Tadjikistan, le Turkménistan, et l’Ouzbékistan.
« Cet accord unique […] entre en ligne avec the Accra High Level Forum et d’autres déclarations internationales sur l’effectivité et l’harmonisation », a déclaré Amadou Boubacar Cisse, vice-président de l’IDB.
Une délégation du gouvernement britannique au 15ème anniversaire du WIBC |
16/09/2008
The World Islamic Banking Conference (WIBC) à Bahreïn accueille une délégation britannique dans le ‘pavillon britannique’ créé pour l’occasion. Cette délégation sera emmenée par le UK Trade & Investment, le bras d’investissement du gouvernement britannique.
Parmi les banques et firmes britanniques du pavillon, on trouve DDCAP, Simmons & Simmons et Islamic Bank of Britain notamment.
Les promoteurs immobiliers se tournent vers la finance islamique |
16/09/2008
The International Islamic Finance Forum (IIFF), un des principaux organisateurs de forum sur la finance islamique, lance
« le premier forum international en finance islamique à se focaliser sur la structuration de transactions immobilières ». Ce forum aura lieu les 13 et 17 octobre prochains à Istanbul.
« On dénombre beaucoup de nouveaux exemples de promoteurs émergents à travers le monde qui adoptent le modèle islamique pour financer leurs projets », dit Swati Taneja, la directrice de la conférence. « Un des plus récents est le plus grand constructeur d’Asie du Sud-Est, basé à Singapour, qui espère émettre la première tranche d’un bon islamique de 700 millions de dollars à la fin de cette année – avec des investisseurs du Moyen-Orient comme principale cible ».
Les émissions de sukuk affectées par les conditions mondiales du crédit |
15/09/2008
Selon un récent rapport de Islamic Finance Information Service (IFIS), le marché des sukuk a subi l’impact de la détérioration des conditions du crédit dans le monde.
Intitulé ‘Sukuk in HI 2008: Key Trends and Highlights’, le rapport montre une baisse de 54% de l’émission des sukuk dans la première moitié 2008, comparée au premier semestre 2007. C’est la première chute des sukuk depuis 2001 où ce marché a commencé à décoller.
En termes de valeur, la première moitié de 2008 correspond à 11,55Mds de dollars d’émission de sukuk contre 25Mds à la même période en 2007 et 13,67Mds en 2006. Selon le rapport, la chute montre que la finance islamique n’est désormais plus isolée du reste des marchés financiers.
Plus surprenante est la baisse des émissions de plus d’1Md de dollars. On n’en compte que deux dans cette première moitié d’année, contre 14 sur l’ensemble de l’année 2007.
La Malaisie, de son côté, continue à connaître un important nombre d’émissions de sukuk de petites tailles, entre 1M et 10M de dollars et entre 10 et 100M de dollars.
Étonnamment, Calyon est devenu le premier bookrunner du premier semestre 2008, alors qu’elle n’était pas dans les dix premières les deux années précédentes. Calyon est suivie par CIMB Islamic et HSBC Amanah. Les banques internationales dominent la liste des bookrunners, mais CIMB Islamic et Dubai Islamic Bank sont bien placées.
15 milliards de dollars de prêts conventionnels et islamiques |
15/09/2008
Selon les chiffres officiels, BNP Paribas aurait conclu pour 15 Mds de dollars de prêts en 2007, et la banque va continuer à jouer un rôle vital dans la levée de fonds dans le marché de la dette des prêts conventionnels et des sukuk.
Jean-Christophe Durand, directeur régional de BNP Paribas, a déclaré que l’environnement de Bahreïn et l’émergence de ce royaume comme un centre d’excellence pour les produits et services innovants, à la fois en finances islamique et conventionnelle, a été décisive dans le choix de cette banque française majeure pour sélectionner Manama comme capitale régionale pour ses bureaux.
Le département finance islamique de BNP Paribas, appelé Najmah, s’est implanté en 2003 à Bahreïn, et devrait développer ses opérations en Malaisie et à Bruneï. Ce département s’est spécialisé dans le financement aux entreprises, la banque d’investissement, la finance structurée et l’émission de bons islamiques.
Financements islamiques pour l’achat de deux Boeing par Emirates |
14/09/2008
Emirates, la compagnie aérienne basée à Dubaï, a levé $265M pour le financement de deux nouveaux avions Boeing 777-300ER par une transaction conforme à la Charia.
Noor Islamic Bank était chef de file du syndicat comprenant Barclays Capital, CCB International Finance Limited, Noor Islamic Bank PJSC, SAMBA Financial Group et Standard Chartered Bank. Le premier appareil a été livré en mai 2008 et le second en août 2008.
Le Qatar, numéro un en financement de projets |
14/09/2008
Avec des projets d’infrastructure atteignant les 100Mds de dollars d’ici 2012, le Qatar est à la tête de la région en termes de croissance de financements de projets.
Comme résultat de ces grandes opportunités dans beaucoup de secteurs, le Qatar accueillera le 28 octobre prochain le ‘3rd Annual World Islamic Infrastructure Finance Conference (WIIFC)’ qui se focalisera sur les innovations en financement islamique de projets. La conférence, où interviendront d’influents orateurs du Moyen-Orient, d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie, se focalisera sur le potentiel croissant de la finance islamique et les prochaines vagues de mega-deals.
Qatar Islamic Bank a finalisé un accord de 250 millions de dollars pour Ras Lafan Power & Water Project |
13/09/2008
Qatar Islamic Bank (QIB) a annoncé l’aboutissement d’un arrangement pour un financement islamique de 250m de dollars pour une partie du Ras Lafan Power & Water project qui va être mis en place par Ras Qirtas Power Company.
Ce projet à un coût total de plus de 3Mds de dollars doit permettre la production d’énergie et l’alimentation en eau des besoins du Qatar. Il est à noter que QIB sera le chef de file et la Banque islamique de développement, le preneur ferme, pour l’ensemble du projet.
Dans son plan quinquennal qui débute, QIB prévoit de « consolider son rôle dans le financement des macro-projets étatiques », alors que « les institutions financières islamiques dans le monde, vont tenter par des joint-ventures d’attirer des investissements au Qatar », étant donné que QIB est « guidé par le devoir en tant que banque orientée vers l’économie nationale », a estimé Salah Al Jaidah, CEO de QIB.
1.2 milliards d’Ijara sukuk émis à Bruneï |
12/09/2008
Le ministère des finances de Brunei a annoncé la 18ème émission d’un sukuk Ijara de court terme. Avec cette émission, le gouvernement de Bruneï a ainsi émis pour 1,2Mds de dollars de sukuk Ijara de court terme depuis le 6 avril 2006.
ING veut faire de la Malaisie le centre régional |
11/09/2008
ING Funds Bhd veut centraliser en Malaisie ses produits sharia-compliant dans la zone Asie-Pacifique. Steve Ong, directeur général, a déclaré que le groupe voulait lancer ces fonds l’année prochaine, dès qu’il aura reçu l’accord de Bank Negara, banque centrale de Malaisie.
« Nous souhaitons produire et gérer le fonds localement, et le distribuer à travers nos 13 bureaux dans l’Asie-Pacifique », a-t-il dit après le lancement du ING Annual Income Climate Structured Fund.
Des plans d’expansion pour Kuwait Finance House |
11/09/2008
Kuwait Finance House, un des leaders du marché mondial de la finance islamique, souhaite augmenter le nombre de branches au Koweït de 170 à 200 l’année prochaine.
KFH prévoit aussi de développer des branches à l’ international, en particulier en Turquie, en Malaisie, au Bahreïn, en Jordanie et à Singapour.
Tamweel observe des règles de bonne gouvernance après l’arrestation d’ un membre de son « top management » |
11/09/2008
Le fournisseur de prêts islamiques, Tamweel, a tout de suite pris des dispositions pour une ‘bonne gouvernance’ après l’arrestation d’Abdulla, un cadre supérieur de la compagnie, suspecté de corruption.
“Les activités de la compagnie continuent de progresser comme planifié et en ligne avec les performances du marché”, a déclaré Shaikh Khaled bin Zayed bin Saqer Al Nahyan, président de Tamweel.
Le deuxième plus important fournisseur de prêts hypothécaires du pays par sa valorisation ne devrait pas être affecté par cette arrestation. Pour Vyas Jayabhanu, chef des opérations à Al Dhafra Financial Brokerage, cet évènement n’aura pas d’impact significatif sur les actions de Tamweel.
Tamweel a exprimé sa pleine confiance dans le système judiciaire de Dubaï et des Emirats.
Deyaar va émettre un sukuk de 1.3 millards pour ses projets d’expansion |
10/09/2008
Le promoteur immobilier de Dubaï, Deyaar, va lancer un programme de sukuk de 1,36 milliards de dollars pour financer son expansion locale et internationale.
Si le président de la compagnie, Nasser Al-Shaikh, estime avoir suffisamment de fonds pour les activités existantes, la politique agressive qu’il entend mener dans le région nécessite un appel de capitaux.
Des fonds islamiques retail au Luxembourg |
10/09/2008
European Finance House, banque islamique d’Angleterre détenue par des Qataris -10% par Cheikh Hamad Bin-Jassem Al-Thani et 66% par Qatar Islamic Bank-, va lancer des fonds retail pour toucher la liquidité des investisseurs du Golfe.
Ce fonds retail sera dirigé par le gestionnaire d’actifs Mark Watts, l’ancien directeur du global fixed income de Morley Fund Managment, propriété de l’assureur Aviva. Ces fonds devraient être annoncés d’ici quelques mois, a-t-il déclaré.
Amlak reçoit une licence pour opérer au Qatar |
10/09/2008
Amlak Finance PJSC, compagnie de finance islamique, qui est le plus important financier dans le domaine de l’immobilier au Moyen-Orient, et Barwa Real Estate Company, le plus grand constructeur du Qatar, ont annoncé qu’Amalak Finance avait reçu une licence de la Banque centrale du Qatar pour commencer les opérations.
Avec le rapide essor des projets immobiliers au Qatar, Amlak a d’ambitieux projets pour le marché, qui vont de l’introduction de nouveaux produits financiers et de services, à l’adaptation de produits existants aux besoins locaux.
Les régulateurs internationaux et les acteurs de l'industrie financière continuent d’adhérer à l’IFSB |
10/09/2008
L’Islamic Finance Supervisory Board (IFSB), organe d’établissement et d’harmonisation des standards internationaux de la finance islamique, compte de nouveaux membres, au rang desquels les autorités de régulation de Corée du Sud.
L’IFSB totalise à ce jour 175 organisations de 34 juridictions différentes dont 42 autorités de régulation et de supervision à travers le monde, 6 organisations intergouvernementales et 127 acteurs du marché.
Les nouveaux admis sont :
1. Financial Services Commission & Financial Supervisory Service, Corée du Sud
2. Khaleeji Commercial Bank B.S.C.(c), Bahreïn
3. Mitsubishi UFJ Securities Co., Ltd., Japon
4. Kuwait International Bank, Koweït
5. Unicorn International Islamic Bank, Malaisie
6. Sudanese French Bank, Soudan
7. Commercial Bank of Dubai, Emirats Arabes Unis
8. Deutsche Bank AG, Emirats Arabes Unis
9. Emirates Islamic Bank, Emirats Arabes Unis
10. Tokio Marine Insurance Middle East, Emirats Arabes Unis
11. Gatehouse Bank plc, Royaume-Uni
Le dirham des Emirats Arabes Unis est la devise de choix pour les sukuk |
10/09/2008
Le dirham UAE, monnaie des Emirats Arabes Unis, a émergé comme la devise de choix pour les émissions de sukuk en 2008, selon un rapport de Standard & Poor’s datant du 9 septembre.
Le dollar américain a perdu sa place comme première devise de choix, moins de 15% en valeur des bons islamiques ayant été émis en dollars dans la première moitié de 2008. Le dirham représentait 35,53% de toutes les émissions de sukuk au monde, dans la première moitié de 2008, suivi par le ringgit malaisien (33,16%), par le dollar (13,33%) et le riyal saoudien (12,24%).
Le passage du dollar vers d’autres devises, spécialement le dirham, est en partie dû à la faiblesse du dollar, comparé aux autres devises, mais il est aussi le résultat d’une spéculation sur un changement dans la politique de change de certains pays du Golfe.
Après le début de la crise des subprimes et la crise de liquidité internationale, les émetteurs de sukuk ont déserté les marchés internationaux pour se concentrer sur leurs propres marchés, où la liquidité était disponible et l’appétit pour les instruments sharia-compliant plus important.
Les émissions en dirham et ringgit ont représenté près de 70% dans la première moitié de 2008. Les analystes pensent que les émetteurs vont continuer à recourir à ces devises dans un avenir proche, en particulier si les sukuk ‘asset-backed’ décollent, avec l’actif sous-jacent générant des flux financiers dans les monnaies locales.
Cependant, une fois les conditions du marché revenues à la normale et les incertitudes sur les politiques de change des pays du Golfe levées, une reprise des émissions en dollar est attendue, notamment parce que les émetteurs financent des projets d’infrastructure dans le Golfe, où la plupart des coûts sont libellés en dollars.
Si les sukuk ont connu une baisse par rapport à l’année dernière à la même période -$23Mds en 8 mois contre $14Mds cette année-, ils pourront toutefois atteindre $20 à 25Mds à la fin de l’année ,malgré le contexte de crise, comme l’indique le rapport intitulé ‘Sukuk Market Continues To Grow Despite Gloomy Global Market Conditions’.
Un appel à plus de recherches en finance islamique |
09/09/2008
Les experts réunis pour le symposium de deux jours d’Albaraka sur l’économie islamique ont appelé à développer en profondeur la recherche sur l’économie islamique.
Les quinze dernières années ont connu un grand intérêt pour l’économie islamique, mais encore trop de gens continuent à la voir comme confinée à la question de la prohibition de l’intérêt. « Ce concept étroit a supplanté beaucoup de questionnements que couvre l’économie islamique » a noté Cheikh Saleh Kamel, le très influent président d’Albaraka Banking Group (ABG).
La thèse du lien entre le décret de l’AAOIFI et la baisse des sukuk peu crédible |
09/09/2008
Un article d’un journal du Golfe de la semaine dernière, dont la veille de Secure Finance a retranscrit la thèse, affirmait que le décret de février dernier de l’influent organe de régulation qu’est l’AAOIFI affirmant que seulement 85% des sukuk seraient réellement conformes aux normes islamiques, était la cause de la chute des émissions de sukuk.
La plupart des experts pensent toutefois que cette thèse est peu crédible. Ils soulignent, d’une part, que les sharia scholars qui ont émis cette opinion sont les mêmes que l’on retrouve dans les différents sharia boards des banques qui ont émis ces sukuk. Et que, d’autre part, la vente de dettes en général, dont font partie les sukuk, est une classe d’actifs de plus en plus difficile à vendre avec l’actuelle crise financière. Ils affirment, enfin, que les fondamentaux économiques de la région qui ont permis la vente de sukuk jusqu’à présent sont inchangés. On y constate toujours une croissance dynamique et de solides réalités fiscales. HSBC, le plus important trader du marché secondaire de sukuk les recommande même aux spreads actuels.
RBS estime que ses revenus du Golfe vont doubler ces deux prochaines années |
09/09/2008
Colin Macdonald, directeur du pôle régional du Moyen-Orient de Royal Bank of Scotland, a déclaré que les revenus de RBS ont doublé ces deux dernières années dans la région et qu’il pense que la croissance va rester à ce niveau.
La banque a renforcé ses équipes au Moyen-Orient ses dernières années, mais elle doit surtout sa plus grande présence à l’achat de ABN AMRO. M. Macdonald souligne que le département régional de RBS, la deuxième plus grande d’Angleterre, a ainsi augmenté ses effectifs de 1 500 personnes dans cette région, pour atteindre 2 700 personnes.
RBS planifie aussi une « très grande » opération de finance islamique qui sera révélée rapidement, a-t-il ajouté.
De bons résultats pour la Banque Albaraka d’Algérie au premier semestre |
09/09/2008
Banque Albaraka d’Algérie, seule banque islamique parmi les 18 que compte l’Algérie, vient d’annoncer qu’elle continuait à afficher d’
« excellents résultats financiers ».
La banque affiche un résultat brut d’exploitation de 47% atteignant $36,34M durant le premier semestre 2008. Après déduction des dépenses d’opérations qui ont chuté de 17%, le résultat net d’exploitation a augmenté de 92%, passant de $14,6M dans la première moitié 2007 à près de $28M sur la même période de 2008.
Qatar First Investment Bank obtient sa licence |
09/09/2008
Qatar First Investment Bank, une institution financière islamique a reçu l’autorisation du Qatar Financial Regulatory Authority (QFCRA) pour pouvoir opérer au Qatar. Cette banque d’investissement a été capitalisée par des investisseurs et des institutions qataris.
Philippe Thorpe, président et directeur général de QFCRA, s’estime « ravi » d’accueillir un nouvel opérateur majeur de la finance islamique, « détenu par des Qataris ».
AIG-TE, meilleure compagnie Takaful |
08/09/2008
AIG-TE, une compagnie du Golfe basée au Bahreïn a été consacrée meilleure compagnie Takaful, lors de l’inauguration du International Takaful Awards 2008. Cette distinction a été créée lors du deuxième International Takaful Summit de Londres le 15 juillet dernier.
La compagnie, entière filiale du géant de l’assurance, American International Group, Inc. fournit des solutions sharia-compliant dans le domaine de l’assurance.
Allen & Overy augmente le nombre de ses juristes au Moyen-Orient |
08/09/2008
Le cabinet d’avocats Allen & Overy vient d’annoncer une stratégie de développement dans la région du Golfe. 20 partenaires et associés vont être relocalisés dans ses bureaux à Dubaï, Abu Dhabi et Riyad.
Le nombre total de juristes d’Allen & Overy dans la région du Moyen-Orient dépasserait pour la première fois les 100. Ce changement fait suite à un « record de croissance dans la région », selon Simon Roderick, associé dirigeant de la région du Moyen-Orient.
Les juristes affectés dans le Golfe proviennent des bureaux de New York, Paris, Londres, Milan, Francfort et Bruxelles.
La Banque islamique de développement (IDB) notée 'AAA'/'F1+' par Fitch |
08/09/2008
La note de Fitch pour la Banque islamique de développement (IDB), quant au défaut de paiement à long-terme, est un ‘AAA’ et un ‘F1+’ pour le court terme.
Cette très bonne notation est basée sur l’important soutien de ses actionnaires, son recours à l’endettement très limité et la qualité de ses actifs.
IDB a le soutien des 56 pays membres, tous membres de l’Organisation de la conférence islamique. IDB a 84% de fonds propres. La note de Fitch se fonde aussi sur la qualité de crédit de ses principaux actionnaires, au premier chef desquels l’Arabie Saoudite.
Al Salam Bank Sudan consacrée meilleure banque du Soudan |
07/09/2008
Al Salam Bank Sudan s’est vu remettre le prix 2008 de la meilleure banque du Soudan par Global Finance Magazine, une des publications majeures en finance.
La cérémonie se déroulera lors d’une réunion avec le FMI et la Banque mondiale, en octobre prochain. Al Salam est vue comme fournissant ‘des services bancaires excellents et des produits financiers islamiques de pointe’.
La banque islamique Al Salam prévoit d’ouvrir quatre autres branches à travers le pays d’ici peu.
La banque islamique performe dans un climat de crise financière |
07/09/2008
Bank of London and the Middle East, la plus grande banque islamique d’Angleterre, poursuit sa très belle croissance, malgré la détérioration des conditions financières des banques conventionnelles. Son profit avant taxes est évalué à £1,734,888 dans les six premiers mois de l’année, démontrant ainsi la santé financière de cette banque, qui a vu le jour en juillet de l’année dernière, un mois juste avant la crise de liquidité d’août 2007.
Ces profits depuis le début de l’année sont 5 fois plus importants que les £332,389 réalisés pendant la période inaugurale d’août à décembre 2007.
Un accord entre Unitar et l’INCIEF pour développer la finance islamique |
07/09/2008
L’Université Tun Abdul Razak (Unitar) de Malaisie et le réputé pôle de formation en finance islamique, International Centre for Education in Islamic Finance (INCIEF), ont signé un accord de principe pour accroître l’expertise en finance islamique.
Des programmes d’échanges, des organisations de séminaires et des publications conjointes sont prévus par cet accord.
Le Gouvernement du Pakistan lance son premier Ijara Sukuk dans la première semaine du Ramadan |
06/09/2008
Dr Shamshad Akhtar, Gouverneur de la Banque centrale du Pakistan, a annoncé que le gouvernement et la Banque centrale œuvraient au lancement du premier Ijara Sukuk, dans la première semaine du mois saint du Ramadan, pour diversifier les emprunts.
« Cela ne va pas seulement aider à déployer de la liquidité avec les banques islamiques mais aussi aider le gouvernement à diversifier sa dette », a dit le Gouverneur. Dr Shamshad Akhtar a ajouté qu’étant donné la croissance du secteur banquier islamique, des titres Charia compatibles du gouvernement étaient impératifs pour amener les banques islamiques au même niveau que leurs équivalents conventionnels, en termes d’instruments de gestion de liquidité.
Le marché Takaful du Golfe : 170 M USD aujourd’hui, pour un potentiel de 4 Mds USD |
05/09/2008
Le marché des Takaful (concept d’assurance respectant les règles de la loi islamique) pourrait jouer un rôle important dans la prise de conscience de la nécessité de s’assurer dans les pays du Golfe, selon Standard & Poor's (S&P) dans son rapport 'Islamic Finance Outlook 2008'.
Si la moyenne mondiale des primes d’assurance, de 550 USD par revenu, était appliquée à la région, le marché de l’assurance du Golfe atteindrait 20 Mds USD. Le chiffre est actuellement de 4.6 Mds USD.
D’après S&P, « si on prend comme exemple la Malaisie, où le marché des Takaful doit représenter 20% de l’ensemble du marché à moyen terme, le marché des Takaful du Golfe à alors le potentiel d’atteindre 4 G USD ». Il n’atteint toutefois, aujourd’hui, que 170 M USD.
Un homme d’affaires britannique questionné dans l’enquête sur Dubai Islamic Bank |
05/09/2008
M. Arthur Fitzwilliam a été questionné par la police de Dubaï dans l’affaire de Dubai Islamic Bank (DIB). Il fait partie d’une des sept personnes qui ont été détenues dans cette affaire. Les autres incluent le directeur du département Finance islamique du Moyen-Orient de JP Morgan Chase et un ancien employé de DIB au Bahreïn, Charles Ridley. Rifat Usmani, l’ancien vice-président des financements structurés de DIB a aussi été détenu.
Cet interrogatoire fait suite à une vaste enquête pour corruption au sein des dirigeants d’entreprise de l’émirat mené par la police de Dubaï.
Fitzwilliam est interrogé en tant que président du projet Plantation Equestrian & Polo Club au sein du Dubailand, d’un montant de 80 G USD. D’autres personnes ont été par ailleurs arrêtées, dans cette vaste action anti-corruption, comme l’ancien directeur des prêts islamiques au sein de Tamweel, Adel al-Shirawi.
Le rapport Raghuram Rajan favorable à l’introduction de la finance islamique en Inde |
04/09/2008
Le rapport Raghuram Rajan, s’il est accepté par le Gouvernement indien, marquerait l’entrée de la finance islamique dans ce pays. Actuellement, la finance islamique n’est pas autorisée en Inde. Ce rapport, vu comme un plan pour réformer l’industrie financière, a identifié la finance islamique comme un élément clé dans cet objectif d’innovation.
Le comité d’experts de haut niveau en charge de proposer des réformes du secteur financier est présidé par l’ancien économiste en chef du FMI, Raghuram Rajan. Il devrait soumettre les travaux de la commission au Premier ministre indien, Manmohan Singh, en milieu de mois.
Ce rapport est fondé sur trois principes : l’inclusion, la croissance et la stabilité. Il recommande notamment pour inclure financièrement les musulmans d’Inde, de permettre la micro-finance fondée sur les principes de la finance islamique.
Salama fait équipe avec BNP Paribas |
04/09/2008
Salama est entrée en collaboration avec BNP Paribas Investment Partners pour donner accès à ses clients au fonds islamique de BNP Paribas, the Global Equity Optimiser, avec des retours d’investissements liés aux marchés internationaux d’actions sharia-compliant en Asie, en Europe et aux Etats-Unis.
Le fonds utilise une stratégie d’optimisation active qui a constamment surperformé la référence mondiale, le Dow Jones Islamic Market Titans 100 Index.
BNP Paribas affirme être le leader, après avoir été la première à développer cette stratégie d’optimisation d’actions sharia-compliant, qui a toujours, historiquement, surperformé la référence mondiale en la matière, pas seulement pendant les périodes de marchés haussiers de 2006 et 2007, mais aussi pendant la récente tendance baissière de 2008.
Salama a été fondée en 79 à Dubaï et est devenue la première compagnie au monde de Takaful –assurance islamique- et de reTakaful.
Le décret de l’AAOIFI aurait affecté la croissance des sukuk |
04/09/2008
La croissance des sukuk, qui ont, jusqu’alors constitué la part du marché international des bons qui connaissait la plus forte expansion, tend à s’essouffler.
Le marché des sukuk qui a doublé chaque année depuis 2004 et a crû jusqu’à $90 milliards connaît, en effet, ces derniers mois, une baisse sensible, la vente de dette sharia-compliant ayant chuté de 50% en 2008. Pour les analystes et les observateurs de la finance islamique, ceci n’aurait rien à voir avec la crise des subprimes, la vraie raison tournant autour de la décision prise en février dernier par les experts religieux de l’AAOIFI signifiant que la plupart des sukuk n’étaient pas sharia-compliant.
Finance islamique: un rapport du Sénat pointe "l'inertie" française |
03/09/2008
Un rapport de la commission des Finances du Sénat sur la finance islamique, publié vendredi, s’inquiète d’
« une certaine inertie nationale » alors que son adaptation en France paraît relativement simple.
La commission des finances a organisé le 14 mai deux tables-rondes afin d’apprécier « l’opportunité et les modalités pour la France de s’insérer davantage sur ce marché » évalué à 700 milliards de dollars et qui croît entre 10 et 15% par an.
Née dans les années 70, la finance islamique, qui a pour objet de développer des services bancaires et des produits financiers compatibles avec les prescriptions de la loi coranique, s’impose de plus en plus comme un concurrent – ou un complément - de la finance dite “conventionnelle”.
Le commission pointe toutefois « la situation paradoxale de la France vis-à-vis de la finance islamique: l’existence d’une certaine inertie nationale alors même que le développement de la finance islamique ne se heurterait à aucun obstacle » majeur.
Ainsi, alors que BNP Paribas, la Société Générale ou le Crédit Agricole ont ouvert des filiales spécialisées au Moyen-Orient afin de profiter de cette manne, leur activité sur le territoire national dans ce domaine est « plus que balbutiante ».
« Cet attentisme apparaît paradoxal dans la mesure où le développement de la finance islamique en France ne nécessiterait pas un ‘bouleversement’ du droit positif », relève-t-elle.
Ainsi, « la question de la réduction des frottements juridiques et fiscaux », à laquelle la ministre de l’Economie Christine Lagarde a promis de travailler en juillet, peut être traitée par des « réformes simples, non nécessairement d’ordre législatif », souligne ce rapport.
En outre, ce développement pourrait s’appuyer sur “deux atouts majeurs, à savoir une place financière d’ores et déjà compétitive et la présence” de la première communauté musulmane d’Europe, avec près de 5,5 millions de personnes. La commission met ainsi en avant « l’effet intégrateur potentiel » que pourrait avoir le développement d’une offre bancaire islamique sur les enfants des immigrants d’Afrique du Nord.
Outil d’intégration potentiel, la finance islamique nourrit toutefois la crainte qu’elle serve de « catalyseur du communautarisme », a déclaré Jean Arthuis, le président de la commission des Finances.
[AFP]
C’est l’ensemble de ces questions qui sera abordé lors du prochain Forum Français de la Finance Islamique, organisé le 26 novembre prochain par Secure Finance et la Chambre de Commerce Franco-arabe (cf forumfrancais-financeislamique.com).
‘L’assurance-vie islamique’ en plein essor aux Emirats |
03/09/2008
Les compagnies d’assurance présentes dans les Emirats connaissent une croissance significative, selon Noel D'Mello, directeur du département Family Takaful (Assurance-vie) pour Salama Insurance Company. M. D'Mello y voit plusieurs raisons :
« Les primes d’assurance-vie aux Emirats Arabes Unis augmentent en raison notamment du marché grandissant des crédits hypothécaires. La plupart des institutions de prêts rendent obligatoire pour les individus qui se voient octroyer un crédit, d’avoir une assurance-vie équivalente au prêt accordé. »
Il a constaté aussi une plus grande prise de conscience aux Emirats de l’importance de bénéficier d’une assurance-vie. Alors que l’assurance-vie est prohibée en Islam, « offrir une alternative sharia-compliant à la population des Emirats, c’est l’aider à accepter le principe de l’assurance-vie ».
Bank Islam Malaysia Bhd envisage des fusions-acquisitions pour se développer |
03/09/2008
Bank Islam Malaysia Bhd envisage des fusions-acquisitions pour se développer à la fois localement et régionalement, en particulier en Indonésie.
« Nous allons pénétrer le marché indonésien en achetant un pourcentage stratégique ou 100% de parts. Nous regardons quelques petites banques indonésiennes », a dit le directeur général Datuk Zukri Samat. « Nous ne ressentons pas de contraintes de capital, car nos actionnaires, comme Dubai Banking group et Lembaga Tabung Haji, sont de première importance » a-t-il ajouté.
Actuellement, la Malaisie compte 14 banques entièrement islamiques.
Fitch juge positif l’acquisition de parts dans CBI par Qatar National Bank |
03/09/2008
Fitch a commenté positivement l’acquisition par Qatar National bank (QNB) de 23 .8% des parts dans Commercial Bank International (CBI) de Dubaï, enregistrée à Abu Dhabi.
Cela rentre dans le cadre de la construction d’une large franchise dans la région ‘MENA’ (Middle East and North Africa), explique Fitch.
« Les Emirats Arabes Unis constituaient un des quelques marchés majeurs dans lesquels QNB n’était pas présente et il y a de fortes chances pour que CBI continue à se focaliser principalement sur les entreprises de taille moyenne et le marché de détail, qui pourrait aider QNB à diversifier ses ressources », a déclaré Mahin Dissanayake, directeur associé dans l’équipe d’institutions financières de Fitch.
QNB est la plus importante banque du Qatar, avec $42 milliards d’actifs et un revenu net de $258 millions. Elle est détenue à 50% par l’autorité étatique Qatar Investment Authority.